22 mai 2006

L’UDF a-t-elle un avenir ?


Gilles de Robien vient de l’annoncer : "Je viens de créer un cercle appelé Société en mouvement pour mener une réflexion dont manque cruellement notre parti"

Est ce le début de la fin pour ce parti politique qui ne compte plus aujourd’hui plus que 30 députés à l’assemblée nationale ?

Retour sur une histoire

Valéry Giscard d'Estaing (auteur de la célèbre phrase : « Les français aspirent à être gouvernés au centre » prendra l'initiative de réunir en 1978 des familles de pensées alliant l'humanisme social et européen et positions de droite ultra libérales

En mars 1978, aux élections législatives. L'UDF forme le deuxième groupe de l'Assemblée nationale.

Poids des composantes dans les députés UDF :

PR : 53%
CDS : 27%
divers UDF : 12%
Parti Radical "valoisien" : 7%
MDSF : 1%

Cette performance va vite tourner au cauchemar années après années au gré des désaccords et de la profusions de mouvements ou groupes de pensée

10 mai 1981
2 eme tour de l'élection présidentielle :
48,24% pour Valéry Giscard d'Estaing

5-12 juin 1988
élections législatives.

Certains députés, majoritairement membres du Centre des Démocrates Sociaux (CDS), forment le groupe dissident de l'Union du Centre (UDC)

5 novembre 1995
le Centre des Démocrates Sociaux (CDS) et le Parti Social-Démocrate (PSD) fusionnent dans Force Démocrate (FD)

24 juin 1997
le Parti Républicain (PR) devient Démocratie Libérale et s'élargit à une partie du PPDF

8 avril 1998
exclusion des trois présidents de région UDF élus en mars avec les voix du Front National (FN, extrême-droite

16 mai 1998
Démocratie Libérale quitte l'UDF - 17 démocratie libérale favorables au maintien dans l'UDF créent le 17 août un Pôle Républicain, Indépendant et Libéral (PRIL-UDF)

3 avril 2002
Philippe Douste-Blazy, président du groupe UDF de l'Assemblée nationale, annonce la création d'une nouvelle structure chiraquienne, destinée à se transformer en parti chiraquien unique : l'UMP

16 juin 2002
second tour des élections législatives. 27 élus sous la seule étiquette UDF

14 juin 2005
François Bayrou suspend Gilles de Robien (ministre de l'Éducation nationale) des instances dirigeantes de l'UDF en raison de sa participation au gouvernement de Dominique de Villepin

23 novembre 2005
15 députés UDF votent contre l'ensemble du projet de loi de finances pour 2006

16 mai 2006
11 députés UDF votent la motion de censure déposée par la gauche contre le gouvernement de Dominique de Villepin

S’il est vrai que dans une démocratie l’abondance de courants de pensée est essentielle elle trouve ses limites à l’UDF qui au cours de sa jeune histoire aura connu départs tonitruants, défections, trahisons et petits meurtres entre amis.

Le choix de François BAYROU et de sa grade rapprochée peut paraître héroïque mais n’est-il pas l’annonce de la disparition de l’UDF du moins dans son actuelle configuration ?

Il est clair que l’UMP fera « payer » aux 11 élus UDF leur rébellion de mai 2006 en présentant des candidats de poids dans chacune de leurs circonscription et en aidant si nécessaire un candidat de gauche.

L’UDF résistera-t-elle aux prochaines législatives de 2007 ? Que restera-t-il du message de François BAYROU après les mesures de rétorsions ?

La dernière déclaration de Gilles de Robien préfigure un nouveau et prochain démantèlement des dépouilles de l’UDF. François BAYROU joue gros mais n’est-il pas en train de redonner naissance au courant fondateur de son mouvement ?

Dans une époque qui pousse à la bipolarisation de la vie politique, verra-t-on des socialistes modérés se regrouper avec des centristes sociaux ?

Le pari de François BAYROU trouvera-t-il un électorat ? J’en connais beaucoup qui souhaiteraient être plus vieux de quelques mois !!!

Sources

UDF
France politique

19 mai 2006

L'économie sociale doit se faire entendre


Qu’y a-t-il de commun entre le Crédit agricole, 15,5 millions de comptes, et le Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine, dont les effectifs sont de 49 personnes ? Rien, sinon d’appartenir à un même secteur, celui dit de l’« économie sociale ».

L'économie capitaliste néolibérale est-elle la voie unique ?

