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09 décembre 2011

Le pouvoir d'achat : Une des clés majeures de l'élection de 2012 ?

L'UMP et le Président « pas encore candidat » sont assez discrets sur le thème du pouvoir d'achat. Et pourtant, une enquête d'IPSOS montre que les français sont inquiets ou en colère par rapport aux promesses non tenues du « Président du pouvoir d'achat » !

Argument choc de 2007, l'amélioration du pouvoir d'achat par la formule magique du « travailler plus pour gagner plus » a disparu, tant à l'UMP qu'à l'Elysée. Car, comme l'expliquait Sylvain Lapoix sur Marianne2 en janvier 2009 : Pour quelques heures supplémentaires défiscalisées, on ce sont surtout les attributaires du bouclier fiscal qui ont fait la meilleure affaire.

Et Lapoix de rapeller : « (...) le 8 janvier 2008, le « pouvoir d'achat » avait été dévalué, au profit d'une politique de civilisation consistant à supprimer la pub sur le service public : « le pouvoir d'achat, c'est une attente, mais il n'y a pas que celle là », répondait sèchement Nicolas Sarkozy à une journaliste qui osait interroger le président du Pouvoir d'achat (...) »

Depuis, pour l'UMP, la priorité serait d'enterrer la loi TEPA et de transférer aux branches et aux entreprises la négociation sur la durée du travail et ... le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Et éventuellement : « une prime versée sous la forme de chèque vacances » ou « une prime au mérite qui concernerait toutes les entreprises, nette de charges et plafonnée »

Quels sont les indications de l'enquête IPSOS du 8 décembre 2011

Première donnée importante, lorsqu'on demande aux français leur état d’esprit lorsqu’ils pensent à leur pouvoir d’achat : « 65% évoquent de l’inquiétude et 22% parlent de colère »

« (...) En 2008 (...) Plus des deux tiers (68%) l’estimaient en diminution. Trois ans plus tard, l’impression s’est non seulement renforcée mais accélérée : 4 Français sur 5 perçoivent une dégradation de leur pouvoir d’achat au cours de l’année écoulée. Ils sont 43% à juger qu’il s’est « un peu dégradé » et pour 37% à s’être « beaucoup dégradé ». 15% jugent que leur pouvoir d‘achat « est resté stable ». Seuls 4% qu’il s’est « beaucoup ou peu amélioré ». Des chiffres qui font écho à la crainte de paupérisation de nos concitoyens (85% « redoutent la pauvreté pour leurs enfants ) »

Comment les français évaluent leur pouvoir d'achat ?

56% le mesurent à ce qui reste après les dépenses fixes » (loyers, assurances, taxes, abonnements, gaz et électricité, etc.)
17% seulement en faisant la comparaison entre l’évolution des revenus et celle des prix des produits de consommation courante
15% à « l’évolution de la qualité de vie »
Et 12% seulement « aux revenus »

« (...) un tiers des Français disent faire leurs courses à l’euro près ! (...) »

Pour 31%, c’est « à l’euro près ».
Pour 20% « à cinq euros près », « à 10 euros près »
Pour 25%, « à 50 euros près »
17% ne comptent pas vraiment

Comment les français gèrent-ils ces difficultés ?

Lorsqu'on leur demande s'ils ont cherché à réduire leurs dépenses au cours des 12 derniers mois, ils répondent

Pour 29% : Systématiquement »
Pour 39% : souvent

Quant à l'avenir (12 prochains mois) ?

Pour 29%, « beaucoup se dégrader ».
Pour 41%, « un peu se dégrader »
Pour 22% « rester stable »
Seuls 7% seulement voient une amélioration

A noter que : 18% des Français considèrent que le pouvoir d'achat sera « le principal sujet » et 66% « un des principaux sujets » de la campagne pour l’élection présidentielle 2012.

On notera au passage que les français interrogés sont lucides et ne se font aucune illusion sur la capacité du gouvernement d'augmenter le pouvoir d'achat puisqu'ils ne sont que 12% à lui faire confiance dans le domaine.

En clair, qu'il est de moins en moins certain que le slogan du : « président courageux qui protège la France et les Français face aux crises » lancé par l'UMP suffise aux français.

D'autant que se profilent pour eux un avenir bien sombre issu des négociations entre pays de la zone Euro s'orientent vers : « (...) le renforcement de la discipline budgétaire de la zone euro (...) Outre les sanctions presque automatiques et les règles d'or imposant le retour à un quasi-équilibre budgétaire, il est prévu un droit d'intrusion européen accru dans la préparation des budgets nationaux (...) Avec de possibles mise sous tutelle européenne des pays bénéficiant d'une aide extérieure (...) »

Sources
IPSOS Etude Ipsos / LSA : le pouvoir d’achat vu par les Français à l’approche de 2012

Crédit photo
Caverne des jouets

30 novembre 2011

Augmentation de la TVA sur les sandwiches : L'équité selon Frédéric Lefebvre !

