04 mai 2006

Canal zéro ?

L’information a été brève et surtout commentée dans l’émission de radio de Jean Marc MORANDINI : Le « vrai journal » de Karl ZERO disparaît de l’antenne de Canal+.

Devenu une quasi-institution parce qu’elle précédait la semaine des guignols et parce qu’elle abordait d’une autre façon l’actualité le « vrai journal » n’a pas toujours été un monument d’équité ou d’éthique journalistique mais s’avérait être un assez bon moment de divertissement.

On retiendra les grandes époques notamment celle ou John Paul LEPERS traquait les politiques ou décideurs sur le lieu de leurs grandes messes. Le malheureux enlèvement d’ Alex Jordanov, rendu heureusement aux siens.

Plus récemment, ceux qui s’intéressent à l’alter mondialisme ont pu découvrir Arnaud MULLER et ses chroniques sur tout ce qui bouge à côté des événements institutionnels.

Quelle aura donc été la faute de Karl ZERO ?

Il donne sa version sur son blogue officiel :

« Pour quelles raisons? Le manque d’audience? 10% de parts de marché, quand la moyenne de la chaîne est de 4% ?

L’affaire Alègre, alors, que je payerais trois ans après ? Bien sur que j’ai franchi la ligne jaune, mais ai-je été seul à le faire? Et dans ce cas, pourquoi le 3 juin 2003, deux jours après la lecture à l’antenne de la fameuse lettre d’Alègre, Guillaume de Vergès alors directeur général de Canal+ m’écrit-il ce mot manuscrit, je cite: "Bravo et bien joué, mon cher Karl pour ce "coup" qui démontre une fois de plus les qualités de transparence et de professionalisme de ton émission" ?

La vérité, c’est que le Vrai Journal n’a rien diffusé sans l’assentiment de Canal+,tout le monde était tenu au courant, …. » suite du post

Sans vouloir entrer dans une polémique stérile (dans la mesure ou je ne dispose pas de tous les éléments du dossier) je pense aux 34 salariés de la maison de production et aux nombreux collaborateurs externes qui faisaient fonctionner la machine puisque apparemment il n’y a pas de projet de « vrai journal » sur une autre chaîne de télé.

C’est la très médiatique et très lisse Laurence FERARRI qui prendra la suite de Karl ZERO avec semble-t-il une émission axée sur la politique et les élections à venir. Du moment que nous n’aurons pas un remake de « vis ma vie » il faudra regarder pour savoir si la nouveauté vaut la peine de se rendre sur Canal dans cette tranche horaire du dimanche.

Si Canal+ a démontré son changement de cap en s’orientant clairement sur les sports comme le football qui prend de plus en plus de place à l’antenne, il ne reste plus que « les Guignols de l’info » pour apporter un peu d’impertinence sur une chaîne qui ressemble de plus à un croisement entre Gala et l’équipe.

Enfin, comme le dit la marionnette PPD « vous regardez trop la télévision … »

03 mai 2006

En fin de compte penser tue !!!

Je suis un fumeur non revendicatif. C'est à dire que j'essaye de ne pas importuner les autres avec ma facheuse manie.


Manque de chance pour moi comme pour environ 20 % de la population française, notre président (si bien avisé dans la gestion de la France) et une grande majorité des leaders de gauche (prêts à en découdre avec tous les candidats de leur camp) ont décidé qu'il était plus facile de contraindre une minorité de français.


Citoyen avant tout, je conseillerais aux divers communicants en charge de notre bien être d'utiliser cette technique du marketing de la terreur à d'autres problèmes de notre société.


Je propose entre autre le port de "vêtements estampillés" à plusieurs catégories de notre société.


Pour les salariés "Aller aux prud'hommes nuit aux entreprises"

Pour les personnes agées : "Viellir tue et coûte cher"
Pour les jeunes : "CNE et CPE are good for you"

Pour les motards : "faire du bruit nuit"

Pour les chômeurs : "Ne pas travailler nuit au budget de l'état"
Pour les malades : "Se soigner coûte cher et ne vous empêchera pas de mourir"
Pour les femmes : "la contraception nuit à la fécondité"

Pour les pauvres : "la mondialisation ne me nuit pas"


Et pour l'ensemble de nos politiciens toutes tendances confondues :


"Vouloir demander un mandat électoral aux français pour ne rien faire finit par nuire gravement au pays"


A quand la perception des tee shirt ?

