28 octobre 2005
Fatigué
Fatigué, fatigué
Fatigué du mensonge et de la vérité
Que je croyais si belle, que je voulais aimer
Et qui est si cruelle que je m'y suis brûlé
Fatigué, fatigué
Fatigué d'habiter sur la planète Terre
Sur ce brin de poussière, sur ce caillou minable
Sur cette fausse étoile perdue dans l'univers
Berceau de la bêtise et royaume du mal
Où la plus évoluée parmi les créatures
A inventé la haine, le racisme et la guerre
Et le pouvoir maudit qui corrompt les plus purs
Et amène le sage à cracher sur son frère
Fatigué, fatigué
Fatigué de parler, fatigué de me taire
Quand on blesse un enfant, quand on viole sa mère
Quand la moitié du monde en assassine un tiers
Fatigué, fatigué
Fatigué de ces hommes qui ont tué les indiens
Massacré les baleines, et bâillonné la vie
Exterminé les loups, mis des colliers aux chiens
Qui ont même réussi à pourrir la pluie
La liste est bien trop longue de tout ce qui m'écœure
Depuis l'horreur banale du moindre fait divers
Il n'y a plus assez de place dans mon cœur
Pour loger la révolte, le dégoût, la colère
Fatigué, fatigué
Fatigué d'espérer et fatigué de croire
A ces idées brandies comme des étendards
Et pour lesquelles tant d'hommes ont connu l'abattoir
Fatigué, fatigué
Je voudrais être un arbre, boire à l'eau des orages
Pour nourrir la terre, être ami des oiseaux
Et puis avoir la tête si haut dans les nuages
Pour qu'aucun homme ne puisse y planter un drapeau
Je voudrais être un arbre et plonger mes racines
Au cœur de cette terre que j'aime tellement
Et que ces putains d'hommes chaque jour assassinent
Je voudrais le silence enfin et puis le vent
Fatigué, fatigué
Fatigué de haïr et fatigué d'aimer
Surtout ne plus rien dire, ne plus jamais crier
Fatigué des discours, des paroles sacrées
Paroles: Renaud Séchan. Musique: Renaud Séchan, Franck Langolff 1985 "Mistral Gagnant »
21 octobre 2005
"Le monde comme je le vois"
A priori la réponse même argumentée devrait être : Non
C’est ce que la très grande majorité des français avait cru entendre à l’issue du premier tour de la présidentielle de 2002 et c’était la première fois en France qu’un homme politique quittait la scène avec panache.
Lionel Jospin laissait ce jour là un parti en déroute et ouvrait la guerre de succession que nous connaissons aujourd’hui au Parti Socialiste.
Ayant comme beaucoup de français lu « les bonnes feuilles » présentées par le Nouvel Obs, on finit par se demander si le panache n’était une surchauffe d’ego ?
Extraits : « on ne saurait toucher aux profits, imposer davantage le capital, limiter les salaires extravagants" de cette "nouvelle aristocratie", déplore-t-il. "Patrons et managers, loin de s'appliquer à eux-mêmes la culture du risque qu'ils professent, construisent à leur propre profit des mécanismes hautement protecteurs (ces fameux golden parachutes) »
Alors Lionel, pourquoi es tu parti puisque tu avais des idées ?
Pourquoi laisse tu plusieurs de tes anciens fidèles entretenir la mythe du retour ?
Malheureusement pour toi Lionel, les français n’avaient pas besoin de toi pour se qualifier au mondial 2006. Aujourd’hui ceux qui n’auraient jamais voté pour toi mettent en avant tes écrits pour mieux fustiger la gauche et ceux qui t’avaient suivi hésitent entre rancune et abattement.
Laisse nous croire encore un peu au panache et cesse de soutenir les uns pour mieux clouer au pilori les autres. Dans « les bonnes feuilles » tu règles tes comptes avec l’extrême gauche qui serait responsable de ton éviction au premier tour de 2002 mais tu oublie de parler de ta campagne calamiteuse.