Les restaurateurs ont obtenu que l'augmentation de la TVA de 5,5 à 7% touche toutes les formes de restauration. Celle-ci s'appliquera, par exemple, à ceux qui pour des raisons d'économies, se limitent à un sandwich !

Heureusement que la France a élu celui qui se voulait le Président du pouvoir d'achat !

En effet, alors que les salaires n'ont jamais autant stagné et que les français cherchent dans leur grande majorité des solutions pour équilibrer leur budget, ils apprécieront que Frédéric Lefebvre ait décidé, à la demande des restaurateurs, de pénaliser toutes les formes de restauration, même les moins chères.

Il y a quelques jours, Frédéric Lefebvre était l'invité de l'Umih, le syndicat des : « cafetiers, restaurateurs, cuisiniers étoilés, hôteliers, hôteliers-restaurateurs qu'ils soient indépendants, de chaînes volontaires ou intégrées, sans oublier les acteurs du monde de la nuit (...) »

Pour ceux qui l'auraient oublié, l'Umih était le fer de lance du combat pour la TVA à 5,5% pour tous les restaurateurs.

Qualifiée par François Baroin de plus grosse niche fiscale française, mais maintenue le plus longtemps possible pour des raisons hautement électoralistes, elle continuait à être défendue par l'Uimh, le 16 septembre dernier, dans un communiqué ou celui-ci expliquait tous ses bienfaits, dont certains prêtent vraiment à sourire !

« Est une mesure d’équité et non une niche fiscale car ce qui est acheté à 5,5 % est revendu à 5,5 %. Et ce qui est acheté à 19,6 % (comme les alcools) est revendu à 19,6 %.
A permis une baisse effective des prix pour le consommateur (...)
A suscité une redynamisation des entreprises qui a permis de sauver et créer 97 000 emplois (...)
A permis d’affecter un milliard d’euros par an aux salariés, en hausses de salaires, prime, jours fériés et mutuelle obligatoire (...) »

Néanmoins, début novembre, le verdict tombait : La TVA était relevée à 7%. Réaction unanime des organisations professionnelles de l'hôtellerie-restauration : « (...) Elles constatent que le gouvernement est revenu sur son engagement pris en avril 2011 de ne pas toucher au taux de TVA réduit applicable au secteur de l'hôtellerie-restauration (...) »

Le 10 novembre : Les mêmes organisation étaient reçues Frédéric Lefebvre qui leur apportait l’assurance que le taux réduit de TVA, passant à 7 %, respectera bien l’équité fiscale et s’appliquera bien à l’ensemble des produits et services actuellement taxés à 5,5 % hors produits de première nécessité.

C'est donc cette augmentation/sanction que Frédéric Lefebvre venait confirmer au congrès de l'Umih fin novembre.

Frédéric Lefebvre, après avoir salué : « les 43 000 emplois créés, qui font du secteur de l'hôtellerie-restauration le premier recruteur depuis la crise de 2008, a justifié le relèvement du taux réduit de TVA à 7 % par un souci d'harmoniser ce taux avec celui appliqué par l'Allemagne et surtout ... de combler une partie des déficits du budget de l'État »

De son côté, le président de l'Umih, répondait au ministre que le secteur « prendrait part à l'effort national » tout en rappelant qu'il était « attentif à l'équité »

Si on peut franchement s'amuser du niveau de participation à l'effort national des restaurateurs et hôtelliers, on peut par contre s'indigner de leur notion d'équité !

En effet, celui qui se rend chez le boulanger, dans une grande surface ou dans un magasin de vente à emporter, pour y acheter son déjeuner, le fait le plus souvent, par souci d'économie que par par goût ! Mais les restaurateurs supportaient mal l'idée que, les consommateurs qui ne mettent jamais les pieds chez eux pour déjeuner, puissent continuer à acheter les produits de la restauration rapide ou emporter, au taux de 5,5% !

Le ministère a donc publié le détail de l’ensemble des produits concernés par la hausse de la TVA à 7 % dans laquelle on apprend que :

Si les « produits préparés chez le traiteur, vendus à emporter où à livrer » subiront une taxe de 5,5% au fait que : « Ces produits n'ont pas vocation à être consommés immédiatement ». Par contre, « les salades préparées, vendues avec couvert quelque soit le lieu » subiront une taxe de 7% » au fait : « Qu'il y a présomption de consommation immédiate par les couverts » !

A noter que, si les boissons vendues sous forme « de canettes ou bouteilles » conservent le taux de 5,5%, « les boissons vendues dans des contenants ne permettant pas leur conservation (gobelet) » passent à 7%

Il en sera de même pour les glaces en cornet, comme des pizzas, quiches vendus en boulangerie ou ailleurs, emballés ou non. Et, bien entendu des sandwiches !

