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12 juin 2012

Législatives : La parité socio professionnelle c'est pour quand ?

L'Observatoire des inégalités constate une fois de plus que seul 1% des députés sont issus du monde ouvrier ou employé. Un vrai problème de représentativité qui ne semble pas tracasser outre mesure les grands partis !




Les employés et les ouvriers représentent plus de la moitié de la population active. Or, nous rappelle l'Observatoire des inégalités à quelques jours du deuxième tour des législatives, seul 1% des députés proviennent de leurs rangs. 

Effectivement, comme le fait remarquer le site : « Alors que la parité entre les sexes occupe largement le débat public, peu nombreux sont ceux qui s’inquiètent de l’immense sous représentation des groupes sociaux les moins favorisés.

Et pourtant, ça n'a pas été toujours le cas, puisque : « (...) Les catégories populaires (ouvriers et employés) représentaient 18,8 % des députés lors de la première législature (1946-1951) de la IVe République, qui comptait 150 députés communistes sur 522. Ce sera la représentation la plus forte depuis la création de l’Assemblée nationale. Mais en 1958, cette part était déjà revenue à 4 %. La poussée de la gauche aux élections de 1967 (Ve république) conduit à une remontée à 9 % de l’ensemble ouvriers et employés (...) Par la suite, la représentation des catégories populaires ne va cesser de se réduire, alors que cet ensemble constitue toujours environ la moitié de la population active (...) »

Cliquer sur l'image pour l'agrandir


Ce constat est également partagé par A. François et E. Grossman qui ont publié : « Qui sont les députés français de la Ve République ? » dont une synthèse est disponible sur le site La vie des idées

« L’enquête sur les députés français de la cinquième République soulève deux enjeux principaux. Le premier porte sur la correspondance de ces élus par rapport à la population française. Sont-ils représentatifs de la population française, ou au contraire, représentent-ils un groupe socialement et économiquement homogène, et distinct des électeurs, monopolisant le pouvoir politique ?  (...) »

Sans aller aussi loin, il est évident que les partis de gouvernement ont de moins en moins envie d'investir du temps et de l'argent pour transformer des militants en candidats, et ont tendance à chercher leurs jeunes recrues dans les grandes écoles, dont la professionnalisation est un atout majeur.

Ce qui se traduit par une représentation de 59% des cadres et profession intellectuelles supérieures. Sachant que si on y ajoute les professions libérales, on obtient les trois quart des députés.

Cette situation donne lieu à chaque élection à des emballements dans le monde politique. En effet, d'élections en élections, les partis politiques revendiquent le vote des ouvriers et employés. La gauche au nom de la tradition, l'UMP qui n'a cessé de parler de la « classe moyenne » en opposition aux assistés et le Front national qui s'est auto proclamé parti des ouvriers.

Or, le fait de côtoyer des ouvriers et employés lors de distributions de tracts ou de parler d'eux avec leurs employeurs n'apporte pas de vrais réponses à ces populations à qui pourtant on impose des modifications permanentes des droits sociaux ou du travail. En effet, comment se faire entendre à l'Assemblée Nationale lorsqu'on dispose de seulement 10 élus ouvriers ou employés sur 577 députés ?

Pour changer cette donne, il est indispensable qu'après avoir officialisé la fin du cumul excessif de mandats électoraux, que les partis politiques qui vivent en grande partie des subventions aient l'obligation, sous peine de se voir refuser le financement de l'état, de former et de présenter à toutes les élections (locales comme nationales) un minimum de candidats issus du monde ouvrier et employé. 

Où les former et avec quel argent ?

Et bien il n'y aura qu'à utiliser les centres de formation des élus qui pullulent à droite comme à gauche et qui dans certains cas peuvent servir à financer banquets ou cocktails ou des campus. 

Il ne reste plus qu'à connaître la position des partis politiques de gouvernement, toujours avides, de plus démocratie ...


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08 juin 2012

Les 10 et 17 juin : Le changement c'est dire #AuRevoirUMP !

Même si les enquêtes et sondages donnent une belle avance aux candidats de gauche pour les législatives, il n'est pas question de se démobiliser. Après avoir dit #AuRevoirPresident le 6 mai, les 10 et 17 juin ajoutons y #AuRevoirUMP !




Les sondages n'ont jamais fait une élection. C'est une réalité. Néanmoins, les instituts de sondages sont pour une fois assez d'accord, la gauche devrait l'emporter aux législatives et être majoritaire à l'Assemblée Nationale. C'est ce que nous explique le site d'Europe1

« (...) Les trois instituts TNS Sofres, Ipsos et OpinionWay convergent, en effet, très largement sur le niveau d'intentions de vote en faveur des principales forces politiques. Selon eux, le PS et les divers gauche obtiendraient entre 31,5-32 % des voix, Europe Ecologie-Les Verts (EELV) entre 5 et 5,5% tandis que le Front de gauche se situerait dans une fourchette 7,5-8%, l'extrême gauche 1 à 1,5%.A droite, l'UMP et ses alliés engrangeraient entre 33,5 et 35% des voix. Enfin, en embuscade, le FN serait en mesure de s’octroyer, selon ces trois instituts de sondages, entre 15 et 16% des voix (...) »

Néanmoins, pas d'excès d'optimisme ! Il ne devra pas manquer une voix aux candidats de gauche ! Afin de motiver, si cela est nécessaire, les électeurs, nous avons décidé de leur remémorer quelques hauts faits d'armes dont l'UMP et ses partenaires ont été responsables durant les 5 années de mandat de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement. 

La taxation des indemnités d'accident du travail : En 2009, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale proposait de taxer les indemnités journalières liées aux accidents du travail, expliquant que pour lui il était inique de ne pas les taxer alors que toutes les autres indemnités journalières l'étaient !

La prise en compte de la pénibilité dans la dernière réforme des retraites: Véritable imposture puisque : L'assuré doit avoir été exposé pendant au moins dix-sept ans à des facteurs de risque dont la liste est précisément établie. De plus, sur les 30 000 départs annoncés pour pénibilité par le gouvernement, seules  466 demandes ont été prises en compte ! 

La lente dégradation de Pôle Emploi par manque de moyens et de ressources humaines !

La stigmatisation systématique des chômeurs et précaires. Qui a oublié le cancer de l'assistanat de Laurent Wauquiez ? 

La rupture conventionnelle qui est devenue un outil pour se séparer des salariés seniors et éviter les plans sociaux

Les taxes diverses sur la santé ayant conduit un français sur deux à à repousser certains soins pour de simples mais concrètes raisons économiques

La prime dividende dite prime aux salariés dont le montant devait être de 1000 € et qui finalement a bénéficié à très peu de salariés pour des montants allant de 7 à 300 €

La liquidation programmée, en concertation avec le Medef de la médecine du travail  

Sans oublier ce qui devait être leur chef d'oeuvre  : Les accords compétitivité-emploi réclamés à cor et à cri par les organisations patronales, véritable légalisation du chantage à l'emploi et  qui devait permettre aux employeurs de moduler le temps de travail à la baisse, en imposant de travailler plus de 35 heures sans revalorisation salariale 

Et ce sont les députés de cette majorité qui a été au pouvoir de 2007 à 2012 qui comme Nathalie Kosciusko-Morizet et viennent réclamer : « (...) une majorité la plus large possible pour l'UMP aux élections législatives pour rééquilibrer les pouvoirs après l'élection de François Hollande à la présidence (...) » qui pourraient en cas de démobilisation revenir au pouvoir ?

Alors, si vous êtes vraiment las de leurs idées et propositions, les 10 et 17 juin, n'oubliez pas d'aller voter pour dire #AuRevoirUMP et surtout que : Le changement c'est maintenant !



01 juin 2012

Législatives : La fausse interview « rebelle » d'Hervé Morin ?

Dans une interview au JDD, Hervé Morin règle ses comptes avec certains de ses anciens alliés de l'UMP et annonce une violente recomposition du centre dont il espère bien être bénéficiaire avec l'aide ... de l'UMP !  




« Jean-Christophe Largarde a un comportement de voyou et se déplace avec des racailles. Rachida Dati est la plus grand menteuse de la République. Fillon n'a pas vraiment de convictions ». Voila résumées quelques déclarations chocs d'Hervé Morin dans sa dernière interview au JDD. Le patron du Nouveau Centre serait-il devenu un rebelle ?