Non, répond Thierry JEANTET le directeur général de EURESA (réseau européen de sociétés d’assurances d’Economie Sociale), les mutuelles, les coopératives et les associations (donc l'Économie sociale) montrent qu'il existe une façon plus solidaire de créer des richesses aussi bien dans la sphère marchande que dans la sphère non marchande.

Partout en Europe, on trouve des entreprises, des organisations dans lesquelles prévalent le principe de non-domination du capital et celui du contrôle démocratique : il y aurait d'ailleurs 248 millions de membres de coopérative, de mutuelle ou d'association sur 370 millions d'habitants en Europe !

Ces structures agissent dans les domaines les plus divers : social, culturel, financier, agricole, industriel ou de la pêche... Elles sont encore trop mal connues. Face à de grands défis comme la mondialisation, la transformation du travail et la crise sociale, elles représentent une chance particulière de voir établies les conditions d'une croissance à dimension humaine et, au-delà, de changer la donne en affirmant la primauté du civique et du social sur l'économique et le monétaire.

Pour cela, elles doivent à la fois renforcer et moderniser leur identité, faire fructifier leurs propres principes (démocratie, non-lucrativité, solidarité, recherche du meilleur rapport qualité-prix, épanouissement de la personne, etc.), et donc innover.

Il existe bien un " troisième secteur ", à côté des entreprises de statut capitaliste mais également à côté de l'économie publique (l'économie sociale est privée et indépendante de l'Etat).

Depuis plus d'un siècle, l'économie sociale (associations, mutuelles et coopératives) démontre qu'il est possible d'entreprendre autrement. Un des points communs entre les organisations de l'économie sociale ?

Une répartition différente des richesses créées qui, inscrite dans les gènes de ces structures, empêche ou limite le versement de dividendes aux personnes physiques membres. Cette économie ni capitaliste ni publique, fondée sur des principes démocratiques, pèse aujourd'hui plus de 12% du PIB en France.

Le procès bien souvent tenu à l’économie sociale est de ne pas être structurée comme l’économie capitaliste. Or, est ce par manque de communication institutionnelle où timidité chronique que l’économie sociale n’est pas plus présente dans les média pour expliquer qu’elle est aussi bien structurée ?

Il serait temps que les français connaissent un peu mieux

CJDES : centre des jeunes dirigeants et des acteurs de l'économie sociale
AVISE : Agence de valorisation des initiatives socio-économiques
USGERES : Union de syndicats et groupements d’employeurs représentatifs dans l’économie sociale
RESOL

Mais aussi les banques à caractère coopératif

Le crédit coopératif
Les banques populaires
Le crédit agricole
Le crédit mutuel
La caisse d’épargne

Sans oublier les mutuelles généralistes ou de santé

FNMF(fédération nationale de la mutualité française)

Il est enfin temps de faire tomber le mythe de l’économie sociale et solidaire qui serait réservée à des micro projets locaux. L’économie sociale et solidaire est une approche différente de l’entreprise et de sa gouvernance.

Le MEDEF ne s’y est pas trompé puisque récemment, il faisait pression sur le gouvernement de Jean Pierre RAFFARIN pour remettre en cause « les entreprises de l’économie sociale qui concurrencent aujourd’hui les entreprises du secteur marchand tout en continuant à jouir d’un certain nombre de privilèges ».

Pourquoi continuent-elles d’exister alors que coopératives ou mutuelles se rapprochent des acteurs du secteur concurrentiel, se demande le rapport ?

Il est plus que probable que la gestion démocratique de l’entreprise et la recherche de sens soient aux antipodes de la gestion des intérêts des actionnaires des entreprises du CAC 40

Sources

Euresa
La documentation française
Le monde diplomatique
Scop entreprises
Ecosociale
Groupe SOS

17 mai 2006

Journée contre l'homophobie




















Si la France a dépénalisé l’homosexualité en 1982, institué le PACS en 1999, et l’OMS retiré l’homosexualité de la liste des maladies en 1993, l’homophobie reste un fléau très important dans le monde.

90 pays considèrent encore l’homosexualité illégale, 80 ne la reconnaissent pas et seuls 21 l’ont légalisée.

C'est l'occasion de se rendre sur le site Homophobia qui présente la situation pays par pays de cette forme de racisme.

Les récents procès en Egypte et l'attitude des pouvoirs publics notamment en Malaisie (où la peine de mort peut être appliquée) donne à réfléchir sur les faibles progrès enregistrés ces dernières années dans la lutte contre l'homophobie.

