18 juillet 2006

J'ai pas pu résister !!!

Lecteur assidu de Charlie Hebdo dans ses grandes cuvées, je n'ai pas pu résister à l'envie de vous montrer ce que REISER dessinait il y a quelques années. Visionnaire non ?


Jeu de circonscriptions

S’il est une technique courante depuis que le vote existe en France, c’est bien celle du « parachutage politique»

Remise au goût du jour au travers des prochaines échéances législatives de 2007, elle consiste pour les états majors des partis politiques à regarder de près les circonscriptions « acquises », « gagnables » et « perdues d’avance »

Le résultat de cette observation donnera la liste des circonscriptions où au choix, il fera bon se faire élire ou prendre patience dans l’opposition.

L’étude permettra également de « caser » des candidats de formations politiques qui pourraient apporter leur soutien (Les Verts excellent régulièrement à ce jeu et réclament de plus en plus de circonscriptions gagnables pour prix de leur ralliement)


Pour faire simple, on demande aux militants puis aux électeurs de voter pour quelqu’un qu’ils n’ont jamais vu dans leurs villes.


Il semblerait pourtant que cette fois ci les militants se rebiffent. C’est Malek Boutih qui est au cœur de la polémique. Appliquant les statuts du Parti Socialiste, les militants charentais avaient choisit une candidate locale jusqu’au moment ou Ségolène ROYAL aurait fait pression pour imposer Malek *.

Le cas de la 21 eme circonscription de PARIS est également un cas type de désignation de candidat en « zone parachutable » :

George Paul-Langevin et Sophia Chikirou. La première, 57 ans, est d'origine antillaise, jospiniste et travaille auprès du maire de Paris, Bertrand Delanoë. La seconde, 27 ans, est d'origine kabyle, fabiusienne et assistante parlementaire du député sortant Michel Charzat .

Résultat, on a pu entendre les propos suivants :

"On a envie de pleurer sur Harlem Désir. Il a toujours été chouchouté, il n'a jamais été au combat électoral (...)"génération qui porte encore un discours communautariste".
Malek Bouthi

« Mon histoire et mon engagement depuis plus de vingt ans démontrent une démarche exactement inverse, fondée sur les principes universalistes et républicains » J'imagine que Malek Boutih ne considère pas que sa candidature en Charente est a priori légitime, tandis que celle d'une militante antillaise à Paris serait par nature communautariste."
Harlem DESIR

Il est bon de rappeler que nous n’avons le droit, en tant que citoyens, à cette agitation uniquement lors des rendez-vous électoraux. Si gauche et droite s’opposent sur leurs visions de notre avenir, ils se rejoignent sans aucun problème pour l’attribution des circonscriptions les moins difficiles.

Vous ne serez pas surpris d’apprendre que cette excitation n’a pas lieu pour les circonscriptions « perdues à l’avance »

Que l’on doive renouveler une partie des élus de la nation pour que de nouvelles statures et projets émerge est une réalité que personne ne nie ! Mais considérer qu’un « bastion » doit servir à imposer quelqu’un qui ne connaît pas la région, ses habitants et ses problèmes revient à prendre les électeurs pour des imbéciles.

A l’époque ou la majorité des dirigeants politiques prônent la décentralisation et le retour à des responsables proches de leurs administrés, est-il encore normal de substituer l’élu ou le militant de terrain à une personnalité politique ou médiatique.

Les citoyens commencent à se lasser de la façon dont on leur choisit un ou une représentante et bien que les candidats correspondent à leurs idées, il est probable qu’ils finissent par élire des candidats d’opposition du cru.

Est ce bien rendre service à la politique que de continuer à considérer les circonscriptions comme des points de chute commodes ?

Combien de temps encore, les suppléants continueront-ils à exercer les fonctions des élus qui n’ont ni le temps ni l’envie d’arpenter leur territoire et préfèrent les douceurs de la capitale à une banlieue ou une région économiquement déshéritée ?

Malek Boutih comme les autres futurs parachutés ne feraient-ils pas mieux de prendre le temps de s’installer et de découvrir les habitants d’une région plutôt que d’être imposés par les faits du prince ?


* Malek Boutih a été président de SOS Racisme de 1999 à 2003 avant de devenir le secrétaire national aux questions de société du Parti socialiste.

Proche de Julien Dray, Malek Boutih soutient aujourd'hui la candidature de Ségolène Royal à l'investiture PS pour l'élection présidentielle de 2007.





