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23 mars 2018

Lobbying Academy : les formations professionnelles made in Medef

Au Medef, on vient de créer une "Academy" pour former ses dirigeants territoriaux et régionaux aux techniques de lobbying auprès des élus, des médias et des réseaux sociaux. De la politique ? non, de la formation de militants lobbyistes.
 
 
Pierre Gattaz l'a répété lors de la dernière campagne présidentielle : "je ne fais pas de politique". Si cette déclaration a pu, à juste titre faire sourire puisqu'il ajoutait dans la même interview : "Mais je constate que François Fillon a mis l'entreprise au cœur de son programme ..." Donc, le Medef ne fait pas de politique ...

Toutefois, la visite du site du Medef propose un programme de formations qui n'est pas innocent en la matière. On découvre en se connectant sur le site une rubrique "formation professionnelle" sous titrée "Lancement de l’Academy by MEDEF : La formation des militants de l’entreprise"

Que propose cette formation ?

Extrait : "Academy by MEDEF est le nouveau programme de formations lancé en mars 2018 par le MEDEF, pour permettre à tous ceux, entrepreneurs engagés, mandataires, collaborateurs des organisations professionnelles, qui défendent l’entreprise et portent ses valeurs, d’être plus efficaces et de faire gagner les idées du monde entrepreneurial" En bas de page, on découvre un lien vers un document beaucoup plus édifiant que la courte présentation de la page d'accueil.

A qui s'adressent ces "formations professionnelles" ?

"Présidents des MEDEF territoriaux et régionaux et de fédérations professionnelles, mandataires, présidents et membres de commissions, référents économiques ainsi que les délégué généraux et leurs équipes des Medef territoriaux et régionaux et des fédérations professionnelles"

Et qu'y apprend t-on ? La formation est proposée par modules et on y trouve, entre autre : 

Politique

"Visites immersives au Sénat et à l'Assemblée nationale.
Deux   visites   distinctes   pour   un   programme-découverte   exceptionnel   au   cœur   des   deux  chambres   du   parlement   français.   Participation   aux  temps  forts  des  commissions  économiques  et rencontre avec les acteurs parlementaires
"

Médias

"L'atelier média : travailler sa relation avec les médias.
Une  plongée  au  cœur  de  la  rédaction  du  média  l’Opinion, le  quotidien  national  dirigé  par  Nicolas  Beytout,  pour  mieux  comprendre  les  enjeux  des  médias et identifier les points clés  d’une  relation  efficace avec les journalistes
"

Les réseaux sociaux

"L'atelier réseaux sociaux : maîtriser ces outils d'influence.
Les   médias   sociaux   ont   révolutionné   l’accès   à   l’information   et   les   façons  
de   communiquer.   Cet   atelier,   réalisé   chez   Linkedin,   premier   réseau   social   professionnel   mondial,   propose   de   s’approprier   ces   nouveaux   modes   de   communication, d’en comprendre les usages pour partager et diffuser efficacement nos messages
"

A quel endroit se passent ces formations professionnelles ?

Aix-en-Provence à thecamp. Description: "Au cœur de 7 hectares de nature, à la lisière d’Aix-en-Provence et Marseille, les 10 000m2 de bâtiments futuristes dessinés par l’architecte Corinne Vezzoni renvoient aux campements nomades pour leur versatilité et leur symbiose avec l’environnement" nous apprend thecamp. voir description complète de thecamp

Un regret, toutefois, nulle indication de prix sur le document. Mais parler de prix pour une formation professionnelle où l'on apprend à domestiquer les médias, à influencer les parlementaires et distiller la bonne parole du Medef sur les réseaux sociaux, ce serait une faute de goût ...


02 mai 2012

Apprentissage : Le meilleur et le pire expliqué par les apprentis

Si les politiques n'ont pas assez de mots pour magnifier l'apprentissage. Or, on connaissait peu ou pas l'avis des jeunes qui ont fait ce choix. C'est pourquoi l'étude que la Jeunesse ouvrière chrétienne vient de publier est intéressante !






Très longtemps, l'apprentissage a eu mauvaise réputation. En effet, il serait aisé de faire témoigner de très nombreux anciens apprentis, qui au lieu d'apprendre un métier ont passé le balai, ont fait les courses des employeurs, ont préparé les repas ou on servi de baby-sitters. 

Mais, affirment les dirigeants politiques et économiques aujourd'hui tout cela est terminé. D'ailleurs l'apprentissage est représenté par une Nadine Morano : « ministre auprès du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle »  qui en parle avec des larmes d'émotion dans les yeux.

Devant une telle unanimité, nul n'avait jusqu'à présent pensé à demander leur avis aux premiers concernés : Les apprentis. C'est en partie réparé grâce à l'enquête réalisée par La JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne) auprès de 1080 jeunes de 15 à 30 ans, qui organisait hier 1er mai des tables rondes avec des syndicats, des responsables politiques, des employeurs et des jeunes.

