14 juin 2006

Rendez-nous JOSPIN !!!

La prestation d’hier soir de notre équipe nationale confirme s’il en était besoin que les français comme les joueurs de football n’ont plus le cœur à l’ouvrage depuis un certain naufrage asiatique de 2002.

Les commentaires du sélectionneur nous rappellent certains slogans chers à Jean Pierre RAFFARIN : « La route est droite mais la pente est rude » Mais au fait amis de la théorie du complot vous souvenez vous de qui était premier ministre en 2002 : Jean Pierre RAFFARIN.

Remercié par le sélectionneur national Jacques CHIRAC et remplacé par Dominique de VILLEPIN, on croyait voir la fin du tunnel. Or le syndrome semble persister et rien n’indique sauf miracle imprévu une place d’honneur pour les coéquipiers de Zinédine ZIDANE.

Mais alors que faut-il faire car il y a urgence puisque nos footballeur affrontent la Corée du Sud dimanche dans un match décisif pour son avenir dans le tournoi ?

Le sélectionneur président n’a qu’à se replonger dans un passé proche et se rappeler qui était à la direction des affaires lors des victoires de 1998 et de 2000.

En effet, vous souvenez vous du nom du premier ministre de la France qui gagne.

Ayant décidé un beau soir de 2002 de se retirer de la vie politique, nous sommes bien obligés de constater que son départ coïncide avec la descente aux enfers de notre équipe.

Une solution avant dimanche, démission de Dominique de VILLEPIN et retour de Lionel JOSPIN. Les bleus dopés par cette nomination gagnent leur match 4 à 0, finissent premier de leur groupe et tour après tour se qualifient pour battre le Brésil en finale 2 à 0.

La France exulte, CHIRAC et JOSPIN sont à nouveau candidat à la présidentielle, et au premier tour …. Bon, il va falloir se calmer avant dimanche soir.

12 juin 2006

Identité ou profession senior ?



S’il existe des catégories économiques ou sociales pour classer les français, il en existe une qui est en train de devenir la cible de tous les débats : Les seniors.

Savez vous quand devient-on un senior ? Le lendemain de son 51 eme anniversaire. Et pour combien de temps ? « Jusqu’à la fin de sa mort » comme disait COLUCHE !!!

Lorsqu’on sait que l’allongement de la durée de la vie en France amène progressivement la population française à l’âge de 80 ans, valider cette catégorie équivaut à classer les nouveaux nés avec les étudiants du cycle supérieur.

Qui se permettrait de faire un sondage d’opinion dans les maternelles en même temps qu’à la Sorbonne afin d’en tirer des conclusions ?

Et pourtant, les agences de communication et les media n’ont jamais autant fait leur choux gras sur le thème seniors.

Que consomme le senior ?
Comment voyage-t-il ?
Comment vote-t-il ?
Où place-t-il son argent ?
Où vit-il ?

En gros, le senior serait devenu un individu jeune retraité, en assez bonne santé, en recherche de bon temps et de culture acquit aux idées républicaines.

C’est d’ailleurs au travers de ce flou qu’on peut lire des merveilles de ce genre :

« 12% des seniors disent tenir compte des résultats des sondages pour choisir leur candidat lors d'une élection. Les plus de 50 ans sont les Français les moins influençables par les études d'opinion. A titre de comparaison, un tiers des moins de 30 ans se déterminent en fonction des sondages (sondage CSA réalisé pour Le Bleu de Profession politique auprès de 955 personnes les 16 et 17 mai) »

« Près d'un baby-boomers sur deux (49%) estime qu'une réforme du droit du travail est nécessaire, selon un sondage réalisé par l'institut Ifop pour Acteurs Publics. 54% des Français estime d'une manière générale qu'il est "très urgent" de mener des réformes en France (956 personnes interrogés les 11 et 12 mai). »

Sources : Seniorscopie J’attire votre attention sur l’échantillon retenu pour donner ces chiffres qui est inférieur dans les deux cas à 1000 personnes.


Alors qui sont vraiment les seniors ?

Tout le monde sait que le comportement d’un individu varie totalement qu’il lui reste de 10 à 15 ans à travailler ou qu’il est en retraite depuis 10 ou 15 ans.

Il existe bien des différences entre les catégories socioprofessionnelles et celles-ci sembleraient se marquer encore plus pour les plus de 50 ans. Le gouvernement l’a reconnu implicitement en lançant son plan pour l’emploi des seniors.

En effet, Seuls 37% de la classe d’âge des 55-64 ans travaillent en France. Le gouvernement souhaite, dans le cadre de son plan national pour l’emploi des seniors, atteindre un taux d’emploi de 50% d’ici 2010. Sa mesure-phare repose sur la mise en place d’un « CDD senior » d’une durée maximale de 36 mois.

On pourrait bien entendu se réjouir de cet objectif mais à la lecture du chiffrage des mesures, on est un peu déçu : « Une enveloppe de 10 millions d’euros est prévue cette année pour accompagner son lancement, dont la moitié affectée au financement d’une campagne de communication. »

Une autre question se pose immédiatement : Puisqu’il faudra atteindre 57 ans pour bénéficier des mesures d’accompagnement, que deviendront ceux qui ont de 51 à 56 ans ?