Le syndicat des fabricants de produits traiteurs frais s'est pour sa part insurgé, déclarant : « cette décision s’attaque au jambon-beurre et aux carottes râpées » et vise ainsi « la majorité des Français et notamment ceux à moindre pouvoir d’achat qui ne fréquentent pas les restaurants et subiront de plein fouet cette augmentation de la TVA: étudiants, travailleurs, et toute personne recherchant pour des raisons financières, de contraintes de vie ou de praticité, les produits permettant de faire un repas à moindre coût. »

Dans la mesure où ces populations ne pourront toujours pas se rendre au restaurant, l'équité selon l'Uimh et Frédéric Lefebvre consistera donc à leur faire payer plus cher leur modeste repas.

Heureusement, il reste la solution de l'antique gamelle des ouvriers, à condition que l'employeur accepte qu'on puisse déjeuner au bureau, ou l'achat d'une baguette et de tranches de jambon à la supérette pour éviter l'augmentation. Du moins pour l'instant ...


Crédit et copyright photo
L'Hôtellerie-Restauration

13 juillet 2011

Le « panier des essentiels » de Frédéric Lefebvre est essentiellement virtuel !

Un véritable flop ! C'est ce que qu'affirment les organisations de consommateurs 3 mois après le lancement en fanfare du « panier des essentiels » de Frédéric Lefebvre. Alors, quid des « produits de qualité à un prix abordable pour tous »

« Pouvoir d'achat, le retour ! C'est le message que veut faire passer Frédéric Lefebvre en lançant avec les grandes surfaces un « panier des essentiels ». Problème : il s'agit d'un panier virtuel, sans réelle contrainte pour les distributeurs » Ecrivions nous le 6 avril dernier, date du lancement de l'opération par le : Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services, des Professions libérales et de la Consommation.


Dubitatives, les associations de consommateurs qui n'avaient été invitées à participer à son élaboration craignaient : « que ce panier, qui ne comporte qu’une dizaine de produits, ne soit au contraire une manière de détourner l’attention des consommateurs des autres produits dont les prix, eux, augmentent de manière injustifiée »

Pour mémoire, ce panier devait comporter, selon le ministre : « (..) un minimum de dix produits, qui doivent compter au moins un produit de chacune des six familles alimentaires suivantes : viande, poisson, fruit, légume, fromage ou produit laitier, boisson. La majorité des produits présents dans le panier doit faire l'objet d'une variante chaque semaine (...) avec des offres à moins de vingt euros (...) »

Une remarque judicieuse de l'association Famille rurale pouvait néanmoins augurer de la réussite de l'opération : « (...) Les enseignes ne sont ainsi pas tenues de rassembler physiquement les produits. Les articles seront juste signalés dans les rayons par une étiquette dédiée (...) »

Or, hier, Frédéric Lefebvre faisait un bilan d'étape sur l'opération. On peut en prendre connaissance sur la page Facebook du ministre. Il a notamment annoncé que : « Le dispositif « Panier des essentiels » est prolongé pour un an par (...) »

Quel est son jugement sur ces premiers mois ?

« (...) Frédéric Lefebvre s’est félicité de son déploiement très satisfaisant dans 80% des hypermarchés, dont 100% dans les groupes intégrés et 60% chez les indépendants (...) le Ministre a constaté que les consommateurs souhaitaient une meilleure visibilité du « Panier des essentiels » en magasin. Il a demandé en conséquence aux enseignes d’accroitre leurs efforts dans ce domaine (...) Il a également indiqué qu’à la demande de plusieurs enseignes, une adaptation de la convention serait étudiée pour permettre le déploiement du « Panier des essentiels » sur le segment supermarchés. Les supermarchés ne disposent généralement pas de rayons spécifiques poissonnerie ou boucherie leur permettant de proposer chaque semaine la totalité des produits frais inscrits dans la convention (...) le Ministre a par ailleurs appelé les enseignes à mettre en avant (...) des fruits et légumes de qualité et de saison en privilégiant les produits de proximité (...) et de conclure : « L’essai des trois premiers mois de la mise en place du dispositif est concluant, c’est une bonne nouvelle (...) »

Quel est le bilan des associations de consommateurs ?

Famille rurale - Réaction

« (...) Lors d'une conférence de presse, Thierry Damien, le président de Familles rurales, a souligné le « piètre bilan » de ce « panier » (...) En principe, chaque enseigne doit proposer toutes les semaines à ses clients dix produits de qualité pour environ 20 € (...) Il est trop contraignant, car les produits sont peu visibles en magasin. Il faut souvent se connecter sur le site Internet de l'enseigne pour connaître les produits concernés » (...) D'après l'Observatoire des prix de l'association, ce panier des essentiels est aussi trop rare : seulement un magasin sur trois l'a mis en place (...) »

Que Choisir - Réaction

« (...) l’UFC-Que Choisir publie les résultats éloquents de relevés réalisés dans quelques magasins franciliens des principales enseignes de la distribution ayant participé au lancement de l’action en avril dernier. Trois mois après son lancement, de fantoche, le panier des essentiels est devenu fantôme ! (...) Dans 8 des 10 magasins visités, nos enquêteurs n’ont vu aucune mention du panier, aucun panneau ni affichage particulier susceptibles d’indiquer que celui-ci serait toujours d’actualité. Dans les deux seuls magasins continuant à promouvoir cette action (...) nous avons dû constater que les rares produits choisis en toute discrétion par les distributeurs ne s’avèrent pas forcément les plus attractifs en termes de prix, ni les plus intéressants du point de vue nutritionnel.

