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13 avril 2010

Services à la personne : Les dessous pas très clairs de la "belle performance" saluée par le gouvernement !

Christine Lagarde le reconnaît elle même : " en 2009, l’économie a détruit 357 000 emplois salariés"

Néanmoins, elle était enthousiaste, le 11 avril dernier, sur les chiffres de la même période, pour les emplois à la personne : " ... / ... Selon la ministre, le nombre d'heures travaillées dans le secteur (ménages, gardes d'enfants, etc.) a augmenté de 1 % en 2009, pour atteindre 1,35 milliard d'heures. "Cela correspond à la création de 10 000 emplois équivalent temps plein" ... / .. "- Source Franchise magazine

Mais quelle est la définition du terme : "Emploi équivalent temps plein" ?

Selon l'INSEE : "Nombre total d'heures travaillées divisé par la moyenne annuelle des heures travaillées dans des emplois à plein temps sur le territoire économique"

Mais alors quelle est la définition d'un emploi ?

"Les personnes employées au sens du BIT sont celles ayant travaillé pendant une durée quelconque, ne serait-ce qu'une heure, au cours d'une semaine dite de référence" - Source INSEE

Mais, me direz-vous, alors, quelle est la définition du chômage ?

" Le chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) comptabilise les personnes en âge de travailler (conventionnellement 15 ans ou plus) qui : 1°) n’ont pas travaillé, ne serait-ce qu’une heure, au cours de la semaine de référence 2°) sont disponibles pour travailler dans les deux semaines 3°) ont entrepris des démarches actives de recherche d’emploi dans le mois précédent, ou ont trouvé un emploi qui commence dans les 3 mois ... / ... " - Source Ministère du Travail

Et bien, sachez que c'est en jonglant avec ces définitions que tous les gouvernements ont réussit jusqu'à présent à faire varier les statistiques de l'emploi en France à leur guise !

Englué dans un chômage de plus en plus endémique, l'actuel gouvernement se doit de montrer qu'il est actif, notamment dans la création dans le secteur dit marchand. Or la seule piste à agiter se trouve être le "gisement" que nous expliquait Jean-Louis Borloo lors de la création de sa loi du 26 juillet 2005 : "relative au développement des services à la personne" dont les ambitions étaient bien grandes : "Cette loi met en œuvre le plan de développement des services à la personne présenté le 16 février 2005 et qui vise à doubler le rythme de croissance de ce secteur pour créer 500 000 emplois dans les 3 ans"

Quelle est la réalité actuelle des chiffres ?

Elsa Fayner, journaliste spécialiste du travail social nous en donne une partie sur son blog "Et voila le Travail"

" Florence Jany-Catrice, maitre de conférences, université LiLLe 1, cLersé, a mené l’enquête et publié : " Combien d’emplois dans les services à la personne ?"

... / ... en 2008, quelques 1 940 000 personnes auront bel et bien travaillé dans le secteur, mais “au moins une heure”. Ce qui est bien plus relatif. Pour gonfler les chiffres, le secrétaire d’Etat compte en effet tous les contrats, même ceux de quelques heures par an. Or, le temps partiel est extrêmement développé dans le secteur. Pour coller aux calculs habituels de la statistique française, il faut compter en “équivalents temps plein” (ETP). ... / .... 37 000 emplois ETP ont été créés en 2006, 22 000 en 2007 et 24 000 en 2008. Soient à peine plus de 80 000 en 3 ans .... / ... Au total, selon le rapport de l’Agence nationale des services à la personne, fin 2008, on recensait 842 000 salariés en “équivalents temps plein” dans le secteur, et non pas 2 millions, comme annoncé par Laurent Wauquiez "

De quelle "qualité" sont ces emplois ?

" ... / ... Selon l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail, la moyenne est de 15 heures par semaine, et les horaires restent variables pour les trois quarts des travailleurs ... / ... Un secteur qui, par ailleurs, ne ménage pas la santé. Les accidents du travail y sont supérieurs à la moyenne française. ... / ... Enfin, il arrive en seconde position pour les troubles dépressifs. Le plan 2 des services à la personne, lancé en mars 2009 par Laurent Wauquiez, prévoit-il de subordonner les aides fiscales au fait de passer par des organismes chargés de vérifier la qualité des emplois occasionnés ? Pas vraiment. Car l’ambiance est davantage, en temps de crise, à se réjouir du moindre emploi créé, fût-il à temps très partiel, et exténuant - Source Les Nouvellesnews

Que dit le rapport de la Cour des Comptes sur les Emplois à la Personne ?

