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04 mai 2012

Le 6 mai, ne vous laissez pas tromper par le candidat du « vrai travail » !

Nicolas Sarkozy a raison de dire que l'élection de dimanche est un choix crucial pour la France. En effet, en cas de victoire, celui qui affirme être le candidat du « vrai travail » deviendrait le liquidateur des droits des salariés !



Dimanche, les français vont désigner le Président de la République pour les cinq années à venir. Compte tenu de la situation délicate de l'économie française, il devrait rapidement se pencher sur l'avenir de millions de salariés et le sort de plus de 4 millions de chômeurs.

Le Président candidat s'il a occulté le sujet entre deux tours pour se concentrer sur les frontières et les immigrés, n'a pas caché au début de sa campagne son alignement sur les demandes des organisations patronales : Medef, UIMM et Afep.Pour ceux qui les auraient oublié, nous rappellerons

La TVA sociale

Celle ci fera augmenter les prix à la consommation et donc écornera un peu plus le pouvoir d'achat. Par contre, elle devrait permettre aux entreprises de regonfler leurs marges sans pour cela créer d'emploi, du moins à temps plein, puisque l'investissement et les embauches ne sont visiblement pas la priorité du Medef !

Laurence Parisot : « (...) l'entreprise pourra profiter des baisses de cotisations pour baisser son prix hors taxes, investir, augmenter les salaires... ou conserver sa marge. Pas question de négocier des engagements. « Il faut laisser la liberté d'utiliser les marges de manoeuvre »

Droit et contrat de travail

Les organisations patronales sont obsédées par le droit et le code du travail qu'elles souhaitent réduire toujours plus. D'où l'idée de mettre en avant les accords compétitivité-emploi considérés comme prioritaires par le Medef, l'UIMM et le Président candidat. Le but :  Transformer la rémunération des salariés en variable d'ajustement de l'activité économique !

Afin d'y parvenir, il est nécessaire de priver ces salariés du droit de s'opposer à une modification unilatérale de leur contrat de travail ! Les organisations patronales n'ayant pas ce pouvoir, elles comptent sur une réélection de Nicolas Sarkozy pour obtenir satisfaction !

Petit détail : « (...) le Medef indique clairement que les dirigeants et actionnaires ne seront pas contraints de faire le même effort que les salariés ! En clair, pendant que les salariés voient leur rémunération baisser, celles des dirigeants restent intactes et les actionnaires continuent à toucher des dividendes ! Au final, les entreprises pourraient donc baisser les rémunérations pour augmenter leur profit ! (...) »

Chômage et indemnisation

Le Medef ne cache pas qu'il souhaiterait revenir à une forme de dégressivité des allocations versées aux chômeurs et un raccourcissement de leur durée. C'est exactement ce qu'a évoqué Xavier Bertrand le 28 novembre dernier dans Le Figaro dans lequel il se posait la question : « des freins au retour à l'emploi » avec comme exemple : « la réintroduction d'une dégressivité des allocations chômage, incitative à la reprise d'emploi (...) »

Flexibilité et précarité pour tous !

On n'oubliera pas non plus le manifeste des 25 grands patrons français, publié en avril dernier, réclamant : « Des assouplissements du droit du travail, encore plus de flexibilité pour les salariés et des obligations revues à la baisse en cas de plans sociaux » , qui est en réalité un synthèse des demandes patronales avec la quelle Xavier Bertand est en osmose.

Voilà donc ce qui attend les salariés et chômeurs français au cas où le Président candidat venait à être réélu. Maintenant c'est vous qui voyez !


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L'Express

27 avril 2012

Défilés du 1er mai et meeting du « vrai travail » : Méfiez-vous des contrefaçons !

Le meeting du « vrai travail » initié par le Président candidat est une imposture. En effet, comment glorifier la valeur travail lorsqu'on est comptable, entre autre, de 11 mois consécutifs de hausse du chômage !




Nicolas Sarkozy après avoir nié avoir parlé de fête du vrai travail pour finalement reconnaître son utilisation hier, à l'émission Des paroles et des Actes, affirmant que : « ce n'était pas une expression heureuse » sera donc présent le 1er mai place du Trocadéro pour défier les syndicats de salariés.

Il est à peu près certain qu'il y parlera des assistés et des chômeurs faignants qui ne se ruent pas sur les milliers d'emplois qui ne trouvent pas preneurs. Et on y célèbrera la valeur travail tout en assénant que : « Nicolas Sarkozy est le seul à proposer des mesures puissantes pour faire reculer le chômage »

Mesures qui sont décrites avec « délice » par Jean-Christophe Le Feuvre CEO de PIANA HR Group et auteur de « Faut-il jeter le Code du travail aux orties ? »
« (...) Il suffirait par exemple d’ouvrir la base de données de Pôle Emploi aux recruteurs pour véritablement permettre à l’offre et à la demande de se rencontrer ! Ou encore favoriser le retour à l’emploi en permettant aux chômeurs de percevoir 100% de leur salaire pendant 12 mois au lieu de 50% pendant 23 mois. Voilà de vraies mesures qui relanceraient le marché de l’emploi en France ! (...) Une bonne idée à explorer est celle du « contrat unique » de travail, moins protecteur que le CDI mais plus avantageux que le CDD. Mais si dans celui-ci, l'employeur peut le rompre, sans justifier de motifs économiques ou disciplinaires, en s'acquittant seulement d'indemnités de licenciement en fonction de l'ancienneté du salarié, cela va favoriser la précarité de l’emploi (...) »

On brandira également les accords compétitivité emploi « merveille des merveilles » qui permettraient de faire varier le temps de travail et les salaires en fonction du carnet de commande, alors que : « (...) les dirigeants et actionnaires ne seront pas contraints de faire le même effort que les salariés (...) Au final, les entreprises pourraient donc baisser les rémunérations pour augmenter leur profit ! (...) »

Et enfin, on devrait y fustiger les 4,582 millions chômeurs, dont 1 336 200 sont imputables aux quinquennat, tout en expliquant que leur formation, suivie d'une offre d'emploi non négociable, résoudra en deux temps trois mouvement le problème.

Dans le même temps, dans toute la France, les syndicats CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA organiseront des défilés, et seront porteurs de revendications, bien éloignées du meeting d'un Président candidat, qui les accuse de faire de la politique mais ne trouve pas anormal que le Medef soutienne son action et ... sa candidature !