Quelques remarques au passage : Cumuler un emploi et une retraite na va-t-il pas une fois de plus opposer une catégorie de français à d’autres ? Les jeunes notamment ne vont-ils pas faire encore les frais de ces nouveaux « concurrents » ?

Le fait d’intégrer dans la catégorie « senior » des actifs et des retraités n’apporte-t-elle pas un handicap supplémentaire vis à vis des employeurs ?

Ils sont d’ailleurs, actuellement beaucoup à considérer qu’un plus de 50 ans a une santé plus aléatoire qu’un jeune et surtout que le peu d’années restantes diminue leur motivation.


Les seniors sont-il un eldorado économique ?

Le salaire moyen des français est d’environ 1779 €. Il faut toutefois noter que plus de 2,5 millions de salariés étaient rémunérés sur la base du smic en 2005, selon une étude du ministère de l'emploi. Ce chiffre concerne les entreprises hors secteur agricole et hors intérim (soit 16,8 % des salariés de ces entreprises) précise la Dares (direction des études du ministère de l'emploi)

Il est assez évident qu’avec les différentes remises en cause des régimes de retraite et de la baisse du taux de remplacement que les futurs seniors ne soient plus vraiment à l’identique de ceux que nous présentent aujourd’hui les media et communicants.

Il me semble indispensable de revoir cette caricature de catégorie de français. Si le mot « vieux » trop discriminant et « personnes âgées » réservés aux 70 ans et plus (quoi que, allez dire à certains septuagénaires qu’ils sont vieux !!!!) il faudrait peut être revenir sur la notion de jeune retraité ou retraité de longue date et supprimer définitivement les actifs de cette classification.

09 juin 2006

Le parti socialiste se convertit à l'économie sociale

Dans un précédent article « l’économie sociale doit se faire entendre » j’évoquais cette économie et sa capacité à prendre une place encore plus importante en France. Bien que cette économie, ni capitaliste ni publique, fondée sur des principes démocratiques, pèse aujourd’hui plus de 12% du PIB en France, elle peut et doit à mon avis progresser.

Jusqu’à présent ignorée ou mal défendue par les pouvoirs publics et les formations politiques qui lui préfèrent le développement durable qui est plus « porteur », je me demandais si les élections présidentielles à venir nous réserveraient une surprise ?

Allions nous encore avoir :

Un débat exclusivement centré sur le sentiment d’insécurité et les violences aux personnes ?

Des échanges sur la notion de services publics ou de services au public ?

Ou tout simplement un affrontement de chiffres sur qui a le mieux géré la croissance et qui est le plus à même de la faire revenir ?

J’ai pu ce matin lire « Réussir ensemble le changement» qui est le projet que portera le ou la candidate socialiste en 2007. Particulièrement concerné par la position de toutes les formations politiques sur le sujet de l’économie et de ses variantes, j’ai lu les 32 pages disponibles et découvert un sous chapitre qui s’intitule « Promouvoir l’économie sociale et solidaire »

Que dit-il ?

« Nous favoriserons le développement des services de proximité, mis en œuvre notamment par les associations : gardes d’enfants, aide aux personnes âgées, activités éducatives post et péri scolaires. Nous soutiendrons le secteur de l’économie sociale et solidaire. Son accès à la commande publique sera privilégiée. Sa fiscalité sera repensée avec le démantèlement progressif de la taxe sur les salaires pour les associations, frein considérable au développement de l’emploi. A l’instar des chambres de commerce et d’industrie, il sera créé des chambres nationales et régionales de l’économie sociale. Nous renforcerons particulièrement la position des mouvements associatifs sportifs, culturels et d’éducation populaire dans les instances de concertation et de décision pour le rôle qu’il joue dans l’épanouissement des individus et de la vie sociale, aussi bien en milieu rural qu’urbain »

A vrai dire, par vraiment de nouveautés en ce qui concerne les services à la personne, si ce n’est la délégation accrue au monde associatif qui est déjà très présent dans le domaine.

Quid par contre des incitations au modèle coopératif qui est une alternative aux statuts classiques d’entreprises ? Il est dommage que lorsqu’on consacre un (tout petit) passage de son programme à l’économie sociale, on oublie les entreprises qui acceptent le marché et sa concurrence tout en proposant un mode de gestion démocratique (un homme, une voix)

Finalement, je ne ferrai pas la fine bouche en constatant que l’économie sociale et solidaire qui était jusqu’à présent considérée comme une variable d’ajustement de la pauvreté fait partie d’un programme présidentiel.

Lorsqu’on se rappelle la place de l’écologie dans les précédentes élections, alors qu’aujourd’hui elle est une des parties centrales des programmes, on ne peut que souhaiter que l’économie sociale et solidaire connaisse le même sort.

Sources

Parti socialiste

07 juin 2006

Les monnaies peuvent avoir une âme ?