13 juillet 2006

Actionnaires ou gogos ?



La lamentable affaire EUROTUNNEL que nous avons été beaucoup à commenter est en train de pousser à la réflexion un certain nombre de français sur la clarté du jeu boursier dans lequel ils peuvent être impliqués volontairement ou non.

Pourquoi place-t-on ses économies en bourse ?

Epargner a toujours été un réflexe des ménages et si les bouleversements issus de l’après deuxième guerre mondiale (sécurité sociale et régimes de retraite) ont changé les habitudes financières des français (livrets A et épargne logement ) leur retour vers la bourse s’est fait dans les années au début des années 80 où les rendements les plus médiocres se situaient à 11 %

Attirés par des scores « aberrants » les nouveaux investisseurs ont oublié que la bourse n’est pas garante de résultats positifs. Même en intégrant cette donnée, il n'est pas facile ces derniers temps d'être certain que seule la bonne gestion des entreprises est un critère de rendement.

Petits porteurs contre investisseurs institutionnels ?

Etre actionnaire (très) minoritaire peut causer de graves problèmes. Des associations comme SOS petits porteurs ou l’ADAM (association pour la défense des actionnaires minoritaires) relèvent et dénoncent de façon régulière des entorses à l’éthique ou des irrégularités de gestion.

Les "golden parachutes", les stock options, les salaires démesurés et des soupçons récents de délits d’initiés laissent amer ceux qui ont misé tout ou partie de leurs économies.

Actionnaires salariés et petits porteurs même combat ?

"Il y a clairement un lien social plus fort dans les entreprises où l'actionnariat salarié est pratiqué " déclare Jean-Claude Mothié, le président de la FAS, la Fédération Française des Associations d'Actionnaires Salariés. Mais il semble que ce lien soit dû avant tout à la bonne volonté des directions d'entreprises pour lesquelles la décision de mettre en place un actionnariat salarié exprime la volonté de mieux impliquer les salariés dans la vie et le devenir de la société.

Doit-on pour cela oublier les scandales Enron, WorldCom, Tyco, Dynegy, ABB, Merck, Adelphia, Xerox ?

Même si la SEC américaine a renforcé les mesures de contrôle et de répression, nul n’est à l’abri de nouvelles « astuces » qui laisseraient petits porteurs et salariés dans le même cas que les détenteurs « d’ emprunts russe »


Les « class action » à la française peuvent-elles améliorer le problème ?

Quelle est la position des entrepreneurs à ce sujet ?

MEDEF : A l'occasion de son point presse mensuel du 11 juillet, Laurence Parisot se prononce contre l'introduction de toute procédure de type action de groupe. Dénonçant les risques de dérive juridique et l'impact économique très lourd qu'engendreraient un tel système, elle appelle le gouvernement à "entendre les arguments du MEDEF sur ce sujet". "Ce serait un signe certainement assez dur qui serait adressé aux entreprises françaises d’introduire un tel principe dans notre droit et notre économie."

CGPME : La CGPME, en tant qu’organisation patronale représentative des PME, s’oppose à l’intégration en France des class actions. Si certains ont pu considérer que ce sujet n’intéressait que les grandes entreprises, il est indéniable que les PME pourraient, elles aussi être soumises à des actions collectives de consommateurs. Or, elles ne pourraient justifier des mêmes moyens de défense, notamment financiers.

La CGPME rappelle que la France dispose d’un droit de la consommation particulièrement protecteur à l’égard du consommateur, avec une multitude d’obligations à respecter. Dans ce cadre, diverses procédures sont susceptibles de répondre à une action de groupe, notamment celle de l’action en représentation conjointe.
Aller plus loin ferait peser un risque mortel sur les PME, en ouvrant la porte aux dérives déjà constatées aux Etats-Unis.

Il est étonnant de noter que les Etats Unis ne font pas recette cette fois auprès des entrepreneurs français !!!

Alors doit-on se tourner vers les placements éthiques ?

Des organismes comme NOVETHIC peuvent donner des indications sur la responsabilité sociale des entreprises et permettre aux actionnaires de mieux choisir leurs placements. Il faut savoir néanmoins que certaines normes sont peu contraignantes et que l’on est en droit d’attendre des critères de plus en plus pointus.

Il est à noter que NOVETHIC donne un avis (favorable) sur son site en ce qui concerne les « class actions »

L’économie française et européenne ont besoin de l’argent des épargnants. Cet argent doit permettre aux entreprises de se développer et de créer si possible de l’emploi. Tant que la moralisation des marchés financiers ne sera pas effectuée, il sera impossible aux entreprises de ne pas être soupçonnées de s’enrichir sur le dos des actionnaires minoritaires.

