05 juillet 2006

La VAE seule réponse aux problèmes d’emploi ?

La France a la culture du diplôme au point que les annonces d’emplois même les moins valorisantes indiquent leur obligation pour une embauche.

Si les chefs d’entreprises y sont très attachés alors que certains des plus talentueux n’ont pas fait d’études supérieures ou comme un Lionel JOSPIN fixant à 80 % d’une classe d’âge la réussite au bac confirment qu’il est de plus en plus difficile d’avoir échoué ou hypothéqué ses études.

On peut être pourtant un professionnel confirmé et butter sur des obstacles de carrière ou tout simplement vouloir rebondir après un accident de parcours. En réponse à ces cas ou problèmes, les pouvoirs publics ont créé la VAE

Lancée il y a quatre ans, la VAE devait permettre à tous les salariés d’améliorer leur cursus ou de s’en créer un après avoir apporté la preuve professionnelle de leur talent.

Mais VAE, késako ?

Toute personne peut faire valider son expérience professionnelle (ou bénévole) de trois ans minimum à condition qu’elle soit en rapport direct avec la certification souhaitée.

Quelle certification ?

La certification obtenue peut être un diplôme de l’éducation nationale, un diplôme ou un titre délivré par les autres ministères, un établissement privé ou bien un certificat délivré par les branches professionnelles.

Validation partielle ou totale ?

Chaque certification est constituée de plusieurs modules. Le jury peut en valider un ou la totalité. En cas de validation partielle, le candidat à 5 ans pour acquérir un complément.

Qui paye ?

Pour le salarié, les frais d’inscription et d’accompagnement peuvent être pris en charge par l’employeur dans le cadre de son plan de formation.

Le salarié peut passer par l’OPCA (exemple ) . L’OPCA, est chargé de collecter, mutualiser et redistribuer les obligations financières des entreprises en matière de formation professionnelle. A ce titre il est agréé par l’Etat car ces financements ont un caractère défiscalisé.


Alors, la VAE est la solution ?

Il ne faut toutefois pas s’y tromper, une VAE est longue (6 à 18 mois en moyenne) et demande au salarié une totale implication. Sans pour cela remettre en cause un système particulièrement original il ne faut pas se voiler la face, ce sont surtout les plus diplômés qui sont candidats à la validation des acquis.

Le problème de la France se pose surtout sur la qualification de nombreux chômeurs pour qui une valorisation de leur savoir faire. Or le parcours est beaucoup complexe (20 ans d’activité professionnelle ou + de 45 ans d’âge) puisqu’il faut convaincre l’UNEDIC de la sincérité et de la valeur de la démarche. Il serait pourtant souhaitable que la VAE devienne rapidement un outil de lutte contre le chômage de longue ou moyenne durée au lieu de servir trop souvent à l’obtention de MBA.

Il semble également que les partenaires sociaux au delà de leurs désaccords pourraient trouver un consensus sur l’évolution et la formation des salariés. En effet, alors que le MEDEF a lancé sa campagne Web « KESKONATTEND » destinée à former des jeunes et qu’on souhaite maintenir des plus de 50 ans dans l’emploi, un large débat sur la qualification de TOUS les salariés devrait s’imposer.

Bien que Gérard LARCHER ait indiqué rendre le dispositif plus accessible, celui-ci ne pourra avoir de valeur que dans la mesure ou tous les acteurs économiques du pays en reconnaîtront le bien fondé.

Après avoir mis au point la VAE, le DIF, il serait temps que pouvoirs publics et partenaires sociaux donnent le signal d’une vraie dynamique au lieu de créer des concepts généreux mais toujours en attente pour les salariés et la très grande majorité des entreprises.


Source

UNEDIC

Ministère de l’emploi et de la cohésion sociale

03 juillet 2006

Poker automobile


Ainsi, il aura suffit que le plus gros actionnaire de la GENERAL MOTORS (environ 10 % du capital), las de ne pas gagner d’argent avec sa participation dans le N°1 mondial de l’automobile pour qu’un groupe qui pèse 330 000 employés dans le monde puisse à terme assez court changer de main.

Qui est donc cet actionnaire un peu particulier ?

Il s’agit de Kirk KERKORIAN . Probablement inconnu de la très grande majorité des français, il est pourtant un des hommes les plus riches des Etats Unis. Il possède une holding : Tracinda Corporation qui regroupe tous ses actifs financiers. Il est outre actionnaire de la GM, le propriétaire du Mandalay Resort Group qui regroupe 15 casinos de Las VEGAS qui est pour lui une formidable machine à cash.