Alors que les places boursières se marient dans la joie et l’allégresse, se développent dans un quasi anonymat des monnaies parallèles que l’on pourrait appeler « monnaies sociales »

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ces systèmes ne sont pas utilisés dans des pays en développement mais en Allemagne au Japon, en Italie, en Amérique du Nord (Time dollar ) et en France.

En France on connaît les systèmes d’échange locaux (Les SEL) qui permettent à des gens dans une zone géographique limitée d’échanger des services (je répare ton ordinateur et tu me donne un cours de cuisine)

Véritable symbole d’une économie parallèle plus solidaire, les SEL forment désormais un réseau national très large

En Allemagne, on utilise le « Roland » ou le « Chiemgauer »

Chiemgauer est le nom d'un REGION, semblable au Système d'échange local français, qui a commencé en 2003 à Prien am Chiemsee, Bavière, en Allemagne.

Christian Gelleri, enseignant dans un lycée, a fondé ce projet avec ses élèves qui étaient chargées du dessein et imprimerie des Vales, de l'administration, de la comptabilité, de la publicité et d'autres services. Actuellement il fait partie du réseau national de monnaies régionales en Allemagne qui s'appelle RegioNetzwerk

L’originalité de ces monnaies est qu’elles sont « périssables » ou « fondantes » En clair, elles perdent de 1 à 2 % de leur valeur chaque mois. Le but est d’empêcher la tésaurisation et obliger les détenteurs à réinvestir pour profiter de la communauté.

Au Japon les "Fureai Kippu" apportent un début de réponse à la crise du vieillissement démographique. Leur principe ? Un jeune fait des courses, prépare la cuisine et fait prendre son bain à une personne âgée à la motricité réduite.

Pour ce service, ce jeune perçoit des "tickets de soin" ou "Fureai Kippu", qu’il dépose sur un compte. S’il tombe malade, il peut utiliser ces tickets pour payer une aide à domicile. Il peut aussi faire un transfert électronique sur le compte de sa mère, à l’autre bout du pays, afin que celle-ci puisse s’offrir une aide à domicile.

Des expériences fonctionnent également en Corée ou au Brésil

Ces monnaies n’ont pas l’ambition de remplacer le système monétaire mondial et sont dans un certain nombre de pays encouragées par les gouvernements comme Au japon ou au Brésil. Bien que ne cherchant pas à déstabiliser le monde de la finance, tous ces systèmes sont un puissant outil de développement local et de recréation de liens sociaux et économiques.

Enfin n’oublions jamais que le 2 avril 1792, le Congrès des Etats-Unis adoptait le "Mint Act" qui instaurait une nouvelle unité monétaire, le Dollar.

Cette disposition renforçait l'autonomie du pays, indépendant depuis le 4 juillet 1776. Les premières pièces furent frappées en 1793 à Philadelphie. Il faudra attendre 1861 pour voir apparaître les premiers billets verts. Il s’agissait tout simplement d’un SEL qui a plutôt pas mail réussit !!!




Sources et bibliographie

Place publique
Terra-economica
Pôle de socio économie solidaire
Sel Terre
Selidaire
Le Figaro

06 juin 2006

Reste-t-il encore une place pour les quotidiens payants ?




Le groupe BOLLORE va lancer son « gratuit » du soir qui devrait être selon ses propos sur Europe un journal de l’actualité politique et people rempli de photos plus agréables à consulter que des textes de fond. Ce journal sera domicilié dans la tour BOLLORE, à Puteaux, en région parisienne. Le tirage de Direct Soir est fixé à 250 000 exemplaires en Ile-de-France et autant en régions. Le mode de distribution privilégiée est le colportage.

A la lumière de cette nouvelle expérience de presse gratuite, Il est grand temps de se poser la question de la valeur de l’actualité et de sa diversité.

Beaucoup d’internautes ont eu la surprise de découvrir que les informations de l’AFP et de REUTER disponibles entre autre sur YAHOO! sont les mêmes que celles distillées (parfois sans aucun commentaire additionnel) par la presse écrite et audio visuelle. Il en sera de même pour le nouveau-né édité par le groupe BOLLORE.

Selon Le Figaro : « Les équipes sont constituées. Vincent Bolloré, le propriétaire du titre, s'implique lui-même dans les réunions du nouveau titre. Il est secondé par Philippe Labro et Paul Giannoli, conseiller éditorial, ancien patron de Télé 7 Jours et du JDD. Les équipes rédactionnelles du quotidien ont vocation à se rapprocher de celles de la télévision, Direct 8, chaîne de la TNT, également propriété de l'industriel, tout comme les équipes commerciales des deux médias devraient travailler de concert »

Quel est le problème qui va se poser à terme ?

Insinuer dans l’esprit des gens que payer pour quelque chose que l’on puisse avoir gratuitement est un non-sens économique.

Si le groupe BOLLORE a les moyens de dépenser 20 millions d’€ et attendre 7 ans pour obtenir la moindre rentabilité cela n’a rien de philanthropique. L’objectif déclaré est d’offrir une version de plus des dépêches accessibles à l’internaute moyen.

Alors qu’on demande chaque jour aux français de sortir de leur routine et d’être inventifs et créateurs, on leur propose de plus en plus de media routiniers et sans imagination.