Ce 1er mai, comme les autres, restera la fête des salariés. Le meeting du Président candidat ne trompera personne. La fête du « vrai travail » quant à elle sombrera dans l'oubli, ce qui est toujours le sort réservé aux contrefaçons !

Carte de France des manifestations et défilés du 1er Mai

13 avril 2012

Formation des chômeurs : Le rapport que le Président candidat voudrait oublier !

Nicolas Sarkozy avait chargé Gérard Larcher l'ancien président du Sénat d'un rapport sur la formation. Or sa présentation à la presse a été annulée pour cause de divergences profondes avec les idées du Président candidat !

En février 2012, Nicolas Sarkozy fidèle à son adage : « les droits ne vont pas sans devoirs » proposait, afin de lutter contre le chômage, de soumettre à référendum l'obligation pour les chômeurs de suivre une formation qualifiante, puis d'accepter la première offre d'emploi correspondant au métier pour lequel il aura été nouvellement formé.

Bien que, faisait remarquer le blog Question(s) Sociale(s) les contours de cette obligations soient mal définis puisque : « (...) définie par un mystérieux "comité national" (?) qui, avec des chefs d'entreprise et des syndicalistes, identifiera les secteurs d'avenir créateurs d'emplois (...) » et que de nombreuses voix s'élevaient pour expliquer que la formation n'est pas la panacée contre le chômage, l'idée continuait de faire son chemin, tant dans le discours du Président candidat que dans celui de l'UMP.

Dans la foulée, Nicolas Sarkozy chargeait Gérard Larcher l'ancien Président UMP du Sénat, d'un rapport : « (...) sur une refonte « radicale » de la formation professionnelle, en vue de réorienter vers les chômeurs une partie des 30 milliards dépensés chaque année (...) »

Rapport qui a été remis le 6 avril dernier à Nicolas Sarkozy et qui porte le nom de : « La formation professionnelle : clé pour l'emploi et la compétitivité »

Et là, surprise : La présentation à la presse a été annulée !

Selon le secrétaire général de l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis) devant laquelle devait être présenté le rapport : « cette annulation serait due à un désaccord entre Gérard Larcher et le chef de l’État sur les mesures préconisées »

La Gazette des Communes nous donne quelques explications sur cet escamotage médiatique

« (...) le rapport Larcher ne reprend pas du tout les principales propositions du candidat Nicolas Sarkozy pour un éventuel prochain mandat (...) Gérard Larcher n’évoque à aucun moment la question d’un référendum sur l’indemnisation et la formation des demandeurs d’emploi. Il ne propose pas non plus d’obliger ces derniers à accepter une offre d’emploi après avoir suivi une formation (...) Personne ne doit être pénalisé si une formation dûment suivie ne débouche pas sur un emploi faute d’emploi effectivement disponible (...) L’ancien président du Sénat ne semble pas non plus penser que la formation soit la solution miracle face au chômage (...) »

Bilan : « le sénateur prône simplement « une meilleure coordination des acteurs » et « une simplification des structures »… Et la Gazette des Communes de conclure : « Nul ne sait ce que va devenir cet énième rapport. Mais tout ça pour ça… »

En clair, une proposition mal fagotée, ayant abouti à une perte de temps pour plus de 5 millions de personnes inscrites à Pôle Emploi, qui, s'ils elles ont échappé provisoirement à un dispositif incohérent, n'ont toujours pas de solution en vue à court ou moyen terme.

Chapeau les artistes conseillers du « Président courageux et qui protège » !


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Rue89

12 avril 2012

Usine PSA d'Aulnay s/Bois : Les impossibles promesses du Président candidat ?

Nicolas Sarkozy a reçu à son QG de candidat une délégation de salariés PSA d'Aulanay s/Bois dont l'usine pourrait fermer. Il s'est engagé à tout faire pour sauver le site. Or ce pseudo sauvetage dure depuis juin 2011 !

Contrairement aux salariés d'ArcelorMittal Florange qu'il exigeait de recevoir à l'Elysée, les salariés de l'usine PSA d'Aulnay s/Bois, en Seine Saint Denis, ont été reçus par Nicolas Sarkozy à son QG de campagne. Et pourtant, leurs problèmes se ressemblent puisque dans les deux cas, ils risquent de voir disparaître leur outil de travail.

Que leur a t-il promis ?

Il s'est engagé : « (...) à organiser une réunion tripartite entre la direction de PSA, les syndicats et le ministre de l'Industrie Eric Besson (...) » Ajoutant : « Je me suis engagé à voir le président de PSA et à tout faire pour qu’on puisse sauver le site d’Aulnay »

Au delà de la réaction que certains classeront dans la catégorie ... opportuniste, il est utile de rappeler que ce volontarisme aurait pu faire son effet depuis un certain temps. En effet, le gouvernement est en contact avec la direction de l'entreprise depuis juin 2011, suite à la présentation par la CGT du groupe PSA d'un document indiquant une fermeture envisagée du site en 2014 !

A cette époque, Eric Besson n'hésitait pas, après avoir rencontré le patron de PSA, à déclarer : « Je suis rassuré (...) Philippe Varin m’a indiqué l’inverse de ce qu’a dit la CGT hier et m’a montré le document de travail sur lequel le syndicat a fondé son intervention. Le président du groupe m’a expliqué que c’était là un document de travail qui n’avait pas eu d’application opérationnelle et qui n’avait donc pas été suivi d’effet (...) » Néanmoins, le patron de PSA ne cachait pas à la presse que des études sur le devenir du site étaient en cours.

Le 26 octobre 2011, nous apprenait Le Point : « Le ministre de l'Industrie, Éric Besson, va s'entretenir avec le président du directoire de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, alors que le constructeur automobile pourrait supprimer 5 000 emplois en Europe »

Le 18 novembre 2011, Philippe Varin était reçu par Nicolas Sarkozy à l'Elysée ... pendant 1/2 heure. Selon un communiqué de la présidence : « le patron de Peugeot-Citroën avait affirmé au chef de l'Etat, que son plan ne comporterait aucune mesure de licenciements, ni mesure d'âge et ne remettra pas en cause l'empreinte industrielle du groupe en France (...) »

Pour en arriver aujourd'hui à la réception des représentants des salariés de l'usine PSA au QG de campagne du Président devenu candidat. Ceux-ci étant venu selon leurs propres mots de : « mettre le président-candidat devant ses promesses», rappelant que Sarkozy s'était engagé en octobre « à prendre le dossier de l'emploi d'Aulnay en main »

Et cette fois-ci plus question de gagner du temps, comme l'a expliqué le délégué CGT : « (...) Des paroles, on en entend beaucoup, mais les paroles s'envolent, nous on veut des garanties écrites. On joue notre peau »

Mais il ne fait nul doute que le Président candidat, qui aura déclaré pendant cinq ans « aimer les usines », va leur prouver son attachement en téléphonant au patron du groupe PSA puis, s'engager par écrit sur l'avenir de l'usine d'Aulnay S/Bois ...


