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07 juillet 2010

"Affaire Woerth" : Le début de la fin pour le financement occulte des partis politiques ?

Après avoir été assommée par les révélations du site Médiapart, l'UMP passe à l'offensive et l'accuse, ni plus ni moins, d'être ... la réincarnation de la presse nauséabonde des années 30.

Il faut dire que cette fois-ci, c'est difficile de ne pas s'affoler dans la mesure où : " Mardi, dans une interview au site Médiapart l'ex-comptable de Liliane Bettencourt a affirmé que Eric Woerth avait reçu en mars 2007, en tant que trésorier de l'UMP, 150.000 euros en espèces, de la part de l'héritière de l'Oréal, pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Elle a aussi assuré que M. Sarkozy avait reçu également des "enveloppes" d'argent en espèces par le passé de la part du couple Bettencourt ... / ... " - Source Nouvel Obs

Médiapart qui, il faut le noter, publie : "L'ex-comptable des Bettencourt accuse: des enveloppes d'argent à Woerth et à Sarkozy" en accès gratuit

L'UMP ne décolère pas de ces révélations du site d'investigation et l'accuse d'être : "site de ragots, de déclarations anonymes" Nadine Morano et d'ajouter : " j'en appelle à l'éthique des journalistes, mais de tous les journalistes !"

Ou

De mener une : "cyber kabbale" qui ne fait qu'"additionner les tweets et les blogs" François Baroin et de qualifier Médiapart de : "site de ragots et de déclarations" anonymes"

Ou

D'être : " un site qui utilise des méthodes fascistes à partir d'écoutes qui sont totalement illégales" Xavier Bertrand

Et

"l'irréprochable" Christian Estrosi : "ce fameux site, là ! qui me rappelle une certaine presse des années 30" - Sources L'Express

Mais, ne nous y trompons pas, comme à l'habitude, on a fait travailler les communicants, comme nous l'explique 20Minutes : " Apparemment, les fameux éléments de langages ont été distribués par l’état-major de l’UMP puisque la charge de Christian Estrosi ne fait que suivre, presque mot à mot, le sillon tracé la veille au soir par Xavier Bertrand, le secrétaire général du parti. Lors d’une réunion publique au Raincy, en présence d’Eric Woerth, il avait dénoncé des «méthodes d’un autre temps», des «méthodes fascistes», utilisées «notamment par un site» ... / ... "

Et 20Minutes de rappeler que Médiapart a tout de même été : " ... / ... récompensé du Grand Prix des médias 2010 par CB News dans la catégorie Meilleur site d’information ... / ... "

Au delà des communiqués et des "éléments de langage", il est amusant de se replacer à la fin des années 90, lorsque le Ministre des Finances : Dominique Strauss Khan était attaqué sous tous les angles par la droite parlementaire dans ce qu'on appelait : L'affaire de la MNEF.

André Santini utilisait déjà l'argument de François Baroin sur la montée de l'extrémisme : " .. / ... Pour l'UDF André Santini (Hauts-de-Seine), "il ne faudrait quand même pas que l'escalade se poursuive, ce n'est pas bon pour la démocratie, cela ne rapporte qu'aux extrêmes"

Claude Goasguen (DL, Paris) : " On a eu l'impression qu'on avait posé une question qui était un vrai casus belli de cohabitation constitutionnelle. On est entré sans doute dans la cohabitation sanglante"

Jean-Louis Debré se dit : " choqué par l'affaire de la Mnef qui est extrêmement grave au regard des détournements, très grave du fait du nombre et de la qualité des responsables socialistes qui sont impliqués, très grave par l'apparition pour certains d'entre eux de la notion d'enrichissement personnel "

Patrick Devedjian (RPR) observe que " l'on est ministre pour rendre service à son pays ".

Jean-Paul Delevoye, " la démission s'imposait à partir du moment où il y avait suspicion ou doute ".