Il existe un domaine où notre investisseur a su se faire connaître : Le cinéma. Il fut à plusieurs reprises propriétaire et vendeur des studios MGM . Il les acheta en 1969, les vendit à Ted TUR NER pour mieux lui racheter. Quelques années plus tard, il les cédait à un homme d’affaire contestable : Giancarlo PARRETTI qui tenta de s’associer avec le Crédit Lyonnais, au final notre ami Kirk rachetait ses studios dans d’excellentes conditions.

Peut être fatigué de faire des allers et retours sur cet investissement, il le cédait en 2005 à SONY ce qui lui permis de devenir un des plus importants propriétaires de casinos.

Même s’il semble vouer un culte à l’actuel patron du groupe Renault Nissan, il est évident que KERKORIAN est un redoutable prédateur dans le monde des affaires. Nul doute que le gouvernement français qui possède encore 15 % de Renault SA va regarder de très près quelle est la marge entre le « coup du siècle » et le piège industriel.

Car ne l’oublions pas, 10 % du groupe GENERAL MOTORS peut dans certains cas suffire à se retrouver bailleur de fonds sans pour cela avoir un droit de regard sur l’outil de production et la conception des modèles.

Quelques économistes médiatiques comme Elie COHEN vous font froid dans le dos lorsqu’ils déclare : « General Motors » ne vaut presque rien aujourd’hui, mais il pèse toujours près d’un quart du marché américain. C’est donc une bonne opportunité de développement pour Renault en panne de gamme actuellement … » Comme vous y allez monsieur COHEN, il semblerait que dans cet affaire vous vous comportez comme un joueur de MONOPOLY !!!!

Alors coup de poker ou mauvais coup en vue ? Le vieux joueur de 87 ans pourrait bien s'offrir encore quelques casinos avec l'argent des autres !!!

Sources et bibliographie

Yahoo Finances
Le Web de l'Humanité
GENERAL MOTORS

Travailler dans l'économie sociale






L’économie sociale et solidaire représente aujourd’hui plus de dix pour cent de l’emploi privé en France, soit près de deux millions de personnes. Pourtant, si ce secteur offre de nombreuses opportunités d’emploi, il n’est généralement pas perçu comme tel par le grand public.

Le CJDES [1] et l'AFIJ [2] organisent les 13 et 14 octobre 2006 le premier forum national de l'emploi dans l'économie sociale et solidaire.

L’organisation d’une manifestation publique de ce type a pour vocation de combler une partie de ce déficit d'image et de faciliter les recrutements pour l’ensemble des organisations du secteur.

Cette initiative aura également pour objectif de présenter l’ensemble des métiers du secteur et de créer un véritable « salon de l’emploi ».

Des offres d’emploi en provenance de toutes les familles de l’économie sociale et solidaire, et pour tous les publics, y seront proposées.

De nombreuses conférences et ateliers se tiendront aussi afin d’apporter aux participants une vision plus claire et plus précise sur les différentes filières et les particularités du secteur.

[ 1] Centre des Jeunes Dirigeants et acteurs de l’Economie Sociale

[2] Association pour Faciliter l’Insertion des Jeunes diplômés

30 juin 2006

Ségolène / Sarkozy : qui l’emporte sur le Web ?


S’il a une chose que j’aime tous les matins, c’est lire mon JDN (Journal du Net) Or quelle n’a pas été ma surprise dans l’édition du 29 juin de lire

Ségolène / Sarkozy : qui l’emporte sur le Web ?

Le blog de Ségolène Royal, le site de l’UMP et celui du Parti Socialiste enregistrent des fréquentations en forte hausse. Des résultats obtenus grâce à des méthodes de recrutement innovantes. Résultats et explications.

Et de nous donner des chiffres concernant le nombre de visites, de comparer les trafics des sites ou blogs de différents candidats socialistes. Un peu plus loin de nous commenter les exploits du webmarketing de l’UMP en précisant qu’il exploite beaucoup mieux les « leviers du e-marketing »

J’ai eu l’occasion d’évoquer avec quelle désinvolture les candidats cultivent la production d’outils clones et polluants.

Parti socialiste

UMP

Libre à eux de croire qu’on trompe impunément les internautes en pratiquant de la propagande que n’aurait pas reniée l’Union soviétique.

Quant à l’achat de mots clés sur GOOGLE, il faudra se poser la question du respect de la netiquette pour le futur. Car si mettre des enchères sur le nom d’un concurrent ou sur « racailles » et « banlieues » est facile, les agences qui auront fait ce travail comme les candidats qui les auront validés ne méritent pas vraiment le respect des électeurs.

Mais la façon dont le JDN traite le sujet me semble un peu cavalier. Je reconnais au JDN sa capacité à nous informer sur les tendances et produits de l’économie numérique mais pas vraiment de transformer une élection qui va définir la vie des français pour les cinq prochaines années en sujet « vacances ».

