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12 juin 2012

Législatives : La parité socio professionnelle c'est pour quand ?

L'Observatoire des inégalités constate une fois de plus que seul 1% des députés sont issus du monde ouvrier ou employé. Un vrai problème de représentativité qui ne semble pas tracasser outre mesure les grands partis !




Les employés et les ouvriers représentent plus de la moitié de la population active. Or, nous rappelle l'Observatoire des inégalités à quelques jours du deuxième tour des législatives, seul 1% des députés proviennent de leurs rangs. 

Effectivement, comme le fait remarquer le site : « Alors que la parité entre les sexes occupe largement le débat public, peu nombreux sont ceux qui s’inquiètent de l’immense sous représentation des groupes sociaux les moins favorisés.

Et pourtant, ça n'a pas été toujours le cas, puisque : « (...) Les catégories populaires (ouvriers et employés) représentaient 18,8 % des députés lors de la première législature (1946-1951) de la IVe République, qui comptait 150 députés communistes sur 522. Ce sera la représentation la plus forte depuis la création de l’Assemblée nationale. Mais en 1958, cette part était déjà revenue à 4 %. La poussée de la gauche aux élections de 1967 (Ve république) conduit à une remontée à 9 % de l’ensemble ouvriers et employés (...) Par la suite, la représentation des catégories populaires ne va cesser de se réduire, alors que cet ensemble constitue toujours environ la moitié de la population active (...) »

Cliquer sur l'image pour l'agrandir


Ce constat est également partagé par A. François et E. Grossman qui ont publié : « Qui sont les députés français de la Ve République ? » dont une synthèse est disponible sur le site La vie des idées

« L’enquête sur les députés français de la cinquième République soulève deux enjeux principaux. Le premier porte sur la correspondance de ces élus par rapport à la population française. Sont-ils représentatifs de la population française, ou au contraire, représentent-ils un groupe socialement et économiquement homogène, et distinct des électeurs, monopolisant le pouvoir politique ?  (...) »

Sans aller aussi loin, il est évident que les partis de gouvernement ont de moins en moins envie d'investir du temps et de l'argent pour transformer des militants en candidats, et ont tendance à chercher leurs jeunes recrues dans les grandes écoles, dont la professionnalisation est un atout majeur.

Ce qui se traduit par une représentation de 59% des cadres et profession intellectuelles supérieures. Sachant que si on y ajoute les professions libérales, on obtient les trois quart des députés.

Cette situation donne lieu à chaque élection à des emballements dans le monde politique. En effet, d'élections en élections, les partis politiques revendiquent le vote des ouvriers et employés. La gauche au nom de la tradition, l'UMP qui n'a cessé de parler de la « classe moyenne » en opposition aux assistés et le Front national qui s'est auto proclamé parti des ouvriers.

Or, le fait de côtoyer des ouvriers et employés lors de distributions de tracts ou de parler d'eux avec leurs employeurs n'apporte pas de vrais réponses à ces populations à qui pourtant on impose des modifications permanentes des droits sociaux ou du travail. En effet, comment se faire entendre à l'Assemblée Nationale lorsqu'on dispose de seulement 10 élus ouvriers ou employés sur 577 députés ?

Pour changer cette donne, il est indispensable qu'après avoir officialisé la fin du cumul excessif de mandats électoraux, que les partis politiques qui vivent en grande partie des subventions aient l'obligation, sous peine de se voir refuser le financement de l'état, de former et de présenter à toutes les élections (locales comme nationales) un minimum de candidats issus du monde ouvrier et employé. 

Où les former et avec quel argent ?

Et bien il n'y aura qu'à utiliser les centres de formation des élus qui pullulent à droite comme à gauche et qui dans certains cas peuvent servir à financer banquets ou cocktails ou des campus

Il ne reste plus qu'à connaître la position des partis politiques de gouvernement, toujours avides, de plus démocratie ...


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08 juin 2012

Les 10 et 17 juin : Le changement c'est dire #AuRevoirUMP !

Même si les enquêtes et sondages donnent une belle avance aux candidats de gauche pour les législatives, il n'est pas question de se démobiliser. Après avoir dit #AuRevoirPresident le 6 mai, les 10 et 17 juin ajoutons y #AuRevoirUMP !




Les sondages n'ont jamais fait une élection. C'est une réalité. Néanmoins, les instituts de sondages sont pour une fois assez d'accord, la gauche devrait l'emporter aux législatives et être majoritaire à l'Assemblée Nationale. C'est ce que nous explique le site d'Europe1

« (...) Les trois instituts TNS Sofres, Ipsos et OpinionWay convergent, en effet, très largement sur le niveau d'intentions de vote en faveur des principales forces politiques. Selon eux, le PS et les divers gauche obtiendraient entre 31,5-32 % des voix, Europe Ecologie-Les Verts (EELV) entre 5 et 5,5% tandis que le Front de gauche se situerait dans une fourchette 7,5-8%, l'extrême gauche 1 à 1,5%.A droite, l'UMP et ses alliés engrangeraient entre 33,5 et 35% des voix. Enfin, en embuscade, le FN serait en mesure de s’octroyer, selon ces trois instituts de sondages, entre 15 et 16% des voix (...) »

Néanmoins, pas d'excès d'optimisme ! Il ne devra pas manquer une voix aux candidats de gauche ! Afin de motiver, si cela est nécessaire, les électeurs, nous avons décidé de leur remémorer quelques hauts faits d'armes dont l'UMP et ses partenaires ont été responsables durant les 5 années de mandat de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement. 

La taxation des indemnités d'accident du travail : En 2009, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale proposait de taxer les indemnités journalières liées aux accidents du travail, expliquant que pour lui il était inique de ne pas les taxer alors que toutes les autres indemnités journalières l'étaient !

La prise en compte de la pénibilité dans la dernière réforme des retraites: Véritable imposture puisque : L'assuré doit avoir été exposé pendant au moins dix-sept ans à des facteurs de risque dont la liste est précisément établie. De plus, sur les 30 000 départs annoncés pour pénibilité par le gouvernement, seules  466 demandes ont été prises en compte ! 

La lente dégradation de Pôle Emploi par manque de moyens et de ressources humaines !

La stigmatisation systématique des chômeurs et précaires. Qui a oublié le cancer de l'assistanat de Laurent Wauquiez ? 

La rupture conventionnelle qui est devenue un outil pour se séparer des salariés seniors et éviter les plans sociaux

Les taxes diverses sur la santé ayant conduit un français sur deux à à repousser certains soins pour de simples mais concrètes raisons économiques

La prime dividende dite prime aux salariés dont le montant devait être de 1000 € et qui finalement a bénéficié à très peu de salariés pour des montants allant de 7 à 300 €

La liquidation programmée, en concertation avec le Medef de la médecine du travail  

Sans oublier ce qui devait être leur chef d'oeuvre  : Les accords compétitivité-emploi réclamés à cor et à cri par les organisations patronales, véritable légalisation du chantage à l'emploi et  qui devait permettre aux employeurs de moduler le temps de travail à la baisse, en imposant de travailler plus de 35 heures sans revalorisation salariale 

Et ce sont les députés de cette majorité qui a été au pouvoir de 2007 à 2012 qui comme Nathalie Kosciusko-Morizet et viennent réclamer : « (...) une majorité la plus large possible pour l'UMP aux élections législatives pour rééquilibrer les pouvoirs après l'élection de François Hollande à la présidence (...) » qui pourraient en cas de démobilisation revenir au pouvoir ?

Alors, si vous êtes vraiment las de leurs idées et propositions, les 10 et 17 juin, n'oubliez pas d'aller voter pour dire #AuRevoirUMP et surtout que : Le changement c'est maintenant !



26 mai 2011

Partis de gauche : Un programme, un candidat… la victoire en 2012 !

Pour la gauche, la victoire en 2012 n'est possible que dans l'union. Pour cela, il lui faut s'unir dès le premier tour ! C'est le sens du texte signé par un groupe de blogueurs dont Slovar !

Lorsqu'on est imprégné des valeurs de gauche et qu'on lit, écoute ou regarde les média, on est bien souvent atterré par le nombre potentiel de candidats qui sont censés les porter et les défendre.

A tel point qu'on a envie de tous leur dire : Existe t-il autant de façon de faire le bonheur des gens que de candidats potentiels ?

Mais aussi: N'avez-vous pas, au nom de la confiance et des mandats que vous ont confié le peuple : DES OBLIGATIONS. Dont celle de gagner ! Pour arrêter : le massacre social, le détricotage des droits des salariés, le démantèlement de la santé pour tous et le retour de l'état régulateur face à la spéculation alimentaire ou énergétique ?