A bientôt Lionel mais pas dans ce rôle !!!
19 octobre 2005
Histoire de "chariot-type"
Il serait peut être intéressant de se rappeler aux français à quoi ressemble ce « chariot-type »
Il suffit pour cela de se rendre sur le site du ministère des finances, de taper « chariot-type » dans la zone de recherche puis de trouver le lien qui conduit à un communiqué de presse du 25/06/2005 « Thierry BRETON présente les grandes orientations de la politique économique »
Que lit on en bas de ce document ?
« Pour chaque type de foyer, la valeur du chariot-type a baissé depuis février 2005.
Entre février 2005 et juin 2005, la valeur du « chariot-type » moyen pour l'ensemble des
ménages est passée de 100 € à 99,42 €.
Soit une baisse de 0,58 €.
Pour les différents types de ménages, on observe une baisse de 0,27 € pour le « chariot-type» du célibataire, une baisse de 0,77 € pour celui du couple sans enfant, une baisse de 0,74 € pour celui du couple avec 2 enfants et de 0,65 € pour celui du couple avec 3 enfants »
Que s’est-il passé depuis ?
Et là, impossible de trouver d’autres chiffres sur le site du ministère.
Curieux de ce manque d’actualisation, j’ai découvert les informations suivantes après quelques secondes de recherche sur le Web :
Le chariot-type a augmenté en septembre par rapport à juin
28-09 - 18:26:30 Le chariot-type, chargé de mesurer les prix des produits quotidiens pour quatre types de ménages, a augmenté en septembre par rapport à juin, même s'il demeure moins cher qu'en février dernier, selon les chiffres donnés par Bercy lors de la présentation du budget 2006.
Le ministre de l'Economie Thierry BRETON a souligné mercredi lors d'une conférence de presse que "le chariot-type" reste moins cher qu'en février", la valeur du chariot-type de l'ensemble des ménages s'établissant en septembre à 99,81 euros, contre 100 euros huit mois plus tôt.
Cependant, le ticket global de septembre -- regroupant 135 produits de consommation courante -- est cependant supérieur de 39 centimes par rapport à juin dernier, où il était descendu à 99,42 euros.
Entre juin et septembre, la valeur du chariot-type du célibataire a également augmenté de 10 centimes à 49,83 euros. Le chariot-type du couple sans enfant a pris 42 centimes à 104,65 euros, celui du couple avec deux enfants a augmenté de 60 centimes à 129,86 €, tandis que le chariot du couple avec trois enfants et plus s'est apprécié de 68 centimes à 1.434,03 euros.
C’est sans doute un manque de temps qui est responsable de ce retard d’actualisation ?
Pas d’inquiétude puisque le ministre avait déclaré aux français qu’il viendrait leur commenter ces évolutions tous les mois.
12 octobre 2005
Solitude citoyenne
C’est une sensation abominable car on a l’impression d’être déconnecté alors que les autres continuent à vivre et à bouger.
L’actualité et ses intervenants semblent parfois se liguer pour vous mettre en condition :
Sécurité sociale
Jacques CHIRAC
"Le déficit demeure trop élevé", même si la réforme de la Sécurité sociale "avance", a estimé mercredi Jacques Chirac lors du Conseil des ministres, au sujet du budget de la "Sécu" pour 2006.
"Sans la réforme, le déficit de l'assurance maladie aurait été de 16 milliards d'euros. Il devrait être ramené à 8 milliards d'euros cette année"
"Pour que l'assurance maladie retrouve durablement le chemin de l'équilibre", il faut, selon Jacques Chirac, "renforcer la logique de responsabilité de chacun des acteurs".
Jean-Marie Le GUEN
« En diminuant les remboursements de certains actes médicaux, le gouvernement organise la "privatisation" de la Sécurité sociale, a prévenu mercredi le député socialiste de Paris Jean-Marie Le GUEN.