Bien que l'échéance des législatives approche à grand pas, on a peu entendu les leaders du centre droit ces dernières semaines. Si l'UMP de son côté, compte limiter la casse grâce au redécoupage adroit d'Alain Marleix, il n'en n'est pourtant pas de même pour les élus centristes qui confrontés à des rivalités internes et plus exposés, risquent de payer au prix fort la défaite de Nicolas Sarkozy.

Le Modem et son Président François Bayrou survivront-ils ? Rien de moins certain. En effet, comment continuer à être entendu avec de moins en moins d'élus, et surtout si le grand chef ne siège pas à l'Assemblée Nationale

Du côté du Parti Radical, si Jean-Louis Borloo est particulièrement silencieux, Hervé Morin a décidé de mettre les pieds dans le plat dans une interview au JDD. Et de quelle façon !    Extraits

A la question : Comptez-vous vous représenter à la tête du Nouveau Centre ?

Il répond : « (...) Je n’ai pas l’intention d’abandonner le travail de reconstruction que j’ai entamé. Ne confondons pas l’initiative de quelques individus avec les militants (...) Lors de ce dernier Congrès, nous avions été les témoins d’un comportement de voyou de la part de Jean-Christophe Lagarde, avec des racailles (...) Quoi qu’il en soit, nous verrons, après le 17 juin, qui sera encore vivant sur le champ de bataille (...) »

Vers un massacre à la tronçonneuse au Nouveau Centre ? : « (...) j’exclus ceux qui ont signé en faveur d’une organisation politique encore secrète, l’Union des radicaux, centristes, indépendants et démocrates (Urcid). Une organisation dont on ne connaît pas le début de la signification politique (...) »

Concernant Rachida Dati : « (...) On lui donne la parole, on se demande pourquoi. Je ne comprends pas la fascination qu'elle exerce. C'est la plus grande menteuse de la République (...) »

Sur l'UMP : « (...) A l’UMP, le courant humaniste depuis 2002 n’a jamais existé. Pour l’instant, toutes les grandes responsabilités ont été confiées aux anciens RPR (...) »

Sur François Fillon : « (...) Je ne suis pas capable de définir ce que propose François Fillon (...) j'ai rarement entendu l'ancien Premier ministre s'exprimer sur des sujets de fond ces cinq dernières années (...) »

Mais alors, nul dans l'ancienne majorité présidentielle ne trouverait grâce aux yeux d'Hervé Morin ?

Peut être quand même Jean-François Copé avec lequel il a toutefois quelques sujets où il n'est « pas en adéquation » Cette mansuétude, qu'il dément mollement, n'a bien entendu rien à voir avec le fait qu'il aura besoin dudit Copé, au cas ou celui-ci resterait à la tête de l'UMP,  pour obtenir entre autres, des subsides pour faire fonctionner son mouvement politique !

Néanmoins, nous ne doutons pas qu'au cas où François Fillon prendrait les commandes de l'UMP qu'Hervé Morin n'attendrait pas longtemps pour venir lui proposer d'incarner un grand courant humaniste. A condition d'être rapide car au Parti Radical ou à la Gauche Moderne on est dans le même calcul.

Comme quoi être rebelle a toujours ses limites surtout lorsqu'on est centriste ...


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14 mai 2012

Législatives : Le dernier tract électoral de l'UMP est-il illégal ?

L'UMP en vue des législatives va distribuer un tract bleu-blanc-rouge édité à 8 millions d'exemplaires. Problème, selon le code électoral, l'appropriation des 3 couleurs est interdite sur les affiches et circulaires !

C'est le 15 mai, date de l'investiture du nouveau Président de la République que l'UMP a décidé de diffuser son tract en vue des législatives. Si sans surprise on y retrouve les « grandes réussites » de la législature :

Le pouvoir d'achat
La lutte contre le chômage
La lutte contre la délinquance
L'Immigration

Cliquer sur l'image pour lire le document dans son contexte

 


Dont les candidats de l'UMP proposent de s'occuper au cas où les français leur donneraient une majorité aux prochaines législatives. Si le slogan : « Ensemble choisissons la France » peut faire sourire, on pourra par contre légitimement s'étonner de l'utilisation d'une marée de drapeaux bleu-blanc-rouge en couverture du document !

Si l'UMP argue que : « (...) La présence des drapeaux tricolores sur ce document de quatre pages (...) et le choix du slogan se veulent une réponse, selon l'UMP, à la fête de la Bastille, le soir de l'élection de François Hollande, dimanche 6 mai, où les partisans du nouveau président avaient brandi des drapeaux français et étrangers (...) »

Cette appropriation du principal symbole national par l'UMP est assez choquante dans la mesure où elle sous entend que les autres formations et candidats seraient moins français que les siens. Mais, que ne ferait-on pas pour attirer les électeurs du parti qui fête Jeanne d'Arc le 1er mai !

Il serait toutefois bon de rappeler à l'UMP et à ses candidats qu'on ne peut pas faire n'importe quoi avec les couleurs nationales !

En effet, il suffit de lire l'article R27 du code électoral pour s'en convaincre : « Les affiches et circulaires ayant un but ou un caractère électoral qui comprennent une combinaison des trois couleurs : bleu, blanc et rouge à l'exception de la reproduction de l'emblème d'un parti ou groupement politique sont interdites »

Ce qui en clair signifie que l'UMP joue avec le feu légal en s'attribuant une marée de drapeau bleu blanc rouge pour faire campagne !




Il ne reste plus maintenant qu'à savoir si la justice sera saisie pour cette initiative du parti « des droits et  des devoirs » pour utilisation illégale des symboles de la nation. Utilisation  qui quoi qu'il arrive ne trompera personne et ne saurait éviter une défaite cuisante à l'UMP aux prochaines législatives ! 


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UMP 

10 mai 2012

Législatives 2012 : L'exécrable « bilan social » des députés UMP - Volet 2

Si les dirigeants de l'UMP ont retenu : « Choisissons la France » comme slogan de campagne législative, dans le domaine social, ils ont surtout choisi celui des organisations patronales. Exemple : La pénibilité !




L'UMP a dévoilé hier son slogan officiel pour les législatives : « Choisissons la France ». Outre nous apprend L'Express, qu'ils n'ont fait que piquer une formule utilisée dans la profession de foi de François Hollande pour le second tour, on se demande bien en quoi les élus du Mouvement Populaire représenteraient mieux la France que les autres partis ou mouvements politiques.

Par contre, reconnaissons aux élus de l'UMP une constance de 5 ans dans leurs choix sociaux puisque comme nous l'avons démontré à de nombreuses reprises ils ont reproduit jusqu'au copié collé les demandes des organisations patronales. Un des meilleurs exemples étant : La prise en compte de la pénibilité dans la dernière réforme des retraites !

Le 16 juin 2010 à l'Assemblée Nationale, le gouvernement et les députés de la majorité présidentielle réfléchissaient sur la prise en compte de la pénibilité dans le cadre de la réforme des retraites. Eric Woerth avec sa délicatesse coutumière lançait : « On pourrait bien sûr dire que tous les métiers, que le travail en général, comme la vie d’ailleurs, sont fatigants ; c’est vrai que quand on est éveillé, c’est plus fatigant que lorsque l’on dort ! »

Le tout aboutissant à considérer la pénibilité comme ... une invalidité, ce qui existait déjà depuis longtemps !

Or, en décembre 2011, on obtenait les résultats du volet pénibilité que l'UMP commentait comme une grande avancée sociale pour les salariés.

S'appuyant sur les conditions dans lesquelles un salarié peut demander son départ à 60 ans pour cause de pénibilité.

