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19 juin 2009

Le Parti Socialiste a t-il pour vocation de sauver le soldat Bayrou ?

Pour les prochaines échéances électorales : Programme commun ou accords de circonstances ?

Voila la question que se posent les "stratèges" de la rue de Solférino en ce qui concerne le MODEM ou du moins ceux qui votent pour ses candidats.

Le nouveau "candidat" à la primaire présidentielle du PS : Manuel Valls, propose même, "un rapprochement avec la formation centriste. Il se dit favorable à des discussions "avec le Modem, avec la société, les syndicats, le monde de l'entreprise aussi"

Or, ne nous y trompons pas : Nous sommes loin de la Présidentielle 2007 où François Bayrou habitué à des scores à un chiffre obtenait 18,57% et lançait le MODEM à partir de cadres de l'UDF et d'anciens Verts. La mécanique "à gagner en 2012" était en route et malgré les défections d'élus préférant s'abriter dans le Nouveau Centre (faux nez centriste au sein de la majorité), la presse ne cessait de parler du nouvel opposant au Président de la République et le Parti Socialiste ... tremblait sur ses bases.

Enivré par sa fulgurante mais nouvelle popularité, François Bayrou continuait à asséner ses diatribes sans pour autant mettre au point un programme d'alternance ni vraiment se préoccuper de démocratie à l'intérieur de sa propre formation. Coût de l'opération : le 7 juin 2009, les listes MODEM aux élections européennes obtenaient 8,46 %.

Et depuis, "magic François" a des soucis !

PARIS (AFP) — Corinne Lepage, tête de liste du MoDem dans le Nord-Ouest, a déclaré dimanche sur France 2 que le "mauvais" score du MoDem aux élections européennes était "une déception". "Bien sûr, c'est une déception. Les soirs d'élections, la coutume, c'est que tout le monde est content. Moi, je ne suis pas contente. On a fait un mauvais score", a-t-elle dit.

A ses yeux, le Modem, "n'a pas bien su convaincre: si on avait su convaincre on n'aurait pas 8 ou 9%, on aurait fait 13% ou 14%". "Je pense que toute la partie écolo du Modem - Dieu sait comme elle est importante - n'a pas pu s'exprimer et être suffisamment mise en valeur", a-t-elle poursuivi. Mme Lepage a expliqué être "partagée" face aux estimations de résultats étant "au Modem avec un mouvement qui s'appelle Cap 21". "Je suis une écologiste convaincue: qu'il y ait 14% de Français qui votent pour l'écologie, je ne vais pas dire que je vais pleurer, je trouve ça formidable", a-t-elle poursuivi. Interrogée sur une responsabilité du leader du Modem François Bayrou dans le score des européennes, elle a répondu: "J'aurais eu toute seule à prendre un certain nombre de décisions, je n'aurais pas pris les mêmes". Mais "je vais y rester" au Modem. Source AFP/Google

L'Elysée qui cherche à nuire au Président du MODEM a décidé de s'occuper un peu moins du PS pour son ouverture et cherche maintenant à dépouiller le mouvement de quelques figures.

Braderait-on, chez les cadres du MODEM, ses convictions pour rejoindre le gouvernement ? C'est ce qui est en train de se jouer en ce moment en coulisses.

Ministre de l'Ecologie dans le gouvernement d'Alain Juppé de 1995 à 1997, Corinne Lepage a rejoint le Mouvement démocrate (MoDem), sous la bannière duquel elle a été élue députée européenne le 7 juin. "Je ne suis pas pour un casting, je ne suis pas une prise de guerre, autrement dit je ne vais pas dans un gouvernement pour faire bien", a-t-elle déclaré sur i-Télé.

"Si c'est un changement de politique, si le président de la République veut changer de cap, changer de manière de faire, oui pourquoi pas. Si c'est pour dire 'comme on a pris M. Kouchner, on a pris Mme Lepage', non ça ne m'intéresse pas", a-t-elle expliqué, se présentant comme une "femme de conviction". "Pour l'instant on ne m'a rien proposé du tout donc tout cela est tout à fait aléatoire", a-t-elle souligné.