Alors, face :

Au bal des égos qui menace une fois de plus le parti socialiste
Au psychodrame permanent des Verts EE
Face à un Front de Gauche qui hésite à se choisir un candidat
Face à un NPA qui a perdu son candidat fétiche
Et au désastreux rapport publié par Terra Nova indiquant qu'il est nécessaire pour la gauche de faire l'impasse sur les ouvriers et employés

Les blogueurs : Captainhaka : Le grumeau , Custin d’Astrée : 365 mots , Cycee : bahbycc , Dominique Darcy : dominiquedarcy, Eric Citoyen : Mon Mulhouse , Gaël : De tout et de rien, Jean-Claude : Slovar les Nouvelles, Jean Renaud Roy : @jr_roy, Juan : SarkoFrance, Jules Praxis : @jules_praxis, Le Coucou : Le coucou de Claviers, Melclalex : A Perdre la raison, MrsClooney : La femme de George (s), Nicolas : Partageons mon avis, Nicolas : La rénovitude, Nicolas Cadène : Débat socialiste, Richard Trois : Richardtrois, Rimbus : Rimbus le Blog, Romain Pigenel : Variae , Ronald : Intox2007, Jacques Rosselin : @rosselin, Seb Musset : Les jours et l’ennui de… , Stef : Une autre vie, Sylvie Stefani : Trublyonne, Valérie de Saint-Do : Microcassandre, Vogelsong : Piratages, Yann Savidan : Carnet de notes de… , Zeyesnidzeno : La France a peur ... ont décidé de publier : Unité 2012 - Lettre ouverte d’un électeur à tous ceux qui font de la politique à gauche

Le Kremlin-Bicêtre, Mai 2011

Chers camarades,

Comme disent les Chinois, il est des coups de massue qui rendent lucides : si la gauche veut remporter l’élection présidentielle de 2012, elle devra aller unie au combat dès le premier tour.

Imaginer que tel ou tel candidat ou candidate évitera la dispersion des voix à gauche entre vos différents partis, provoquera le réflexe d’un vote « utile », est un pari dangereux, une illusion entretenue par des sondages dont on connaît la volatilité… et la fiabilité.

Enterrer Nicolas Sarkozy trop vite est tout aussi illusoire. C’est un redoutable adversaire en campagne électorale, chacun le sait. C’est un des rares domaines où sa compétence n’a pas encore été mise en doute.

Mais surtout, Marine Le Pen sera vraisemblablement au second tour, nul besoin de sondages pour le craindre.

L’élection présidentielle de 2012 se gagnera donc au premier tour. Autrement dit, celui des deux candidats, de gauche ou de droite, qui aura le plus rassemblé son camp avant le scrutin présidentiel aura de fortes chances de l’emporter, soit parce qu’il sera face à Marine Le Pen, scénario hélas le plus probable, soit parce qu’il aura obtenu un score élevé au premier tour et aura donc créé une dynamique suffisante pour gagner le second.

C’est le bête et implacable raisonnement arithmétique qu’impose notre scrutin majoritaire à deux tours. On peut regretter qu’il en soit ainsi, qu’il ne nous soit plus permis de faire un « choix de coeur » au premier tour. Mais c’est comme ça.

Cette réalité électorale doit conduire les politiques que vous êtes à agir en conséquence, c’est à dire à vous battre pour que ce soit bien le candidat de gauche qui rassemble le plus efficacement son camp dès le premier tour, et non celui de droite, Nicolas Sarkozy.

Inutile d’attendre le dernier moment pour bâcler un marchandage de circonstance, purement politicien, ou le programme et les idées passeront à la trappe. Inutile encore de compter sur un accord entre les deux tours, vite fait bien fait, entre les partis de gauche au cas où ce serait l’un des leurs qui accède au second tour. Dans le premier cas, face à Le Pen, pourquoi le candidat s’embarrasserait-il d’une négociation avec ses amis politiques alors qu’il est pratiquement certain d’être élu ? Dans le second cas, face à Sarkozy, redoutable candidat, le spectacle de chefs de partis de gauche se rabibochant opportunément après une campagne qui les aura durement opposés sera d’un effet déplorable et ne peut que favoriser le candidat de la droite.

Avez-vous le droit d’envisager cette défaite ? N’avez-vous pas, au nom de la confiance et des mandats que vous ont confié le peuple, des obligations, dont celle de gagner pour mettre un terme à la politique désastreuse menée par Nicolas Sarkozy ?

Chers camarades, il est temps d’atterrir. D’arrêter d’avancer en ordre dispersé, avec des candidatures tactiques, « providentielles » ou fantaisistes. Bref, il est temps de prendre la mesure de cette nouvelle donne électorale et d’en tirer les conséquences. Dès que possible, vos partis doivent travailler ensemble à une plateforme commune et à la désignation d’un candidat unique pour toute la gauche. Après tout, les primaires ont bien été imaginées pour cela, non ?

Rappelez-vous : n’avaient-elles pas vocation, à l’origine, à sortir des logiques partisanes en s’adressant à tous ceux qui « partagent les valeurs de la gauche », qu’ils soient roses, verts ou rouges ? Imaginez la dimension que prendraient ces primaires si elles mobilisaient tous les partis ! Elles donneraient un autre souffle à la campagne et un autre poids au candidat ainsi désigné. Et avouons-le, elles seraient sûrement prises beaucoup plus au sérieux qu’aujourd’hui.

Pour vous, responsables politiques, ce ne sera pas facile de dépasser les clivages et les rivalités d’appareils, on l’imagine. Certains d’entre vous ne souhaiteront peut-être pas monter dans le train de l’unité. Mais l’enjeu est à la hauteur de l’effort : pour que la gauche remporte ce scrutin présidentiel, l’unité et les concessions qu’elle implique, sont le prix à payer et, soyons plus positifs, le défi à relever.

D’ailleurs pensez-vous sérieusement qu’un programme qui rassemble tous les partis de gauche soit un défi aussi insurmontable ? Nous partageons tous un socle de valeurs communes : écologie, services publics, société solidaire, emploi pour tous, fiscalité redistributive, laïcité, régulation de la finance, éducation, innovation, recherche, et bien sûr, l’ambition d’une France forte, généreuse et influente sur la scène mondiale.

Chers camarades, quelle tâche plus stimulante qu’un programme unitaire pour ceux qui aiment la politique et veulent changer les choses ! Ce n’est pas une utopie, c’est une nécessité. Les électeurs le sentent et multiplient les appels dans la presse et sur le Net. Nous sommes à un an de l’échéance, vous avez encore le temps de vous y mettre. N’attendez pas.

Un programme, un candidat… la victoire en 2012 !

Si vous souhaitez devenir signataire et/ou diffuser cette lettre ou la faire parvenir aux responsables politiques de la gauche, rendez-vous sur le site Unité 2012

13 mai 2011

De quelle gauche Terra Nova parle t-elle ?

Terra Nova le think tank de gauche l'affirme : « la gauche centrée sur la classe ouvrière est en déclin » et explique l'incapacité de cette gauche à renouer avec ces classes populaires. Mais de quelle gauche parle t-elle ?

Ainsi, après l'UMP, spécialiste des débats « sans tabou », c'est au tour de Terra Nova, think tank qui se réclame de gauche, de succomber à cette mode .

Dans un rapport publié sur son site Terra Nova affirme que : La sociale démocratie ne pourrait gagner en 2012 qu'en faisant l'impasse sur le vote des classes populaires et en misant sur celui d'autre catégories plus porteuses !

Or, au moment où les appels à l'union à gauche se multiplient, essayant de regrouper sous une même bannière, toutes les composantes de celle-ci. Le débat que viennent de lancer Bruno Jeanbart et Olivier Ferrand ressemble bien à un mauvais coup porté à leur camp.

Et, bien qu'Olivier Ferrand essaye de se défendre dans un billet, parfaitement contradictoire avec le rapport et portant le titre de : Qui défend les classes populaires publié aujourd'hui, le mal est fait !

Outre ce qu'expliquait mon camarade Variae sur son blog hier : « (...) Le groupe de travail Terra Nova, confondant cause et conséquence, inspecte les facteurs déterminant le vote de gauche aux dernières élections, et en tire, au petit bonheur la chance, un inventaire à la Prévert de catégories mélangeant genre (les femmes), origine (les immigrés), âge (les jeunes), diplôme (les diplômés du supérieur) et situation professionnelle (les CSP+) (...) »

Terra Nova écrit que : « Partout en Europe, la social-démocratie est en crise. Elle ne gouverne plus que dans 6 pays sur 27 (...) Le modèle de société porté par la social-démocratie – l’économie sociale de marché, autour de la construction de l’Etat-providence – n’est plus compatible en l’état avec le nouveau monde globalisé. Il doit être refondé (...) »

Mais, vous êtes vous posé messieurs les beaux esprits de Terra Nova la question de vraiment savoir pourquoi la sociale démocratie ne fait plus recette en Europe ?

