13 avril 2009

"Kit de survie" pour patrons séquestrés par des salariés licenciés déterminés

Jusque là, tout allait bien. Les DRH (pour les plus grandes entreprises) et les employeurs (pour les autres) annonçaient des plans de départ ou des réductions d'effectifs sans pour cela encourir la moindre réaction.

Les seuls arguments de la mondialisation et de la sauvegarde de l'outil de travail permettaient de voir les salariés désignés quitter l'entreprise sans jamais renâcler. Belle époque des actionnaires "seuls maîtres à bord" et des salariés "variables d'ajustement" des rendements à deux chiffres.

Seulement le jeu a pris fin et le principe de l'addition présentée exclusivement aux salariés (qui devraient une fois de plus comprendre qu'ils doivent assumer seuls la profonde crise économique et sociale) ne fonctionne plus !!!

Bien loin des propos Sarko/guaino/soubiziens sur la répartition par 1/3 des résultats des entreprises, qui a immédiatement séduit le MEDEF : "Interrogée sur l’idée d’une répartition des profits entre les salariés, les actionnaires et les investissements, Laurence Parisot se dit « favorable à un débat sur le sujet. Mais penchons nous sérieusement sur la question » car « la répartition de la richesse dans l’entreprise relève d’une formule un peu plus compliquée qu’une recette de trois tiers et de quatre quarts ! » Face à l’urgence de la situation, l’Etat doit agir, certes. Mais il doit s’arrêter à la frontière au-delà de laquelle la créativité de l’entrepreneur meurt" - Source MEDEF 67 et d'ajouter au sujet des mutations indispensables de nos économies, avec l'humour que l'on connaît : "Regardez comme il est devenu difficile de rouler en 4x4 ! " ce qui est assez amusant pour quelqu'un qui roule en Porshe et Maseratti !!!

Christine Lagarde n'est pas en reste en déclarant : "Il y a des centaines de milliers de chefs d’entreprise qui se lèvent tous les matins en pensant à leurs salariés, aux innovations qu’il faut trouver. C’est le cas de l’immense majorité des chefs d’entreprise, pour qui j’ai du respect et de l’admiration" Elle aurait pu ajouter que des millions de salariés de lèvent eux aussi tous les matins pour développer les innovations de leurs entreprises. Mais dans leur cas, pas de marque d'admiration ...

Contrairement à ce qu'on disait en 68, le slogan : " Le patron a besoin de toi, tu n'as pas besoin de lui" est devenu : "Le patron n'a pas besoin de toi, tu as besoin de lui" . Et pour cause, l'emploi est partit sans que les responsables de la France n'essayent de mettre en place la moindre politique industrielle.

Les seniors qu'on essaye, contre vent et marrée de pousser jusqu'à 65 ans seront sans nul doute ravis d'apprendre que : "Crise et envolée du chômage obligent, la mesure phare du plan pour l’emploi des salariés âgés n’entrera sans doute pas en vigueur. Promulguée en décembre dernier, la loi de financement de la Sécurité sociale prévoyait des pénalistes substantielles – une cotisation de 1 % de la masse salariale – pour les sociétés qui ne trouveraient pas un accord sur l’emploi des salariés âgés d’ici au 1er janvier 2010. Le gouvernement aurait renoncé à publier les décrets nécessaires pour leur application. L’exécutif estime en effet difficile de contraindre les entreprises à embaucher des salariés âgés quand nombre d’entre elles sont en train de réduire leurs effectifs. "Le MEDEF, qui s’était opposé aux sanctions envisagées, a tout lieu d’être rassuré" Source MEDEF 67

Alors, lorsqu'on est salarié et qu'on sait que la perte de son emploi va remettre en cause les remboursements de l'habitation principale, que la formation ne servira à rien puisque les besoins de l'économie française en termes de salariés sont de moins en moins en moins importants, que les élus, nationaux comme locaux ne peuvent rien, qu'en peu de temps, les minima sociaux seront la seule réalité et que, quoi qu'il arrive ses enfants auront la précarité pour avenir, baisser les yeux et se taire n'est plus de mise !!! Et tant pis si le patron ou le cadre dirigeant découvre pour quelques heures le "bossnapping"

Joli mot que le "bossnapping". C'est une adaptation linguistique ou plus simplement un usage du politiquement correct pour expliquer la geste ultime de la colère de ceux qu'on congédie. Surfant sur cette tendance, Xavier Tedeschi, qui dirige Horémis, un cabinet de ressources humaines, propose aux victimes du "bossnapping", la version patronale du kidnapping, un kit de survie. Contenant un téléphone portable dont le patron aura au préalable enregistré les numéros indispensables (pompiers, Samu, famille, banquiers, psy) et, bien sûr, une chemise, un slip et une veste de rechange. Il n'y a rien qui froisse davantage un costume, même siglé Armani, qu'une station assise prolongée - Source Le JDD

Et le kit de survie devrait avoir de plus en plus de succès lorsqu'on apprend que : "Après avoir été séquestrés une journée dans leur bureau, quatre cadres de l'usine Scapa de Bellegarde-sur-Valserine (Ain), se sont résolus à doubler les primes de départ pour licenciement de cette entreprise. Peut-être auraient-elles quadruplé si les otages avaient passé deux fois plus de temps en détention - Source Le Monde

Nous serions tentés de dire que le MEDEF aurait pu ajouter à son code éthique des clauses de négociations favorables aux salariés licenciés, ce qui aurait peut être éviter ce genre d'aventures. Mais en France, comme partout dans le monde d'ailleurs, il n'existe aucun acquis qu'un n'ait été obtenu par la lutte des salariés et parfois aux marges de la légalité.

Dans ce contexte, on a pu noter très récemment les déclarations d'un patron français de PME, Pierre Gattaz, Président du Directoire du groupe Radiall.

En marge de la publication des résultats 2008 du groupe Radiall, Pierre Gattaz a condamné fermement, mardi dernier sur Europe 1, les prises d'otages des patrons d'entreprises et l'utilisation de la contrainte afin de les astreindre à infléchir leurs décisions. Certes, le patron de Radiall comprend la crainte du lendemain, mais condamne fermement ces agissements...

"Je pense qu'on a un problème.... On a peur du lendemain... On a peur d'être licencié et de ne pas trouver du travail facilement. Or on ne peut plus avoir un emploi à vie ! En France, par rapport à la mondialisation, les crises qui reviennent et qui repartent, on doit habituer les salariés, les former pour qu'ils soient employables le mieux possible (...) et éventuellement en faire partir quelques uns tout en sachant qu'ils ne vont pas rester 3 ans au chômage ! Cela permettrait d'éviter des situations de panique et de stress que l'on comprend... D'ici à aller séquestrer des cadres et les patrons, je ne suis pas du tout d'accord ! A mon avis, le patron a tout fait pour essayer de sauver sa boîte, son usine... même quand il appartient à un groupe international ! Les dirigeants d'entreprises et des filiales d'entreprises françaises se battent comme des fous pour garder l'emploi. Je pense que là on tombe dans une extrémité qu'il ne faut pas passer, sinon c'est la porte ouverte à n'importe quoi ! Etre anxieux, bien sûr ! Bien évidemment ! Aller jusqu'à séquestrer non !" a plaidé Pierre Gattaz. - Source Challenge

C'est tout oui ? Nous aimerions rappeler à Monsieur Gattaz fils que son père lorsqu'il dirigeait le CNPF (ancêtre du MEDEF) était un adepte de l'allègement des procédures de licenciements qui devaient selon lui permettre aux entreprises d'embaucher massivement !!! Le ton est plus ferme que le père et surtout plus cynique : " Or on ne peut plus avoir un emploi à vie ! En France, par rapport à la mondialisation, les crises qui reviennent et qui repartent, on doit habituer les salariés, les former pour qu'ils soient employables le mieux possible (...) et éventuellement en faire partir quelques uns tout en sachant qu'ils ne vont pas rester 3 ans au chômage !"

Mais Monsieur Gattaz, les salariés n'ont aucune illusion sur leur durée de vie dans les entreprises !!! Par contre, il trouvent un peu "fort de café" de vous entendre vous défausser sur les pouvoirs publics pour "recycler" les éclopés de votre système pour éventuellement les remette dans le circuit sans que vous n'ayez à assumer aucune responsabilité.