S’agissant des prix, nous avons remarqué qu’ils sont généralement comparables aux produits de même niveau de qualité, et parfois même plus chers que les promotions !

En termes d’équilibre alimentaire, comment ne pas s’étonner de la présence de bananes ou de pommes de terre à rissoler (...) L’UFC-Que Choisir rappelle que les consommateurs n’attendent pas des coups de communication mais une véritable opération coup de poing contre la hausse des prix de l’alimentaire qui a déjà atteint + 2,3% en moyenne en moins d’un semestre ! Certains produits sont déjà à des sommets : ainsi les prix de la volaille ont augmenté sur ces cinq derniers mois de +4.5 %, le café arabica de +8,3 % et l’huile de tournesol de + 12,5 % (...) le problème des prix alimentaires reste entier (...) »

En clair et en langage de client, ça s'appelle un foutage de gueule ... manifeste !

La réalité c'est que personne : Clients, hyper, super marchés et les commerces alimentaires de détail et les marchés (qui se sont associés récemment à l'opération ) n'était dupe. Et oui, comment imaginer obtenir des résultats, alors que la charte brandie par le ministre, ne comportait aucune contrainte ou objectif chiffré pour les distributeurs.

Mais peu importe, les élections approchent à grand pas, et il faut au Président de la République et à sa majorité, au moins un argument ... sur leur combat pour le pouvoir d'achat !

Pour le reste, il suffira de parler de la responsabilité de la crise économique, de l'immigration, des 35H00 maléfiques, de la flexibilité indispensable des salariés, et probablement ... du carnet rose de l'Elysée !

05 mai 2011

« Management responsable » : La nouvelle charte bisounours du Medef ?

Les salariés sont insatisfaits de leurs conditions de travail et de salaires. Le Medef propose une réponse sous forme d'un « projet de manifeste pour un nouveau management » qui ressemble, à s'y méprendre, à un nouveau code bisounours de l'entreprise !

Le Medef rejette tout ce qu'il considère : comme une intrusion ou une ingérence, dans la gestion des entreprises. Ainsi, après avoir fait échouer le dossier du dialogue social dans les très petites entreprises, où il a pesé de tout son poids, pour faire échouer l'accord que les artisans de l'UPA avaient trouvé, avec les syndicats de salariés

Il a trouvé, dans la prime aux salariés, décidée par le gouvernement, un nouveau combat qu'il est probablement, en passe de gagner. En effet, de jours en jours, celle-ci annoncée à 1000 €, prend la forme d'une obole ou d'une prime panier !

Par contre, lorsqu'il est mis en cause, le « truc » du Medef, en cas d'alerte, c'est d'inventer des chartes ou des codes de bonne conduite.

Rappelons-nous le code l'AFEP / MEDEF sur les politiques de rémunérations des dirigeants. Code, basé sur le volontariat, qui lui a permis d'éviter de voir le gouvernement légiférer sur le sujet. Tout en gardant, bien entendu, la possibilité de déroger à telle ou telle disposition du code de gouvernement d'entreprise, sous réserve, de s'en expliquer, selon la règle comply or explain

Dernier sujet de contrariété au Medef : le mécontentement des salariés vis à vis de leurs rémunérations et de leurs conditions de travail.

En effet, le 24 mars, L'Expansion publiait une étude sur la satisfaction des salariés, dans laquelle on pouvait lire : « (...) Les possibilités d'évolution professionnelle sont également une source d'insatisfaction pour une majorité de salariés : 52%. La rémunération est également la première priorité citée par les salariés : 59% (...) »

Plus grave encore : Une étude internationale menée par le cabinet d’études américain Forrester Research fin 2010, sur le niveau de perception que les salariés ont de leur entreprise, révélait que 64% des salariés français ne recommanderait pas leur entreprise - Source Blog Interview

Si on ajoute, comme l'expliquait le Journal du Net que : la baisse de la motivation s'accentue depuis 2 ans, concernant désormais 40 % des salariés (+ 4 points). Vous direz qu'il est grand temps pour les entreprises d'avoir recours au dialogue social pour éviter, la perte de compétitivité, chère au Medef !

Et bien, le Medef a réagit, fin avril, en publiant un : projet de Manifeste pour un Nouveau Management.

