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10 août 2009

Moralisation du capitalisme : New York propose à ses SDF de continuer à l'être ... Ailleurs !

Confrontée à la crise économique, la montée du chômage et de la précarité, qui jettent dans la rue, un grand nombre d'américains, la ville de New York semble avoir trouvé "la panacée" pour régler le problème de ses SDF : Les envoyer ailleurs !

Cette "idée" ne semble pas choquer plus que cela la communauté internationale ni les media puisque cette information trouvée sur Google Actualité est localisée dans la rubrique : "divertissement"!

Aujourd'hui, la misère fait peur aux citoyens et indispose les dirigeants. Alors faute de trouver des solutions au déclassement et à la déchéance, on éloigne les miséreux de quelques kilomètres, ou comme le propose le maire de New York, on les "décentralise" définitivement !

Les pères fondateurs des Etats Unis ont inscrit dans la tête de ses habitants une maxime issue des écritures saintes : "Je n'ai rien pris à personne, je ne reçois rien gratuitement. Chaque jour, avec mes mains et à la sueur de mon front, je gagne ma vie, sachant que l'Apôtre a écrit : «Celui qui ne travaille pas ne doit pas manger.» (2 Th 3,10)"

En clair, c'est un boulet pour la communauté qui ne voit pas pourquoi elle payerait pour lui !

Comme nous l'expliquent des travaux de la Faculté des Sciences Humaines et sociales Sorbonne :

"... / ... La ville de New York a bâti au cours des années 1980 un système hiérarchisé et segmenté d’aide aux sans-abri qui complète la politique répressive menée contre cette population. Les institutions de secours ont été privatisées mais demeurent étroitement contrôlées par l’administration publique. Elles sont engagées dans un processus d’adaptation aux pressions de l’environnement qui va de la " conformisation " à la " résistance ".

Les exigences du welfare tendent à être imposées à leurs résidents. Les familles sans-domicile sont les cibles privilégiées de ce contrôle social. Les hommes seuls, pauvres non-méritants par excellence, n’ont droit qu’à une aide minimale, d’abord destinée à les maintenir hors de la rue. Placés en position de subordination, les sans-abri sont néanmoins capables de manipuler les règles de l’assistance et de participer à la construction de leur identité et de leur statut social .../ ... " - Source Faculté des Sciences Humaines et sociales Sorbonne - Année 2000-2001 -

Or, crise économique aidant, le chômage et le déclassement ont vite fait de vous mener à la rue. Il faut savoir que : " Sur les 6,5 millions d’Américains qui sont venus grossir le nombre des chômeurs depuis le début de la crise, 45 % ne retrouveront pas d’emploi dans leur domaine, selon les statistiques du ministère de l’emploi - Source La Croix

Ce à quoi il faut ajouter les "poor workers " dont beaucoup sont sans logement fixe ou en instance de devenir SDF

"En 2007, selon le Census Bureau [Washington], 37,3 millions de personnes, ou 12,5% de la population [américaine], vivaient sur ou en deça du seuil de la pauvreté. Bien que la majorité des personnes pauvres étaient des enfants ou des adultes n’ayant pas participé au marché du travail durant l’année, 7,5 millions étaient des « travailleurs pauvres ». Ce niveau est légèrement plus élevé que celui établi pour 2006. Les travailleurs pauvres sont des individus ayant été actifs au moins 27 semaines (c’est-à-dire ayant occupé un emploi ou ayant été à la recherche d’un emploi), mais dont les revenus sont demeurés sous le seuil officiel de pauvreté .../ ... " Source Politique sociale

Qui sont-ils ?