Interrogé sur le forfait de 18 euros qui restera à la charge des patients ou de leur mutuelle pour les actes médicaux coûteux, Jean-Marie Le GUEN a estimé sur France-2 que "ça s'appelle la privatisation de la Sécurité sociale".
Grippe aviaire
Philippe DOUSTE BLAZY
La France demande à la Commission européenne d'envisager "sans retard" des mesures pour enrayer une éventuelle épidémie de grippe aviaire.
"En ce qui concerne les mesures vétérinaires, la France demande à la commission de bien vouloir envisager sans retard deux choses", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy.
Jean-François COPE
« La mobilisation est absolument totale, et ce depuis deux ans", a souligné mercredi le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé au sujet de la grippe aviaire.
"La France, appliquant le principe de précaution, a pris, au fur et à mesure du temps, un certain nombre de dispositions", a-t-il souligné lors du compte-rendu du conseil des ministres. "Le dispositif en France est en permanence adapté en fonction de l'évolution des informations dont on dispose".
Parti socialiste
Henri EMMANUELLI
A un mois du Congrès socialiste, le député des Landes Henri Emmanuelli déplore mercredi que la majorité du PS "ressemble plus à un attelage défensif qu'à une coalition dynamique".
"Je trouve que la majorité du parti manque de cohérence et de clarté", déplore Henri Emmanuelli dans "Libération". "Elle ressemble plus à un attelage défensif qu'à une coalition dynamique".
Jack LANG
L'ex-ministre socialiste de la Culture, Jack Lang, estime dans un entretien publié mercredi dans le magazine VSD que Laurent Fabius "peut rallier la majorité (du PS) à tout moment".
Sondage du mardi 11 octobre
IFOP
« La cote de popularité du président Jacques Chirac gagne 4 points en octobre, avec 42% de Français déclarant approuver son action, tandis que celle de Dominique de Villepin baisse de 6 points avec 49% d'approbation, selon un sondage Ifop à paraître dans Paris Match jeudi. »
BVA
« La cote de popularité de Jacques Chirac chute de sept points en octobre, à 39%, tout comme que celle de Dominique de Villepin, en baisse de six points, à 40%, selon le baromètre politique BVA paraissant jeudi dans l'hebdomadaire "L'Express" »
Après avoir lu cette courte "moisson", vous n’avez pas l’impression de vous sentir seul, très seul avec vos problèmes quotidiens ?
07 octobre 2005
Le plein emploi
La présidente du MEDEF ayant déclaré ce matin : « Que son organisation n'avait pas attendu le Premier ministre pour discuter avec les syndicats" elle a en outre ajouté « que M. de Villepin "ne connaît peut-être pas assez l'environnement économique des entreprises ?"
La CGPME en ce qui la concerne n’a pas encore réagit officiellement à l’intervention du premier ministre mais propose sur son site Web un document intitulé : Le projet Cap France PME
Une visite s’imposait, nous l’avons faite pour vous. Ce document qui se présente sous la forme de 45 mesures pour relancer les PME et PMI nous a surpris ou étonné par son contenu. Nous vous livrons ci-dessous quelques morceaux choisis
1/ Instituer pour les parlementaires, ainsi que pour les hauts fonctionnaires des ministères et administrations concernés, une immersion renouvelable d’une journée en PME, au cours de laquelle ils assureraient, avec lui, toutes les tâches quotidiennes d’un patron de PME.
La mesure n’indique pas s’il y aura l'obligation d’aller manger au self de l’entreprise. Néanmoins, TF1 et Laurence FERRARI proposant déjà un concept identique, nous suggérons à la CGPME de se rapprocher d’eux.
4/ Permettre aux seniors volontaires de consacrer, avec l’accord de l’entreprise bénéficiant d’allègements de charges, une partie de leur temps à la promotion de leur secteur d’activité auprès des étudiants de la filière.
Est-il vraiment utile de tendre la sébile pour mettre en place une telle mesure ?
