11 mars 2011

Sortie de crise : Les salariés se sentent "dindons de la farce" !

Quasiment en même temps que les entreprises du CAC40 annonçaient près de 83 milliards d'euros de bénéfices en 2010, Laurence Parisot indiquait refuser toute idée de partage. Résultat : Des salariés amers et fatalistes !

Les Echos viennent de publier une étude importante, réalisée par Altédia et Ipsos puisqu'elle nous livre l'état d'esprit des salariés face à la crise économique, leur vision de leur avenir professionnel et ... de leurs espoirs d'augmentations de salaires.

Car comme l'expliquent Les Echos, si : « (..) Pour les grandes entreprises, la crise est presque un lointain souvenir près de 83 milliards d'euros de bénéfices en 2010. Les chiffres d'affaires, aussi, ont augmenté. Et les dividendes devraient progresser (...) »

Cette étude est d'autant plus importante que, le seul son de cloche entendu ces derniers temps , est celui du Medef.

Et que dit l'organisation patronale sur le partage des profits issus du travail ?

« (...) Laurence Parisot a estimé lundi que la règle de partage des profits par tiers - employeur, actionnaires et salariés - était une vue de l'esprit (...) » - Europe1

Elle s'est faite plus précise au micro de France Inter où elle a rivalisé avec les meilleurs spécialistes politiques de la langue de bois ! Proposant notamment à l'état d'augmenter les salaires en faisant baisser ... les charges sociales payées par les salariés. En contrepartie d'un transfert au au privé d'une partie ... de la protection sociale ! (voir Slovar)


Laurence Parisot par franceinter

Alors qu'en pensent les salariés et comment le vivent-ils ?

Extraits de l'étude

« (...) Près de 4 salariés en entreprise sur 10 estiment qu’il y a un risque important pour qu’ils connaissent une période de chômage au cours des prochaines années (...) Plus grave, près de 6 salariés sur 10 pensent qu’ils auraient du mal à retrouver un emploi s’ils se retrouvaient au chômage (...) Les salariés se montrent aussi très pessimistes en ce qui concerne l’avenir de certains secteurs d’activité, notamment l’industrie. La très grande majorité des salariés estime que la crise industrielle est « devant nous » (71%)

(...) pour bon nombre de salariés, l’activité de leur entreprise n’est pas ou plus en phase de décroissance (...) Pour accroître leur motivation au travail, les salariés souhaitent en priorité une augmentation de salaire (76%) (...) Ils expriment aussi des attentes relativement fortes en termes de reconnaissance de leurs efforts par leurs supérieurs hiérarchiques (48%) et de perspectives d’évolution professionnelle (44%). Le manque de moyens et l’optimisation de l’organisation sont aussi fréquemment mentionnés (...) »

Une étude qui devrait à notre sens donner lieu à des réflexions et débats largement plus prioritaires que celui, stérile et dangereux, de la place des religions dans la République.

Mais, en termes de conditions de travail et de salaires, notre Président et sa majorité présidentielle sont, semble t-il, totalement impuissants, pour faire avancer les choses. Néanmoins, lorsqu'on lit les propositions de l'UMP dans le domaine, on peut également se demander si cette impuissance ne prend pas la forme d'une connivence ... avec le discours des organisations d'employeurs !


Baromètre du moral des salariés – Février 2011


Crédit et copyright dessin
Ucciani

1 commentaire:

BA a dit…

Crise : forte hausse des bénéficiaires des minima sociaux en 2009.

La crise économique a fait croître de plus de 200.000 personnes les bénéficiaires des minima sociaux, qui atteignaient le nombre de 3,5 millions fin 2009, selon des statistiques officielles publiées vendredi.

http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=06abb3f654c7cc4443d811c35444be6b