Il eu été plus intéressant mon cher JDN d’aller interviewer les candidats sur leur vision des NTIC et la place qu’ils souhaitent lui accorder. On ne sait en effet rien de ce que pensent ceux ci des vrais blogs et de la presse citoyenne.

Il serait intéressant de savoir si la liberté d’expression ne sera pas remlse en cause par des décrets ou des poursuites à l’égard de blogueurs qui seraient irrespectueux envers le chef de l’état. Recueillir arguments et conviction est toujours plus difficile que de produire les chiffres de MEDIAMETRIE , mais qu’importe !!!

La journaliste pour finir son article évoque le must en termes de campagne électorale sur le Net : « En 2004, Howard Dean avait organisé sa campagne via le réseau du site de rencontres jeune MeetUp.com et les chaînes de blogs de militants »

Le JDN écrivait d’ailleurs le 16 septembre 2003 : " Le candidat démocrate, lancé dans la campagne des primaires, se démarque de ses adversaires en misant sur Internet et les NTIC pour galvaniser ses troupes. Web, weblog, SMS, Web TV, tout y passe. "

Dites otez moi d’un doute c’est bien un certain George W BUSH qui a été élu ? Décidemment, les citoyens ne comprendont jamais rien au pouvoir des NTIC

Source

JDN

WIKIPEDIA

YAHOO

27 juin 2006

Lionel, non merci !!!

« La France ne peut pas s'offrir sans risque un nouveau rendez-vous manqué avec le peuple en 2007 », estime l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin dans une tribune au "Monde" daté de mercredi.

Ne croyez vous pas monsieur le Premier Ministre que vous abusez cette fois ci de notre patience et de nos nerfs ?

Il est bien temps de vous transformer en professeur de bonnes manières alors que vous abandonniez la politique, vos militants et électeurs en rase campagne un beau soir de 2002 !!!

« J’assume pleinement les responsabilités de l’échec, et j’en tire les conclusions en me retirant de la vie politique après la fin de l’élection présidentielle »

Si nous avons été beaucoup à trouver votre sortie élégante et conforme à l’époque, vous n’avez pas eu le moindre problème à faire assumer par d’autres la gestion du parti et le travail de recomposition indispensable.

Nous étions beaucoup à penser que le résultat de votre intervention lors du récent votre pour le traité constitutionnel européen vous aurait fait comprendre que le divorce avec les français était consommé. Et bien non, aujourd’hui vous revenez sur le devant de la scène pour définir une feuille de route pour le candidat des socialistes vous qui annonciez que votre campagne « ne serait pas socialiste »

J
e ne vous conteste absolument pas le statut de militant de base que vous revendiquez mais il me semble que les autres militants de base ne passent pas leur temps à « chauffer » les media comme vous le faites. Vous entretenez avec quelques fidèles l’idée d’un retour qui pourrait accorder militants et sympathisants à la recherche d’une candidature unique.

Un proverbe dit que « L’histoire ne repasse pas les plats » si vous vouliez continuer le combat à l’instar de François Mitterrand ou de Jacques Chirac, il fallait rester !!!


Vous écrivez « En 2007, les candidats devront "s'identifier à des projets clairs pour que les Français puissent faire les choix nécessaires au pays »

Etait-il bien nécessaire de le dire, ou bien souhaitez vous éviter à autrui les erreurs commises en 2002 ?

Vous proposez quatre enjeux majeurs pour 2007

Le premier, "l'enjeu majeur, c'est le travail, c'est l'emploi. Le plein-emploi est possible"

Le deuxième enjeu concerne "la restauration de l'autorité et le respect de la loi",
Quant à l'insécurité, "nullement résorbée aujourd'hui", elle pourra être "traitée vigoureusement par la gauche", dans son "double aspect répressif et préventif".

Troisième enjeu, "exprimer une vraie vision européenne et non s'aligner sur le libéralisme économique déjà si influent à Bruxelles".

Enfin, dernier enjeu, "donner une priorité absolue" à la recherche fondamentale et appliquée et "instaurer un juste partage des fruits de l'activité économique et de la richesse nationale".

Soit ces axes sont dans le programme socialiste voté à 86% par les militants et dans ce cas là vos déclarations sont redondantes, soit ils n’y figurent pas et alors à quoi bon venir perturber une campagne qui n’en a pas besoin.

Vous aviez l’occasion de devenir notre président pour cinq ans mais avez perdu pour cause de mauvaise stratégie laissant aux français le choix de voter pour Jacques Chirac avec la suite que nous connaissons.