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Libération

29 mars 2012

ArcelorMittal Florange : Marcher pour ne pas mourir !

Abandonnés à leur sort par le Président candidat, une vingtaine de salariés de de l'aciérie ArcelorMittal de Florange vont marcher jusqu'à Paris pour expliquer pourquoi ils ne veulent pas mourir comme leurs hauts-fourneaux !

Les salariés des hauts fourneaux d'ArcelorMittal n'auront pas eu la chance de voir le Président candidat trouver dans son répertoire téléphonique un ami industriel prêt à investir pour sauver leur emploi ! Tout ce qu'ils auront obtenu du Président candidat, c'est de la méprisance et ... des gaz lacrymogènes !

Devant tant de sollicitude, une poignée de salariés de Florange ont décidé de se lancer dans une marche sur Paris, décrite, entre autre par le Télégramme : « (...) Vêtus de survêtements bleus sur lesquels on pouvait lire « L'acier lorrain vivra », une vingtaine de métallos ont entamé vers 9 h mercredi matin une marche de l'acier sur Paris. Elle doit arriver vendredi 6 avril dans la capitale »

Petit détail au combien important, donné par Reuters, qui montre la solidarité envers leur démarche : « (...) Durant leur voyage, les marcheurs, auxquels des commerçants mosellans ont offert paires de chaussures et matériel de randonnée, seront accueillis par les communes ou communautés de communes des villes étapes (...) »

Quel est le sens de leur démarche ?

Tout d'abord : Expliquer aux populations la situation de leur outil de travail et de leur avenir : « Nous marchons dans l'espoir de pouvoir sauver les 5.000 emplois de Florange en expliquant aux populations la situation de notre usine (...) »

Quels sont les endroits où vous pourrez leur manifester votre soutien ?

Landres (Meurthe-et-Moselle), Belleville-sur-Meuse (Meuse), Sainte-Menehould (Marne), Fagnière (Marne), Epernay (Marne), Château-Thierry (Aisne), La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne), Meaux (Seine-et-Marne) et Bobigny (Seine-Saint-Denis)

Pour leur arrivée à Paris, Bernard Lavilliers et le groupe Zebda ont décidé d'organiser un concert en leur honneur, au pied de la Tour Eiffel, réalisée avec l'acier forgé en Lorraine.

Acier qu'on risque bien de ne plus faire couler puisque la direction d'ArcelorMittal se réfugie derrière un bien mince argument : Les hauts fourneaux redémarreraient dès que la conjoncture économique le permettrait !

Même si les beaux esprits et économistes libéraux nous expliqueront certainement que la mondialisation nous est profitable et qu'il est souhaitable de s'adapter constamment, il est inadmissible de nous abreuver de discours sur la valeur travail et sur le produire en France et de laisser mourir une fois de plus un savoir-faire exercé par des ouvriers ultra qualifiés !

La marche des salariés de Florange n'est pas qu'un symbole, c'est une tentative peut être désespérée mais courageuse, pour ne pas voir mourir tout avenir qui s'éloigne pour des régions entières. Ils marchent pour stigmatiser des années d'incompétence des pouvoirs de droite qui se sont succédés. Et enfin, ils marchent pour tous ceux qui craignent pour leur emploi et celui de leurs enfants !

Bonne marche les gars et rendez-vous à la Tour Eiffel !


Crédit photo
Blog CFDT Gandrange

26 mars 2012

Chômage : Connaissiez-vous la « baisse tendancielle de la hausse » ?

Nicolas Sarkozy a remplacé Xavier Bertrand pour annoncer la tendance des chiffres du chômage. Sachez que pour février le candidat président a annoncé une « baisse de la hausse » .... bien artificielle !

Que serait la politique française sans les éléments de langage ? C'est la question qu'on peut se poser en prenant connaissance des derniers propos du Président candidat sur France Info qui a tenu sur les chiffres du chômage de février.

Ceux-ci, selon le Président candidat : manifesteront une amélioration de la situation avec une baisse tendancielle de l'augmentation du nombre de chômeurs (Vidéo à 16'50). Néanmoins, pour connaître le chiffre exact de cette : « augmentation assez modérée », il faudra attendre ce soir.



Ce qui signifie tout simplement que le chômage est encore en hausse ! Et que le Président candidat a omis de signaler lors de son interview que son gouvernement s'est rué sur les emplois aidés, comme l'expliquent Les Echos : « (...) ces emplois subventionnés par l'État pour faciliter l'insertion de certains demandeurs d'emploi. Alors que le gouvernement Fillon avait d'abord cherché à les réduire nettement, il a augmenté depuis 2009 l'effort. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a fixé, fin décembre, à ses services l'objectif de réaliser sur la première moitié de l'année les deux tiers des 340 000 contrats budgétés pour 2012 (...) »

Ce qui est confirmé par la directrice d’une agence Pôle emploi qui confiait : « consigne de faire des contrats aidés » et « de les renouveler systématiquement » alors que ces contrats « sont normalement destinés à ceux qui sont les plus éloignés de l’emploi »

Compte tenu que les chiffres communiqués ne correspondront, une fois de plus qu'à la catégorie A, il faudra donc être attentif à toutes les autres catégories, notamment à ceux de la catégorie E : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés)

Sans oublier bien entendu ceux des catégories

B : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;
C : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. de plus de 78 heures au cours du mois) ;
D : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (en raison d’un stage, d’une formation, d’une maladie…), sans emploi ;

L'ensemble devrait confirmer que la baisse de la hausse n'est aucunement liée comme l'affirme le Président candidat à : « (...) une reprise économique sensible depuis que nous avons essayé de résoudre la crise financière de la Grèce (...) » mais bel et bien une astuce que tous les gouvernements en place ont essayé un jour ou l'autre à l'approche d'élections majeures !

