02 septembre 2005

Les belles affiches socialistes

Peu de gens connaissent la fondation Jean JAURES.

Située cité Malesherbes, dans le 9e arrondissement de Paris, elle est présidée par l’ancien premier ministre Pierre MAUROY.

C’est une fondation politique qui a pour but de favoriser l’étude du mouvement ouvrier et du socialisme international, de promouvoir les idéaux démocratiques et humanistes par le débat des idées et la recherche, de contribuer à la connaissance de l’homme et de son environnement, de mener des actions de coopération économique, culturelle et politique concourant à l’essor du pluralisme et de la démocratie dans le monde." (Article 1 des statuts)

Pour les 100 ans de la de la Section française de l’internationale ouvrière (SFIO), le site Web a mis en ligne un certain nombre de documents incontournables dont une exposition virtuelle "30 ans d’affiches du Parti Socialiste" présentant 43 affiches couvrant la période 1977-2002.

C’est l’occasion de revoir des images et slogans de ces années. Un régal de nostalgie

Fondation Jean JAURES

http://fondatn7.alias.domicile.fralias.domicile.fr/affiche_page.php4 ?IdSite=1&IdRub=130&Id=460

31 août 2005

La magie de la communication

PARIS (AP) - Le contrat "nouvelles embauches" (CNE) créé au début du mois "démarre extrêmement vite" et pourrait se traduire par "des dizaines de milliers" de nouveaux contrats de travail, ont affirmé mercredi les ministres de l'emploi et des Finances.

"Le contrat 'nouvelles embauches' démarre extrêmement vite, extrêmement fortement", a affirmé le ministre de l'Emploi et de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo sur France-Info. "On n'a pas de chiffres précis, et pour cause ça a démarré le 4 août, mais on est plutôt dans les zones de plusieurs dizaines de milliers que dans les plusieurs milliers ou plusieurs centaines."

"Il y a tout lieu de penser qu'on va avoir un développement extrêmement fort dans ce domaine", a-t-il prédit.

Ben tiens donc !!!!

Dans un ses sketchs les plus populaires COLUCHE fustigeait ce genre de propos par un "Quand on a pas plus d'information que ça, on ferme sa gueule"

Car enfin, l'utilisation du présent "démarre" accolé au futur "pourrait" au delà du comique du propos est surtout une injure à tous ceux qui connaissent les affres du manque d'emploi.

Ce que tout le monde sait c'est que la consommation qui est tributaire de l'emploi ne redémarrera pas et que, par conséquent, les entreprises gèleront les embauches.

Les seuls CNE qui seront signés seront des contrats qui auraient pu l'être en CDI.

La ficelle est grosse mais les communiquants des ministères ont encore frappé.

Comment dit-on en foot ou en rugby ?

Ah oui, "On ne change pas une équipe qui gagne"


10 août 2005

La liberté a-t-elle un prix ?

Il est des époques ou une société faute d’avoir donné des directions et des grands destins à ses citoyens ne trouve que la répression comme seul moyen de communication et d’action.

Alors qu’un système économique performant mais destructeur est en train de mourir de façon peu flamboyante, il n’est plus un endroit sur la planète où les restrictions de liberté ne fassent florès.

Nos dirigeants nationaux pris dans cette tourmente nous donnent le meilleur exemple de cet assaut.

Chasse aux automobilistes (assassins)

Chasse aux motards (mauvais citoyens)

Chasse aux buveurs (c’est mal)

Chasse au loup (pire ennemi de l’homme)

Chasse aux fumeurs (aucune excuse)

Chasse aux chômeurs (faignants)

Chasse aux fonctionnaires (autre race de faignants)

Chasse aux entreprises d’état ou nationalisées (filez-moi ça au privé)

Chasse au SARKOZY ou au CHIRAC (c’est selon)

Chasse au HOLLANDE ou au FABIUS (C’est selon)

Dans ce contexte, les analystes se posent une question terrible :

« Pourquoi les français n’ont-ils pas le moral ? »

Le courant moraliste et puritain qui traverse notre pays est en fin de compte le résultat de l’abandon de libre pensée de la majorité de nos élus et dirigeants. Il est en effet plus simple et confortable de gouverner en ayant comme interlocuteurs toutes les associations ou lobbies de défense de quelque chose.