Reste-t-il encore une place pour les quotidiens payants ?

En l’état, on peut légitimement se poser la question. Il est vrai que la presse écrite est au bord du gouffre et que seules des injections de capitaux régulières permettent à LIBERATION, au FIGARO, au MONDE ou à l’HUMANITE de ne pas cesser de paraître. Les récents déboires sans fin de France Soir ne plaident pas non plus en faveur des titres payants.

Alors, pourquoi cette désaffection au profit de condensés gratuits ? Tout simplement parce que les plus grands titres de la presse écrite ont abusé de la technique de « copier/collé » utilisée par les gratuits. Il est certain que l’affaiblissement du Parti Communiste français a entraîné l’HUMA dans des profondeurs insondables et que les prises de position des directeurs du MONDE et de LIBERATION ont finit par lasser ou offusquer des lecteurs fidèles.

La presse écrire s’est longtemps prise pour une institution que le lecteur se devait de ne jamais critiquer. L’investigation qui est coûteuse a été reléguée et remplacée par des témoignages recueillis par des correspondants disposant de peu de temps et de budget.

Impressionnés par les résultats de certains quotidiens régionaux, la presse nationale s’est mise à faire du chien écrasé, du portait du dernier sabotier du Haut Jura et du « bonheur dans le pré »

En fin de compte, il n’existe quasiment plus de presse d’opinion et le débat de société s’est déplacé vers les nombreux sites Web que les quotidiens ont été obligés de mettre en place pour continuer à capter l’attention des populations. Or, le site Web est une réponse gratuite à un problème de survie. Alors pourquoi en ce cas payer pour son quotidien du matin ?

La rédaction d’un quotidien coûte cher et avoir des journalistes de qualité également. La presse quotidienne nationale ne peut s’appuyer sur les perfusions financières et la publicité pour avoir un avenir.

Il lui faut retrouver ses racines et un ton qui passe par la diversité des opinions et la qualité de ses enquêtes et investigations. Le journalisme citoyen qui se développe sur le Web apporte la preuve du dynamisme de la pensée et du goût immodéré des français pour le débat. L’avenir de la presse écrite nationale passe par un travail au moins équivalent.


A vous de jouer messieurs les directeurs et patrons de presse

01 juin 2006

La France est-elle condamnée à être dirigée par des politiciens croquemitaines?





Ainsi, le débat sur l’avenir de la société française se limiterait à une adaptation du pensionnat de Chavagne et de la célèbre compagnie chère à Laurence BROCOLLINI ?

A force de répéter que Nicolas SARKOZY est un grand admirateur du modèle américain, on avait oublié qu’il peut se trouver à gauche des zélateurs des camps militaires de redressements US.

Concernant le problème des diverses émeutes et rébellions, il ne me revient pas en souvenir que Mme ROYAL soit venue épauler les maires de Clichy sous Bois et des autres communes du 93 en novembre dernier ni de l’avoir à cette époque entendue évoquer le recours pédagogique aux forces armées comme solution aux très graves problèmes auxquels sont confrontés certaines cités.

Vous avez choisi Madame de venir chez moi à Bondy pour déclarer :

« Regrettant la suppression du service militaire, la présidente de Poitou-Charentes, qui est fille d’officier, a affirmé : "Si l’on veut donner une nouvelle chance aux jeunes au premier acte de délinquance, il faut des systèmes d’encadrement à dimension militaire, avec des actions humanitaires, des orientations vers l’apprentissage des métiers, avec le passage du permis de conduire et le réapprentissange de la citoyenneté »

Pourquoi ne pas en avoir parlé à l’assemblée nationale lors des émeutes ?

Pas assez socialiste ou tendance à cette époque ?

« Il faut revenir à une République du respect, où chacun est à son poste et chacun est dans son rôle »

Comment ? Il aurait été intéressant que vous argumentiez sur ce sujet au lieu de nous asséner des phases chocs qui sont aussi belles que creuses.

Alors, peut-on parler de dérive à droite de la part d’une presque candidate à la Présidence de la République ?

Nous avions eu une première alerte lors de la brassée de lauriers adressée au Blairisme, quel sera la suivante ?

Un certain Lionel JOSPIN a durement payé en déclarant que sa campagne et son programme ne seraient pas socialistes. Vos propos Mme ROYAL qui cherchent à attirer un électorat qui n’est pas celui du parti socialiste risque de vous faire perdre un peu plus de sympathisants de gauche qu’à l’habitude.

Cela vous concerne-t-il vraiment ?

Nous concoctez-vous une secrète alliance avec le centre et la droite modérée ? Envisagez-vous de nous créer un parti démocrate similaire à celui des Etats Unis ? Attention, n’oubliez pas qu’aux USA François BAYROU serait considéré comme un sérieux gauchiste !!!!

Le spectacle offert par le parti socialiste et ses multiples candidats était pourtant assez affligeant pour que vous ajoutiez à la confusion en tenant des meetings de candidate que vous n’êtes toujours pas officiellement.

Le parti socialiste travaille sur le projet de son candidat. Vos prises de position impliquent-elles déjà leur inscription dans celui-ci ?