Désolé, Monsieur le Président, mais il faudra trouver autre chose ...


Crédit montage
Sarkozynews

23 mars 2012

Dépassements d'honoraires : Les petits cadeaux électoraux de Xavier Bertrand

Xavier Bertrand n'aura tenu aucun compte du refus des mutualistes et des syndicats de salariés en ce qui concerne les dépassements d'honoraires. Le nouveau secteur optionnel va créer un effet d'aubaine et une augmentation des cotisations des assurés ... à 30 jour du premier tour de la présidentielle !

Le 2 novembre 2011, Slovar vous informait de l'adoption d'un amendement défendu par Xavier projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2012 qui instaurant le secteur optionnel.

Avec la plus grande des discrétions, le ministre vient de faire publier au JO un décret et un arrêté instaurant l'option de coordination renforcée qui oblige les assureurs et mutuelles à rembourser aux patients des dépassements d’honoraires plafonnés à 50 % au-dessus du tarif Sécu en ce qui concerne il concerne trois spécialités : la chirurgie, l’anesthésie-réanimation et la gynécologie-obstétrique

Vers un grand krach sanitaire ?

C'est assez probable dans la mesure où après le doublement de la taxe sur les contrats de santé solidaires et responsables des complémentaires santé, qui devrait, selon la Mutualité française, entraîner une hausse des tarifs de 4,7% en moyenne en 2012, on voit mal les assureurs et mutualistes ne pas répercuter, une fois de plus, la nouvelle obligation de remboursement !

Quelle efficacité sur la hausse permanente des dépassements d'honoraires ?

Visiblement aucune expliquent les organisations de consommateurs qui expliquent : « (...) les médecins pratiquant de gros honoraires en secteur 2 avec une bonne clientèle n'ont aucun intérêt à passer dans le secteur optionnel. Quant à ceux qui dépassent peu vont augmenter leurs prix puisqu'in fine, le dépassement sera pris en charge par les mutuelles (...) »

Ce que la Mutualité française qualifie, à juste titre, comme un formidable effet d'aubaine !

Plus précisément détaille Le Monde, cité par la Mutualité française : « (...) Avec ce dispositif, les mutuelles et les associations de consommateurs craignent que dans les grandes villes et les régions où les dépassements d'honoraires sont élevés (Paris, Paca, Rhône-Alpes…), le plafond de 50% du tarif opposable ne soit trop bas pour attirer les candidats, et que dans les zones où les tarifs du secteur 2 étaient peu élevés, les médecins ne soient tentés d'augmenter leurs prix jusqu'à 50% (...) »

Ajoutons à celà, que Selon Le Monde : « (...) le ministre de la Santé ne compte pas s'arrêter là et pourrait faire publier, avant la présidentielle, un nouveau décret, qui obligerait cette fois les complémentaires à prendre en charge les dépassements plafonnés à 20% des autres spécialités (...) »

Conséquence

Une nouvelle pénalisation de la santé des français qui ne disposent pas de complémentaire santé que UFC Que Choisir chiffre de façon précise : « cela signifiera que les 4 millions de Français dépourvus de complémentaire devront assumer seuls le poids écrasant de ces nouveaux dérapages tarifaires »

Face à cette décision de Xavier Bertrand, les syndicats de salariés et la Mutualité française réclament :

« un strict encadrement des dépassements d’honoraires comme première mesure d’urgence ;
- L’ouverture immédiate de négociations avec l’ensemble des acteurs concernés pour fixer une juste rémunération des actes médicaux »

Mais il est plus que probable, compte tenu de l'urgence avec laquelle cette mesure a été prise, que le ministre reste sourd à ces demandes et préfère sacrifier la santé d'au minimum 4 millions de français, afin d'obtenir le vote massif du corps médical pour le président candidat !


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Le Monde

23 décembre 2010

Présidentielle de 2012 : Le Groupe Bolloré aux mannettes ?

Séguéla, Vice-Président de Havas (groupe Bolloré) soutien Nicolas Sarkozy pendant que Fouks Co-Président Exécutif d'Euro RSCG Worldwide (groupe Bolloré) s'occupe de l'image de DSK. A terme, un seul vainqueur ... le Groupe Bolloré ?

Alors que Jacques Séguéla, Vice-Président de Havas vient d'affirmer son soutien pour 2012 à Nicolas Sarkozy sur Public Sénat , Stéphane Fouks Co-Président Exécutif d'Euro RSCG Worldwide, lui, s'occupe déjà de l'image de DSK et pourrait bien piloter sa campagne au cas où il serait candidat.

Décryptage

" (...) Jacques Séguéla a estimé mercredi que Dominique Strauss-Kahn, favori dans les sondages pour être candidat du PS à la présidentielle de 2012, allait devoir "choisir entre être un homme de droite ou être un homme de gauche (...) Le publicitaire n'a pas caché que le président Sarkozy avait ses faveurs, en vantant sa politique. Il a évoqué le fait que "le chômage était stabilisé depuis six mois". "Le père Noël est arrivé!" (...) Il a fait valoir que "si on attaque cette année avec un chômage qui, pas à pas baisse, alors la France va s'en sortir et Nicolas a toutes ses chances" pour être réélu en 2012 (...)

Question : L'engagement et les propos de Jacques Séguéla sont-ils tenus à tite individuel ou en tant que Vice Président d' Havas ? Et indiquent-ils qu'une de ses agences ou filiales pourrait prendre en charge tout ou partie de la communication de Nicolas Sarkozy pour la campagne de 2012 ?

Mais dans ce cas, pourrait-il conserver les contrats qui lient Euro RSCG au FMI et à Dominique Strauss-Khan ?

Car, comme l'explique Le Point : " (...) Strauss-Kahn est proche de Stéphane Fouks, patron d'Euro RSCG (groupe Bolloré) (...) L'agence s'occupe du FMI pour l'Europe et l'Afrique. Salariée d'Euro RSCG, Anne Hommel, ex-attachée de presse de DSK, assure la communication du FMI dans ces pays (...) et le Monde de préciser : " (...) candidat ou non, "DSK" se préoccupe de ses intérêts en France, qu'il a confiés en grande partie à Stéphane Fouks, président exécutif de cette influente agence de communication parisienne "

Qu'en pense Vincent Bolloré, le : " Président du Conseil d'Administration de Havas, propriétaire de l’institut de sondage CSA, de la chaîne de télévision Direct 8, des quotidiens gratuits Direct Soir et Direct Matin Plus et de la SFP (...) Et qui au travers d'une de ses filialles (29,8%) : AEGIS a remporté un : " contrat de 120 millions d’euros par an passé par le gouvernement pour des prestations de «conseil média, achats d’espace, et montage de partenariats médias» pour les exercices 2011 et 2012 (...) " Libération Et, dont tout le monde connaît les liens, qu'il entretient avec Nicolas Sarkozy ? Nul ne le sait pour l'instant !