Libération nous livre quelques portraits :

Rosa Agnant fait partie de ces temporaires éternels. Licenciée il y a quatre ans d’un centre de service à la clientèle, elle va de job temporaire en job temporaire, souvent à temps partiel. «Je ne touche plus que 100 dollars [70 euros, ndlr] par semaine de l’assurance chômage et dans un mois, c’est fini», raconte cette femme d’une quarantaine d’années qui dit vivre de la générosité des amis qui l’hébergent. Pour la première fois de sa vie, elle touche les coupons alimentaires que l’Etat accorde aux indigents. ... / ... »

Miguel Arias, 41 ans, ... / ... a perdu son emploi de manutentionnaire dans une entreprise de toilettes portatives. «Ce n’est pas glamour, mais ça payait le loyer», dit-il avec un sourire résigné. Il a été licencié pour avoir osé demander le remboursement d’heures supplémentaires qui s’accumulaient. En retard sur le paiement de son loyer, il est désormais menacé d’expulsion. «Ce n’est pas avec les 330 dollars par semaine que je touche du chômage que je pourrai payer les 1 100 dollars de loyer et faire vivre ma famille.» - Source Le Monde

Et justement, à New York

" ... / ... A New York, l’hiver, les articles sur les SDF se succèdent . De qui parle-t-on ? De familles monoparentales noires, la plupart du temps. C’est un changement assez radical par rapport à l’époque du Hobo. Dans l’imaginaire médiatique, le SDF n’est plus un individu isolé ; ce n’est plus non plus, même par effet de miroir, un artisan du développement américain : c’est une femme, un enfant à la peau sombre du ghetto. La composition de ce groupe aurait-elle évolué si radicalement ?

En l’absence de données globales sur la situation du début du siècle, constatons que 32% des sans-abri (secourus) sont des femmes. 15% des clients des centres de secours sont des familles, dirigées 84 fois sur 100 par des femmes. Tous les adultes membres de familles et 91% des clients individuels ont moins de 54 ans. 41% des sans-abri sont blancs (non-hispaniques), 40% sont noirs (les noirs présentant 11% de la population totale américaine). Vraisemblablement, la réalité a changé, mais peut-être pas autant que les médias le laisseraient penser.


Mettre en avant les familles, c’est rendre moins antipathique une population qui tend à l’être de plus en plus. Mettre en avant les familles, c’est en fait, appeler la générosité du grand public autour du sort des milliers d’enfants en manque de foyer. De fait, l’attention des médias reflète l’attention des politiques, des activistes : les familles sans domicile sont moins déméritantes que les adultes isolés, elles sont plus souvent aidées. Au contraire, les hommes sans-abri, en particulier s’ils sont noirs, sont les pauvres non méritants par excellence : " Ils sont perçus comme dangereux et agressifs, on les laisse dans la rue ... / ... " écrit Homeless USA

Est ce au nom de ces raisonnements que le maire de la ville de New York, Michael Bloomberg, explique avoir trouvé une solution pour gérer le problème des sans-abri... Il offre aux SDF un billet, ALLER SIMPLE, de train, de bus ou d’avion pour la destination de leur choix... La personne doit juste y avoir un proche qui accepte de l’accueillir.

Ce programme à un but hautement humanitaire : L’hébergement de ces familles coûte à la ville l’équivalent de 25 000 euros par an et par famille. L’objectif est donc simple : réaliser des économies et alléger la fiscalité des citoyens new-yorkais. Selon le New-York Times ce programme lancé en 2007 coûte environ 500 000 dollars par an à la ville de New-York.

Parmi les villes les plus prisées : Orlando, Johannesburg, Hawaï ou encore Paris. Grâce à ce programme, un couple et ses trois enfants devraient bientôt décoller pour Granville, dans la Manche. Ce voyage pourrait coûter 6332 dollars à la la ville de New York. - Source France Info

Oui, vous avez bien lu : Granville !!! Et, il en pense quoi le maire de Grandville ?

" ... / ... Le maire de Granville n'est au courant de rien. Ancien vice-président national de Peuples solidaires, cet horticulteur de 63 ans, élu en 2008 à la tête d'une liste «humano-pragmatique au-delà des clivages» ne mâche pas ses mots : «On connaissait déjà les charters pour Africains. Cette fois, on assiste à la marchandisation et à l'exportation de la pauvreté

Interrogé par CNN, Michael Bloomberg a déclaré : " Est-ce que l'on est en train de transférer le problème ailleurs ? Je ne sais pas. Peut-être trouvent-ils un nouvel emploi quand ils arrivent dans un nouvel endroit, peut-être pas. C'est peut-être plus facile pour eux. Ce qui est sûr, c'est que l'on a deux choix : faire ce programme [de billets d'avions] ou payer très cher, chaque jour, pour leur fournir un hébergement.» Un hébergement qui coûte 36 000 dollars (25 000 euros) par an et par famille. Chaque nuit, 38 000 SDF sont accueillis dans les centres d'accueil de la grande métropole. - Source Le Figaro