De grâce Lionel, choisissez un(e) candidat(e) ou consacrez vous à des recherches sur la biosphère mais ne venez pas vous mêler publiquement du combat de 2007 que vous risqueriez de rendre incertain par des déclarations ambigues.

Comme Jacques Chirac vous appartenez déjà à l’histoire, il ne tient qu’à vous que celle-ci ne retienne que les aspects positifs de vos actes.




26 juin 2006

La mort du concept de patriotisme économique ?




Ne les a-t-on vus il y a quelques mois la main sur le cœur, Dominique de Villepin en tête nous annoncer que la France et ses citoyens devaient « bouter » l’étranger économique hors des frontières.

Personne n’était tendre à l’époque et l’OPA MITAL était qualifiée de raid financier sans aucun projet (Jacques CHIRAC) N’oublions pas l’actuel patron d’Arcelor comparant ses produits à des « parfums » pour mieux fustiger les « eaux de cologne » de MITAL.

Or, par la magie de l’offre, il ne se trouve plus personne au gouvernement ou dans la majorité pour critiquer le fait que la fusion va (sauf refus bien improbable des actionnaires) se faire.

Déclarations de Patrick OLLIER

"Tout a changé en six mois" dans les propositions du groupe Mittal, a souligné Patrick Ollier sur RTL. "M. Mittal a changé sur le prix des actions (qui) a doublé (...), la gouvernance, la maîtrise du groupe". Pour le député UMP, "c’est quelque chose d’utile : aujourd’hui cela crée le premier groupe mondial, il est européen c’est une bonne chose". (sic)

Si "ce sont les actionnaires qui décident, pas le politique", les hommes politiques ont "influencé le dossier et permis de faire évoluer les choses"

On se demande bien comment M. OLLIER, puisque vous faisiez partie il y a encore quelques mois de ceux qui brandissaient la bannière tricolore ?


Déclarations de Patrick DEVEDJIAN (Plus nuancé)

« Des restructurations il y en aura certainement dans un groupe mondial de cette importance". "La question pour nous est que seront ces restructurations en France ?".

Rappelant que le groupe Arcelor "n’est pas français", l’ancien ministre de l’Industrie a avancé que ce "regroupement avec Mittal peut en faire une entreprise mondiale plus compétitive. Pour l’Europe, cela peut être une bonne chose"



Quant aux déclarations de Julien DRAY, elles tournent au surréaliste :

Il a prévenu que "les socialistes se mobiliseront aux côtés des syndicats pour "défendre le caractère industriel de cette entreprise et refuser les fermetures de sites et les licenciements »

Et comment s’il vous plait, puisque encore une fois, ARCELOR n’est pas ou plus une entreprise française compte tenu des nombreuses fusions auxquelles les socialistes eux mêmes ont participé.

Alors si vous me permettez , pourquoi tous ces responsables et dirigeants économiques et politiques nous ont « boursouflé le cortex » pendant 6 mois ?

Il semblerait aujourd’hui que ce n’était qu’une question de prix !!! Les français qui ne sont pas plus stupides que la moyenne mondiale se demandent en lisant les communiqués triomphants pourquoi on leur pratiqué maintes gesticulations pour en arriver là.

Quant à l’épisode SEVERSTAL , son arrivée dans la lutte devrait selon certaines sources leur rapporter 130 millions d’Euro à titre d’indemnité pour rupture de contrat. Joli coup.

En fin de compte, les seuls qui risquent quelque chose sont les salariés du nouveau numéro 1 mondial. En effet, il est évident que les « doublons » vont vite apparaître et que certains lieux de production seront rapidement privilégiés.

Alors, tout ça pour ça ?

Peu de français savent ce que deviendra notre actuel premier ministre dans les mois à venir mais je lui déconseillerai à l’issue de cette « farce boursière » de nous reparler de patriotisme économique.


25 juin 2006

A la recherche de Léon Trotsky ?



« Quelque 190 délégués de la LCR réunis en Conférence nationale samedi et dimanche à La Plaine Saint-Denis en région parisienne, ont voté à une majorité de 58% en faveur de la motion de candidature d'Olivier Besancenot. Les délégués de la LCR ont, en outre, voté à une forte majorité (81%) une déclaration favorable à la poursuite de la bataille unitaire pour parvenir à une candidature unique à la gauche du PS. Il s'est défendu d'être un candidat de division alors que les forces "antilibérales", dont le PCF, qui ont bataillé ensemble pour le "non" lors de la campagne référendaire, ne sont pas parvenues jusqu'à présent à s'entendre sur une candidature unique. » Source AFP

On serait tenté de dire que ce n’est pas une surprise. Même si la LCR a abandonné la dictature du prolétariat et que le PCF n’est plus l’adversaire acharné des trotskystes, il est clair qu’il existe deux visions de l’action politique qui ne plaidait pas pour une candidature commune.