Que disent et pensent les apprentis de leur formation, de leur conditions de travail et de vie ?

S'ils reconnaissent que l'apprentissage est une des moins mauvaises solutions pour obtenir un emploi durable. Ils sont : « (...) 68,3 % des jeunes interrogés à penser qu'ils ne sont ni entendus, ni respectés dans la société (...) Et sont 54,2% à considérer qu'ils n’ont pas de bonnes conditions de travail (...) »

En résumé : S'ils sont une large majorité (61,3%) à indiquer que leur formation est passionnante, ils déplorent majoritairement le très faible niveau de rémunération (70%). Et surtout : Ils disent être perçus comme étant des subalternes qui ne comptent pas dans la vie de l'entreprise ou dans la vie sociale et politique. Le fait que les apprentis n'aient aucune représentation officielle n'y est sûrement pas pour rien écrit la JOC.

JOC qui conclut : « (...) Cette enquête inédite montre bien que les campagnes de publicité ne suffiront pas à changer l'image de l'apprentissage. Reconnaissance, salaire, conditions de travail et d'étude, logement (...) sont autant de sujets qui demandent de vrai changements pour que les apprentis soient enfin reconnus à leur juste valeur »

Ce qui ne semble pourtant pas avoir été la préoccupation des parlementaires de l'UMP dont les priorités auront été de déposer une proposition de loi visant à « adapter l'apprentissage aux situations locales ». C'est à dire : « faire sauter l'interdiction pour les jeunes apprentis de travailler de nuit » et ont cherché par deux récents décrets à remettre en place l'apprentissage à 14 ans !

En clair, permettre à l'éducation nationale de se séparer des gamins les plus en difficulté pour les envoyer dans le monde de l'entreprise. Gamins qui risquent de se retrouver dans une impasse sans possibilité de retour. Mais auront fourni une main d'oeuvre temporaire, bon marché, pour certaines entreprises peu regardantes ou ... opportunistes !

 Alors, plutôt que hurler au miracle comme le font le Président candidat et son gouvernement, n'est-il pas plus judicieux de prendre le temps de réfléchir à la condition d'apprenti et son amélioration au lieu de vouloir pratiquer une politique du chiffre qui relève de la communication politique ?

Le résultat de la présidentielle et des législatives qui suivront donneront certainement un début de réponse ....


Crédit photo

13 avril 2012

Formation des chômeurs : Le rapport que le Président candidat voudrait oublier !

Nicolas Sarkozy avait chargé Gérard Larcher l'ancien président du Sénat d'un rapport sur la formation. Or sa présentation à la presse a été annulée pour cause de divergences profondes avec les idées du Président candidat !

En février 2012, Nicolas Sarkozy fidèle à son adage : « les droits ne vont pas sans devoirs » proposait, afin de lutter contre le chômage, de soumettre à référendum l'obligation pour les chômeurs de suivre une formation qualifiante, puis d'accepter la première offre d'emploi correspondant au métier pour lequel il aura été nouvellement formé.

Bien que, faisait remarquer le blog Question(s) Sociale(s) les contours de cette obligations soient mal définis puisque : « (...) définie par un mystérieux "comité national" (?) qui, avec des chefs d'entreprise et des syndicalistes, identifiera les secteurs d'avenir créateurs d'emplois (...) » et que de nombreuses voix s'élevaient pour expliquer que la formation n'est pas la panacée contre le chômage, l'idée continuait de faire son chemin, tant dans le discours du Président candidat que dans celui de l'UMP.

Dans la foulée, Nicolas Sarkozy chargeait Gérard Larcher l'ancien Président UMP du Sénat, d'un rapport : « (...) sur une refonte « radicale » de la formation professionnelle, en vue de réorienter vers les chômeurs une partie des 30 milliards dépensés chaque année (...) »

Rapport qui a été remis le 6 avril dernier à Nicolas Sarkozy et qui porte le nom de : « La formation professionnelle : clé pour l'emploi et la compétitivité »

Et là, surprise : La présentation à la presse a été annulée !

