04 juin 2007

Déclaration d’ Hervé BRAMY - Communiqué de presse

La divulgation du rapport de l’Institut National des Hautes Etudes de Sécurité (INHES) sur les relations entre la police et la population de la Seine-Saint-Denis est un cinglant désaveu de la politique sécuritaire de l’ex Ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy.

A la suite d’Eric Raoult, Patrick Devedjian, dirigeant national de l’UMP, s’est empressé d’allumer des contre-feux en s’en prenant violemment aux communistes qui auraient « ancré
les gens dans la misère ». Il s’agit-là de propos scandaleux qui ne trompent personne. Les habitants de la Seine-Saint-Denis, les jeunes, sont victimes des politiques ultra-libérales aux lourdes conséquences humaines et sociales : discriminations, chômage, précarité, habitat indigne, échec scolaire …

Tous nos engagements, toutes nos actions, visent au contraire à combattre les conséquences de ces politiques, y compris dans la lutte pour la prévention de la délinquance. Parce que vivre en sécurité est un droit, le Conseil général est un partenaire actif de tous les contrats locaux de sécurité dans les transports en commun. Il assume ses compétences dans toutes les actions de prévention de la délinquance en finançant les clubs de prévention qui permettent la présence sur le terrain de nombreux éducateurs (5531 jeunes ont un accompagnement individualisé). Le budget consacré à ces actions, 10 millions d’euros en 2006 augmente de 15% en 2007.

Je n’accepte pas que le nouveau Président du Conseil général des Hauts-de-Seine, Département le plus riche de France, vienne nous donner des leçons. Je n’accepte pas qu’une nouvelle fois, la Seine-Saint-Denis soit instrumentalisée pour des déclarations politiciennes à quelques jours des élections législatives.

En conséquence je demande avec la plus grande fermeté : - la publication intégrale du rapport de INHES,
- la réunion sous l’égide du Ministre de l’intérieur ou du Préfet de tous les élus de Seine-Saint-Denis pour tirer les conséquences de ce rapport et prendre les décisions qui s’imposent,
- Le déploiement sur le terrain d’une police de proximité dotée des moyens indispensables à son action comme je l’ai toujours demandé,
- La création des moyens nécessaires au bon fonctionnement de la justice et des services de la P.J.J (protection judiciaire de la jeunesse),
- L’affirmation d’une volonté nationale de tout faire pour assurer de bonnes conditions de scolarité et de formation professionnelle à tous les jeunes de Seine-Saint-Denis. La création d’un observatoire de la réussite comme le demandent les élus, les enseignants et les parents d’élèves,
- Le soutien à tout le tissu associatif, culturel et sportif, - La lutte déterminée contre toutes les discriminations et pour l’accès de tous à l’emploi,
- L’attribution à la Seine-Saint-Denis d’une dotation spécifique de solidarité pour
construire l’égalité républicaine.
Plutôt que de se poser en donneur de leçons depuis ses bureaux feutrés de l’Ouest parisien, Monsieur Devedjan ferait mieux de prendre connaissance des propositions d’urgence que j’avais publiées durant les émeutes urbaines de novembre 2005. Aucune n’avait alors été prise en compte par le Gouvernement. Je demande enfin un débat contradictoire et public avec Monsieur Devedjian. Je veux croire que mon collègue Président des Hauts-de-Seine ne se dérobera pas.

Hervé BRAMY,
Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis
Bobigny, le 4 juin 2007

2 commentaires:

MichelP92 a dit…

Bonjour,

Nous rêvons tous de dialogue, même au niveau politique...

Mais là encore, le gouvernement donne l'exemple. Et ferme la porte.

Mauvaise augure ou confirmation ?

arno a dit…

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