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06 décembre 2011

A la découverte des financements politiques les plus ... exotiques ?

Avez-vous déjà entendu parler du parti tahitien « Fetia Api » et de « Démocratie et République». Non ? Et pourtant ces deux formations politiques ont perçu en 2011, respectivement 1 405 066 € et 570 808 € au titre des aides publiques liées aux parlementaires !

Le 7 décembre, à l'Assemblée Nationale on devrait débattre de transparence de la vie publique et la prévention des conflits d'intérêts. Au cours des débats, on devrait notamment y évoquer : « Le contournement des règles de financement par l’intermédiaire de partis ultramarins »

C'est à dire ?

François de Rugy député Vert, nous donne un exemple significatif : « (...) le parti polynésien FETIA API, qui a recueilli 1 021 voix aux dernières élections législatives générales, touchera, en 2011, au titre de la première fraction de l’aide publique, 855,17 €. Cependant, du fait du rattachement de 32 parlementaires métropolitains, il percevra 1,4 million d’euros au titre de la seconde fraction. Le plus petit parti bénéficiaire de la première tranche d’aide publique devient ainsi le quatrième bénéficiaire de France (...) »

Et que fait ce microscopique parti de tout cet argent public ?

Eh bien, il en reverse la quasi-totalité au Nouveau Centre qui a fait adhérer, ses députés et sénateurs de métropole à la formation tahitienne ! Un montage étonnant mais efficace précisait le JDN en janvier 2011.

Résultat de ce montage : Pour 2011, le Fetia Api a touché 1 405 066 € d'aides publiques

Et c'est légal ?

Oui, nous expliquait Le Figaro en juin 2010 : En 2007 « (...) Le Nouveau Centre obtient 17 sièges à l'Assemblée nationale mais ne remplit pas les conditions nécessaires pour bénéficier d'un financement public (...) N'ayant pas réussi à faire changer la loi sur le financement de la vie politique, il décide d'utiliser de se tourner vers les TOM : (...) La loi qui encadre le versement de subventions y est en effet beaucoup plus souple : dans les TOM, il suffit d'obtenir 1% des voix dans une circonscription pour en profiter. Condition remplie par le fameux Fetia Api, basé à Papeete, en Polynésie française (...) »

François de Rugy entendait interdire : « (...) le rattachement administratif des parlementaires de métropole à un parti qui n’a présenté, aux dernières élections législatives générales, que des candidats dans des circonscriptions d’outre-mer (...) » mais sa proposition a été rejetée, dans un premier temps, par la Commission !

Autre cible du député Vert : « Démocratie et République - Metz pour tous», regroupant treize parlementaires et qui a touché pour 2011 la somme de 570 808 d'aides publiques, liées aux parlementaires

Il ne s'agit pas d'un montage mais de l'exploitation d'un vide juridique. C'est en fait, explique Le Monde : « (...) un refuge organisé outre-mer par le sénateur (non-inscrit) de la Moselle Jean-Louis Masson pour bénéficier du financement public et de la part versée par l'Etat, de l'ordre de 40 000 euros par an, par parlementaire déclarant s'y rattacher. Pas moins de treize parlementaires, neuf députés et quatre sénateur, ont décidé de se rattacher, en 2010, à cette coquille vide rebaptisée "Démocratie et République". La part publique est ainsi attribuée à ce qui n'est qu'une simple boîte aux lettres et le sénateur la reverse à la demande aux élus en question, en gardant un pourcentage pour ses « frais de gardiennage » (...) »

Le nom et l'appartenance de ces élus ?

Eh bien, il est impossible de le savoir. En effet, commente le député UMP Lionel Tardy pas vraiment choqué par la méthode : « (...) Rien d'illégal (...) »Tout en regrettant assez mollement que : « (...) Ce qui est gênant, c'est que le nom des élus ayant fait ce choix ne soit pas rendu public, ce qui interdit toute vérification de l'usage fait de cet argent (...) »

Totalement révoltant, direz-vous, dans une période où on martèle aux français des discours sur la rigueur et la moralité ! Cela donnera t-il envie aux députés, notamment de la majorité présidentielle de mettre fin à ces : « contournement des règles de financement par l’intermédiaire de partis ultramarins » ? Réponse demain, à l'Assemblée Nationale !


Crédit photo
Tahiti Ora

25 mai 2011

Financements politiques : De l'utilité des micro partis ... pour 2012 ?