Selon le secrétaire général de l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis) devant laquelle devait être présenté le rapport : « cette annulation serait due à un désaccord entre Gérard Larcher et le chef de l’État sur les mesures préconisées »

La Gazette des Communes nous donne quelques explications sur cet escamotage médiatique

« (...) le rapport Larcher ne reprend pas du tout les principales propositions du candidat Nicolas Sarkozy pour un éventuel prochain mandat (...) Gérard Larcher n’évoque à aucun moment la question d’un référendum sur l’indemnisation et la formation des demandeurs d’emploi. Il ne propose pas non plus d’obliger ces derniers à accepter une offre d’emploi après avoir suivi une formation (...) Personne ne doit être pénalisé si une formation dûment suivie ne débouche pas sur un emploi faute d’emploi effectivement disponible (...) L’ancien président du Sénat ne semble pas non plus penser que la formation soit la solution miracle face au chômage (...) »

Bilan : « le sénateur prône simplement « une meilleure coordination des acteurs » et « une simplification des structures »… Et la Gazette des Communes de conclure : « Nul ne sait ce que va devenir cet énième rapport. Mais tout ça pour ça… »

En clair, une proposition mal fagotée, ayant abouti à une perte de temps pour plus de 5 millions de personnes inscrites à Pôle Emploi, qui, s'ils elles ont échappé provisoirement à un dispositif incohérent, n'ont toujours pas de solution en vue à court ou moyen terme.

Chapeau les artistes conseillers du « Président courageux et qui protège » !


Crédit et copyright photo
Rue89

07 mars 2012

Formation des chômeurs : Démystification d'une proposition de Nicolas Sarkozy

La formation des chômeurs est un des arguments forts de la campagne de Nicolas Sarkozy. Il suffirait de les former pour qu'ils retrouvent un emploi. Ce que conteste le Fongecif, organisme qui finance la formation continue des salariés du privé !

Il est vraiment dommage comme l'explique Catherine Nay dans son livre « l'impétueux » que Nicolas Sarkozy ait été victime d'une épouse malveillante qui a transformé la première partie de son mandat en cauchemar.

Car, s'il n'avait pas eu à subir la fête du Fouquet's et le yacht de Vincent Bolloré, il se serait certainement emparé du sujet de la formation des chômeurs. Mais, il faut dire qu'en 2007, l'objectif était le plein emploi : « (...) je veux dire aux Français, en 5 ans on arrivera à 5% de chômage comme les autres l'on fait, il n'y a aucune façon, aucune raison que l'on arrive pas à ce résultat (...) »

Or, 5 ans plus tard, le nombre d'inscrits à Pôle Emploi a dépassé les 5 millions et ne parvient plus à gérer le flot des licenciés économiques ou issus des ruptures conventionnelles. Alors, fidèle à lui même le Président candidat s'est souvenu d'une décision remontant à juin 2008 : L'offre d'emploi raisonnable qui était selon Laurent Wauquiez : « une offre qui se situe dans un périmètre de 30 km autour du domicile du demandeur d'emploi, et qui correspond globalement à ses qualifications » Celle-ci devant : « réduire, d'ici à 2012, le taux de chômage à 5 % »

Cette lumineuse idée ayant fait long feu, le Président candidat a donc décidé 5 ans plus tard de frapper encore plus fort en proposant de : « forcer les chômeurs à accepter des formations pour s’orienter vers des métiers en tension (restauration, bâtiment…). Il prône un nouveau système dans lequel l’indemnisation ne sera pas une allocation que l’on touche passivement mais une rémunération versée en contrepartie de la formation qu’il devra suivre » nous dit Challenge

Cette proposition immédiatement applaudie par l'UMP a toutefois été remise en cause par plusieurs média économiques au fait qu'il : « (...) est plus facile pour le futur candidat de soupçonner les demandeurs d'emploi de fainéantise (...) » mais, jusqu'à présent, nul n'avait entendu les seuls spécialistes du sujet, à savoir : Le Fongecif, organisme paritaire qui finance la formation continue des salariés du privé et des salariés de l’Afpa qui se sont confiés au journal La marseillaise

Que disent-ils ?

Régis Torreilles, président du Fongecif Paca : « Que l’on arrête de nous considérer comme une vache à lait. Ces propositions reviennent ni plus ni moins qu’à nous pomper les milliards d’euros de la formation professionnelle »

Gérard Goron, directeur du Fongecif Paca de son côté nous explique que le chiffrage de : « 30 milliards d’euros de la formation professionnelle » est assez partial dans la mesure où si : 31,315 milliards d’euros ont effectivement été dépensés en faveur de la formation professionnelle en 2009, ce chiffre inclut les 6,05 milliards d’euros dépensés par les trois fonctions publiques pour la formation de leurs agents. Si bien qu’il conviendrait de parler de 25 milliards d’euros (...) Dans cette enveloppe, les collectes des cotisations des entreprises représentent 13 milliards d’euros, dont 10,70 sont consacrés à la formation des « actifs occupés du privé (...) ». « Et sur ces 10 milliards, 6 sont gérés par les OPCA (Organisme paritaire collecteur agréé) »

En clair, on est loin des 30 milliards d’euros annoncés comme disponibles par le Premier Ministre !