DSK ayant démissionné, José Rossi (DL) déclarait " Dominique Strauss-Kahn se soustrait aux questions des députés". "Il est évident que le gouvernement avait un boulet considérable à porter" mais pour le président du groupe DL "la démission de M. Strauss-Kahn ne va pas régler le problème" - Source Bousculade et Libération du 04/11/1999

Mais si, en ce qui concerne : "l'affaire Woerth/Bettencourt" que nous préférons appeler une crise majeure de gouvernance. L'UMP va t-elle également s'en prendre aux autres medias, relatant les implications, de celui que Claude Guéant, le Secrétaire Général de l'Elysée qualifie : "d' honnête homme qui ne songe pas à prendre des précautions parce que la tentation du conflit d'intérêts ne traverse même pas son esprit" - Source Le Monde

Canard Enchaîné repris par Rue89 : Affaire de la succession Wildenstein : Eric Woerth aurait pour ami un ancien allié et fondateur de l'UMP Guy Wildenstein, fils de Daniel dont l'héritage est controversé par la veuve de son père : Sylvia Wildenstein qui a par son avocat a envoyé deux courriers à Eric Woerth pour l'alerter de soupçons d'évasion fiscale. Lettres, qui sont restées sans réponse ...

France3 sur le même sujet



Le Matin (Suisse) qui explique comment : " le 23 mars 2007, Eric Woerth, alors trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, était venu en ami à Genève... / ... Cette visite en Suisse avait un but: récolter de l’argent pour financer l’«effort de guerre» du candidat de la droite, opposé à sa rivale socialiste, Ségolène Royal ... / ... " tout en ne cherchant pas à savoir si :" les chèques qu’on lui remettait étaient prélevés sur des comptes suisses non déclarés au fisc français" raconte un banquier français opérant dans une banque genevoise ... / ... "

Le Figaro qui écrit que :" ... / ... le ministère public envisageait mardi soir d'ouvrir une enquête préliminaire incidente portant sur une suspicion de financement illégal de parti politique ... / ... Si des éléments matériels confirment l'existence du retrait évoqué, la justice n'exclut pas de demander assez rapidement au gouvernement l'autorisation d'entendre Éric Woerth comme témoin. «Compte tenu des éléments rendus publics par la presse, il serait désormais utile qu'il puisse expliquer ce qu'il pense de cette affaire», estime une source judiciaire haut placée"

L'Express qui nous explique : " ... / ... Le procédé est simple. Le fan de l'UMP donne 7500 euros au parti présidentiel, puis 7500 aux Amis d'Eric Woerth, 7500 au Chêne de Michèle Alliot-Marie,...etc Les mouvements reversent ensuite au vaisseau-amiral tout ou partie de l'argent perçu. En toute liberté puisque les transferts d'argent de parti à parti ne sont pas limités. Pour encaisser 150 000 euros, on peut donc passer par 33 personnes à 4600 euros. Ou 10 donnant 7500 euros à deux mouvements amis. Ou 2 personnes donnant à dix partis satellites ... / ... En 2007, le chef de l'Etat a ainsi reçu 250 000 euros des partis politiques ... / ... Impossible pourtant de savoir si l'ensemble des micro-partis n'a bien versé que 173 000 euros. Les contributions sont directement intégrées aux "cotisations des adhérents", qui regroupent donc simple ticket d'entrée payé par les militants et versement des partis satellites (7,8 millions en 2007) ... / ... "

Mais, nous laisserons le mot de la fin à Nicolas Sarkozy qui déclarait en Avril 2007 à Reporter sans Frontières : " Il est tout à fait légitime de poser la question du pluralisme des médias au regard de son importance pour le débat démocratique.... / ... la qualité, la diversité et l'indépendance de celle-ci constituent des protections absolument déterminantes pour la liberté d'expression et la démocratie ... / ... " - Source ABECEDAIRE Nicolas Sarkozy

Transmis à Nadine Morano, Xavier Bertrand, François Baroin et et ... "l'irréprochable" Christian Estrosi !


Crédit et copyright image
Plantu

04 mai 2009

Mediapart poursuivi en diffamation par François PEROL : Touche pas à mon poste !!!

Bien que chez Slovar les Nouvelles, nous ne partageons pas toujours les points de vue ou prises de positions de MEDIAPART, nous leur reconnaissons une qualité qui a quasiment disparue de toute la presse écrite ou audiovisuelle : l'accomplissement d'un vrai travail d'investigation.

Ce travail qui devrait être à base du métier de journaliste et qui, malheureusement, pour des raisons d'économie ou de sympathie avec les pouvoirs politiques et économiques se traduisent, bien souvent, au mieux par des recopies de communiqués AFP ou Reuter, au pire par la publication de "publi rédactionnels fournis par les services communication des entreprises, ministères ou Etats majors politiques.