La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques vient de publier son dernier rapport. Elle y consacre un chapitre important sur les « micro-partis » qui à l'approche de 2012 se multiplient !

Il paraît que les français aiment la politique. Celle-ci lui rend bien ! En effet, la CNCCFP en comptabilise : 320 ! Une offre qui semble totalement disproportionnée, dans laquelle, constate le CNCCFP : les « micro-partis » (lire page 93 du rapport ) autrefois marginaux, ont le vent en poupe, puisqu'il s'en est créé 37, depuis le premier janvier.

Que dit la CNCCFP à ce sujet ?

« Sans cautionner le terme de « micro-parti » abondamment utilisé en 2010 dans le débat médiatique, la commission a tenu à apporter quelques éléments d’éclairage sur la question de l’existence d’un nombre élevé de formations ou groupements politiques entrant dans le champ de la loi sur la transparence financière. Le phénomène dit des « micro-partis » n’est pas nouveau et se révèle fort complexe puisque, quel que soit le critère retenu pour les définir, ils regroupent des entités en réalité fort différentes sur plusieurs aspects (...) »

Les partis politiques ont de l'imagination !

La CNCCFP nous apprend que : « (...) on peut relever l’apparition de structures ayant pour objet de financer une campagne électorale dans une circonscription de moins de 9 000 habitants. En effet, dans ces circonscriptions, les candidats n’ont pas à déposer de compte de campagne et les donateurs ne peuvent bénéficier de l’avantage fiscal. Il peut donc apparaître opportun pour certains candidats ou groupes d’élus de créer un parti politique pour financer la campagne électorale en demandant aux personnes désireuses de les aider financièrement d’apporter leurs fonds non pas directement à eux-mêmes mais aux mandataires des partis qui les soutiennent. Dans ces conditions, les donateurs ou cotisants, voire le candidat lui-même, peuvent bénéficier de l’avantage fiscal (...) »

Que pense la CNCCFP de cette déviance du système ?

« Si la typologie des partis, en raison même de leur liberté de constitution et d’organisation, ne peut que rester évolutive et discutable, le concept de « micro-parti » est lui-même difficile à cerner, aucun critère ne paraissant pleinement satisfaisant. Ainsi l’approche par le critère de l’aide publique (les « micro-partis » seraient ceux qui n’en bénéficient pas), l’approche structurelle ou l’approche en termes d’objectifs affichés se révèlent trop floues ou réductrices. L’approche financière peut apparaître comme la plus objective (...) »

En fin de compte, comment ça fonctionne ?

En 2010, L'Express qui traitait de l'affaire Woerth/Bettencourt l'expliquait très clairement : (...) Le procédé est simple. Le fan de l'UMP donne 7500 euros au parti présidentiel, puis 7500 aux Amis d'Eric Woerth, 7500 au Chêne de Michèle Alliot-Marie,...etc Les mouvements reversent ensuite au vaisseau-amiral tout ou partie de l'argent perçu. En toute liberté puisque les transferts d'argent de parti à parti ne sont pas limités.

Pour encaisser 150 000 euros, on peut donc passer par 33 personnes à 4600 euros. Ou 10 donnant 7500 euros à deux mouvements amis. Ou 2 personnes donnant à dix partis satellites. A charge ensuite de reverser le tout au parti principal (...)

Choquante, cette chasse à l'argent ? Assurément ! Surtout lorsqu'on comprend de quelle manière elle est organisée ... en vue de garnir les caisses pour 2012 !

Alors, direz-vous, qu'attendent les élus et responsables politiques pour y mettre fin ? Et bien, c'est à nouveau L'Express qui nous donne la réponse : (...) Lors de ses auditions au Sénat ou à l'Assemblée nationale, la CNCCFP a bien tenté de limiter ces dons à un seul parti par an mais ses revendications sont pour l'instant restées lettres mortes (...)

Qu'ajouter ?

L'intégralité du rapport du CNCCFP
Cartographie 2010 des micro partis

06 avril 2010

Les politiques sont : "attristés, mais pas surpris" de l'image qu'ils ont auprès des français !

Les partis, formations politiques et notamment leurs représentants sont, selon une étude publiée par 20Minutes : "attristés, mais pas surpris" d'apprendre l'image qu'ils ont auprès des français !