" ... / ... Pourtant, des intentions aux résultats, il y a un gouffre que la Cour des comptes analyse dans son rapport annuel. A commencer par le nombre d’emplois créé rapporté au coût engagé. Ainsi, la Cour rappelle que le plan de cohésion sociale 2005-2009 évoquait la création de 500 000 emplois supplémentaires en trois ans. L’agence nationale des services à la personne (ANSP) a recensé 312 000 emplois créés depuis 2004 en retenant une définition pour le moins extensive ... / ... La Cour remarque la difficulté à obtenir des statistiques permettant un décompte fiable des postes réellement créés dans le secteur ... / ... " - Source l'Usine Nouvelle

Selon les Ministres concernés, de plus en plus de CDI sont proposés dans le cadre des Emplois à la Personne !

Pour l'exemple, nous vous proposons ci-dessous une annonce quasiment type, trouvée sur le site d'une agence de services à la personne

" Recherche un spécialiste du ménage repassage pour intervenir 2 h / semaine sur Sallanches (74700). Vous pourrez travailler en CDI et près de chez vous autour de Sallanches en gérant votre planning. Nous vous remboursons également les frais de transport " - Source Empoi Domicile

Bon, ça c'est pour ceux qui veulent être salariés.

Mais le gouvernement a pensé aussi aussi aux statistiques de créations d'entreprises dont Le Premier Ministre, Madame Lagarde et Monsieur Novelli se gobergent depuis quelques temps !

Ainsi on peut lire sur le site gouvernemental des Services à la Personne le texte suivant :

" Devenez auto-entrepreneur dans les services à la personne ! Depuis le 1er janvier 2009, tous ceux qui veulent créer leur entreprise et bénéficier de nombreux avantages sociaux et fiscaux peuvent devenir auto-entrepreneur ... / ... " Et comme le dit un intervenant sur un site de services à domicile : "Il ne vous restera alors qu'à trouver des clients " ...

Nous ajouterons : Et fort de revenus situés au dessous du seuil de pauvreté, permettez aux ministres de venir parader sur les plateaux de télévision pour vous expliquer la : "formidable détermination du gouvernement à remettre les français dans l'emploi"




06 août 2008

SMIC : Le dernier rempart avant la case pauvreté va t-il céder ?

Tout le monde en France s'accorde à dire qu'il est difficile voir impossible de vivre correctement avec 1000 € par mois.

Tout le monde ?

Et bien non. MM CAHUC , CETTE et ZYLBENBERG sont d'un tout autre avis.

Ces 3 économistes viennent de remettre à Martin HIRSCH et Eric BESSON un rapport portant le "joli" nom suivant : "Salaire minimum et bas revenus : comment concilier justice sociale et efficacité économique ?"

Que dit ce rapport ?

Le rapport fait 94 pages et décrit le "scandale" du salaire minimum français et des minima sociaux.

Certains vont se réjouir en pensant que les auteurs trouvent comme la majorité des salariés et précaires de ce pays que ce niveau de ce salaire et d'aides est indigne.

Ne révez pas, c'est exactement l'inverse.

Extraits :

1. La place singulière du salaire minimum en France

Le salaire minimum s’impose en France de façon exceptionnellement uniforme. Dans la plupart des autres pays où un salaire minimum légal existe, celui-ci fait l’objet de dérogation selon l’âge au-delà de 18 ans, parfois selon les régions, voire selon la situation économique. En outre, il existe des pays industrialisés, et non des moindres, n’ayant tout simplement pas de salaire minimum légal. ... / ...

Depuis 1970, l’évolution du pouvoir d’achat du SMIC horaire brut, apprécié par son augmentation relative par rapport à l’indice des prix retenu pour sa revalorisation automatique, est supérieure à 150 %. Cette évolution est liée à la fois au mécanisme d’indexation sur la moitié du pouvoir d’achat du salaire horaire ouvrier mais aussi à l’effet des coups de pouce.
De 1970, date de création du SMIC, à 2002, date du début de la convergence des minima salariaux, les coups de pouce ont représenté 60 % des gains de pouvoir d’achat du SMIC.
Depuis près de quatre décennies, la hausse du pouvoir d’achat du SMIC dépasse nettement celle du salaire médian.