Pour lutter contre cette réalité malheureuse et historique, Louis-Georges Tin, chercheur français, a mis en place la Journée internationale contre l’homophobie, dont la première édition s’est tenue le 17 mai 2005.

Le site évoque la possibilité d'une journée mondiale. Je leur laisse la parole :

"... nous souhaitons que le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme et la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies condamnent également l’homophobie dans ses manifestations politiques, sociales et culturelles en reconnaissant cette Journée. La décision de l’OMS constitue pour nous une date historique et un symbole fort : nous proposons donc que cette Journée mondiale ait lieu chaque année le 17 mai"

Affaire à suivre !!!

15 mai 2006

12 propositions pour faire progresser l'Europe ?



José Manuel Barroso et Margot Wallström ont présenté le 10 mai 2006, leur évaluation sur la période de réflexion sur l'avenir de l'UE lancée en octobre 2005.

M. Barroso a préconisé de reporter toute décision sur la Constitution européenne à 2008 et d'adopter en préalable une "déclaration solennelle" sur l'avenir de l'UE lors des 50 ans du traité de Rome en 2007.

En appelant les Vingt-cinq à l'adopter, il a souligné que cette déclaration constituera le premier pas d'"un processus destiné à aboutir à un futur accord institutionnel" en établissant " une série de principes et d'objectifs avec une obligation d'engagement" à les réaliser. Afin de répondre aux préoccupations exprimées par les citoyens au cours de la période de réflexion, le président de la Commission européenne a présenté, hier, douze propositions pour faire progresser l'Europe en l'absence de Constitution.

Je me suis permis d’y ajouter mes propres commentaires.

1. Le marché unique : la Commission européenne lancera son réexamen, afin de lever les obstacles résiduels, avec la présentation, l'année prochaine, d'un rapport contenant des propositions concrètes.

En clair, la commission va mettre en place une ou plusieurs commissions qui pourront définir l’ébauche d’un rapport

2. L'accès universel et la solidarité : un projet à développer parallèlement au réexamen du marché unique.

D’autres commissions en vue permettant l’ébauche d’un rapport ?

3. La "carte de droits" : pour permettre à tous les citoyens de l'Union d'être informés de leurs droits et d'y accéder facilement.

De quelle façon SVP ?

4. Le processus décisionnel dans les domaines de la justice, de la liberté et de la sécurité : son amélioration par un usage accru, sur la base des dispositions des traités actuels, de la méthode communautaire dans des domaines tels que la lutte contre la criminalité organisée, le terrorisme et la traite des êtres humains, ainsi que la coopération policière.

Rien de nouveau en somme !!!


5. L'élargissement : la Commission envisage de publier un document sur la stratégie de l'élargissement, pour faire avancer le débat sur ce sujet.

BRAVO !!! Je conseille justement la lecture des lignes suivantes datées du 15 mai 2006 :

« A la veille de la présentation du rapport décisif de la Commission européenne sur la date d'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie, le président José Manuel Barroso s'est déclaré, sur la BBC, "favorable" à leur entrée dans l'UE : "dès que possible" notent Les Echos et l'Est Républicain,"en 2007" titre La Croix. Tandis que "l'amélioration de la lutte contre le corruption et le crime organisé" seraient les principales "préoccupations" de Bruxelles [La Croix], "les deux pays espèrent recevoir le feu vert des 25 Etats membres de l'Union pour leur entrée dans le club européen au 1er janvier 2007, comme initialement prévu" [Les Echos]. Selon Le Monde, "la Bulgarie s'estime prête à rejoindre l'UE dès 2007" malgré le fait que "la Commission européenne ne cesse d'exprimer ses inquiétudes et ses critiques". "Il s'agit d'une décision collective" qui ne sera prise que mardi, a tenu à préciser le président Barroso [Les Echos, La Croix]. A partir de son évaluation sur les progrès accomplis par la Bulgarie et la Roumanie [La Croix], la Commission recommandera, demain, une date d'adhésion : pour 2007 ou 2008. »

6. La compétitivité externe : la définition d'une nouvelle approche et le lancement d'une réflexion sur l'amélioration de l'accès aux marchés étrangers et sur de nouvelles priorités dans les relations commerciales.

Qui pourrait proposer le contraire ?

7. Le rôle de l'Europe dans le monde : l'élaboration d'un document de stratégie.

On en rêve !!!!