Présentation par le Medef :

« Dans un contexte de mondialisation, de complexité croissante et dans une perspective de reprise économique, les membres du Comité Management présidé par Philippe Vivien (DRH D’Areva), chefs d’entreprises et praticiens des RH, ont souhaité identifier, exprimer et promouvoir le plus largement possible des lignes de conduite et principes d’un management durable et responsable. « Donner du sens et responsabiliser les salariés », « créer un environnement de travail favorable à leur engagement », « revisiter les modes de rétribution et de reconnaissance », tels sont les trois principes structurants du Manifeste pour Un nouveau Management (...) »

Et de quelle façon se traduit le : « management moderne et distinctif qui mette en lumière l’importance des contributions individuelles et collectives dans le développement de la croissance et de l’emploi » dont parle le projet de manifeste ?

Pour l'exemple, nous avons retenu quelques principes que nous vous livrons ci-dessous

Une entreprise respectueuse soucieuse de son rôle sociétal

(...) Une entreprise qui promeut la lutte contre les discriminations et le respect des différences
Un bon usage des stages, CDD, et emplois intérimaires

Des modes d’organisation qui préservent la qualité de vie au travail.

Un mode de management attentif au développement professionnel de chacun

(...) Un management attentif, bienveillant, qui tient compte des compétences, qualités, capacités et aspirations de chacun dans la définition des objectifs individuels et dans la répartition des tâches au sein des équipes
(...) La mise en place de programmes de développement personnel (apprentissage, formation, tutorat, coaching, etc.) pour les collaborateurs et de valorisation des métiers.

Rétribution et reconnaissance

Des politiques de rémunérations variables, individuelles et collectives, équitables
(...) Un système de rémunération qui établit l’égalité professionnelle hommes-femmes.
(...) La mise en place de systèmes de reconnaissance collective (monétaire ou non, formelle/informelle, immédiate/long terme) à tous les niveaux de l’entreprise

Franchement intéressant et digne d'intérêt, si dans le même temps les salariés n'avaient pas connaissance :

Du succès de la rupture conventionnelle qui a permis de se séparer des salariés âgés de plus de 50 ans qui sont surreprésentés parmi les demandeurs d'emploi qui entrent à Pôle emploi

Du refus systématique de Laurence Parisot de voir augmenter les salaires au niveau national et du partage par tiers, des profits des entreprises

Du peu d'intérêt des entreprises, à prendre en compte les dégâts du stress au travail. Ou celle des troubles musculo-squelettique (TMS) dans la pénibilité donnant droit à un départ anticipé à la retraite

Et bien entendu : Du torpillage de la prime aux salariés qui ne va toucher, au mieux, que quelques milliers de personnes, qui pourraient se voir allouer la prise en charge d'une mutuelle ou bien, quelques chèques vacances ou pourquoi pas ... un filet garni !

Mais, rassurez-vous puisque dans son projet, le Medef écrit : « La croissance à moyen et à long terme n’existe que si elle est partagée ; que si chacun peut prétendre à un traitement juste et équitable (...) »

Maintenant, si le projet était un jour ou l'autre, transformé en charte ou code, et que certaines entreprises trouvent le moyen de déroger à cette future charte : « sous sous réserve de s'en expliquer, selon la règle « comply or explain » , cela ne saurait remettre en cause ... la bonne volonté du Medef !

28 avril 2011

L'ex Président du pouvoir d'achat a perdu sa légitimité sur le social !

Nicolas Sarkozy payera t-il au prix fort, en 2012, son bilan social ? C'est ce qu'on est en droit de penser à la lecture de la dernière étude CSA.

En ce qui concerne l'action du Président de la République et de son gouvernement, les études d'opinion se suivent et se ressemblent.

En effet, une étude CSA vient confirmer celle que nous vous présentions, dans notre article du 29 mars dernier : Emploi et pouvoir d'achat : clés des élections de 2012 ! et qui indiquait qu'ils étaient : « 75 % (+3% par rapport à février 2011) à trouver que la que la politique économique menée actuellement par le gouvernement est « plutôt mauvaise » ou « très mauvaise »

Que dit la dernière étude CSA pour 20 Minutes, BFMTV et RMC ?

Les français lui font peu confiance pour résoudre leurs problèmes de chômage et de pouvoir d'achat, pourtant leurs 2 premières priorités ! Mais surtout, ils lui accordent moins de crédibilité pour « préparer l'avenir de la France » qu'à ses adversaires socialistes potentiels !

En effet, que ce soit face à DSK, François Hollande ou Martine Aubry il n'obtient au maximum que 31% en termes de crédibilité sur la défense du pouvoir d'achat

En ce qui concerne la lutte contre le chômage, face aux mêmes adversaires il obtient au maximum 33%

Mais surtout, les français ne sont aux maximum que 37% à lui accorder plus de crédibilité que ses trois adversaires potentiels pour « préparer l'avenir de la France »

Ces résultats ne sont, sommes toutes, qu'un juste retour, de la part de français échaudés ou floués, par tant de promesses bâclées ou vite oubliées.

Bâclée : Comme celle récente de la prime de 1000 € (ou moins) dont on connaît les conditions totalement aléatoires, qu'il est allé présenter à des ouvriers désabusés, dans les Ardennes !