« Les assurés qui justifient d'un taux d'incapacité permanente d'au moins 20 % provoqué par une maladie professionnelle ou un accident du travail peuvent continuer à liquider leurs droits à 60 ans (...) Ceux qui souffrent d'une incapacité comprise entre 10 % et 20 % peuvent également faire une demande, mais la retraite à 60 ans ne leur est pas accordée automatiquement. Une commission pluridisciplinaire examine leur dossier. L'assuré doit avoir été exposé pendant au moins dix-sept ans à des facteurs de risque dont la liste est précisément établie (...) »

On apprenait que de 30 000 départs annoncés par le gouvernement, seules  466 demandes avaient abouti à un départ à 60 ans ! Si du côté gouvernemental, , écrivions-nous, on préfère justifier ce nombre ridicule, par le manque d'information des salariés, du côté de la CGT on est plus réaliste : « (...) de nombreuses personnes qui ont eu des carrières pénibles ne sont plus en activité à 60 ans mais au chômage, en invalidité ou aux minima sociaux. »

Néanmoins, le 18 avril dernier Eric Woerth qui figure dans l'organigramme de l'UMP comme conseiller politique, n'hésitait pas à déclarer au site Atlantico : « (...) Nous avons créé la notion de pénibilité, qui, pour la première fois, permet à certains salariés « usés » par le travail de partir à la retraite de façon anticipée (...) » et concluait façon visionnaire : « L'attitude de François Hollande sur les retraites est en réalité la même que celle de Martine Aubry, à l'époque, au sujet des 35 heures : celle du déni de la « valeur travail » et de l'effort ! Cette France hésitante et irresponsable, les Français sauront la refuser. Le 6 mai, ils ne s’y tromperont pas et feront le choix de l’action et du courage. J’en suis certain »

Choix de « l'action et du courage » qu'ils vont très probablement, une fois de plus rejeter en juin, histoire de rapeller aux députés de l'UMP qu'on ne peut pas se moquer impunément d'eux ! 


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09 mars 2012

Xavier Bertrand à Florange en Lorraine, c'est pour quand ?

S'il est particulièrement attentif à la Corse, comme ministre de la santé, Xavier Bertrand semble l'être moins en Lorraine comme ministre du Travail et de l'Emploi où pourtant sa présence serait indispensable.

La situation de l'usine ArcelorMittal de Florange est de plus en plus compromise si l'on en croît le dernier communiqué de l'AFP repris par le Point. En effet : « (...) La réunion de facilitation organisée vendredi sous l'égide de l'État entre la direction et les syndicats pour mettre fin au blocage de l'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle) s'est terminée sur un constat d'échec, ont annoncé les syndicats (...) Ils ne nous ont même pas garanti par écrit une poursuite de l'exploitation jusqu'au 31 mars 2013, a regretté le responsable de la CFDT, Édouard Martin, à l'issue d'une réunion d'une heure et demie (...) »

Il est probable que compte tenu de la situation, il aurait été nécessaire, comme pour Lejaby, à Yssingeaux, que les ministres se mobilisent et participent personnellement aux négociations sur l'avenir du site. Les ministres de l'industrie ou du travail et de l'emploi, par exemple ?

Mais, visiblement, ils avaient d'autres priorités

Eric Besson et Xavier Bertrand avaient justement rendez-vous avec des représentants syndicaux des sites détenus par la société Lejaby avant sa mise en liquidation judiciaire. Sauf que Xavier s'était fait représenter par sa directrice de cabinet ... pour se rendre à l'inauguration d'un hôpital à Calvi.

Cette visite nous est décrite sans la moindre complaisance par Corse Matin

« (...) Une visite marathon très bien orchestrée. La journée d'hier a permis à Xavier Bertrand d'apaiser certaines tensions. Et sans doute d'agrandir son aura dans l'île (...) Et de resserrer les liens entre les militants UMP avant d'importantes échéances électorales. Arrivé en jet privé à l'aéroport de Calvi Santa-Catalina (...) À midi, Xavier Bertrand a repris sa casquette d'homme politique pour un mini-meeting avec les représentants locaux de l'UMP (...) c'est de politique et uniquement de politique qu'il a été question. Et notamment de la campagne présidentielle qui s'annonce. Là encore, le ministre s'est voulu rassurant. Invitant ses « amis corses » à investir le terrain pour « soutenir et porter à la victoire le candidat président »

La lecture d'un article de Corse Matin publié hier, vous permettra d'apprendre qu'en période de restrictions budgétaires Xavier Bertrand aurait lancé : « Pour la santé la Corse aura tout ce qui lui faut »

Surprenante priorité direz-vous, au moment ou des milliers d'emplois sont en jeu en Lorraine. D'autant plus que sa circonscription électorale se trouve bien loin, en Picardie.

Les curieux trouveront un début de réponse dans un article publié en juillet 2011 sur le site CeleMondo qui nous expliquait où Xavier Bertrand passait ses vacances

« (...) Comme chaque année, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé va passer ses vacances sur l’île de Beauté. Il est « amoureux de la Corse et d’une Corse » aime-t-il répéter. En effet, c’est de la région de Balagne, près de l’Ile Rousse (Haute-Corse), qu’est originaire l’épouse de Xavier Bertrand (...) La belle-famille du ministre possède une maison à Monticello, près de l’Ile Rousse (...) Cette année, Xavier Bertrand a prévu de faire le tour des établissements hospitaliers corses, afin « d’apprécier la situation de chacun d’eux »

En clair un homme de parole qui sait se mobiliser lorsque l'urgence s'impose !

Quant à l'urgence de Lorraine, elle attendra encore un peu puisque le ministre sera selon son agenda dans le Languedoc-Roussillon, samedi et dans les Hauts-de-Seine, lundi ...

21 février 2012

Les français élus meilleure agence de voyage ... éléctorale par Frédéric Lefebvre ?

Frédéric Lefebvre veut convaincre les américains de venir passer leurs vacances en France. C'est l'explication de son cabinet pour justifier son troisième voyage en un mois au pays de l'oncle Sam où ... il est candidat aux législatives !

N'en déplaise aux touristes asiatiques, russes, australiens, africains ou du Golfe Persique, les seuls touristes que Frédéric Lefebvre a décidé de cajoler et séduire sont ... les américains !

Ces derniers doivent être particulièrement réticents à venir visiter notre beau pays, puisque nous dit le site Notre Temps : « (...) Le secrétaire d'Etat au Tourisme Frédéric Lefebvre se rendra de jeudi à mardi aux Etats-Unis pour promouvoir la destination France, un 3ème voyage en Amérique du Nord en un mois (...) » Il sera donc du : « 23 au 28 février, à San Francisco et Los Angeles sur les thèmes promotion de la destination France et développement et compétitivité des entreprises (...) »

Slovar vous a raconté son précédent voyage qui remonte tout de même au ... 8 février : « (... ) Vendredi 8, Frédéric Lefebvre sera à Miami afin de représenter le gouvernement français lors du premier Symposium Mondial des conseillers de commerce extérieur de la France (... ) Puis : La Floride (...) Le secrétaire d'Etat ira donc à la rencontre de cette communauté d'affaires, rassemblée à l'initiative de son cousin, Christophe Maincourt, le nouveau président de la French-American chamber of commerce of Florida (...) Samedi, c'est à New York que le secrétaire d'Etat sera attendu (...) » Sans oublier, au passage, de rencontrer les élus UMP : « (...) à l'abri des regards indiscrets (...) »

Que disent les services du ministre pour justifier une telle débauche de déplacement particulièrement ciblés ... géographiquement ?

« Ces déplacements du secrétaire d'Etat n'ont rien à voir avec les législatives (...) sa campagne n'est pas lancée", il ne parle pas des législatives lors de ses déplacements, n'a accordé aucune interview sur ce sujet (...) Les seuls rendez-vous politiques de ces déplacements sont des réunions privées avec les militants UMP locaux, comme il y en a aussi en province (...) »

Au delà du comique de dissimulation auquel se livre Frédéric Lefebvre avec la complicité du gouvernement et du Président candidat, il est assez désagréable pour les français d'avoir la franche sensation d'être pris pour des enfants en bas âge ou des demeurés.

Pour nous convaincre du contraire, il ne reste plus à notre ministre voyageur qu'à se rendre, par exemple, en Russie, en Asie ou en Océanie, pour promouvoir avec la même force, la destination France. A moins que ce travail n'ait été déjà réalisé par son collègue des transports Thierry Mariani qui y est candidat dans cette gigantesque circonscription.

Dans ce cas, il reste encore 9 autres circonscriptions remplies de pays, comme la 7 eme : « Allemagne, Albanie, Autriche, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Hongrie, ancienne République yougoslave de Macédoine, Pologne, Roumanie, Serbie-et-Monténégro, Slovénie, République tchèque » qui, nous en sommes certains, seraient ravis d'écouter les arguments de Frédéric Lefebvre, sur le potentiel touristique de la France ...


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Ministère des finances et de l'industrie

13 février 2012

Droite populaire et Medef : Les inspirateurs du programme du candidat Sarkozy ?

On apprend par petites touches à quoi devrait ressembler le programme du Président pas encore candidat mais qui devrait l'être cette semaine. Au menu, chasse aux émigrés et aux chômeurs et ... report de l'âge de la retraite.