Elisabeth GUIGOU la députée de BONDY a déclaré de son côté, évoquant le projet socialiste :

« "Je pense qu’il faut qu’on ait un projet qui ait du sens et pas un catalogue de mesures »

« Je pense qu’il y a encore du travail" à faire pour dégager "quelques mesures fortes". "Nous devons opposer une société qui soit solidaire, sociale et où nous soyons unis dans le respect des diversités" au projet "autoritaire, libérale, communautariste" défendu par le président de l’UMP Nicolas Sarkozy »

Visiblement certains ajustements s’imposent !!!!

29 mai 2006

C'est nous les africains qui revenons de loin


Récompensé à Cannes par une palme des meilleurs acteurs, ce film bien avant sa sortie dans les salles va déclencher probablement une nouvelle polémique.

Sans aucune liaison avec les célébrations des victimes de l’esclavage le film pose un tout autre problème qui lui n’a jamais trouvé son issue ou sa reconnaissance quels que soient les partis politiques au pouvoir.

La France a eu recours aux ressortissants de ses colonies dès la première guerre mondiale et nombreux ont été ceux venus d’Afrique ou d’Asie pour se battre dans les tranchées. C’est au travers des témoignages de l’époque que l’on apprend que les tirailleurs sénégalais sont envoyés comme nettoyeurs de tranchées en partie parce que les allemands sont terrifiés par l’apparence de ces soldats.

L’histoire filmée ne retiendra que les colliers d’oreilles allemandes que les tirailleurs se confectionnent et qui restera longtemps marqué dans l’esprit des populations.

Après s’être battus par milliers en 1939-40 et après les affres de la captivité, tirailleurs maghrébins et d’Afrique noire, furent de nouveau mobilisés à partir de novembre 1942 pour participer à la libération de la « Mère patrie »

L’armée française était prisonnière dans les camps du Reich suite à la débâcle de mai-juin 1940, la France était occupée, il appartenait à l’Empire de fournir le plus grand effort pour reconstituer cette armée et participer au combat pour la Libération.

Engagés ou conscrits, ils représentaient plus de la moitié de l’armée régulière en 1944 estimée à 550 000 hommes et femmes.

Sur les 260 000 hommes que comptait la 1ère armée française dont les unités débarquèrent en Provence en août 1944, plus de la moitié étaient des indigènes originaires des colonies, musulmans d’Afrique du nord et d’Afrique noire.

Des fantassins constamment sollicités et surexploités de l’aveu même de leur chef, le général de Lattre de Tassigny. Il s’en s’inquiétait auprès du commissaire à la guerre Diethelm : "mes hommes ont l’impression naissante qu’ils sont abusivement exploités par la métropole, sentiment terriblement dangereux"

Et puis, la guerre terminée, ils sont pour la grande majorité rentrés au pays fier du devoir accomplit et certains d’avoir montré que leur participation les hissaient au niveau de tous les citoyens français.

À partir d’octobre 1944, la majorité des troupes noires est progressivement retirée de la zone des opérations. Le commandement évoque le manque d’endurance au froid de ces soldats noirs ; cette raison peut recouvre une autre, d’ordre tactique, liée à l’utilisation traditionnelle de ces combattants : aptes à fournir un violent et décisif effort dans le choc, assureraient-ils aussi bien le combat statique de position que l’on prévoit ?

En fait, pour expliquer ce désengagement, d’autres causes sont aussi à retenir. Siéger à la table des vainqueurs implique de montrer que le dernier effort de guerre repose, non plus seulement sur le concours de l’Empire, mais sur une armée métropolitaine reconstituée, capable de tenir son rang en Europe.

C’est aussi en 1944 que les soldats du Maghreb, de retour chez eux, voient la misère matérielle qui frappe durement les campagnes, amertume et déception les guettent, lorsqu’il leur viendra à l’idée de réclamer les mêmes droits de citoyenneté que les Français d’Afrique du nord. Beaucoup s’indignent de ce que la citoyenneté avec maintien du statut personnel musulman, accordée par les ordonnances de mars 1944 en Algérie, ne soit pas octroyée aux anciens combattants, ou du moins, aux décorés de la Croix de guerre. Et surtout, ils découvrent avec stupeur l’ampleur de la répression dans le Constantinois, après les émeutes de Sétif et Guelma, en mai-juin 1945.

Eux, qui ont fait preuve d’abnégation, de courage, de discipline dans la guerre pour libérer la France, se souviendront. Certains prendront les armes, des années plus tard, pour libérer « leur » pays, de la présence coloniale, cette fois ; d’autres tenteront de faire reconnaître leurs droits de combattants pour la France, leur qualité de citoyen par le sang versé.

Ce scandale dure toujours et l’égalité de pension et de respect n’a jamais été rétablie entre les soldats de la métropole et ceux issus des colonies. Notre président qui cherche désespérément une cause susceptible de passer à la postérité pourrait peut être envisager d’indemniser correctement les derniers vétérans, ce qui ne serait sommes toutes que le minimum pour ces hommes venus défendre notre pays qui était si loin du leur.