Que dit cette étude, lancée après les taux d'abstentions records qui se succèdent d'une élection à l'autre : " Ils sont "coupés de la vraie vie, pensent «surtout à leur carrière» et ne «connaissent pas les préoccupations des Français». ... / ... Les Français sont en effet 76,3% à faire preuve de méfiance vis-à-vis d'eux. Près d'un électeur sur deux (48,3 %) avoue même n'avoir confiance en «aucun homme politique», quelle que soit sa couleur ... / ... "

La politique, vous savez ce monde peuplé de gens qui n'ont : "d'autre ambition que de servir leur : pays, région, circonscription ... "

Coluche que nous aimons souvent à citer n'avait pas de mots assez durs pour juger la politique et ceux qui en font un métier. Il les brocardait, d'ailleurs, dans son sketch : La politique



A la lecture des premières lignes de cet article, beaucoup d'élus, de permanents et (un peu moins) de militants vont se mettre à hurler à l'anti parlementarisme, à la démagogie, au populisme sans se poser la seule question qui vaille :

Mais à quoi servent les élus s'il ne peuvent rien contre le chômage, la précarité et la misère ?


Que dit l'étude publiée par 20Minutes

" ... / ... Qu'elle soit de gauche ou de droite – voire d'extrême droite –, la classe politique française a plus été attristée que surprise par les résultats du sondage Obea-InfraForces pour 20 Minutes. «Aujourd'hui, on s'attache aux problèmes de quelques petites personnes plutôt qu'aux débats d'idées, tente d'expliquer Bruno Gollnisch, vice-président exécutif du Front national. Mais l'immense majorité des hommes politiques sont honnêtes. Et les Français sont hypocrites. Ils devraient arrêter de réélire les mêmes personnes s'ils n'ont vraiment pas confiance en elles…» Porte-parole de l'UMP, Dominique Paillé est encore plus dur envers les électeurs. «La classe politique ne mérite pas ce jugement. Si les Français savaient le métier de chien que l'on fait, ils changeraient de jugement! "

Métier de chien ? Au moins, on a de l'humour à l'UMP !

En tous cas, certainement moins que caissière, ouvrier d'usine, plongeur dans un restaurant, ...

Pour l'exemple, prenons l'Assemblée Nationale dont monsieur Paillé fut l'un des députés. Quelle est la situation de ce "métier de chien" ?

L'indemnité parlementaire et la situation matérielle des députés - Source Assemblée Nationale

Indemnité de base : 5 487,25 €
Indemnité de résidence (3 %) : 164,62 €
Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 412,97 €
Soit brut mensuel : 7 064,84 €

Frais de secrétariat et de mandat : 5 884,91 €. (frais de voiture, de loyer pour la permanence, frais de réception, d'habillement, de transport, etc)

Déplacements sur l'ensemble du territoire national

Par voie ferroviaire : une carte nominative qui permet l'accès gratuit à l'ensemble du réseau SNCF en 1ère classe

Déplacements aériens :
L'Assemblée nationale prend en charge chaque année s'agissant des députés métropolitains :
- quarante voyages aller et retour entre Paris et la circonscription lorsqu'elle est desservie par une ligne aérienne régulière
- six voyages aller et retour en France métropolitaine, hors circonscription

Restauration : Deux restaurants sont à la disposition des députés. L'un leur est strictement réservé, l'autre leur permet de recevoir des invités.

Logement : L'Assemblée nationale attribue des prêts pour l'acquisition d'un logement ou d'un local à usage de bureau ou de permanence, soit à Paris, soit dans la circonscription. Le montant moyen des prêts consentis aux députés, d'une durée de 10 ans à 2 %, s'élève à 76 225 €.

Téléphone et télécopieur : Les communications passées à partir du poste téléphonique installé dans le bureau des députés, au Palais Bourbon, sont prises en charge par l'Assemblée nationale. Les messages transmis par télécopies sont également pris en charge. Les députés peuvent aussi bénéficier, sur demande, d'un forfait global de communication qui permet de prendre en charge, dans la limite du forfait téléphonique parlementaire, les frais relatifs à cinq lignes téléphoniques (fixes ou mobiles) et un abonnement d’accès à Internet, ou à quatre lignes téléphoniques et deux abonnements d’accès à Internet.

Courrier : Les correspondances de nature parlementaire, c'est-à-dire écrites par un député pour l'accomplissement de son mandat législatif, sont affranchies aux frais de l'Assemblée nationale.