Peut être d'avoir finit, dans beaucoup de cas, à tellement ressembler à la droite que leurs électeurs ont préféré voter pour les écologistes, des formations plus à gauche ou tout simplement se réfugier dans l'abstention !

Ou peut être d'avoir oublié ses valeurs en cours de route comme l'écrivait Philippe Marlière sur D&S : « (...) Avant son recentrage des années 80, la social-démocratie s’était définie à travers son action contre les injustices sociales (économiques et culturelles). A ce titre, elle a toujours été perçue par le public comme une force de gauche. Après vingt années de « modération » économique, de cogestion néolibérale et d’alliances avec la droite sur le plan national et européen, la nature de gauche des partis sociaux-démocrates est incertaine. En tout cas, elle n’apparaît plus comme allant de soi pour un nombre croissant d’électeurs. L’Europe sociale, revendiquée par les sociaux-démocrates, n’a connu aucune avancée majeure, car elle est rejetée par une majorité des partis issus du Parti des socialistes européens (...) »

En France, la sociale démocratie n'a pas perdu ses électeurs des classes populaires parce : « (...) Les classes populaires (ouvriers et employés) ont (...) des valeurs culturelles conservatrices (ordre et sécurité, refus de l’immigration et de l’islam, rejet de l’Europe, défense des traditions…) » Mais bien parce qu'elle a délaissé le champ social, le laissant aux seuls partenaires sociaux avec le déséquilibre que l'on connaît entre la puissance des organisations d'employeurs et les syndicats de salariés.

La mondialisation acceptée, telle quelle, par la droite et une partie des sociaux démocrates a touché en premier ces mêmes ouvriers et employés qui ont du, soit accepter de baisser leurs salaires (travailler plus pour le même tarif) ou simplement voir fermer leurs usines !

Ce qui serait, selon Terra Nova, une chance pour les sociaux démocrate puisque: « (...) il est possible d’identifier au sein des classes populaires des sous-catégories plus aisées à raccrocher à la gauche. Il y a d’abord les précaires, les chômeurs, les exclus : ceux-là votent à 70% à gauche (...) » Quant aux autres, pas de temps à perdre puisque :« le problème de la gauche se situe avec les classes populaires au travail, qui sont en CDI mais qui ont peur du déclassement (...) »

Mais direz-vous, quid des réactions à gauche et notamment au PS sur cette vision bien particulière de faire de la politique ?

Arnaud Montebourg a écrit sur son blog : « (...) Mon analyse diffère radicalement de celle de la note de Terra Nova (...) Même si les catégories populaires s’abstiennent massivement aux élections régionales, cantonales ou européennes, je n’oublie pas que le taux de participation a été massif en 2007 parmi elles comme dans l’ensemble du pays. Je n’oublie pas que leur vote est déterminé par la capacité ou non de la gauche à répondre aux causes et conséquences de la mondialisation. La clé de la victoire pour la gauche, dans l’avenir proche comme sur le long terme, c’est le lien qu’elle doit renouer avec ces classes populaires (...) »

Pierre Moscovici a également, sur RFI, rejeté les arguments de Terra Nova !

Et enfin, Solférino 2012 qui est un groupe de plus de 50 députés socialistes qui veut conforter l'action de Martine Aubry à la tête du Parti socialiste a écrit : « (...) Ce choix, défendu dans certains milieux bien pensants et ripoliné en modernisme, serait mortifère pour la Gauche. D'abord parce que ce qui a toujours été au coeur de la Gauche et qui l'a réunie est la volonté d'améliorer d'un même mouvement les conditions de vie quotidiennes des classes moyennes et populaires. Toutes les victoires de la Gauche se sont bâties sur ce principe, et notamment celle du 10 mai 1981 (...) »

Et oui, monsieur Ferrand, il ne suffit pas aujourd'hui de publier une sorte de rectificatif qui permettrait de décrypter ce que vous avez publié la veille. C'est hier qu'il fallait le faire figurer avec votre « essai » !

Reste maintenant à savoir si certains candidats à la primaire socialiste sont en mesure d'approuver le raisonnement de Terra Nova. Si c'est le cas, qu'il se fassent connaître rapidement, afin que les votants à cette primaire, les éliminent rapidement et sans remord !


Crédit photo
Terra Nova

03 septembre 2010

Radicaux de Gauche : Entre gauche et droite, mon coeur balance !

Le PRG balance entre son alliance avec le Parti Socialiste et des combinaisons avec le centre droit. Le PRG envisagerait même, afin de retrouver son "lustre" de désigner ... Bernard Tapie pour les représenter à la présidentielle de 2012 !

Les radicaux de gauche ont le blues. Il vont d'ailleurs en parler entre eux du 3 au 5 septembre à Seignosse, où ils tiendront leur université d'été.

Il est vrai qu'on est loin de l'époque où Léon Gambetta, devenu le leader des radicaux, proclamait la naissance de la IIIe République à Versailles et permettait la naissance à la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, la création de l'impôt sur le revenu et la gratuité de l'enseignement secondaire.

Et hormis, Robert Fabre, rendu célèbre, un temps pour avoir signé avec François Mitterrand et Georges Marchais le programme d'Union de la Gauche.

Ou du 12 juin 1994, date à laquelle : La liste Énergie Radicale conduite par Bernard Tapie obtienait 12,03 % et 13 élus aux élections européennes

On est encore à se demander, régulièrement, si les radicaux de gauche existent encore ?

Alors, comment trouver sa place sur une scène politique qui s'oriente de plus en plus vers le modèle anglo saxon, comme en Grande Bretagne : Travaillistes contre Conservateur ou aux USA : Démocrates contre Républicains ?

Si à Seignosse, militants et élus du PRG : " débattront des thèmes d'actualité de la rentrée ... / ... la stratégie politique du PRG constituera le temps fort de ces universités d'été. Une occasion de faire le point sur les relations avec les autres partenaires de la gauche, notamment avec le PS .. / ... " - Source La Dépêche

Le débat risque d'être houleux puisque " .... / ... Dans le cas où le parti renoncerait aux primaires à gauche pour désigner son candidat, Jean-Michel Baylet (président du PRG) verrait bien : Bernard Tapie.

Ce qui a fait dire à Eddie Aït le président du groupe PRG au conseil régional d'Ile-de-France : " Bernard Tapie n'a toujours pas renoncé à son amitié malsaine avec Nicolas Sarkozy"(...) "rien ne serait pire qu'une candidature Tapie sans un préalable, celui de la clarification de son ancrage à gauche".

Mais, Jean-Michel Baylet n'y va pas par quatre chemins : " Si nous n'avons pas d'accord avec le PS pour les primaires, nous aurons un candidat à la présidence de la République. Et dans ce cas de figure, Bernard Tapie n'est pas le moins fameux ... / ... " - Sources Le Post - AFP/Google et et Planète radicale

Le Président du PRG oublie simplement d'expliquer qu'au lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy, il l'a rencontré pour évoquer : " l'ouverture de discussions avec le Parti Radical Valoisien de Jean-Louis Borloo pour tenter une réunification de ces deux partis divisés depuis 1972 " Et qui dit Jean-Louis Borloo, dit ... Bernard Tapie !

Et en fait, Baylet : " souhaiterait une fusion des deux partis pour créer un mouvement de centre droit " Ce qui est expliqué par la Fédération des Radicaux de Gauche de la Somme, qui au passage, nous explique : Comment distinguer un Radical de Gauche d'un Radical de centre droit ?

" ... / ... La principale différence se situe dans la recherche d'alliance : certains penchent à droite, d'autres à gauche. C'est le problème du centre : le centre pur ne présente rien, il a toujours eu un centre droit ou un centre gauche. Baylet souhaite donc une fusion des deux partis pour créer un mouvement de centre-droit, quitte à ce que les derniers républicains de gauche PRG passent au Parti Socialiste ... / ... "

Cette tambouille politique n'empêche pas Jean-Michel Baylet, de jouer, lorsque c'est nécessaire, la carte du chantage au Parti Socialiste !

En effet, la gauche peut obtenir, pour la première fois de son histoire, la majorité au Sénat et de ce fait, en obtenir la présidence. Néanmoins, le vote sera serré et les partis de gauche devont pouvoir compter sur toutes leurs voix, dont les 17 des Radicaux

Au Sénat, les Radicaux sont regroupé sous l'étiquette "Rassemblement démocratique et social européen (RDSE)", sous laquelle on trouve des Radicaux de Gauche, mais aussi : Aymeri de Montesquiou qui est Radical Valoisien, ainsi que Jean-Pierre Chevennement ou Michel Charasse. Qui ne sont pas membres du PRG.