MEDIAPART énerve, donne des leçons au travers de son pétulant directeur Edwy PLENEL mais surtout, Il fouille dans des endroits où on a l'habitude de la discrétion feutrée des "magazines de la vie heureuse" de la vie de nos dirigeants.

A force de fouiller et de dénoncer, preuves à l'appui, il fallait bien qu'un jour, on essaye en haut lieu de leur montrer les limites de ce qu'on dire ou dénoncer.

C'est semble t-il ce qu'il leur arrive comme qu'explique Edwy PLENEL dans le dernier bulletin de son journal portant le titre : "Mediapart devant le tribunal ou la liberté d'informer en procès" Nous vous en donnons de très larges extraits ci-dessous

Révélée par Mediapart début 2008, l'affaire des Caisses d'épargne fut, en France, le scandale annonciateur du séisme financier qui a plongé nos sociétés dans une crise économique et sociale sans précédent. Son principal enseignement était de montrer qu'elle n'était pas le résultat d'une fatalité, mais de politiques précises au service d'intérêts particuliers, dont les dirigeants de nos établissements bancaires et les responsables politiques qui les ont soutenus portent la première responsabilité.

Un an plus tard, elle est devenue une affaire d'Etat avec l'implication directe de la présidence de la République, Nicolas Sarkozy imposant l'un de ses plus proches collaborateurs, François Pérol, à la présidence des Caisses d'épargne et des Banques populaires. Cet interventionnisme élyséen, au mépris des règles élémentaires de déontologie de la fonction publique puisque M. Pérol fut, depuis l'origine, juge et partie dans ce dossier, confirmait l'ancienne et grande proximité des premiers cercles du sarkozysme avec les dirigeants déchus des Caisses d'épargne.

Avec constance, dans un secteur, le capitalisme financier, où la transparence est l'exception et où les pressions sont constantes, Laurent Mauduit a dévoilé, pour Mediapart, les secrets de ce feuilleton. Posant des questions d'intérêt général, il a nourri, par ses enquêtes et ses analyses, le débat public sur une affaire d'ampleur nationale, permettant aux parlementaires de prendre le relais, et à l'opposition, dans sa diversité, de remplir sa mission. Sous sa plume, la chronique de ce dossier a illustré la nécessité de cette alerte démocratique que constitue un journalisme indépendant, aussi persévérant dans ses curiosités que rigoureux dans ses procédures. Sans son travail, il n'y aurait sans doute pas eu d'affaire des Caisses d'épargne, encore moins d'affaire Pérol.

C'est pour ce travail que nous sommes, lui et moi – lui comme auteur des articles, moi comme directeur de la publication –, convoqués les 12 et 26 mai devant le tribunal correctionnel de Paris. Le 12 mai, c'est à la demande de François Pérol qui poursuit Mediapart en diffamation pour avoir affirmé que sa nomination était entachée d'illégalité ; qu'elle l'était d'autant plus qu'il avait déjà par le passé méconnu un avis de la Commission de déontologie lui interdisant de participer à la création de la banque Natixis ; et que la banque Rothschild lui avait versé fin 2006 un bonus du fait notamment de cette opération Natixis.

Le 26 mai, c'est pour les dix plaintes déposées l'an passé par l'ancienne direction des Caisses d'épargne et par la personne morale, plaintes maintenues jusqu'à ce jour par François Pérol, malgré les évidentes confirmations apportées à nos informations par les événements.

Journalistes, nous ne nous sommes jamais prétendus au-dessus des lois. Notre liberté implique la responsabilité, et n'importe quel particulier est en droit de nous en demander compte devant la justice s'il pense que nous l'avons diffamé injustement. Nous pourrions donc accepter cette offensive sans précédent – onze procédures – contre un média aussi jeune – un an à peine – comme la vie courante de notre métier. Sauf qu'à l'évidence, pour tout citoyen qui veut bien considérer les faits eux-mêmes et le contexte politique qui les entoure, il s'agit là de bien autre chose.

Inspiré par l'Elysée, ce rouleau compresseur judiciaire vise à affaiblir un journal indépendant et, à travers lui, à impressionner toute la profession. Ces procès, leurs procédures, leurs incertitudes et leurs lenteurs, sont d'abord un risque financier pour Mediapart, petite entreprise indépendante qui, chacun le sait, est encore fragile. Leur coût, car la justice n'est pas gratuite, est au bas mot de plusieurs dizaines de milliers d'euros. C'est pourquoi nous faisons appel à tous les citoyens de bonne volonté pour nous aider à faire face aux frais de justice (les précisions sont ci-dessous dans la boîte noire) ... / ...