8. Mieux légiférer : des nouvelles propositions visant à alléger concrètement la bureaucratie dans toute l'UE.

A la lecture des 8 premiers points, on doute vraiment du résultat final !!!

9. La transparence : une accélération des travaux sur l'accès aux documents dans l'Union européenne.

Transparence n’est pas le mot qu’on pourrait appliquer aux travaux de la commission dirigée par M. Barrosso. Les documents le seront peut être

10. La coopération avec les parlements nationaux : le développement de nouvelles relations UE- parlements nationaux, dont la transmission directe des nouvelles propositions et des documents de consultation.

Cette proposition me semble indispensable pour pouvoir gérer l’UE

11. Les institutions : une proposition de calendrier pour une approche graduelle en vue d'apporter une solution aux questions institutionnelles.

Plan B, C ou D ?

12. Une nouvelle déclaration politique et le renouvellement de l'engagement des Etats-membres : une déclaration s'inspirant de la déclaration de Messine et qui devrait servir de base à des décisions que le Conseil européen adopterait en vue d'engager un processus devant déboucher sur un futur règlement institutionnel.

Comprenne qui pourra !!!

Avouez qu’à la lecture de ces 12 mesures l’envie d’Europe se fait plus forte non ?


Sources : Toute l'Europe

11 mai 2006

La solitude du coureur de fond






S’il existe une épreuve sportive mythique, c’est bien le marathon. Cette épreuve trouve ses racines dans la guerre que se livraient les Perses et les Grecs : Cette victoire de Miltiade sur les Perses marque la fin de la première guerre médique. Elle est restée immortelle grâce à la légende racontant qu'un messager parcourut les 40 kms séparant Marathon d'Athènes pour annoncer la victoire, avant de mourir d'épuisement.

Le marathon est une course particulièrement technique et tactique où chaque participant bien qu’appartenant à une équipe n’ait qu’un but : Qu’il n’y ait qu'un seul vainqueur.

La France peut s’honorer de détenir un des meilleurs marathoniens politiques : Son président de la république. En 1962, il commençait une épreuve de plus de 42 ans de course à la magistrature suprême.

Kilomètre 1962 – Pointe au milieu du peloton

Chargé de mission au Secrétariat Général du Gouvernement

Chargé de mission au cabinet de M. Georges Pompidou, Premier ministre

Kilomètre 1965 – Gagne quelques places

Conseiller municipal de Sainte-Féréole (Corrèze)

Kilomètre 1967 – Remonte irrésistiblement

Député de la Corrèze

Secrétaire d'Etat aux Affaires Sociales, chargé des problèmes de l'emploi (Gouvernement de Georges Pompidou)

Kilomètre 1968 – Confirme sa bonne forme

Conseiller Général du canton de Meymac, réélu en 1970, en 1976 et 1982

Secrétaire d'Etat à l'Economie et aux Finances (Gouvernements de Georges Pompidou, Maurice Couve de Murville, Jacques Chaban-Delmas)

Kilomètre 1970 à mars 1979 – Se rapproche des premiers

Président du Conseil Général de Corrèze (70 à 79)

Kilomètre 1971 – Belle foulée et optimisme

Ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des relations avec le Parlement (Gouvernement de Jacques Chaban-Delmas)

Kilomètre 1972 et 73 – Confirmation de la progression vers le peloton de tête

Ministre de l'Agriculture et du Développement rural

Kilomètre 1974 – Gagne quelques places

Ministre de l'Intérieur

Kilomètre 1974 et 1975 – Pointe dans les 5 premiers

Premier ministre

Kilomètre 1976 – Petite faiblesse

Présente sa démission de Premier ministre

Kilomètre 1977 – Regagne quelques places

Elu président du RPR

Kilomètre 1979 – Belle accélération

Maire de Paris

Président de l'Association Internationale des Maires et responsables des capitales et métropoles partiellement ou entièrement Francophones (AIMF)

Elu au Parlement Européen

Kilomètre 1986 – Pointe à la deuxième place

Premier ministre

Kilomètre 1995 – Pointe à la première place

Président de la république

Kilomètre 2002 – Malgré les attaques de ses poursuivants conserve la première place

Réélu Président de la République

Et puis 2006 année noire. Notre champion qui n’a pas toujours fait preuve d’éthique dans sa course voit ses concurrents déposer plaintes et réclamations auprès des instances sportives. C’est vrai qu’il aura fallut des croches pieds, des alliances aussi vites dénouées, des amitiés bradées au nom de l’état ou d’individus, des casseroles lourdes à porter et parfois transmises à d’autres. Enfin, il ne reste plus beaucoup d’équipiers capables d’encadrer notre champion pour l’aider à maintenir son avantage.