Jean-Claude Labranche, membre de la commission exécutive nationale de la CGT Afpa (Association nationale pour la formation professionnelle des adultes) rappelle au passage que le président-candidat qui érige aujourd’hui la formation des chômeurs comme « une priorité absolue », « n’a eu de cesse de massacrer l’Afpa (...) On est passé de 700 millions d’euros de subvention à ... 10 millions »

Labranche qui réfute l’idée selon laquelle il existerait un stock d’emplois vacants en France « Il y a 4 millions de chômeurs et seulement 300 000 emplois vacants ! Et ce ne sont pas des stocks d’emplois identifiés, mais seulement des personnes qui viennent de quitter leur emploi »,

Sans oublier, tout simplement, que : « Tout le monde n’a pas besoin d’une formation » et comme le dit judicieusement Jean-Claude Labranche : « la formation ne crée pas d’emploi (...) Ce n’est pas un outil magique, il y a des chômeurs qui sont qualifiés, notamment de nombreux cadres en Paca »

Et le syndicaliste de conclure : « On ne peut pas tout attendre de la formation professionnelle. Pour que cela apporte quelque chose, il faut que la personne soit motivée, pas contrainte et forcée. Ce qu’il faut c’est convaincre les gens que la formation pourrait être une vertu, un vecteur de consolidation de leur emploi (...) »

Parfaitement d'accord mais malheureusement pas en phase avec un Président candidat pour qui les chômeurs ne sont en fin compte que des assistés qu'il est nécessaire de ... rééduquer.


Intégralité de l'interview de La Marseillaise


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Ressources Emploi

01 mars 2012

Formation des chômeurs : Outil illusoire du retour vers l'emploi ?

La formation des chômeurs serait la panacée pour leur faire réintégrer le marché du travail. Or, la réalité est toute autre, puisqu'une étude publiée par Pôle Emploi montre que moins d'un chômeur sur deux accède à un emploi dit « durable »

Au moment où le Président candidat continue de nous proposer de travailler plus, mais sans gagner plus : « Quand la durée de la vie s'allonge, quand la crise détruit des emplois, si l'on ne veut pas que les salaires baissent, que les retraites baissent, que les allocations diminuent, il faut travailler plus », l'INSEE indiquait que le taux de chômage en catégorie A a atteint, en incluant les départements d'Outre-mer, le taux de 9,8%. Eurostat de son côté affirmant que le taux de chômage harmonisé est de 10 % pour la France fin janvier 2011!

Ce taux particulièrement élevé ne devrait malheureusement pas diminuer dans la mesure où chaque jour des projets de restructurations et de réductions d'effectifs sont annoncés par les entreprises françaises.

Alors que faire des chômeurs dont le nombre s'accroît au fil des plans sociaux et des ruptures conventionnelles ? Ces dernières représentant : Plus de 288.000 en 2011 contre 255.000 en 2010 (soit 770 000 depuis 2008 et 2 fois plus utilisées que le licenciement économique )

Si l'on en croît notre Président candidat, la solution pour renverser la solution consisterait à former tous ces salariés privés d'emploi.

Nous ne reviendrons pas sur la fumeuse idée de référendum, pour obliger les chômeurs ayant obtenu une formation, d'accepter le premier emploi correspondant proposé, pour nous concentrer sur la situation actuelle des formations, permettant aux chômeurs d'augmenter leurs compétences, ou se recycler par des formations.

Dans ce domaine, Pôle Emploi a toute légitimité pour les proposer. Néanmoins, on ignorait jusqu'à présent quel pouvait être l'impact de ces formations sur la reprise d'emploi.

C'est chose faite depuis le 29 février. La Gazette des Communes nous apprend que Pôle Emploi a fait réaliser une enquête, en octobre 2011 auprès de 3 500 demandeurs d’emploi sortis de formation (financée ou non par Pôle emploi).

Quels sont les résultats ?

« Un chômeur sur deux ayant suivi une formation déclarait en 2011 être en activité six mois après (...) »

En activité ?

« Si la majorité des reclassements à six mois (74 %) se font sur des emplois dits durables (au moins un CDD de six mois), plus d’un quart le sont sur des emplois précaires (intérim, CDD inférieur à 6 mois .... (...) Ce sont les hommes ainsi que les demandeurs d’emploi les plus expérimentés qui retrouvent plus fréquemment un emploi à l’issue des 6 mois qui ont suivi la fin de leur formation (...) le passé professionnel est déterminant pour retrouver un emploi (...) »

Ce qui signifie clairement que les entreprises continuent à réintégrer les plus employables et que pour tous les autres, les formations ne sont d'aucune utilité à court, moyen ou long terme !

Ce que savait parfaitement Nicolas Sarkozy lorsqu'il a lancé son idée de référendum sur la formation et l'indemnisation des chômeurs. Mais dans la mesure où le Président candidat est persuadé que sa réélection repose sur le combat contre « les assistés » où est le problème ?