Un autre membre du MoDem, l'ancien Vert Jean-Luc Bennahmias, a balayé les rumeurs le présentant comme un possible futur membre du gouvernement de François Fillon qui doit être remanié dans les jours qui viennent. Le député européen a expliqué sur France Info avoir rejoint le Mouvement démocrate il y a deux ans "pour construire une alternative politique au gouvernement de M. Fillon et à la politique de l'UMP et de M. Sarkozy". "Donc tout cela ne tient pas la route. Si je rentrais dans un gouvernement, je ne serais pas crédible", a-t-il ajouté.

Le centriste Michel Mercier pourrait entrer au gouvernement lors du prochain remaniement. Proche du président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou, et trésorier du MoDem, Michel Mercier est le président du groupe de l'Union centriste du Sénat - Source L'Express

Mais, il y a pire pour François Bayrou : "La vice-présidente du Mouvement démocrate (MoDem), Marielle de Sarnez, a reconnu aujourd'hui avoir été approchée "de manière informelle" dans l'hypothèse d'une entrée au gouvernement, qui ne l'intéresse pas. La députée européenne a précisé que le trésorier du MoDem Michel Mercier, pressenti pour entrer dans l'équipe gouvernementale, devrait le cas échéant se mettre en retrait du parti centriste de François Bayrou. Source Le Figaro

Même si nous reprochons à Corinne Lepage de ne pas être assez claire sur son futur politique, nous ne pouvons qu'approuver les propos qu'elle a tenu dans une "Tribune libre" publiée par le Nouvel Obs :

... / ... le choix fait par quelques personnalités de gauche ou même du Modem, (à moindre mesure si elles ont un passé de droite marqué), de rejoindre le gouvernement est d’autant plus grave. Il illustre à la fois la crise de la conviction en politique qui explique évidemment aussi la désaffection des citoyens et la crise profonde du modèle actuel des partis politiques.
Comment en effet les Français pourraient-ils croire les discours politiques, les projets, les promesses lorsque des responsables de haut niveau changent de camp et de lignes politiques dans un seul objectif : satisfaire leur égo ... / ...

Et c'est avec le MODEM dans son état actuel que : Devant les présidents de région socialistes, la première secrétaire du PS a défendu la possibilité d'accords avec les centristes au second tour. Même Ségolène Royal était là. Comme presque tous les autres présidents de région socialistes, l'ancienne candidate à la présidentielle de 2007 a déjeuné, mardi à la questure de l'Assemblée nationale, avec la première secrétaire du PS, Martine Aubry. Elles étaient même assises l'une en face de l'autre ... / ... Le président de la Région Rhône-Alpes, Jean-Jacques Queyranne, a conseillé de conserver «une attitude ouverte» vis-à-vis des centristes durant la campagne. Ségolène Royal a acquiescé.- Source Le Figaro

Heureusement qu'on peut lire les déclarations de Didier Migaud sur ce même sujet dans une interview récente donnée à GRENEWS.COM

... / ... Mais dans quelle direction ce PS aux 1001 sensibilités doit-il aller ? Que faut-il faire, par exemple, avec le MoDem ?

Mais ce n'est pas le sujet ! Commençons par nous retrouver, par travailler, par proposer un projet et ensuite, on verra avec qui nous pourrons discuter ! Pourquoi se situer sans cesse par rapport aux autres ? N'inversons pas les choses ! Je suis étonné par votre question, parce que c'est vraiment la politique par le petit bout de la lorgnette. Vous me provoquez, je vous provoque... Commençons donc par être à nouveau nous.

- A cette question qui vous surprend, voici la sous-question: être socialiste, ça veut aussi bien dire être social-démocrate qu'avoir les mêmes idées que Mélenchon. Donc sans parler d'alliance, puisque ça vous agace, il est où, le cap ? Vers le centre ? Vers votre gauche ?

Il faut que le PS se rassemble, face preuve d'imagination, d'audace. Ensuite, il faut qu'il rassemble la gauche.