Pensions : .. / ... Les pensions sont calculées d'après le nombre d'annuités de cotisations, étant observé que la durée moyenne du mandat est d'environ 7 ans. A partir du prochain renouvellement, les députés ne pourront plus cotiser simultanément à un autre régime de retraite dès lors qu’ils n’exercent pas d’activité relevant de ce régime, et donc ils ne pourront plus acquérir de droits à retraite dans deux régimes différents pour la même période de cotisation.

Le droit à pension est ouvert seulement à l'âge de 60 ans, et en pratique, la possibilité de bénéficier d’une pension anticipée moyennant une décote ayant été supprimée, l'âge moyen auquel les députés font liquider leur pension est de 63 ans. La pension est calculée dans la limite d'un plafond de 40 annuités. Lorsqu'un député atteint ce plafond, il continue à cotiser sans pour autant acquérir de droits à majoration de pension, à la différence de ce qui est prévu dans la fonction publique. La pension moyenne pour un député est d'environ 2 400 € net par mois.

Allocation d'aide au retour à l'emploi

L'allocation d'aide au retour à l'emploi (AARE), est un dispositif spécifique d'assurance chômage à l'instar de ce qui existe pour les salariés du secteur privé, les députés ne relevant pas, en effet, du régime des Assedic. Un député non réélu touche pendant 60 mois de son indemnité mensuelle nette.

Il va s'en dire que cette « indemnité chômage » est totalement inconditionnelle, et le bénéficiaire n'est tenu à aucun engagement tels : justifier de la recherche d'un nouvel emploi, d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller Pôle emploi ou d'une activité justifiant cette indemnité.

Et pourtant, pour Vincent Peillon : " ce sont surtout les élus qui devraient changer d'attitude. «On a souvent l'impression d'avoir des girouettes, témoigne le député européen PS. En ce moment, la droite critique le bouclier fiscal. Mais elle l'a voté il y a deux ans… Tout ça ne donne pas beaucoup de crédibilité à la classe politique "

... / ... pour Marielle de Sarnez, du MoDem. «Les simples discours ne passent plus, nous dit-elle pour expliquer notamment le taux d'abstention. On s'en est rendu compte pendant les régionales. Les gens ne comprennent même plus le sens des mots.» Et Vincent Peillon d'ajouter : "Pourtant, la solution est simple: «Les Français n'ont qu'à aller voter! Leur choix passe avant tout par le bulletin de vote», conclut Vincent Peillon. - Source 20Minutes

Le choix ?

Oui mais au travers d'investitures organisées par les partis ou formations auxquels appartiennent les candidats ! Et ce qui froisse de plus en plus de français, c'est le nombre de compromis ou de compromissions nécessaires afin de devenir le candidat soutenu par son parti politique.

On se doit, bien entendu, de rajouter à celà le coût exorbitant d'une campagne électorale et le fonctionnement du parti ou de la formation politique (dont le montant est sous certaines conditions prise en charge par les contribuables).

Ainsi, en ce qui concerne le parlement européen (élection à forte abstention)

" L'article 191 du traité instituant la Communauté européenne indique que les partis politiques au niveau européen sont importants en tant que facteur d'intégration au sein de l'Union et qu'ils contribuent à la formation d'une conscience européenne et à l'expression de la volonté politique des citoyens de l'Union. Dans ce contexte, le règlement (CE) n o 2004/2003 du Parlement européen et du Conseil du 4 novembre 2003 définit les règles relatives au statut et au financement des partis politiques au niveau européen.

Ce règlement prévoit en particulier une contribution financière annuelle du Parlement européen, sous forme de subvention de fonctionnement, aux partis politiques qui en font la demande et qui respectent les conditions fixées par ce règlement ... / ... Le budget prévu pour l'exercice 2010 s'élève à un montant total de 11 075 000 EUR ... / ... " Source CG des bouches du Rhône

Voir aussi : "L’élection des représentants au Parlement européen (6 et 7 juin 2009)" sur le site du CNCCFP (Commission chargée du contrôle et de la publication des comptes annuels des partis politique, et des comptes de campagne)

Pour ceux qui l'auraient oublié : Les partis politiques français ont dépensé 177 millions d'euros en 2008 comme nous l'écrivions le 21 décembre 2009 sur Slovar les Nouvelles

Pour en revenir à l'étude Obea-InfraForces pour «20 Minutes» et France Info sur l'image des politiques. Quelles sont les principaux reproches fait par les français à leurs élus

" ... / ... Il y a un réel fossé entre ce que vivent les Français et ce que vivent les hommes politiques…» Européens ou non, les députés sont aussi particulièrement dans le viseur des Français. En fait, les élus locaux – conseillers généraux, régionaux et surtout maires, ces derniers recueillant 64,2% d'opinions favorables – sont les seuls à tirer leur épingle du jeu.