Oubliées, comme :

(...) Je ne donnerai pas les mêmes allègements de charges aux entreprises qui augmentent les salaires et à celles qui ne les augmentent pas

Notre pays aidera les entreprises à donner du travail aux seniors au lieu de les encourager à s'en séparer.

Je donnerai deux ans aux entreprises pour aligner les salaires des femmes sur ceux des hommes (...) Et je le ferai sous peine de sanctions car cela fait cinquante ans que, sans sanction, on n'y arrive pas. - Abécédaire des propositions de Nicolas Sarkozy

Contre les délocalisations, je mettrai en oeuvre une politique industrielle, en choisissant les secteurs stratégiques sur lesquels concentrer nos efforts. Notre pays doit garder des usines (...) » - Opinion politique

Ce qui n'empêche pas le Président qui la « sent bien » pour 2012 de tout miser sur sa faconde et et sa séduction auprès de l'électorat ! Ce qui pourrait ne pas suffire en 2012.

Car, comme l'écrivait férocement, Hubert Coudurier, dans Le Télégramme : « Le problème d'un séducteur, c'est l'âge. Vieillir avec des formules qui ne touchent plus, se retrouver face à un public désabusé, inventer de nouveaux trucs de communication pour plaire encore et toujours »

Et dans la mesure où les débats sur l'identité nationale et la place des religions dans la société ont fait long feu et que les organisations patronales ne cèderont rien avant l'élection ...


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Le Télégramme

21 avril 2011

Partage des bénéfices : De 1/3 à une prime exceptionnelle ... aléatoire !

D'un tiers des bénéfices promis en 2009, la prime exceptionnelle de 1000 € pour tous, devrait laisser place, à une prime au montant négocié par les partenaires sociaux, dans les entreprises ... de plus de 50 salariés !

Les salariés français, devenus fatalistes, ne pourront que constater, une fois de plus, que les politiques, y compris leur Président, ne peuvent strictement rien faire pour augmenter leurs salaires !

Ainsi, Nicolas Sarkozy ayant retrouvé, comme le dit le Canard Enchaîné, son « costume d'ouvrier » pour rejouer au Président du pouvoir d'achat a affirmé qu'il : ne cèderait pas sur le versement de primes aux salariés dans les entreprises versant des dividendes à leurs actionnaires (...) »

Une peu comme en 2009, lorsqu'il : avait estimé qu'un tiers des bénéfices des entreprises devait aller aux salariés



Ce à quoi Laurence Parisot répliquait, avec le plus grand sérieux : « (...) Il y a des statistiques qui ne sont peut-être pas si faciles à comprendre quand on n'a pas eu la possibilité de faire un an ou deux de sciences-éco, mais ces statistiques sont très claires. Elles sont publiées par l'Insee et elles indiquent la modalité de partage de la valeur ajoutée dans notre pays. Ces dernières années, il n'y a eu aucune déformation de ce partage au détriment des salariés. C'est même le contraire (...) »

Expliquant lors de son dernier déplacement dans les Ardennes que : « (...) en l'espace de deux ans, les négociations avec le patronat sur cette question centrale n'avaient pas avancé d'un centimètre (...) » il a lancé : « Donc, je prendrai mes responsabilités »

Alors, quel devrait être le résultat de ce bras de fer ?

« (...) Dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés soumises à la loi sur la participation, si les dividendes distribués sont supérieurs à l'année d'avant, il y aura obligation de verser une prime négociée avec les partenaires sociaux", explique une source gouvernementale. Elle précise également que le gouvernement souhaite une application de ce dispositif "dès cette année". Cette prime sera soumise jusqu'à un montant d'au moins 1 000 euros au même taux de cotisation sociale que les primes de participation, c'est-à-dire 8 %. Ce montant pourrait être revu à la hausse ultérieurement. Les entreprises de moins de 50 salariés ne seront, pour leur part, qu'incitées à verser une prime identique à leurs salariés. Elle sera exonérée des charges fiscales (...) » - Le Monde

Or, il faut savoir que, selon les chiffres produits par l'INRS au 1er avril 2011, les entreprises de moins de 50 salariés représentent aujourd’hui 98 % des entreprises !

Du côté de l'INSSE, la lecture des chiffres 2009 éclaire le débat : Entreprises selon le nombre de salariés - Au 1er janvier 2009

Seront concernés par le caractère obligatoire de la prime après négociation avec les partenaires sociaux. Les entreprises de :

50 à 99 salariés : 26 084
200 à 499 salariés : 4 798
500 à 1999 salariés : 2 051
2000 ou + : 506

Se limitent à une incitation, sans autre négociation, que celle de gré à gré

Si nous excluons les entreprises ne comptant aucun salarié et qui représentent :
1 911 485 entreprises. On obtient :

1 à 9 salariés : 995 199
10 à 49 salariés : 167 455

Ce qui signifie, pour ces derniers, qu'à moins de décrocher, rapidement, une place dans une entreprise de plus de 50 salariés (Ce qui leur permettrait de profiter du caractère obligatoire de la prime), la très grande majorité des salariés ne sera pas ou peu concerné par la prime !