- Mais elle va jusqu'où, cette gauche que vous voulez rassembler ?

Jusqu'à toutes celles et tous ceux qui s'y retrouveront. La méthode de François Mitterrand reste bonne: renforcer le Parti socialiste, rassembler la gauche et rassembler au-delà de la gauche. A nous, d'abord, de montrer, si nous étions au pouvoir, en quoi nous aurions une politique différente, et en quoi nous pourrions impulser, amorcer un autre modèle de développement. On voit bien que la croissance pour la croissance, ce n'est pas satisfaisant. Nous avons une vraie valeur ajoutée à apporter.

- Restons sur les alliances: quand vous parlez de rassemblement, dans le "toute la gauche" dont vous parlez, il y a les écologistes ? Le PCF ? Le Front de gauche ?

Le Front de gauche et le PCF ont toute leur place. Et les écologistes aussi, bien sûr. On ne peut pas tout réduire à l'écologie, mais on a beaucoup de valeurs communes, les écologistes et nous. Donc oui, je souhaite qu'on puisse se rassembler ... / ...

Et les électeurs de gauche dans tout ça. Pensent-ils comme Manuel Valls et Martine Aubry que la victoire électorale dans les années à venir repose sur un accord avec le parti de François Bayrou ?

PARIS (AFP) — Une majorité de Français - 54% - se disent favorables à une fusion du PS avec d'autres partis pour créer un grand parti de gauche, selon un sondage Ifop pour Sud-Ouest dimanche réalisé après les élections européennes qui ont vu l'échec des socialistes.

20% des personnes interrogées se disent "tout à fait" favorables à l'hypothèse d'un tel regroupement, et 34% "plutôt" favorables.

43% sont d'un avis inverse, dont 24% résolument contre. 3% ne se prononcent pas.

Les sympathisants de gauche (sous-catégorie de l'échantillon sondé) sont encore plus massivement favorables à la création d'un grand parti regroupant les gauches: 77% pour les sympathisants du PCF, 71% pour ceux du PS, 61% pour ceux des Verts. - Source AFP/Google

Message sans appel adressé aux "stratèges" de la rue de Solférino !!!


Crédit image
Vidberg

20 mai 2009

Crise économique et sociale : Le positionnement politique des chômeurs

Etre chômeur ce n'est pas qu'avoir perdu son emploi !

- C'est aussi être désocialisé dans la mesure où vous disparaissez du monde du travail qui est, rappelons le, le premier lieu de socialisation avant même la famille compte tenu du temps passé et de l'énergie dépensée.

Que vous soyez le seul à avoir été licencié ou avez fait partie d'un plan social, le résultat est le même, vous ne voyez plus personne et si vous êtes dans les premiers temps attentif au téléphone (dont on s'assure que la batterie est toujours bien chargée) quelques mois plus tard, on sait qu'il ne sonnera plus que pour des contingences familiales.

- Au travail, même sans être syndiqué on peut discuter avec ceux qui le sont et pourquoi pas s'investir dans cette "mission"

Et oui, finis les échanges avec les collègues syndiqués. Les syndicats (à part la CGT chômeur) subitement ne vous comptent plus dans leurs rangs. A quoi ça sert un mec ou une nana qui ne peuvent plus faire pression sur la direction ou faire grève ?

- Et, le travail c'est (probablement à tord en ces temps de mutations économiques) c'est selon les salariés le premier lieu d'épanouissement personnel

C'est le plus lourd pour tous les chômeurs. Car, même si on se lève de bonne heure le matin et qu'on continue à se rendre chez le marchand de journaux ou à se connecter avec son ordinateur sur les sites de recrutement, on s'aperçoit vite que le rythme qu'on s'est imposé pendant les années travail manque et qu'on ne sait pas faire grand chose d'autre.

ça c'est pour le monde du travail et ses acteurs. Mais quand on aborde le domaine politique, c'est encore plus grave.