5/ Créer un fonds d’investissement alimenté par une souscription, notamment auprès des grandes entreprises, et destiné à sélectionner et financer des actions de sensibilisation et de promotion de l’esprit d’entreprise (feuilleton télévisé, programmes de vulgarisation économique, campagnes de communication, etc.)
Après « Super Nany », « On a échangé nos mamans » et autres lofts il est indispensable de nous faire un feuilleton télé. Pourquoi pas « Chouchou et Loulou » découvrent le BTP ou la restauration ?
9/ Afin de favoriser des embauches adaptées aux besoins des PME, possibilité de recourir directement, sans accord de branche ou d’entreprise, au contrat de travail Intermittent destiné à “pourvoir des emplois permanents comportant par nature une alternance de périodes travaillées et non travaillées”.
Depuis le temps que les jeunes se cassent la tête à faire la star académie pour travailler dans le monde du spectacle !!! Cette excellente mesure permettra à chaque salarié de devenir intermittent du spectacle
Je vous laisse découvrir le reste de ces mesures qui dans leur ensemble reposent essentiellement sur la baisse des charges sociales qui comme tout le monde le sait couvre
La vieillesse
Le chômage
Les retraites
La maladie
Mais enfin si les salariés sont unanimement d’accord pour que leurs entreprises ne participent ni ne cotisent à ces postes alors notre Premier Ministre a 45 mesures toutes prêtes.
05 octobre 2005
Manifestons ?
La CGT annonce avoir réuni plus de 1 million de personnes en France. Sur Paris environ 150 000.
Que disent les chiffres du ministère de l'intérieur ?
Et bien, 500 000 en France et 30 000 sur Paris.
Va-t-on enfin cesser de nous prendre pour des imbéciles ?
Quand va-t-on se focaliser sur les demandes des citoyens et mesurer leurs ressentiments ou colère autrement que par des chiffres aussi contestés d'un côté comme de l'autre ?
Pourquoi les media audio visuels n'ont pas relayé le chiffre indiqué par la presse écrite qui fait référence à un sondage indiquant que 74 % des français étaient solidaire des manifestants et grévistes ?
La réalité, c'est qu'aujourdhui, plus de 90 % des entreprises emploient moins de 10 salariés et que dans celles ci, les rapports sociaux sont bons ou inexistants.
Il est clair qu'il n'est pas possible pour les salariés des très petites entreprises de manifester. D'ailleurs lorsqu'on voit de quelle façon les syndicats de salariés y sont présents, en ont-ils envie.
Dans la même veine, le MEDEF est-il représentatif des employeurs de TPE ? Combien d'eux sont syndiqués ?
"C'est un travail long, difficile qui est collectif a déclaré Thierry BRETON ce matin sur Europe1. "Il n'y a pas que l'état, tout le monde est engagé dans ce combat pour l'emploi, à savoir les salariés et les entreprises"
YAKA !!!!
30 septembre 2005
Oh! mon bateau hoho !!!!
Pour ceux qui ont oublié le refrain :
Oh mon bateau
Tu es le plus beau des bateaux
Et tu me guides sur les flots
Vers ce qu'il y a de plus beau
Tu es le plus beau des bateaux
Je suis certain qu'en des temps plus calmes, les marins de la SNCM ont bien du la chanter.
Aujourd'hui, le ton n'est plus à la plaisanterie ou au badin et le bras de fer qui oppose l'état à ses salariés est un premier accroc au costume de notre premier ministre.
Premier ministre qui a déclaré au demeurant
"Chacun le voit dans ce pays: le gouvernement ne ménage ni sa peine, ni ses initiatives pour trouver des solutions",
L'Etat a "pris ses responsabilités" avec le montage financier présenté jeudi lors de sa conférence de presse, et aussitôt rejeté par la CGT. Le gouvernement est prêt à conserver une participation minoritaire de 25% dans le capital de la SNCM, aux côtés des deux repreneurs pressentis, le fonds d'investissement Butler Capital Partners (40%) et la société Connex, filiale transport public du groupe Veolia (30%)
Mais alors, pourquoi accepte-t-on maintenant de revoir le nombre de repreneurs et la répartition des parts alors que le plan originel prévoyait une attribution de 100 % à Butler ?