Car, aujourd'hui et de plus en plus, l'entrepreneur ne se définit plus comme une composante de la société française mais comme un acteur économique au dessus de toutes les solidarités. La vulgate libérale leur a donné un crédo : "c'est à l'état de se charger de ceux qu'on ne peut ni veut garder". Le raisonnement issu de l'expérience Danoise qui consiste à ne plus verser d'indemnités de licenciement à des salariés ayant moins de 8 ans de présence dans l'entreprise et le placer dans des programmes d'état qui sont censé le rendre à nouveau employable a beaucoup séduit y compris au Parti Socialiste. Elle a beaucoup séduit également dans les milieux patronaux mais à condition que le prix à payer pour le budget de la nation ne soit pas équivalent à celui du Danemark (environ 6% du budget national)

La seule idée actuellement en cours pour les chômeurs émane de la CFDT et porte le nom de FISO

Nicolas Sarkozy et les partenaires sociaux ont installé vendredi, dans un climat plutôt consensuel, le Fonds d'investissement social (Fiso) pour la formation et la reconversion professionnelles des salariés les plus touchés par la crise économique. Dans un premier temps, 2 milliards d'euros, pour la seule année 2009 selon l'Elysée, devraient être consacrés à ce Fonds, qui doit permettre, a déclaré le président de la République, de "mettre à profit cette période de crise et de baisse d'activité dans beaucoup d'entreprises pour former les salariés et préparer l'après-crise (...) plutôt que de les licencier".

... / ..."L'Etat a pris ses responsabilités, il attend maintenant que les partenaires sociaux prennent les leurs et mobilisent les fonds dont ils disposent dans des proportions équivalentes (...)", a fait savoir le chef de l'Etat. Le patronat et les syndicats devraient apporter "entre 400 et 500 millions d'euros", selon des sources concordantes. Il s'agira en fait de redéploiements de crédits, venant d'un fonds de la formation professionnelle et de l'assurance chômage. Les chefs des cinq centrales syndicales ont critiqué le montant de la dotation de l'Etat. François Chérèque (CFDT) militait pour un financement total "de 5 à 7 milliards d'euros". Bernard Thibault a jugé l'effort de l'Etat "très largement insuffisant".

Toutefois, selon M. Chérèque, Nicolas Sarkozy "s'engage à rajouter des moyens si le système fonctionne et qu'il est nécessaire d'en faire plus", ce qu'a confirmé l'Elysée. Parmi les projets susceptibles d'être financés par le Fiso, le président a cité la "formation professionnelle pour les salariés exposés par la crise" et une meilleure indemnisation de ce qu'il appelle "l'activité partielle" plutôt que le chômage partiel - Source AFP Google

Tout ceci est dérisoire lorsqu'on sait que :

- Continental met de son côté les bouchées doubles pour développer son site roumain de Timisoara (12 millions de pneus produits sur l’année 2008) en lieu et place de Clairoix (Oise) et d’Hanovre en Allemagne.

- Le Pôle emploi a annoncé vendredi que les intentions d’embauches des entreprises allaient chuter de près de 24 % en 2009. 16,9 % des employeurs envisagent de recruter cette année contre 23,4 % en 2008. Les postes d’ouvriers dans l’industrie manufacturière, l’automobile et le bâtiment sont les plus touchés, les intentions d’embauche y ont baissé de moitié. Les offres pour les métiers de la vente ou du tourisme chutent de 13 % - Source France Soir

- Premier à bénéficier du Fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA), l'équipementier automobile français Trèves supprimerait au moins 700 emplois et fermerait trois usines en France

- Le tribunal de commerce de Niort se penchera sur la situation financière de l'équipementier automobile Heuliez (1.000 salariés), menacé de liquidation judiciaire.

- L'usine Sony de Pontonx-sur-l'Adour (Landes), qui compte 311 salariés, fermera définitivement ses portes le 17 avril.

- Chez Caterpillar, à Grenoble, les salariés ont obtenu une diminution du nombre de postes supprimés (de 733 à 600, dont 400 licenciements secs) et une augmentation - de 48,5 à 50 millions d'euros - de l'enveloppe globale du plan social. En échange, la direction a exigé l'aménagement du temps de travail et une convention de chômage partiel garanti sur quatre ans.

- Arcelor Mittal a annoncé, mercredi, l'arrêt de la production sur son site de Florange, en Moselle. Les hauts fourneaux resteront éteints jusqu'en septembre, d'après la CGT. La faute à la crise, au ralentissement de l'industrie automobile et aux difficultés du BTP... Pour les 1000 employés de l'aciérie, c'est le chômage technique en perspective. Alors que l'usine de Gandrange fermait définitivement ses portes mardi dernier -malgré les promesses du chef de l'Etat qui assurait, en février 2008, qu'il ne "laisserait pas tomber" les salariés- les métallos de Florange, dont certains viennent d'ailleurs de Gandrange, s'inquiètent sérieusement. Que vont-ils devenir pendant l'arrêt de l'aciérie? Certes, la direction leur a assuré que cet arrêt serait "temporaire"

Alors, à quoi va t-il servir ce Fonds d'investissement social puisqu'aucun secteur n'est épargné ? Où va t-on trouver des entreprises en recherche de salariés même formés ?

C'est pourquoi, quitte à plonger dans l'illégalité de la prise d'otage, les salariés se disent qu'il vaut mieux prendre un peu plus d'argent et improviser, si c'est possible, dans le futur. Le malaise qui en ressort est clairement montré par deux sondages récents :

les Français semblent, eux, comprendre, voire approuver ces actions. Deux sondages ont démontré cette bienveillance. Une étude CSA pour Aujourd'hui-Le Parisien (réalisée les 1er et 2 avril sur un échantillon de 1 012 personnes) montre que 45 % des Français trouvent cette méthode de contestation "acceptable".

Un autre sondage, effectué par l'IFOP pour Paris Match (les 2 et 3 avril auprès de 1 010 personnes), révèle que 30 % des Français approuvent les séquestrations de dirigeants et que 63 % disent les comprendre. "

La sympathie à l'égard des grèves et des manifestations semble désormais s'étendre aux actions plus radicales. Les révélations sur les rémunérations de certains dirigeants, les annonces successives des plans de licenciement dans des entreprises qui dégagent des bénéfices, les dividendes versés aux actionnaires dans un contexte de récession générale, ont provoqué un sentiment d'indignation largement partagé.

C'est dans des sites menacés de fermeture ou par un plan de licenciement sévère, et dans lesquels le dialogue social est dans l'impasse, que les salariés décident de retenir leur patron ou leurs cadres. "Ces salariés veulent exprimer une colère, une indignation, d'autant plus grande qu'ils ont l'impression d'être dans une situation économique qui dure et des négociations bloquées, remarque Isabelle Sommier, directrice du Centre de recherches politiques de la Sorbonne. Retenir son patron apparaît alors comme un sursaut de dignité pour attirer l'attention sur leur sort injuste." "Ce ne sont pas des actions préparées, mais un moyen de pression supplémentaire, l'arme ultime de la négociation", souligne de son côté Guy Groux, chercheur au Centre d'étude de la vie politique française. - Source Le Monde

En attendant, jeudi à Paris, les valeurs financières profitaient de l'effet Wells Fargo. Axa a grimpé de 7,11 %, Crédit agricole de 3,81 % et BNP Paribas de 2,78 %. À noter également la belle performance d'ArcelorMittal. Le titre a pris la tête du CAC 40 avec un gain de 8,91 %. Les investisseurs semblent apprécier la réactivité du groupe face à la baisse de la demande d'acier.

La refondation d'un capitalisme vertueux qui placerait l'individu au centre du système attendra encore un peu semble t-il. Nous ne sommes pas persuadés que ceux qui le subissent écoutent encore longtemps les contes et légendes qu'on entend leur faire prendre pour argent comptant.

A moins que la fabrication de Kits se survie ne relance ... l'emploi ?





12 avril 2009

Temps de parole : Nicolas Sarkozy va t-il être responsable du chômage de ... Bertrand et Lefebvre ?

Le cumul des propos et déclarations du Président de la République et des membres de sa majorité étaient jusqu'à présent ... non cumulables, puisque le temps de parole du Chef de l'Etat n'était pas comptabilisé par le CSA.

Mais au fait, quels sont les missions du CSA ?

-contrôler le respect des lois par les éditeurs et diffuseurs de programmes audiovisuels (radiodiffusés, télévisés...) accessibles depuis le sol français ou d'un satellite relevant de la France,
- délivrer les autorisations de diffusion aux chaînes de télévision et aux radios et aux distributeurs de services (bouquets satellites, ADSL, etc.),
- rendre des avis sur les projets de loi ayant trait à l'audiovisuel,
- attribuer les fréquences destinées à un usage audiovisuel,
- veiller au respect du pluralisme politique et à l'honnêteté de l'information, de donc de veiller au respect des quotas de temps de parole du gouvernement et de l'opposition ainsi que le temps de parole du président de la République
- organiser les campagnes électorales radiotélévisées officielles.
- veiller au respect des quotas de chanson française par les radios, et à ceux de diffusion et de production d'œuvres audiovisuelles et cinématographiques françaises et européennes par les télévisions (diversité culturelle).