Alors : " Quelle sera la stratégie du PRG vis-à-vis du Sénat et de sa présidence ? " C'est la question que Le Parisien à posé à Jean-Michel Baylet le 2 septembre

Jean-Michel Baylet : "Nous allons voir ! "

Le Parisien : " Il n’est donc pas acquis que les voix des sénateurs PRG se reportent vers un candidat PS pour la présidence du Sénat ? "

JMB : " Non, on peut même imaginer l’inverse. Puisqu’il apparaît probable que nos votes ferons la bascule, pourquoi est-ce que ce ne serait pas un radical de gauche qui serait président du Sénat ? Il y en a eu beaucoup dans l’histoire de la République". - Source Planète radicale

Devant de telles convictions, nous ne pouvons que nous incliner ! Et plaindre le Parti Socialiste, pour les prochaines négociations, avec un parti dont le coeur balance de façon permanente à " la recherche d'alliance "...

23 août 2010

Sondages : La Gauche retrouve des couleurs pour 2012 !

La gauche serait plus crédible si elle dirigeait la France et serait en en mesure de gagner en 2012. C'est sont les réponses à des questions, posées aux français, par deux études récentes.

IFOP pour Dimanche Ouest France : " .... / ... le baromètre réalisé par l’Ifop pour Dimanche Ouest France fait état d’une nette amélioration de l’image du Parti socialiste auprès de la population française, ... / ... Une majorité des Français (51%) estime désormais que le Parti socialiste s’oppose suffisamment au gouvernement. Les critiques émises à propos du projet de réforme des retraites mais aussi vis-à-vis de la politique sécuritaire du gouvernement semblent avoir porté leurs fruits. Le Parti socialiste gagne en effet 11 points sur cette dimension depuis l’année dernière et n’avait pas enregistré de score aussi élevé depuis 2005. 49% des Français jugent que le Parti socialiste est proche des préoccupations des Français (+8 points par rapport à l’année dernière. L’amélioration de l’image du Parti socialiste rejaillit sur ses dirigeants : 39% des personnes interrogées considèrent que le parti a des dirigeants de qualité (+8 points), les querelles de personne ayant effectivement eu moins d’acuité cette année après la reprise en main du parti par Martine Aubry ... / ... " - Source IFOP - Résultats complets de l'Etude

Le Monde lui fait référence à une étude encore plus récente de VIVAVOICE pour Libération dont les conclusions sont assez proches de celles d'IPSOS : " Le souhait d'un retour de la gauche au pouvoir "s'explique, en premier lieu, par la défiance des Français à l'encontre du président de la République", crédité d'une "popularité de 34 % seulement ... / ... Ainsi, les Français font bien plus confiance "au Parti socialiste et à ses dirigeants" qu'à "Nicolas Sarkozy et à la majorité" pour "trouver des solutions efficaces pour le financement des retraites" (50 % contre 29 %), pour l'emploi (49 % contre 27 %) et pour "respecter la morale en politique" (44 % contre 23 %) ... / ... "

Qui fait la course en tête, alors qu'à part manuel Valls, personne ne s'est officiellement déclaré au PS ?

" Dominique Strauss-Kahn est plébiscité à 44 % pour être le prochain président, loin devant Martine Aubry (31 %) et Ségolène Royal (25 %) ou de l'actuel locataire de l'Elysée (24 %). Suivent François Hollande (21 %), François Bayrou (18 %) et Eva Joly, d'Europe Ecologie (16 %), laquelle obtient "un bon score compte tenu du caractère très récent de son implication officielle en vue de la présidentielle", note François Miquet-Marty, directeur associé de l'institut ... / ... " - Source Le Monde

Et il va en falloir des idées à tous ces postulants, pour conquérir les français, notamment dans le domaine de l'emploi, qui reste leur première préoccupation !

En juillet 2010, TNS Sofres publiait son " baromètre des préoccupations des Français " qui lisait-on ?

" ... / ... la préoccupation pour le chômage ne faiblit pas et reste en tête de notre baromètre (74% de citations, -1 point) alors qu’un nouveau record d’inquiétude est atteint sur le financement des retraites (58%, +2 pts) ... / ... "

Cette préoccupation est encore plus clairement exprimée dans une étude IPSOS du 18 août 2010 " Une PME sur quatre réduit ses effectifs "

" .. / ... Selon les « petits patrons » interrogés, les effectifs sont en baisse dans une PME sur quatre, et même près d’une sur deux dans le secteur industriel. Les temps sont particulièrement durs pour les seniors, qu’on n’embauche quasiment plus depuis un an ... / ... On reste chez les petits patrons français dans des niveaux de pessimisme rarement mesurés :

43% d’entre-eux ne sont pas satisfaits du niveau de production de leur entreprise,
46% ne sont pas satisfaits de l’activité commerciale,
52% s’inquiètent pour leur trésorerie. L’investissement est en berne, avec des achats d’équipements qui baissent dans plus d’une PME sur trois (37%).

Quant à l’emploi, la situation est dramatique :

un patron sur quatre (26%) indique une baisse du nombre de salariés dans son entreprise, contre 61% qui déclarent des effectifs stationnaires et 13% « en hausse ».

L’industrie souffre le plus, avec des effectifs en baisse dans 45% des PME, près d’une sur deux. ; les services sont un peu moins touchés (effectifs en baisse dans 18% des sociétés) ... / ... A noter par ailleurs qu’on n’embauche quasiment plus de seniors : seulement 1% des dernières personnes recrutées ont plus de 50 ans (contre 45% dans la tranche 15-29 ans et 53% dans la tranche 30-49%) ... / ... Les petits patrons restent enfin sévères sur les efforts du gouvernement en matière d’aide aux entreprises, « peu efficaces » pour 79% d’entre-eux. ... / ... " IPSOS résultats complets

Au-delà de la satisfaction qu'on doit ressentir à gauche, ce sont bien dans les domaines de l'emploi et du social que les français attendent un réel changement par rapport à l'action de Nicolas Sarkozy et de sa majorité !

Néanmoins, dans la mesure où il n'existe pratiquement aucune chance de voir Nicolas Sarkozy dissoudre l'assemblée nationale ou même démissionner avant le RDV de 2012 ... ou changer de politique. Il va falloir continuer à s'opposer de la façon la plus ferme qui soit : De l'opposition à la victoire, le boulot ne fait que commencer !

16 mars 2010

Les exigences d'Europe Ecologie et du Front de gauche vont elles offrir des régions à l'UMP ?

Nicolas Sarkozy aurait, selon Le Parisien, dit aux ministres conviés à un débriefing de la soirée électorale : "On a frôlé la catastrophe, mais on en est loin!". Il aurait selon la même source ajouté qu'il prédisait de : "bonnes surprises" au second tour. - Source Le Post

Méthode COUE diront ceux qui ont lu et analysé les résultats du premier tour ! Pas si sur, lorsque qu'on prend connaissance, ce matin, de l'état des tractations entre le Parti Socialiste et ses alliés.

En effet, on apprend, qu'on pourrait voir des triangulaires et même quadrangulaires dans les régions quasiment acquises à gauche pour le second tour !

Bretagne : " ... / ... fort de son score au premier tour (plus de 37%), le socialiste Jean-Yves Le Drian refuse de céder plus de place qu'il ne l'estime nécessaire aux écologiste ... / ... ". Il semble que les négociateurs d'Europe Ecologie demandent 14 places alors que le PS ne lui, en concède que 10 - Source 20Minutes

Nord Pas de Calais : " ... / ... La région dirigée par le socialiste Daniel Percheron, favori à sa propre succession, est l'une des trois en métropole où les discussions achoppent encore. Au premier tour, le PS a devancé l'UMP (19%) le FN (18,3%) le Front de gauche (10,8%) et Europe Ecologie (10,3%). Un accord a déjà été conclu entre Europe Ecologie et le PS. S'il ne devait pas y avoir d'accord entre le PS et le Front de Gauche, les électeurs voteraient dans une quadrangulaire ... / ... "

Limousin : "la gauche à plus de 60% ... / ... Fort de ses 38,06 % du premier tour, le président sortant, Jean-Paul Denanot (PS), devrait sans problème l'emporter dimanche prochain écrivaient Les Echos http://www.lesechos.fr/info/france/020415061659-limousin-fort-de-ses-38-06-du-premier-tour-le-.htm le 14 mars. Oui sauf que : "... / ... La liste d'alliance PCF-Parti de gauche-NPA conduite par Christian Audouin (PCF), créditée de 13,13% des voix au 1er tour des régionales en Limousin, a annoncé lundi son intention de se maintenir au second tour dans une triangulaire après l'échec des négociations avec le PS ... / .. " - Source Nouvel Obs

En clair : Trois régions dans lesquelles la gauche était certaine de l'emporter sont dans une situation difficile ou même critique face à l'UMP qui elle sera unie au deuxième tour !