On ne gouverne plus au nom de convictions mais au nom de « causes nationales » qui sont pour la majeure partie des combats individuels ou issus de petits groupes devenus des « tendances lourdes » pour les média.

Le reste des citoyens (c’est à dire la majorité) encaisse les nouvelles mesures et se contente de massacrer si possible le pouvoir en place à chaque élection.

Compte tenu du discours cloné émis par la droite, le centre et la gauche, le jeu de « chamboule tout » va devenir à court terme le sport national.

En janvier 1968, les français semblaient selon la presse être contents de leur sort et avoir confiance dans l’avenir du pays, on sait ce qu’il en advint arriva quelques mois plus tard.

Cette fois-ci, il est plus que probable qu’entre ceux qui vont sanctionner par jeu ou habitude et ceux qui vont définitivement s’abstenir que les plus extrêmes des candidats ne gagnent le pouvoir et mettent fin une bonne fois pour toutes à la notion de liberté individuelle.

03 août 2005

De moins en moins de noisettes chez l’Ecureuil

Ainsi le livret A vient d’être ramené à 2 % compte tenu des bons chiffres de l’inflation.

Au de-là des propos optimistes du ministre des finances qui déclarait ce matin :

« La baisse du taux du Livret A est "une double bonne nouvelle" parce qu’elle traduit la baisse de l’inflation et qu’elle dégagera des moyens pour le logement social, a estimé lundi le ministre de l’Economie Thierry Breton »

Cette baisse touche-t-elle les ménages modestes ?

Au 31 décembre 2004, sur les 24 millions de Livret A de la Caisse d’Epargne, environ 72% ont un encours moyen égal ou inférieur à 1.500 € et 7% ont un encours moyen supérieur ou égal à 15.000 €.

Cette « légère baisse » ne doit pas faire oublier celle d’août 2003 de 3% à 2,25%.

Le chiffre de juin « hors tabac » publiée le 13 juillet est de 1,6%, la moyenne de l’Euribor 3 mois de 2,11%. Majoré de 0,25 point, le taux ressort à 2,105%, arrondi à 2% en vertu de la réglementation (ben voyons !!!)

Clairement, le gouvernement entend rendre le placement favori des français de moins en moins attrayant.

Dans quels buts ?

Relancer la consommation : Aucun économiste sérieux ne tablerait sur une hypothèse de ce type. Le livret A (comme montré plus haut) représente en majeure partie les économies de français. La situation sur le front de l’emploi qui reste des plus préoccupantes limite la consommation sans pour cela stimuler l’épargne.

La confiance des ménages est liée en partie à l’action des politiques et majoritairement à celle des entreprises.

Seule une solution de déplafonnement du seuil d’endettement à la manière britannique pourrait relancer la consommation. Or, aujourd’hui plus personne en France n’ignore que de plus en plus de biens de consommation ne proviennent plus de notre beau pays.

Un recours à l’endettement accru des français (outre qu’il créerait à terme des situations dramatiques) ne ferait qu’accroître un peu plus nos importations et le déséquilibre de notre balance commerciale.

Financer le logement social : Ecoutons Thierry BRETON sur ce sujet "On va avoir un peu plus de moyens pour le logement social". L’épargne dégagée par le livret A est en effet consacrée à la construction de logements, et la baisse de son taux baisse d’autant le coût de l’argent qui sert à financer la construction.

Comme lors de chaque baisse du taux, il est à noter que beaucoup de français retirent une partie de leur épargne pour la reporter sur d’autres produits financier ou cessent d’alimenter leurs livrets.

Dans ce cas, argent moins cher pour le logement social mais moins d’argent disponible. Effet pervers garanti.

On notera qu’appliquer cette mesure en pleine période de congés d’été démontre une fois de plus d’un certain courage politique.

Si le gouvernement cherchait à redonner confiance aux français, il y avait certainement d’autres façons de faire.

27 juillet 2005

Banlieues

Le 29 juin, Nicolas Sarkozy avait annoncé des mesures en faveur de l'emploi, l'éducation et la sécurité dans le quartier dit des "4000" à La Courneuve.

Il avait annoncé notamment des partenariats avec de prestigieux établissements universitaires comme l'Essec, l'Institut d'études politiques de Paris ou l'Institut supérieur de mécanique de Paris.

Il avait également demandé à des chefs d'entreprises engagés dans la lutte contre la discrinimation, dont Veolia, de proposer 150 contrats d'apprentissage par an aux jeunes du département.