Il est temps de se mettre autour de la table pour créer un statut de l’actionnaire, qu’il soit salarié, investisseur petit ou grand … rapidement.

12 juillet 2006

Eurotunnel : La voie de l’avenir ?

"Chers actionnaires,

L'assemblée générale du 27 juillet porte sur deux résolutions majeures pour l'avenir de votre entreprise : la procédure d'alerte la restructuration financière La procédure d'alerte Elle a été déclenchée le 12 février dernier par les Commissaires aux Comptes. Ceux-ci ont considéré qu'ils étaient dans l'impossibilité de certifier les comptes 2005 compte tenu des incertitudes qui existent sur la continuité d'exploitation. Ce qui en clair revient à ce que j'ai toujours dit : à défaut de la mise en place rapide d'une restructuration consensuelle, Eurotunnel est menacée de dépôt de bilan."

C’est ainsi que jacques GOUNON le PDG de Eurotunnel débute sa lettre aux actionnaires

Tonneau des danaïdes ou farce boursière tragi comique ?

On savait par avance lors de la négociation entre François MITTERAND et Margaret THATCHER qu’un projet de ce type ne pouvait pas avoir de viabilité en faisant appel à l’épargne publique. Ce fantastique ouvrage d’art qui a permis à la Grande Bretagne de perdre sa totale insularité doit-il être victime de tractations permanentes.

Plus personne aujourd’hui ne comprend comment se sortir de ce bourbier. Même l’ADACTE (association de défense des actionnaires d’Eurotunnel) ne maîtrise plus rien. Et pourtant il y a quelques temps on pouvait lire sur leur bulletin de communication

« Après la démission de M. Maillot du Conseil d’Administration d’Eurotunnel, il y a quelques mois et à l’initiative de l’Adacte qui pressentait ce départ un peu précipité, notre Association a proposé qu’un spécialiste des transports et un grand chef d’entreprise prenne la succession.

C’est ainsi que Jacques Gounon a été coopté pour remplacer M. Maillot.
Lors de notre dernière assemblée générale le 11 décembre 2004, place St Germain des Prés à Paris, l’Adacte avait dores et déjà contacté ce grand chef d’entreprise susceptible d’intégrer le conseil d’administration d’Eurotunnel en remplacement de Pierre Cardo démissionnaire.

Les discussions avaient lieu à l’époque entre l’Adacte et Jacques Gounon pour étudier les conditions dans lesquelles celui-ci devait entrer dans ce Conseil d’Administration et pour quoi faire.
Nous nous sommes, ensuite, mis d’accord avec M. Gounon pour que le remplacement de celui-ci se fasse par un haut fonctionnaire susceptible de défendre avec nous, Adacte, un grand projet industriel, élément essentiel pour la survie et le sauvetage d’Eurotunnel. »

Alors, si même un grand manager est proche de jeter l’éponge !!!!

Où on reparle de Nicolas MIGUET. Vous n’avez certainement pas oublié le candidat à la présidence de la république qui utilise cette élection comme une oépration de marketing pour ses affaires. Il vient de s’acheter une demi page de publicité dans « Le Parisien » pour proposer aux petits porteurs de lui donner pouvoir pour s’opposer au plan du PDG. Il en profite d’ailleurs pour faire de la publicité pour un abonnement à prix cassé pour « Bourse Hebdo Plus ».

Au delà de la crise permanente et du silence assourdissant des pouvoirs publics français et britanniques, il y a vraiment lieu de se poser la question de conserver le nom de EURO à ce tunnel. En l’état, il ne me semble pas judicieux de transférer la propriété aux établissements financiers mais d’effectuer la première nationalisation européenne.

Oui vous avez bien lu : Nationalisation. L’Union européenne peut et doit devenir le propriétaire d’un ouvrage qui deviendra patrimoine de ses habitants.

L’Union Européenne si avide de prendre pied dans notre vie quotidienne et nos comportements ne doit plus se contenter de réglementations et de dérégulations mais opter pour une attitude gouvernementale lorsqu’il s’agit de l’avenir de ses ressortissants

Sources

Eurotunnel

ADACTE

11 juillet 2006

Remettre l’homme au coeur de l’économie ?


Ils sont nombreux les « experts » et journalistes économiques à nous commenter régulièrement l’économie de marché qui sauve et guéri absolument tous les maux de notre société.