Bien que les négociations continuent, sauf en Bretagne, il est une fois de plus navrant de constater qu'à gauche on est capable de désespérer son électorat en permettant à la majorité présidentielle de se relancer alors que les votants du premier tour leur ont envoyé un message clair : Battre l'UMP là où c'est possible mais surtout garder les régions où la gauche est majoritaire !

Car, nous rejoignons pour une fois Daniel CB sur le fait que ces élections doivent être un tremplin pour la présidentielle de 2012 ! Les électeurs de gauche ne demandent qu'une chose : Une mobilisation générale des états majors des partis pour que prenne fin la domination de la droite parlementaire depuis 2002 !

L'échec des négociations (pour une élection qui n'empêchera pas le Président de la République de continuer ses réformes) serait l'amorce d'un nouveau découragement pour de nombreux électeurs, les amenant à rejoindre le camp des abstentionnistes !

Il vous reste, mesdames et messieurs les négociateurs, quelques heures pour donner un peu d'espoir à vos électeurs ! Faute de quoi ...

18 février 2009

Dix partis de gauche veulent une mobilisation réussie le 19 mars - Communiqué unitaire

Nous avons reçu un communiqué unitaire des partis et mouvements de gauche suivants : Les Alternatifs, le NPA, le PCF, le PCOF, le PG, le PS, La Fédération, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolos-Ecologie Solidaire.

Ce communiqué daté du 17 février est une réponse aux propositions et actions du gouvernement face à la crise économique et sociale. Comme d'habitude, nous vous en donnons l'intégralité ci-dessous


Devant les refus du gouvernement, développer la mobilisation !

Depuis l’imposante journée de grève interprofessionnelle et de manifestations du 29 janvier, la mobilisation sociale se poursuit avec force. La grève reconductible dans les universités, les actions dans les hôpitaux, la persistance de la grève générale en Guadeloupe et son extension à la Martinique et à la Réunion en témoignent.
Aucune réponse concrète n’est apportée par le gouvernement.

Nicolas Sarkozy a changé de ton, car il ne peut ignorer la force de la mobilisation engagée, mais il maintient le cap de sa politique économique et sociale, et laisse clairement entendre qu’il s’en tiendra là lors de la réunion du 18 février.

Ce qui est concret en revanche, c’est un nouvel apport de six milliards d’euros aux deux grands groupes de l’automobile, PSA et Renault, aussitôt suivi d’une nouvelle annonce de suppressions d’emplois massives par PSA et par Renault. C’est le projet de suppression de la taxe professionnelle, nouveau cadeau de 20 milliards d’euros aux patrons, désastreux notamment pour les collectivités locales et l’investissement public important qu’elles assument. C’est l’inverse de ce qu’il faudrait faire.

Ce qui est concret aussi, c’est le refus gouvernemental de répondre positivement aux revendications des antillais et des habitants de La Réunion, en particulier sur l’augmentation des salaires.

Ce qui est concret toujours, c’est le refus de toute vision transformatrice prenant en compte la dimension écologique de la crise, la nécessité d’un autre type de production, économe en énergie, soucieuse de la planète et de ses ressources, attentive à la diminution des empreintes écologiques de toute activité humaine.
Ce qui est concret enfin, c’est le refus, malgré l’opposition quasi unanime de la communauté universitaire, de retirer le décret Pécresse sur le statut des enseignants-chercheurs, de retirer le dispositif de réforme de la formation et du recrutement des enseignants du 1er et du 2nd degrés ; c’est le refus de l’annulation des suppressions d’emplois inscrites au budget 2009 et du démantèlement des organismes publics de recherche ; c’est le refus de retirer la loi Bachelot qui met à mal l’hospitalisation publique.

Devant toutes ces fins de non recevoir du gouvernement, développer la mobilisation est plus nécessaire que jamais.

Les huit organisations syndicales qui avaient pris l’initiative de la mobilisation du 29 janvier ont unanimement constaté lors de leur réunion du 9 février que l’intervention télévisée présidentielle du 5 février n’avait pas apporté les réponses attendues aux exigences exprimées par cette mobilisation. Elles continuent d’exiger la prise en compte de la plate-forme syndicale unitaire et annoncent une nouvelle journée d’action interprofessionnelle pour le 19 mars « pour maintenir la pression dans l’unité d’action ».

Les partis et organisations de gauche signataires appellent à développer l’action et au plein succès de la journée du 19 mars.

La mobilisation sociale, syndicale et politique doit se poursuivre pour exiger d’autre choix s’opposant aux licenciements et aux suppressions d’emplois dans la fonction publique, développant une autre politique des salaires et du pouvoir d’achat, assurant la promotion des services publics et la réorientation du crédit. Il s’agit tout à la fois, de répondre aux besoins sociaux et de favoriser un nouveau type de développement.

Signataires : Les Alternatifs, le NPA, le PCF, le PCOF, le PG, le PS, La Fédération, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolos-Ecologie Solidaire

Paris, le 17 février 2009.

11 novembre 2008

Parti Socialiste : De l'espoir à la désespérance ?

Les marchés boursiers sont repassés dans le rouge mardi, l'optimisme suscité par le plan de relance en Chine cédant la place aux craintes pour la santé de l'économie et des entreprises, en particulier du géant automobile américain General Motors au bord du dépôt de bilan.

Bon, on ne peut pas dire que les injections, qui tournent à la perfusion au système financier mondial arrangent les choses.

Pendant ce temps :

En Autriche on va licencier des milliers de salariés à la Poste et dans les télécommunications.
Aux Etats Unis, on a perdu 240 000 emplois
Volvo va supprimer 1000 emplois
Renault, (outre les suppresions de postes annoncées en France) envisage le licenciement de 1 000 ouvriers argentins
Mattel y va de 1 000 personnes
Motorola de 3 000
Sony Ericson de 2 000
NISSAN de 3 500
mais aussi
HP
FORD
LENOVO, ...

La liste est tellement impressionnante qu'elle ne tiendrait pas sur une page de blog. Dans le même temps, il faut rappeler que les députés de la majorité ont validé les offres d'emplois raisonnables

Petit rappel pour ceux qui l'avaient oublié au travers du site du Premier Ministre

Le projet de loi sur l’offre raisonnable d’emploi repose sur un engagement entre l’ANPE et le demandeur d’emploi afin de "ne pas basculer dans le chômage de longue durée". Il précise que "L’ANPE prendra des engagements pour mieux accompagner le demandeur d’emploi en contrepartie de quoi celui-ci s’engagera à accepter une offre d’emploi raisonnable." ... / ...

Des droits et des devoirs renforcés

Le projet de loi participe à la volonté du Gouvernement de réduire, d’ici à 2012, le taux de chômage à 5 % ... / ...

Le demandeur d’emploi, en contrepartie, s’engage à ne pas refuser plus de deux offres raisonnables d’emploi, définies dans son projet professionnel à partir de critères dont certains prennent en compte la durée du chômage :

- le salaire de l’emploi proposé doit représenter au moins 95% du salaire antérieur après trois mois de chômage, au moins 85% après 6 mois, au moins le montant de l’allocation perçue après un an. Il ne peut être inférieur au salaire normalement pratiqué dans la région et dans le domaine d’activité et ne peut contrevenir aux règles législatives et réglementaires relatives au salaire minimum ; après un an sans emploi, le chômeur sera obligé d’accepter tout emploi rémunéré "à hauteur du revenu de remplacement " versé par les Assedic, ou par l’Etat (Allocation spécifique de solidarité) s’il est en fin de droits.
- sur le plan géographique, après six mois de chômage, l’offre est valable si le lieu de travail est distant du domicile d’au plus 30 km ou une heure de transport en commun. L’existence de ces deux critères alternatifs est adaptée au lieu de domiciliation du demandeur d’emploi, à savoir s’il habite en zone rurale ou en zone urbaine.

Un décret précisera que le refus de deux offres raisonnables d’emploi entraîne une radiation de deux mois, prononcée par le nouvel organisme issu de la fusion ANPE- Assédic, qui donne lieu elle-même à la suspension provisoire de l’allocation perçue par le demandeur d’emploi. Le projet de loi est donc un dispositif organisé par paliers de 3, 6 et 12 mois prévoyant une radiation des listes d’un chômeur ayant refusé une ORE pour une des raisons suivantes :
- refus "sans motif légitime à deux reprises d’une offre raisonnable d’emploi ;
- refus "sans motif légitime de suivre une action de formation ou d’aide à la recherche d’emploi" ;
- refus "de répondre à une convocation ou de se soumettre à une visite médicale auprès des services médicaux destinée à vérifier son aptitude" ;
- refus d’une proposition de contrat d’apprentissage ou de contrat de professionnalisation ;
- refus d’une action d’insertion ou d’une offre de contrat aidé ;
- impossibilité de "justifier de l’accomplissement d’actes positifs et répétés" en vue de retrouver un emploi ;
- fausses déclarations établies.