Néanmoins, les salariés le savent tous, une prime exceptionnelle, comme son nom l'indique n'a qu'une vocation éphémère et ne résoudra, en aucun cas, les problèmes soulevés par un certain ... Nicolas Sarkozy, en 2007 : « (...) Les prix sont trop hauts et les salaires sont trop bas (...) Quand on est hanté par les fins de mois difficiles, on n'est pas entreprenant, on est pas dynamique, on n'est pas productif. Je vois avec plaisir tous ces théoriciens de l'économie qui m'expliquent que le problème du pouvoir d'achat cela n'existe pas, c'est la compétitivité des entreprises. Parfait. Mais comment peuvent elles être compétitives, les entreprises, avec des salariés qui sont eux-mêmes démoralisés et qui ont le sentiment qu'ils ne sont pas payés au juste prix de leur investissement personnel ? (...) »

Prochaine étape : Citer à nouveau Jean Jaurès et invoquer Guy Môquet ?


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Direct Matin

06 avril 2011

Le rideau de fumée du «panier des essentiels» de Frédéric Lefebvre !

Pouvoir d'achat le retour ! C'est le message que veut faire passer Frédéric Lefebvre en lançant avec les grandes surfaces un « panier des essentiels ». Problème : Il s'agit d'un panier virtuel, sans réelle contrainte pour les distributeurs.

S'étant débarrassé en quelques heures du débat sur la laïcité, le gouvernement veut maintenant embrayer sur un des promesses légendaires du Président : Le Pouvoir d'achat ! Et il faut dire qu'il y a urgence puisque des prix de l'énergie en passant par le prix des matières premières, les français commencent à trouver le temps long et difficile !

Si du côté de l'énergie, il faudra se contenter de mesurettes. L'association Familles rurales faisant remarquer, à juste titre, que pour le gaz : « (...) il ne s'agit que d'un report (...) Et qu'en ce qui concerne le barème kilométrique, cela ne concerne : (...) que les ménages soumis à l'impôt sur le revenu (...) et par conséquent : (...) ne vaut pas pour les ménages modestes (...) Elle rappelle que le prix des carburants : (...) se compose à 50% de taxes (...) » qui bien entendu semblent intouchables ! -Libération

Le point le plus important en termes de pouvoir d'achat reste les augmentations des prix alimentaires annoncées fin mars, par la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD). En effet : « (...) les prix des farines devrait progresser en moyenne de 15 à 20%, celui des pâtes alimentaires de 5 à 10%, le café de 10 à 20% et le beurre de 4 à 8% (...) Le prix de l'huile devrait augmenter de 5 à 8%, celui du fromage de 2 à 4%, le pain de 5 à 7% et les biscuits entre 3 et 10% (...) » - Le Parisien

Dans la mesure où le gouvernement ne souhaite ni ne peut augmenter les salaires, c'est là que Frédéric Lefebvre, notre ministre, grand adorateur de Zadig et Voltaire dégaine son « panier des essentiels»

Panier des essentiels, Kesako ?

Selon Challenge : « (...) Depuis trois mois, le secrétariat d'Etat à la consommation négocie avec toutes les grandes enseignes de distribution sur une opération de sélection de produits à la fois de qualité, bons pour la santé et très accessibles financièrement. Tous les distributeurs ont joué le jeu. Le 6 avril chacun sera en mesure de dévoiler une liste d'une vingtaine de produits comprenant au moins de la viande, du poisson, des fruits et légumes, des produits transformés, des produits laitiers et une boisson. Un logo commun à tous ces articles permettra de bien les identifier (...) »

Ce qui se traduirait dans les faits, nous dit 20Minutes , de la façon suivante : « (...) l’enseigne Carrefour a déjà fixé les produits de son panier, qui seront repérables par un logo. Il devrait contenir deux viandes d’origine française, un poisson, des pommes de terre, carottes, courgettes et orange ou encore une baguette, un pot de fromage blanc, et un litre de jus d’orange. Le tout pour 19 euros (...) »

Les Echos se veulent plus précis : « (...) ce panier sera à géométrie variable selon les enseignes. Seules contraintes pour les Auchan, Carrefour (...) proposer une sélection comprenant au minimum 10 produits alimentaires - des produits frais et éventuellement des produits transformés (...) Une sélection qui devra, théoriquement, être renouvelée chaque semaine et qui mettra en avant les produits de saison et l'équilibre nutritionnel. Le tout à des prix attractifs (...) » Mais, ajoutent Les Echos : (...) sans obligations précises, ni plafond (...) »

Ce qui fait dire à un distributeur qui s'est confié aux mêmes Echos : « (...) C'est ni plus ni moins qu'un prospectus ou une liste (...) Un panier virtuel puisque les enseignes ne sont pas tenues de rassembler physiquement les articles (...) » Une chasse aux oeufs en chocolats, comme le pratiquent les enfants à Pâques, en quelque sorte !

