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03 avril 2008

Encore un référendum sur l'Europe qui passe à la trappe !!!

Une fois de plus, dans le cadre de la construction européenne, la démocratie est foulée aux pieds.

Démocratie, c'est pourtant le mot préféré de tous nos politiques jusqu'à transformer le mot en ... concept fumeux.

Essayons nous à la définition du terme démocratie : La meilleure approche nous est donnée par WIKIPEDIA

"Le terme démocratie désigne un corpus de principes philosophiques et politiques suivant lequel un groupe social donné organise son fonctionnement par des règles élaborées, décidées, mises en application et surveillées par l'ensemble des membres de ce groupe, a priori sans exclusive. Il s'oppose historiquement aux systèmes monarchiques ou oligarchiques où le pouvoir est détenu et transmis au sein d'un petit groupe.

On résume souvent ce corpus à la formule d'Abraham Lincoln : « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », qui a été introduite dans la constitution de 1958 de la Cinquième République française ... / ..."

Qu'en est-il de ce gouvernement "du peuple par le peuple et pour le peuple" en ce qui concerne l'Union européenne et l'un de ses pendants : La construction européenne ?

Cette construction est, nous rabâche t-on, la potion magique pour affronter les futurs défis économique et sociaux mondiaux.

A ce titre la majorité des observateurs s'accorde à dire que les derniers élargissements se sont faits dans des conditions pour le moins ..."précaires" Loin de bénéficier des mesures financières obtenues par l'Espagne et le Portugal, les derniers entrants ont été poussés à utiliser le dumping fiscal et social afin de pouvoir "s'intégrer" au plus vite.

Qui dit intégration dit temps et il est nécessaire que chaque pays membre trouve sa place de la façon la plus harmonieuse. Mais avant tout ceci, il ne faut pas oublier d'être attentif à tout nouvel élargissement sous peine de diluer encore un peu plus la "communauté" des états de l'Union.

La ratification du traité de Lisbonne par le congrès français a montré pour la prémière fois que la voix du peuple pouvait être reniée par les élus à partir du moement ou est elle n'est pas conforme aux attentes de lobbies ou de commissaires (qui ne sont au demeurant jamais soumis au suffrage universel) européens.

Le référendum français de 2005 avait mis en lumière le "spectre" de l'élargissement et on se souvient que Jacques Chirac avait évoqué une diposition référendaire concernant l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. L'objectif de Jacques CHIRAC était d'écarter la question de l’adhésion turque du débat sur la ratification de la Constitution européenne.

Jacques CHIRAC est partit, Nicolas SARKOZY est arrivé, le traité de Lisbonne a été validé par les parlementaires français et, nous en sommes réstés là.

Or, que lit-on le 2 avril 2008 sur le site d'Euractiv

"L’avant-projet de loi sur la réforme des institutions, qui a été transmis au Conseil d’Etat pour avis le 19 mars dernier, contient un article prévoyant la suppression du référendum obligatoire avant l’entrée de tout nouveau pays dans l’Union européenne.

Le « verrou référendaire », qualificatif donné par le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet à l’article 88-5 de la Constitution française, devrait bientôt sauter. Cet article du Titre XV de la Constitution stipule que « tout projet de loi autorisant la ratification d'un traité relatif à l'adhésion d'un Etat à l'Union européenne et aux Communautés européennes est soumis au référendum par le Président de la République."

Traduction : les Français n’auront plus le dernier mot pour toute nouvelle adhésion à l’Union européenne. Et spécialement pour l’adhésion turque … / ..."

Plus qu'un déni de démocratie, c'est une remise en cause totale de la démocratie. En clair, afin d'éviter que les français ne votent "mal", on leur enlève systématiquement le droit à débat.

"Se rangeant du côté de l’opinion de son secrétaire d’Etat, contre celle défendue par l’UMP, Nicolas Sarkozy a tranché pour la suppression de cet article introduit dans la Constitution par la réforme du 2 mars 2005. Pour autant, le chef de l’Etat est toujours contre l’adhésion turque. ... / ..."

Désolé mais, trop c'est trop. La notion d'élargissement n'est pas liée au simple refus verbal d'intégrer la Turquie à l'Union. Ce qui se prépare tout simplement c'est une politique d'élargissement forcenée qui va encore une fois pénaliser la construction européenne et hypothèquer toute chance d'amélioration socio économiques des actuels membres.

Sans hurler au théorie du complot, on en en droit de se poser la question de l'élargissement à de nouveaux pays toujours plus dociles en termes de coûts et de flexibilité sociale. Une partie de la réponse à cette question se trouve peut être sur le site de Business Europe (MEDEF européen) administré par le toujours sémillant Ernest Antoine SELLIERES.

Extraits

Progrès des réformes structurelles en Europe

"Le 17 mars, le président Seillière a pris part à un panel de discussion, dans le cadre d'une conférence OCDE-FMI à Paris, sur les progrès des réformes structurelles en Europe. Il a souligné la nécessité d'une mise en oeuvre rapide de la stratégie de Lisbonne pour libérer l'énorme potentiel de croissance inexploité de l'UE et améliorer la résilience de l'économie européenne dans un environnement mondial exigeant. Certains progrès ont été faits dans les réformes depuis 2005, mais les entreprises déplorent que les gouvernements restent aussi réticents face aux réformes les plus urgentes et décourageantes"

Téléchargez ici le discours [en anglais uniquement].

Nous ne chercherons pas à aller plus loin et laisserons les lecteurs citoyens être juges du sort qu'on leur prépare.