Dominique de Villepin, si prompt à fustiger la direction de HP à qui il envisageait de leur faire rendre gorge et subventions se trouve cette fois ci du côté de ceux qui bradent ou restructurent.
Il est de plus en plus évident que les salariés se battent pour simplement garder leur emploi même si les méthodes ne sont pas des plus orthodoxes.
Dans le même temps, une annonce est discrêtement tombée :
Hausse de 5,4% du nombre d'allocataires des minima sociaux et baisse d'autant de ceux touchant l'assurance-chômage.
100 jours pour relever la France n'était-ce pas un peu provocateur ou illusoire M. De Villepin ?
28 septembre 2005
L'Europe se met à jour
La commission européenne vient de mettre à la poubelle 68 projets de directives européennes sur les 200 qu'elle avait examinées. Objectif : "mieux légiférer".
La Commission a donc analysé 183 propositions datant d'avant le 1er janvier 2004 afin de voir si elles restaient d'actualité, si elles avaient une chance d'être adoptées et, surtout, si elles ne risquaient pas de nuire à la compétitivité. Soixante-huit propositions n'ont pas passé ce test.
Franchement, je ne crois pas être le seul à me poser des questions à ce sujet. Il est vrai qu’une visite du portail de la commission (http://europa.eu.int/comm/index_fr.htm) peut surprendre.
J’ai me suis intéressé au chapitre « Dialogue social »
http://europa.eu.int/comm/employment_social/dsw/dspDetails.do?
id=129&d-1588-p=1&d-1588-s=&d-1588-o=null
Et plus précisément à un document intitulé « Comment s'y prendre : Code de conduite. Lignes directrices pour les coiffeurs européens »
Suit un document de plusieurs pages (http://europa.eu.int/comm/employment_social/social_dialogue/
docs/129_20010626_services_fr.pdf) dont je vous livre un extrait
"Un environnement social de travail est un environnement ouvert, où il y a place pour l'expression de soi et la créativité, où les employés peuvent faire preuve d'initiative et partager la responsabilité de leur perfectionnement permanent, où il peut y avoir rotation et enrichissement des tâches et où l'on est conscient que "ce que l'on fait ensemble est important "
"Dans un bon environnement de travail, tout le monde est aussi gagnant."
"Dans un environnement ouvert, il y a moins de stress, l'absentéisme diminue considérablement"
Je vous laisse découvrir ce chef d’œuvre de 11 pages qui tient plus des traités de savoir-vivre chère à La baronne de Rothschild que de la réelle prise en compte des choses de l’économie.
26 septembre 2005
Aujourd’hui on a plus le droit d’avoir faim ou d’avoir froid
S’il avait entraîné avec lui beaucoup de stars du showbiz, il aura fallut beaucoup plus de temps aux politiques pour rejoindre cette idée et s’en emparer comme une solution « originale » à l’indignité que propose notre monde moderne.
Je me suis souvent depuis la disparition de Michel demandé s’il aurait continué à faire vivre un mouvement du cœur en le transformant en institution destinée à masquer l’inaction des pouvoirs publics. Modestement, je pense qu’il serait plutôt remonté sur scène ou aurait mobilisé les média pour stigmatiser une société qui magnifie le marchand au détriment de l’humain.
En lisant dans mon journal les déclarations alarmistes des dirigeants des Restos, j’étais partagé entre colère et admiration. Car à défaut de toute action gouvernementale ou régionale, il est clair que sans les milliers de bénévoles qui souquent ferme, il n’y aurait rien.