En attendant, de connaître la position et les choix du groupe Havas pour la présidentielle de 2012. On ne peut pas dire que Euro RSG ait eu la main heureuse, pour sa dernière campagne de communication présidentielle. En effet, c'est elle qui s'occupait de celle de ... Laurent Gbagbo !

Et si affirme Jacques Séguéla (...) Euro RSCG avait "stoppé" toute "collaboration" avec ce dernier "dès les premiers incidents", on pourra s'étonner du fait qu'un groupe comme Havas ait pu à cette occasion travailler ... gratuitement !

" (...) Comme on lui demandait si cela rapportait de l'argent à l'agence, il a répondu par la négative. " C'est un conseil permanent donné à un président comme on en donne à beaucoup et tant qu'il est président normalement élu, c'est tout à fait normal qu'il ait des consultants (...) "

Avant d'avouer les vraies : " raisons pour lesquelles Euro RSCG s'était engagé dans la campagne électorale de Laurent Gbagbo (...) Parce que Vincent Bolloré a des intérêts en Afrique, dans toute l'Afrique - c'est le plus gros investisseur français, je crois que c'est le plus gros investisseur européen en Afrique - et que de longue date il a toujours conseillé Gbagbo (..) " - Le Monde

Propos sans détours, mais assez inquiétants, en ce qui concerne le futur "coaching "des candidats qui choisiraient Havas pour l'élection française de 2012, vous ne croyez pas ?

23 août 2010

Sondages : La Gauche retrouve des couleurs pour 2012 !

La gauche serait plus crédible si elle dirigeait la France et serait en en mesure de gagner en 2012. C'est sont les réponses à des questions, posées aux français, par deux études récentes.

IFOP pour Dimanche Ouest France : " .... / ... le baromètre réalisé par l’Ifop pour Dimanche Ouest France fait état d’une nette amélioration de l’image du Parti socialiste auprès de la population française, ... / ... Une majorité des Français (51%) estime désormais que le Parti socialiste s’oppose suffisamment au gouvernement. Les critiques émises à propos du projet de réforme des retraites mais aussi vis-à-vis de la politique sécuritaire du gouvernement semblent avoir porté leurs fruits. Le Parti socialiste gagne en effet 11 points sur cette dimension depuis l’année dernière et n’avait pas enregistré de score aussi élevé depuis 2005. 49% des Français jugent que le Parti socialiste est proche des préoccupations des Français (+8 points par rapport à l’année dernière. L’amélioration de l’image du Parti socialiste rejaillit sur ses dirigeants : 39% des personnes interrogées considèrent que le parti a des dirigeants de qualité (+8 points), les querelles de personne ayant effectivement eu moins d’acuité cette année après la reprise en main du parti par Martine Aubry ... / ... " - Source IFOP - Résultats complets de l'Etude

Le Monde lui fait référence à une étude encore plus récente de VIVAVOICE pour Libération dont les conclusions sont assez proches de celles d'IPSOS : " Le souhait d'un retour de la gauche au pouvoir "s'explique, en premier lieu, par la défiance des Français à l'encontre du président de la République", crédité d'une "popularité de 34 % seulement ... / ... Ainsi, les Français font bien plus confiance "au Parti socialiste et à ses dirigeants" qu'à "Nicolas Sarkozy et à la majorité" pour "trouver des solutions efficaces pour le financement des retraites" (50 % contre 29 %), pour l'emploi (49 % contre 27 %) et pour "respecter la morale en politique" (44 % contre 23 %) ... / ... "

Qui fait la course en tête, alors qu'à part manuel Valls, personne ne s'est officiellement déclaré au PS ?

" Dominique Strauss-Kahn est plébiscité à 44 % pour être le prochain président, loin devant Martine Aubry (31 %) et Ségolène Royal (25 %) ou de l'actuel locataire de l'Elysée (24 %). Suivent François Hollande (21 %), François Bayrou (18 %) et Eva Joly, d'Europe Ecologie (16 %), laquelle obtient "un bon score compte tenu du caractère très récent de son implication officielle en vue de la présidentielle", note François Miquet-Marty, directeur associé de l'institut ... / ... " - Source Le Monde

Et il va en falloir des idées à tous ces postulants, pour conquérir les français, notamment dans le domaine de l'emploi, qui reste leur première préoccupation !

En juillet 2010, TNS Sofres publiait son " baromètre des préoccupations des Français " qui lisait-on ?

" ... / ... la préoccupation pour le chômage ne faiblit pas et reste en tête de notre baromètre (74% de citations, -1 point) alors qu’un nouveau record d’inquiétude est atteint sur le financement des retraites (58%, +2 pts) ... / ... "

Cette préoccupation est encore plus clairement exprimée dans une étude IPSOS du 18 août 2010 " Une PME sur quatre réduit ses effectifs "

" .. / ... Selon les « petits patrons » interrogés, les effectifs sont en baisse dans une PME sur quatre, et même près d’une sur deux dans le secteur industriel. Les temps sont particulièrement durs pour les seniors, qu’on n’embauche quasiment plus depuis un an ... / ... On reste chez les petits patrons français dans des niveaux de pessimisme rarement mesurés :

43% d’entre-eux ne sont pas satisfaits du niveau de production de leur entreprise,
46% ne sont pas satisfaits de l’activité commerciale,
52% s’inquiètent pour leur trésorerie. L’investissement est en berne, avec des achats d’équipements qui baissent dans plus d’une PME sur trois (37%).

Quant à l’emploi, la situation est dramatique :

un patron sur quatre (26%) indique une baisse du nombre de salariés dans son entreprise, contre 61% qui déclarent des effectifs stationnaires et 13% « en hausse ».