La proportion des salariés rémunérés sur la base du salaire minimum y est très importante : en 2006, elle dépassait les 15 % et elle était de près de 13 % en 2007.

... / ...

La France est dans une situation extrême au sein des pays de l’OCDE, caractérisée par une détermination très centralisée du salaire minimum : celui-ci s’applique à tous, indifféremment,
sans distinction liée à l’âge, au lieu, au domaine d’activité ou à la profession. Cette situation, où l’État se substitue aux partenaires sociaux pour organiser le fonctionnement du marché
du travail, réduit de fait le champ d’exercice du dialogue social. Elle a en conséquence un effet délétère sur les relations sociales.

La stratégie française a suivi une voie très différente des enseignements théoriques. Elle cherche à redistribuer le revenu en s’appuyant sur un salaire minimum contraignant et sur une multiplicité de prestations sociales relevant de logiques différentes, voire contradictoires. Cette stratégie présente deux inconvénients : elle défavorise considérablement les jeunes et elle
aboutit à un système peu lisible et à des taux marginaux d’impositions très heurtés qui peuvent être très élevés. La France cumule la situation d’avoir un des plus bas taux d’emploi des jeunes de 20 à 24 ans au sein de l’OCDE et de ne pas donner le bénéfice du revenu minimum à ces mêmes jeunes. ... / ...

Les auteurs conduisent une analyse critique des principales prestations sociales existantes. Ils s’intéressent notamment à la Prime pourl’emploi (PPE) qui concerne un public très large, peu ciblé tout en offrant un montant de ce fait peu incitatif. Le versement de la PPE se fait tardivement par rapport aux périodes d’activité justifiant son attribution. Au total, l’efficacité incitative de la PPE est contestable.

Dans le bas de la distribution des revenus, le taux de prélèvement marginal se modifie souvent de plusieurs dizaines de points à la hausse ou à la baisse sur des étendues très restreintes du revenu d’activité.

Ces mouvements sont particulièrement importants aux moments du début et de fin de droits des prestations sous conditions de ressources (prime de Noël et allocation de rentrée scolaire), au moment des fins de droit des prestations différentielle (ici RMI) ou dégressives (type allocations logement) ou du début et de la fin des droits des prestations du type PPE (qui est successivement progressive, neutre puis dégressive par rapport au revenu d’activité) ... / ...

Les auteurs plaident pour une simplification de l’architecture des dispositifs déployés de façon à renforcer leur pouvoir incitatif sur l’offre de travail des peu qualifiés, sans réduire leur impact en termes de lutte contre la pauvreté et au moindre coût pour les finances publiques. Le Revenu de solidarité active (RSA) s’inscrit dans cette perspective.

Pour les auteurs, le Revenu de solidarité active devrait remplacer par un dispositif unique et permanent la Prime pour l’emploi, le Revenu minimum d’insertion (RMI), l’Allocation de parent isolé (APE) et, le cas échéant, d’autres minima sociaux, ainsi que les dispositifs transitoires d’intéressement à la reprise d’activité qui y sont associés. De manière générale, le RSA se traduit par un transfert de ressources supplémentaires vers les ménages à très bas revenu qui doit être financé d’une façon où d’une autre.

En tout état de cause, ce financement doit réduire le revenu net des ménages qui le supportent, ce qui serait en particulier le cas de certains bénéficiaires de la PPE. L’extension du RSA aux jeunes adultes de moins de 25 ans présente un coût budgétaire supplémentaire. Les auteurs avancent quelques chiffrages acceptables en tenant compte de la substitution du RSA à d’autres aides déjà existantes et en retenant pour le RSA un taux de cumul de 60 %. Sous ces hypothèses, les auteurs estiment que le RSA peut être financé sans coût supplémentaire.

Préconisations

... / ... En France, de nombreuses personnes sont enfermées durablement dans des situations de pauvreté ou des carrières peu attractives par la faute de politiques inadéquates concernant les bas revenus. L’objectif des préconisations qui concluent le rapport est de proposer une architecture plus cohérente pour ces politiques.

Mise en place d’une politique cohérente de lutte contre la pauvreté

À l’avenir, il est souhaitable de choisir des règles garantissant une évolution du salaire minimum cohérente avec des préoccupations de moyen et long terme et avec l’ensemble de la politique fiscale.