Mondialisation et globalisation sont devenues les deux mamelles auxquelles la planète entière devra s’abreuver. Lorsqu’on a l’outrecuidance d’émettre une objection sur les effets pervers de la mondialisation mal ou pas contrôlée, la réponse fuse : « Les pouvoirs publics des nations doivent jouer leur rôle d’amortisseur »

Cette belle théorie de l’économie de marché trouve toutefois de temps en temps ses limites. Une de ces limites se nomme : Economie et droits de l’homme.

Le magazine TERRA ECONOMICA dans son hors série été 2006 aborde clairement des sujets qui semblent concerner de plus en plus de consommateurs et de citoyens.

Extraits

« La sécurité collective est indissociable de la sécurité individuelle et dépend pour beaucoup du respect des droits de l’homme. Non seulement les droits civils, mais aussi les droits économiques et sociaux : le droit à des conditions de vie décentes, à la santé, à l’instruction ». C’était en 1998. De passage en France, le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan célébrait le cinquantième anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme. Les mots de Kofi Annan rappellent qu’il n’est pas de développement durable sans développement équilibré. »

Etre citoyen du monde n’exclut pas de se renseigner sur la façon dont les biens ou services sont produits

Direction la Birmanie, pays d’Asie verrouillé par une junte militaire depuis 1962 et refuge des dernières forêts primaires de la planète. Depuis la fin des années 1990, l’exportation de meubles en teck vers la France et les Pays-Bas notamment, a explosé. Selon l’ONG Les amis de la Terre, « cette course à l’exportation dans des conditions sociales catastrophiques est en passe de détruire les forêts primaires ».

Quand la planète le veut, elle a le pouvoir de défendre les droits humains.

Si les délocalisations sont un fait acquis et considérées par la très grande majorité des économistes comme un bienfait pour les consommateurs des pays riches, celles-ci nous sont en général présentées comme un apport économique au pays bénéficiaire. Or, a y regarder de plus près, on peut constater régulièrement que la production y est faite dans des conditions sociales et humaines bien en dessous des normes internationales.

« 115 syndicalistes assassinés, plus de 1 600 victimes d’agressions violentes et 9 000 autres arrêtés. 10 000 salariés licenciés en raison de leur activités syndicales : c’est le bilan du rapport annuel des violations des droits syndicaux, publié début juin par la Confédération internationale des syndicats libres (CISL). « Une majorité de pays dans le monde, 137 sur les 190 répertoriés, font la chasse au syndicalisme »

Et là le masque tombe. Où sont-ils les arguments plaidant pour une redistribution des revenus mondiaux de la production ? Où est l’élévation du niveau de vie des travailleurs de ces pays ?

René DUMONT disait « qu’après leurs matières premières c’était leur climat qu’on allait voler au tiers monde »

"L’image est impressionnante : l’équivalent de la population de la France et de l’Allemagne jetée sur les routes, contrainte à quitter son lieu de vie. Selon plusieurs études relayées par les Nations unies, le changement climatique pourrait pousser 150 millions de personnes à fuir leur territoire, notamment sur les côtes, avant 2050. 20 millions de personnes se trouveraient déjà dans cette situation, 50 millions avant 2010..."

Est-il du seul ressort des états de financer des solutions alternatives pour éviter ce désastre ?

Les situations décrites plaident pour une VRAIE participation financière des industriels qui par leurs activités contribuent à la dégradation de la planète et des équilibres humains.

Une taxe « TOBIN » ne suffirait pas à régler le problème. Les entreprises ne peuvent plus s’exclure de la responsabilité commune qui façonnera le monde de demain. L’immigration, les guerres, les violences faites aux populations concernent la finance mondiale et ses actionnaires au même titre que les chefs d’état.

Je laisserai la parole de la fin à "Sœur Cécile Renouard" (enseignante, docteur en philosophie politique)

« Dans les entreprises, comme dans tout groupe humain, on trouve toutes les catégories. Les cyniques disent : « le développement durable est une mode, allons-y ». Ils réagissent en fonction de l’image de l’entreprise. À l’autre extrémité, on trouve des gens sincères, mais pour qui le développement durable remet en cause 20 ou 30 ans de pratiques professionnelles. Ceux-là sont prêts à avancer. Ils pensent que l’entreprise doit agir mais que ce n’est pas à elle de fixer le cadre politique de cette action »

Source et bibliographie

Terra Economica

Touche pas à mon PPD !!!