On l'aura compris : l'enjeu de cet appel dépasse le cas particulier de Mediapart et ces procès faits à Mediapart relèvent d'une cause plus générale, celle de la liberté de l'information, sous ce pouvoir-là et dans ce pays-ci. ... /...

Nous avons déjà informé, l'automne dernier, nos lecteurs du détail des dix plaintes des Caisses d'épargne, aujourd'hui maintenues par leur nouvelle direction alors même que la crise de cet établissement nous a donné raison. La plainte qui s'est ajoutée, sous la forme d'une citation directe de François Pérol, mérite d'être replacée dans son contexte tant cet acharnement judiciaire en devient d'autant plus surprenant. Et, à tout le moins, peu conforme au souhait en forme de constat récemment émis par l'intéressé, dans un entretien au Figaro : « Le temps des polémiques est derrière nous. »

Car, dans cette histoire où nous ne faisons que notre légitime travail, nous n'avons rien contre la personne particulière de M. Pérol: nous mettons en évidence, et donc en cause, des décisions, prises au sommet de l'Etat, qui ont violé les règles de droit et témoigné d'indiscutables mélanges d'intérêts. Résumé page suivante d'une cascade de révélations aussi pertinentes que documentées.

Tout commence le samedi 21 février dans la matinée. Une réunion a lieu à l'Elysée, en présence notamment de Nicolas Sarkozy et de François Pérol, secrétaire général adjoint de la présidence de la République, pour décider de l'avenir des Caisses d'épargne et des Banques populaires. Au cours de cette réunion, le chef de l'Etat demande à son collaborateur de prendre en main l'avenir des deux banques sinistrées, de préparer leur fusion d'ici juin, et de devenir le PDG du groupe fusionné. François Pérol lui-même dira, une semaine plus tard, dans une interview au Journal du dimanche avoir agi sur ordre de Nicolas Sarkozy. Quelques heures après cette réunion, ce même samedi 21 février dans l'après-midi, Mediapart révèle que François Pérol va quitter l'Elysée pour prendre la tête des deux banques qui vont fusionner.

Le lendemain, Mediapart est le premier média à attirer l'attention de ses lecteurs sur le fait que cette promotion est illégale. Ce deuxième article fait référence au code de la fonction publique et à un article du code pénal sur la prise illégale d'intérêt. Puis, Mediapart démontre que Nicolas Sarkozy a menti, depuis Rome où il était en déplacement, en prétendant que la commission de déontologie s'est réunie. Nous révélons qu'en fait le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a seulement échangé une correspondance avec le président de cette commission de déontologie.

Quatrième révélation, nous dévoilons que déjà, en 2004, François Pérol n'a pas respecté un avis de la Commission de déontologie. Directeur adjoint de cabinet de Francis Mer puis de Nicolas Sarkozy au ministère de l'économie, il s'est longuement occupé de 2002 à fin 2004 du sort de la banque d'investissement Ixis, objet d'une dispute violente entre la Caisse des dépôts et consignations d'une part et les Caisses d'épargne d'autre part. Mediapart rappelle que, le 22 décembre 2004, la Commission de déontologie l'autorise à quitter Bercy pour rejoindre la banque Rothschild, mais à la condition qu'il ne s'occupe pas dans les trois années suivantes des dossiers dont il a eu à connaître dans le passé. Autrement dit, qu'il ne s'occupe pas notamment des dossiers Caisses d'épargne et Ixis, durant les années 2005, 2006, et 2007.

Or, François Pérol passe outre cette décision puisque, devenu associé gérant chez Rothschild, il devient en 2006 le banquier conseil des Banques populaires, en vue de créer une filiale commune avec les Caisses d'épargne, mariant leurs banques d'investissement respectives, Natexis (filiale des Banques populaires) et Ixis (filiale des Caisses d'épargne), pour donner naissance à une nouvelle entité... Natixis. Venant après plusieurs informations précises, cet épisode prend la forme explicite d'un parti pris, sous le titre «Oui, l'affaire Pérol est une affaire d'Etat».