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Institut Montaigne

06 novembre 2008

Formation individuelle des salariés : Chronique d'une mort annoncée ... par le MEDEF ?

La commission des Finances, de l’économie générale et du plan de l’Assemblée nationale a confié, le 11 septembre 2007, à la Cour des comptes le soin de réaliser une enquête sur le droit individuel à la formation (DIF)

Le DIf c'est quoi ?

C'est le cumul annuel d'heures de formation, dont bénéficie chaque salarié titulaire d'un contrat de travail à durée indéterminée (CDI) et ayant un an d'ancienneté dans l'entreprise. Le droit individuel à la formation (DIF) permet au salarié de suivre une action de formation, en dehors de son temps de travail, tout en étant indemnisé. Le salarié peut, de sa propre initiative, suivre une formation professionnelle.

Ce nouveau droit ne constitue cependant pas un remède aux inégalités devant la formation professionnelle qu’il aurait l’ambition de corriger. La durée cumulée des droits acquis au titre du DIF, même au bout de six années, est bien trop courte pour offrir aux salariés des formations réellement qualifiantes. De surcroît, ce sont souvent les salariés les mieux formés qui bénéficient en priorité des actions de formation professionnelle au titre du DIF ... / ... Par ailleurs : Comme le note la Cour, assez peu de salariés en ont fait usage. D’après les dernières statistiques, qui datent de presque un an, moins de 4 % des salariés sont concernés, dans à peu près 14 % des entreprises. Même si nous pouvons estimer que le taux est, depuis, monté à 6 % cela reste très faible - Source Assemblée Nationale

Et pourtant, on nous l'a chanté sur tous les tons le DIF. Notre Jean-Pierre Raffarin national s'en gargarisait matin et soir. Alors, une mystification de plus ?

Retour sur la de la "merveille" de Jean-Pierre expliquée à l'époque par Le Réseau d'Alerte sur les Inégalités :

... /... L’accord mis en œuvre dans le cadre de la loi « Fillon » de novembre 2003 a été signé par toutes les organisations syndicales. La « grande avancée » de l’accord est la reconnaissance d’un Droit individuel à la formation (DIF), que tout salarié peut faire valoir auprès de son entreprise.

Mais ce droit n’est que de vingt heures de formation par an, ce qui suppose qu’il s’agira d’actions courtes de développement de compétences, strictement adaptées aux objectifs et aux besoins de l’employeur et du patronat local, et absolument pas de formation réalisée dans la perspective d’une promotion sociale.

Dans la mesure où une bonne partie de la formation devra s’effectuer en dehors du temps de travail, il y a là une manière de revenir sur les 35 heures. De plus, la rémunération de ce temps ne sera pas du salaire mais une indemnité inférieure au salaire qui ne fera pas l’objet de cotisations sociales ... / ...

Enfin, un « passeport formation » sera attribué à chaque salarié, où figureront les descriptions de chacun des emplois qu’il a occupé au cours de sa carrière, des formations suivies, des « compétences mises en œuvre dans le cadre de ces emplois », des décisions de formation prises à l’issue des entretiens individuels… bref, un parfait outil de contrôle et d’évaluation des personnes, en particulier à l’embauche - Source CAIRN

Un passeport formation ? ça vous la coupe !!!

Description : Il s’agit d’un document personnel, établi à votre initiative et qui reste votre propriété. Ce document permet d’identifier et de faire certifier vos connaissances, compétences et aptitudes professionnelles, acquises dans le cadre de la formation initiale ou continue ou lors d’expériences professionnelles.

Que contient-il ?

Le passeport formation inclut notamment :

les diplômes et les titres obtenus au cours de la formation initiale ;
les expériences professionnelles acquises lors des périodes de stage ou de formation en entreprise ;
les certifications à finalité professionnelle (diplômes, titres ou certificats de qualification) obtenues dans le cadre de la formation continue ou de la validation des acquis de l’expérience (VAE) ;
la nature et la durée des actions de formation suivies au titre de la formation professionnelle continue (y compris en cas de chômage) ;
le ou les emplois tenus dans une même entreprise sous contrat de travail, ainsi que les connaissances, compétences et aptitudes professionnelles mises en œuvre à cette occasion ;
les activités tutorales ;
dans une annexe et avec votre accord, les décisions en matière de formation qui seraient prises lors d’entretiens professionnels et de bilans de compétences dont vous avez bénéficié.

Comme la quasi totalité n'ont jamais entendu parler dudit passeport et à fortiori ne l'ont jamais vu, vous pouvez en télécharger un en cliquant sur http://www.passeportformation.eu/

ça vous rappelle pas le Carnet de Santé JUPPE qui après avoir coûté une fortune à imprimer est resté dans le tiroir des français ?

