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11 mars 2008

4ème Forum National du Commerce Equitable

Pour sa quatrième année consécutive et après le succès des éditions précédentes, le Forum National du Commerce Equitable – FNCE - réunira à nouveau les 25 et 26 avril 2008 à la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris l’ensemble des professionnels qui œuvrent pour un meilleur équilibre Nord/Sud.

Evènement fédérateur et attendu par l’ensemble des acteurs du commerce équitable, il marquera le lancement de la 8ème quinzaine dédiée à ce secteur, qui se déroulera du 25 avril au 11 mai 2008 dans toute la France.

Grand public, professionnels, presse et porteurs de projet, plus de 15 000 visiteurs viendront apprécier la qualité, la richesse et la diversité des produits et services issus des différentes filières du commerce équitable, s’informer et débattre sur les grands enjeux et perspectives de ce secteur en perpétuelle évolution, échanger leurs expériences, nouer des relations, s‘imprégner d’idées originales et découvrir les spécificités du commerce équitable au travers de nombreuses animations ludiques, interactives et pédagogiques.

Nous vous invitons dès à présent à réserver ces dates dans votre agenda et espérons vous retrouver nombreux à Paris lors du 4ème Forum National du Commerce Equitable.

Edition 2008

Cette année encore le FNCE bénéficie du soutien de nombreux partenaires : la Mairie de Paris, le Conseil régional d’Ile de France, la Délégation interministérielle à l’innovation, à l’expérimentation sociale et à l’économie sociale, le Ministère des Affaires Etrangères et le Crédit Coopératif.

C’est sous le signe de la consommation responsable que s’inscrit cette nouvelle édition. « Consommer équitable », c’est donner du sens à ses achats. Le forum 2008 vise à permettre de mieux comprendre en quoi nos comportements d’achat peuvent participer à une meilleure répartition des richesses, et à nous éclairer sur les répercussions sociales et environnementales de nos actes. Conférences et animations s’articuleront autour de ce fil rouge.

Tous les secteurs du commerce équitable seront représentés et regroupés par thème sur les 2300m² de l’espace Condorcet : mode/textile, alimentaire, décoration/mobilier, bien-être/cosmétiques et, comme nouveauté cette année, un espace entièrement dédié au tourisme solidaire.

Ce forum est aussi l’occasion de découvrir des nouvelles tendances, des idées innovantes développées par de jeunes créateurs d’entreprise et de rencontrer ceux et celles qui peuvent répondre aux porteurs de projet et les accompagner dans leur démarche.

Les organisateurs,
La PFCE, Max Havelaar, Le Groupe SOS

Renseignements et inscriptions sur le site du Forum

13 novembre 2007

Du concret pour le développement durable

Alors que les chercheurs, écologistes et industriels peinent à trouver la moindre solution pour améliorer notre planète, c'est au Japon qu'on peut trouver une des premières pistes pour le développement durable.

C'est L'AFP Tokyo qui nous l'apprend

Le fabricant de sous-vêtements pour femmes Triumph a dévoilé mercredi à Tokyo un modèle de soutien-gorge dont les bonnets représentent un bol de riz et un bol de soupe miso, avec de part et d'autre une petite pochette contenant des baguettes compactes.

La société a souligné que le soutien-gorge porte-baguettes n'avait pas qu'un rôle écologique: les baguettes placées de part et d'autre des bonnets permettent de resserrer les seins en "accentuant ainsi le décolleté"

Etonnant non ?


Sources et copyright
AFP

06 septembre 2007

Parties prenantes

C’est une expression courante de la langue française qui pourrait bien devenir rapidement l’une des plus utilisées par les commentateurs et journalistes politico économiques dans un futur très proche

Cette expression possède un équivalent anglais qui est "stakeholder" et correspond à tout acteur interne ou externe à une entreprise et concerné par son bon fonctionnement sur le plan de la responsabilité sociétale . Le terme "stakeholder" s’oppose aux entreprises pour qui le rendement à court terme est la seule et unique priorité (en anglais "shareholder value")

qui sont-ils ?