28 avril 2006

Vous avez dit précarité ?

SOS, ça vous dit quoi ? Pour beaucoup cela évoque l’appel au secours dans les cas d’urgence et pour d’autres de mauvais souvenirs d’entreprises intervenant en cas de perte de clés ou de plomberie défaillante.

Alors que peut bien signifier le nom « Groupe SOS » ? Laissons-les se présenter :

« Le Groupe SOS est un ensemble de structures qui rassemble aujourd’hui 2 000 collaborateurs et 130 établissements d’accueil, de soins, d’hébergement, d’insertion, d’éducation et de formation professionnelle avec un objectif commun : la lutte contre les exclusions »

Le groupe SOS est surtout un des acteurs importants de l’économie sociale dont les media et les politiques semblent avoir oublié jusqu’à l’existence. Petit rappel pour ceux qui, comme l’écrivait François CAVANNA ne l’on pas vue, pas vue mais en ont entendu parler.

" L'économie sociale est constituée d'activités économiques réalisées par des entreprises principalement coopératives, et par des mutuelles et des associations qui respectent les principes suivants : Souci de service des membres ou de la collectivité au delà du simple profit :

Autonomie administrative

Processus de décision démocratique (gestion démocratique)

Priorité donnée aux personnes et au travail plus qu'au capital dans la distribution des revenus"


Au regard de cette définition, les entreprises de l'économie sociale peuvent se définir comme des "organisations au sein desquelles se pensent de façon équitable le partage du pouvoir et le partage de la valeur ajoutée"

Le groupe SOS est à l’initiative de la création de nombreux emploi par l’insertion dans des domaines divers comme :

La restauration, au travers de : L’auberge qui est une entreprise d’insertion qui allie activités de restauration et insertion sociale et professionnelle.

Le commerce équitable : Altermundi qui est une boutique qui allie activités de vente de mobilier, objets d’art, objets de décoration issus du commerce équitable et insertion sociale et professionnelle. (A découvrir et acheter les célèbres baskets brésiliennes VEJA )

L’évènementiel avec l’Usine : Située en face du Stade de France, l'entreprise d'insertion L'Usine fête son 5ème anniversaire. Restauration de grande qualité et ingénierie événementielle exceptionnelle pour des clients prestigieux et exigeants, création d'une activité de traiteur bio-équitable

Mais aussi Alterauto un service de location de voitures haut de gamme dont les chauffeurs sont recrutés en contrats d’insertion et les véhicules dotés d’un moteur hybride, moitié électrique, moitié à essence.

A la question : « Quelles sont les ambitions du Groupe SOS ? » la réponse est immédiate

« Etre un prestataire de services capable de répondre efficacement à des attentes sociales, ce qui se concrétise notamment par le fait de répondre à des appels d’offres publics,

être une force d’innovation et de propositions auprès des pouvoirs publics pour faire évoluer les politiques publiques et susciter des réponses à des besoins sociaux pas encore satisfaits. Pour répondre à ces enjeux, le Groupe SOS a fait des choix d’organisation, de gestion des ressources humaines, de mutualisation des moyens, qui sont originaux, et se révèlent être encore peu diffusés dans le secteur de la lutte contre les exclusions »

Le site Web du Groupe SOS regorge d’informations concernant cette économie alternative qui loin de privilégier les colloques et autres meetings a fait de l’action son credo.

Alors en ces temps de déclarations tapageuses sur l’amour de la patrie et la qualification des futurs émigrés, il est encourageant et rafraîchissant de constater que la vie économique d’un pays ne se limite pas aux méga fusions ou à la flexibilité excessive.

Messieurs nos dirigeants, lorsque l’envie vous prendra d’évoquer la précarité, regardez de plus près le travail quotidien de ceux qui connaissent vraiment le sujet mais pas uniquement pour briller sur un plateau de télévision !!

Sources

Groupe SOS

CJDES

21 avril 2006

Le blogue outil de communication des entreprises

Chefs d’entreprises allez vous regarder et attendre que le blogue se développe de la même façon que beaucoup d’entre vous ont observé de façon passive les débuts du Web ?