Si il y a eu à plusieurs reprises des ministres communistes dans les gouvernements de gauche, ni la LCR ni Lutte ouvrière n’ont jamais accepté d'être du côté du pouvoir.

Ce qui est d'ailleurs inquiétant c’est que les élus de l’extrême gauche ont bien souvent utilisés leurs mandats locaux pour bloquer toutes les initiatives d’où quelles viennent.

Alors Olivier, pourquoi être candidat aux présidentielles alors que vous savez pertinemment que vos refus d’alliance vous condamnent à une opposition définitive ?

L’actuel score de la LCR n’est du en grande partie qu’à l’homme Besancenot qui contrairement à toute la classe politique ne vit que de son salaire.

Mais est ce suffisant pour un jour changer la donne ?

Olivier, même si vous déclarez « continuer la bataille unitaire" et "On ne tire pas une croix définitive sur la possibilité d'une candidature unitaire anti-capitaliste" "Je suis prêt à retirer ma candidature" si un accord politique se dégageait sur un "contenu politique »"

Ne faites pas vous pas qu’accréditer l’impasse dans laquelle vous vous proposez d’emmenez les 8 ou 9 % potentiels d’électeurs qui vous suivront ?

Votre adversaire minoritaire au sein de la LCR , Christian Picquet, qui lui déclare que « la proclamation dès à présent de la candidature d'Olivier Besancenot "serait une lourde erreur politique et un coup dur porté à l'espoir d'une candidature unitaire » aurait-il raison de pointer du doigt le désir d’opposition ou le refus de gouverner un jour ?

Il semblerait au dernières nouvelles que Christian Picquet ait lancé un appel pour que la LCR continue les efforts unitaires en rejoignant un Collectif d'initiative en vue d'une candidature de rassemblement.

Décidément, de l’extrême gauche à l’extrême droite en passant par les partis parlementaires, les militants, sympathisants et électeurs ne pourront que constater que le sort de notre pays ne vaut pas la peine de trouver même un petit accord.

23 juin 2006

La république des grincheux




Connaissez vous la différence entre la vison de la jeunesse de Ségolène ROYAL, de François BAYROU et de Eric RAOULT ?

Aucune, il n’y a que la destination des uniformes qui changent !!!

Nous avons été beaucoup à trouver que le recours aux forces armées ou au corps des pompiers proposé par Ségolène ROYAL confinait à l’hystérie. D’ailleurs cette « proposition » lancée dans le cadre d’un discours n'a pas été retenue dans le programme socialiste.

Pour faire un peu de surenchère, le vibrionnant député maire du Raincy s’est lancé dans une chasse aux strings et vêtements provocants, provoquant hilarité et réactions amusée de la plupart des citoyens ayant eu connaissance de ses déclarations.

« Ca faisait longtemps qu'on ne parlait pas de lui, c'est un habitué des provocations en tout genre", a commenté un représentant de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl) »

M. Raoult a en effet écrit ministre de l'Education nationale et aux deux fédérations de parents d'élèves du public pour attirer leur attention sur les "tenues plus légères, plus adéquates, afin de supporter mieux la chaleur des salles de classe" adoptées par les élèves. "Notamment pour les jeunes filles", ces tenues seraient "parfois très légères et à la limite de la décence", voire "provocantes"

Nous avions eu le Parti Socialiste et l’UMP, il nous manquait une déclaration du centre !! Et nbien c’est François BAYROU qui a décidé de transformer l’émission de télé réalité « Le pensionnat de Chavagne » en réalité. Il faut réhabiliter les blouses à l’école !!!

"Je dis quelque chose qui peut paraître réac pour beaucoup, mais quand vous regardez le poids des marques dans les écoles, quand vous regardez les milliers d'euros qui partent quelquefois pour avoir telle marque de chaussures ou telle marque de pantalon, ou telle marque de sweat-shirt, je trouve qu'il y a là quelque chose d'effrayant, de déstabilisant pour les familles".

C’est un peu mou François, nous pourrions nous plonger dans les souvenirs de la France des années 50 et évoquer :

La salle de classe qui sent bon la craie,
la maxime du matin écrite au tableau,
les fleurs fraîchement coupée et offertes à la maîtresse,
le remplissage des encriers et les plumes sergent-major,

Et pourquoi pas une petite chanson reprise tous les matins par les élèves en l’honneur du chef de l’état ?

François BAYROU qui s’était distingué lors de la précédente élection présidentielle en mettant une gifle à un gamin qui voulait lui faire les poches a-t-il peur de se faire doubler par les autres partis dans le domaine du rétrograde. En fin de compte, ces politiques qui nous gouvernent ou aspirent à le faire ont-ils la moindre vision de la jeunesse française ?