Mais, New York, ce ne sont pas uniquement les SDF qui hantent les rues, c'est aussi le siège de la finance américaine et mondiale : Wall Street

Et, à Wall Street, visiblement, après avoir bénéficié des largesses de l'Etat et oublié le Huitième commandement, qui proclame : "Tu ne voleras pas point", on voit la vie sous un jour différent :

" ... / ... Des grandes banques américaines ont recommencé à verser de copieuses primes à leurs dirigeants moins d'un an après le début de la crise financière, au risque de démontrer qu'elles n'ont rien appris de la débandade de septembre 2008.

Goldman Sachs, qui a annoncé la semaine dernière des bénéfices record, a fait savoir qu'il avait mis de côté au premier semestre pas moins de 11,4 milliards de dollars pour la rémunération de ses dirigeants. Son concurrent Morgan Stanley a suivi le mouvement mercredi en annonçant une enveloppe de 3,9 milliards -- en dépit d'un troisième trimestre consécutif de pertes.

Pour certains, le retour de primes mirifiques est le signe de la guérison de Wall Street, où l'indice Dow Jones est repassé jeudi au-dessus de la barre des 9.000 points pour la première fois depuis huit mois.

Goldman Sachs et Morgan Stanley ont remboursé à l'Etat les fonds qui leur avaient été avancés au plus fort de la crise et peuvent donc s'affranchir des pressions politiques.

... / ... Après les centaines de milliards déboursés pour sauver le secteur, le président Barack Obama n'apprécie guère la prospérité retrouvée de certains banquiers. "On n'a pas l'impression que les gens de Wall Street ressentent le moindre remords d'avoir pris tous ces risques. On n'a pas l'impression qu'il y ait eu un changement de culture ou de comportement malgré tout ce qui s'est passé", a-t-il déclaré lundi à la chaîne de télévision PBS ... "

Comme Christine Lagarde et Ariane Obolensky la directrice générale de la Fédération bancaire française (et membre du du conseil exécutif du MEDEF ) en France, "... / ... les banques américaines dénoncent un débat populiste et expliquent qu'elles n'ont guère le choix si elles veulent conserver leurs meilleurs éléments... / ... " - AFP/Google

Ce dernier argument est d'autant plus amusant que Christine Lagarde prétendait, au plus fort du tollé sur le futur milliard d'€ de bonus promis aux traders de la BNP, que les traders français risquaient de tous partir ... aux Etats Unis !

C'est vrai que c'est beaucoup plus important que l'éradication de ceux qui sont tombés du manège économique et donnent une mauvaise opinion de la ville et de la société américaine !

Il y a encore peu, certains dirigeants déclaraient la main sur le coeur, vouloir "moraliser le capitalisme". A New York, il semble qu'on ait une vision quelque peu différente de la moralisation, plus proche du : "Just do it !!!!

Crédit photo
Le Routard




01 avril 2009

G20 et bling bling canin

Alors que le monde est au bord de la rupture et que les invités du G20 avouent leur profond scepticisme au point que l'inénarrable José Manue Barosso, le président de la Commission européenne a jugé qu'un autre sommet international serait "utile" en 2009, car le G20 ne peut pas déboucher sur "une solution miracle" pour répondre à la crise.

Et que Barack Obama a déclaré : "Nous avons la responsabilité de coordonner nos actions et de nous concentrer sur les points communs et non sur des divergences épisodiques" à l'issue d'un entretien avec Gordon Brown.

Et que l'on est quasiment certain que Chrysler et GM vont déposer le bilan, on continue du côté des Etats Unis à cultiver chez certains une forme de bonheur dont l'indécence dépasse tout ce qui peut être imaginé.

En effet, en Californie, où l'Etat frôle la cessation de paiement et où le chômage tutoie les 11%, il existe un must pour les riches : Le D PET HOTELS

Qu'est ce que ça peut bien être ?