Seulement, cette fois-ci le MEDEF entend bien profiter des turbulences de la crise économico financière et surtout de la baisse d'influence de ssyndicats pour imposer ed nouvelles règles. Le site Web pourseformer donne de sa vision des vrais enjeux et frictions en cours et à venir entre partenaires sociaux. C'est à lire sur le site pourseformer

DIF-CDD, formations hors temps de travail, portabilité, rôle élargi des Fongecif... Bien qu’officiellement qualifiée de « constructif », le deuxième round des négociations sur la formation professionnelle laisse apparaître d’importantes divergences de vue entre le patronat et les partenaires sociaux.

Pression sur la formation hors temps de travail. Si le plan de formation devrait rester de la responsabilité de l’employeur concernant les actions liés à l’adaptation au poste, la proposition du Medef débattue lors de cette seconde séance ouvre de nouveau le débat de la formation hors temps de travail pour les formations liées à l’évolution des emplois et au développement des compétences, actuellement dévolues en partie à l’entreprise, via le DIF. Une incitation qui a fait bondir en cœur les syndicats. « Il ne faudrait pas que la règle privilégie certaines catégories de salariés plus que d’autres. Pour les familles monoparentales par exemple, se former hors temps de travail est extrêmement difficile », a plaidé Olivier Gourlé, chef de file des négociations pour la CFTC. ... / ...

Supprimer le DIF-CDD ?

En toile de fond, l’idée du MEDEF est de transférer aux Fongecif, les formations liées à l’évolution des compétences, en utilisant le dispositif du CIF, notamment pour les salariés en CDD.

Nota : Le CIF définition INSEE : Le congé individuel de formation (CIF) a pour objet de permettre à tout salarié, au cours de sa vie professionnelle, de suivre, à son initiative et à titre individuel, des actions de formation, tout en bénéficiant d'une prise en charge totale ou partielle de sa rémunération et des coûts de formation. Les formations suivies dans ce cadre sont indépendantes de sa participation aux stages compris dans le plan de formation de l'entreprise dans laquelle il exerce son activité.

Les syndicats craignent surtout que les entreprises se défaussent de leurs responsabilités de formation, le MEDEF proposant dans la foulée « d’optimiser le nombre de CIF, en réduisant la durée des formations ». Et évoquant là aussi le recours possible à la formation hors temps de travail, en redéfinissant les règles de prise en charge des Fongecif. « Le CIF est un droit rattaché à la personne, pas à l’employeur. Il ne faudrait pas que ce dispositif serve les besoins de l’entreprise, comme cela se fait parfois », a jugé Olivier Gourlé de la CFTC. Ces divergences de vue seront sans nul doute source de tensions dans les négociations.

... / ... Reste une question-phare : quels financements accompagneraient ces propositions, tant pour les Fongecif que pour les Les organismes paritaires collecteurs agrées (Opca) ?
Ce point, qui promet d’être houleux, sera débattu le 21 novembre entre les partenaires sociaux. ... / ... Source pourseformer

Et pourtant, qui proposait et déclarait en le 3 septembre 2007 à Marseille :

La création d’un compte d’épargne formation doté d’un capital initial de 20 ans et renouvelable au fil de la carrière du salarié. A quoi s’ajouteraient deux autres nouveaux droits : le droit à la première expérience professionnelle et le droit à une deuxième chance, sur le modèle des écoles éponymes. « que soit reconnu à chacun un droit à l’éducation et à la formation », et « que chacun reçoive un compte épargne formation c’est-à-dire un capital initial de formation par exemple de 20 années ». Lequel s’épuiserait au fil des années d’études et se reconstituerait au fur et à mesure que les années d’activité professionnelle apporteront de nouveaux droits. Par rapport à l’actuel droit individuel à la formation, ces nouveaux droits seraient « librement transférables » et applicables à tous les types de formation, qu’elles soient intellectuelles ou professionnelles, sous forme scolaire, de stages ou en alternance .... / ... Nicolas SARKOZY - Source Droit individuel formation

Et qui déclarait le 3 juillet 2007 ?

Formation professionnelle : la "refondation" ne peut plus attendre

"Quant à la restructuration de notre système de formation professionnelle, elle est absolument nécessaire. 24 milliards d’euros sont consacrés à la formation, 60 % des salariés n’y accèdent jamais. Je le dis clairement aux partenaires sociaux : nous ne pouvons plus attendre. J’entends qu’ils s’engagent dans une véritable refondation de la formation professionnelle. C’est un chantier pour 2008, et le Gouvernement, en concertation avec les régions, y sera particulièrement attentif." ... / .. .François FILLON (Tableau de bord UMP de suivi des engagements )

Transmis aux auteurs et à la présidence du MEDEF qui, après avoir imprimé ce texte en plusieurs exemplaires, pourra organiser un concours de cocottes en papier avant de se ruer au micros des radios et télévision et demander avec force que : Les salariés français puissent être formés tout au long de leur vie, afin d'améliorer ... leur flexibilité !!!