Si la droite parlementaire vous explique, au grand dam de vos oreilles médusées :

- qu'il faut privilégier les heures supplémentaires,
- que la durée d'indemnisation doit être réduite pour permettre un retour à l'emploi
- que la valeur travail doit être réhabilitée
- que l'abandon progressif du droit du travail et que la flexibilité sont des outils pour l'emploi
- que le cumul emploi retraite est bénéfique pour le pouvoir d'achat
- que le bénévolat est un chemin comme un autre vers la professionalisation

Et dans le programme des élections européennes ?

- Développer de nouvelles solidarités et protéger les salariés
- Redynamiser les bassins industriels

On se demande d'ailleurs pourquoi le gouvernement sort de sa manche ces deux arguments électoraux alors que le discours quotidien de ses membres et en totale contradiction avec ces propositions.

Au Parti Socialiste, premier parti d'opposition parlementaire, on attends toujours des discussions et propositions précises sur le sujet. En attendant, on a le droit à

- la sécurisation des parcours
- la formation à vie
- la flexisécurité à la "nordique"

Et dans le programme des élections européennes ?

- un plan de relance renforcé pour l'Europe, avec des investissements coordonnés en matière d'emploi et de croissance verte
- un pacte européen pour l'emploi afin de préserver l’emploi, de créer de nouveaux emplois de qualité, de lutter contre le chômage de masse et de renforcer les droits des travailleurs, les conditions de travail et l'égalité de salaires

Des machins, encore des machins qui n'aboutiront de toute façon pas puisque le centre droit (auquel appartient le MODEM) et la droite seront toujours majoritaires au parlement européen et continueront à appliquer leur programme libéral. En attendant, aucune solution claire, précise et durable sur l'emploi de ceux qui l'ont perdu ou vont le perdre.

Alors, lorsqu'on est chômeur et qu'on se sent abandonné des pouvoirs publics, des partenaires sociaux et des partis politiques établis, il n'existe que deux solutions :

- Celle de Coluche qui disait : "un chômeur qui vote, c'est comme un crocodile en visite chez un maroquinier"
- Celle du votre protestataire qui consiste à voter pour les extrêmes, histoire de donner le frisson à la classe politique en place.

Foutre le bordel est parfois la seule solution qui vient à l'esprit pour qu'on cesse de vous associer à des statistiques. Et ces derniers temps, augmentation croissante du chômage oblige, la tentation de "renverser la table" est très forte.

En ce qui concerne le vote protestataire, nous tirons notre chapeau au journal La Croix, qui est à ce jour le seul à s'être intéressé aux intentions de vote des chômeurs au travers d'une étude IFOP. Nous vous en donnons ci-dessous le résumé (Etude complète)

Selon une étude de l’Ifop pour « La Croix », les chômeurs penchent plus à gauche que l’ensemble des salariés. Cette tendance profite plus aux partis radicaux qu'au parti socialiste.

Avec la crise, le nombre de chômeurs augmente, leur poids électoral aussi. De quoi rendre les partis nerveux, à l’approche des élections européennes. Pourtant, une étude de l’Ifop pour La Croix (1) montre que cette catégorie ne réagit pas foncièrement différemment de l’ensemble du corps électoral, même si elle présente des singularités. On y retrouve un décrochage de la popularité de Nicolas Sarkozy plus marqué que dans l’ensemble de l’opinion mais aussi une méfiance supérieure vis-à-vis du PS. On y observe, surtout depuis ces derniers mois, une très vive désaffection pour le FN, accompagnée d’une percée fulgurante de l’extrême gauche.

« Le chômage radicalise le positionnement politique », note Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département Opinion de l’Ifop. Ainsi, dans les catégories qui penchent le plus naturellement à gauche, le chômage semble intensifier ce sentiment. Durant l’année 2008 et ce début de 2009, 50 % des ouvriers salariés se disaient ainsi proches de la gauche. Ils étaient 5 points de plus parmi les ouvriers au chômage.