Le CSA qui : était en charge de la nomination de directeurs des chaînes publiques et de veiller à l'impartialité de ces dernières a perdu la première attribution puisque celle-ci revient maintenant au Président de la République.

Cet organisme remarquable et "impartial" puisque composé exclusivement par des personnalités nommées par le pouvoir. Car, il faut savoir que : Le Collège des conseillers dirige le CSA est composé de neuf conseillers. Bien qu'ils soient nommés par décret par le Président de la République, seuls trois d'entre eux sont désignés par lui. Trois autres sont désignés par le Président de l'Assemblée nationale et les trois derniers par le président du Sénat.

JustifierCe qui dans la situation actuelle nous donne 9 conseillers nommés par la majorité en place. Ce qui garantit effectivement son impartialité lorsqu'on essaye de s'en prendre au chef de l'état.

Quant à son président, Michel Boyon,sa courte bio permet de mieux comprendre : Enarque, conseiller d'État, a effectué une carrière au sein de nombreux cabinets ministériels. Il fut notamment directeur de cabinet de François Léotard au ministère de la Culture et de la Communication, où il fut l’un des principaux concepteurs de la loi Léotard qui aboutit à la privatisation de TF1. Il a assumé la présidence de Radio France de 1995 à 1998, mandat au cours duquel, il ne fait pas grande impression et ne facilite évidemment pas sa réélection, laissant la place à un homme du sérail, Jean-Marie Cavada. Il a aussi été administrateur de France 2 de 1993 à 1996. Il a également été directeur de cabinet du premier ministre Jean-Pierre Raffarin à Matignon du 28 octobre 2003 jusqu'à la démission de ce dernier le 1er juin 2005.

Depuis le 18 décembre 2007, le conseil d'état a été saisi par François Hollande, alors premier secrétaire du PS, et par le député socialiste Didier Mathus, spécialiste de ces questions à l’Assemblée nationale. Leur démarche faisait suite au rejet par le président du CSA, Michel Boyon, de modifier la règle dans le sens de la comptabilisation, au même titre que le temps de parole du gouvernement, des prestations d’un président de la République et de ses conseillers, jamais aussi présents sur les antennes depuis le début de la Ve République. Le motif invoqué par le CSA était que « le président ne s’exprime pas au nom d’un parti ou d’un groupement - politique »

Seulement, le Conseil d’État s’appuie sur le caractère constitutionnel du pluralisme (article 13 de la loi du 30 septembre 1986 sur l’audiovisuel) et donc sur son respect dans les médias audiovisuels. La loi constitutionnelle de juillet 2008 avait aussi récemment souligné dans son article 34 que « la loi fixe les règles concernant (…) la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias ». Il n’appartient pas au Conseil d’État d’édicter de nouvelles règles, cette responsabilité incombant institutionnellement au CSA. Mais celui-ci est désormais sommé de redéfinir la fameuse règle des trois tiers (gouvernement, majorité, opposition) qui, jusque-là, ne prenait pas en compte le temps de la parole présidentielle dans le calcul du minutage - Source l'Huma

Et ça, ça va énerver le Président pour qui l'audiovisuel doit être un outil de propagande à la disposition de son parti politique l'UMP. Le JDD explique la situation :

Sur les derniers jours écoulés, certaines déclarations présidentielles semblent abonder en ce sens. Quand Nicolas Sarkozy s'exprime mardi sur une possible réduction de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), ou sur l'autonomie des universités -"C'est un choix sur lequel je ne reviendrai jamais", a-t-il lancé incisif-, il place volontairement ses propos dans un contexte de discours politique partisan. Le constat est le même, lorsque le lendemain, il annonce au cours d'une visite dans un établissement scolaire du Val de Marne, le rapprochement souhaité entre lycées et entreprises. Autant de situations au cours desquelles le président Sarkozy ne fait finalement que réitérer les prescriptions délivrées deux ans plus tôt par le candidat Sarkozy, alors chef de file de l'UMP en quête de la magistrature suprême. Allègrement relayé par les médias audiovisuels, ce type d'intervention pourrait donc être bientôt comptabilisé.

Et les français de se prendre à rêver d'une vrai comptabilisation des déclarations quotidiennes sur n'importe quel sujet qui rendraient à terme le "gentil" Xavier Bertrand et surtout "l'aboyeur" Lefebvre muets, pour ne parler que des plus médiatiques.

Les cloches de pâques nous feraient-elles ce joli cadeau ?

Pris dans les cordes, le président du CSA et celui qui l'a nommé ne vont certainement pas en rester là puisque : le CSA justement, refuse pour l'heure de se prononcer sur le futur traitement de la parole présidentielle dans les médias. Une commission devant plancher sur ce casse-tête vient tout juste d'être désignée. Ses conclusions sont attendues d'ici le mois de juin.

Georges Clémenceau que nous citons souvent lorsqu'on annonce la création du commission disait : "Quand je veux enterrer un problème, je crée une commission" nous osons espérer que cette déclaration à graver au panthéon des hommes politiques amnésiques de leurs promesses s'avère fausse pour la première fois ...

Crédit montage
Sarkoshow

11 avril 2009

Crise économique et sociale : En sortir par la musculation du périnée ?

Vous trouvez le Président excédé, fatigué voire même agressif face aux remarques des français ?

Et bien, c'est parce que vous n'êtes pas assez attentif à ses efforts destinés à obtenir la zenitude qui fait les grands hommes d'Etat. On connaissait les divers conseillers du Prince qui, bien qu'on supprime des fonctionnaires, sont de plus en plus nombreux à l'Elysée.

On connaît moins les petits secrets intimes du Président. Vous allez nous dire que de les autres Présidents de la V eme République avaient leurs petits secrets. Certains ajouterons que du camion de laitier embouti au petit matin par le Président Giscard en passant par la fille cachée du Président Mitterrand, on a appris que nos éminences n'étaient pas exempts de petits secrets intimes.

Les plus "taquins" d'entre nous (nous en connaissons, mais ne donnerons pas de noms) feront remarquer que les prédécesseur de Nicolas Sarkoy n'étaient pas mariés avec une Top model internationale et que ça change tout !!!

Avant d'être élu à la magistrature suprême, Nicolas Sarkozy faisait du jogging avec force photographes de presse autorisés afin de nous montrer son dynamisme et son endurance. Oui, mais c'était avant l'arrivée de son actuelle épouse. Carla Sarkozy est notamment adepte des coachs en tout genre et en fait profiter son Président de mari. Ainsi on peut lire dans le Parisien cette interview étonnante :

Elle est devenue la coach sportive la plus en vue. Avec sa méthode, Julie Imperiali a réussi à séduire le couple présidentiel qu’elle fait travailler séparément chaque semaine à l’Elysée.

Comment avez-vous rencontré Carla Bruni-Sarkozy et Nicolas Sarkozy ?

Julie Imperiali : J’étais coach et manageuse fitness au Ritz Health Club au sein du palace parisien. J’y ai rencontré Carla Bruni il y a quatre ans et je la coache depuis. L’année dernière, elle m’a présenté son mari. Ils travaillent chacun de leur côté. Avec elle, on travaille la musculation et la souplesse. Avec lui, on fait du jogging et du stretching.

Quel est donc le secret de votre fameuse méthode ?

Elle s’adapte à mes élèves, en fonction de leur humeur, de leur morphologie… Elle est basée sur la respiration, l’équilibre et le renforcement des muscles posturaux. Plus on se renforce à l’intérieur, plus ça se voit à l’extérieur. Le corps, c’est comme une « maison », le dos et les épaules sont le toit, les abdos et le bas du dos sont les murs, et le périnée, le sol. Sans lui, tout s’effondre. Le périnée est notre plancher anatomique qui tient nos viscères, mais lorsqu’il est contracté, il abaisse notre centre de gravité, du coup on est plus stable, on se tient mieux. Les hommes ont moins de ventre, la cage thoracique plus développée et les femmes ont les fessiers galbés et le ventre plat.

La coach spécialiste du périnée possède un blog sur lequel elle présente ses savoir-faire et un bon nombre d'images ses prestigieux clients.

Bonjour à tous !