Dans un monde de plus en plus consumériste, la qualité des produits ou services ainsi que leur présentation ne suffisent plus à se différencier de la concurrence. Les consommateurs souhaitent aujourd’hui connaître les entreprises qui leur fournissent les produits. Cette attente se ressent aujourd’hui dans les domaines écologiques, économiques et humains.

Si les labels durables et humanitaires ont le vent en poupe, il est à parier que les comportements « citoyens » des consommateurs vont modifier rapidement les habitudes de moult entreprises jusqu’à présent épargnées.

Il est important de penser dès maintenant à s’exprimer sur le Web non plus seulement au travers du simple « mot du président » placé sur son site (et malheureusement jamais actualisé) mais au travers de prises de positions et d’explications sur l’éthique et le sens apporté par l’entreprise aux consommateurs.

Il est intéressant de noter plusieurs initiatives comme celle que la Chambre de commerce et d’industrie de Paris a organisée en septembre 2005 :

Extraits « Se comptant par millions, les blogues sont de plus en plus utilisés par les entreprises, aussi bien comme outil de communication interne pour les salariés que pour mettre en place une nouvelle forme de communication vers les clients ou prospects auprès d'une communauté de plusieurs millions de "blogueurs". Interactif, souple et sans intermédiaire, le blogue s'affirme comme un mode de communication à part entière et complémentaire des médias traditionnels; entreprises et commerçants adoptent donc ce nouvel outil, simple et économique, pour développer leur site et promouvoir leur image. »

La CCIP a en outre mis en place un site portail fort bien fait qui évoque le rôle et la place des TIC en entreprise. Le site possède un blogue qui peut permettre aux chefs d’entreprises et cadres dirigeants de s’initier en lisant les contributions et pourquoi pas y participer ?

signale la présence du « Blogue des managers » qui est rempli de conseils et d’actaulités.

Pour les plus réticents qui vont me dire mais c’est quoi un blogue ?

Je leur donnerai l’adresse suivante : http://www.pointblog.com/abc/dfinition_du_blog.htm . Il s’agit d’une explication particulièrement intéressante du site Pointblog l’ABC du Net qui vous permettra de vous familiariser avec le sujet. Enfin pour vous décomplexer totalement, je vous conseille la lecture de la page http://www.blogpro.fr/pourquoi.php issue du blogue édité par la société Bloobox qui vous montrera des confrères entrepreneurs qui ont sauté le pas.

Et surtout n’arguez pas votre aversion pour la technique !! Nombreux sont les opérateurs capables de vous aider à mettre en route ce nouveau service, peut être même dans votre effectif. Dites vous que cette nouvelle approche relationnelle avec les consommateurs va vous permettre de mettre en place une dynamique de communication interne indispensable à la qualité du message que vous souhaitez transmettre.

Un blogue d’entreprise devra vivre intensément car dès que les consommateurs viendront échanger sur le blogue il ne faudra pas se contenter de lire, il faudra répondre, ouvrir le dialogue. Le succès est à ce prix.

Où trouver des blogues ?

Typepad de Six apart : Le plus connu et le plus diffusé parmi les dirigeants d’opinion

Blogger de GOOGLE : le blogue par le premier moteur de recherche mondial

Pour les autres, choisissez votre moteur de recherches préféré et découvrez tous les fournisseurs de solutions et entrez enfin dans l’entreprise du troisième millénaire.


Jean Claude BENARD


12 avril 2006

La fin du chômage ?

Ce matin, Jean Louis BORLOO a fait cette annonce à l'issue du conseil des ministres. il semble bien que les dernières manifestations et l'état d'esprit des français donne lieu à de grands projets qu'il faudra bine entendu valider dans le temps. Outre la nortion de parcours sécurisé chère à la CFDT, on apprend que les titulaires de cette nouvelle formule de contratys aidés ne seront plus comptabilisés comme chômeurs !!!


A vous de vous faire un avis.

Ci-dessous : Extrait du compte rendu du conseil des ministres du 12 Avril 2006

"Le ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement a présenté une ordonnance relative à l'expérimentation du contrat de transition professionnelle.