La majorité et le gouvernement ont décidé de l'allongement de la durée de cotisation pour la retraite

La Commission de garantie des retraites a recommandé, le 29 octobre, l’allongement progressif, d’ici à 2012, de 40 à 41 années, de la durée de cotisation de l’ensemble des salariés.

Cet avis consultatif confirme les prévisions du Premier ministre qui avait déclaré, en juillet dernier, que "l’allongement de la durée de cotisation prévu en 2003 n’est pas une option, il aura lieu au terme de la procédure prévue par la loi". Il avait également précisé, fin septembre, que la Commission de garantie des retraites ferait état "en toute transparence de l’ensemble des données montrant que l’augmentation de l’espérance de vie justifie un tel allongement."

En ne pas oublier bien entendu le travail du dimanche : "Le ministre du Travail Xavier Bertrand a réaffirmé être favorable à l'assouplissement des règles du travail le dimanche, à condition que cela reste sur "la base du volontariat" et que "cela soit payé double" et la retraite à 70 ans qui bien qu'elle est essentiellement instituée pour permettre à quelques cadres ou dirigeants de pouvoir continuer à recevoir d'excellents émoluments pendant quelques années de plus (alors qu'on a également institué le cumul emploi retraite)

Certes l'opposition à l'Assemblée ou au Sénat pour les élus de gauche est difficile puisqu'elle est toujours minoritaire (même avec les quelques voix du MODEM ?) mais que peux t-on lire sur l'actualité de cette opposition vis à vis des rudes coups portés contre les français en générale et les salariés en particulier ces derniers jours ?

Revue de presse AP - AFP - REUTERS

Le député Patrick Bloche, patron depuis janvier 2000 de la fédération PS de Paris, la deuxième de France, a décidé de "passer la main" à Rémi Féraud, maire du Xe, qui sera son candidat pour lui succéder

Le député-maire de Lens Guy Delcourt, soutien de la motion de Bertrand Delanoë, a mis en garde lundi contre une "négociation à huis clos" pour désigner le successeur de François Hollande au poste de premier secrétaire du PS et demandé un "vrai vote démocratique" au congrès de Reims.

Le député des Landes Henri Emmanuelli a prôné lundi une alliance entre "les amis de Martine Aubry, de Bertrand Delanoë" et ceux de Benoît Hamon pour le congrès de Reims, car Ségolène Royal a "une stratégie minoritaire" au PS en prônant une alliance avec le MoDem.

Razzy Hammadi (gauche du PS) a appelé lundi Bertrand Delanoë et Martine Aubry à "un rassemblement" autour de Benoît Hamon pour le congrès PS de Reims incluant trois principes: "le renouvellement", "l'ancrage à gauche" et "le refus d'un accord de gouvernement avec le MoDem

Ségolène Royal, qui apparaît de plus en plus déterminée à diriger elle-même le Parti socialiste, fait du rassemblement de la gauche un préalable pour gagner la prochaine élection présidentielle de 2012.

Jean-Christophe Cambadélis. […] On avouera qu’entre ce que dit Manuel Valls et ce que propose Julien Dray, voire Vincent Peillon, il y a un gap que Ségolène Royal devrait clarifier pour faire une majorité.

Ségolène Royal rappelle que la stratégie du PS "a toujours consisté d'abord à rassembler la gauche, toute la gauche, autour d'un contrat de gouvernement", puis à s'adresser "seulement ensuite à toutes les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour battre la droite"

Et encore, nous vous avons évité les échanges violents et parfois déplacés dans la blogosphère socialiste !!! En résumé pas un mot sur ce qui inquiète les français quant à leur avenir.

Et comment la droite gère t-elle cette actualité ?

La cote de confiance du président de la République progresse de 8 points dans le baromètre Ipsos-Le Point rendu public lundi, M. Sarkozy atteignant son meilleur score depuis janvier avec 49% d'opinions favorables. "c'est parmi les catégories populaires que M. Sarkozy remonte le plus". Ce qu'il met sur le compte du discours de Réthel, lorsque le chef de l'Etat a annoncé, le 28 octobre, dans les Ardennes, plusieurs mesures en faveur de l'emploi, notamment les contrats aidés, et sur ses critiques envers l'attitude de certains banquiers.

On serait tenté de dire aux socialistes qui vont s'affronter à Reims : 49 % de satisfaits, vous ne croyez pas que vous portez une partie de la responsabilité de cette remontée ?

Un sondage est paru le même jour sur le choix de leaders de gauche face à Nicolas Sarkozy

Interrogés sur la personnalité qu'ils souhaitent comme leader de la gauche face à Nicolas Sarkozy

Les français dans leur ensemble
Dominique Strauss-Kahn 27%
Bertrand Delanoë 21%
Ségolène ROYAL 17%
Olivier Besancenot 13%
Martine Aubry 9%
Benoît Hamon 6%.

Chez les militants socialistes
Ségolène Royal 26%
Dominique Strauss-Kahn et Bertrand Delanoë ex-aequo 21%.
Olivier Besancenot 12%
Martine Aubry 11%
Benoît Hamon 6%

Les sympathisants de gauche
Ségolène Royal 23%
Olivier Besancenot 20%
Bertrand Delanoë 19%
DSK 18%,
Martine Aubry 11%
M. Hamon 6%

Des résultats qui comme tous les sondages, méritent d'être relativisés. Néanmoins, les déclarations du NPA/LCR, sa présence sur le terrain dans tous les conflits sociaux, ses propositions d'interdiction des licenciements, de taxation des marchés financiers sonnent pour beaucoup de français comme le seul discours de gauche.

Est-ce crédible comme programme de gouvernement ?

Probablement que non mais en l'absence d'un Parti Socialiste uni et fédérateur à gauche, l'epoir même fou redonne confiance. La presse se faisait l'echo des intentions de Nicolas Sarkozy d'........ les socialistes avec la LCR comme ceux-ci l'avaient fait avec le FN. Sans un sursaut unitaire, il est probable qu'il n'aura même pas besoin de mettre sa menace à éxécution.

Lors du Congrès de Reims, les français observeront et décideront si le Parti Socialiste et ses alliés (clairement définis) sont aptes à l'alternance ou (s'ils persistent dans leurs divisions) qu'ils retrouvent le score d'un certain Gaston Deferre en 1969 qui obtenait 5,01% et ou d'un Michel Rocard qui affichait 3,61 %.

Au fait, cette année là, le candidat de la Ligue Communiste Alain Krivine obtenait 1,06 % et le PCF 21,27%. Etonnant non ? A méditer ... pour le futur.


09 septembre 2008

Le clivage droite/gauche : Fin d'un mythe ou réalité bien ancrée ?

Nombreux sont ceux, à droite comme à gauche, à clamer depuis les dernières élections présidentielles et législatives que les clivages n'existent plus et qu'il faut "faire de la politique autrement"

Sur quels résultats s'appuient-ils pour affirmer de telles choses ? Nombreux, également, sont ceux qui prétendent que les français sont de plus en plus séduits par le retour des valeurs traditionnelles comme le travail, la réussite individuelle au détriment des valeurs socialistes.

De la part de membres de la majorité présidentielle, c'est devenu un leitmotiv autant qu'un phénomène d'autosuggestion, mais après tout, ils sont dans leur rôle. A gauche, c'est plus grave car il semblerait que les arguments distillés par certains pseudos experts de plus ou moins mauvaise augure aient finit par en convaincre un certain nombre. Depuis c'est la grande course aux alliances improbales ou trop hétérogènes. Le tout, faisant le bonheur des communicants de l'UMP qui n'ont même plus à se casser la tête pour faire passer leur message subliminal.

A débattre sans enquêtes ni chiffres, on finit par parler pour ne rien dire. Il est probable qu'un certain de personnes ont intérêt à accréditer la fin des clivages et la social-démocratie-chrétienne pour tous. Plutôt que d'entretenir le débat sans aucune base, nous vous proposons de prendre connaissance d'un très récent sondage.

Il s'agit d'un sondage réalisé par Opinionway en Juillet 2008 sur l’avenir de la gauche et commandé par le "club Gauche Avenir". Comme tout sondage, il peut être remis en cause par certains pour des raisons de partialité ou tout simplement parce des opposants le renieront par simple principe. Il a toutefois l'avantage de relancer le débat de la "destructuration" de la gauche actuelle et de son présumé "archaïsme". Contrairement aux interviews et déclarations d'experts ou d'élus, il donne la parole aux citoyens qui votent.