Le même mouvement se retrouve chez les employés où la proximité avec la gauche progresse de 5 points chez les demandeurs d’emploi (53,4 % contre 48,9 %) et se voit même accentué dans les professions intermédiaires. Chez les cadres, en revanche, c’est le mouvement inverse qui s’opère : la gauche séduit 42 % des salariés mais seulement 37,5 % des chômeurs tandis que la droite a les faveurs de 30 % des salariés et 32 % des chômeurs.

La proximité avec le PS est au plus bas depuis dix ans

Ce déplacement vers la gauche ne profite toutefois pas à l’ensemble de l’opposition. Au contraire, même. Chez les salariés, la proximité avec le PS est au plus bas depuis dix ans. Chez les chômeurs, la désaffection est encore plus marquée. « Le PS avait regagné de la confiance chez les salariés et les chômeurs, notamment durant les années Raffarin et lors du mouvement contre le contrat première embauche. Mais celle-ci s’est érodée depuis la présidentielle de 2007 au point que nos études montrent que les Français ne pensent pas que le PS ferait mieux contre la crise que l’actuel gouvernement », détaille Jérôme Fourquet.

Si la poussée de la gauche parmi les demandeurs d’emploi ne bénéficie guère au PS, elle fait cependant le bonheur de l’extrême gauche. La gauche radicale profite du climat social et voit sa cote monter en flèche au détriment de l’autre pôle contestataire, celui de l’extrême droite. Le mouvement de balancier est saisissant. Entre 2008 et début 2009, l’attirance pour le FN a été divisée par deux chez les chômeurs. Au même moment, la proximité revendiquée avec l’extrême gauche doublait. « Dans l’opinion, ce sont les bonus, les stock-options, les parachutes dorés qui suscitent la colère. Plus personne ou presque ne met le chômage sur le dos de l’immigration, comme cela a parfois été le cas », analyse Jérôme Fourquet.

Le Pen eclipsé par Besancenot

Le débat a donc quitté le terrain de prédilection du FN pour se tourner vers la contestation du système capitaliste. Dans ce combat-là, Jean Marie Le Pen n’est pas le mieux placé, ni le plus légitime. Il se retrouve donc éclipsé par d’autres voix et singulièrement par celle d’Olivier Besancenot. Fort de son aisance médiatique, de ses nombreuses visites sur le terrain, de relais militants dans les luttes sociales, le leader du NPA profite pleinement de la crise pour s’imposer comme le chef de file de la contestation.

À première vue, le paysage politique chez les chômeurs pourrait presque satisfaire Nicolas Sarkozy, avec une extrême gauche mettant en difficulté un PS toujours en panne de crédibilité. Mais lui-même ne sort pas indemne de la montée du chômage. Parmi les demandeurs d’emploi, sa cote s’est effondrée encore plus brutalement que dans l’ensemble de l’opinion. « Le chef de l’État conserve un socle de gens soudés derrière lui contre vents et marées, y compris parmi les chômeurs, constate Jérôme Fourquet. Mais il a vu se détourner de lui tous ceux que son activisme a pu séduire au départ et qui contestent aujourd’hui les résultats de sa politique. »

Transmis au Parti Socialiste qui devrait simplement retrouver ses fondamentaux et cesser de chercher le nom du prochain candidat pour 2012, avant l'explosion sociale qu'il sera malaisé, voir impossible, de prendre en route ....

03 mars 2009

Europe politique : Grande Bretagne, Italie, Espagne, etc ... "A droite toute" ?

Après des élections qui ont vu les travaillistes perdre, entre autre, Londres , la gauche italienne perdre la Sardaigne, c'est au tour des socialistes de perdre la région de Galice : Le Parti populaire (PP, droite) a remporté dimanche la majorité absolue au Parlement régional face à la coalition sortante composée des socialistes et des nationalistes de gauche galiciens du BNG, qui gouvernaient depuis quatre ans.

A y regarder de plus près, on s'aperçoit que de moins en moins de pays de l'Union sont gouvernés par des sociaux démocrates ou Justifiersocialistes et que cela devient inquiétant pour tous ceux qui croient dans les idéaux de gauche. Du moins, les vrais !