Après la création de la convention de reclassement personnalisé par la loi de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005, qui a été mise en place au niveau national par l'accord des partenaires sociaux du 5 avril 2005, le législateur a autorisé le Gouvernement à instituer par ordonnance, à titre expérimental, un contrat de transition professionnelle. Ce nouveau contrat permet de mettre en oeuvre la notion de sécurisation des parcours professionnels souhaitée par les partenaires sociaux.

D'une durée de 12 mois, le contrat de transition professionnelle vise à accélérer le retour à l'emploi des salariés licenciés pour motif économique en combinant des périodes de recherche d'emploi, des phases de formation et des périodes de travail dans des entreprises privées ou des organismes publics. Il repose sur un accompagnement renforcé et personnalisé des salariés, assuré par l'ensemble des acteurs du service public de l'emploi présents au sein des maisons de l'emploi. Dans les bassins d'emploi concernés, le contrat de transition professionnelle remplacera la convention de reclassement personnalisé. Le bénéficiaire du contrat de transition professionnelle percevra une " allocation de transition professionnelle " égale à celle versée lors des trois premiers mois de la convention de reclassement personnalisé, soit 80 % de son salaire brut antérieur, ce qui correspond quasiment à l'intégralité de son salaire net antérieur.

Le contrat de transition professionnelle a fait l'objet d'une procédure de consultation des partenaires sociaux présents aux bureaux de l'AFPA et à celui de l'UNEDIC, cette dernière contribuant au financement du dispositif.

L'ordonnance prévoit que l'expérimentation du contrat de transition professionnelle se déroulera entre le 15 avril 2006 et le 15 avril 2008 sur sept sites dans lesquels des risques de licenciements économiques existent : Charleville-Mézières, Montbéliard, Morlaix, Saint-Dié, Toulon, Vitré et Valenciennes. L'expérimentation associera les collectivités territoriales au travers de conventions passées avec l'État et mobilisera les maisons de l'emploi créées sur les sites retenus. Le contrat de transition professionnelle concernera les salariés licenciés pour motif économique dans les entreprises n'appartenant pas à un groupe de plus de 1 000 salariés et les entreprises en redressement ou en liquidation judiciaires."

29 mars 2006

Pour une autre gouvernance des entreprises

En pleine incertitude économique il est rassurant de constater que l'économie sociale déploye idées et actions au lieu de se passionner pour des outils de précarité.

Le 31 janvier dernier à l'Usine, le Groupe SOS était partenaire des Rencontres de l'entrepreneuriat social. 400 participants, des interventions de qualité, de nombreux échanges entre des personnes issues de tous horizons. Un succès pour ce secteur en plein développement ! Compte-rendu sur le site d'Ashoka. Le Groupe SOS est un ensemble de structures qui rassemble aujourd’hui 2 000 collaborateurs et 130 établissements d’accueil, de soins, d’hébergement, d’insertion, d’éducation et de formation professionnelle avec un objectif commun : la lutte contre les exclusions.

Il est peut être enfin temps de se pencher sur cette économie alternative qui ne s'appuie pas seulement sur l'alignement moutonnier de la mondialisation. A vous messieurs les politiques de regarder où se trouvent les emplois de demain


Rencontres Ouvertes du Multimédia et de l’Internet Citoyen et Solidaire

J'ai le plaisir de relayer le message de l'Association Net Solidaire (ANIS)

Ouvertes à tous, aux initiés comme aux néophytes, ces manifestations sont élaborées comme des moments de rencontres, d’échanges, d’information, de sensibilisation,
aux usages citoyens et solidaires des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication).

Informations et inscriptions sur le site : www.roumics.com

Cette manifestation sera l'occasion de présenter quelques expériences et projets intéressants, quelques actions innovantes et pertinentes en matière de TIC en milieu rural. Selon deux points de vue : celui du territoire et celui du citoyen.

Ce séminaire ROUMICS souhaite apporter un éclairage à la fois théorique et pratique à la problématique « Ruralité et TIC », par le dialogue entre différents acteurs.

Des professionnels du multimédia, des acteurs territoriaux et associatifs, des animateurs, des organismes de formation, des citoyens, des universitaires, seront là pour animer le débat

Lieux des manifestations : Bouvines et Lille

22 février 2006

Le Webmarketing de l'UMP

A force d’entendre parler du site Web de l’UMP, il fallait bien que je m’y rende un jour. C’est ce que j’ai fait très recemment.