Dans les salles de rédaction de tous les média de France, si on ne se pose plus la question de la candidature du Président pour un nouveau mandat, les paris sont ouverts sur le jour qu'il choisira pour officialiser celle-ci.

Par contre, depuis l'interview accordée au Figaro, on commence à connaître les inspirateurs de son futur projet.

Le JDD décrit à merveille l'influence de la droite populaire dans plusieurs thèmes. Indiquant au passage, la satisfaction de ces élus UMP, à droite de la droite parlementaire, pour qui : « on revient aux fondamentaux ! »

Donc, exit le mariage homosexuel que la droite populaire trouve dangereux, au fait qu'il pourrait faire fuir les électeurs vers le FN, réaffirmation des racines chrétiennes. Et poursuite de la chasse à de nouveaux assistés ... les chômeurs !

Sur ce dernier sujet, Lionnel Luca le spécialiste des apéros saucisson vin rouge n'a pas assez de mots exprimer sa joie, à l'idée d'un référendum qui permettrait de taper sur ces fainéants de français, qui n'ont pas d'emploi : « (...) Cela permet de dépasser les pesanteurs sociologiques du pays (...) »

Sans oublier bien entendu l'idée d'un référendum sur l’immigration.

Florilège :

« (...) En matière de droit des étrangers, donner la compétence au seul tribunal administratif comme l'avance Nicolas Sarkozy, c'est simplifier le processus de raccompagnement aux frontières d'immigrés illégaux, se réjouit Jacques Myard, député et maire de Maisons-Lafitte (Yvelines). Dans les années à venir, la gestion des flux migratoires sera un enjeu majeur de notre société et parallèlement nous assistons dans notre pays à une judiciarisation des procédures de reconduite. C'est donc du bon sens de se doter d'un outil efficace (...) »

Bon, ça c'était pour le sociétal, mais quid du programme économique ?

Les lecteurs de Slovar les Nouvelles ne seront pas surpris d'apprendre qu'après avoir fourni clés en mains, ses désidérata à l'UMP, Laurence Parisot révélera 20 propositions pour les présidentielles, qui devraient enchanter le : « pas encore candidat mais qui devrait l'être cette semaine.

Challenge, qui a pu les lire, indique que les propositions 2012 ne devraient pas contrarier le programme du futur candidat de l’UMP. En effet, on y retrouve la TVA sociale pour laquelle le Medef avait rédigé une opportune étude, un éloge des ruineux partenariats public privé et propose de rouvrir le débat pour repousser l’age légal de la retraite ...

Confirmation des intentions sociétales, économiques et sociales par le « Président courageux qui protège » dans les jours ou heures à venir ... A vous de voir si ça vous tente !

31 janvier 2012

François Fillon et Xavier Bertrand : Parler plus pour ... embrouiller plus ?

Xavier Bertrand reçoit aujourd'hui les syndicats pour évoquer avec eux les accords compétitivité-emploi. Quel intérêt, puisque pour cause d'agenda électoral, le texte ne verra pas le jour avant la présidentielle ?

Xavier Bertrand est vraiment un type extraordinaire. Ce matin sur RTL : « (...) Interrogé sur les accords compétitivité-emploi, M. Bertrand a assuré que c'est une bonne idée qui permet d'adapter dans les entreprises le droit du travail avec des garanties, à la souplesse et à la réalité de l'activité de l'entreprise (...) »

Ajoutant sans la moindre vergogne : « (...) Il y a deux verrous: la loi et l'accord majoritaire dans l'entreprise. Cela fait de sacrés garanties pour les salariés, cela engagera le processus qui est une logique protectrice des salariés (...) »

Peut-on appeler garanties le fait d'accepter une modification unilatérale de son contrat de travail qui va donner lieu à une baisse de salaire sans aucune garantie d'un simple retour à la normale dans le cas ou l'entreprise fait des bénéfices ? A vous de juger !

Alors, parler plus pour embrouiller plus ? Certainement puisque les accords compétitivité-emploi vantés par le Président et son ministre du travail, n'ont ... aucune chance de voir le jour, dans la mesure où, nous explique Le Figaro : « (...) le texte « ne serait pas soumis au Parlement », a reconnu le premier ministre. Les accords compétitivité-emploi ne verront donc pas le jour avant la fin du quinquennat (...) »

Le même Premier Ministre qui lançait le 30 janvier : « (...) Nous pourrions nous en contenter et renvoyer à l'après-campagne les mesures supplémentaires mais la violence de la crise, les engagements que nous avons collectivement pris au sein de la zone euro, la dégradation de la situation économique rendent impossible l'idée d'une pause dans la mise en oeuvre des réformes (...) »

Ce qui signifie également que la lettre que François Fillon doit : « (...) écrire aux partenaires sociaux « pour leur demander de négocier dans les deux mois qui viennent » sur les accords dits « compétitivité-emploi » est une imposture médiatique !

Ce qui devrait provisoirement rassurer les salariés, à qui on annonçait déjà la possibilité de les faire travailler au delà de 35H00 ... gratuitement !

Néanmoins, nos ministres ne s'arrêtent pas en si bon chemin puisque ce matin, Xavier Bertrand se félicitait du «succès instantané » des recrutements de jeunes (jusqu'à 26 ans) dans les petites entreprises ( 0 % de charges). Prouvant clairement qu'on se moque des français ou qu'on les prend pour des enfants en bas âge !

Donc, à défaut de pouvoir faire « travailler plus et gagner moins», les salariés ou de faire passer la moindre réforme, avant la présidentielle, le gouvernement a décidé de : « Parler plus pour embrouiller plus » les électeurs !

Le chef d'oeuvre du premier ministre restant : « (... ) les Français se priveront de mesures extrêmement efficaces pour la compétitivité de l'économie si la gauche l'emporte lors des élections (...) »

Ce qui ne devrait probablement pas angoisser des français, las de ce gouvernement, qui prendront sans nul doute, le risque de refuser les « mesures extrêmement efficaces », suggérée par le Président et ses ministres ... dans 82 jours !


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Le JDD

26 janvier 2012

Ne vous en déplaise Monsieur Bertrand : Oui à la retraite à 60 ans !

Xavier Bertrand s'oppose de façon virulente à l'engagement de François Hollande de ramener l'âge légal de la retraite à 60 ans à taux plein. On pourrait lui rappeler que plus de 800.000 chômeurs seniors sont toujours en attente des promesses du gouvernement !

Il y a quelques heures lors de la présentation de son programme, François Hollande a déclaré : « Je ferai en sorte que tous ceux qui ont 60 ans et qui auront cotisé la totalité de leurs annuités retrouvent le droit de partir à la retraite à taux plein à cet âge-là : ce principe sera mis en œuvre immédiatement (...) »

Démagogie, faute de gestion, ruine du système hurleront dans les heures qui viennent ministres et parlementaires de l'UMP, qui se feront plus discrets sur ... les derniers chiffres du chômage et tout particulièrement ceux qui concernent ... les seniors privés d'emploi !

Seniors qui sont aujourd'hui plus de 835.000 sans emploi et à qui le gouvernement et l'UMP ont supprimé

La dispense de recherche d'emploi,
L'Allocation équivalent retraite (remplacée par la restrictive Allocation transitoire de solidarité)
Et qui restent en tête des ruptures conventionnelles !

Le tout étant parfaitement résumé par Gaby Bonnand, le président de l'Unedic : « Le nombre de chômeurs de plus de 50 ans est en effet en forte hausse (+16 % sur un an). Les entreprises licencient ou parviennent à se séparer par d'autres moyens des salariés les plus âgés qui n'ont pas toujours eu, dans leur carrière, les formations qui leur aurait permis de rebondir. Par ailleurs, les employeurs conservent de fortes réticences à embaucher des personnes de plus de 50 ans. D'un côté donc on licencie les seniors sans qualification; de l'autre, les entreprises ne recrutent plus après un certain âge (...) »

On est bien loin, aujourd'hui des propos enflammés de Laurent Wauquiez qui déclarait en 2010 : « (...) Notre mobilisation a déjà payé et nous sommes en train de récolter les fruits de nos efforts (...) Jamais le taux d'emploi des seniors n'avait autant progressé en France, surtout en temps de crise. L'accélération s'est produite au troisième trimestre 2009 au moment où nous enclenchions notre plan d'emploi des seniors (...) »

Tout comme ceux d'une Laurence Parisot qui clamait son enthousiasme devant l'idée de François Fillon de repousser l'âge légal de la retraite à 67 ans, ajoutait : « quand on aura 67 ans en 2030, on sera dans un état de santé, un état physique comparable à 62 ans aujourd’hui » et que c'était : « une excellente idée et une bonne réponse à la crise actuelle (...) » oubliant au passage les engagements pris en 2008 et en 2009 par le Medef

Alors, qu'est ce qui est préférable : Permettre à des salariés ayant leur nombre d'années de cotisations de partir à 60 ans ou les faire galérer inutilement jusqu'à 62 ?