Mais en fin de compte c’est un petit article de presse qui m’a achevé :
Nouvelle difficulté pour les Restos du Coeur. Le combat de l’association se joue aussi dans les couloirs de Bruxelles. Elle craint en effet que la distribution d’aide alimentaire soit menacée cet hiver par la diminution drastique du budget envisagé pour le plan européen d’aide aux plus démunis (PEAD). A quoi il faut ajouter les besoins des dix nouveaux Etats membres de l’Union. Selon les Restos, la part du PEAD pour la France baisserait de 20 % alors qu’au cours des deux dernières campagnes, il y a eu « 15 % de bénéficiaires en plus ». Si cette baisse est confirmée, ce seront « trois millions de repas en moins » pour l’association. Les Restos du Coeur ont fait part de leur inquiétude au Premier ministre, qui leur a répondu que le gouvernement allait très vite saisir, à nouveau, la Commission européenne.
Comment !!! Le premier ministre de la France va "saisir" la Commission européenne ?
Et la commission européenne, comment réagit-elle au fait qu’elle doit arbitrer entre les zones de pauvreté ?
Décidemment, je crois bien qu’il aurait explosé Michel.
23 septembre 2005
Ce matin à la fraîche, lecture de l’actualité du jour
"Il y a assez peu d'espoir pour un Premier ministre d'être un bon candidat à l'élection présidentielle", a déclaré vendredi le sénateur de la Sarthe François Fillon, estimant que la guerre entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy "a démarré trop fort, trop vite".
Je vous en supplie, construisez!" des logements sociaux, a demandé vendredi le ministre du Logement Jean-Louis Borloo aux maires de France au lendemain de la présentation à Nantes de son projet d'"engagement national pour le logement".
François Bayrou et les parlementaires UDF, réunis pendant deux jours à Taissy (Marne), ont réfléchi aux moyens de "reconstruire un pays au bord de la banqueroute", en dénonçant "la valse des promesses" du gouvernement.
Le PCF, réuni mercredi et jeudi en Conseil national, veut créer une dynamique de rassemblement de la gauche autour d'un projet alternatif de société, et n'entend pas encore se positionner pour la présidentielle de 2007.
Le Parlement européen va tenter de sortir la Constitution européenne du coma dans lequel elle est plongée depuis les "non" français et néerlandais en proposant une nouvelle Convention pour en modifier le texte.
Que voilà des déclarations importantes qui vont embellir la journée de
721 à 945 salariés de Neuf Télécom
1240 salariés de HP France
6000 salariés (combien en France) de SONY
Comment disait un précédent premier ministre ?
A oui, « La pente est raide …. »
21 septembre 2005
Mort d'une entreprise
PARIS (AFP) - Guillaume Sarkozy, candidat malheureux à la présidence du Medef, a déposé le bilan de son entreprise textile Tissage de Picardie, basée à Villers-Bretonneux (Somme)
M. Sarkozy, également président de l'Union des industries textiles, a déclaré mardi sa PME de 85 personnes en cessation de paiement auprès du tribunal de commerce d'Amiens, après l'échec d'un plan de sauvetage de dernière minute.
"La rapidité terrifiante avec laquelle notre chiffre d'affaires s'est dégradé (...) est sans doute une conséquence de la mondialisation", a encore dit le frère de Nicolas Sarkozy ...
Ce communiqué m'évoque la réflexion suivante:
Ce dépôt de bilan est dramatique à double titre :
Premièrement parce que 85 personnes de plus vont perdre leur emploi
Deuxièmement parce que si le président de l'Union des industries textiles n'a pu éviter le naufrage, qu'en sera-t-il des dernières entreprises de ce secteur à court et moyen terme ?
Guillaume Sarkozy dans son interview ajoute
qu'il "n'a pas pu faire mieux pour s'adapter" à une baisse drastique du carnet de commandes, passé de 10,5 millions d'euros en juin 2003 à un peu plus de 6 millions d'euros actuellement. La réduction d'un tiers des effectifs et une augmentation de capital de 300.000 euros l'an dernier n'avaient pas suffi à inverser la tendance.
La mondialisation tant chérie par les thuriféraires du libéralisme a encore frappé. Une entreprise de plus ou de moins, est ce que ça compte encore ?