Je vous livre quelques remarques tant citoyennes que professionnelles sur le site et la politique de marketing Web qui l’entoure.

Si le site fait une large part à la politique de l’emploi du mouvement, il est assez farce de constater le texte ci-dessous et placé en bas de la page d’accueil

"La direction des études recrute des stagiaires à temps complet pour rédiger des notes de synthèse sur des sujets d’actualité. Vous avez un niveau d’études de licence minimum (ou IEP), une bonne maîtrise de la langue française, un esprit de synthèse, vous avez l’esprit ouvert et savez rechercher les documents nécessaires, venez rejoindre la direction des études de l’UMP pour participer à l’élaboration des dossiers de fond qui préfigurent les grandes conventions thématiques de notre mouvement."
Envoyez votre cv à etudes@u-m-p.org

Même pas un CPE ou CDI ? Pour un parti qui envisage de diriger la France de 2007 et qui propose des solutions destinées à rompre le cycle infernal du chômage, c’est assez cocasse.

Concernant la politique de marketing du Web, il est à noter que l’entreprise qui s’occupe du référencement du site ne se pose pas de problème (avec l’accord de l’UMP ?) d’éthique.

Un certain nombre d’internautes français connaissent les liens commerciaux ou sponsorisés qui prennent le charmant nom d’"ADWORDS" sur le moteur de recherche "GOOGLE". Cette méthode de démarchage commercial fonctionne sur un principe d’enchères sur des mots ou expressions clés.

L’agence de Web marketing a choisi des les utiliser pour promouvoir le site de l’UMP ce qui est nouveau mais pas outrant. Néanmoins, il est intéressant de voir quels mots ont été retenus pour attirer les internautes vers le site de l’UMP. Je vous livre ci-dessous un petit florilège

Ségolène

Ségolène ROYAL

Parti socialiste

PS

Banlieues

CHIRAC

2007

Assemblée nationale

Vote

Europe

Il ne vous reste plus qu’à rechercher vous mêmes pour trouver les autres probables milliers de mots retenus par l’agence.

Il est par contre à noter que seule la régie de mots clés de "GOOGLE" a été utilisée puisqu’elle ne contrôle que peu ou pas les annonceurs et leurs mots clés. J’ai par contre effectué un test avec les mêmes mots sur un réseau travaillant avec des contrôleurs et je peux vous dire qu’il n’existe pas de promotion pour le site de l’UMP

Tout cela peut paraître amusant ou décalé. Cependant, l’UMP comme les autres partis politiques sont là pour créer et faire appliquer les lois. Est-il bien normal que la majorité actuelle qui entend se faire reconduire en 2007 puisse prendre ces comportement à la légère ?

29 janvier 2006

La lente agonie de la moto française

Qui se souvient encore que la France fut un des plus grands constructeur de motos ?

Qui se souvient encore des PEUGEOT, TERROT, MOTOBECANE, RENE GILLET, CEMEC RATIER, GNOME & RHONE , ALCYON, Koehler Escoffier , MONET GOYON, DOLLAR, MAJESTIC, DAX, NOUGIER, AMC, BFG, BARIGO, … et VOXAN.

VOXAN la dernière marque française de motos a été crée de toute pièce par Jacques GARDETTE et Alain CHEVALLIER deux utopistes amoureux des belles mécaniques et du passé motocycliste français.

Si la moto en France a eu à subir l’énorme passage à vide de 25 ans qui ont précédé l’arrivée de la VOXAN, il faut mettre cela au compte d’une politique industrielle nationale qui a totalement exclut la moto au profit des constructeurs automobiles.

Il faut également ne pas oublier durant cette période l’hostilité manifeste des assureurs qui ont finit de décourager toute initiative et clients. Les plus anciens n’ont pas oublié qu’au début des années 60 la majorité des propriétaires de motos ont laissé rouiller leurs machines dans une grange ou dans un garage ou tout simplement confié aux casseurs.

Le renouveau actuel du deux roues considéré par beaucoup d’élus de grandes capitales nationales ou régionales (à l’exception notoire de Paris) comme un des moyens pour limiter la circulation et la pollution dans les grands centres urbains a permis aux constructeurs italiens, anglais, allemands et même américains de développer des gammes modernes et attirantes.