Pour cette raison, les auteurs préconisent de fixer conjointement le salaire minimum et les minima sociaux dans le cadre de la loi de finances. La discussion parlementaire des revalorisations des minima sociaux et du salaire minimum bénéficierait de l’avis des partenaires sociaux, rendu dans le cadre de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC). Une commission d’experts indépendants et dûment mandatés devrait être créée pour éclairer les avis de la CNNC et les débats de la représentation nationale.

Les membres seraient nommés dans des conditions garantissant leur indépendance et pour une durée suffisante afin de se situer dans une perspective de moyen et long terme.

Cette commission ne devrait pas se limiter à étudier les conséquences du salaire minimum mais devrait fournir une réflexion plus large sur les conséquences et l’efficacité de toutes les politiques de soutien des bas revenus.

Les règles actuelles de revalorisation annuelle du salaire minimum seraient remplacées par les décisions prises dans le cadre de la loi de finances. Il faudrait conserver néanmoins les règles de revalorisation automatiques infra-annuelles pour suivre les évolutions de l’inflation. D’autre part, une revalorisation au 1er janvier au lieu du 1er juillet comme le préconise le Conseil d’orientation de l’emploi (COE), faciliterait les négociations de branche.

Réformer les minima sociaux

L’objectif d’unification des minima sociaux et des prestations liées à l’activité s’inscrit dans la logique du Revenu de solidarité active appelé à remplacer par un dispositif unique la Prime pour l’emploi, le Revenu minimum d’insertion, l’Allocation de parent isolé et, le cas échéant, d’autres transferts sociaux (comme le complément de libre choix d’activité) ainsi que les dispositifs transitoires d’intéressement à la reprise d’activité qui y sont associés.

L’unification de la carte des minima sociaux et des prestations liées à l’activité ne pourra se faire que progressivement. Les principales difficultés sont de deux ordres : en premier lieu, l’existence de diverses sources de transferts nationaux dont certains sont liés à l’activité et d’autres non et de nombreux droits connexes, dont certains sont nationaux et d’autres locaux, par ailleurs, les décalages temporels entre les revenus d’activité et le revenu disponible.

Les auteurs reprennent à leur compte les recommandations du rapport Quinet, Cazenave et Guidée (2007) qui préconisent que le RSA soit une prestation versée sur la base d’un dispositif d’acomptes mensuels ou trimestriels actualisés en fonction de la situation des bénéficiaires pour éviter les indus trop importants en fin d’année, que le RSA versé aux bénéficiaires hors de l’emploi soit financé par les conseils généraux tandis que le RSA versé aux bénéficiaires dans l’emploi serait financé par l’État. Se différentiant du rapport précité qui préconise que la gestion soit confiée aux CAF, les auteurs privilégient un traitement par le guichet unique résultant de la fusion des services de l’ANPE et des ASSEDIC pour inscrire le RSA dans une logique d’insertion ... / ... .

Favoriser le dialogue social

Les auteurs sont réservés sur la proposition, souvent évoquée, de conditionner les allégements de cotisations sociales à la conduite ou même à l’aboutissement de négociations salariales de branches ou d’entreprises. Pour autant, si cette voie d’un conditionnement devait être suivie, une des orientations possibles préconisée par exemple par l’avis du COE (2008) serait de baser les barèmes de taux de cotisations sociales (intégrant les allégements) sur les minima salariaux de branches quand ces derniers sont inférieurs au SMIC.... / ...

En conclusion

Le salaire minimum, tel qu’il existe en France, n’est pas un moyen efficace pour réduire la pauvreté et les inégalités. La pauvreté est principalement due au manque d’emploi, au trop faible nombre d’heures travaillées et à la situation familiale. Les auteurs de ce rapport du CAE fondent leur jugement sur un examen précis des situations qui prévalent dans d’autres pays où le salaire minimum est moins contraignant, voire inexistant. Le système français de redistribution des revenus s’appuie sur un salaire minimum relativement élevé complété par une multiplicité de prestations sociales dont la complexité et le profilage selon le revenu d’activité aboutissent à une absence de lisibilité et à de très faibles incitations à la reprise d’emploi pour les personnes les moins qualifiées. Les jeunes se trouvent particulièrement défavorisés par ce système.

Les auteurs suggèrent qu’une politique efficace d’amélioration des bas revenus et de réduction de la pauvreté devrait s’appuyer sur des mesures fiscales et des prestations sociales ciblées plutôt que sur un salaire minimum élevé et uniforme.

Ce rapport a été remis le 23 juillet 2008 à Messieurs Éric Besson et Martin Hirsch. Cette lettre, publiée sous la responsabilité de la cellule permanente, reprend les principales conclusions tirées par les auteurs.