Après l’éviction de Karl ZERO sans autre commentaire de la direction de Canal+ et remplacé par Laurence Ferrari, c’est au tour de « 90 minutes » l’émission de Paul MOREIRA de passer à la trappe (AFP). En effet, l’émission disparaîtra de la grille des programmes à la rentrée.

Cette saison, l’émission hebdomadaire "Lundi Investigation" était diffusée chaque lundi en deuxième partie de soirée sur Canal+. "90 Minutes" était un magazine trimestriel programmé le mardi en première partie de soirée.

On apprend dans la foulée et ce sans aucun rapport (faut-il le penser) que Thomas Hugues sera à la rentrée à l’antenne de i-TELE, la chaîne d’information en continu du groupe Canal+.

A ce point de l’information, on se dit qu’il ne s’agit plus d’un « mercato » mais bel et bien d’un accord à l’amiable entre les deux chaînes. En effet, si TF1 a permis à Canal+ de retransmettre des matchs de la coupe du monde de football c’était en partie en représailles contre M6 qui avait eu l’outrecuidance de leur « voler » des animateurs et surtout de recruter ... Thierry ROLAND.

Sans remettre en cause les qualités professionnelles du couple Ferrari Hugues, il est évident que la future ligne éditoriale et la grille des émissions va furieusement ressembler à du Tf1 « haut de gamme » puisqu’il faudra payer pour voir.

Alors, ZERO, MOREIRA, ils ne vont quand même pas toucher à mon PPD, guignol qui s’en dément !!!


Sources

AFP

09 juillet 2006

Mais vous n’avez donc rien d’autre à faire ?

C’’est en lisant une dépêche récente que je me suis posé la question. Mais quel sujet peut il être nécessaire de discuter si rapidement en ce moment à part l’emploi cher à notre premier ministre ?


Allez, je ne vous fait pas attendre. Le sujet est :

"Les députés veulent interdire seulement les sex-shops près des écoles"

Mercredi soir, la commission des affaires sociales de l'assemblée nationale avait adopté un amendement de Bernard Perrut (UMP) au projet de loi de protection de l'enfance, destiné à interdire l'implantation de magasins proposant au public "des publications ou des produits dont la vente aux mineurs est prohibée"

Mais qui est donc M. PERRUT ?

Quelques indications sur les spécialités de cet éducateur de notre jeunesse

Commission :
· Vice-Président de la commission des affaires culturelles
· Rapporteur pour avis au nom de la commission des affaires culturelles : Travail et emploi
Groupe d'études :
· Vice-Président : - Conjoints survivants - Viticulture

· Membre : - Appellations d'origine - Artisanat - Assurance - Cancer - Consommation - Construction et logement - Démographie - Droit de l'enfant - Droits de l'homme - Énergies - Formation alternée en milieu rural - Gens du voyage - Illettrisme - Industrie de la chaussure, du textile et de l'habillement - Jeunesse, intégration, citoyenneté - Longévité - Médicament - Modernisation de la vie politique française - Musique - Personnes âgées - Personnes fragilisées - Presse - Professions de santé - Professions libérales - Protection de l'enfance - Protection des animaux - Route, sécurité routière - Sans-abri - Santé et environnement - Sectes - Sécurité civile - Sécurité intérieure - Sport et éducation sportive - Tourisme - Toxicomanie - Vie associative - Villes et banlieues - Voies d'eau et voies navigables

Groupe d'amitié :
· Président : - Grèce
· Vice-Président : - Islande - Japon - Maurice - Québec
· Secrétaire : - Mongolie
· Membre : - Arménie - Bénin - Brésil - Canada - Chine - Chypre - Colombie - Israël - Macédoine - Maroc - Russie - Thaïlande

Groupe d'études à vocation internationale :
· Membre : - Vatican

Valérie Pécresse a affirmé que dans l'esprit de la commission « il ne s'agissait pas d'interdire "les cafés ou les débits de tabac" à "moins de 200 mètres" des établissements scolaires ou des lieux de culte, mais seulement "les sex-shops »

Cet amendement devrait être examiné par les députés lors de la session ordinaire d'octobre à une date encore indéterminée

Depuis quand le nombre de sex-shops est-il aussi important en France qu’il faille légiférer sur le problème ?

Combien d’écoles sont réellement situés à côtés de commerces sexuels ? S’il y en a, en ce cas pourquoi notre émérite député ne s’en est pas inquiété jusqu’à présent ?

