17 janvier 2011

Parisot : "L'année 2011 commence bien pour les femmes " oui mais lesquelles ?

Laurence Parisot exulte : Le texte prévoyant l'instauration de quotas de femmes dans les conseils d'administration a été votée. Elle ajoute : " L'année 2011 commence bien pour les femmes " la seule question est : Oui mais lesquelles ?

" C'est une belle nouvelle pour la parité et la valorisation des femmes dans les entreprises. Il existe des moments où seul le coup de pouce, tel que le quota, peut débloquer des situations injustes. L'année 2011 commence bien pour les femmes ", a déclaré Laurence Parisot, sur le site du MEDEF, elle aurait même précisé selon La tribune : "Il existe des moments où seul le coup de pouce, tel que le quota, peut débloquer des situations injustes"

Mais quelle injustice est réparée ?

" (...) La proposition de loi prévoyant l'instauration progressive de quotas de femmes dans les conseils d'administration et les conseils de surveillance, a été votée ce jeudi en deuxième lecture à l'Assemblée nationale. Le texte porté par les députés UMP, Marie-Jo Zimmermann et Jean-François Copé, prévoit deux paliers : un premier quota de 20 % de femmes dans ces instances dans les 18 mois suivant la promulgation de la loi et de 40 % dans les quatre ans.

Cette obligation concerne toutes les sociétés anonymes cotées, celles du secteur public et celles de plus de 500 salariés et dont le chiffre d'affaires net ou le total du bilan dépasse 50 millions d'euros et ce durant trois exercices consécutifs. Un délai supplémentaire pourrait être accordé aux entreprises familiales non cotées. Le texte prévoit également que les conseils d'administration ou les conseils de surveillance, dépourvus actuellement de femmes, en nomment impérativement au moins une dans les six mois suivant la promulgation de la loi (...) " - La Tribune

Et pour réparer des injustices, Laurence Parisot s'y connaît puisque lors du débat sur la réforme des retraites, elle déclarait au sujet de la pension des femmes : " (...) sur la question des retraites des femmes, beaucoup de contre-vérités sont dites. Il est inexact de dire que le texte de loi est discriminatoire à l’égard des femmes (...) Baisser l’âge légal de départ à la retraite des femmes par rapport aux hommes, cela équivaut à entériner cette inégalité de fait (...) Les injustices dont sont victimes les femmes y compris dans la vie professionnelle et dans le foyer", ne doivent pas être entérinées par cette réforme " - Slovar Marianne2

Autres injustices mais probablement moins prioritaires pour Laurence Parisot : Le sort des femmes dans les entreprises

Temps partiel

" (...) 5,5 % des actifs sont employés en temps partiel et souhaiteraient travailler davantage, soit 1,25 million de personnes. Il s’agit à 75 % de femmes (...) Au total, 9 % des femmes salariées sont en situation de temps partiel subi, contre 2,5 % des hommes. Le taux atteint 13,9 % pour les femmes non-diplômées, 12,9 % pour celles de moins de 29 ans, 13,1 % pour les employées (...)

Inégalité salariale

" Les femmes gagnent 27 % de moins que les hommes. L’écart est de 19 % pour des temps complets et 10 % à poste et expérience équivalents (...) " nous dit l'observatoire des inégalités

Précarité

" (...) les 2 tiers des travailleurs à bas salaires sont des femmes et elles sont 2 fois plus souvent au Smic que les hommes (...) " Brigitte Grés Inspectrice générale des affaires sociales - Egalité professionnelle de juillet 2009

Des chiffres et des faits qui n'honorent pas la "féministe" Parisot !

Mais après tout, dans une période aussi difficile en termes d'emploi ou de pouvoir d'achat, comment les femmes françaises ne pourraient pas se réjouir du fait que : " (...) Selon l'association Action de femme.fr (...) la nouvelle loi (...) conduirait à nommer 181 femmes dans les conseils d'administration et les conseils de surveillance pour atteindre dans les 18 mois les 20 % de femmes dans ces instances (...) "

Car, que voulez-vous, au MEDEF on a toujours eu beaucoup de mal à faire rêver sur la vie d'une caissière ou d'une employée de bureau ...


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4 commentaires:

Saint-Réquier a dit…

Comme d'habitude, l'arbre cache la forêt, on cède un peu sur des domaines secondaires (ou pour pour les franges déjà privilégiées) mais les précaires le restent... bien vu!

HASSELMANN a dit…

La situation des femmes doit être effectivement l'une des priorités absolues.Il ne s'agit pas de quotas, ou d'égalité des sexes, mais bien de l'avenir des enfants dés la petite enfance.Il faut comme nous le proposons instaurer, un recouvrement public sans faille des pensions alimentaires dues par trop de "machos" et un droit a annuités partagées pour les femmes qui ont élevé les enfants du couple, et pour beaucoup ont quitté leurs emplois ou renoncé a en trouver un.ces 2 propositions issues de LIBR'ACTEURS (http://libracteurs.blogspot.fr) sont en voie de trouver un echos dans les propositions de nouvelles forces politiques en gestation.

Anonyme a dit…

En ce qui concerne le petit monde des traders, "la proportion de femmes n'avoisine que 5% et aucune ne figure parmi les dix premiers bonus de chaque banque", nous dit L'Expansion suite au rapport Camdessus sur "les rémunérations des opérateurs de marché" de 2009.
Mais que fait Laurence Parisot ?

Sophie

GdeC a dit…

je partage l'avis du dernier commentateur : c'est une priorité. De là à dire qu'elle est absolue... Il est vrai en tous les cas que contribuer au fait que les femmes soient reconnues toujours et partout, non pas au même titre que les hommes, mais d'une manière différente, voila qui contribuerait effectivement à une société meilleure...