Aujourd'hui vous me retrouverez dans le magazine VOICI, en double page... Allez, on reste motivé, on garde sa maison bien fermée et on se fait du bien au quotidien !!! suivi de cette photo

Elle nous donne également sur ce blog la solution de l'énigmatique "banane" du Président

Bonjour,

Vous êtes fatigués, c'est la fin de la journée et bien sûr votre frigo a triste allure !!!
Les enfants ont laissé les bananes noircir et bien sûr ils refusent de les manger !
Vous ouvrez le frigo et découvrez des carottes qui font grises mines, des framboises et des groseilles fatiguées...

Ma solution ?

Votre blender !
Épluchez vos carottes, (2 ou 3), coupez -les en rondelles de 1 cm et jetez -les dans le blender.
Ajoutez les framboises et les groseilles nettoyées.
Épluchez vos bananes, coupez-les et joignez-les au reste des fruits.
Versez un verre de lait et mixez le tout !
Pour plus de frâicheur, vous pouvez mettre des glaçons et les mixer aussi !

En moins de 2 minutes, vous avez un dessert à servir à vos petits monstres et qui est bon pour votre ligne.

Et hop, plus de soucis avec des syndicalistes et salariés râleurs !!!

La proximité de ces célébrissimes clients lui apporte un important succès auprès des dirigeants d'entreprises du CAC40 comme elle l'écrit elle même : "Julie Imperiali, la personal trainer des tops modèles internationaux et des hommes d’affaires du Cac 40, est devenue en trois ans la coach incontournable de Paris, de la Principauté de Monaco et de quelques personnalités de Los Angeles."

Dans un premier temps un peu bavarde, certainement pour des raisons de publicité, sur les implication sexuelles de sa méthode, puisqu'elle expliquait à la presse anglaise que : " la méthode qu'elle utilise est centrée sur les muscles du bassin, ce qui selon elle "donne un corps et un esprit plus sain tout en améliorant la vie sexuelle de tous ses clients." Elle s'est faite depuis un peu plus discrète préférant évoquer sa haut de gamme "touch"

L'Espace Julie Imperiali, ou l'alliance du luxe et du bien-être "Nous avons souhaité pour nos clients un lieu unique où chacun se sentirait chez soi." Julie & Marc Imperiali, fondateurs du premier Espace Julie Imperiali, permet aux célébrités et autres clients VIP de venir faire du sport ou se faire masser dans un appartement luxueux en plein Paris, en toute tranquillité. Espace Julie IMPERIALI - Boulevard de la Tour Maubourg, 75007 Paris - Source Plurielles

Elle se targue sur son blog de permette à tous de pouvoir bénéficier de sa méthode : "Pour 30 euros, découvrez le programme de bien être et de coaching que des stars telles que Carla Bruni-Sarkozy, Karen Mulder et bien d'autres encore suivent pour rester en forme toute l'année !" - http://julie-imperiali.over-blog.com/35-index.html

Et ben, voila, enfin une bonne mesure pour le pouvoir d'achat !!!

Elle sait aussi avoir des stars pour faire sa publicité, pardon ... Communication


La technique proposée par notre coach repose essentiellement sur le périnée. Si l'on connaît l'importance pour les femmes, notamment après un accouchement de ce travail musculaire, le grand public connaît mal celui des hommes. Ayant à coeur de mieux informer ses lecteurs, Slovar vous propose ci-dessous une explication fournée par le site TENA (spécialiste de l'incontinence)

Le meilleur moyen de localiser les muscles du plancher pelvien pour les hommes est de contracter les muscles autour de l'anus, comme pour retenir des gaz. Une telle contraction resserre automatiquement les muscles du plancher pelvien. Vous devriez ressentir un resserrement et une remontée du pénis, voire une légère érection. Une fois que vous avez identifié les bons muscles, faites-les travailler régulièrement pour les tonifier ... / ... Vous devriez constater une nette amélioration au bout de 3 à 4 mois d'exercices au rythme de 30 à 40 répétitions au quotidien.

Nous sommes pas vraiment persuadés que cette gymnastique quotidienne soit de nature à détendre quelqu'un atteint d'hyper activité et qui prend la parole dans sommets européens ou mondiaux. Pour le reste libre à chacun de penser ce qu'il veut de la méthode et des ses implications sur notre vie de tous les jours en période de crise économique et sociale ....

Sources et crédits
Le blog de Julie Impériali

10 avril 2009

Crise économique et sociale : Défoulez-vous avec le "tatanomètre"

Fatigués par l'actualité française et internationale ?

Découragés par les réformes inutiles du gouvernement ?

En colère contre les statuts particuliers de certains amis du pouvoir ?

Lassés par le discours des milieux économiques et intellectuels ?

Personne à prendre en otage pour que les pouvoirs publics fassent quelque chose pour votre emploi ?

Et bien, dans ce cas, Slovar les Nouvelles vous propose de découvrir Chambouletout.org, un jeu en ligne édité par Les Nouveaux Messagers

Ce jeu consiste à se défouler en choisissant d'abord six personnages parmi une vingtaine dont : Nicolas Sarkozy, Valérie Pécresse, Bernard Tapie, Benoit XVI, Lakshmi Mittal, et d'autres à découvrir sur le jeu. Puis leur envoyer des chaussures comme le fit le journaliste Irakien Mountazer al-Zaïdi, condamné à trois ans de prison suite à l’affaire de la chaussure lancée sur l’ex-président Georges W. Bush.


Proposé conjointement par le journal l'Humanité et le site web chamboultout.org, le "Tatanomètre" fait fureur sur la toile avec près de 30.000 lancers de chaussures enregistrés. Vous avez 3 essais pour dégommer toutes les boites. Avec 5 boites tombées vous avez droit à une vidéo et avec 6 boites, vous pouvez choisir un personnage à ajouter dans la liste.

Vos lancers terminés, vous pouvez voir le tatanomètre des personnages les plus choisis.
Bref, si ce week-end, au lieu de regarder TV Elysée, vous voulez recevoir des amis et exploser les records déja établis ne vous en privez pas !!!!

Elle est pas belle la vie ?

Chambouletout.org
L'Humanité

09 avril 2009

Tiens, demain c'est Vendredi ... L'Hebdo

Choyés les lecteurs de Slovar les Nouvelles !!!

Une fois de plus il vont connaître avant tous les autres le sommaire et la première de couv' de Vendredi l'Hebdo. Et nous pouvons vous dire qu'il est riche en informations et va provoquer quelques débats dans les chaumières ou sur les blogs.

Bon, voyons le menu : Cette semaine, les sujets d’actualité qui ont fait le buzz :

Cette semaine, les sujets d’actualité qui ont fait le buzz :

Le G20 vu du Net : un regard qui tranche avec la béatitude médiatique
A contre-courant des médias, les blogueurs font une autre analyse des résultats du G20 … Vendredi Hebdo fait le point sur les réflexions des blogueurs à ce sujet.

Conflits : quand la République gronde…
Depuis quelques semaines des conflits de tous ordres se radicalisent en France : les manifestations se font plus nombreuses, les comportements se durcissent et sont de plus en plus violents …

Européennes : radiographie des sites de campagne
A l’approche des élections européennes, un état des lieux des sites de campagne : quels sont les prochains partis politiques à s’inspirer de la campagne de Barack Obama ?

Gazouiller sans fausse note
Le nouvel outil Twitter qui permet d’envoyer des informations à la manière des SMS, est de plus en plus utilisé par la blogosphère. Logiquement, les politiques commencent à s’y mettre aussi … Souvent maladroitement ! Vendredi Hebdo a sélectionné le Top 10 des élus sur Twitter

La pratique du « sexting » met l'oncle Sam en émoi
Une nouvelle pratique est née chez les ados américains : le « sexting ». Le concept consiste, pour les jeunes filles, à se prendre en photo nues ou dans des postures suggestives puis d’échanger ces images par SMS.

Après le logiciel libre pourquoi pas « l’open money »
Contrecoup de la crise, l’état d’esprit du logiciel libre s’infiltre partout. Cela se traduit par la multiplication des expressions précédées de l’adjectif « Open ». Si l’idée d’une « Open Money » n’est pas neuve, elle bénéficie d’un renouveau d’intérêt.

A lire aussi cette semaine : la chronique de Guy Birenbaum dans laquelle il revient sur sa « la lettre ouverte à Ségolène Royal » d’Eric Revel sur son blog, Le troll qui s'intéresse à la nomination de Philippe Val à la direction de France Inter, l’Œil du Mulot…,


Un petit rappel à tous ceux qui nous font l'amitié de lire et de commenter les articles publiés par Slovar les Nouvelles : Ce n'est pas parce que ces gens ont un site Web gratuit qu'il ne faut pas acheter le journal "papier" qui lui est payant, sinon la sanction sera immédiate : Pas de fric plus de journal.