Nous réclamons par contre que les dénis permanents de démocratie cessent sous peine de déconsidérer DEFINITIVEMENT l'idée européenne aux yeux de ses citoyens.

Sources, crédits et copyrights
La documentation française
Euractiv
Business Europe
Crédit image
Newsoftomorrow

15 janvier 2008

Et ne venez jamais nous dire plus tard que "c'est la faute de l'Europe"

Le sort en est jeté : "Les députés socialistes, qui dans leur majorité voteront le traité simplifié européen, iront au Congrès du Parlement à Versailles, le 4 février, mais s'abstiendront sur le projet de loi modifiant la Constitution, préalable à la ratification du traité .../..." Source Le Monde

Ayant participé à la campagne pour le NON en 2005, nous n'avons pas oublié les arguments des promoteurs du OUI lorsqu'ils étaient poussé dans leurs derniers retranchements : "D'accord - disaient-ils - tout ne va pas dans le bon sens mais il ne tiendra qu'aux socialistes européens d'être majoritaires pour pouvoir corriger les travers et les excès ..."

Si l'on en juge par le nombre de pays d'Europe (élargit à 27) dirigé par des socialistes, on mesure l'étendue de la tache !!! Vouloir guérir le traumatisme du référendum qui a scindé le Parti Socialiste en s'abstenant est encore pire que voter OUI. C'est vrai que j'oublie de dire que le parti socialiste est pressé de se "débarrasser" de ce traité européen pour "refaire son unité". Or cette unité, le parti socialiste est en train d'essayer de la refaire sur un traité qui ne sera plus modifiable (sauf unanimité des 27)

En clair, pour beaucoup d'élus socialistes, on brade un "problème" pour mieux rebondir et se consacrer à l'élection du futur premier secrétaire. Et participer à une invalidation de scrutin populaire en s'abstenant, comment ça s'appelle ?

Que va t-il se passer ?

"L'abstention des parlementaires socialistes à Versailles n'empêchera pas l'adoption de la réforme puisque ne sont pris en compte que les suffrages exprimés" Source Le Monde.

Belle leçon de démocratie.

Faut-il s'attendre à présent, dans le cas ou un autre référendum se présenterait aux français qu'il soit également invalidé s'il déplaît à ceux qui nous gouvernent ?

Les autres dirigeants européens ne valent pas mieux puisque tous ceux qui avaient annoncé un référendum dans leur pays passeront par la voie parlementaire. Une excellente façon de faire aimer l'Europe aux européens !!! Reste l'Irlande qui doit organiser un référendum car sa constitution l'exige. Libération ne faisait pas mystère que la pression va être importante de la part des autres pays européens afin que le gouvernement ilrlandais "fasse le grand jeu" aux électeurs

Alors, que l'on ne vienne plus nous faire de discours sur la démocratie, qu'elle soit participative ou non. A Slovar nous continuons de penser que ce que le peuple à défait seul lui peut le refaire et nous appelons les citoyens à apporte leur soutien à ceux qui refusent qu'un texte aussi important soit validé par des élus pressés d'en finir.

Même si une dernière mobilisation est possible jusque là, il est clair que l'union sacrée des partis majoritaires en France permettra au mini traité d'être adopté. Alors, lors de la prochaine alternance, nous n'accepterons de la part d'aucun élu socialiste s'étant prononcé pour le OUI ou s'étant abstenu de nous expliquer qu'il n'est pas possible de changer ceci ou cela à cause de l'Europe.

En attendant, vous pouvez lire ICI ce en quoi consiste le traité simplifié

Vous trouverez ci-dessous les sites qui demandent un référendum

Gauche Avenir
Respectez notre NON
CNR
Collectif du 29 mai
Referendum Europe 2007
On a déja dit NON
Tous à versailles le 4 février 2008

13 janvier 2008

Elus socialistes : Respectez votre parole

Ségolène ROYAL s'y était engagée pendant la campagne présidentielle : Il devait y avoir un référendum sur le projet de "mini traité européen" Quelle est la situation à ce jour ?

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale Jean-Marc Ayrault a annoncé le boycott par les députés PS de la réunion de Versailles. Mais des tenants du "OUI" et du "NON" ont aussitôt fait savoir qu'ils iraient au congrès pour faire valoir leur position sur le traité, affirme l'Associated Press.

Lors de ses vœux à la presse, François Hollande s’est livré à un délicat exercice de déminage. "Je souhaite que les socialistes soient clairs dans leurs engagements européens et respectueux de leurs engagements de la campagne présidentielle" a t-il expliqué (selon Libéraion). Traduire : approuver, sur le fond, le traité de Lisbonne. Mais refuser, sur la forme, la procédure de l’adoption parlementaire, alors que le PS s’était prononcé pour le référendum, explique le journaliste du quotidien, David Revault d’Allonnes.

Une fois encore, les socialistes se divisent sur l'attitude à adopter face au nouveau traité européen et son mode de ratification (L'Humanité). Alors que Paul Quilès se dit atterré par un boycott qui relève de l’hypocrisie la plus totale, que Jack Lang assistera au Congrès pour voter deux fois oui et qu’Henri Emmanuelli ira aussi, mais pour voter non.

Il reste encore quelques jours pour faire savoir aux députés et sénateurs du PS qu'ils ne peuvent pas être complices d'un déni de démocratie. Si vous souhaitez leur faire savoir, vous pouvez trouver tous les éléments sur le site CNR (Comité national pour un référendum) et sur le site Respectez notre NON

Attention : Dans le cas ou le traité serait adopté par le congès, il n'y aura pas de retour en arrière. Or, le nouveau traité est le même que celui que les français ont refusé en 2005

C'est à vous de voir !!!!