A vous de vous faire un avis

Résumé et analyse du sondage (source : Gauche Avenir)

Le clivage droite/gauche existe pour 71% des français.
- 3/4 des Français privilégient l'unité de la gauche plutôt que l'alliance au centre.
- 2/3 des sondés souhaitent que la gauche rénove son projet plutôt que de désigner son leader.
- Une large majorité de Français plébiscite la création d'un parti rassemblant toutes les formations actuelle de gauche.

Analyse du sondage d’ « Opinionway » sur l’avenir de la gauche

I) Ce sondage (réalisé les 2 et 3 juillet 2008) fait apparaître clairement :

1- la permanence du clivage droite- gauche, qui existe bien pour
71% des Français (77% des socialistes).

Ce clivage se manifeste aussi à travers la perception très différente qu’ont les Français des principales valeurs défendues par chaque camp :
- Le travail, le progrès, la famille pour la droite
- La justice sociale, la solidarité, les Droits de l’homme et la laïcité pour la gauche ; il est à noter les faibles « scores » des valeurs du travail et du progrès.

2- la nécessité aux yeux de l’électorat de gauche de privilégier l’unité de la gauche plutôt que l’alliance au centre pour l’emporter en 2012 :
- 3/4 des sondés contre 1/4.

3- le souhait que, dans les mois qui viennent, la gauche rénove son projet, plutôt que de chercher à désigner un leader :
- 2/3 des sondés de gauche le demandent, contre 1/3.

4- l’utilité de la création d’un parti rassemblant toutes les formations actuelles de gauche, qui est Plébiscitée à gauche, puisqu’elle est jugée :
- Utile pour permettre à la France de conserver son niveau de protection sociale : 86% chez les socialistes, 73% chez la gauche non socialiste
- Utile pour permettre à la France de faire face aux enjeux économiques de la mondialisation : 80% chez les socialistes, 62% chez la gauche non socialiste

II) Cette enquête tord le cou à quelques « idées reçues », telles que :
- Il n’y a plus, aux yeux des Français, de différences entre la droite et la gauche.
- L’alliance entre la gauche et le centre est souhaitée par l’électorat de gauche, afin d’assurer la victoire en 2012.
- La priorité pour la gauche est de désigner un leader, avant de rénover son projet.
- Un grand parti de la gauche ne serait pas en mesure de mener une action sociale et économique efficace.

La totalité du sondage est disponible sur le site Gauche Avenir et peut être téléchargée (PDF)

A vos commentaires !!!

Crédit image
Vue de Belgique

30 janvier 2008

Et maintenant que faire avec (ou sans) un grand parti anticapitaliste ?

Le grand projet de la LCR a aboutit il y a quelques jours. Le message est sans surprise : Regrouper les déçus du Parti Communiste et du Parti Socialiste en un mouvement d'opposition au libéralisme.

Les partis dits "classiques" de la gauche vont-ils rester impuissants devant une "offre" qui s'appuie essentiellement sur la récupération systématique de militants ou de sympathisants ?

La démarche de la LCR et ambiguë. Elle s'appuie sur l'abandon par les partis politiques de l'intervention en termes économiques en même temps que fidèle à sa stratégie de l'opposition elle refuse l'accès au pouvoir et à toute forme de gouvernance.

Un grand parti anticapitaliste peut-il être le seul à combattre et surtout qui ?

Là encore, pour le nouveau parti "anticapitaliste", il sera plus facile de tirer à vue sur les options socio démocrates ou modérées qui, si elles ne tranchent pas assez sur libéralisme économique seraient une alternative au laisser-faire engagé par l'actuel gouvernement et sa majorité.

Les partis de gauche ont été particulièrement inaudibles sur des sujets importants comme la réforme du code et du contrat de travail. L'opinion se sent "abandonnée" par ceux qui naturellement étaient leurs défenseurs. Qui ne dit mot consent ? dit-on

Le manque de combativité sur ces sujets doit-il faire comprendre que les partis de gauche n'auraient pas su empêcher cette nouvelle fragilisation des salariés ? La trouve t-elle inéluctable ?

Qui à gauche sur les plateaux des télévisions n'oublie jamais de citer un conflit social en cours ?

Même s'il s'agit d'une technique démagogique, les Français sont beaucoup plus sensibles à cet intérêt qu'au discours "bien huilé" sur l'enseignement supérieur et la recherche prodigué par les responsables de la gauche parlementaire.

Bien entendu qu'il faut préparer l'avenir mais que fait-on aujourd'hui pour ceux qu'on flexibilise ou précarise ? Quant au sauvetage de notre pays par l'innovation et la recherche, que fera t-on de la très grande majorité des salariés qui n'auront pas les capacités de travailler dans la recherche ?

Car, ne nous y trompons pas, le résultat de l'innovation sera industrialisé ... ailleurs. Devrons-nous nous contenter des services à la personne formidable gisement de ... nouvelle domesticité et nouveau prolétariat.

Un grand parti anticapitaliste peut-il être le seul à rassembler ?

Bien que la LCR et son très prochain parti anticapitaliste prétende être un grand rassemblement, nul n'ignore que les autres formations d'extrême gauche ont déjà annoncé qu'elles ne s'y joindraient pas. Un grand parti anticapitaliste ne peut prétendre se substituer à toutes les parties prenantes de la société (associations, syndicats, ONG) de même, il est particulièrement malhonnête de faire croire qu'il sera possible de faire "reculer le capitalisme".

Mais il faut qu’à gauche, on arrête de faire de la politique marketing. La dictature des sondages et enquêtes d'opinion mène directement à la création de concepts qui détruisent toute notion de conviction. Ce sont ces concepts qui sont en majeure partie responsables des derniers échecs électoraux subis par la gauche.

Proposer de vraies solutions issues des fondamentaux du socialisme est tout sauf démagogique. Revenir sur le rôle incontournable de l'état dans la régulation économique et le droit équitable des salariés. Aider au développement de toutes les formes d'entreprises alternatives (sociales et solidaires) . Lire ou relire, puis mettre en avant les constats de RIFKIN (cf le site du CNAM ) sur la durée du travail et l'adaptation de nos sociétés à cette nouvelle donne.

La gauche de progrès ne peut se contenter de regarder ses partis se tourner vers des modèles comme le SPD ou le New Labour. La gauche a longtemps représenté pour les français un rempart face aux exigences des milieux économiques et un exemple de justice sociale. Abandonner ces simples repères équivaut à leur donner un signe : « Désolé, nous ne pouvons plus rien ! »

Un grand parti anticapitaliste non plus d’ailleurs ! . Mais doit-on au nom du réalisme économique expliquer aux gens qu’il n’est plus possible d’envisager autre chose que des mutations « meurtrières » et un petit job d’une quinzaine d’heures pour leurs enfants ?

Arrêtons de faire croire qu’il est possible de mettre en place le « fantasme » de négociation permanente et apaisée de nos amis scandinaves. Compte tenu de notre histoire, c’est un profond leurre entretenu par les organisations d’entrepreneurs et quelques responsables de gauche. Il ne faut plus avoir peur de rappeler que tous les acquis sociaux proviennent de conflits durs auxquels la gauche était autrefois associée.

La lutte des classes aurait en toute logique du se retrouver dans les livres d’histoire mais ce sont les organisations d’employeurs conseils de l’actuelle majorité qui ont décidé de la continuer … de façon unilatérale.

La gauche de progrès doit afficher clairement ses positions dans tous ces domaines. Ces positions peuvent (et doivent) devenir un véritable programme politique d’alternance digne de rassembler des millions de citoyens sans pour cela devenir un « grand parti anticapitaliste »

« Ce qui nous unit est toujours plus fort que ce qui nous sépare » dit-on à gauche.

Prouvons le !!!


24 janvier 2008

Un grand parti anticapitaliste : Pour quoi faire ?

C’est le grand projet de la LCR (qui devrait d’ailleurs abandonner son identité en se fondant dans le nouveau mouvement) que de regrouper les déçus du Parti Communiste et du Parti Socialiste. Il semblerait que le projet puisse commencer à prendre forme puisque selon un sondage effectué auprès des militants de le LCR, 83% de ceux-ci seraient favorables à celui-ci.

J’ai eu l’occasion d’échanger dans le cadre de l’émission "ça vous regarde" de LCP avec des responsables communistes et surtout Alain KRIVINE sur l’état de la gauche de la gauche. Après avoir fait remarquer aux invités du plateau que leur préoccupations et leurs combats étaient si proches que l’on s’étonnait qu’ils ne puissent faire cause commune, Alain KRIVINE utilisa la grosse ficelle héritée du début des années 70 par l’extrême gauche : « Nous ne pouvons trouver aucun accord avec les états majors communistes ou socialistes et nous en appelons directement à leurs militants »

Une habile façon de continuer l’intemporel combat entre TROTSKY et STALINE ?