Etonnant non ?

01 octobre 2008

Le retour du serpent de mer "formation permanente"

Crise économique et retour du chômage aidant, on reparle du rôle de la formation permanente comme outil miracle contre les circonvolutions du système.

Une fois de plus, les syndicats et les organisations patronales ont ouvert mardi la négociation sur la réforme de la formation professionnelle en réaffirmant l'autonomie des partenaires sociaux sur le calendrier et les sujets à aborder, face au gouvernement qui les presse de conclure.

Une fois de plus on notera que le gouvernement essaye de traiter au pas de charge un problème qui au-delà de sa complexité fait partie des sujets sur lesquels il est impossible d'obtenir l'unanimité. Car : "Le gouvernement souhaite que cette négociation interprofessionnelle s'achève dans trois mois, en préalable à un projet de loi qu'il veut présenter avant la fin de l'année"

Allez hop, encore une loi qui ne verra probablement jamais ses décrets d'application. Mais en termes de communication politique tout est bon à prendre ...

Au delà du "bon coup" médiatique préparé par le gouvernement, il faut parer au plus vite à la parution d'un rapport de la Cour des comptes publié aujourd'hui.

Ce rapport pointe en effet sur les mécanismes de cette formation et sur l'efficacité obtenue. En effet, lorsqu'on sait que celle-ci représente 25,9 milliards d'euros, soit 1,5% du Produit intérieur brut (PIB), dont 10,5 mds d'euros venant des entreprises, 4,4 mds de l'Etat, et 3,2 mds des régions (selon un dernier bilan datant de 2005) et que les employeurs continuent à nous infliger la ritournelle du "nous manquons de personnel formé ... nous devons pouvoir adapter les connaissance de notre personnel ...." et autres lamentations, on est en droit de s'interroger dans la mesure ou une partie de ces fonds est gérée par les partenaires sociaux.

Que dit le rapport de la Cour des Comptes ?

La Cour des comptes épingle la formation professionnelle tout au long de la vie. Dans un rapport rendu public mercredi 1er octobre. Nous vous livrons ci-dessous le texte du communiqué de presse

1. Les formations sont largement inadaptées aux besoins des individus et des entreprises.
La formation professionnelle initiale ne garantit pas aux jeunes qui en bénéficient une insertion satisfaisante sur le marché du travail tandis que la formation continue, loin de donner une deuxième chance aux personnes en ayant besoin, bénéficie en priorité aux personnes les mieux insérées dans l’emploi.

2. Les financements sont abondants (plus de 34 milliards d’euros en 2006) mais très insuffisamment mutualisés ; les circuits financiers sont excessivement cloisonnés et peu contrôlables.

3. Les intervenants sont éclatés à l’extrême et ne coordonnent qu’insuffisamment leurs actions.

La Cour appelle donc à une profonde réforme d’un système inefficace, inéquitable et coûteux. Ses recommandations s’articulent autour des trois axes suivants :

1. Adapter l’offre de formation aux besoins des individus et des entreprises.
En matière de formation initiale, l’Etat et les régions doivent mieux se coordonner pour que les formations en lycées professionnels et en apprentissage soient plus complémentaires et mieux adaptées aux besoins du marché du travail. En matière de formation continue, les opérateurs publics – AFPA et réseau des GRETA – doivent faire évoluer sans délai leur forme juridique et leurs modes de gestion. La possibilité d’un rapprochement ou d’une mise en commun de leurs moyens ne doit pas être exclue. Enfin, les régions doivent s’attacher, dans le cadre des commandes publiques de formation, désormais soumises au droit de la concurrence, à exercer complètement leurs responsabilités et à définir précisément en fonction des besoins le contenu des actions financées, en rupture avec la logique de l’offre qui continue largement à prévaloir.

2. Clarifier les modalités de collecte des fonds de l’apprentissage et de la formation continue et assurer leur meilleure répartition

Les réformes à mettre en œuvre doivent viser non pas à accroître des moyens déjà abondants, mais à les mutualiser beaucoup plus fortement et à les réorienter vers les publics qui en ont le plus grand besoin tout en diminuant très sensiblement les coûts de collecte. Une diminution du nombre d’organismes collecteurs apparaît donc nécessaire, ce qui suppose que l’on rehausse le seuil de collecte donnant accès à l’agrément ; l’hypothèse d’une fusion du réseau de collecte des fonds de la formation professionnelle avec celui de la taxe d’apprentissage, voire celle d’un transfert de la collecte de l’ensemble de ces contributions aux URSSAF, devraient être examinées à cette occasion.