Les dirigeants, salariés, employés et représentants des salariés Clients, fournisseurs, intermédiaires de financement (banques, gérants de fonds...), compagnie d’assurance, ONG, associations, citoyen d’une collectivité - où l’entreprise exerce son activité, (riverains),... Collectivités territoriales, territoriale ou non, administration territoriale de la collectivité concernée, Chambres de commerce et d’industrie (CCI), Actionnaires et investisseurs (shareholder)

Mais à quoi ça sert ?

Les parties prenantes sont un des pivots de la politique de développement durable dans laquelle un certain nombre de grandes entreprises se sont investies (cf Lafarge ) Dans ce cas de figure, on s’éloigne de la relation traditionnelle (et souvent conflictuelle) entre salariés et employeurs ou entreprises et organismes de consommateurs ou entreprises et ONG, ...

Combien d’entreprises ont elles fait ce choix en France ?

Peu. Cela concerne essentiellement les plus grandes (Lafarge, Renault, Danone, Air France,Total, ...)

Quel sont leurs pouvoirs des parties prenantes ?

Prenons connaissance du rôle de ceux-ci dans la stratégie de développement durable et de responsabilité sociétale de TOTAL

La démarche de Total, en matière de responsabilité sociétale et environnementale s’inscrit dans le cadre de relations avec des parties prenantes internes ou externes, dont notamment :

95 070 salariés dans le monde (périmètre consolidé), environ 570 000 actionnaires individuels et 70 098 actionnaires salariés, près de 50 000 fournisseurs actifs, plus de 130 pays hôtes et les communautés voisines de nos sites, nos clients : clients individuels (carburants, lubrifiants, gaz GPL, produits chimiques... ) et clients industriels (hydrocarbures, carburants, gaz naturel, GNL, électricité, produits chimiques...), les ONG et institutions. Avec l’ensemble de ces parties prenantes, nous nous efforçons d’entretenir des relations durables et reposant sur la confiance. Nous veillons pour cela à instaurer un dialogue régulier indispensable pour nous adapter aux attentes dont nous faisons l’objet. Ces échanges constituent une source de progrès majeure.

Par ailleurs, parce que nos parties prenantes sont directement concernées par l’activité et la performance du Groupe, nous redéployons vers elles une part importante de la valeur créée par nos activités. Séduisant me direz vous ?

Qu’en dit le collectif de l’éthique sur l’étiquette

Extraits d’un document rédigé par Olivier Chabrol - Chef de projet au collectif De l’éthique sur l’étiquette

Les entreprises qui s’engagent dans un processus de management de leur responsabilité sociétale doivent passer par au moins quatre étapes pour que la prise en compte de la complexité du monde dans lequel elles évoluent soit durablement bénéfique :

1. La phase d’identification des parties prenantes pertinentes

Aucun registre n’indique quels sont les individus ou groupements humains qui sont habilités pour la concertation, ou ceux qui constituent même ne serait-ce que de bons représentants pour défendre telle ou telle cause (pour certains sujets environnementaux, la notion même de représentativité n’a pas de sens. Quel être humain serait mandaté par les bénéficiaires pour négocier la protection de certaines espèces animales ou végétales, ou pour la protection des intérêts des humains des générations futures ?…).

Dans cette phase, l’entreprise doit tenter de recenser de façon exhaustive toutes les parties prenantes envisageables, que celles-ci lui demandent la parole pour une concertation ou qu’elles ne la demandent pas.