Mais au fait qui connait vraiment la chanson de ces troupes ?

Premier couplet

C’est nous les Africains
Qui revenons de loin
Nous venons des colonies
Pour sauver la Patrie
Nous avons tout quitté
Parents, gourbis, foyers
Et nous avons au cœur
Une invincible ardeur
Car nous voulons porter haut et fier
Le beau drapeau de notre France entière
Et si quelqu’un venait à y toucher
Nous serions là pour mourir à ses pieds
Battez tambours, à nos amours
Pour le pays, pour la Patrie
Mourir au loin
C’est nous les Africains.

Suite des paroles ICI

Site officiel du film Indigènes ICI
Bande annonce du film indigènes ICI

Sources

LDH Toulon

Editions Calmann Lévy

CNDP

22 mai 2006

L’UDF a-t-elle un avenir ?


Gilles de Robien vient de l’annoncer : "Je viens de créer un cercle appelé Société en mouvement pour mener une réflexion dont manque cruellement notre parti"

Est ce le début de la fin pour ce parti politique qui ne compte plus aujourd’hui plus que 30 députés à l’assemblée nationale ?

Retour sur une histoire

Valéry Giscard d'Estaing (auteur de la célèbre phrase : « Les français aspirent à être gouvernés au centre » prendra l'initiative de réunir en 1978 des familles de pensées alliant l'humanisme social et européen et positions de droite ultra libérales

En mars 1978, aux élections législatives. L'UDF forme le deuxième groupe de l'Assemblée nationale.

Poids des composantes dans les députés UDF :

PR : 53%
CDS : 27%
divers UDF : 12%
Parti Radical "valoisien" : 7%
MDSF : 1%

Cette performance va vite tourner au cauchemar années après années au gré des désaccords et de la profusions de mouvements ou groupes de pensée

10 mai 1981
2 eme tour de l'élection présidentielle :
48,24% pour Valéry Giscard d'Estaing

5-12 juin 1988
élections législatives.

Certains députés, majoritairement membres du Centre des Démocrates Sociaux (CDS), forment le groupe dissident de l'Union du Centre (UDC)

5 novembre 1995
le Centre des Démocrates Sociaux (CDS) et le Parti Social-Démocrate (PSD) fusionnent dans Force Démocrate (FD)

24 juin 1997
le Parti Républicain (PR) devient Démocratie Libérale et s'élargit à une partie du PPDF

8 avril 1998
exclusion des trois présidents de région UDF élus en mars avec les voix du Front National (FN, extrême-droite

16 mai 1998
Démocratie Libérale quitte l'UDF - 17 démocratie libérale favorables au maintien dans l'UDF créent le 17 août un Pôle Républicain, Indépendant et Libéral (PRIL-UDF)

3 avril 2002
Philippe Douste-Blazy, président du groupe UDF de l'Assemblée nationale, annonce la création d'une nouvelle structure chiraquienne, destinée à se transformer en parti chiraquien unique : l'UMP

16 juin 2002
second tour des élections législatives. 27 élus sous la seule étiquette UDF

14 juin 2005
François Bayrou suspend Gilles de Robien (ministre de l'Éducation nationale) des instances dirigeantes de l'UDF en raison de sa participation au gouvernement de Dominique de Villepin

23 novembre 2005
15 députés UDF votent contre l'ensemble du projet de loi de finances pour 2006

16 mai 2006
11 députés UDF votent la motion de censure déposée par la gauche contre le gouvernement de Dominique de Villepin

S’il est vrai que dans une démocratie l’abondance de courants de pensée est essentielle elle trouve ses limites à l’UDF qui au cours de sa jeune histoire aura connu départs tonitruants, défections, trahisons et petits meurtres entre amis.

Le choix de François BAYROU et de sa grade rapprochée peut paraître héroïque mais n’est-il pas l’annonce de la disparition de l’UDF du moins dans son actuelle configuration ?

Il est clair que l’UMP fera « payer » aux 11 élus UDF leur rébellion de mai 2006 en présentant des candidats de poids dans chacune de leurs circonscription et en aidant si nécessaire un candidat de gauche.

L’UDF résistera-t-elle aux prochaines législatives de 2007 ? Que restera-t-il du message de François BAYROU après les mesures de rétorsions ?

La dernière déclaration de Gilles de Robien préfigure un nouveau et prochain démantèlement des dépouilles de l’UDF. François BAYROU joue gros mais n’est-il pas en train de redonner naissance au courant fondateur de son mouvement ?

Dans une époque qui pousse à la bipolarisation de la vie politique, verra-t-on des socialistes modérés se regrouper avec des centristes sociaux ?

Le pari de François BAYROU trouvera-t-il un électorat ? J’en connais beaucoup qui souhaiteraient être plus vieux de quelques mois !!!

Sources

UDF
France politique

19 mai 2006

L'économie sociale doit se faire entendre


Qu’y a-t-il de commun entre le Crédit agricole, 15,5 millions de comptes, et le Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine, dont les effectifs sont de 49 personnes ? Rien, sinon d’appartenir à un même secteur, celui dit de l’« économie sociale ».