Dans la foulée, Mediapart révèle peu après que, naturellement, l'associé gérant François Pérol a gagné de l'argent – ce qui est logique puisque c'est son métier de banquier – grâce à cette opération Natixis, à laquelle en droit il n'aurait jamais dû participer. Dans deux articles successifs, nous évaluons ce gain de 1,5 à 2 millions d'euros ... / ... Dans ce dernier article, nous expliquons que la banque Rothschild a gagné environ 10 millions d'euros pour son activité de conseil pour Natixis, et que François Pérol a dû percevoir un bonus en fin d'année de 1,5 million à 2 millions pour l'ensemble de ses activités de 2006, étant entendu que Natixis lui a pris une bonne part de son temps et de son énergie...

En réaction à ce que nous avons écrit, une dépêche AFP en date du 16 mars explique que, selon une chargée de communication proche de François Pérol (il s'agit en fait d'Anne Méaux, conseillère des milieux patronaux), Mediapart a tenu des propos « mensongers ». Anne Meaux nous reproche au nom de François Pérol d'avoir écrit qu'il a touché des honoraires directement de.... Natixis. Ce que nous n'avons jamais affirmé.

Quelques jours plus tard, François Pérol est entendu par la Commission des finances de l'Assemblée. De nombreux députés reprennent alors à leur compte les douze questions de Mediapart. Et François Pérol confirme notre chiffrage : il admet que la banque Rothschild a bien gagné un peu plus de 10 millions d'euros dans l'affaire Natixis. Mais il élude la question sur son propre bonus. - Intégralité du texte

... / ... Notre détermination est intacte, mais nous avons besoin de vous. Pot de terre contre pot de fer, la disproportion des moyens financiers est ici évidente. En attendant ces échéances judiciaires – les premières audiences en fixeront les dates –, vous pouvez donc soutenir financièrement Mediapart. Nous avons ouvert un compte bancaire dédié (« SEDM Soutien à Mediapart ») sur lequel vous pouvez nous adresser votre contribution :

– par chèque à l'ordre de « SEDM Soutien à Mediapart », à adresser à Mediapart, 8, passage Brulon, 75012 Paris;

– par virement sur le compte « SEDM Soutien à Mediapart », Code banque 30488, Code guichet 00073, numéro de compte 00027058838, clé 88, domiciliation Banque Fortis, 80, avenue Marceau, 75008 Paris.

Liste des signataires

Quelques signataires classés par ordre alphabétique:

Pouria Amirshahi, secrétaire national du PS aux Droits de l'homme
Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste
Pierre-Louis Basse, journaliste, Europe 1
Denis Baupin, maire adjoint de Paris, Verts
François Bayrou, président du Modem
Daniel Bensaïd, philosophe
Olivier Besancenot, porte-parole du NPA
José Bové, syndicaliste paysan
Jean-Marc Brûlé, maire Verts de Cesson
Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF
Daniel Cohn-Bendit, co-président du groupe Verts au Parlement européen
Annick Coupé, porte-parole de l'Union syndicale Solidaires-SUD
Régis Debray, philosophe, directeur de la revue Médium
Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts
Laurent Fabius, député socialiste, ancien Premier ministre
Christian Fevret, directeur de publication des Inrockuptibles
Aurélie Filippetti, député PS, écrivain
Vittorio de Filippis, journaliste, Libération
Edouard Glissant, poète
Christophe Girard, adjoint au maire de Paris
Anouk Grinberg, comédienne
Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste
François Hollande, député socialiste, ancien premier secrétaire du PS
Eva Joly, ancienne magistrate
Jacques Julliard, écrivain, directeur délégué de la rédaction du Nouvel Observateur
Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières
Yves de Kerdrel, éditorialiste, Le Figaro
Julia Kristeva, linguiste, sémiologue, psychanalyste, écrivain
Alain Krivine, NPA
... / ...

Adresse de la pétition de soutien

NDLR : les passages en gras on été ajoutés par la rédaction de Slovar les Nouvelles

17 avril 2008

Liberté d'expression

Vous voulez aider Amnesty International dans son combat. Vous pouvez signez leur pétition en ligne ci-dessous







Source Amnesty International



Slovar les Nouvelles soutien l'action d'Amnesty International

15 octobre 2007

Propositions pour une presse libre

"La mission d'information est aujourd’hui menacée dans son existence même Elle l’est dès lors que, par le jeu des rachats-fusions, les entreprises de presse passent sous le contrôle d’actionnaires, de groupes industriels ou financiers, qui vivent des marchés publics ou dont les intérêts économiques et politiques peuvent entrer en contradiction avec le souci d’informer librement et honnêtement"

"L’information n’est pas une marchandise, et la mission d’information
est une mission essentielle du point de vue du débat démocratique.