Ensuite elle doit faire un réel travail d’analyse d’ordre éthique pour établir la liste de celles qui lui semblent être liées à un enjeu significatif par rapport à l’activité considérée. On sent bien que cette détermination du niveau de pertinence est cruciale du point de vue de la gestion de l’éthique. L’entreprise est-elle légitime pour faire seule ce choix ? De plus en plus d’acteurs estiment qu’on peut attendre des pouvoirs publics qu’ils participent là à la régulation en établissant par exemple une liste minimale d’organismes à consulter obligatoirement pour le traitement par les entreprises de certains sujets bien identifiés.

Un tout petit peu moins séduisant !!!

Signe des temps, une agence de communication a même pris l’expression partie prenante comme marque commerciale et propose entre autre les prestations suivantes

Approche de la responsabilité sociale d’entreprise - quels partis pris ? quel partage ? Lobbying et coalition avec le milieu associatif - conditions, intérêt et risques d’une alliance sur des thèmes d’intérêt commun.

Alors, changement profond dans nos rapports et notre façon de gérer les relations entre les milieux économiques politiques et sociaux ou nouvel avatar du capitalisme ?

Si la responsabilité sociale des entreprises est en général conçue dans le monde des affaires anglo-saxon comme des opérations de mécenat (financement d’ONG), en Amérique du Sud comme un palliatif à la corruption ou l’inconséquence des pouvoirs publics, nul ne sait encore comment s’organisera la désignation des parties prenantes.

Actuellement, seuls quelques élus libéraux réclament la mise en place rapide de cette nouvelle "démocratie" en précisant qu’elle diminuera considérablement le "pouvoir de nuisance des syndicats"

Nous devrions découvrir des pistes à l’issue du "Grenelle de l’environnement" auquel participeront les parties prenantes ... invitées.

Une question s’impose toutefois : "Quelle valeur peuvent avoir la responsabilité sociétale et environnementale et les parties prenantes dans la mesure ou seules des multinationales font ou feront cette démarche alors que 95 à 97 % des entreprises françaises ont moins de 20 salariés ?"

Je vous propose de vous faire une idée plus précise au travers de la bibliographie ci-dessous

Sources

ORSE

NOVETHIC

De l’éthique sur l’étiquette

TOTAL

LAFARGE

Parties Prenantes

Crédit image et copyright

Mupex

Lire

Responsabilité sociale et environnementale

Par Vincent Commenne

Editions Charles Léoplod Mayer

30 août 2007

Responsabilité sociétale des entreprises et PME

Alors que se profile le « Grenelle de l’environnement », (qui n’a bien entendu aucun rapport, même symbolique avec les « accords de Grenelle » ) la CGPME vient de publier sur son site un communiqué auquel est joint un texte de 3 pages dans lequel elle fait des propositions conditionnelle pour intégrer les PME dans un processus de développement durable.

Ce texte ne se prononce que sur 4 des groupes de travail organisés par le ministère de l’écologie du développement et de l’aménagement durable. Quant à conclure que CGPME ne s’intéresse pas à :

Instaurer un environnement respectueux de la santé

Adopter des modes de production et de consommation durables : agriculture, pêche, agroalimentaire, distribution, forêts et usages durables des territoires

Nous n'osons l'envisager.

C’est d’ailleurs une surprise de voir les représentants des PME et TPE se mobiliser sur le sujet puisque jusqu’à présent, il n’existe aucun projet réellement identifié de responsabilité sociétale ou environnementale dans ce type de structures. Néanmoins la présence de ce document semble indiquer que les PME et TPE pourraient avoir des projets (ou des propositions) dans ce sens.

Que propose la CGPME : Extraits

Lutte contre le changement climatique

Encourager les PME à investir dans des matériels, installations et immeubles concourant à réduire la consommation énergétique … par la création d'un crédit d’impôt imputable sur la cotisation de taxe professionnelle, un dégrèvement total de taxe professionnelle des investissements existants ou nouveaux destinés à économiser l’énergie et l’application du taux réduit de TVA pour l’acquisition du matériel.