3. Créer les conditions d’une stratégie coordonnée en matière de formation tout au long de la vie

La mise en œuvre d’une telle stratégie suppose un renouvellement complet des méthodes de coordination entre les acteurs.
- Elle pourrait s’appuyer sur une instance commune de diagnostic et de programmation, réunissant l’ensemble des acteurs de la formation professionnelle, tant au niveau national (elle s’appuierait sur l’actuel Conseil national de la formation tout au long de la vie) qu’au niveau local ;
- un dispositif commun de financement abondé par l’ensemble des acteurs, et notamment les organismes collecteurs des fonds de la formation professionnelle ;
- un dispositif d’information et d’évaluation de nature à combler les importantes lacunes constatées dans ce domaine.

Certains argueront que la Cour des Comptes est avant tout un organisme gouvernemental coupé de la réalité des entreprises ...

En réponse à ces sceptiques, Slovar s'est procuré un document (public) édité par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris dont le titre est : "Près de six Français sur dix n'ont jamais suivi de formation continue"


Près de six Français sur dix âgés de 18 à 60 ans n'ont jamais suivi de formation professionnelle continue, selon une enquête d'opinion nationale réalisée auprès de 1 020 personnes par l'Ofem (Observatoire de la formation, de l'emploi et des métiers) de la CCIP et rendue publique dans le cadre du forum de la formation continue organisé la chambre consulaire, mardi 30 septembre 2009. Parmi, les 42% de personnes interrogées ayant suivi au moins une action de formation au cours de leur vie professionnelle, le profil type du bénéficiaire est un homme de 45 ans, issu des CSP (catégories socioprofessionnelles) supérieures et intermédiaires, avec un niveau de diplôme au moins égal à bac+2.

Près des trois quarts (72%) des personnes interrogées considèrent que l'entreprise est la première bénéficiaire des formations suivies par ses salariés. Un peu plus d'une sur deux (54%) citent le développement de la culture et de ses connaissances générales. Le bénéfice professionnel personnel est l'item le moins bien placé (25%).

Plus des trois-quarts des Français estiment connaître ce que recouvre la formation continue. Cette appréciation est sensiblement la même quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle ou le niveau de diplôme considéré. Ils considèrent très majoritairement (80%) qu'elle s'adresse à tous (cadres, employés, ouvriers, chômeurs, non salariés) et 87% affirment que la formation continue doit aussi s'adresser aux plus diplômés. Ils sont d'accord à 88% avec le fait qu'il n'y a pas d'âge pour effectuer une formation.

HORS TEMPS DE TRAVAIL

Les trois-quarts jugent qu'un diplôme obtenu par la formation continue est "aussi bien" qu'un diplôme scolaire ou universitaire. L'effet "seconde chance" est cité par 80% des personnes interrogées: selon elles, la formation continue permet d'obtenir un diplôme "qu'on a pas pu avoir plus jeune". Près de neuf sur dix (88%) assurent qu'il est "indispensable de se former tout au long de sa vie et qu'un seul diplôme ne suffit plus".

Plus de 60% des Français seraient prêts à suivre une formation sur leur temps personnel et à en financer une partie. Les CSP supérieures disposant d'un haut niveau de diplôme y sont le plus favorables: 47% d'entre elles seraient tout à fait d'accord pour le faire contre 34% des CSP intermédiaires et inférieures. Toutefois, sur le principe, les Français déclarent à 60% que l'entreprise doit être le premier financeur, l'État le deuxième (35%), l'individu le troisième (15%).

L'enquête est consultable à l'adresse: http://www.forum-formation-continue.ccip.fr

Alors puisque tout le monde semble d'accord sur le constat, que va t-on probablement faire dans les tous prochains mois ?

Les organisations d'employeurs vont mettre en avant le fait que "dans des entreprises de moins de 20 salariés, il est impossible de permettre à un ou plusieurs de ces salariés de suivre des formations puisque cela mettrait en cause le bon fonctionnement de l'entreprise". Il sera probablement proposé que les salariés qui souhaitent se former le fassent pendant leurs RTT (pour ceux qui en ont encore) ou sur leurs congés.

Les syndicats de salariés pour qui les entreprises de moins de 50 personnes (où elles ne mettent jamais les pieds) sont des" cas à part" manifesteront mollement leur désaccord sans plus d'enthousiasme.

Le gouvernement bien aidé en cela par des parlementaires soumis aux différents lobbies décidera que les nouvelles mesures seront incitatives mais pas obligatoires (comme le demande régulièrement la CGPME fer de lance des PME et TPE)

Dans la mesure où les salariés éparpilles des 97% d'entreprises de moins de moins 20 salariés ne revendiquent ni ne se mettent jamais en grève, on passera à autre chose. Pour mieux resservir dans quelques temps si nécessaire un retour du serpent de mer de la formation ou même ... de la participation.