Un rappel (bis) à ceux qui pensent lire gratuitement le numéro en ligne : Ce n'est pas possible. Pour une fois pas question d'être radin. A moins de piquer le numéro de quelqu'un qui l'a acheté. Mais personne ne fais jamais ça :-))

A vous de voir !!!

Vendredi L'Hebdo
http://www.vendredi.info

Destockage alimentaire : les pouvoirs publics aux abonnés absents ?

Pour cause de promesse électorale non tenue par le candidat Sarkozy, le pouvoir d'achat se porte mal.

Les mesures de relance prises par le gouvernement excluant une relance par la consommation, si beaucoup de français ont réduit la voilure de leurs dépenses, ils ne peuvent malheureusement réduire la part alimentaire.

Si le hard discount a su faire son chemin dans le paysage commercial de tous les pays industrialisés avec certains produits alimentaires controversés, quel n'est pas l'élu fier d'avoir son LIDL, Leader Price, Ed ou ALDI afin de montrer qu'il lutte activement contre la vie chère.

Les salaires n'augmentant plus et surtout , le chômage et la précarité étant en forte hausse, les prix des produits alimentaires de ces hard discounter peuvent même être trop chers pour ceux qui touchent des minima sociaux, des jeunes sans emploi ou des retraités à faible pension.

Le capitalisme dans sa grande bonté intervient dans ce cas en inventant un nouveau type de hard discount : les magasins de vente de produits à DLC courte ou DLUO dépassée.

Définition des DLC et DLUO :

Date limite de consommation (DLC)
Elle s'applique aux denrées très périssables qui peuvent vite devenir un danger pour la santé humaine. Cette mise en garde s'exprime sous la forme «A consommer jusqu'au… » sur les pots de yaourts, la charchuterie fraîche, les plats cuisinés frais, etc. «Respectez toujours cette date et évitez de consommer un produit périmé », prévient la Répression des fraudes. A noter que ces produits doivent être retirés de la vente dès lors que la date limite est atteinte.

Date limite d'utilisation optimale (DLUO)
Une fois la date passée, exprimée par la formule «A consommer de préférence avant le… », les denrées alimentaires portant cette mention ne présentent pas de danger pour l'homme. Elles peuvent cependant perdre en saveur.

Une enquête de la DGCCRF mettait en lumière un secteur d'activités opaque. ... / .. Selon un des professionnels cité par «Le Parisien», «les groupes font pression sur les déstockeurs en le leur interdisant, car ils ne veulent pas que leurs concurrents sachent que leurs propres produits se vendent mal.» Les inspecteurs de la répression des fraudes se sont inétressé notamment «aux opérations d’étiquetage et de réétiquetage de date limite de péremption, notamment sur des produits d’importation ». L’organisme rappelle que les magasins ont le droit de vendre des produits ayant dépassé la DLUO, mais pas la date limite de consommation.

L'un des leaders du métier s'appelle NOZ et affiche déja 160 magasins en France. Son enthousiasme va jusqu'à avoir placé un compteur d'ouverture sur son site (Nous ne sommes donc plus devant un phénomène marginal)

Présentation : Notre métier : acheter les surstocks et invendus des industriels, des fabricants et des fournisseurs de la distribution, français et internationaux, et les écouler en toute sécurité et en toute fiabilité, à travers notre réseau de magasins.

Ces lots proviennent de :

fins de séries
fins de promotions
changements de packaging
commandes annulées
fins de séries de catalogues de vente par correspondance
fins de collections de lignes de vêtements
emballages abîmés lors d'un sinistre ou d'un transport
surproduction de fabricants
ventes aux enchères

Le concept des solderies n'est pas nouveau. Néanmoins, le recyclage permanent des produits alimentaires met en relief la capacité (pour ne pas dire rapacité) des producteurs qui sont prêts à tout pour gagner jusqu'au dernier centime.

Une sénatrice, Catherine Dumas, avait d'ailleurs interpellé Christine Lagarde le 26/03/2009 sur : le développement d'un nouveau mode de commerce à travers des magasins dits de déstockage alimentaire

Installés principalement dans les quartiers les moins prospères de nos villes, dans des locaux sans apparat et avec une décoration réduite à sa plus simple expression, ils se sont faits une spécialité de présenter à leurs clients, des produits à peine sortis de leurs cartons d'emballage et dont la date de consommation est proche d'expirer ou celle d'utilisation optimale fréquemment dépassée.

Ces nouveaux centres d'approvisionnements « d'occasion » se multiplient notamment aux abords de Paris. Alors que le hard discount propose déjà « à meilleur marché » des produits identiques du 1er janvier au 31 décembre, les rayons des spécialistes du déstockage alimentaire dépendent, eux, des « opportunités ». En effet, ils ne vendent que des produits en fin de vie commerciale, voire presque périmés, qu'ils rachètent aux industriels de l'agroalimentaire ou au réseau classique de distribution, moyennant des prix cassés. De fait, l'arrivée de ces nouveaux commerçants, aux frontières de notre cadre légal, contribue certes à aider beaucoup de nos concitoyens à gagner en pouvoir d'achat mais, parallèlement, dévalorise sensiblement les mentions de «date limite de consommation» (DLC) ou de «date limite d'utilisation optimale» (DLUO) que le législateur avait initialement prévues pour une meilleure information du consommateur. Quelle valeur pourra-t-on durablement accorder à ces indications d'aide à la bonne consommation, si la mention qui est obligatoire sur tous les produits alimentaires, peut être commercialement atteinte (pour ce qui concerne la DLC) voire dépassée lorsqu'il s'agit de la DLUO ? Sans oublier que les médias font également état de pratiques de réétiquetage sauvage ayant pour but de prolonger la durée de vie d'un produit pourtant périmé ou en passe de l'être.

La réponse de la ministre ? : En attente de réponse du Ministère de l'économie, de l'industrie et de l'emploi En attente d'une réponse ministérielle

Pas le temps de répondre ou tout simplement "qui ne dit mot consent " ? En tout état de cause, la presse qui s'était ruée sur le sujet, y compris par des reportages télévisuels complaisants l'a depuis zappé. Et c'est bien dommage parce que l'opacité et surtout le phénomène prennent de l'ampleur surtout dans les tractations entre opérateurs.

Qu'en est-il aujourd'hui ?

Sans beaucoup chercher, on peut sur le Net, trouver des annonces professionnelles comme celles ci-dessous

"!!!Urgent!!! Nous recherchons pour notre magasin entrepôt de déstockage alimentaire des produits à DLC courte ou DLUO dépassée, des fins de stock, fin de série, emballages abîmés...Des produits d'épicerie, boissons, droguerie hygiène. Nous préférons les palettes mixées"

"Bonjour, je recherche des fournisseurs pour ouverture très prochaine d'un magasin dans le genre entrepôt alimentaire et prix discount. Petits prix et DLC limite bienvenus"

On peut trouver encore plus d'annonces de ce type sur Destock Pro

Fonctionnement de ce site :

Destockpro.com est entiérement gratuit !

Inscrivez vous dans la ou les catégories où vous souhaitez recevoir les demandes de clients pour des tarifs ou des fournisseurs, concernant vos fins de stock ou tous vos lots en destockage. Parfums, MP3, DVD, portable, GSM, vêtements, jeux, console, hifi-vidéo, vin, informatique...

Tout est parfaitement anonyme et sécurisé par Destockpro.

Ce qui revient à dire que tout ce passe toujours dans la plus grande opacité comme l'expliquait l'enquête du Parisien.

Mais on peut trouver encore mieux en termes de santé, puisqu'on trouve des annonces qui font froid dans le dos

"je destocke un lot de complément alimentaire de marque Protech, protéine, bcaa, draineur, brûleur de graisse, carnitine etc...Dlc de 2009 a 2011. Possibilité de détailler les lots, me contacter uniquement par téléphone" http://www.itraque.fr/a-81321-destockage-complement-alimentaire ou bien : "Cherchons des lots de couscous carret munos et semoule le renard avec DLUO dépassé. Faites offres. Sincères salutations"http://www.itraque.fr/a-412562-couscous-carret-munos-et-semoule-le-renard-a-dluo-depasse sur la place de marché Itraque

Ou bien un blog d' "agent commercial en lot alimentaire tout genre" qui semble parfaitement surfer sur les DLC dépassées mais dont les mentions légales ou indications d'adresses sont absentes.