Favoriser le renouvellement du parc des poids lourds et des véhicules légers appartenant aux PME en les incitant fiscalement à acquérir des véhicules moins polluants, notamment au regard des normes européennes d’émission Euro et aux engagements des constructeurs automobiles pour les véhicules légers.


Biodiversité et ressources naturelles

Inciter les PME à recycler leurs déchets en les exonérant de taxe d’enlèvement des ordures ménagères dès lors qu’elles ont recours à un prestataire privé pour la collecte de leurs déchets.

Encourager les PME à investir dans des matériels et installations concourrant à réduire la consommation d’eau à usage non professionnel par la création d'un crédit d’impôt ou d’une aide des agences de l’eau, d’une part, et l’application du taux réduit de TVA pour l’acquisition du matériel, d’autre part.

Encourager les entreprises à investir dans des matériels, installations et immeubles concourant à réduire le bruit et la pollution de l’air en simplifiant le mécanisme actuel d’amortissement exceptionnel. Cela passerait par la création d'un crédit d’impôt imputable sur la cotisation de taxe professionnelle et l’application du taux réduit de TVA pour l’acquisition du matériel.

Réduire les émissions de polluants en favorisant le renouvellement du parc de poids lourds et des véhicules légers appartenant aux PME en les incitant fiscalement à acquérir des véhicules moins polluants, notamment au regard des normes européennes d’émission Euro et aux engagements des constructeurs automobiles pour les véhicules légers


Promouvoir les modes de développement écologiques favorables à la compétitivité et l’emploi

Faciliter les investissements des PME en faveur de l’environnement en créant un prêt bonifié financé par une partie des fonds du Livret de développement durable, en instaurant une provision pour investissement environnemental calquée sur le mécanisme existant pour les commerces alimentaires et la mise aux normes d’hygiène et en appliquant le taux réduit de TVA à tous les matériels permettant de réduire l’impact environnemental des entreprises

Inciter les PME à embaucher un « salarié développement durable » pour les aider à répondre à leurs obligations en la matière, en exonérant cette embauche de charges sociales. Pour être réalisable, cette embauche pourrait se faire à temps partagé entre plusieurs PME

Et enfin : Valoriser les PME exemplaires …. Ces PME devraient obtenir des exonérations dans le cadre de la fiscalité écologique actuelle et à venir.
Ce qui, si nous résumons, veut dire que, pour que les PME adhérentes à la CGPME se concernent pour le développement durable il leur faut (pour commencer ?) un grand nombre de :

Exonérations fiscales
Crédits d’impôts
Réductions de la TVA
Exonérations de charges sociale.

Cela signifie t-il au yeux des rédacteurs de ce texte que leur contribution à l’avenir de la planète ne dépend en fin de compte que de dégrèvement fiscaux ou sociaux ?

Il serait utile de rappeler aux auteurs de ce texte que le concept de développement durable suppose un engagement fort de toutes les "parties prenantes" de la société et pas seulement un appel au contribuable.

Le combat pour le développement durable n'est pas un gadget réservé aux grandes entreprises et surtout passe par un changement d'habitudes et de méthodes dont personne ne pourra s'exonérer.

Alors, encore une fois : Les rédacteurs des textes conditionnent-ils leur participation à ce combat à l'octroi de franchises fiscales ?

Cette question prend toute son ampleur en lisant la fin du communiqué

« Forte de ces propositions, la CGPME rappelle son attachement à ce que la politique de développement qui sera mise en œuvre à la suite de ce « Grenelle » ne se traduise pas, pour les PME, par une réglementation plus contraignante, une taxation supplémentaire des entreprises ainsi que de nouvelles normes ou indicateurs inapplicables par les petites entreprises »

Une façon sommes toute originale de faire comprendre que la responsabilité sociale et environnementale de certains acteurs économiques ne sera acquise que dans des conditions précises et avantageuses. Les ministres concernés sont prévenus : L’avenir de la planète a un goût …d’allègement de contraintes et de fiscalité.

Crédit image
Filias