Comment, en voyant la jeunesse au travers du vote de leurs parents et grands parents, les politiques envisagent-ils un jour qu’ils rejoignent un mouvement ou parti ? Si la société française connaît des soubresauts ou des difficultés, cela n’est pas en ciblant tel ou tel catégorie que l’on règlera les problèmes.

Qu’avez vous jusqu’à présent, madame, messieurs proposé comme projet de présent ou d’avenir à la jeunesse ? Quels grands challenges, quels choix de société ?

Des treillis ou des blouses grises. On finit par se demander si vous vivez dans le même pays que nous ?

21 juin 2006

En attendant José



Mardi soir EcoRev et Jacques BOUTAULT, maire du 2e arrondissement de Paris, organisaient un débat à la mairie du 2e arrondissement de Paris avec Corinne LEPAGE (Cap 21), Yves Cochet et Dominique VOYNET (Les Verts), Franck PUPUNAT (Utopia, PS ) et (sous réserve) ), José BOVE (Via Campesina)

Le thème en était

"Au delà des stratégies politiques, quels sont les projets des différents tenants de l’écologie politique ? Quelles urgences ? Sur quels sujets s’opposent-ils et se retrouvent-ils ? Jusqu’où réformer les systèmes économiques et politiques ?"

L’idée de voir sur une même tribune 3 anciens ministres qui sont de plus les leaders actuels de l’écologie politique et peut être de les entendre confronter leur point de vue était vous l’avouerez alléchante. Je m’y suis donc rendu.

Malgré la présence de la quasi totalité des intervenants, un murmure passe dans les rangs des citoyens participants : « Est-ce qu’il va venir ? » Il, c’est José BOVE qui, joint au téléphone a dit qu’il ferait son possible pour venir.

L’un des intervenants en prenant place à la table le dit aux autres, "on va laisser une place pour José".

Bien qu’assis côte à côte Dominique VOYNET et Yves COCHET semblent un peu tendus. On s’apercevra pendant leurs interventions, chacun commençant par « je ne partage pas totalement la vision de ... »

Corinne LEPAGE donnera le départ de la conférence débat avec la maîtrise qu’on lui connaît et il faudra quelques longues secondes pour que quelqu’un veuille bien lui succéder. Franck PUPUNAT lui présente UTOPIA et le rôle que son mouvement (1% au dernier congrès socialiste) essaye de jouer à l’intérieur du PS en termes d’écologie et d’économie durable.

Leur vision exprimée, une question leur est posée : « L’écologie politique est-elle une réalité et peine -t-elle à prendre sa place auprès des électeurs ? »

Chacun sera unanime : Plus de 60 % des français apprécient et soutiennent les causes écologistes mais peu sont prêts à voter pour eux.

C’est Yves COCHET se sa voix de stentor qui propose une réponse à cet état de fait : "Il faudrait un événement de grande importance pour que les gens prennent enfin conscience !!!" On craint le pire mais il se reprend : "N’ayez crainte je n’envisageais pas dans mes propos une grande catastrophe " OUF !!!

Les autres intervenants seront moins radicaux et indiqueront que la route est encore longue et que le vote « utile » est en partie responsable de la situation. ON se met immédiatement à penser au deuxième tour de la présidentielle de 2002 !!!

A la question : "et si vous étiez élu quelles mesures immédiates prendriez vous ?"

Yves COCHET n’y va pas par quatre chemins : Il faut des mesures radicales pour éradiquer le carbone et mettre en place le changement dans les habitudes des citoyens. Tout en regrettant que les efforts allemands pour sortir du nucléaire et des énergies fossiles depuis 14 ans ne leur permettent toujours pas d’autonomie énergétique, il se lance dans la présentation de quelques mesures :

Afin de mettre fin à la précarité, il propose de verser à tous les français un revenu minimum qu’il qualifie de citoyen qui serait de l’ordre de 600 € par mois.

Dans un autre genre, il propose, pour combattre l’inégalité des français devant le prix des carburants de mettre en place des « quotas » identiques pour chaque automobiliste. Une fois le quota dépassé, allez hop à pied !!!

Evoquant à nouveau la précarité, il parlera des villes situées du « mauvais côté » du périphérique prenant comme exemple une ville du 93 (croche pied à Dominique VOYNET sénatrice de ce département ?) reprenant en cela la vision des écologistes parisiens sur les « sauvages » de banlieusards.