Même si certains pourront reprocher le maintien par François Hollande de 41 années de cotisations, n'oublions pas que : « (...) depuis la réforme du gouvernement de novembre 2010, il faut, pour bénéficier d’une retraite à taux plein, avoir cotisé 41 ans pour pouvoir partir à 60 ans et 8 mois quand on est né en 1952 et 41,5 ans pour pouvoir partir à 62 ans quand on est né en 1955 et après (...) et que si on ne dispose pas de ces annuités il faut continuer à travailler jusqu’à un âge maximum de 67 ans, qui a été repoussé de deux ans par la réforme du gouvernement » - Ouest France

D'autant que le candidat socialiste ne ferme pas la porte à la prise en compte de la pénibilité qui a été purement et simplement massacrée par Eric Woerth.

Ce qui ne devrait pas empêcher l'UMP de promettre aux français le feu du ciel au cas où François Hollande serait élu Président de la République. Français beau joueurs qui laisseront toutefois encore 87 jours au Président, à Xavier Bertrand et aux parlementaires UMP pour leur prouver qu'on peut sans difficulté travailler plus longtemps !


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France Soir

15 janvier 2012

L'UMP envisagerait-elle de supprimer la 5 eme semaine de vacances ?

Le retour à 4 semaines de congés fait-il partie du programme de l'UMP ? C'est ce qu'on est en droit de penser après les dernières déclarations de Luc Chatel sur radio J

Luc Chatel a t-il involontairement lâché une idée, que l'UMP garderait sous le coude, mais qui serait applicable en cas de victoire à la présidentielle et aux législatives ? on peut légitimement se le demander, après avoir pris connaissance de l'interview accordée à Radio J

Si le ministre a expliqué sans rire, mais sans convaincre que, si : « les déficits avaient explosé quand Nicolas Sarkozy était ministre du Budget entre 1993 et 1995, c'est parce c’était la première fois depuis 1945 qu’il y avait une récession dans notre pays » Il a soigneusement évité de parler de la sortie du livre « Un quinquennat à 500 milliards » qui met en évidence la facture du sarkozysme.

Non, pour Luc Chatel, il ne peut y avoir qu'un seul responsable de la situation actuelle : Les socialistes !

« À chaque fois que les socialistes ont été aux responsabilités, on a eu une fuite en avant budgétaire et on a fait reposer sur la génération future les avantages sociaux de la génération précédente » avant d'ajouter que la perte du AAA : « ce n’est pas la sanction de la politique de Nicolas Sarkozy, c’est le résultat de 30 ans de fuite en avant budgétaire, d’incurie budgétaire »

Ben voyons !

Le petit défaut de la démonstration de Luc Chatel, c'est que si une période 30 ans est nécessaire pour englober l'année 1981, elle inclut également les gouvernement Balladur, Raffarin et Villepin, soutenus alors par Luc Chatel, et qui pourtant, nous ont montré leur savoir faire en termes : « d’incurie budgétaire »

On pourra s'étonner d'ailleurs que Luc Chatel, Secrétaire d'État chargé de la Consommation et du Tourisme puis de l'Industrie, de 2007 à 2009, n'ait jamais condamné publiquement, la fuite en avant budgétaire ... de Jacques Chrirac et de ses premiers ministres de droite.

Peu importe. Lancé dans sa diatribe partisane, Luc Chatel a ensuite fustigé les erreurs des socialistes qui seraient selon lui totalement responsables des déboires du pays : la retraite à 60 ans, les 35H00 et ... la cinquième semaine de congés payé !

Les socialistes auraient : « fait payer à crédit les cinquièmes semaines de congés payés, la retraite à 60 ans, tout comme les 35 heures »

Dans la mesure où le sommet social du 18 janvier, dont on connaît les grandes lignes : Organisation du chômage partiel, légalisation du chantage à l'emploi, TVA sociale, approche à grand pas. Et que le slogan phare de l'UMP est « travailler plus et mieux ». Nul besoin d'être grand clerc, pour comprendre qu'une fois les RTT liquidées, dans le cadre de la « négociation du temps de travail par branches et entreprises », il serait toujours temps de s'occuper de la cinquième semaine de congés ... en cas de victoire en 2012 !

Au PS, Delphine Batho, l'une des porte-parole de François Hollande s'est faite la même remarque : « (...) Doit-on comprendre les propos de Luc Chatel comme un ballon d'essai dans la perspective du prochain discours annoncé par Nicolas Sarkozy ? (...) »

Il faut pourtant prendre au sérieux la sortie de Luc Chatel, dans la mesure où celui-ci est depuis peu le porte parole des libéraux de l'UMP. Composante fondée notamment Hervé Novelli, l'inventeur du « big bang social », consistant à : Faire sauter la durée légale du travail, réformer les contrats de travail et nettoyer en profondeur le Code du travail.

Et comme il se dit que les libéraux de l'UMP auraient l'oreille du Président, pas encore candidat, sur la politique économique et sociale ... Il y a vraiment lieu de s'inquiéter des intentions du : « Président courageux qui protège » sur l'avenir des salariés français en cas de victoire de l'UMP et de son candidat en 2012 !


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Le Figaro

15 décembre 2011

Coaching et conseil : A Bercy on ne lésine pas sur la formation des ministres !

A Bercy, on ne plaisante pas avec la formation professionnelle des ministres. Le budget conseil et coaching de François Baroin, Valérie Pécresse, Eric Besson, Pierre Lellouche et Frédéric Lefebvre coûtera entre 200 000 et 800 000 euros.

Ce n'est pas la première fois que les ministères font appel à des sociétés de communication pour mettre en valeur leur action. Néanmoins, cette pratique s'est accélérée depuis quelques années comme l'expliquait la Cour des Comptes dans son rapport d'octobre 2011, qui au passage faisait état de nombreuses : « prestations dont le contenu et la facturation sont difficiles à contrôler »

Les dernières prestations commandées par le ministère des finances et du budget semblent bien en être un exemple. Le Canard Enchaîné du 14 décembre nous apprend que : « (...) Depuis le 30 novembre, le ministre de l’ Economie et celle du Budget ont signé un « accord cadre » pour des « prestations de conseil et de coaching » Le contrat entre Bercy et les agences de communication est « estimé à un montant compris entre 200 000 et 800 000 euros HT »

Après quelques recherches, nous avons retrouvé le document d'appel d'offres du secrétariat général/service de la communication du ministère de l'économie des finances et de l'industrie.

Néanmoins, celui-ci n'indiquant pas les prestations réclamées par le ministère, nous avons trouvé le descriptif sur le site Categorynet sous le nom de : Services de conseil en relations publiques

(...) Les principales prestations de communication qui seront demandées aux titulaires de l'accord-cadre sont les suivantes:

Des prestations de conseil,

— élaboration d'une stratégie générale, réflexion sur les orientations, recommandations sur les stratégies de communication, mise en place éventuelle d'une communication de crise,

— assistance aux équipes de communication des ministres et des secrétaires d'état....

Des prestations de formation, de "coaching".
— formation et préparation à des prises de parole,
— média training, mise en oeuvre de plan média,

— définition d'éléments de discours et d'argumentaires, recherche des thématiques porteuses, — visionnages et analyses des émissions auxquelles participent les ministres et les secrétaires d'état (...) »

Outre le montant particulièrement élevé des prestations rapporté à cinq ministres, au moment où ceux-ci sont obsédés par la chasse aux économies, on pourra s'étonner que ceux-ci puissent trouver le temps de se livrer à des media-training !