Comment en est-on arrivé là ?

La tradition des clivages droite/gauche héritée de l'après deuxième guerre mondiale s'est petit à petit diluée et on a pu voir, notamment dans les pays nordiques des alternances qui s’apparentaient de plus en plus à la phrase, chère à de l'ancien Président Giscard : "le changement dans la continuité"

Le consensus Etat, employeurs syndicats a, petit à petit, été remis en cause pour s'aligner progressivement sur la notion de compétitivité issue de la mondialisation sans que les socio démocrates ne réagissent, ou … y adhèrent complètement.

En Grande Bretagne comme en Allemagne, la "fumeuse" troisième voie n'a eu pour effet que de porter au pouvoir des dirigeants politiques utilisant le nom de partis de gauche sans la moindre référence à leurs valeurs.

Si le SPD est passé de parti majoritaire à celui de co gérant du pays avec les conservateurs de la CDU (et n'est pas assuré de gagner les prochaines élections), le New Labour est lui totalement déconsidéré aux yeux des électeurs britanniques.

En France, depuis le chaos de 2002, le Parti Socialiste est ses alliés traditionnels n'arrivent plus à proposer un front commun aux électeurs et continue à s'interroger sur sa mutation vers la sociale démocratie (tant décriée ailleurs) Mutation, qui, si elle devait s'opérer, amènerait les français à ne plus avoir de choix électoral qu'entre une droite conservatrice et libérale et une vision centro centriste ... libérale.

Clairement, ce ne sont pas les idéaux socialistes qui sont rejetés par les électeurs mais les partis ou formations politiques qui s'en revendiquent sans les appliquer.

Quel avenir pour des formations politiques de gauche "administratrices" du libre marché ?

Les Etats de l'Union Européenne ont les uns après les autres abandonné toute implication dans l'économie (privatisation des entreprises et services publics) pour se recenter sur les missions dite régalienne (police, justice et armée).

Le marché "sans entrave" étant la seule norme connue et appliquée par la commission européenne, les seules différences entre partis ou formations politiques de droite et de gauche se trouvent depuis dans les choix sociétaux : Les différences portent sur les minorités (visibles ou non), l'assistance aux plus nécessiteux (aides sociales) et le "recyclage" des éclopés que le marché a provisoirement ou définitivement éliminé.

Les socios démocrates ayant entériné ce mode de gouvernance, il est dès lors peu étonnant que les sympathisants de gauche se réfugient dans l'abstention ou se mettent en recherche de formations politiques protestataires.

Les Partis Socialistes d'Europe risquent d'en mesurer l'ampleur au prochain scrutin, où, les formations situées à leur gauche vont attirer le vote d'une partie de son électorat.

Chez nous, compte tenu des prévisions de vote pour le MODEM, on comprends mieux l'irrésistible attirance d'un certain nombre de dirigeants du Parti Socialiste vers une sociale démocratie qui finira fatalement en démocratie chrétienne à la mode italienne des années 60.

C'en sera fini des fondamentaux socialistes qui seront remplacés à terme la litote conservatrice.

Comment reconquérir l'électorat de gauche ?

Tout d'abord, en cessant d'avoir honte de son héritage. Aucun acquis social n'a été offert aux populations. A chaque fois, il a fallut des manifestations, des grèves et parfois des morts pour que la vie de nos concitoyens s'améliore. Durant ces période de luttes, les partis de gauche n’ont jamais cessé d’être à leurs côtés.

Les élus socialistes doivent retrouver le chemin du combat social de terrain au lieu de passer leur temps dans des think tanks de plus en plus nombreux et de plus en plus nombrilistes.

Les socialistes doivent comprendre, une bonne fois pour toutes, que le marché leur sera toujours hostile. La plus grande erreur de la gauche actuelle est de vouloir gouverner avec ceux qui la rejettent et d'oublier ceux qui la soutienne depuis toujours, au fait que la victoire électorale est pour eux une récompense.