Il ne fait nul doute que le retour à l’ordre moral fait rage mais il semble que certains de nos élus soient persuadés que la société française mérite un retour à la « révolution nationale » d’avant le gaullisme perturbateur.

Il ne se passe de jour sans qu’un élu ne veuille briller en proposant un retour à la France du maréchal. Envie de briller ou peur de d’affronter des candidats extrémistes qui d’élection en élection gagnent du terrain. On ne se bat pas contre les populismes en tenant un discours que ceux qui les tiennent ne renieraient pas.

Je plains Mme Pécresse d’avoir à rattraper les propos ou idées les plus rétrogrades d’une partie des élus de l’UMP mais il faut dire que les élections législatives de 2007 doivent donner des sueurs froides à un grand nombre de députés élus lors de la défaite socialiste de 2002.

Alors que tout le monde est à la recherche d’un projet, d’un souffle qui permettrait de faire repartir la France d’un bon pied, est-il nécessaire de mobiliser les parlements pour des sujets aussi marginaux ?

Le jour où les élus de la nation vont comprendre que leur travail ne consiste pas à faire reculer la France de 50 ans à chaque déclaration, il me semble que nous serons parés pour le 21 eme siècle.

Source et bibliographie

Assemblée Nationale
AFP

06 juillet 2006

Le vote « BLANC » va-t-il devenir tendance en 2007 ?


Si j’ai toujours eu l’habitude d’assister à des réunions politiques ou économiques ces dernières années. Je dois dire que 2006 est un plaisir pour tous ceux qui aiment cette forme de communication.

Il y a peu, j’étais présent à une réunion organisée par un mouvement dont j’ignorais l’existence : « Energie démocrate » Peu tenté au début de m’y rendre, j’appris que l’intervenant majeur était un certain Christian BLANC.

Christian BLANC, vous vous souvenez ?

Pour certains c’est l’homme qui aux côtés de Michel ROCARD mis fin aux graves émeutes de Nouvelle Calédonie avec un talent de négociateur hors pair.

Passé par la direction de la RATP et surtout d'Air France où il gagnera ses galons de manager moderne et efficace, il disparaîtra de la vie publique pour y revenir en 2002 comme député des Yvelines apparenté UDF (ce qui en surprendra plus d’un, compte tenu de sa « famille » politique d’origine »

En ce 1 er juin 2006, j’étais donc dans la salle pour voir « de près » ce qui me semblait être un OPNI (objet politique non identifié) Cette réunion était l’occasion du lancement d’un mouvement : « ENERGIES2007 » à la Mutualité.

Hormis le nombre important de participants (environ 600 personnes) je restais sur ma faim. Trois orateurs, brillants, mais sans charisme, sans passion, des intellectuels honnêtes mais hermétiques à beaucoup, et un fonds solide, mais discutable ici ou là.

J’aurais pu ranger cette réunion au rayon des archives, mais la lecture d’une tribune dans le journal Le Monde du 3/07/06 m’a fait réagir : Ainsi, Christian BLANC (UDF), Jean Marie BOCKEL (PS) et Alain LAMBERT (UMP) se rejoignaient pour lancer un « mouvement d’opinion » ?

Extraits

« …Dans ce but, nous avons décidé d'unir nos forces au sein d'un comité d'action pour la modernisation de la France. Cette démarche au-dessus des partis politiques est rendue possible par un diagnostic partagé et des convictions identiques sur la méthode pour réformer.

Le diagnostic peut être résumé en trois points.


Premièrement, l'économie française patine, elle ne profite pas du dynamisme mondial et gâche ses potentiels, ce qui se traduit par une croissance molle.
Deuxièmement, rares sont les domaines d'intervention de la puissance publique qui n'ont pas besoin d'une refonte de leurs modes de fonctionnement. Education, solidarités, recherche... Partout l'organisation est inadaptée. A tel point que même une augmentation des moyens ne permettrait pas de progrès sensibles.

Troisièmement, l'endettement de l'Etat a atteint un niveau insoutenable et fragilise notre édifice national. La dette est une contrainte qui impose que les réformes s'accompagnent d'une baisse globale de la dépense publique de l'ordre de 20 %. Et ce au moment où un effort devra être consenti pour la recherche et l'enseignement supérieur. Mais cette contrainte peut aussi être une chance. En effet, résoudre un problème en distribuant des subsides n'est plus une option disponible : quand les caisses sont vides, la démagogie et la lâcheté ne peuvent que s'effacer devant l'intelligence et le courage … »

Mais que signifie cette démarche ?