Certains, mal intentionnés, feront remarquer qu'à l'exception d'Eric Besson, qui souhaiterait quitter la vie politique, ce coaching, payé par le budget de l'état, tombe pile poil, au moment ou les autres ministres sont candidats aux législatives 2012

François Baroin dans la troisième circonscription de l'Aube
Valérie Pécresse à Versailles,
Pierre Lellouche dans la première circonscription de Paris
Frédéric Lefebvre sur la circonscription englobant les Etats-Unis et le Canada

Mais qui oserait penser que nos ministres, essentiellement préoccupés par la mise en place de restrictions budgétaires, imposées aux français, à cause de la crise économique et financière, pourraient avoir la moindre intention de cet ordre ?

08 décembre 2011

Un déplacement de Président « pas encore candidat » combien ça coûte ?

800 membres des services de l'ordre et une voiture blindée envoyée spécialement par avion, le tout pour deux heures de visite à Marseille. Il n'y a pas à dire, notre Président s'y connaît en rigueur budgétaire !

Selon l'agenda de l'Elysée, le Président se rend aujourd'hui à un déjeuner avec les dirigeants européens du Congrès du Parti populaire européen (PPE) parainné par l'UMP. Il devrait également y intervenir.

Il en profitera pour effectuer : « (...) une visite à l'hôtel de police, alors que la cité phocéenne a été le théâtre de fusillades à la kalachnikov ayant fait trois morts en une semaine, a-t-on appris de sources syndicales policières (...) » nous dit 20Minutes.

Nous ne reviendrons pas sur le mélange des genres qui consiste à profiter des moyens de l'état pour se montrer aux côté d'Angela Merkel, au congrès d'un mouvement politique dont les deux sont membres.

Ni sur celui qui consiste à utiliser les moyens de l'état pour préparer sa candidature qui pourrait être annoncée en janvier 2012. René Dosière le fait mille fois mieux. Les curieux pourront à cet effet regarder ou prendre connaissance de sa dernière intervention, concernant l'appropriation des crédits du Ministère de l'Intérieur, au profit de l'Elysée.

Ce qui a retenu notre attention, c'est un article du journal La Marseillaise : « Sarkozy à Marseille : le coût du p’tit coucou » qui nous donne quelques informations sur l'organisation de ce déplacement.

Tout d'abord, le dispositif

« (...) Le dispositif de sécurité relève du secret d’Etat. Du côté de la préfecture, on essuie un refus ferme. Du côté du Parc Chanot, la journée de lundi a été consacrée à la répétition générale du ballet des voitures officielles. « Il y aura des snipers partout, indique-t-on du côté du Parc Chanot. Ils sont sur les dents. Autant ça s’est réglé en quelques mails avec le côté allemand, autant, avec l’Elysée, c’est très compliqué »

En lisant un communiqué de SGP Police, on apprend toutefois que : « 60 motocyclistes (...) venant des Zones CRS de Marseille, Lyon et Bordeaux, sont dans la capitale Phocéenne pour assurer la sécurité et les escortes des personnes participant au 20ème congrès du Parti Populaire Européen des 8 et 9 décembre 2011 (...) »

Mais c'est quoi le « compliqué » côté français ?

« (...) le chef de l’Etat fait venir sa propre voiture blindée en avion cargo pour les deux heures de visite (...) Ce qui serait une mesure d'économie, puisque indique René Dosière : (...) Il y en a même souvent deux (...) »

Et combien ça coûte ?

Redonnons la parole à l'expert Dosière cité par La Marseillaise : « (...) La plus grande part est réglée par l’Elysée (...) Il prend à sa charge les déplacements en avion et le transports de la ou des voitures. J’ai évalué ce coût à une moyenne de 93 000 euros (...) Pour le congrès du Parti populaire européen, la facture est payée par le groupe parlementaire et ne relève pas d’une collectivité (...) la part la plus chère est payée par le ministère de l’Intérieur (...) J’interroge systématiquement le ministre de l’Intérieur à ce propos et il refuse de répondre (...) j'évalue à 800 le nombre de policiers mobilisés par déplacement pour un chiffre moyen de 330 000 euros (...) L’addition de ces sommes amène à une facture de 423 000 euros pour un déplacement très partisan (...) » sans compter, le déplacement avec l'Airbus présidentiel et bien entendu le rapatriement de la voiture blindée !

Certains argueront que ces montants sont sans commune mesure avec la dette de la France ! Certes, mais en regardant la carte des déplacements en France du Président, qui ne dépassent en général que quelques heures, et en s'appuyant sur les calculs de René Dosière, il n'y a pas pire symbole pour des français à qui on explique quotidiennement, qu'il est nécessaire de leur appliquer des mesures de restriction budgétaires draconiennes !

Néanmoins, ces déplacements qui permettent au Président, d'attaquer ses futurs adversaires sans que ceux-ci soient imputés sur des frais de campagne, dans la mesure où il n'est pas encore candidat, devraient prendre fin dès l'annonce de celle-ci. Reste juste à connaître la date et ... régler l'addition !


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Ouest France

25 novembre 2011

Législatives 2012 : L'UMP invente le « sondage de notoriété » !

Comment départager plusieurs postulants à l'investiture dans une circonscription acquise par avance à l'UMP ? Dans le Val d'Oise, on vient de décider d'organiser une primaire un peu particulière : Le sondage de notoriété !

Si l'UMP montre du doigt les difficiles tractations entre le PS et EELV, elle est assez discrète sur la bousculade interne pour obtenir l'investiture dans des circonscription traditionnellement acquises à la majorité présidentielle.

Si les français connaissent désormais, le feuilleton Rachida Dati contre François Fillon tous deux candidats pour la nouvelle 2e circonscription de Paris qui comprend les : 5e arrondissement, une partie du 6e et une partie du 7e. Ils ne vont pas tarder à connaître le duel de titans pour la nouvelle 4e circonscription qui couvre une partie du 16eme et du 17 eme arrondissement, entre Bernard Debré et Brigitte Kuster.

Dans la mesure où l'UMP n'a pas intégré la notion de primaires, permettant aux militants de désigner leur champion, c'est Alain Marleix, secrétaire national de l'UMP aux élections (et auteur du redécoupage électoral, en tant que secrétaire d'état aux collectivités locales ) et le Conseil national, qui sont théoriquement censés mettre fin aux hostilités, et donner le précieux sésame.

Théoriquement, car dans de nombreuses circonscriptions, fiefs de droite, si on se bouscule au portillon, les postulants n'entendent pas s'incliner devant les décisions de la commission d'investiture. En clair, le recours à des primaires serait salutaire. Sauf que ce serait se couvrir de ridicule après avoir fustigé celle organisée par le Parti Socialiste !

Pendant qu'on réfléchit au siège national de l'UMP, à la bonne méthode, la fédération du Val d'Oise, confrontée à un futur duel fratricide, pour la très chic 6eme circonscription qui regroupe : Soisy, Enghien, Sannois, Deul-la-Barre et St-Gratien, vient d'innover en proposant de soumettre 3 candidats, à une primaire un peu spéciale : Un sondage de notoriété !

Vonews qui a enquêté sur cette nouvelle forme de « démocratie sondagière » nous en explique le fonctionnement

Etat des lieux

« (...) Le député sortant François Scellier n'a jamais caché son intention de se représenter (...) Le suppléant de François Scellier, le maire de Soisy, estime pour sa part que son heure est venue (...) le député UMP de la 9e circonscription, qui englobe les communes autour de Roissy, souhaiterait revenir sur la sixième circonscription moins risquée (...) Pour départager ces trois candidats, la commission nationale de l'UMP souhaite procéder à un sondage de notoriété. « Le sondage ne sera pas déterminant. Il ne dictera pas quel sera le candidat, mais ce sera une aide à la décision", explique Axel Poniatowski, le patron de l'UMP-95 (...) »

Aide à la décision, dont Axel Poniatowski pourrait avoir vraiment besoin, dans la mesure où précise Vonews : Le maire d'Enghien-les-Bains, Philippe Sueur, après les sénatoriales parlait ouvertement des législatives. Sans compter une toujours possible candidature en la personne de Jacqueline Eustache Brinio, la maire de Saint-Gratien, au nom de ... la parité !

Nul doute écrit Vonews que : « (...) Dans une circonscription depuis toujours acquise à la droite, le risque est grand pour l'UMP que le sondage voulu par son état major ne se transforme en primaire à droite au premier tour (...) »

Devant le risque de perdre une circonscription ... imperdable, l'UMP proposera t-elle quelques hochets compensatoires, ou au pire, l'Elysée aura t-elle recours à quelques nominations exemplaires, comme celle de Dominique Tibéri qui en échange, a accepté de se retirer, au profit d'un certain ... François Fillon ? Réponse dans les mois à venir ...