Qu’en est-il actuellement de la production française ?

MOTOBECANE devenu MBK appartient aux japonais de YAMAHA, PEUGEOT développe une gamme restreinte de scooters ( à mille lieues des résultats commerciaux de PIAGGO).

Mais me direz-vous mon bon monsieur, il nous reste le fleuron VOXAN !!

Lancée par Jacques GARDETTE, motard passionné qui y a laissé sa fortune personnelle, des investisseurs volatils comme DASSAULT, mise en dépôt de bilan puis reprise par Didier CAZEAUX spécialiste de la construction de yacht de luxe après avoir manqué de passer sous le contrôle d’un obscur et nébuleux groupe financier italien

Pourtant elle semblait promise à un bel avenir cette aventure. Je me souviens pour ma part de la photo de Jacques GARDETTE faisant cadeau d’une de ses machines à notre président de la république dans la cour de l’élysée.

Cependant, ces derniers jours semblent sonner le glas du dernier étendard motocycliste français. En effet, après plusieurs restructurations qui ont ramené les effectifs aux environ de 30 personnes, Didier CAZEAU a annoncé que cet effectif serait ramené à environ 10 personnes et que l’activité de production serait arrêtée et laisserait place à des activités de d’ingénierie et de distribution.

Un communiqué de la marque du 12 janvier 2006 est disponible sur le site du VOXAN Club de France qui regroupe les fans propriétaires de la marque, Extraits :

« Dans ce cadre, VOXAN est déjà, en quelques mois seulement, en relation avec divers groupes industriels pour discuter des contrats de fourniture moteurs pour d’autres applications que la moto, de fourniture moteurs pour des motos, le développement ou la création de nouveaux moteurs pour le compte de tiers, la conception de séries limitées de motos pour des marques de qualité non encore sur le segment. La diversité de ces discussions et la qualité des interlocuteurs intéressés par les savoir-faire reconnus de VOXAN, ses actifs et son excellente image nous démontrent déjà le bien fondé des choix stratégiques retenus par la société.

« Cette réorganisation de la société s’accompagnera entre 2006 et 2007 de la réinstallation de VOXAN dans des locaux neufs situés en bordure du circuit d’Issoire qui offriront tous les avantages de moyens plus récents que ceux actuels ainsi que la proximité du circuit pour faciliter la mise au point des machines.

Dans ce contexte la société est contrainte pour préserver son équilibre économique de procéder au licenciement de 22 salariés qui sera effectif dès la fin du mois. L’ensemble des actions entreprises va permettre à VOXAN de retrouver la rentabilité aux alentours de 300 machines produites, ce qui est inférieur à la production actuelle et ce en dehors des activités d’ingénierie, de conception et de maîtrise d’œuvre pour compte de tiers, qui se rajouteront désormais aux activités motos VOXAN avec pour objectif de représenter 30 % de son chiffre d’affaires d’ici 2007. »

Il est à noter que le site de la marque ne donne aucune indication de ce type et continue à présenter ses véhicules sans autre indication.

Alors, quel est le problème ?

Les pessimistes « déclinistes » nous diront qu’une fois de plus la France est incapable de créer quoi que ce soit et va dans le mur. Les optimistes qu’il n’y a qu’a en acheter pour que la marque continue à vivre. Malheureusement, la réalité est plus complexe.

Les Japonais représentent 80 % du marché du cycle motorisé. Les Européens ont appliqué une stratégie qui fait l’unanimité dans les milieux économiques : Faire du haut de gamme technologique. Coup de l’opération : Combien de consommateurs sont à même d’acheter une moto de 12 000 € et plus ?

Si on exclut les productions de niche de type italiennes (100 à 200 modèles de prestiges) et son fer de lance DUCATI, TRIUMPH dont seul le nom subsiste (mais reste indépendant) il ne reste que BMW avec ses tarifs élitistes et PIAGGIO qui à la manière de FIAT cumule les marques par rachat (APRILIA, GUZZI, GILERA, …) On fait un constat : L’Europe joue petit bras face aux géants japonais.

Alors, quelle place pour une vraie industrie motocycliste en France ?