L'économie capitaliste néolibérale est-elle la voie unique ?

Non, répond Thierry JEANTET le directeur général de EURESA (réseau européen de sociétés d’assurances d’Economie Sociale), les mutuelles, les coopératives et les associations (donc l'Économie sociale) montrent qu'il existe une façon plus solidaire de créer des richesses aussi bien dans la sphère marchande que dans la sphère non marchande.

Partout en Europe, on trouve des entreprises, des organisations dans lesquelles prévalent le principe de non-domination du capital et celui du contrôle démocratique : il y aurait d'ailleurs 248 millions de membres de coopérative, de mutuelle ou d'association sur 370 millions d'habitants en Europe !

Ces structures agissent dans les domaines les plus divers : social, culturel, financier, agricole, industriel ou de la pêche... Elles sont encore trop mal connues. Face à de grands défis comme la mondialisation, la transformation du travail et la crise sociale, elles représentent une chance particulière de voir établies les conditions d'une croissance à dimension humaine et, au-delà, de changer la donne en affirmant la primauté du civique et du social sur l'économique et le monétaire.

Pour cela, elles doivent à la fois renforcer et moderniser leur identité, faire fructifier leurs propres principes (démocratie, non-lucrativité, solidarité, recherche du meilleur rapport qualité-prix, épanouissement de la personne, etc.), et donc innover.

Il existe bien un " troisième secteur ", à côté des entreprises de statut capitaliste mais également à côté de l'économie publique (l'économie sociale est privée et indépendante de l'Etat).

Depuis plus d'un siècle, l'économie sociale (associations, mutuelles et coopératives) démontre qu'il est possible d'entreprendre autrement. Un des points communs entre les organisations de l'économie sociale ?

Une répartition différente des richesses créées qui, inscrite dans les gènes de ces structures, empêche ou limite le versement de dividendes aux personnes physiques membres. Cette économie ni capitaliste ni publique, fondée sur des principes démocratiques, pèse aujourd'hui plus de 12% du PIB en France.

Le procès bien souvent tenu à l’économie sociale est de ne pas être structurée comme l’économie capitaliste. Or, est ce par manque de communication institutionnelle où timidité chronique que l’économie sociale n’est pas plus présente dans les média pour expliquer qu’elle est aussi bien structurée ?

Il serait temps que les français connaissent un peu mieux

CJDES : centre des jeunes dirigeants et des acteurs de l'économie sociale
AVISE : Agence de valorisation des initiatives socio-économiques
USGERES : Union de syndicats et groupements d’employeurs représentatifs dans l’économie sociale
RESOL

Mais aussi les banques à caractère coopératif

Le crédit coopératif
Les banques populaires
Le crédit agricole
Le crédit mutuel
La caisse d’épargne

Sans oublier les mutuelles généralistes ou de santé

FNMF(fédération nationale de la mutualité française)

Il est enfin temps de faire tomber le mythe de l’économie sociale et solidaire qui serait réservée à des micro projets locaux. L’économie sociale et solidaire est une approche différente de l’entreprise et de sa gouvernance.

Le MEDEF ne s’y est pas trompé puisque récemment, il faisait pression sur le gouvernement de Jean Pierre RAFFARIN pour remettre en cause « les entreprises de l’économie sociale qui concurrencent aujourd’hui les entreprises du secteur marchand tout en continuant à jouir d’un certain nombre de privilèges ».

Pourquoi continuent-elles d’exister alors que coopératives ou mutuelles se rapprochent des acteurs du secteur concurrentiel, se demande le rapport ?

Il est plus que probable que la gestion démocratique de l’entreprise et la recherche de sens soient aux antipodes de la gestion des intérêts des actionnaires des entreprises du CAC 40

Sources

Euresa
La documentation française
Le monde diplomatique
Scop entreprises
Ecosociale
Groupe SOS

17 mai 2006

Journée contre l'homophobie




















Si la France a dépénalisé l’homosexualité en 1982, institué le PACS en 1999, et l’OMS retiré l’homosexualité de la liste des maladies en 1993, l’homophobie reste un fléau très important dans le monde.

90 pays considèrent encore l’homosexualité illégale, 80 ne la reconnaissent pas et seuls 21 l’ont légalisée.

C'est l'occasion de se rendre sur le site Homophobia qui présente la situation pays par pays de cette forme de racisme.

Les récents procès en Egypte et l'attitude des pouvoirs publics notamment en Malaisie (où la peine de mort peut être appliquée) donne à réfléchir sur les faibles progrès enregistrés ces dernières années dans la lutte contre l'homophobie.

Pour lutter contre cette réalité malheureuse et historique, Louis-Georges Tin, chercheur français, a mis en place la Journée internationale contre l’homophobie, dont la première édition s’est tenue le 17 mai 2005.

Le site évoque la possibilité d'une journée mondiale. Je leur laisse la parole :

"... nous souhaitons que le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme et la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies condamnent également l’homophobie dans ses manifestations politiques, sociales et culturelles en reconnaissant cette Journée. La décision de l’OMS constitue pour nous une date historique et un symbole fort : nous proposons donc que cette Journée mondiale ait lieu chaque année le 17 mai"

Affaire à suivre !!!