Nous vous donnons ci-dessous sa fiche de présentation

Le D PET HOTELS offre l'expérience la plus exclusive et unique du luxe haut de gamme de pension, avec des services de station thermale étonnants, qui séduisent même le plus sagace des chiens. Les agréments et des services disponibles aux HÔTELS FAVORIS D consistent en une pension composée de suites moderne et luxueuses. Les suites possèdent des TVs à écran plats, des lits queen size, ...

Vous ne rêvez pas malheureusement puisque ces gens existent vraiment et qu'ils ont même un site Web sur lequel il vous indiquent comment choyer votre animal VIP. Il indiquent d'ailleurs que : " Il n'y a aucun désir trop grand ou trop petit surtout pour le "Distingué/chien" ... / ... et ajoutent sur le même ton : "Votre cabot mérite-t-il d'être choyé ? La station thermale fournit les services les plus chics et étonnants, de services de soins complets. Notre boutique est à couper le souffle et vous trouverez les plus beaux colliers, des lits, ...

Nous vous donnons ci-dessous un extrait de la "qualité" des services proposés

- Professionnellement pourvu en personnel 24 / 7 / 365
- des suites d'hôtel modernes Faites sur mesure
- la climatisation dernier cri disposant de 7 systèmes aériens
- Un parc indoor de 550 m2, divisé en trois sections, selon la taille des animaux
- Réduction de l'impact pour l'animal par des planchers caoutchoutés époxy, qui sont nettoyés et désinfectés chaque soir
- D HôTELS PET est nettoyée et désinfectée tous les jours avec de la vapeur sèche de vapeur, qui est plus rapide, plus efficace, chimiquement libre, hypoallergénique, 100% sans danger pour l'environnement. Il détruit les germes, les virus, les moisissures et les bactéries.
- Les soins vétérinaires, sur appel 24 / 7 / 365

la "suite sensationnelle" s'affiche à 90 dollars et la "suite ouaf" à 65.

Parmi les suppléments figure un programme de remise en forme, avec tapis roulants adaptés et moniteur personnel. "Nous avons des gens très excentriques, des gens qui ont de l'argent. Un de nos clients, juste pour s'amuser, a demandé que son chien soit conduit en Lamborghini", dit Mme Cruz à l'AFP: "il voulait simplement que le chien soit récupéré chez lui puis ramené à la fin de la journée".

Dites Monsieur Obama, vous qui avez la plus grande crise économique sur les bras et qui avez affirmé vouloir aider l'Afrique et tous les pays où 1$ est la plus grosse somme qu'on puisse obtenir par jour, des entreprises comme celles là, ça vous choque ou c'est simplement un business ... rentable comme un autre ....

Sources et crédits
AFP/Yahoo
D pet Hotel
Crédit et copyright photo
Furtographs

20 janvier 2009

Discours d'investiture de Barack OBAMA - Principaux extraits en français

Nous venons d'assister en direct au discours d'investiture de Barack OBAMA.

Il n'y a pas à dire, c'est autre chose que "travailler plus pour gagner plus" Nous avons modestement essayé de vous traduire les passages forts du discours et vous demandons de l'indulgence pour les quelques fautes de traductions toujours possibles.

Vous trouverez en bas de l'article le lien vers le texte intégral en Anglais disponible sur le site du Journal Le Monde

Mes chers concitoyens,

Je suis ici aujourd'hui avec humilité devant la tâche qui nous attend, reconnaissant pour la confiance que vous m'avez donné, conscient des sacrifices supportés par nos ancêtres. Je remercie le président Bush pour son service apporté à notre nation, ainsi que de la générosité et la coopération dont il a fait preuve tout au long de cette transition.

Quarante-quatre Américains ont désormais prêté le serment présidentiel

Les mots ont été prononcés au cours des marées de la prospérité et des eaux calmes de la paix. Pourtant, de temps en temps, le serment est prononcé au milieu des nuages et des tempêtes qui font rage. À ces moments, l'Amérique a résisté , non seulement en raison de la compétence ou la vision de ceux qui en ont de hautes fonctions, mais parce que nous sommes restés fidèles aux idéaux de nos ancêtres, et fidèles à nos textes fondateurs.