Cette année, les concurrents qui rejoignent la course sont de plus en plus jeunes et agressifs. Alors que va faire notre athlète qui sait que la course va prendre fin un beau jour de 2007 ?

Admettre qu’il faut transmettre le témoin et les honneurs de la fonction à d’autres ou tenter un dernier rush ?

Il est clair qu’en ce moment, la solitude doit être pesante.

08 mai 2006

Ira ou ira pas ?


C'est le porte (flingue) parole de Nicolas SARKOZY, Patrick DEVEDJIAN qui l'affirme :

Nicolas SARKOZY pourrait accepter d'aller à Matignon à condition d'avoir une très grande liberté d'action et de moyens.

"Si le président de l'UMP devait accepter la charge de Premier ministre, ce ne pourrait être que pour mener la politique qu'il croit indispensable à l'intérêt de la France. Il devra avoir une forte liberté d'action et de moyens", déclare le député UMP des Hauts-de-Seine dans Le Monde paru lundi.

En ayant recours à la technique popularisée par Jean François COPPE dans son livre « j’arrête la langue de bois » cela pourrait être traduit par :

Si Nicolas SARKOZY accepte de devenir Premier ministre, il veut que le président se consacre à la remise de décorations dans les comices agricoles et de gerbes aux monuments aux morts. Il choisira les ministres qu’il préfère et surtout éjectera tous ceux qui ont eu le mauvais goût de lui résister. Il donnera au président de la république l’ordre du jour du conseil des ministres à charge pour Jacques CHIRAC de croire qu’il dirige encore la France.

L'ancien ministre reconnaît qu'aller à Matignon serait risqué pour le président de l'UMP, qui n'a jamais caché son désir d'être candidat à la présidentielle du printemps prochain.

Nicolas SARKOZY sait parfaitement la capacité de nuisance de Jacques CHIRAC et craint par dessus tout d’être tenu comme coresponsable de ses deux mandats présidentiels.

"Quand on s'engage en politique c'est pour servir son pays sans attendre, surtout lorsqu'il connaît d'aussi grandes difficultés que le nôtre", estime Patrick DEVEDJIAN.

Si Nicolas SARKOZY refusait le poste de Premier Ministre, l’Elysée ne se priverait pas de montrer qu’il n’est pas un homme d’état apte à prendre ses responsabilité dans la tourmente !!! Vote-t-on pour quelqu’un qui se cache lorsque la situation est difficile ?

"L'intérêt personnel passe après, car il est vrai qu'être Premier ministre empêcherait Nicolas SARKOZY de démissionner du gouvernement pour engager sa campagne présidentielle".

Et oui !!! Le poste est dangereux puisque jusqu’à aujourd’hui aucun premier ministre en poste à la veille d’élections n’a jamais réussi à se faire élire Président de la République.

Même si ce « jeu » politicien ressemble beaucoup à une partie de poker et pourrait prêter à sourire, il ne faut pas oublier que le jeu s’appelle la France et ses habitants. Les français attendent et méritent mieux que ces manœuvres et coups tordus.

Alors M. SARKOZY, pourquoi ne pas accepter et nous montrer que vous êtes capable de redresser la France avant l’élection de 2007 ?

Des millions de français ne demandent qu’à voir !!!

04 mai 2006

Canal zéro ?

L’information a été brève et surtout commentée dans l’émission de radio de Jean Marc MORANDINI : Le « vrai journal » de Karl ZERO disparaît de l’antenne de Canal+.

Devenu une quasi-institution parce qu’elle précédait la semaine des guignols et parce qu’elle abordait d’une autre façon l’actualité le « vrai journal » n’a pas toujours été un monument d’équité ou d’éthique journalistique mais s’avérait être un assez bon moment de divertissement.

On retiendra les grandes époques notamment celle ou John Paul LEPERS traquait les politiques ou décideurs sur le lieu de leurs grandes messes. Le malheureux enlèvement d’ Alex Jordanov, rendu heureusement aux siens.

Plus récemment, ceux qui s’intéressent à l’alter mondialisme ont pu découvrir Arnaud MULLER et ses chroniques sur tout ce qui bouge à côté des événements institutionnels.

Quelle aura donc été la faute de Karl ZERO ?