23 novembre 2011

Fin des 35H00 : Même Sarkozy n'y croit pas ... encore ?

L'ennemi juré de l'UMP, ce sont les 35H00, ils l'ont dit, répété lors de leur convention. Problème, le Président « toujours pas candidat » refuse d'intégrer cette suppression, dans son futur programme. Du moins pour l'instant ?

Si l'on en croît l'UMP, qui nous bassine depuis des années avec le « Travailler plus pour gagner plus », les 35H00 sont la cause du déclin économique de la France, de la mentalité d'assistés des français et très probablement , des licenciements boursiers, de la crise financière devenue économique, de la délinquance, de l'inégalité hommes femmes, des arrêts maladie, du retour des maladies infectieuses comme la tuberculose, des cancers professionnels comme celui de l'amiante, ...

C'est d'ailleurs pour mettre fin à des situations, dont l'UMP n'assume aucune responsabilité, puisqu'elle doit être dans l'opposition depuis 2007, que les intervenants à la convention nationale ont mis en tête de gondole de leur programme pour 2012, la fin du grand satan, symbolisé par la durée légale du travail à 35H00.

Il est dommage que ces beaux esprits, Hervé Novelli en tête n'aient pas été présents ce matin au Forum Emploi organisé par Pôle Emploi et qui se tenait dans ma commune.

Ils auraient pu y rencontrer des personnes à la recherche d'un emploi ou de quelques heures à glaner, pour leur permettre de simplement payer leur loyer, et se nourrir. Et surtout qui n'aspirent qu' à travailler 35H00. Comme plus de 4,5 millions de frrançais d'ailleurs !

Ils auraient pu constater aussi l'absence des représentants du Medef local qui 3H00 après l'ouverture du forum n'était pas encore arrivé. Mais dans la mesure où l'UMP est le porteur des demandes du Medef, consistant notamment à négocier le temps de travail, ce qui éviterait de payer des heures supplémentaires et d'embaucher de nouveaux salariés, pourquoi perdre du temps à venir regarder quelques centaines de demandeurs d'emplois ?

Cependant, alors que Copé, Kosciusko-Morizet, Daubresse, Novelli proposaient : le courage comme seule réponse efficace contre le chômage et laissent entendre que ceux qui disposent d'un CDI sont des « privilègiés » on tenait un discours bien différent à l'Elysée !

En effet, comme l'explique Le Point : « (...) la réforme des 35 heures pourrait bien finir au placard. Nicolas Sarkozy n'entend pas reprendre cette proposition à son compte. C'est ce qu'il a signifié lundi soir au patron du parti majoritaire Jean-François Copé, et à Bruno Le Maire, le responsable du projet, lors d'une réunion d'arbitrage du projet à l'Élysée (...) Même si le président n'a pas souhaité aller jusqu'au veto, l'Élysée confirme son scepticisme. "Nicolas Sarkozy est inquiet au sujet des allègements des charges", explique un conseiller du président. Ces allègements sont censés compenser le surcoût des 35 heures pour les entreprises et protéger les emplois non qualifiés. S'ils étaient supprimés, "cela reviendrait à augmenter le coût du travail et risquerait d'entraîner une hausse du chômage (...) »

Ce qui revient à dire que le concours de celui ou celle qui dit le plus de mal de la durée légale du travail à 35H00 auquel se sont livrés hier soir les responsables de l'UMP n'avait aucune valeur. Du moins pour l'instant.

Mais ce revirement pourrait bien avoir d'autres raisons

Dans un premier temps, nous apprend l'AFP : « (...) La croissance du volume d'heures supplémentaires a ralenti au troisième trimestre (...) Le nombre d'heures supplémentaires progresse de 1,1% sur un an, affichant ainsi un net ralentissement par rapport aux trimestres précédents : respectivement +5,8% et +6,3% aux premier et deuxième trimestres (...) et que : (...) l'Acoss souligne que les déclarations d'embauches de plus d'un mois (hors intérim) ont reculé de 5,5% en octobre après un repli de 2% en septembre (...) »

Ensuite parce que, comme l'expliquait Philippe Cohen sur Marianne2, dans la mesure où la négociation branche par branche et entreprises par entreprises aurait lieu : « On souhaite bonne chance aux négociateurs qui n'auront pas grand chose à proposer en échange du renoncement à l'avantage concédé en 1997 » et pourrait aboutir à un climat propice à l'explosion sociale décrite par Entreprise & Personnel , le think tank des DRH en octobre dernier

Et enfin, parce que les français sont encore majoritairement opposés à la fin des 35H00 ! Et comme l'indiquait une enquête IFOP : « (...) 57% des salariés du secteur privé sont opposés à une abrogation (...) », il y aurait un gros risque à proposer la suppression des 35H00, dans un programme électoral !

Néanmoins, rien n'empêchera Nicolas Sarkozy s'il est élu et dispose d'une majorité à l'Assemblée Nationale de lancer un « Grenelle du temps de travail » qui aboutirait sans nul doute à une sortie des 35 heures, branche par branche, et entreprises par entreprises réclamée à cor et à cri ... par le Medef et l'Afep au profit de ... pas de durée légale du tout, sans la moindre heure supplémentaire !

Oui, mais d'abord, il faut gagner et comme les promesses n'engagent que ceux qui y croient ....


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Europe1

26 mai 2011

Partis de gauche : Un programme, un candidat… la victoire en 2012 !

Pour la gauche, la victoire en 2012 n'est possible que dans l'union. Pour cela, il lui faut s'unir dès le premier tour ! C'est le sens du texte signé par un groupe de blogueurs dont Slovar !

Lorsqu'on est imprégné des valeurs de gauche et qu'on lit, écoute ou regarde les média, on est bien souvent atterré par le nombre potentiel de candidats qui sont censés les porter et les défendre.

A tel point qu'on a envie de tous leur dire : Existe t-il autant de façon de faire le bonheur des gens que de candidats potentiels ?

Mais aussi: N'avez-vous pas, au nom de la confiance et des mandats que vous ont confié le peuple : DES OBLIGATIONS. Dont celle de gagner ! Pour arrêter : le massacre social, le détricotage des droits des salariés, le démantèlement de la santé pour tous et le retour de l'état régulateur face à la spéculation alimentaire ou énergétique ?

Alors, face :

Au bal des égos qui menace une fois de plus le parti socialiste
Au psychodrame permanent des Verts EE
Face à un Front de Gauche qui hésite à se choisir un candidat
Face à un NPA qui a perdu son candidat fétiche
Et au désastreux rapport publié par Terra Nova indiquant qu'il est nécessaire pour la gauche de faire l'impasse sur les ouvriers et employés

Les blogueurs : Captainhaka : Le grumeau , Custin d’Astrée : 365 mots , Cycee : bahbycc , Dominique Darcy : dominiquedarcy, Eric Citoyen : Mon Mulhouse , Gaël : De tout et de rien, Jean-Claude : Slovar les Nouvelles, Jean Renaud Roy : @jr_roy, Juan : SarkoFrance, Jules Praxis : @jules_praxis, Le Coucou : Le coucou de Claviers, Melclalex : A Perdre la raison, MrsClooney : La femme de George (s), Nicolas : Partageons mon avis, Nicolas : La rénovitude, Nicolas Cadène : Débat socialiste, Richard Trois : Richardtrois, Rimbus : Rimbus le Blog, Romain Pigenel : Variae , Ronald : Intox2007, Jacques Rosselin : @rosselin, Seb Musset : Les jours et l’ennui de… , Stef : Une autre vie, Sylvie Stefani : Trublyonne, Valérie de Saint-Do : Microcassandre, Vogelsong : Piratages, Yann Savidan : Carnet de notes de… , Zeyesnidzeno : La France a peur ... ont décidé de publier : Unité 2012 - Lettre ouverte d’un électeur à tous ceux qui font de la politique à gauche

Le Kremlin-Bicêtre, Mai 2011

Chers camarades,

Comme disent les Chinois, il est des coups de massue qui rendent lucides : si la gauche veut remporter l’élection présidentielle de 2012, elle devra aller unie au combat dès le premier tour.

Imaginer que tel ou tel candidat ou candidate évitera la dispersion des voix à gauche entre vos différents partis, provoquera le réflexe d’un vote « utile », est un pari dangereux, une illusion entretenue par des sondages dont on connaît la volatilité… et la fiabilité.