L’industrie souffre le plus, avec des effectifs en baisse dans 45% des PME, près d’une sur deux. ; les services sont un peu moins touchés (effectifs en baisse dans 18% des sociétés) ... / ... A noter par ailleurs qu’on n’embauche quasiment plus de seniors : seulement 1% des dernières personnes recrutées ont plus de 50 ans (contre 45% dans la tranche 15-29 ans et 53% dans la tranche 30-49%) ... / ... Les petits patrons restent enfin sévères sur les efforts du gouvernement en matière d’aide aux entreprises, « peu efficaces » pour 79% d’entre-eux. ... / ... " IPSOS résultats complets

Au-delà de la satisfaction qu'on doit ressentir à gauche, ce sont bien dans les domaines de l'emploi et du social que les français attendent un réel changement par rapport à l'action de Nicolas Sarkozy et de sa majorité !

Néanmoins, dans la mesure où il n'existe pratiquement aucune chance de voir Nicolas Sarkozy dissoudre l'assemblée nationale ou même démissionner avant le RDV de 2012 ... ou changer de politique. Il va falloir continuer à s'opposer de la façon la plus ferme qui soit : De l'opposition à la victoire, le boulot ne fait que commencer !

09 mai 2007

Présidence modeste

« Je suis le candidat du peuple et non celui des media, des appareils, … »

« J’ai besoin de tous les sans grade, tous ces anonymes, tous ces gens ordinaires … auxquels on ne fait pas attention, que l’on veut pas écouter … »
Nicolas SARKOZY

Le yacht de luxe "Paloma" est un navire de 60 mètres disponible à la location pour 173.000 euros par semaine en basse saison (plus de 193.000 euros en haute saison), selon deux sites de location de yachts de luxe. D'après le site en ligne du magazine "Capital", ce yacht construit en 1965 par un chantier naval japonais appartient à l'homme d'affaires Vincent Bolloré, qui l'a racheté et rénové en 2003.

Sans commentaire !!!

Sources
REWMI

30 avril 2007

Venez à moi les sans grade et oubliés de la nation !!!!

« Les hommes apprendront-ils jamais que la politique n’est pas la morale, et qu’elle s’occupe seulement de ce qui est opportun ? »

Cette citation de Henry David THOREAU colle bien au dernier meeting de Nicolas SARKOZY au POPB de Bercy.

Florilège de déclarations :

« Je suis le candidat du peuple et non celui des media, des appareils, … » « J’ai besoin de tous les sans grade, tous ces anonymes, tous ces gens ordinaires … auxquels on ne fait pas attention, que l’on veut pas écouter … »
Décidément très en verve, le candidat dénonce :

L’état des prisons et la solitude des personnes âgées. Il déclare vouloir être le porte parole de ces malheureux que la vie à brisés … »

Il ajoute : « A chaque femme martyrisée dans le monde, je veux que la France offre sa protection en lui donnant la possibilité de devenir française »

Avant de faire venir avec lui sur scène les sans grades et malheureux venus le soutenir. A savoir :

Arthur, Christian Clavier, Jean Reno, Charlotte Rampling, Stéphane Collaro, Henri Leconte, Rika Zaraï, Henri Salvador, Richard Virenque, Philippe Candeloro, Carlos, Bigard et la famille Hallyday.

Qui sont comme chacun le sait des nécessiteux, des sans grade et oubliés de la nation !!

Jacques CHIRAC avait dit-on l’habitude de dire « Plus c’est gros et plus ça passe » Nicolas SARKOZY se montre en la matière un élève brillant.

Savez-vous où se trouvait Nicolas SARKOZY depuis 5 ans ?

Si certains l’ont oublié, il se trouvait bien en France avec le grade de N°2 du gouvernement.

Savez vous quel parti était majoritaire dans les assemblées ces dernières années ?

L’UMP mouvement dont le candidat SARKOZY est le président.

Mais alors, allez-vous me dire, si L’UMP et le candidat SARKOZY avaient les moyens de s’occuper des sans grades, malheureux, détenus et autres personnes âgées, pourquoi ne l’ont-ils pas fait ?

Pourquoi le candidat s'oblige à renier ses liens avec les groupes BOUYGUES, LAGARDERE ou DASSAULT dont les patrons ou propriétaires sont des amis intimes ou politiques ?

Ces groupes qui détiennent la quasi totalité des media seraient-ils moins fréquentables le temps d’un meeting ?

Y aurait-il quelques défauts dans ce discours humaniste qu’aurait pu déclamer JAURES ?

Oui, car, même en cherchant bien, on ne voit pas vraiment trace pendant la durée du quinquenat de mesures hardies et ciblées pour les populations les plus exposées socialement. On ne trouve pas non plus de la part de l'UMP de mouvements d'indignation collectifs pendant cette période.

Par contre, on a clairement le souvenir des déclarations sur les « abus » des Rmistes et les divers privilégiés de l’assistanat.

On ne s'est pas bousculé, à l'UMP, à l'exception notoire de Christine BOUTIN pour l’amélioration de la condition des détenus en France. On se souvient par contre de la détermination d'un grand nombre de ses élus à les remplir sans autre forme de procès.

Quant à offrir la nationalité française à toute femme martyrisée, les nombreuses expulsions de femmes étrangères ayant quitté leur pays pour des raisons de guerre ou de souffrance, elles pourront toujours regretter d’être venues trop tôt !!!

Alors cynisme ou éloquence ?

Je serai tenté de répondre ce que le maître formateur de Nicolas SARKOZY a appliqué toute sa vie politique durant : « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient »

En votant dimanche, pensez-y !!

Crédit photo et liens
RSR.ch
Le Parisien
L'expansion
WIKIPEDIA

26 avril 2007

Présidentielle : Les employeurs posent leurs conditions ?

Dans un communiqué publié ce jour, les confédérations et syndicats d’employeurs la CGMPE, le MEDEF et l’UPA posent leurs conditions aux 2 derniers candidats en lice pour la présidence de la république.

Bien que plusieurs études ait montré que plus de 75% des employeurs privilégiaient Nicolas SARKOZY comme candidat idéal, les syndicats et organisations d’employeurs cherchent à montrer qu’ils restent ouverts quant au choix du meilleur pour diriger notre pays.

Quelle sont les revendications exprimées dans ce communiqué ?

Le coût du travail, bien que limité du fait des allègements de charges, reste supérieur de 10% au coût moyen du travail européen. Il s’agit là d’un frein majeur à l’emploi et au développement de nos entreprises. Le financement actuel de la protection sociale, essentiellement assis sur les revenus du travail, confisque, pour partie, la création de richesses, au détriment de l’évolution du pouvoir d’achat.