Il donne sa version sur son blogue officiel :

« Pour quelles raisons? Le manque d’audience? 10% de parts de marché, quand la moyenne de la chaîne est de 4% ?

L’affaire Alègre, alors, que je payerais trois ans après ? Bien sur que j’ai franchi la ligne jaune, mais ai-je été seul à le faire? Et dans ce cas, pourquoi le 3 juin 2003, deux jours après la lecture à l’antenne de la fameuse lettre d’Alègre, Guillaume de Vergès alors directeur général de Canal+ m’écrit-il ce mot manuscrit, je cite: "Bravo et bien joué, mon cher Karl pour ce "coup" qui démontre une fois de plus les qualités de transparence et de professionalisme de ton émission" ?

La vérité, c’est que le Vrai Journal n’a rien diffusé sans l’assentiment de Canal+,tout le monde était tenu au courant, …. » suite du post

Sans vouloir entrer dans une polémique stérile (dans la mesure ou je ne dispose pas de tous les éléments du dossier) je pense aux 34 salariés de la maison de production et aux nombreux collaborateurs externes qui faisaient fonctionner la machine puisque apparemment il n’y a pas de projet de « vrai journal » sur une autre chaîne de télé.

C’est la très médiatique et très lisse Laurence FERARRI qui prendra la suite de Karl ZERO avec semble-t-il une émission axée sur la politique et les élections à venir. Du moment que nous n’aurons pas un remake de « vis ma vie » il faudra regarder pour savoir si la nouveauté vaut la peine de se rendre sur Canal dans cette tranche horaire du dimanche.

Si Canal+ a démontré son changement de cap en s’orientant clairement sur les sports comme le football qui prend de plus en plus de place à l’antenne, il ne reste plus que « les Guignols de l’info » pour apporter un peu d’impertinence sur une chaîne qui ressemble de plus à un croisement entre Gala et l’équipe.

Enfin, comme le dit la marionnette PPD « vous regardez trop la télévision … »

03 mai 2006

En fin de compte penser tue !!!

Je suis un fumeur non revendicatif. C'est à dire que j'essaye de ne pas importuner les autres avec ma facheuse manie.


Manque de chance pour moi comme pour environ 20 % de la population française, notre président (si bien avisé dans la gestion de la France) et une grande majorité des leaders de gauche (prêts à en découdre avec tous les candidats de leur camp) ont décidé qu'il était plus facile de contraindre une minorité de français.


Citoyen avant tout, je conseillerais aux divers communicants en charge de notre bien être d'utiliser cette technique du marketing de la terreur à d'autres problèmes de notre société.


Je propose entre autre le port de "vêtements estampillés" à plusieurs catégories de notre société.


Pour les salariés "Aller aux prud'hommes nuit aux entreprises"

Pour les personnes agées : "Viellir tue et coûte cher"
Pour les jeunes : "CNE et CPE are good for you"

Pour les motards : "faire du bruit nuit"

Pour les chômeurs : "Ne pas travailler nuit au budget de l'état"
Pour les malades : "Se soigner coûte cher et ne vous empêchera pas de mourir"
Pour les femmes : "la contraception nuit à la fécondité"

Pour les pauvres : "la mondialisation ne me nuit pas"


Et pour l'ensemble de nos politiciens toutes tendances confondues :


"Vouloir demander un mandat électoral aux français pour ne rien faire finit par nuire gravement au pays"


A quand la perception des tee shirt ?

28 avril 2006

Vous avez dit précarité ?

SOS, ça vous dit quoi ? Pour beaucoup cela évoque l’appel au secours dans les cas d’urgence et pour d’autres de mauvais souvenirs d’entreprises intervenant en cas de perte de clés ou de plomberie défaillante.

Alors que peut bien signifier le nom « Groupe SOS » ? Laissons-les se présenter :

« Le Groupe SOS est un ensemble de structures qui rassemble aujourd’hui 2 000 collaborateurs et 130 établissements d’accueil, de soins, d’hébergement, d’insertion, d’éducation et de formation professionnelle avec un objectif commun : la lutte contre les exclusions »

Le groupe SOS est surtout un des acteurs importants de l’économie sociale dont les media et les politiques semblent avoir oublié jusqu’à l’existence. Petit rappel pour ceux qui, comme l’écrivait François CAVANNA ne l’on pas vue, pas vue mais en ont entendu parler.