Et le célébrissime compère de Frédéric Lefebvre de déclarer : "C'est normal ... / ... Si votre trottoir est défoncé, le maire va le réparer … Les politiques nationales sont moins lisibles pour la majorité des électeurs"

Moins lisibles ? Attention à ne pas trop abuser de l'humour Monsieur Paillé ! Car les français, eux, n'en ont plus vraiment en ce qui concerne l'action des politiques ; " ... / ... Ainsi, 86,2% des sondés pensent que les hommes politiques se «préoccupent surtout de leur carrière». C'est le syndrome de la tour d'ivoire: les élus sont «coupés de la vraie vie» pour 67% des sondés, «connaissent les préoccupations des Français» pour 24,7% et ont «une vision d'avenir» pour seulement 40,7% .. / ... " - Source 20Minutes

En fin de compte, une "profession de chien", bien à l'abri de la mondialisation et de son cortège de licenciements, de délocalisations, .... mais qui dépense des sommes folles dans la communication alors qu'elle requiert toujours plus d'efforts à tous les français !

Une profession qui sait avant tout nous parler de "réformes" négatives et "d'adaptations nécessaires" qui doivent nous mener à une "plus grande flexibilité "et à "travailler plus longtemps" dans un monde où le travail manquera de plus en plus !

Et ça : "ça ne donne pas beaucoup de crédibilité à la classe politique" !




05 décembre 2007

LIBR’ACTEURS : Du neuf dans la politique ?

Interview exclusive de Richard HASSELMANN Président et membre fondateur de LIBR'ACTEURS

Déchirement à gauche, implosion du centre et bruits et chuchotements dans la majorité présidentielle où certains élus craignent la disparition de leurs tribunaux et/ou hôpitaux (et probablement leur siège de maire) et surtout omniprésence de notre Président de la République. Voilà en quelques mots la situation politique française égrenée par nos media.

En marge de la médiatisation de cette « foire d’empoigne », on voit apparaître des initiatives de citoyens, un peu las des clivages et de la classe politique actuelle, qui essayent de réfléchir en commun sur des approches ou solutions qui ne soient pas marqués du sceau idéologique actuel.

Ainsi, s’est créé il a quelques semaines le mouvement LIBR’ACTEURS. Je vous livre ci-dessous leur communiqué de presse fondateur :

"A l’initiative de 9 citoyens, d’âges et de sensibilités diverses, ce collectif en forme d’association loi 1901, prolonge et organise le mouvement créé fin 2006 à l’occasion des élections de 2007 et matérialisé par l’espace interactif : Providentielle 2007

Considérant le divorce consommé entre le monde politique et les citoyens (en particulier les jeunes), le blocage du système politique au profit d’une classe qui refuse à se renouveler, l’incapacité des gouvernants de toute tendance à prendre des décisions audacieuses et adaptées aux défis du moment :

LIBR’ACTEURS se donne comme objectif premier de contribuer à donner au plus grand nombre, et en particulier aux jeunes générations, l’envie et la capacité d’être acteurs lucides et libres de leur destin.

Rassemblement pluraliste, libre de toute influence partisane, LIBR’ACTEURS entend privilégier l’information, l’éducation et la formation des générations nouvelles aux enjeux politiques et sociaux du monde moderne.

LIBR’ACTEURS ambitionne de forger un nouveau modèle économique et social, appuyé par un référentiel de valeurs modifié, faisant une place prépondérante à l’humain, au secteur de l’économie sociale et solidaire, à la conscience de la terre et à l’intérêt des générations futures"

J’ai voulu en savoir plus et les ai contactés. C’est Richard HASSELMANN Président et membre fondateur qui a accepté de se prêter au jeu des questions/réponses.

Slovar : Bonjour Richard HASSELMANN. Pourquoi ce nom de LIBR’ACTEURS ?

R.H. : Il est né lors de notre réunion fondatrice, spontanément de l’imagination de l’un d’entre nous. Il résume parfaitement notre collectif et a été adopté immédiatement et à l’unanimité.