Et si effectivement, la création de ce nouveau parti anticapitaliste était l’occasion d’enterrer définitivement les morts ? Je veux y croire mais me demande si l’objectif final n’est pas pour la LCR la « victoire » contre l’ennemi de toujours ?

Un grand parti anticapitaliste pour combattre qui ?

Là encore, il sera plus facile de tirer à vue sur les options socio démocrates qui, si elles ne tranchent pas assez sur libéralisme économique seraient une alternative au laisser-faire engagé par l’actuel gouvernement et sa majorité.

Il est vrai que dans ce domaine l’extrême gauche a toujours fait très fort. Il ne suffit pas de dénoncer la gauche parlementaire pour faire gagner son point de vue. Si rester dans l’opposition afin d’y « faire entendre la voix des travailleurs » est un beau slogan qui profite surtout à la droite !!!

Un grand parti anticapitaliste pour quel avenir ?

Le peu d’appétence de l’extrême gauche pour l’objet parlementaire : « On sait bien que vouloir changer les choses uniquement par la voie parlementaire est illusoire et que seul des mouvements sociaux peuvent y contribuer » - Alain KRIVINE sur LCP – est toutefois inquiétante et prouve que les idées ne peuvent être imposées que par la force. Cette « vue de l’esprit » n’est ni convenable, ni honnête.

Il ne suffit pas d’abandonner la « dictature du prolétariat » il faut aussi admettre que si ses idées ne sont pas majoritaires elles ne peuvent s’appliquer à tous. Car, 4 ,8% à une Présidentielle, c’est beaucoup mais pas suffisant.

Ce grand parti sera t-il présent à TOUTES les consultations électorales ou sera t-il uniquement «Guévariste, syndicaliste révolutionnaire, altermondialiste, féministe… » comme l’évoque Olivier BESANCENNOT dans Libération ?

Un grand parti anticapitaliste qui rassemble

Du moins à la gauche de la gauche. Ce qui n’est pas gagné lorsqu’on lit : « Lutte ouvrière et Alternative libertaire ont décliné notre invitation, alors avec qui allons-nous former ce nouveau parti ? Avec des groupuscules microscopiques ! C'est irresponsable. Si nous nous ouvrions plus franchement, quitte à discuter avec des courants d'autres formations politiques venus du PCF, des collectifs unitaires, des Verts ou même du PS, nous serions capables de proposer une réelle offre politique. Au lieu de quoi, on va laisser le jeu politique aux mains d'une droite néo-conservatrice et d'une gauche d'adaptation aux mesures libérales qui n'est même pas assez crédible pour l'emporter en cas d'alternance. » Déclare Christian PIQUET du courant minoritaire de la LCR à Marianne

Alors, allons nous voir ressurgir pour l’occasion les débats interminables entre les nombreux courants qui animent l’extrême gauche depuis si longtemps et qui l’empêche d’être représentative sur la scène politique.

Un grand parti anticapitaliste ne peut prétendre se substituer à toutes les parties prenantes de la société (associations, syndicats, ONG) de même, il est particulièrement malhonnête de faire croire qu’il sera possible de faire reculer le capitalisme lui même.

La dernière crise financière qui repose sur la capitalisation de la misère devrait être prétexte à tous ceux de gauche pour définir de nouveaux critères de fonctionnement de la planète finance. Mais surtout pas prétexte à vouloir montrer qui est plus à gauche que l’autre.

Barbara Ehreinreich (journaliste américaine sur AlterNet) dans un article repris par "Courrier International" écrit : Lorsque les salariés sont suffisamment pressurés, alors il est possible qu’une vraie récession s’installe … Le mantra de la croissance nous a abusé pendant longtemps. Ce qu’il signifie, c’est « Ne vous inquiétez pas de la taille relative de votre part du gâteau, appliquez vous simplement à le faire grossir » Maintenant alors que la récession risque de faire souffrir encore plus ceux qui luttent déjà pour s’en sortir, sans doute est-ce le moment idéal pour ressortir le couteau à gâteau … »

Un grand parti anticapitaliste serait-il le seul à pouvoir fournir la réponse ?

Sources, crédits et copyrights
Libération
Courrier International
Marianne
LCP/AN


01 octobre 2007

Reconstruire la Gauche

Plus de 800 personnes se sont retrouvées samedi 29 septembre à Sciences-Po pour participer aux deux tables rondes et écouter le discours de clôture de Laurent Fabius. L'affluence a été telle qu'il a fallut ouvrir une seconde salle avec retransmission en direct par vidéoconférence.

Vous pouvez retrouver en vidéo ci-dessous le discours de Laurent Fabius.


Voir toutes les vidéos de la journée du 29 septembre

20 juillet 2007

Naïveté, opportunisme ou dupperie ?

Ce matin sur Europe 1, Olivier DUHAMEL nous refaisait son habituel numéro de "grande gueule" des média. Après nous avoir traité de tous les noms d'oiseaux pour avoir osé mettre en doute le projet de traité constitutionnel pour l'Europe, il justifiait sa présence dans le comité de réforme des institutions plus couramment appelée "Comité BALLADUR"

Il était évidemment indispensable qu'il s'en prenne au Parti Socialiste. Extraits : A propos de la réaction à gauche à la présence de socialistes dans ce comité, il a souligné que les reproches adressés font "beaucoup de peine pour les gens qui les ont formulés" parce que "cela prouve qu'ils vont mal" et donc qu'ils "ressombrent dans le sectarisme"

"Dans n'importe quelle démocratie, quand on prépare une réforme des institutions, on le fait au-delà des clivages partisans", a-t-il ajouté, parlant de "réflexe d'un autre temps et d'un autre âge". "Ils feraient mieux de jouer leur rôle d'opposants et de s'occuper du fond et des problèmes sociaux, que de venir emmerder leurs propres troupes", a dit l'ex-député européen.

Ce qui est plus amusant qu' insolite, c'est cette propension qu'à M. DUHAMEL à fustiger tout ce qui ne vient pas de lui.

Règle 1 : On ne contrarie par M. DUHAMEL
Règle 2 : M. DUHAMEL a toujours raison
Règle 3 : En cas de désaccord avec M. DUHAMEL, c'est la règle 2 qui s'applique.

Commment M. DUHAMEL juge t-il notre président de la république ?

M. Duhamel, professeur de droit public, a estimé que Nicolas Sarkozy, puisqu'il souhaite renforcer les pouvoirs du Parlement, n'était "pas que bonapartiste". "Il a compris qu'il y a un risque, qu'il vaut mieux voir des espaces de respiration démocratique, des espaces de délibération, qu'il vaut mieux ne pas être le seul à décider de tout toujours. Le Président a du en rougir de plaisir !!!

Alors naïveté, opportunisme ou simplement envie d'exister ?

C'est ce que beaucoup de français se demandent en ce qui concerne tous ceux qui se sont opposés pendant des années au RPR puis à l'UMP de Nicolas SARKOZY et qui aujourd'hui l'ont rejoint ou rêvent de le faire.

Aucun doute chez les gens de gauche qui ont rejoint cette commission sur le fait qu'elle est mise en place avant des municipales mal engagées pour la majorité gouvernementale ?

Au fait que le train de l'alternance ne repassera que dans 5 ans, doit on abandonner en rase campagne 47% délecteurs qui ont voté clairement à gauche ?

Doit-on si on est électeur de la 6 eme circonscription du Pas de Calais hurler "remboursez" à un Jack LANG dont le blog est devenu subitement muet sur le fait qu'il a oublié pendant sa campagne de leur préciser qu'il était prêt à collaborer avec le nouveau pouvoir ?

En tous cas, on a un peu de mal à percevoir la moindre remarque ou indignation de la part de MM Schrameck (ancien directeur de cabinet du Premier ministre socialiste Lionel Jospin) du spécialiste de la Constitution Guy Carcassonne( ancien conseiller du premier ministre socialiste Michel ROCARD), Jack LANG et même de Olivier DUHAMEL sur :

Le bouclier fiscal
La franchise de santé
Le contrat de travail unique
Le pouvoir d'achat

Mais, c'est vrai que ce sont des sujet moins gratifiants qui, de surcroit ne permettent pas de laisser son nom dans l'histoire de la république !!!

C'est vrai aussi qu'il est plus simple d'appartenir à un nouveau comité "Théodule" plutôt que de mettre ses compétences au service de la refondation de la gauche.

En fin de compte, ces "abandons de poste", ne sont-ils pas une chance pour le Parti Socialiste, les sympathisants et les militants de gauche. Cette auto purge va peut être permettre de dessiner les contours d'un large mouvement d'idées incluant TOUTES les composantes de gauche.

C'est en fin de compte l'espoir de millions de français pour qui les divers hochets et médailles en chocolat n'inspirent que l'indifférence.


Sources
Europe1
Wikipedia

Crédit image
Lobo