" L'économie sociale est constituée d'activités économiques réalisées par des entreprises principalement coopératives, et par des mutuelles et des associations qui respectent les principes suivants : Souci de service des membres ou de la collectivité au delà du simple profit :

Autonomie administrative

Processus de décision démocratique (gestion démocratique)

Priorité donnée aux personnes et au travail plus qu'au capital dans la distribution des revenus"


Au regard de cette définition, les entreprises de l'économie sociale peuvent se définir comme des "organisations au sein desquelles se pensent de façon équitable le partage du pouvoir et le partage de la valeur ajoutée"

Le groupe SOS est à l’initiative de la création de nombreux emploi par l’insertion dans des domaines divers comme :

La restauration, au travers de : L’auberge qui est une entreprise d’insertion qui allie activités de restauration et insertion sociale et professionnelle.

Le commerce équitable : Altermundi qui est une boutique qui allie activités de vente de mobilier, objets d’art, objets de décoration issus du commerce équitable et insertion sociale et professionnelle. (A découvrir et acheter les célèbres baskets brésiliennes VEJA )

L’évènementiel avec l’Usine : Située en face du Stade de France, l'entreprise d'insertion L'Usine fête son 5ème anniversaire. Restauration de grande qualité et ingénierie événementielle exceptionnelle pour des clients prestigieux et exigeants, création d'une activité de traiteur bio-équitable

Mais aussi Alterauto un service de location de voitures haut de gamme dont les chauffeurs sont recrutés en contrats d’insertion et les véhicules dotés d’un moteur hybride, moitié électrique, moitié à essence.

A la question : « Quelles sont les ambitions du Groupe SOS ? » la réponse est immédiate

« Etre un prestataire de services capable de répondre efficacement à des attentes sociales, ce qui se concrétise notamment par le fait de répondre à des appels d’offres publics,

être une force d’innovation et de propositions auprès des pouvoirs publics pour faire évoluer les politiques publiques et susciter des réponses à des besoins sociaux pas encore satisfaits. Pour répondre à ces enjeux, le Groupe SOS a fait des choix d’organisation, de gestion des ressources humaines, de mutualisation des moyens, qui sont originaux, et se révèlent être encore peu diffusés dans le secteur de la lutte contre les exclusions »

Le site Web du Groupe SOS regorge d’informations concernant cette économie alternative qui loin de privilégier les colloques et autres meetings a fait de l’action son credo.

Alors en ces temps de déclarations tapageuses sur l’amour de la patrie et la qualification des futurs émigrés, il est encourageant et rafraîchissant de constater que la vie économique d’un pays ne se limite pas aux méga fusions ou à la flexibilité excessive.

Messieurs nos dirigeants, lorsque l’envie vous prendra d’évoquer la précarité, regardez de plus près le travail quotidien de ceux qui connaissent vraiment le sujet mais pas uniquement pour briller sur un plateau de télévision !!

Sources

Groupe SOS

CJDES

21 avril 2006

Le blogue outil de communication des entreprises

Chefs d’entreprises allez vous regarder et attendre que le blogue se développe de la même façon que beaucoup d’entre vous ont observé de façon passive les débuts du Web ?

Dans un monde de plus en plus consumériste, la qualité des produits ou services ainsi que leur présentation ne suffisent plus à se différencier de la concurrence. Les consommateurs souhaitent aujourd’hui connaître les entreprises qui leur fournissent les produits. Cette attente se ressent aujourd’hui dans les domaines écologiques, économiques et humains.

Si les labels durables et humanitaires ont le vent en poupe, il est à parier que les comportements « citoyens » des consommateurs vont modifier rapidement les habitudes de moult entreprises jusqu’à présent épargnées.

Il est important de penser dès maintenant à s’exprimer sur le Web non plus seulement au travers du simple « mot du président » placé sur son site (et malheureusement jamais actualisé) mais au travers de prises de positions et d’explications sur l’éthique et le sens apporté par l’entreprise aux consommateurs.

Il est intéressant de noter plusieurs initiatives comme celle que la Chambre de commerce et d’industrie de Paris a organisée en septembre 2005 :

Extraits « Se comptant par millions, les blogues sont de plus en plus utilisés par les entreprises, aussi bien comme outil de communication interne pour les salariés que pour mettre en place une nouvelle forme de communication vers les clients ou prospects auprès d'une communauté de plusieurs millions de "blogueurs". Interactif, souple et sans intermédiaire, le blogue s'affirme comme un mode de communication à part entière et complémentaire des médias traditionnels; entreprises et commerçants adoptent donc ce nouvel outil, simple et économique, pour développer leur site et promouvoir leur image. »

La CCIP a en outre mis en place un site portail fort bien fait qui évoque le rôle et la place des TIC en entreprise. Le site possède un blogue qui peut permettre aux chefs d’entreprises et cadres dirigeants de s’initier en lisant les contributions et pourquoi pas y participer ?

signale la présence du « Blogue des managers » qui est rempli de conseils et d’actaulités.