Il a donc été. Il doit donc en être, avec cette génération d'Américains. Que nous soyons en plein milieu de la crise est désormais bien compris.

Notre nation est en guerre, contre un vaste réseau de la violence et la haine. Notre économie est très affaiblie, une conséquence de la cupidité et l'irresponsabilité de la part de certains, mais aussi de notre incapacité collective à faire des choix difficiles et à préparer le pays pour une nouvelle ère. ... / ... Nos soins de santé est trop coûteux, nos écoles ne pas assez nombreuxes, et chaque jour apporte de nouvelles preuves que la façon dont nous utilisons l'énergie vient renforcer nos adversaires et menacer notre planète ... / ...

Aujourd'hui, je vous dis que les défis auxquels nous sommes confrontés sont réels. Ils sont sérieux et ils sont nombreux. Ils ne seront pas atteints facilement ou dans un court laps de temps. Mais sache celà, Amérique : ils seront atteints.

En ce jour, nous nous réunissons parce que nous avons choisi l'espoir sur la peur, l'unité des choix au delà du conflit et la discorde. En ce jour, nous venons de proclamer la fin des petits griefs et des fausses promesses, les récriminations et les dogmes usés, qui pendant trop longtemps ont étouffé notre politique.

... /... Le temps est venu de réaffirmer notre esprit durable, de choisir notre meilleure histoire pour mener à bien ce précieux cadeau, cette noble idée, transmise de génération en génération : la grâce de Dieu, la promesse que tous sont égaux, tous sont libres et méritent tous une chance de poursuivre leur pleine mesure de bonheur ... / ...

Encore et encore ces hommes et ces femmes ont lutté et sacrifié et a travaillé jusqu'à ses mains soient usées, afin que nous puissions vivre une vie meilleure. Ils ont vu l'Amérique plus grande que la somme de nos ambitions, plus que toutes les différences de richesse ou de naissance ... / ...

C'est ce voyage, que nous continuons aujourd'hui. Nous restons la nation la plus prospère et la plus puissante sur Terre. Nos travailleurs ne sont pas moins productifs que lorsque la crise a commencé. Nos esprits ne sont pas moins inventifs, nos biens et services non moins nécessaires que la semaine dernière ou le mois dernier ou l'année dernière. Notre capacité demeure intacte ... / ...

Nous regardons le monde, il y a du travail à faire. L'état de l'économie appelle à l'action, non seulement créer de nouveaux emplois, mais établir une nouvelle base pour la croissance. Nous allons construire des routes et des ponts, des réseaux d'électricité et des lignes numériques ... / ... Nous allons restaurer la science à sa juste place, et nous servir des merveilles de la technologie pour élever la qualité des soins de santé et réduire ses coûts. Nous allons exploiter le soleil et le vent et le sol pour alimenter nos voitures et faire fonctionner nos usines. Et nous allons transformer nos écoles et collèges et les universités pour répondre aux exigences d'une nouvelle ère.

C'est tout ce que nous pouvons faire. Et tout cela, nous allons faire.

... / ... Qu'est-ce que les cyniques ne parviennent pas à comprendre, c'est que le monde a évolué ... / ... La question que nous nous nous posons aujourd'hui n'est pas de savoir si l'Etat est trop grand ou trop petit, mais s'il travaille. S'il aide les familles à trouver un emploi à un salaire décent, des soins, une retraite digne. Si la réponse est oui, nous avons l'intention d'aller de l'avant. Si la réponse est non, les programmes prendront fin. Et ceux d'entre nous qui gèrent l'argent public seront tenus de rendre des comptes ... / ...

La question n'est pas de savoir si le marché est une force pour le bien ou le mal. Son pouvoir de générer de la richesse et élargir la liberté est incomparable, mais cette crise nous a rappelé que, sans un regard attentif, le marché peut échapper à tout contrôle et que la nation ne peut prospérer à long terme quand il ne favorise la prospérité. Le succès de notre économie a toujours été tributaire non seulement de la taille de notre produit intérieur brut, mais sur la portée de notre prospérité ... / ...