Pour mémoire, nous indiquons aux lecteurs les montants très "importants" dont parlent les rédacteurs du rapport en ce qui concerne le SMIC

Smic au 1er juillet 2008 Source : ministère de l’Emploi de la cohésion sociale et du logement - décret n°2008-617 du 27 juin 2008 (JO du 28 juin 2008)

Smic horaire brut 8,71€
Smic horaire net 6,84 €
Minimum garanti 3,31 €
Smic mensuel brut (base 35 heures) 1 321,02 €
Smic mensuel net 1 037,53 €

Cotisations sociales au 1er juillet 2008 (13,74 % du Smic brut) 181,51 €
C.S.G. + C.R.D.S. au 1er juillet 2008 (8 % de 97 % du SMIC brut) : 102,51 €

Et bien, nous y voila. Le RSA est une promesse de Nicolas SARKOZY et il va falloir prendre l'argent chez ceux qui flirtent quotidiennement avec la pauvreté.

Ce RSA qui est le cheval de bataille du gouvernement et qui, devrait selon les dires de Roger KAROUTCHI, être lancé à mi 2009 devrait selon toute certitude être financé par la disparition progressive d'autres aides comme la PPE (qui représente entre 400 millions et 1 milliards)

Maintenant, que vient faire le SMIC dans ce rapport sur les minima sociaux ?

Sans avoir fait de grandes études économiques, on sent bien l'orientation des rédacteurs. Après avoir déplafonné la durée du travail en laissant les entreprises libres de la négocier, la tentation de faire de même avec le salaire minimum est grande. Faire d'une pierre deux coup pourrait-on dire !!!

Nous n'aurons pas assez de mots et trop de colère envers les rédacteurs pour leur dire notre mépris pour avoir montré du doigt des "nantis" qui touchent à peine de quoi assumer leurs besoins vitaux. Néanmoins, ils sont comme tous les économistes, bien dans leur peau lorsqu'ils s'agit de parler de populations qu'ils n'ont jamais rencontré.

Pour le reste, nous n'aurons qu'une question pour le Haut Commissaire aux Solidarités Actives : Martin, tu vas cautionner ça ?


Source
http://www.cae.gouv.fr
Crédit image
Babouse

04 mars 2008

Le Revenu de solidarité active démarrera ... Après consultation

Voila qui devrait passionner (ou énerver) toutes les associations et tous ceux qui s'occupent ou se préoccupent de la grande précarité en France.

Martin Hirsch ouvre une phase de consultation publique de dix semaines sur le Revenu de solidarité active (RSA) à partir d’un livre vert, rendu public le 2 mars, sur un site dédié . Cette procédure permet au Gouvernement de soumettre au débat public plusieurs options sur une réforme.

Extrait de la présentation du livre vert

"Le livre vert rendu public le 2 mars 2008, est un livre ouvert, qui ne préjuge pas des décisions retenues, mais permet d’envisager plusieurs scénarios. Il décrit la portée, les objectifs et les modalités de la réforme du rSa proposée en présentant les principales options. Celles-ci sont ouvertes au débat public pour que les enjeux soient compris qu’elles soient tranchées sur le fondement de ces consultations. Cette consultation est destinée largement à tous ceux qui souhaitent faire valoir leur position sur le processus de réforme en cours.

Le livre vert met en évidence qu’outre la réforme des minima sociaux, le revenu de solidarité active peut améliorer la situation de nombreux travailleurs pauvres ou personnes à bas salaires. Avec le rSa, toute reprise ou augmentation d’activité doit se traduire par une augmentation de revenu en mettant fin au caractère inique des trappes à inactivité ... / ..."

Télécharger le livre vert

Un appel à contribution est disponible pour tous ceux qui souhaiteraient soumettre idées ou remarques afin d'enrichir le "Livre Vert"

Espérons que ce "Livre vert" ne soit pas encore une habile façon de communiquer en attendant mieux. Martin Hirsch risque aussi gros que Fadela AMARA dont les premières mesures du "Plan Banlieue" ont laissé un malaise chez les associations et le grand public.

Si nous ne doutons pas de la sincérité du Haut commissaire, à l'aune des réalisations du gouvernement, nous sommes dubitatifs sur l'issue et serons vigilants sur les conclusions et l'application de ce "Livre Vert"

Sources et crédits
Premier Ministre