Dominique VOYNET sera quant à elle beaucoup plus modérée dans ses déclarations insistant plutôt sur la PAC européenne et ses subventions qui étouffent les producteurs des pays en développement. En clair elle supprimerait toutes les subventions injustifiées. Elle propose également de supprimer toutes les subventions à l’industrie pétrolière pour les reporter sur la recherche en énergies renouvelables. Elle présentera un très court plaidoyer pour l’économie sociale et solidaire expliquant que les initiatives (micro crédit et aides à la création) en région Nord ont créé plus d’emploi que l’usine TOYOTA.

Corinne LEPAGE quant à elle, après avoir regretté que nos actuels dirigeants envisagent des privatisations des groupes énergétiques au plus mauvais moment affirmera qu’il est nécessaire que la rupture avec les énergies fossiles affirme qu’elle ne trouve pas dans le programme de l’UMP la moindre ambition dans le domaine de l’écologie et trouve que celui du Parti socialiste se content de vagues intentions. Reprenant l’idée de Yves COCHET sur le revenu minimum citoyen, elle s’appuiera sur le déficit actuel de la France pour la réfuter.

Franck PUPUNAT aura bien du mal à expliquer comment appartenant aux instances du Parti Socialiste il pourrait influencer celui-ci mais pense que la pédagogie est répétitive.

Puis deux questions fatales surgiront : "Comment l’écologie politique peut elle régler le problème du chômage de masse ?" et "les écologiste doivent-ils présenter un seul candidat ?"

Sur le chômage, entre Corinne LEPAGE qui lira une estimation fournie par des experts européens et Dominique VOYNET qui lancera tout à trac le chiffre de 200 000 emploi qui pourraient être créés, nous resterons sur notre faim.

En ce qui concerne une candidature unique, dans la mesure ou les deux candidats des « VERTS » sont en pleine campagne que Franck PUPUNAT est au Parti Socialiste et que Corinne LEPAGE ne semble pas faire l’unanimité, quelqu’un lancera sous les huées le nom de Nicolas HULOT.

En clair, le culte de la personnalité ne sera pas de mise chez les dirigeants écologistes. Une question du public concernant le fait que les deux "VERTS" sont clairement engagés dans le camps de la gauche et que Corinne LEPAGE a été ministre de Alain JUPPE ne fera pas recette et aucune voix ne s’élévera pour proposer que José BOVE puisse être le candidat unique. Mais au fait, il est 21H00 et la fin de la réunion est proche mais la chaise de José est restée vide.

Pour moi, il reste deux questions : l’écologie politique est-elle une réalité ou un concept ?

Et pourquoi José n’est pas venu ?



Pas d’homo à l’échafaud !




Quel que soit le degré de sympathie que l’on peut avoir pour la Gay pride ou le combat des gays, lesbiennes, bi et trans, il est évident que nul ne conteste en France qu’il est impossible que quelqu’un puisse être condamné en raison de ses préférences sexuelles.


C’est pourtant encore le cas dans de nombreux pays : Nigéria - Soudan - Yémen - Mauritanie - Émirats Arabes unis - Arabie saoudite - Afghanistan - Pakistan - Iran.

L’association « Ensemble contre la peine de mort » qui regroupe près de 200 adhérents et de nombreux donateurs, dont des Barreaux (Paris, Rennes, Bordeaux, Marseille, Lille, Chambéry, Caen, Ordre des Barreaux belges francophones...), des collectivités locales (Rennes, région Basse-Normandie), des personnalités (Robert Badinter, Catherine Deneuve, Bianca Jagger, Corinne Lepage, Ari Vatanen, Nöel Mamère, Christiane Taubira...) participeront à la Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans pour dénoncer les pays dans lesquels l’homosexualité et autres minorités sexuelles sont encore aujourd’hui passibles de la peine capitale.

À l’occasion de cette campagne, deux clips audio :

Clip 1
Clip 2

libres de droit, ont spécialement été créés pour ECPM à destination des télés et radios.

Elle appelle les participants de la Marche et l’ensemble des citoyens à « affirmer leur solidarité et leur soutien aux homosexuels qui sont arrêtés, emprisonnés voire condamnés à mort et exécutés dans le monde ». Cette année ECPM veut dénoncer particulièrement l’Iran qui a exécuté plusieurs homosexuels durant l’année 2005.

Bien que la peine de mort s’éloigne de plus en plus des mœurs de l’Union européenne, il me semble indispensable, même sans être militant, de prendre conscience d’un état de fait intolérable.

Les actuels dirigeants de l’Union pourraient, en s’investissant dans ce combat, redonner un peu d’intérêt à une construction européenne en recherche de repères.

Le combat de « Ensemble contre la peine de mort » porte également sur la Journée mondiale contre la peine de mort qui est fixée cette année au 10 octobre.