Enterrer Nicolas Sarkozy trop vite est tout aussi illusoire. C’est un redoutable adversaire en campagne électorale, chacun le sait. C’est un des rares domaines où sa compétence n’a pas encore été mise en doute.

Mais surtout, Marine Le Pen sera vraisemblablement au second tour, nul besoin de sondages pour le craindre.

L’élection présidentielle de 2012 se gagnera donc au premier tour. Autrement dit, celui des deux candidats, de gauche ou de droite, qui aura le plus rassemblé son camp avant le scrutin présidentiel aura de fortes chances de l’emporter, soit parce qu’il sera face à Marine Le Pen, scénario hélas le plus probable, soit parce qu’il aura obtenu un score élevé au premier tour et aura donc créé une dynamique suffisante pour gagner le second.

C’est le bête et implacable raisonnement arithmétique qu’impose notre scrutin majoritaire à deux tours. On peut regretter qu’il en soit ainsi, qu’il ne nous soit plus permis de faire un « choix de coeur » au premier tour. Mais c’est comme ça.

Cette réalité électorale doit conduire les politiques que vous êtes à agir en conséquence, c’est à dire à vous battre pour que ce soit bien le candidat de gauche qui rassemble le plus efficacement son camp dès le premier tour, et non celui de droite, Nicolas Sarkozy.

Inutile d’attendre le dernier moment pour bâcler un marchandage de circonstance, purement politicien, ou le programme et les idées passeront à la trappe. Inutile encore de compter sur un accord entre les deux tours, vite fait bien fait, entre les partis de gauche au cas où ce serait l’un des leurs qui accède au second tour. Dans le premier cas, face à Le Pen, pourquoi le candidat s’embarrasserait-il d’une négociation avec ses amis politiques alors qu’il est pratiquement certain d’être élu ? Dans le second cas, face à Sarkozy, redoutable candidat, le spectacle de chefs de partis de gauche se rabibochant opportunément après une campagne qui les aura durement opposés sera d’un effet déplorable et ne peut que favoriser le candidat de la droite.

Avez-vous le droit d’envisager cette défaite ? N’avez-vous pas, au nom de la confiance et des mandats que vous ont confié le peuple, des obligations, dont celle de gagner pour mettre un terme à la politique désastreuse menée par Nicolas Sarkozy ?

Chers camarades, il est temps d’atterrir. D’arrêter d’avancer en ordre dispersé, avec des candidatures tactiques, « providentielles » ou fantaisistes. Bref, il est temps de prendre la mesure de cette nouvelle donne électorale et d’en tirer les conséquences. Dès que possible, vos partis doivent travailler ensemble à une plateforme commune et à la désignation d’un candidat unique pour toute la gauche. Après tout, les primaires ont bien été imaginées pour cela, non ?

Rappelez-vous : n’avaient-elles pas vocation, à l’origine, à sortir des logiques partisanes en s’adressant à tous ceux qui « partagent les valeurs de la gauche », qu’ils soient roses, verts ou rouges ? Imaginez la dimension que prendraient ces primaires si elles mobilisaient tous les partis ! Elles donneraient un autre souffle à la campagne et un autre poids au candidat ainsi désigné. Et avouons-le, elles seraient sûrement prises beaucoup plus au sérieux qu’aujourd’hui.

Pour vous, responsables politiques, ce ne sera pas facile de dépasser les clivages et les rivalités d’appareils, on l’imagine. Certains d’entre vous ne souhaiteront peut-être pas monter dans le train de l’unité. Mais l’enjeu est à la hauteur de l’effort : pour que la gauche remporte ce scrutin présidentiel, l’unité et les concessions qu’elle implique, sont le prix à payer et, soyons plus positifs, le défi à relever.

D’ailleurs pensez-vous sérieusement qu’un programme qui rassemble tous les partis de gauche soit un défi aussi insurmontable ? Nous partageons tous un socle de valeurs communes : écologie, services publics, société solidaire, emploi pour tous, fiscalité redistributive, laïcité, régulation de la finance, éducation, innovation, recherche, et bien sûr, l’ambition d’une France forte, généreuse et influente sur la scène mondiale.

Chers camarades, quelle tâche plus stimulante qu’un programme unitaire pour ceux qui aiment la politique et veulent changer les choses ! Ce n’est pas une utopie, c’est une nécessité. Les électeurs le sentent et multiplient les appels dans la presse et sur le Net. Nous sommes à un an de l’échéance, vous avez encore le temps de vous y mettre. N’attendez pas.

Un programme, un candidat… la victoire en 2012 !

Si vous souhaitez devenir signataire et/ou diffuser cette lettre ou la faire parvenir aux responsables politiques de la gauche, rendez-vous sur le site Unité 2012

26 avril 2011

Présidentielle 2012 : Dépenser plus pour ... faire oublier l'austérité ?

En 2012, au premier tour, chaque candidat pourra dépenser pour sa campagne jusqu'à 16,851 millions d'euros. Ce qui représente par rapport à 2007 une augmentation de ... 23%. Le tout, sur fond de restrictions budgétaires !


C'est par une récente annonce publiée au Journal Officiel que la Commission nationale des comptes de campagne, vient de fixer plafond des dépenses pour la campagne présidentielle.

Si les montants semblent élevés pour beaucoup de français, on remarquera surtout que le « coût de la démocratie » augmentera de ... 23% par rapport à 2007, alors que, fait remarquer Le Figaro : « (...) l'inflation l'inflation cumulée de janvier 2007 à aujourd'hui atteint 7,9% (...) »

Quels seront les plafonds autorisés ?

D'après Les Echos, au premier tour il sera de : « (...) 16.851 millions d'euros (...) » Au deuxième, de : 22.509 millions »

Et combien cela pourrait il coûter au total ?

En se référant à 2007, on apprend que : « Le montant total des dépenses des douze candidats de la campagne de 2007 a dépassé les 75 millions d'euros, dont 44 ont été remboursés par l'État en vertu des règles de financement de la vie politique. Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal (...) ont dépensé à eux seuls 44,5 millions et s'étaient vu rembourser la quasi-intégralité de leurs frais (...) » - Le Figaro

Dans le détail, nous dit le Nouvel Obs, en se basant sur les 4 candidats les plus significatifs en 2007 : « Nicolas Sarkozy 21.175.141 euros, Ségolène Royal 20.815.003 euros, François Bayrou 9.745.197 euros et Jean-Marie Le Pen 9.630.932 euros (...) »

Or, en 2007, la crise financière devenue économique, avec son cortège de faillites, licenciements, et rigueur budgétaire n'existait pas ! Il aurait été logique, dans le contexte économique actuel, que nos dirigeants s'appliquent un train de rigueur, identique à celui imposé, à ceux qui financent à longueur d'élections les partis et formations politiques !

Cette réflexion prend toute son ampleur, lorsqu'on sait, que : La France (par la voix de Christine Lagarde) s'est engagée à « ramener son déficit public à 5,7% cette année, puis 3% en 2013 » au prix de lourds sacrifices pour les français !

Ainsi, en ce qui concerne la Sécu : « Diminution des effectifs, dossiers en souffrance, fermetures de centres, dégradation du service rendu aux assurés... Rien ne va plus dans les caisses primaires d’assurance maladie »

Ou la dégradation permanente (dénoncée par le médiateur de la République) des services publics et validée par Georges Tron : « Dans les deux ou trois prochaines années, on peut encore réduire le nombre de fonctionnaires de l'Etat (...) Je suis pour les suppressions de postes en 2012 et 2013 mais si nécessaire, on ajustera", a-t-il dit au sujet de l'Education Nationale (...) »

En clair : Une politique budgétaire rigoureuse qui n'autorise plus d'écarts. Sauf pour financer à la hausse ... les ambitions politiques de quelques uns !

Même si, argueront les défenseur du « coût de la démocratie », les sommes qui seront dépensées, seront « dérisoires » par rapport au budget de la nation, les français auraient apprécié que la « pédagogie » du « faire mieux avec moins » ressassée par le gouvernement, trouve sa stricte application ... pour la campagne de 2012 !

Mais, c'est décidé, les candidats pourront dépenser plus ! Probablement, pour expliquer, à la manière d'un Coluche : « Dites nous de quoi vous avez besoin, on vous expliquera comment vous en passer » Belle leçon de démocratie exemplaire et de solidarité avec les français, électeurs et contribuables !

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Présidence de la République