La démocratie est menacée de disparition partout où il n’y a plus de liberté de la presse.
En effet, une presse indépendante est l’affaire de tous les citoyens : lecteurs, auditeurs,
téléspectateurs, internautes.

De ce point de vue, la mission d’information doit donc être considérée comme étant d’intérêt général"

Ce sont des extraits de la pétition de l'intersyndicale des journalistes pour pour la liberté de la presse et le droit des citoyens à une information honnête, indépendante et plurielle.

"Aujourd’hui, les syndicats de journalistes se sont réunis et lancent une bataille pour que la liberté de la presse et le droit des citoyens à une information honnête, indépendante et plurielle redeviennent ce qu’ils n’auraient jamais dû cesser d’être. Mais ils ne gagneront pas seuls ce difficile combat. C’est pourquoi ils appellent l’ensemble de la profession et tous les citoyens à les rejoindre pour participer à la bataille pour l’indépendance de la presse"

Slovar les Nouvelles est solidaire de cette pétition et vous invite à la signer

Le blog de l'intersyndicale
Le site de l'intersyndicale
La pétition

27 septembre 2007

Le retour d"Arrêt sur images" ne dépend que de vous !!

Communiqué du site Web arretsurimages.net

Vous avez été près de 200 000 (dont Slovar les nouvelles - NdR) à signer la pétition de soutien à Arrêt sur images, après sa suppression par France 5.

Les dirigeants de la télévision publique sont restés sourds à votre appel, pourtant sans précédent.

La télévision publique ayant renoncé à la mission d’éducation à l’audiovisuel et aux medias que lui a pourtant assignée le législateur, l’équipe d’Arrêt sur images n’a d’autre ressource que de l’accomplir ... sur le Net.

Nous allons relever ce défi. Nous allons faire renaître Arrêt sur images sur Internet. Et elle sera financée par... vous.

@rrêt sur images ressemblera-t-elle à Arrêt sur images ?

Oui et non. Ce ne sera « ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre ». Plutôt qu’une longue émission hebdomadaire, @rrêt sur images vous proposera des rendez-vous télévisés plus courts, plus fréquents, ainsi que des enquêtes et des dossiers multimedia.

Mais vous y retrouverez le ton, et la plupart de l’équipe, que vous aimiez. Comment l’émission sera-t-elle financée ?

Exclusivement par ses abonnés, et par la publicité. Pour rester totalement indépendants, nous n'avons pas voulu faire appel à des investisseurs. Les seuls actionnaires de l'émission seront les partenaires et les salariés qui contribueront à sa production.
Pourquoi s’abonner dès aujourd’hui ?

Pour nous permettre justement de vous construire le plus beau site définitif possible. Nous espérons pouvoir le mettre en ligne dès le 7 janvier 2008, à 13 heures (les abonnements commenceront à courir le jour de sa mise en ligne)

Nous souhaitons par exemple, dès son ouverture, vous y proposer un large choix d'archives de l'émission, classées par dossier. Une équipe de journalistes, de documentalistes et de webmasters va entamer ce travail dès aujourd'hui. En outre, dès l'automne, une partie de l'équipe sera à pied d'œuvre, pour préparer des dossiers et des émissions « à blanc ».

Quels sont les tarifs de l’abonnement ?

L’abonnement coûte 3 euros par mois (au total, 30 euros par an : les deux mois d’été sont offerts)

Vous pouvez souscrire un abonnement d’essai de trois mois, pour 10 euros.

Pour les étudiants, les chômeurs et les précaires, l'abonnement est fixé à 1 euro par mois (soit 12 euros par an). Pas besoin de justificatif, nous avons choisi de vous faire confiance.

Si vous souhaitez soutenir le projet d’@rrêt sur images, le montant de l’abonnement de soutien est sans limite. Vous pouvez souscrire pour 50, 100 euros, ou davantage ... / ...


Lire la suite ou s'abonner en suivant le lien http://arretsurimages.net/ ou en cliquant sur l'image illustrant ce texte