Quant à notre défense commune, nous rejetons le choix entre notre sécurité et nos idéaux. Nos pères fondateurs, face aux dangers, ont rédigé une charte pour garantir la primauté du droit et les droits de l'homme, charte élargie par le sang des générations. Ces idéaux toujours la lumière du monde, et nous n'allons pas y renoncer par opportunité ou pour le plaisir. Et à tous les autres peuples et les gouvernements qui nous regardent aujourd'hui, de la plus grande des capitales du petit village où mon père est né, On doit savoir que l'Amérique est un ami de chaque nation et chaque homme, femme et enfant qui cherchent un avenir de paix et la dignité ... / ...

Rappelons que les générations précédentes on du faire face au fascisme et le communisme, non seulement avec des missiles et des chars, mais avec des alliances solides et durables. Ils ont compris que notre seul pouvoir ne peut pas nous protéger... / ... Au lieu de cela, ils savaient que notre pouvoir augmente par le biais de son utilisation prudente. Notre sécurité émane de la justesse de notre cause, la force de notre exemple ... / ...

Nous sommes les gardiens de cet héritage. Guidés par ces principes, une fois de plus, nous pouvons répondre à ces nouvelles menaces qui demandent encore plus d'efforts ... / ... Nous allons commencer par quitter l'Iraq et transférér sa responsabilité à son peuple, forger une paix durement gagnée en Afghanistan. Avec de vieux amis et d'anciens ennemis, nous travaillerons sans relâche à réduire la menace nucléaire, et verons reculer le spectre d'un réchauffement de la planète. ... / ...

Car nous savons que notre mosaïque est une force, pas une faiblesse. Nous sommes un pays de chrétiens et musulmans, juifs et hindous et non-croyants. Nous sommes tous façonnés par la langue et la culture, issus de chaque fin de cette Terre, et parce que nous avons goûté à l'amertume des eaux grasses de guerre civile et de la ségrégation ... / ...

Pour le monde musulman, nous cherchons une nouvelle voie à suivre, dans l'intérêt mutuel et le respect mutuel. Pour les dirigeants du monde entier qui cherchent à semer le conflit, ou reporter les maux de leur société sur l'Ouest, nous leur disons que leurs peuples les jugeront sur ce que qu'il peuvent construire et non pas ce qu'ils peuvent détruire. Pour ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption et de la tromperie et le musellement de l'opposition nous leur ferons savoir qu'ils sont du mauvais côté de l'histoire, mais que nous allons tendre leur tendre la main ... / ...

Telle est la signification de notre liberté et notre croyance pour lesquelles les hommes et les femmes et les enfants de toute race et de toute croyance peuvent aujourd'hui se joindre à la célébration dans ce magnifique mall et pourquoi un homme dont le père a moins de soixante ans qui n'aurait pas pu être servi dans un restaurant local peut maintenant devant vous prêter serment ... / ...

God bless America, God bless you

Intégralité du texte en anglais sur e site du Monde

06 novembre 2008

Etats Unis : Constitution de l'équipe OBAMA et crise financière mondiale

Barack Obama a procédé à ses premières nominations afin d'assurer la transition avec l'administration Bush. Cette administration prendra ses fonctions au mois de janvier 2009.

Rahm Emanuel s'est vu proposer le poste de chief of staff, (directeur de cabinet, de la Maison Blanche). L'équipe de transition est composée en parti d'anciens de l'administration Clinton. On parle d'Howard Dean, le patron du Parti démocrate, pour le poste de Secrétaire à la Santé.

Dans le même temps, on igore s'il sera présent au G20 voulu par Nicolas Sarkozy

Les Européens se mettent mardi en ordre de bataille en vue du sommet mondial à venir sur la réforme du système financier international, en définissant leurs grandes priorités face à des Etats-Unis fragilisés par la crise bancaire et le départ en vue de George W. Bush.

Les Européens plaident avec force pour une réforme réelle et complète du système financier mondial, une sorte de nouveau Bretton Woods du nom des accords qui gouvernent depuis 1944 la finance internationale. Ils souhaitent rapidement une forme d'instance de supervision mondiale des marchés.

L'Europe entend profiter de la crise financière pour imposer ses vues aux Etats-Unis, placés en position d'accusés dans la mesure où la tourmente a pris naissance chez eux.