Sources et dossiers de presse

Marche des fiertés
ECPM
World coalition

19 juin 2006

L'UMP bloggue aussi




L’équité, vous savez ce que c’est ? C’est de toujours équilibrer ses actions ou jugements. Lors de mon dernier post, j’ai mis en cause la politique d’essaimage de blogues plus ou moins factices du Parti Socialiste. Peut être un peu trop naïfs nos amis du PS puisque comme à leur habitude ils ont largement communiqué sur cette action.

Alors me direz vous n’y aurait-il que les socialistes pour lancer une offensive de sites de propagande ?

Et bien non, rassurez-vous, je viens de découvrir au détour d’un « surf » l’information suivante : Après le podcast vidéo et le portail des blogs de l’UMP, Loïc Le Meur, qui participe au comité Internet de l’UMP, a finalement convaincu Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur, de tenir son propre blog

Vous pensez que Nicolas SARKOZY répondant aux bloggers, ça ne se loupe pas !!! Alors, je me suis rendu à l’adresse indiquée

Comme à l’habitude, il s’agit d’un blogue géré et animé par des petites mains qui installent les textes du maître et qui effectuent l’animation. L’enthousiasme des bloggeurs fait d’ailleurs plaisir à lire. Extraits

"Depuis Le Général, aucun dirigeant n'a donné de la fierté à La France. Il est temps que ça change !" "

"Joli texte Monsieur Sarkozy.
l est temps qu'un homme redonne l'honneur et la fierté d'être français mr SARKOZY peut-être que vous qui aimer autant la France vous y arriverez on l'espère tous" "

C'est une nécessité pour nous de retrouver les racines du gaullisme afin de conduire la France et les Français vers le haut et sortir du trou noir dans lequel des hommes politiques, plus soucieux d'eux-mêmes que de leur pays,nous ont plongés"

"Le 18 juin,en ce sens, est un symbole de rupture et de courage. Je me suis astreint, dans mon blog, Vent d'Auvergne, ( à l'exercice historique nécessaire, de parler du 18 juin 1940." "L’UMP héritier du gaullisme comme le gaullisme fut héritier du bonapartisme … "

"Voilà qui annonce effectivement une rupture d’avec certaines logiques actuelles bien que nôtre premier ministre soit prêt à accepter cette évidence …"
"

"je suis entièrement d'accord avec monsieur Sarkozy . Ceux qui veulent avoir un salaire décent peuvent travailler plus . MOn mari gagnent bien sa vie mais il fait 10 Heures minimum par jour. Si il faisait 35 H par semaine on ne pourrai pas s'en sortir."


" ...s'il est vrai (vous le dîtes et je vous crois) que des employeurs paient les heures supplémentaires sans les déclarer compte-tenu du prix du travail en France en général et des heures sup en particulier, il faut ajouter que les salariés sont les premiers à préférer cette solution qui fait qu'eux ne paient pas d'impôt dessus ..."


Les amateurs de vidéos pourront faire passer en boucles les interventions du ministre président. L'annuaire des blogues de l'UMP donne d'ailleurs un TOP Five des meilleurs blogs sous la rubrique "Les meilleurs blogues" Je vous en donne ci-dessous le classement

Le blog de Patrick Devedjian
LeBlog d’Alain Juppé
Le Blog d’Yves Jego
Le Blog de Jean-Pierre Raffarin
Le blog de la France d'après (Le blog officiel de l'UMP, ou interviennent divers responsables de l'UMP)

Encore plus fort que le PS, l'UMP a créé un annuaire des "bloggues clones" Comment être présent dans cet annuaire ?

Lisons le message du 4 juin qui explique :

Pour faire connaître les blogs de la France d'après, vous pouvez :

1. Faire un lien vers le blog
2. Parler des blogs de la France d'après sur votre blog ou site, et/ou mettre un bouton pointant vers le blog, celui-ci :
3. Envoyer un mail à vos contacts en les invitant à se rendre sur le blog

L’UMP, lui, propose en plus du PS une vielle technique promotionnelle du Web : l’affiliation. Pour ceux qui ne connaissent pas cette technique, elle consiste à afficher sur son site Web ou blogue une image avec un lien vers un autre site. On trouve également un lien vers des images de promotion de l'annuaire.

Habituellement ces techniques sont réservée à des entreprises commerciales qui rémunèrent les webmaster qui acceptent de mettre leur photo lien en ligne.

Dans le cas du blogue de l’UMP, vous êtes invités à le faire … gratuitement.

Merci une fois de plus à un parti politique de nous prouver que les idées et convictions peuvent être distribuées et assénées comme n'importe quel autre produit.

Propagande quand tu nous tiens !!!

Sources : UMP Blogs