Pour les plus réticents qui vont me dire mais c’est quoi un blogue ?

Je leur donnerai l’adresse suivante : http://www.pointblog.com/abc/dfinition_du_blog.htm . Il s’agit d’une explication particulièrement intéressante du site Pointblog l’ABC du Net qui vous permettra de vous familiariser avec le sujet. Enfin pour vous décomplexer totalement, je vous conseille la lecture de la page http://www.blogpro.fr/pourquoi.php issue du blogue édité par la société Bloobox qui vous montrera des confrères entrepreneurs qui ont sauté le pas.

Et surtout n’arguez pas votre aversion pour la technique !! Nombreux sont les opérateurs capables de vous aider à mettre en route ce nouveau service, peut être même dans votre effectif. Dites vous que cette nouvelle approche relationnelle avec les consommateurs va vous permettre de mettre en place une dynamique de communication interne indispensable à la qualité du message que vous souhaitez transmettre.

Un blogue d’entreprise devra vivre intensément car dès que les consommateurs viendront échanger sur le blogue il ne faudra pas se contenter de lire, il faudra répondre, ouvrir le dialogue. Le succès est à ce prix.

Où trouver des blogues ?

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Jean Claude BENARD


12 avril 2006

La fin du chômage ?

Ce matin, Jean Louis BORLOO a fait cette annonce à l'issue du conseil des ministres. il semble bien que les dernières manifestations et l'état d'esprit des français donne lieu à de grands projets qu'il faudra bine entendu valider dans le temps. Outre la nortion de parcours sécurisé chère à la CFDT, on apprend que les titulaires de cette nouvelle formule de contratys aidés ne seront plus comptabilisés comme chômeurs !!!


A vous de vous faire un avis.

Ci-dessous : Extrait du compte rendu du conseil des ministres du 12 Avril 2006

"Le ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement a présenté une ordonnance relative à l'expérimentation du contrat de transition professionnelle.

Après la création de la convention de reclassement personnalisé par la loi de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005, qui a été mise en place au niveau national par l'accord des partenaires sociaux du 5 avril 2005, le législateur a autorisé le Gouvernement à instituer par ordonnance, à titre expérimental, un contrat de transition professionnelle. Ce nouveau contrat permet de mettre en oeuvre la notion de sécurisation des parcours professionnels souhaitée par les partenaires sociaux.

D'une durée de 12 mois, le contrat de transition professionnelle vise à accélérer le retour à l'emploi des salariés licenciés pour motif économique en combinant des périodes de recherche d'emploi, des phases de formation et des périodes de travail dans des entreprises privées ou des organismes publics. Il repose sur un accompagnement renforcé et personnalisé des salariés, assuré par l'ensemble des acteurs du service public de l'emploi présents au sein des maisons de l'emploi. Dans les bassins d'emploi concernés, le contrat de transition professionnelle remplacera la convention de reclassement personnalisé. Le bénéficiaire du contrat de transition professionnelle percevra une " allocation de transition professionnelle " égale à celle versée lors des trois premiers mois de la convention de reclassement personnalisé, soit 80 % de son salaire brut antérieur, ce qui correspond quasiment à l'intégralité de son salaire net antérieur.

Le contrat de transition professionnelle a fait l'objet d'une procédure de consultation des partenaires sociaux présents aux bureaux de l'AFPA et à celui de l'UNEDIC, cette dernière contribuant au financement du dispositif.

L'ordonnance prévoit que l'expérimentation du contrat de transition professionnelle se déroulera entre le 15 avril 2006 et le 15 avril 2008 sur sept sites dans lesquels des risques de licenciements économiques existent : Charleville-Mézières, Montbéliard, Morlaix, Saint-Dié, Toulon, Vitré et Valenciennes. L'expérimentation associera les collectivités territoriales au travers de conventions passées avec l'État et mobilisera les maisons de l'emploi créées sur les sites retenus. Le contrat de transition professionnelle concernera les salariés licenciés pour motif économique dans les entreprises n'appartenant pas à un groupe de plus de 1 000 salariés et les entreprises en redressement ou en liquidation judiciaires."