15 mai 2006

12 propositions pour faire progresser l'Europe ?



José Manuel Barroso et Margot Wallström ont présenté le 10 mai 2006, leur évaluation sur la période de réflexion sur l'avenir de l'UE lancée en octobre 2005.

M. Barroso a préconisé de reporter toute décision sur la Constitution européenne à 2008 et d'adopter en préalable une "déclaration solennelle" sur l'avenir de l'UE lors des 50 ans du traité de Rome en 2007.

En appelant les Vingt-cinq à l'adopter, il a souligné que cette déclaration constituera le premier pas d'"un processus destiné à aboutir à un futur accord institutionnel" en établissant " une série de principes et d'objectifs avec une obligation d'engagement" à les réaliser. Afin de répondre aux préoccupations exprimées par les citoyens au cours de la période de réflexion, le président de la Commission européenne a présenté, hier, douze propositions pour faire progresser l'Europe en l'absence de Constitution.

Je me suis permis d’y ajouter mes propres commentaires.

1. Le marché unique : la Commission européenne lancera son réexamen, afin de lever les obstacles résiduels, avec la présentation, l'année prochaine, d'un rapport contenant des propositions concrètes.

En clair, la commission va mettre en place une ou plusieurs commissions qui pourront définir l’ébauche d’un rapport

2. L'accès universel et la solidarité : un projet à développer parallèlement au réexamen du marché unique.

D’autres commissions en vue permettant l’ébauche d’un rapport ?

3. La "carte de droits" : pour permettre à tous les citoyens de l'Union d'être informés de leurs droits et d'y accéder facilement.

De quelle façon SVP ?

4. Le processus décisionnel dans les domaines de la justice, de la liberté et de la sécurité : son amélioration par un usage accru, sur la base des dispositions des traités actuels, de la méthode communautaire dans des domaines tels que la lutte contre la criminalité organisée, le terrorisme et la traite des êtres humains, ainsi que la coopération policière.

Rien de nouveau en somme !!!


5. L'élargissement : la Commission envisage de publier un document sur la stratégie de l'élargissement, pour faire avancer le débat sur ce sujet.

BRAVO !!! Je conseille justement la lecture des lignes suivantes datées du 15 mai 2006 :

« A la veille de la présentation du rapport décisif de la Commission européenne sur la date d'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie, le président José Manuel Barroso s'est déclaré, sur la BBC, "favorable" à leur entrée dans l'UE : "dès que possible" notent Les Echos et l'Est Républicain,"en 2007" titre La Croix. Tandis que "l'amélioration de la lutte contre le corruption et le crime organisé" seraient les principales "préoccupations" de Bruxelles [La Croix], "les deux pays espèrent recevoir le feu vert des 25 Etats membres de l'Union pour leur entrée dans le club européen au 1er janvier 2007, comme initialement prévu" [Les Echos]. Selon Le Monde, "la Bulgarie s'estime prête à rejoindre l'UE dès 2007" malgré le fait que "la Commission européenne ne cesse d'exprimer ses inquiétudes et ses critiques". "Il s'agit d'une décision collective" qui ne sera prise que mardi, a tenu à préciser le président Barroso [Les Echos, La Croix]. A partir de son évaluation sur les progrès accomplis par la Bulgarie et la Roumanie [La Croix], la Commission recommandera, demain, une date d'adhésion : pour 2007 ou 2008. »

6. La compétitivité externe : la définition d'une nouvelle approche et le lancement d'une réflexion sur l'amélioration de l'accès aux marchés étrangers et sur de nouvelles priorités dans les relations commerciales.

Qui pourrait proposer le contraire ?

7. Le rôle de l'Europe dans le monde : l'élaboration d'un document de stratégie.

On en rêve !!!!

8. Mieux légiférer : des nouvelles propositions visant à alléger concrètement la bureaucratie dans toute l'UE.

A la lecture des 8 premiers points, on doute vraiment du résultat final !!!

9. La transparence : une accélération des travaux sur l'accès aux documents dans l'Union européenne.

Transparence n’est pas le mot qu’on pourrait appliquer aux travaux de la commission dirigée par M. Barrosso. Les documents le seront peut être

10. La coopération avec les parlements nationaux : le développement de nouvelles relations UE- parlements nationaux, dont la transmission directe des nouvelles propositions et des documents de consultation.

Cette proposition me semble indispensable pour pouvoir gérer l’UE

11. Les institutions : une proposition de calendrier pour une approche graduelle en vue d'apporter une solution aux questions institutionnelles.

Plan B, C ou D ?

12. Une nouvelle déclaration politique et le renouvellement de l'engagement des Etats-membres : une déclaration s'inspirant de la déclaration de Messine et qui devrait servir de base à des décisions que le Conseil européen adopterait en vue d'engager un processus devant déboucher sur un futur règlement institutionnel.

Comprenne qui pourra !!!

Avouez qu’à la lecture de ces 12 mesures l’envie d’Europe se fait plus forte non ?


Sources : Toute l'Europe