Ensuite en enterrant définitivement la notion du "travailler plus pour gagner plus"

Jeremy Rifkin dans son ouvrage : "La fin du Travail" a clairement expliqué le processus dans lequel s'enfonce un peu plus chaque jour. La généralisation intensive de l'électronique et de la mécanisation diminue de façon irrémédiable la demande de main d'oeuvre. Si lors des précédentes révolutions industrielles, on a pu recycler dans la douleur des millions de salariés, il n'existe plus aujourd'hui de nouvelles industries ou de nouveaux secteurs capables d'accueillir les millions de salariés en provenance de secteurs ou industries en fin de vie ou de mécanisation quasi totale.

Il va donc falloir faire un choix : accepter comme le proposent les libéraux de partager le chômage (périodes de travail alternant avec des périodes de chômage formation) ou faire travailler le plus de gens possible sur des durées de 30 ou même 20 heures. Certes, le salaire ne pourra pas être celui de 35 Heures mais la collectivité ayant moins de chômeurs à indemniser pourra compléter le montant des salaires par une indemnité de type universelle.

Et tans pis pour les contempteurs de l'hyper consommation, le pouvoir d'achat ne doit plus passer par l'acquisition du énième gadget électronique mais par celui de biens plus essentiels et probablement plus durables.

Cesser de parler de diversité et l’appliquer à toutes les catégories de la population en ne se limitant pas à la notion de l’origine.

Si la diversité est perçue au Parti Socialiste comme prioritaire, il ne faut pas oublier que celle-ci ne passe toujours pas par une représentativité socio professionnelle chez les parlementaires. Il est indispensable, lorsqu’on prétend être un parti populaire d’avoir des représentants de toutes couches sociales à l ‘Assemblée ou au Sénat. Aussi, l’interdiction de cumul des mandats et l’institution d’un vrai statut de l’élu doit permettre à des salariés du privé de siéger dans les assemblées de la nation.

Enfin, en finir avec le dilemme gauche/patrons/employés

C'est le patronat qui a imposé ce statut à tous ceux qui lui vendait sa force de travail. Confrontés ou complices d'actionnaires gloutons et à la décroissance, les organisations d'employeurs passent le plus clair de leur temps à demander de nouvelles possibilités pour se délester le plus vite possible de leurs effectifs. Les larmes de crocodile de Madame Parisot sur le chef d'entreprise qui souffre de se séparer de ses collaborateurs pour mieux les confier à la solidarité nationale sont une provocation de plus.

Nous sommes en droit d’attendre que les socialistes dans leur intégralité déclarent que le temps des « subventions : oui, mais du contrôle de leur utilisation : non », est TERMINE pour toujours

Les socialistes doivent initier une nouvelle politique de l'entreprise. Au delà des entreprises défendues par Mme Parisot et les siens, il est indispensable de créer un nouvel entrepreunariat.

D'abord aider financièrement à la création et au développement des entreprises coopératives dans lesquelles le pouvoir et les résultats sont partagés à part égales par tous ceux qui y travaillent.

Ensuite, créer un statut de l'entrepreneur salarié qui viendra se substituer à celui de travailleur indépendant. Ce nouveau statut permettrait à tous ceux qui souhaitent créer une entreprise de continuer à cotiser comme un salarié classique et de disposer en cas de problème des assurances chômage et en fin de carrière de la retraite des salariés.

Ces propositions correspondent à des aspirations de la population française qui ne comprend plus pourquoi on disserte à gauche sur le sexe des anges socio démocrates. L'heure est à la modernisation des fondamentaux du socialisme et certainement pas à leur abandon. C'est pourquoi il est indispensable que l'alternance ne consiste pas en une gestion "améliorée" de la crise du capitalisme moribond.

Si d'aventure, le Parti Socialiste restait sourd et aveugle à ces demandes et se laissait tenter par les sirènes du capitalisme encadré, il est très probable qu'il finirait par se marginaliser au point de laisser la droite obtenir le pouvoir absolu et la responsabilité d' en découdre physiquement avec les citoyens.