Certains prétendront qu’il s’agit pour des élus « isolés » de faire parler d’eux et pourquoi pas se faire remarquer par les candidats officiels de l’UMP et du parti socialiste. Car enfin, si on connaît le positionnement quasi centriste de Jean Marie BOCKEL, les efforts d’Alain LAMBERT pour obtenir la présidence du Sénat, on connaît beaucoup moins la stratégie de Christian BLANC.

Alors, alliance de la carpe et du lapin ou véritable remise en cause du statut monolithique des partis majoritaires ? Remise en cause de l’esprit « godillot » de l’UMP ? Contre offensive socio-démocrate destinée à camper sur les dernières positions de Ségolène ROYAL ?

Et surtout quelle devient la place de l’UDF dans le cadre de l’échéance de 2007 ?

Cette tribune est-elle l’annonce d’un futur « vote BLANC » ?

Si Christian BLANC prend le temps de lire mon article et accepte de me répondre vous en serez les premiers informés !!!


Sources et bibliographie

Le Monde
Assemblée Nationale
Sénat
Blog Pourquoi pas Christian Blanc
Energie2007

05 juillet 2006

La VAE seule réponse aux problèmes d’emploi ?

La France a la culture du diplôme au point que les annonces d’emplois même les moins valorisantes indiquent leur obligation pour une embauche.

Si les chefs d’entreprises y sont très attachés alors que certains des plus talentueux n’ont pas fait d’études supérieures ou comme un Lionel JOSPIN fixant à 80 % d’une classe d’âge la réussite au bac confirment qu’il est de plus en plus difficile d’avoir échoué ou hypothéqué ses études.

On peut être pourtant un professionnel confirmé et butter sur des obstacles de carrière ou tout simplement vouloir rebondir après un accident de parcours. En réponse à ces cas ou problèmes, les pouvoirs publics ont créé la VAE

Lancée il y a quatre ans, la VAE devait permettre à tous les salariés d’améliorer leur cursus ou de s’en créer un après avoir apporté la preuve professionnelle de leur talent.

Mais VAE, késako ?

Toute personne peut faire valider son expérience professionnelle (ou bénévole) de trois ans minimum à condition qu’elle soit en rapport direct avec la certification souhaitée.

Quelle certification ?

La certification obtenue peut être un diplôme de l’éducation nationale, un diplôme ou un titre délivré par les autres ministères, un établissement privé ou bien un certificat délivré par les branches professionnelles.

Validation partielle ou totale ?

Chaque certification est constituée de plusieurs modules. Le jury peut en valider un ou la totalité. En cas de validation partielle, le candidat à 5 ans pour acquérir un complément.

Qui paye ?

Pour le salarié, les frais d’inscription et d’accompagnement peuvent être pris en charge par l’employeur dans le cadre de son plan de formation.

Le salarié peut passer par l’OPCA (exemple ) . L’OPCA, est chargé de collecter, mutualiser et redistribuer les obligations financières des entreprises en matière de formation professionnelle. A ce titre il est agréé par l’Etat car ces financements ont un caractère défiscalisé.


Alors, la VAE est la solution ?

Il ne faut toutefois pas s’y tromper, une VAE est longue (6 à 18 mois en moyenne) et demande au salarié une totale implication. Sans pour cela remettre en cause un système particulièrement original il ne faut pas se voiler la face, ce sont surtout les plus diplômés qui sont candidats à la validation des acquis.

Le problème de la France se pose surtout sur la qualification de nombreux chômeurs pour qui une valorisation de leur savoir faire. Or le parcours est beaucoup complexe (20 ans d’activité professionnelle ou + de 45 ans d’âge) puisqu’il faut convaincre l’UNEDIC de la sincérité et de la valeur de la démarche. Il serait pourtant souhaitable que la VAE devienne rapidement un outil de lutte contre le chômage de longue ou moyenne durée au lieu de servir trop souvent à l’obtention de MBA.

Il semble également que les partenaires sociaux au delà de leurs désaccords pourraient trouver un consensus sur l’évolution et la formation des salariés. En effet, alors que le MEDEF a lancé sa campagne Web « KESKONATTEND » destinée à former des jeunes et qu’on souhaite maintenir des plus de 50 ans dans l’emploi, un large débat sur la qualification de TOUS les salariés devrait s’imposer.