Dans le même temps, le Ministère de l'agriculture et de la pêche qui est soit disant le garant de la qualité et le promoteurs des produits de terroirs er appellation garanties, nous donne des indications sur la conservation des DLC et DLUO

Pour les denrées périssables, on parle de date limite de consommation (DLC ). Cette limite est impérative. Elle s'applique à des denrées sensibles, souvent riches en eau, qui sont susceptibles après une courte période de présenter un danger pour la santé humaine. Cette DLC est indiquée sur le conditionnement par la formule « A consommer jusqu'au... », suivie de la date limite déterminée par la loi ou par le producteur. Les produits comme les yaourts, la viande fraîche, le poisson, les plats cuisinés non stérilisés... présentent généralement une DLC. Ils doivent impérativement être retirés de la vente une fois la date dépassée.

A l'inverse, certains produits présentent une date limite d'utilisation optimale (DLUO). Une fois la date passée, la denrée ne présente pas de danger pour la santé mais peut en revanche avoir perdu tout ou partie de ses qualités : goût, texture... Sur le conditionnement, la DLUO est indiquée par la formule « A consommer de préférence avant... », suivie d'une indication temporelle d'autant plus précise que la DLUO est courte. La plupart des boites de conserve et des produits alimentaires à faible teneur en eau présentent une DLUO.

Il est d'ailleurs étonnant de constater que le spot réalisé par Consomag, en partenariat avec le ministère de l'Agriculture et de la Pêche « l'étiquetage : DLC, DLUO et allergènes » n'est plus disponible à partir du site du Ministère. Nous l'avons trouvé avec un peu de recherches sur le site Conso.net

Dans cette vidéo, on comprend parfaitement les avatars de la consommation de produits alimentaires en fin de vie. Mais toujours pas les allures de trafics que prennent les tractations entre intermédiaires pour arriver dans les magasins de destockage alimentaire ...

Débarrassée du G20 et du problème des paradis fiscaux, il ne fait nul doute que Madame Lagarde va se fendre d'une réponse publique à la Sénatrice Catherine Dumas et peut être même aux français.

Celle qui nous expliquait, au moment de la crise pétrolière qu'il suffisait de mettre un deuxième pull et de baisser son chauffage pour faire des économies aura certainement à coeur de nous expliquer les tenants et aboutissants de cette nouvelle victoire du pouvoir d'achat

Travail dominical : Les 2 sénateurs retirent leurs amendements

Les bonnes nouvelles sont assez rares pour que nous ne les évoquions pas. Nous parlions hier du retour en catimini du projet de travail dominical au travers d'amendements déposés par deux sénateurs du Nouveau Centre.

Ces amendements visaient l'un à étendre le travail dominical aux zones et communes touristiques, l'autre à un "périmètre d'usage de consommation exceptionnel" dans Paris, Lyon et Marseille reprenant de façon insidieuse le texte porté par le député Richard Maillé.

Richard Maillé qui rappelons le est Le premier questeur de l'Assemblée Nationale et s'est distingué en menant bataille pour

- Le maintien du régime spécial de retraite des parlementaires.
- La suppression de L'ISF (ci-dessous)



Et a fait créer la vidéo de propagande sur réaliste (ci-dessous)



En bref un humaniste commercial et un parangon du modèle social français !!!

Et bien, contrairement aux mauvaises habitudes, l'hémicycle était particulièrement garni et les débats ont été passionnés.

Si le groupe UMP ne rencontre aucun problème à l'Assemblée Nationale pour faire passer ses textes et réformes, ce n'est plus le cas au Sénat où il a perdu la majorité absolue lors du renouvellement sénatorial de septembre. Il n'en reste pas moins qu'on ne s'explique toujours pas pourquoi ce sont deux élus centristes qui étaient porteurs des ces amendements alors que le chef de file des députés Nouveau Centre, François Sauvadet qui avait manifesté son désaccord avec le texte présenté à l'Assemblée a continué à faire part de son hostilité a ce nouvel aménagement du code du travail.

Hervé Maurey et Yves Pozzo di Borgo ont, dans la tourmente renoncé à leurs amendements qui visaient à étendre le travail du dimanche, sous les feux croisés de la gauche et du gouvernement. Il est à noter qu'hormis les auteurs des amendements et Philippe Dominati (UMP, Paris) qui avait déposé des sous-amendements, aucun sénateur de la majorité ne s'est exprimé, ce qui prouve l'embarras général de ceux-ci.

Le retour de la proposition de loi du député UMP Richard Maillié devra donc encore attendre et pourquoi pas, si les salariés, leurs représentants syndicaux et les élus de gauche se mobilisent passer aux oubliettes. N'en déplaise au Président de la République pour qui il s'agit d'un engagement de campagne qui, contrairement au pouvoir d'achat, reste un objectif prioritaire.

Source et crédits
AFP/Google
DailyMotion

08 avril 2009

Seule réponse de François Fillon à la colère des salariés : "refuser la logique de la violence"

Cantonné dans le rôle de "collaborateur" du Président avec lequel il partage des sondages exécrables, François Fillon a décidé de suivre le rythme du Chef, du moins dans le domaine des communiqués vengeurs.

Ainsi, on a pu l'entendre sur :

- L'extrême gauche, qu'il a accusée mardi de souffler "sur les braises de l'affrontement social"
- Un appel aux parlementaires de la majorité à "faire bloc" autour du président de la République
- Demander "plus de retenue et de dignité" à Ségolène Royal
- S'engager "avec toute la force de ses convictions" dans la campagne pour les élections européennes

Et enfin

Dénoncer les "actions brutales" organisées en marge des mouvements sociaux, invitant les Français à "refuser la logique de la violence" Et justement qu'en dit-il ?

"Je dis à ceux qui instrumentalisent ces inquiétudes pour justifier cette violence que la légalité républicaine s'exercera pleinement et fermement", ... / ... Revenant sur les séquestrations de certains patrons ces dernières semaines, François Fillon a prévenu que "le respect de l'intégrité des personnes, de leur liberté d'aller et venir n'est pas négociable"

En bref des sujets sur lesquels Nicolas Sarkozy ou ses conseillers spéciaux avaient déjà tout dit. Néanmoins, puisqu'il est le dernier à avoir notamment, évoqué les actions de séquestration des patrons ou cadres dirigeants, nous aimerions lui soumettre les analyses de Jean-Michel Denis (chercheur au Centre d'étude de l'emploi ) et Emmanuel Lépine, (secrétaire à la fédération nationale des industries chimiques CGT)

Jean-Michel Denis, observe un "front de mécontentement excessivement large", nourri par l'impression, justifiée selon lui, qu'aucun secteur d'activité n'est à l'abri de la crise. "Au moment où on apprend que des entreprises ferment, on apprend également que des hauts dirigeants partent avec des parachutes dorés importants", rappelle ce maître de de conférence en sociologie à l'université de Marne-la-Vallée. A ses yeux, la séquestration est une réponse, certes violente, à une autre violence, sociale, celle-là. "C'est: violence contre violence".

Emmanuel Lépine, énumère les "souffrances" que vivent les salariés: harcèlement, peur du chômage, problèmes de santé au travail, précarité, sous-traitance.

Pour le syndicaliste, les salariés se tournent vers des actions radicales à cause de la "casse de l'emploi" et de l'absence de "perspectives politiques". "Peu de solutions sont proposées aux personnes, mis à part des chèques de départ". Ce phénomène n'est pas à mettre sur le compte de la crise qui a éclaté à l'automne, considère le militant de la CGT Chimie, en rappelant qu'il y a quelques années déjà "les ouvriers de Cellatex menaçaient de verser de l'acide dans la rivière".

... / ... La séquestration d'un patron est souvent "un jeu avec les médias", avance le sociologue, qui y voit "une manière de peser sur les négociations" en prenant l'opinion publique à partie, "y compris les pouvoirs politiques". "Sur le plan symbolique", il interprète cela comme une réaction aux menaces de délocalisation. Face "à cette délocalisation subie, on séquestre" ... / ...

Sera-ce suffisant pour que les patrons ne soient plus retenus par les ouvriers?

Ni les deux sociologues, ni Emmanuel Lépine ne le pensent. Selon le cégétiste, "s'il n'y a pas de réponse qui soit positive et crédible dans la durée aux demandes et revendications des salariés, on peut craindre non seulement une multiplication de ce genre d'actions mais une encore plus grande radicalisation" AP/Google

Si les salariés français sont pour la plupart attachés à leur entreprise, il vivent de plus en plus mal les déclarations de Laurence Parisot qui semble avoir annexé la parole de tous les employeurs.