Cette situation aboutirait sans nul doute à un affrontement de classes sociales d'un autre siècle et à des conséquences difficilement définissable. Est ce cela que veulent les socialistes et ceux qui travaillent avec eux ?

Le Parti Socialiste va t-il enfin faire sien le slogan d'une autre formation de gauche qui dit :"nos vies valent plus que les profits". Ou ne retenir que celui d’une formation centriste qui proclame : " la France de toutes nos forces" ?

Le tout est de choisir le bon et vite. Ou de laisser la place à d'autres ... clairement à gauche.

Sources
Google AFP
CNAM


14 mars 2008

Humour (involontaire ?) au MODEM

Trouvé (aujourd'hui) sur le site E-Soutiens BAYROU, une oeuvre réalisée par un admirateur qui souhaitait en faire le logo du Parti Démocrate (ancien nom du MODEM). Dommage, que ce soit resté à l'état de projet, ça nous aurait fait rigoler un peu.

Etonnant non ?

Emplacement actuel de l'image
http://e-soutiens.bayrou.fr/logo_parti_democrate

11 mars 2008

Game Over ?

Déclaration de François Bayrou sur le site officiel du MODEM :

François Bayrou a qualifié lundi de "manoeuvre électorale" la proposition de "négociation globale" faite par des responsables de l'UMP en échange de leur soutien à Pau, affirmant ne pas vouloir "renoncer" à ce qu'il croit. Interrogé par Pascale Juilliard pour l'Agence France Presse, le président du Mouvement Démocrate a estimé : "je n'ai pas l'intention de renoncer à ce que je crois pour participer à des manoeuvres électorales", ajoutant, "j'ai suivi avec attention et amusement tout au long de la journée la multiplication des propositions de négociations globales, qui s'accompagnaient de donnant-donnant sur Pau." "

Ces annonces comportent une part de bluff et une part de manoeuvre", a-t-il estimé, précisant n'avoir reçu "aucun appel direct de qui que ce soit" et jugeant que "le but que l'on recherche est de nous faire renoncer à la ligne d'indépendance et de clarté qui est la nôtre". François Bayrou a souligné avec force que "la question clef de la politique c'est la confiance. (...) affirmant qu'il "n'est pas question une seconde que j'abandonne ou ne trahisse l'idéal qui est le mien. Il n'est pas question d'accord d'appareil en sous-main."

Et oh, François, il faudrait arrêter de croire au père noël électoral. Le résultat national du MODEM au premier tour étant de 3,64% (comme l'indique le schéma ci-dessous)

Il va falloir trouver autre chose pour nous expliquer que la "troisième voie" promise est en marche.

Hasta la vista baby ?

Crédit et copyright
AFP
Merci au blog du CHI

03 décembre 2007

MODEM ou ... ADSL ?

François Bayrou qui dirigeait l'UDF depuis 1998 a été élu président du Mouvement démocrate (MoDem) avec 96,8 % des votants, selon les résultats annoncés dimanche au congrès fondateur du parti centriste (on veut absolument savoir qui sont les 3,2% de traitres !!!)

Si les militants vus à la télévision semblaient être partagés entre l'enthousiasme des débutants en politique et l'agacement des militants de feu l'UDF, il va falloir maintenant organiser cette troupe afin de mener le "chef" au combat suprême de 2012.

Le MoDem ne compte plus que trois députés avec le départ de Thierry Benoit (Ille-et-Vilaine), confirmé vendredi lors de l'ultime congrès de l'UDF qui a voté à la quasi-unanimité son absorption par le nouveau parti. Du côté des sénateurs en revanche, "27 sur 30" se sont affiliés au MoDem, selon leur chef de file Michel Mercier, qui souhaite cependant garder le sigle UDF pour le groupe au Sénat.
Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Depuis ce matin il n'est plus fait mystère que François BAYROU aurait pu devenir premier ministre de Ségolène ROYAL. Saura t-on jamais à quoi nous avons échappé ?

Cette fois-ci nous ne dirons pas : "Merci qui ?"

Crédit image
Le Placide