Baisser les charges sociales est donc la première priorité des entreprises.

Et revoilà l’éternel couplet des charges sociales. Depuis Yvon GATTAZ, c’est le serpent de mer qui pénalise la France. Les gouvernants qui se sont succédées ont systématiquement baissé ces charges tout d’abord en échange de création d’emplois qui ne sont jamais venues, puis depuis quelques années au nom de la compétitivité.

Il faut noter au passage que la demande de diminution des charges sociales n’est pas revendiquée pour les salariés.

Il faut donc conclure qu’une nouvelle baisse se répercutera immédiatement sur la protection sociale, les retraites et l’assurance chômage qui sont financées par les charges . Ce qui permettra de remettre sur « le tapis » l’introduction de la concurrence des assurances privées et caisses de capitalisation avec les régimes obligatoires.

Il ne fait nul doute que les plus chauds partisans de cette refonte du modèle social français concerne au premier chef des adhérents des organismes signataires du communiqué.

Dans un contexte d’économie globale, les 35 heures ont nui gravement à la compétitivité de nos entreprises et ont bridé les salaires en rendant difficiles les heures supplémentaires.

Laisser les branches professionnelles ou les entreprises organiser le temps de travail par la négociation, est la deuxième priorité des entreprises.

Qui sait que la grande majorité des TPE n’ont jamais appliqué les 35H00 et que pourtant la modération salariale y a été appliquée comme dans les entreprises ayant signé des accords ?

Les lois FILLON ont permis aux entreprises la plus grande souplesse dans les heures supplémentaires mais n’en ont pratiquement pas fait usage compte tenu de la faible activité et de la mauvaise santé des carnets de commandes.

Qui peut croire que l’abolition des 35H00 donnerait tout à coup une relance à l’économie française au point de faire appel aux heures supplémentaires ?

Ernest-Antoine SELLIERES qualifiait les 35H00 "d’idéologiques". La demande de leur suppression est également une revendication idéologique.

On aurait toutefois que CGPME, MEDEF et UPA nous signalent que dans ce cas, ils acceptent de discuter de la remise en cause des aménagements horaires concédés par beaucoup de salariés et bien entendu de la fin de la modération salariale.

Suivent deux autres revendications sur :

La formation qui passe par un droit d’ingérence dans l’éducation nationale (création d’un service indépendant de l’orientation)

Le maintien du tissu économique en zone rurale


Ne cherchez pas dans ce communiqué un mot ou une déclaration sur la participation des salariés aux bénéfices ou la mise en application du DIF . C’est d’autant plus dommage que les français ont de plus en plus une mauvaise image de l’entreprise et qu’il est indispensable que les salariés cadres comme non cadres soient associés à la marche des leurs entreprises.

Source

Communiqué de presse commun MEDEF CGPME UPA


23 avril 2007

Retour en force ?

Français, en 1995, vous avez réclamé le départ d'Alain JUPPE. En 2005, celui de Jean-Pierre RAFFARIN.

Si vous avez aimé


Si vous avez adoré

Si vous souhaitez qu'ils reviennent en 2007 pour un nouvel épisode de 5 ans ?

Dans ce cas, un seul vote : Nicolas SARKOZY.

Dans tous les autres cas, vous savez ce qui vous reste à faire


Crédit image
TropicalBoy

Ségolène ROYAL a besoin de nous tous

La candidate socialiste est au 2 eme tour.

TOUS les candidats de gauche appellent à une union des électeurs de progrès pour le 6.

Ecouter le discours de la candidate



Aucune alliance avec les perdants mais seulement un grand rassemblement des idéaux et des valeurs qui font la vraie gauche !!!

Nous n'avons passé que la première partie de "l'examen" tout commence maintenant ...

18 avril 2007

Rêve de salariés ?

En fonction des résultats du premier et deuxième tour, les salariés pourraient bien voir leur vie changer.

En effet, il sera peut être bientôt possible de passer voir son employeur pour lui demander courtoisement si l'on pourrait faire quelques heures supplémentaires pour augmenter son pouvoir d'achat. Car, c'est bien connu, ce sont les employés qui décident du nombre d'heures à travailler !!!

Nous vous donnons ci-dessous un photomontage de Facel Vega vous le prouvant


Comment dit le slogan de ce candidat ? : "Tout est possible .."

Avis aux salariés electeurs !!!

Crédit photo
Le blog de Facel Vega

17 avril 2007

Mouvement perpétuel ?

Dans 5 jours, les français qualifieront deux des 12 candidats à la présidentielle. Pour beaucoup, cette campagne aura surtout mis en valeur des petits mots ou phrases au détriment de discours clairs sur la vision que les candidats ont de leur avenir et de celui du pays.

A propos justement de phrases ou bon mots, (si l’on exclut les accusations ou attaques personnelles) sommes-nous certains de l’originalité des déclarations des candidats ou de leurs représentants ?

Afin de s’en rendre compte, nous vous proposons ci-dessous un petit test.

Pourriez vous dire en les lisant à quels candidats pourrait être affectées les citations ou déclarations suivantes ? (réponses en fin de test)

1 - « La France, c'est tout à la fois, c'est tous les Français. C'est pas la gauche, la France ! C'est pas la droite, la France ! Naturellement, les Français comme de tout temps, ressentent en eux des courants. ...Prétendre faire la France avec une fraction, c'est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom d'une fraction, cela c'est une erreur nationale impardonnable … »

2 - « ...c'est sur des éléments d'action, d'autorité, de responsabilité qu'on peut construire l'Europe.
Quels éléments ? Eh bien, les Etats ! Car il n'y a que les Etats qui soient à cet égard valables, légitimes et capables de réaliser. J'ai déjà dit et je répète, qu'à l'heure qu'il est, il ne peut pas y avoir d'autre Europe que celle des Etats, en dehors naturellement des mythes, des fictions, des parades … » "

3 - « Il s'agit que, dans chacune de nos activités, par exemple une entreprise ou une université, chacun de ceux qui en font partie soit directement associé à la façon dont elle marche, aux résultats qu'elle obtient, aux services qu'elle rend à l'ensemble national. Bref, il s'agit que la participation devienne la règle et le ressort d'une France renouvelée »

4- « À chaque recul de la souveraineté populaire, à chaque disparition de la République, correspond un retour en force, franc ou dissimulé, de la justice régalienne. « Dis-moi par qui tu fais juger et je te dirai qui tu es ». Il n’est pas en politique d’axiome plus sûr »

5 - « Quand un régime tombe en pourriture, il devient pourrisseur: sa décomposition perd tout ce qui l'approche »

6 - « Ceux qui se sont sagement limités à ce qui leur paraissait possible n'ont jamais avancé d'un seul pas »

7 - « Vous, nouveaux venus, qui vous plaignez de ce qu'on a pris toutes les places au soleil, si on vous donnait des terres à défricher sans la certitude de les garder, en voudriez-vous à ce prix ? »

8- « Où manque la force, le droit disparaît; où apparaît la force, le droit commence de rayonner »

9 - « Je suis l'homme du rétablissement de l'ordre, et non d'un rétablissement de l'ancien ordre »

10 - Le gouvernement a pour mission de faire que les bons citoyens soient tranquilles, que les mauvais ne le soient pas.