Bien que Gérard LARCHER ait indiqué rendre le dispositif plus accessible, celui-ci ne pourra avoir de valeur que dans la mesure ou tous les acteurs économiques du pays en reconnaîtront le bien fondé.

Après avoir mis au point la VAE, le DIF, il serait temps que pouvoirs publics et partenaires sociaux donnent le signal d’une vraie dynamique au lieu de créer des concepts généreux mais toujours en attente pour les salariés et la très grande majorité des entreprises.


Source

UNEDIC

Ministère de l’emploi et de la cohésion sociale

03 juillet 2006

Poker automobile


Ainsi, il aura suffit que le plus gros actionnaire de la GENERAL MOTORS (environ 10 % du capital), las de ne pas gagner d’argent avec sa participation dans le N°1 mondial de l’automobile pour qu’un groupe qui pèse 330 000 employés dans le monde puisse à terme assez court changer de main.

Qui est donc cet actionnaire un peu particulier ?

Il s’agit de Kirk KERKORIAN . Probablement inconnu de la très grande majorité des français, il est pourtant un des hommes les plus riches des Etats Unis. Il possède une holding : Tracinda Corporation qui regroupe tous ses actifs financiers. Il est outre actionnaire de la GM, le propriétaire du Mandalay Resort Group qui regroupe 15 casinos de Las VEGAS qui est pour lui une formidable machine à cash.

Il existe un domaine où notre investisseur a su se faire connaître : Le cinéma. Il fut à plusieurs reprises propriétaire et vendeur des studios MGM . Il les acheta en 1969, les vendit à Ted TUR NER pour mieux lui racheter. Quelques années plus tard, il les cédait à un homme d’affaire contestable : Giancarlo PARRETTI qui tenta de s’associer avec le Crédit Lyonnais, au final notre ami Kirk rachetait ses studios dans d’excellentes conditions.

Peut être fatigué de faire des allers et retours sur cet investissement, il le cédait en 2005 à SONY ce qui lui permis de devenir un des plus importants propriétaires de casinos.

Même s’il semble vouer un culte à l’actuel patron du groupe Renault Nissan, il est évident que KERKORIAN est un redoutable prédateur dans le monde des affaires. Nul doute que le gouvernement français qui possède encore 15 % de Renault SA va regarder de très près quelle est la marge entre le « coup du siècle » et le piège industriel.

Car ne l’oublions pas, 10 % du groupe GENERAL MOTORS peut dans certains cas suffire à se retrouver bailleur de fonds sans pour cela avoir un droit de regard sur l’outil de production et la conception des modèles.

Quelques économistes médiatiques comme Elie COHEN vous font froid dans le dos lorsqu’ils déclare : « General Motors » ne vaut presque rien aujourd’hui, mais il pèse toujours près d’un quart du marché américain. C’est donc une bonne opportunité de développement pour Renault en panne de gamme actuellement … » Comme vous y allez monsieur COHEN, il semblerait que dans cet affaire vous vous comportez comme un joueur de MONOPOLY !!!!

Alors coup de poker ou mauvais coup en vue ? Le vieux joueur de 87 ans pourrait bien s'offrir encore quelques casinos avec l'argent des autres !!!

Sources et bibliographie

Yahoo Finances
Le Web de l'Humanité
GENERAL MOTORS

Travailler dans l'économie sociale






L’économie sociale et solidaire représente aujourd’hui plus de dix pour cent de l’emploi privé en France, soit près de deux millions de personnes. Pourtant, si ce secteur offre de nombreuses opportunités d’emploi, il n’est généralement pas perçu comme tel par le grand public.

Le CJDES [1] et l'AFIJ [2] organisent les 13 et 14 octobre 2006 le premier forum national de l'emploi dans l'économie sociale et solidaire.

L’organisation d’une manifestation publique de ce type a pour vocation de combler une partie de ce déficit d'image et de faciliter les recrutements pour l’ensemble des organisations du secteur.

Cette initiative aura également pour objectif de présenter l’ensemble des métiers du secteur et de créer un véritable « salon de l’emploi ».

Des offres d’emploi en provenance de toutes les familles de l’économie sociale et solidaire, et pour tous les publics, y seront proposées.

De nombreuses conférences et ateliers se tiendront aussi afin d’apporter aux participants une vision plus claire et plus précise sur les différentes filières et les particularités du secteur.

[ 1] Centre des Jeunes Dirigeants et acteurs de l’Economie Sociale

[2] Association pour Faciliter l’Insertion des Jeunes diplômés