Nos gouvernants et élus de tous bords auront beau jeu d’arguer que leur rôle n’est pas d’intervenir dans le monde économique tout en regrettant la main sur le cœur que la recherche ne soit pas plus active en France. Pourtant, la création de véhicules de loisir ou de transport fait partie de la recherche et développement et bien entendu créatrice d’emplois. Il existe d’ailleurs un combat bien français sur la protection de « l’exception culturelle » malheureusement la moto n’en fait pas partie.

Lors de ses participations à des épreuves d’endurances, la moto française n’a jamais vraiment joué les premières places. Il fallait cependant entendre les milliers de voix encourageant le pilote et sa monture à chaque passage. C’est peut être chauvin, beauf mais ce qu’il faut retenir c’est qu’une moto française ne gagnera jamais plus le bol d’or ou les 24H00 et ça, même si ça n’empêche personne de dormir moi ça me rend triste.

Source

Histoire de la moto
VOXAN club de France
VOXAN

Pour l'annecdote, n'hésitez pas à visiter le site Web de l’importateur allemand des VOXAN dont la photo du staff ressemble vaguement à une publicité pour l'oeuvre de Léopold von Sacher-Masoch

13 janvier 2006

Réserve citoyenne de la police nationale ?

Il y a peu, je lisais un magazine dans lequel on nous présentait les chasseurs de primes américains qui ressemblaient, je dois l’avouer beaucoup moins à ce que l’industrie du film nous montre généralement. Bonnes têtes de beaufs du Texas, du Wisconsin ou de Caroline du Nord mais certainement pas sosies de Josh RANDALL.

Ces gens agissent pour l’appât du gain mais surtout légalement puisque la constitution américaine autorise tout citoyen à devenir auxiliaire de police.

Il existe pour ceux qui l’ignorent des sites Web présentant les repris de justices et autres évadés afin de permettre à tous les citoyens (police publique et privée inclues) de les débusquer et de les livrer à la justice

Quelques adresses
FBI most wanted
Devenez presque un agent du FBI

The world most wanted :
Anonyme ? Vous pouvez leur faire un don

America most wanted :
Le plus grand show TV. La téléralité dans toute sa splendeur

US Marshall most wanted
Aidez localement

Pour ceux que la traque concerne vraiment, il faut savoir que lorsqu’un individu est capturé, sa photo est barrée par un : CAPTURED

Il y a de tout là dedans. Des meurtriers, des braqueurs mais aussi des gens recherchés pour simple témoignage, refus de payer une pension alimentaire, fuite après excès de vitesse, …

La France possède sa propre liste en ligne qui est située sur le site du ministère de l’intérieur.

La différence ?

Pour l’instant les Français n’ont pas encore atteint le niveau de sécurité paranoïaque des USA et ne passent pas leur temps à penser à l’agression future qui va les frapper ou frapper familles ou amis.

Là bas, un juge, un shérif, font campagne (En fait, peu ou pas de formation préalable n’est demandé à ces gens) et sont en général élus au travers de surenchères sécuritaires sur l’exemplarité des peines. Ainsi, on peut voir des condamnations insensées en ce qui concerne la durée des peines pour ce qu’on qualifierait chez nous de peccadilles.

J’ai comme vous tous été soumis au compte rendu des vœux de notre ministre de l’intérieur puisque que tous les média nous les ont relatés. Vœux étonnants puisqu’il s’agissait en fait du programme électoral du candidat SARKOZY pour 2007.

Le principal passage présenté par France2 hier soir était : « Le ministre de l'Intérieur, qui sent monter chez les Français un «besoin d'autorité», a également annoncé la création d'une «réserve citoyenne de la police nationale», composée de volontaires désireux «d'apporter leur contribution à une meilleure sécurité. Ces citoyens «seront agréés par la police et porteront des signes distinctifs» … ces réservistes ne seront pas armés .. »

Cette idée lancée par notre ministre de l’intérieur est la porte ouverte à tous les excès et les abus. Bien qu’on ait expliqué qu’ils s’agiraient de citoyens responsables et susceptibles de faire le lien entre les forces de l’ordre et les « agitateurs » la réaction des policiers était bien mitigée.

Que deviendra cette idée si elle est appliquée ?

La France qui a connu les années noires de l’occupation a eu beaucoup de mal à se remettre des phénomènes de délation, de collaboration, des diverses milices et autres polices allemandes.