Au-delà de l'élan généreux du ministre de l'intérieur qui pour l'occasion s'est mué en ministre de l'éducation nationale, de l'économie et de la cohésion sociale, il est notoire de constater que la gestion des "marmittes" avec un seul couvercle continue à être la seule mèthode que connaissent les dirigeants politique de notre beau pays.

Cette gestion du court terme face à des populations tantôt marginalisées, tantôt sous le feu de l'action ministérielle est désatreuse sur tous les plans.

Va-t-il falloir que les banlieues se comportent comme un lobby pour que les aides et l'assistance arrivent à elles ?

Les "Francs moisins", les "tarterets" devront elles connaître des drames ou émeutes pour qu'on y envoie la caravanne médiatique ?

21 juillet 2005

Alors gaulliens ou pas ?

Un peu avant le 14 juillet, l’ancien ministre de l’Education et conseiller politique de Nicolas Sarkozy, François Fillon appelait Jacques Chirac à un "sursaut gaullien" et à engager "la refondation du pacte républicain" pour sortir de la "monarchie républicaine" dans laquelle vit actuellement la France.

Alors que Jacques Chirac né en 1932 a connu dès 1962 le Général de Gaulle en tant que Chargé de mission au Secrétariat Général du Gouvernement, il reste le seul à avoir fait ses armes politiques à l’ombre du ’grand homme"

MM. Sarkozy et Fillon respectivement nés en 1955 et 1954 ont plutôt vécu cette période entre enfance et adolescence.

Mais au fait c’est quoi le gaullisme ?

Appelé à reconstruire le pays et lui donner un avenir, Charles De Gaulle s’est appuyé sur des principes d’autorité de l’état et d’indépendance dans de nombreux domaines.

Indépendance énergétique et des transports Interventions dans le fonctionnement économique Indépendance vis à vis de l’OTAN Indépendance de la diplomatie vis à vis des blocs Est et Ouest

Au-delà de ces principes que certains pourraient contester, il est absolument nécessaire de comparer les propos et discours gaulliens avec l’approche que MM. Fillon et Sarkozy.

Sur l’Europe

"...On s’étonne aussi que la France veuille être elle-même à l’extérieur, qu’elle ne renonce pas à être la France même en Europe, même dans le monde. La France a choisi une fois pour toutes d’être la France et j’invite tout le monde à s’en accommoder."

Sur la France

"...Bref, la nation française refleurira ou périra suivant que l’Etat aura ou n’aura pas assez de force, de constance, de prestige, pour la conduire là où elle doit aller, ..."


Sur la politique

"La politique, quand elle est un art et un service, non point une exploitation, c’est une action pour un idéal à travers des réalités."


Enfin j’aimerai terminer sur cette phrase au combien prophétique en ces temps de déclarations tapageuses

"Puisque tout recommence toujours, ce que j’ai fait sera, tôt ou tard, une source d’ardeurs nouvelles après que j’aurai disparu." In Mémoires de guerre t. 3, p.289

(Source : http://www.charles-de-gaulle.org/)

05 juillet 2005

2012 ou le retour de la guerre de cent ans ?

Dans un contexte social et économique particulièrement difficile, Jacques Chirac est parti à Singapour pour peser de tout son poids dans la réussite de la candidature de Paris pour les JO de 2012.

Le sport, activité fédératrice par excellence va devenir dès demain matin otage des distensions actuelles entre le président et son pays et surtout d'un formidable règlement de compte avec Tony Blair.

Lançant le plus intellectuel des débats, notre président a amusé la galerie en expliquant que la seule production agricole britannique était ... La vache folle.

Réaction de la presse britannique qui traite notre président et les ressortissants français de tous les noms que la décence m'interdit de reproduire.

Allons nous au devoir en retour leur reprocher l'exil de Napoléeon Ier, la destruction de la flotte française à Mers el Kébir et leur titre de champion du monde de rugby (forcemment suspect)

Je suis comme beaucoup d'entre vous partagé entre le rire et le désespoir car, il ne faut pas l'oublier, ces deux chefs d'état sont responsables de la construction européenne et devraient le plus souvent possible être porteurs d'un discours d'unité.

Considérant l'idéal olympique des deux responsables, on en viendrait presque à souhaiter que Madrid soit désignée pour 2012 afin qu'aucun d'eux ne puisse en tirer le moindre intérêt personnel.