Un traître est un homme politique qui quitte son parti pour s'inscrire a un autre. Par contre, un converti est un homme politique qui quitte son parti pour s'inscrire au votre.



A votre avis, combien de bonnes réponses avec vous obtenu ?





Réponses

1 - 2 - 3 Charles De Gaulle
4 - François Mitterrand
5 - Charles Mauras
6 - Bakounine
7 - Adolphe Thiers
8 - Maurice Barrès
9 - Mirabeau
10 - Georges Clémenceau

Etonnant non ?

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Le Ravi

16 avril 2007

Génétique vs nationalité

Ah, il est beau le duel que se livrent le candidat de l'UMP et celui du FN !!! On vient même à se demander lequel ira le plus loin pour quelques voix supplémentaires.

Afin d'aider les indécis, nous leur soumettons ce dessin de CHARB et espérons que les (e)lecteurs en tireront les conséquences avant le premier tour.

A dimanche dans les urnes !!!!

13 avril 2007

Jaurès aurait-il voté SARKOZY ?

Hier en meeting à Toulouse, rapellant que Jean Jaurès disait : "La nation, c'est le bien du pauvre" et qu'il aurait pu être du côté du peuple en 1936, Nicolas SARKOZY (l'homme qui conteste la génétique et et qui nous appris que s'il est élu, il fera revenir Ingrid BETANCOURT) a autant de crédibilité "que si le pape parlait du stérilet de ma belle soeur" comme disait Pierre DESPROGES.

Lorsque vous affirmez M. SARKOZY que "la gauche a laissé la nation à l'extrême droite", vous oubliez de nous expliquer que vous avez contribué largement à populariser une grande partie de leurs thèses.

Vous oubliez aussi de parler de la "liquidation" du code du travail, du bouclier fiscal, de votre franchise de soins, ... qui sont à venir si vous êtes élu.

Si Ségolène ROYAL a "oublié" Jaurès, vous M. SARKOZY, il ne vous aurait probablement ni serré la main, ni adressé la parole.

Crédit image
Le Placide

Appel contre la "franchise Sarkozy"

Il ne reste plus beaucoup de temps avant le premier tour de la présidentielle. Beaucoup de français semblent ne pas avoir pris de décision quant au choix qu'ils vont faire. La décision des français portera en grande partie sur les choix que feront les candidats face aux enjeux de société majeurs pour les cinq année à venir.

S'il est un domaine dans lequel tous les électeurs sont sensibles c'est bien celui de la santé. Les français sont très attachés à la qualité des soins pour tous.

C'est dans ce contexte de choix que Slovar a décidé de publier "l'Appel contre la franchise" signé à l'heure actuelle par plus de 11 000 citoyens, professionnels de santé ou patients.

Nous nous associons à leur mouvement et leur donnons la parole :

"En matière d’assurance maladie l’UMP et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : l’augmentation des dépenses de santé, ce serait d’abord et avant tout la faute des patients. Il faudrait donc les « responsabiliser », c’est à dire les pénaliser financièrement pour « qu’ils consomment moins », ou, au minimum, pour que « la Sécu rembourse de moins en moins ».

Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de biologie, du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l’assurance maladie n’en a pas été comblé pour autant.

Aujourd’hui Nicolas Sarkozy va plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant que s’il est élu il mettra en place une « FRANCHISE » c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout. Franchise qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au moins dans un premier temps.

Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants des usagers et/ou usagers du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE FRANCHISE :

Franchise = Régression sociale : Dans son principe même une franchise d’un montant identique pour tous « pèsera » différemment selon les revenus. C’est la fin d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée.

Franchise = Menace sur l’accès aux soins des plus modestes :Dans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés ce n’est pas rien… Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la franchise si jamais elle voit le jour. La franchise, c’est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident qu’avait été la création de la CMU.

Franchise = Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique : Pour les « gros consommateurs », c'est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n’y aura pas le choix : il faudra payer. Mais au-dessus du montant de la franchise, ce sera sinon gratuit du moins «comme avant ».
La cible de cette mesure ce sont surtout les petits ou moyens consommateurs qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent justement s’aggraver) et bien évidemment pour les actes de prévention que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. L’inverse d’une politique cohérente de santé publique.

Franchise = Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus modestes.

Franchise = Porte ouverte à l’escalade : Nicolas Sarkozy ne s’en est pas caché, cette franchise sera « modulable » c'est-à-direque « si les dépenses augmentent et si le déficit augmente on pourrait augmenter le montant », et comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la franchise augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la gravité de ses effets pervers.

Nous refusons l’instauration d’une telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.

Rejoignez-nous afin d’exiger des candidats à la présidentielle une clarification de leur position face à cette menace inacceptable sur l’accès aux soins en France."

La vidéo de Nicolas SARKOZY


Photo
Christian Lehmann
médecin généraliste et écrivain
Interview de C. Lehman sur AGORAVOX

Appel contre la franchise
Signer la pétition

Sexy centristes

Pourquoi voter pour François BAYROU ?

Slovar dans le cadre de ses enquêtes s'est procuré des photos qui montrent que la démocratie chrétienne chère à notre ami François n'exclut pas quelques écarts torrides.

Ainsi, après le tee-shirt "révolution orange" (voir cidessous) visiblement destiné à perturber les électeurs mâles,

Nous vous présentons en exclusivité le vrai portrait du candidat de l'UDF, susceptible de perturber les électrices de sexe féminin.

Etonnant non ?

Crédit images et photo
Jeunes UDF
LoboFakes