Dans de nombreuses entreprises, la tension apportée par la crise économique et les permanentes déclaration de guerre du MEDEF aux salariés finissent par pourrir le climat général et surtout donner une image déplorable de tous les chefs d'entreprise.

N'en déplaise à Madame de Menthon qui pérorait hier soir sur France3, le problème n'est pas l'éducation des français à l'amour des choses de l'entreprise mais plutôt à la remise au goût du jour de la lutte des classes par le MEDEF et sa présidente.

Que Madame Parisot nous explique plutôt ce que font les plus grandes entreprises françaises par l'intermédiaire de leur filiales dans des paradis fiscaux

BNP Paribas : 189
LVMH : 140
Schneider : 131
Crédit Agricole : 115
PPR : 97
... / ..
France Télécom : 63
... / ...
Lagardère : 55
Danone : 47
EADS : 46
... / ... Liste complète dans l'enquête réalisée par Alternatives Economiques dans son numéro (papier) d'avril 2009.

Madame Parisot ne doit pas en être au courant puisque qu'elle est depuis 2006 ... Membre du conseil d’administration de BNP-Paribas !!!

En clair, les salariés ont compris :

- Qu'à l'Elysée et par extension à Matignon, on avait déstabilisé profondément le Parti Socialiste qui n'est plus une force active d'opposition
- Que les syndicats de salariés n'ont plus aucun pouvoir de nuisance, contrairement au MEDEF qui se permets de tancer nos dirigeants politiques.
- Qu'au plus fort des mobilisations et défilés le Président à la banane et s'en fout
- Qu'on profite de la période pour accentuer des réformes qui sont aujourd'hui hors contexte
- Que l'argent de l'Etat ou des collectivités locales ne suffit plus à faire rester les entreprises en recherche de meilleurs bénéfices à l'Est de l'Europe.
- Que le mot de formation ou de recyclage sont des "options parking" lorsque de toute façon on est trop jeune ou trop vieux
- Que les banques créatrices de la crise financière et économique n'auront aucun complexe à saisir leurs logements en cas de chômage de longue durée
- Que les licenciements sont tellement nombreux que les media en parlent du bout des lèvres et ne se déplacent que lorsque l'ordre est transgressé

Alors,

- Oui, Ségolène Royal a raison lorsqu'elle déclare que : "Les salariés doivent forcer le barrage de l'injustice absolue"
- Oui, l'opportuniste Dominique de Villepin a raison lorsqu'il déclare : il faut "que l'on sache que cette violence est au rendez-vous parce qu'il y a un désespoir et une frustration" et que "l'on traite ce désespoir et cette frustration en y apportant des réponses".

- Non, Martine Aubry n'a pas raison lorsqu'elle déclare : "Rien ne justifie jamais qu'on porte atteinte à la liberté des personnes, ni même d'ailleurs que l'on parte atteinte aux équipements ou aux biens" tout en évoquant le situation du Parti Socialiste : "Je me réjouis aujourd'hui: nous sommes non seulement rassemblés, nous parlons d'une même voix sur le bouclier fiscal, sur l'Europe". "Nous sommes le seul parti qui avons un texte fort pour l'Europe, voté à l'unanimité et qui a des listes, nous sommes déjà sur le terrain"

Nous passerons sur les réactions de l'UMP qui sont une parfaite duplication de ceux du Chef de l'Etat.

Quel sont les propositions des politiques face à l'angoisse, la colère et le désespoir ?

- Fermer sa g..... et continuer à travailler jusquà la lettre de licenciement.
- Accepter qu'on continue à subventionner des heures supplémentaires alors que le chômage file à la vitesse grand V
- Attendre si l'on est jeune que Martin Hirsch obtienne de TOTAL et de l'UIMM des fonds pour les aider à sortir du chômage endémique qui les touche.
- Attendre si l'on a plus de 50 ans de ne rien retrouver et de savoir qu'on va reculer une fois de plus le nombre d'années de cotisations pour la retraite en 2012.
- Accepter qu'on continue à faire des chèques de remboursement d'impôts aux plus aisés et voir le résident Suisse Johnny Hallyday recevoir 500 000 euros de l'état pour le prochain concert "gratuit" du 14 juillet
- Admirer les participants du G20 qui ont en 48H00 obtenu qu'il n'existe plus aucun pays dans la liste noire des paradis fiscaux
- Attendre patiemment 2012 pour mettre en place une alternance politique
- Voter à des élections européennes en sachant que le calamiteux Barrosso fait à peu près l'unanimité à droite pour un nouveau mandat, tandis que la gauche n'en a toujours pas trouvé
- Attendre des mois sa première indemnisation par le pôle emploi qui est "débordé"

Et bien non !!!

Le fossé entre les partenaires sociaux, les élus, les dirigeants et le peuple des salariés est si important que ces derniers vont être obligés d'être de plus en plus combatifs. Pour eux d'abord et surtout pour l'avenir de leurs enfants.

Les quelques séquestrations ou retenues de patrons ou cadres dirigeants ne sont qu'un premier cri pour ne pas être broyés par un système sur lequel ils n'ont plus aucune prise. La possible baisse du Livret A pourrait mettre le feu au baril de poudre social comme n'importe quelle mesure restrictive comme le retour du travail dominical que nous expliquions hier.

A méditer par les politiques qui ont toujours détesté le mois de Mai depuis 41 ans et ceux qui n'ont jamais compris qu'épouser la juste cause des populations valait victoire ...


Sources, crédits et copyright
Associated Press
Crédit et copyright dessin
JEPIDA



07 avril 2009

Le retour au Sénat du "symbole" du travail du dimanche

Le débat sur le travail du dimanche qui avait enflammé l'Assemblée nationale revient au Sénat à l'occasion d'amendements centristes au projet de loi sur le tourisme qui sera examiné par les sénateurs mardi et mercredi.

Deux sénateurs centristes, Hervé Maurey (Eure) et Yves Pozzo di Borgo (Paris) ont ainsi déposé des amendements à l'article 13 du projet de loi qui visent à rétablir le travail dominical

Yves Pozzo di Borgo et Hervé Maurey vous connaissez ?

Le premier est devenu Sénateur de Paris en septembre 2004. Il était le seul représentant UDF de Paris aux côtés de François Bayrou au Parlement français avant de rejoindre le Nouveau Centre. En mars 2008, il a fait liste commune, à Paris, avec l'UMP, ce qui lui a permis de conserver son siège de Conseiller de Paris.

Il est également

- Membre de la Commission des Affaires européennes
- Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées

- Membre suppléant de la "Délégation française aux Assemblées parlementaires du Conseil de l'Europe et de l'Union de l'Europe occidentale"
- Membre du groupe d'études de l'énergie
- Président délégué du groupe France-Asie Centrale (Tadjikistan)

Bien que rien n'indique chez l'homme la moindre fibre commerciale, puisque ses interventions portent essentiellement sur :

- Projet de loi portant dispositions relatives à la gendarmerie nationale
- Projet de loi relatif à la communication audiovisuelle et au nouveau service public de la télévision n° 2009-258
- Prolongation de cinq interventions des forces armées - Débat et votes sur des demandes d'autorisation du Gouvernement
- Projet de loi de programme relatif à la mise en oeuvre du grenelle de l'environnement
- Débat sur l'organisation et l'évolution des collectivités territoriales
- Proposition de loi tendant à prévenir le surendettement

Il a toutefois manifesté sa fibre sociale en étant co signataire d'une proposition de loi portant le libellé suivant : "PROPOSITION DE LOI modifiant le régime des retenues sur salaires en cas de grèves dans les services publics de transport terrestre régulier de personnes à vocation non touristique" (voir le texte sur le site du Sénat )

De son côté Monsieur Maurey s'est distingué au Sénat en étant cosignataire des projets de lois suivants

- Proposition de loi modifiant le régime des retenues sur salaires en cas de grèves dans les services publics de transport terrestre régulier de personnes à vocation non touristique
- Proposition de loi visant à encadrer la participation des communes au financement des écoles privées sous contrat d'association
- Proposition de loi tendant à garantir la parité de financement entre les écoles primaires publiques et privées sous contrat d'association lorsqu'elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence
- Proposition de loi tendant à prévenir le surendettement

Monsieur Maurey qui ne néglige pas le cumul des mandats et fonctions est

- Sénateur
- Membre de la commission des affaires économiques

- Maire de Bernay
- Conseiller général de l'Eure

- Président de la communauté de communes de Bernay et des environs

- Membre du groupe d'études Artisanat et services, du groupe chasse et pêche, du groupe d'études de l'énergie, du groupe d'études sur la gestion des déchets, du groupe d'études Médias et nouvelles technologies, du groupe d'études postes et communications électroniques, du groupe d'études du tourisme et des loisirs;

- Président délégué du groupe France-Afrique australe (Malawi);
- Président délégué du groupe France-Madagascar et pays de l'Océan indien (Kenya)

Donc des spécialistes du travail et de ses droits, comme l'indiquent leurs compétences précédemment citées !!!