Une victoire lors de l'élection présidentielle de mardi du démocrate Barack Obama, plus ouvert à une régulation renforcée des marchés financiers que le républicain George W. Bush, pourrait les aider.

Mais la tâche ne sera pas aisée pour convaincre les Américains. Lundi, la Maison Blanche s'est montrée très prudente sur les chances de voir le prochain sommet du G20 sur la crise financière aboutir à des mesures concrètes, malgré la pression en ce sens exercée par le président français Nicolas Sarkozy ... / ... Source AFP/Google

Crédit montage
Le Sniper

23 juillet 2007

Troy DAVIS sera t-il exécuté ?

Communiqué d'Amnesty international

Troy Anthony DAVIS a été déclaré coupable en août 1991 du meurtre d’un policier commis sur le parking d’un fast-food en 1989, dans l’État de Géorgie, aux États-Unis. Bien qu’il ait reconnu sa présence sur le lieu du crime, il a toujours clamé son innocence.

À trois exceptions près, tous les témoins non policiers qui ont témoigné contre Troy Davis pendant son procès se sont, depuis, rétractés ou contredits, et des informations indiquent que la police avait, semble-t-il, obtenu certaines déclarations sous la contrainte. L’un des seuls témoins à ne pas s’être rétracté est le suspect alternatif principal, et les autres témoignages à charge comportent de nombreuses incohérences.

Le dossier d’accusation contre Troy Davis s’appuyait uniquement sur les déclarations de témoins qui comportaient déjà des incohérences au moment du procès.

En l’état actuel du dossier, l’application de la peine de mort par les autorités de Géorgie est contraire aux garanties de l’ONU qui interdisent l’exécution de toute personne dont la culpabilité ne repose pas sur «des preuves claires et convaincantes ne laissant place à aucune autre interprétation des faits». Lire la suite

Amnesty International France prend acte de la décision du Comité des Grâces de Georgie de sursoir pendant 90 jours à l’exécution de Troy Davis, initialement programmée le 17 juillet 2007.

Celle-ci aurait conduit à une possible erreur irréversible, en tuant un innocent potentiel.

Le sursis dure théoriquement jusqu’au 14 octobre 2007 à minuit au plus tard. Néanmoins, le Comité des Grâces peut décider de suspendre à tout moment le sursis, s’il estime avoir arrêté sa décision avant le terme.

Il est donc VITAL pour Troy Davis QUE LA MOBILISATION DE TOUS CONTINUE , et de signer la nouvelle carte d'action en ligne

La décision de sursis témoigne que les membres du Comité ont pris en considération les nouveaux éléments apportés à leur connaissance, tels que la rétractation des premiers témoins à charge entendus à l’audience, et qu’ils ont pris en compte la possibilité que la culpabilité de Troy Davis soit sujette à caution, et puisse être mise en doute.

Selon la déclaration du Porte-Parole du Bureau des Grâces, ce sursis doit permettre «d’évaluer et d’analyser les éléments apportés durant l’audience du Comité», et d’attendre que la défense produise de nouveaux témoins et d’autres preuves au Comité pour appuyer leur thèse selon laquelle il reste des doutes concernant la culpabilité» de Troy Davis.

Cette décision ne peut cependant faire oublier que ce sursis offre un répit seulement provisoire, qui ne répond pas aux demandes initiales d’Amnesty International, à savoir, la commutation de sa peine, seule à même d’éviter une possible erreur irréversible, et la réouverture d’un procès donnant une chance à Troy Davis de prouver ou non son innocence.

Le sursis dure jusqu’au 14 octobre 2007 à minuit.
Amnesty International continue et continuera de se mobiliser pour que justice soit rendue dans cette affaire, et que Troy Davis ait enfin droit à un procès équitable.

Il est toujours recommandé d’envoyer des courriers au Comité des Grâces demandant la commutation de sa peine, afin de maintenir la vigilance internationale. D’ores et déjà, Amnesty International France tient à remercier les centaines de personnes, publiques ou anonymes, qui se sont mobilisées en écrivant au Comité des Grâces de Georgie.

Sources
Amnesty international
Crédit photo
abolition.fr