Slovar : Vous déclarez dans votre communiqué de presse « A l’initiative de 9 citoyens, d’âges et de sensibilités diverses » Pouvez-vous nous préciser votre notion de sensibilité ?

R.H. : La sensibilité, c’est comme la glaise aux chaussures. C’est la marque originelle, liée au milieu social, à l’age, au parcours citoyen. Notre collectif est transgénérationnel, il est surtout un creuset où viennent se fondre sans se dénaturer, des richesses humaines individuelles.

Slovar : Vous pensez vraiment possible de faire travailler en semble des gens provenant d’horizon politique différents ?

Slovar : En premier lieu, peu de fondateurs, ont des passés politiques chargés, et cela rend les choses plus faciles . Aucun n’a porté un mandat de premier plan, et tous jeunes ou moins jeunes ont des vies accomplies ou bien installées. Fonder LIBR’ACTEURS, adhérer a LIBR’ACTEURS comme nous le constatons avec joie, c’est choisir la liberté, l’écoute, et l’exemplarité. Autant d’ingrédients qui pimentent le « CONSTRUIRE ENSEMBLE ».

Slovar : Vous citez le site Providentielle que j’ai visité. On y trouve des articles très proches des idéaux centristes. Auriez-vous des « connexions » avec le nouveau centre ou le MODEM ?

R.H. : Merci de cette question, car elle va me permettre de rester dans le droit fil de ce qui précède, l’exemplarité dans la transparence.

Avant le MODEM vous devriez parler d’ ENERGIES DEMOCRATES, un très grand nombre de ceux qui ont porté ce mouvement sont avec nous. Ceux qui souhaitaient garder une attache partisane ont naturellement migrés, vers le MODEM, CAP 21, le NOUVEAU CENTRE, le PS ou les VERTS. Je ne cite pas l’UMP, bien que quelques adhérents en relèvent, car le programme engagé, est loin, pour l’instant de nos valeurs. Un grand nombre reste en dehors de l’ « encartement », car nous irons le moment venu là ou notre légitimité sera reconnue.

Le MODEM, arrive en fait après PROVIDENTIELLE et donc LIBR’ACTEURS, c’est un parti, nous ne sommes qu’un modeste collectif, qui n’a pas a subir le poids des élus en place.

A titre personnel, ainsi vous saurez tout, je connais Christian BLANC depuis longtemps, j’ai rencontré François BAYROU, je suis proche de Corinne LEPAGE et ardent défenseur de l’Economie Sociale et solidaire véritable espace d’innovation économique.

Slovar : Quel la vocation de LIBR’ACTEURS : Un think tank, un lobby, un mouvement d’appoint ?

R.H. : Vous êtes comme tout un chacun, vous cherchez à classer, vous avez besoin de grilles de lecture. C’est confortable, mais ce n’est pas notre vision. LIBR’ACTEURS c’est un collectif de citoyens unis par les mêmes valeurs, qui se proposent de forger un référentiel innovant, pour le proposer au plus grand nombre et vérifier ce que nous croyons : ce pays a soif d’une démocratie régénérée, d’un Etat réformé, et d’une confiance restaurée en l’avenir pour nos enfants et petits enfants.

Slovar : LIBR’ACTEURS, N’est ce pas tout simplement un nouveau parti politique qui ne dit pas son nom ?

R.H. :Si tel avait été le cas, nous aurions affiché la couleur .C’est l’occasion de préciser que c’est une Association LOI 1901, assortie d’un agrément fiscal en cours, pour autoriser la déductibilité des dons et cotisations, et soumise dés lors à commissariat aux comptes ;

Slovar : Si je veux rejoindre LIBR’ACTEURS, les conditions d’adhésions ne seront-elles pas très draconiennes ?

R.H. : Je ne suis pas là pour faire du « marketing », ceux que cela intéresse iront sur notre site. La vraie condition forte c’est la signature de notre charte et le renoncement a toute instrumentalisation du collectif à titre personnel.

Slovar : Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?

R.H. : Vous remercier, remercier le lecteur/internaute, et assurer que LIBR’ACTEURS perdurera si il va a la rencontre du plus grand nombre. A défaut nous nous retirerons en ayant au moins la satisfaction d’avoir essayé ;


Slovar : Merci Richard HASSELMANN. Nous aurons plaisir à suivre votre expérience

LIBR’ACTEURS
http://www.libracteurs.fr
http://libracteurs.blogspot.com

Contact
libracteur@gmail.com