Que contiennent ces amendements ?

L'amendement de M. Maurey préconise l'autorisation d'ouverture le dimanche pour tous les commerces situés en zones ou communes touristiques. Celui de M. Pozzo di Borgo, plus large, vise à permettre le travail dominical dans "un périmètre d'usage de consommation exceptionnel" dans les villes de plus d'un million d'habitant, dont les Champs Elysées et les grands boulevards à Paris. Bien entendu, ces amendements reprennent les dispositions de la proposition de loi du député UMP Richard Mallié dont l'examen le 17 décembre dernier avait été suspendu face à une droite divisée et une levée de bouclier de la gauche.

Ce retour est d'autant plus étonnant que François Sauvadet chef de file des députés Nouveau Centre à l'Assemblée déclare de son côté "Je souhaite que l'on aborde le sujet courageusement, mais qu'on l'aborde franchement et pas seulement au détour d'un amendement comme celui-là" et qu'une majeure partie des députés Nouveau Centre avaient été à la pointe de l'opposition contre ce projet de loi lors des débats à l'Assemblée Nationale.

On se demande ce qui a subitement décidé ces deux sénateurs peu médiatiques de reprendre le flambeau d'un texte en grande partie refusé par leur propres parlementaires. Découvrirons-nous dans les mois qui viennent quelques babioles électorales versées en échange ?

De leur côté, toujours sur un front commun, les 5 fédérations syndicales du commerce et des services - CGT, CFTC, CFDT, Sud et CFE-CGC - se sont élevées mardi contre des amendements introduisant le travail dimanche ... / ... "Alors que le projet de loi du député Maillé avait été reporté en décembre (...) ces amendements ne font que reprendre les propositions de la loi Maillé visant à déréglementer les ouvertures des commerces le dimanche" "C'est en créant artificiellement des zones touristiques que le gouvernement voudrait banaliser le travail du dimanche (...) c'est inacceptable" "Nous exigeons un retrait de ces amendements visant une nouvelle fois à faire du dimanche un jour comme les autres", affirment les fédérations du commerce de la CGT, CFTC, CFDT, CFE-CGC et Sud. Source Les Echos

Nous ajouterons pour ceux qui seraient tentés de dire : "Après tout, ils gagneront plus" et "ça va créer des emplois" que le texte de Richard Maillé était particulièrement flou et peu étayé sur le sujet

La rémunération accrue du travail le dimanche, par rapport à un autre jour, n'est pas obligatoire en vertu de la loi actuelle sauf dans certains cas, et ne sera pas forcément double si la proposition de loi Mallié est adoptée. Actuellement, seuls deux articles du Code du travail, l'un relatif à l'ouverture de cinq dimanches par an, l'autre relatif aux équipes de fin de semaine dans l'industrie, prévoient une majoration salariale.

Dans tous les autres cas, le fait de travailler le dimanche n'ouvre pas droit à être payé plus, sauf si les conventions collectives ou les accords collectifs dans l'entreprise prévoient une rémunération accrue. La proposition de loi, qui ne concerne pas les salariés travaillant déjà le dimanche, prévoit une rémunération "au moins double" dans certains cas, mais permet qu'un accord collectif dans l'entreprise décide d'une autre contrepartie (inférieure ou supérieure). L'application du texte créerait des inégalités salariales entre les métiers déjà autorisés à ouvrir le dimanche matin et ceux désormais autorisés à le faire, rétorquent plusieurs syndicats mais aussi la CGPME.

Quels seront les effets sur l'emploi?

L'ouverture de davantage de magasins le dimanche entraînerait des suppressions d'emploi dans le commerce de proximité, selon le Credoc : 6.800 si 40% des hypermarchés décidaient d'ouvrir le dimanche et 16.200 s'ils ouvraient tous. Dans le secteur non-alimentaire, cela pourrait créer 14.800 emplois en cas de consommation accrue (Credoc) mais au détriment du petit commerce. Source France2

A propos des amendements centristes, le président de la commission des Affaires économiques du Sénat, Jean-Paul Emorine (UMP) avait indiqué qu'il s'en remettrait " à l'avis du gouvernement" lors de l'examen en commission de la loi sur le tourisme. Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, estime de son côté qu'il y a une vraie attente des professionnels et des salariés sur le terrain - Source AFP/Google

Car il ne faut pas oublier que le Président reste campé sur ses arguments : "Pourquoi continuer d'empêcher celui qui le veut de travailler le dimanche ?" Le travail dominical, "c'est un jour de croissance en plus, c'est du pouvoir d'achat en plus, et les autres pays le font" et fait de ce dossier un point clef de sa politique. Il l'avait expliqué aux députés UMP récalcitrants qu'il avait "été élu sur la valeur travail" et qu'un "recul sur le travail du dimanche serait un symbole"

Et oui, notre Président sera jusqu'à la fin de son mandat, celui du "Pouvoir d'Achat" ce que les français n'arrivent toujours pas à comprendre !!!

Ce sera donc si l'on en croit l'initiative des deux sénateurs du Nouveau Centre un nouveau bras de fer entre le Président et les français. Une nouvelle raison de plus s'il en était de lui proposer un contre symbole en se retrouvant encore plus que les 29 janvier et 19 mars dans le défilé unitaire du 1er Mai partout en France


En savoir plus
Le Collectif des amis du dimanche
Crédit dessin
Le Placide



Igor et Grichka Bogdanov : Militer n'est pas forcément gagner

Les émissions sur la science sont paraît-il un "dada" de notre président. C'est probablement à ce titre qu'il "serait intervenu" pour que les "célèbres "frères Bogdanov puissent réintégrer la grille des programmes de télévision.

Or, leur dernière apparition sur France2 n'avait pourtant pas été un franc succès puisque leur émission de vulgarisation scientifique lancée le 25 octobre 2008 avait été suspendue de tournage par la chaîne : “Science X” ne retenait l’attention que de 8 % du public en moyenne à 18 heures - Source Nouvel Obs

Et pourtant, surprise : La chaîne donnait une nouvelle chance à Igor et Grichka avec "Science 2", un nouveau magazine.

En quoi ce retour fait-il jaser dans les milieux audiovisuels alors que les audiences précédentes étaient catastrophiques ?

D'acun disent que c'est en partie parce qu'un certain Pierre Sarkozy (producteur de rap et accessoirement fils aîné du Président) travaille avec eux depuis 2001. En effet, Les jumeaux aux mentons proéminents les plus célèbres et les plus sidérants du Paf, qui rappelons-le étaient trilingues à l'âge de 3 ans, ont révélé que c'était Pierre Sarkozy qui avait réalisé l'illustration sonore de Science X - Source Rue89

Autre remarque (de jaloux certainement)

Les frères Bogdanoff, furent des soutiens de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle. On pu également voir Grichka au "Web 08" organisé par Loïc Le Meur l'ancien conseiller Web du candidat Sarkozy en 2007 (son bureau était contigu de celui du Président). Loïc Le Meur qui rappelons-le n'avait pas hésité à profiter de la réunion le Web3 pour faire intervenir le candidat Sarkozy à l'insu des participants

Il est clair que ça fait quelques coïncidences ....

Igor et Grichka au meeting du Président Nicolas Sarkozy en 2008 - Source Sandy77
Belle histoire de réhabilitation que celle-ci. Sauf qu'il ne suffit pas de plaire au Président pour conquérir les téléspectateurs. Car en termes de d'audience (donc de popularité), les frères au menton pointu suivent les traces sondagières de leur principal supporter :

"Le nouveau départ des frères Bodganoff sur France 2 connaît un sérieux raté : Science 2 (à 18 heures) n'a pas dépassé 4,5 % d'audience samedi 4 avril (515.200 téléspectateurs), et 7 % le 28 mars... À cette heure-là, France 2 passe même derrière Jour de Rugby, un magazine crypté sur Canal+ (5,2 % d'audience et 629.700 téléspectateurs)" - Source Le Point

Après la promo de Bigard devenu translucide au point qu'il en est réduit à faire la publicité des fenêtres TRYBA®, la catastrophe d'audience des Bogdanov semble prouver que notre Président n'a pas vraiment la baraka avec ses artistes préférés.