La France possède déjà des forces de police, de gendarmerie et des polices municipales. Nous sommes un des pays les moins dangereux du monde. Combien faudra-t-il encore recruter d'hommes et de femmes pour qu'enfin se taise la machine à créer de l'angoisse et de la peur ?

Alors pourquoi cette idée ?

Probablement pour continuer à insinuer dans l’esprit des électeurs que leur avenir passera exclusivement par un renforcement sécuritaire plus intense. En passant, compte tenu des privatisations passées et à venir, de la cure qui va être imposée aux français pour corriger la dette , il est évident que l’état ne pourra plus rien pour les problèmes d’emploi classiques ou précaires, le logement et les discriminations dans ces domaines.

En ce cas, que reste-t-il si ce n’est la protection des biens et des personnes ?

J’espère que les Français ne tomberont pas le panneau d’un discours réducteur qui ne laisse aucune place à un travail en amont plus préventif que répressif.

Il me semble que beaucoup de jeunes se sont inscris sur les listes électorales ces derniers temps.
J’espère de tout mon cœur qu’ils contribueront à faire reculer les prémices d’une société qui ne sait délivrer qu’un message digne de la révolution nationale du maréchal PETAIN.

Charles de Gaulle réveille toi, tes héritiers sont devenus fous !!!!

11 janvier 2006

Bondy Blog

Hier soir, branle bas de combat à la maison ; je recevais un vrai journaliste qui venait discuter et m’interviewer. Cela faisait quelques temps que j’avais découvert un blog bien particulier puisqu’il s’appelait « L’hebdo Bondy Blog » et était écrit par des journalistes suisses.

Ce blog est édité par l’Hebdo qui est un journal suisse généraliste.

Comment présentent-ils ce blog ?

« Pour voir la France, L'Hebdo s'installe en banlieue. A Bondy plus précisément, où il a ouvert un micro bureau dans lequel se relaient ses journalistes. L'expérience va durer le temps qu'il faudra pour comprendre et raconter les maux français, les pieds dans les cités plutôt que le derrière dans les cafés du quartier latin »

En bref, là ou CNN, TF1, France Télévision et les autres ont plié bagage, ils sont restés.

Après avoir pris connaissance de la totalité des posts présents sur le blog, j’ai décidé de les contacter pour leur faire part de mes réflexions de banlieusard de naissance. Alors, hier soir, Michel AUDETAT est arrivé chez moi.

Il était un peu perturbé par des incidents dont il avait été victime dans la journée mais nous avons pu néanmoins discuter. J’ai commencé par vouloir comprendre pourquoi des citoyens suisses pouvaient s’être investis à ce point sur le sujet des banlieues et comment ils fonctionnaient.

Depuis le 11 novembre, les journalistes de la rédaction se relayent dans un petit appartement situé dans une des cités de BONDY. Michel, lui est là depuis le 6 janvier et cédera sa place dans les tous prochains jours.

Leur approche est un formidable travail d’investigation auprès des habitants. D’interviews en rencontres, ils essayent de montrer que ma ville n’est pas simplement un « Thoiry » pour pauvres ou déstructurés.

Les textes du blog sont tantôt tendres ou critiques mais jamais désespérés. A la question : « Vous ne pensez pas que les émeutes terminées, les gens n’ont plus vraiment envie qu’on en parle ? » La réponse est immédiate : « Nous ne sommes pas venus pour faire un coup. Les banlieues existent dans le monde entier et lancer le débat, donner la parole aux gens est incontournable »

Une seule question restera sans réponse : "Comment se fait-il que nos amis suisses se passionnent tout à coup pour quelque chose qui, en France, n'est vraiment pas ce qu'il y a de plus intéressant ? Au fond, est-ce que vous n'êtes pas en train de montrer le zoo des banlieues? »

C’est d’ailleurs par celle-ci qu’il va clore le post qu’il consacrera à notre rencontre.

Il n’en reste pas moins que le travail entrepris par l’Hebdo honore la presse suisse qui contrairement à nos média nationaux ne se contente pas de vagues correspondants locaux ou de suivre les forces de police pour jouer l’audimat.

Bon retour à Lausanne Michel et bienvenue à votre successeur