Du côté des associations de consommateurs qui, et c'est le plus étonnant n'ont pas été invités ou associés au contenu du panier. On décrypte l'initiative de la façon suivante : « (...) Nous craignons que ce panier, qui ne comporte qu’une dizaine de produits, ne soit au contraire une manière de détourner l’attention des consommateurs des autres produits dont les prix, eux, augmentent de manière injustifiée », déplore-t-on à l’UFC-Que choisir (...) Les arguments de Famille rurale ne sont pas moins intéressants : (...) comme cette charte n’est pas contraignante pour les distributeurs, on jugera sur pièce. » -Le Parisien

Maintenant, reste à savoir de quelle qualité seront les produits, quelle en sera la provenance et s'ils connaîtront des pénuries imprévues ? En tous cas, la limitation de leur nombre en fera des produits d'appels, pour les distributeurs qui, pourront vendre sans le moindre problème, tous les autres ... à prix majoré !

En clair, un nouveau coup de communication de la part de Frédéric Lefebvre, excellent lobbyiste de métier, mais qui ne peut dissimuler l'échec du Président, de son gouvernement et de sa majorité en termes de pouvoir d'achat !

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Le jouet français

29 mars 2011

Emploi et pouvoir d'achat : Clés des élections de 2012 !

75% des français jugent mauvaise la la politique économique menée par le gouvernement. La déroute des cantonales et l'échec à venir du débat sur la laïcité vont-ils donner à l'UMP envie de ressortir le programme de 2007 de son candidat sur le pouvoir d'achat et l'emploi ?

Lors d'une réunion de la majorité à l'Elysée, ce matin, au cours de laquelle François Fillon et Jean-François Copé se seraient affrontés, Alain Juppé aurait, nous dit Reuters, mis en garde les participants, en déclarant : « (...) Attention, les valeurs d'exclusion ne sont pas les nôtres. Revenons aux sujets de fond que sont l'emploi, la politique économique et la justice sociale (...) »

Bien dit, mais assez délicat, lorsqu'on connaît les résultats des gouvernements Fillon, sur ces sujets depuis 2007 ! En effet, on est en droit de se demander si il existe une politique sociale et économique dans ce pays !

Chômage : si on prend en compte toutes les catégories de demandeurs d’emplois inscrits au Pôle Emploi : ce sont plus de 4 millions de chômeurs en France (4,2 en décembre 2010 )

Et selon les derniers chiffres, le chômage de longue durée explosent. Et ce n'est pas le fait que : « (...) Tous les chômeurs de longue durée devront être reçus dans les trois mois pour recevoir soit une formation qualifiante, soit un emploi (...) » Le Figaro ... Qui fera illusion sur la détermination du gouvernement à trouver la moindre solution

A celà, il faut ajouter la santé : La valse des déremboursements et d'économies lancés par la Sécurité Sociale vont mettre en difficulté de plus en plus en plus de malades - Collectif précarité

Mais aussi : L'augmentation des factures de gaz et d'électricité, des carburants et, bien entendu celle des prix alimentaires ... sans oublier celui du coût de la guerre en Lybie.

Et bien, en termes de politique économique du gouvernement, pour la majorité des français interrogés par BVA, réalisée mercredi et jeudi dernier pour Les Echos, France Info, et Absoluce : le gouvernement est inefficace !

En effet : « Ils sont 75 % (+3% par rapport à février 2011) à trouver que la que la politique économique menée actuellement par le gouvernement est « plutôt mauvaise » ou « très mauvaise »

Autre particularité de cette étude, qui donne raison à Alain Juppé : L'audience des idées de l'adversaire Front National auprès de l'opinion !

Extraits : « (...) Sur les questions économiques, en revanche, le FN ne fait pas un carton du tout… et cela contredit le nouveau discours du Front selon lequel c’est l’adhésion à ses idées qui pousse des Français à voter pour lui. Ses deux principales idées économiques, dites et redites sur les ondes depuis des semaines, font un flop total : 82% des Français sondés disent non à la sortie de la zone euro et donc au retour du franc. 84% écartent l’hypothèse d’une sortie de la France de l’Union européenne (...) »

Conclusion des Echos, que nous partageons : « (...) Il n’y a pas d’adhésion pour les idées du FN. La leçon pour Nicolas Sarkozy est simple : combattre le FN sur les principales préoccupations des Français – pouvoir d’achat, emploi, croissance – est la seule solution pour lui (...) Mais il a besoin d’urgence de résultats » Mais, en a t-il l'envie ou tout simplement les moyens ?


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Des petits riens

28 mars 2011

Medef : Comment faire gagner aux salariés 60 Euros de plus ... par an !

Malgré un contexte très tendu pour l'emploi, le Medef continue de réclamer une baisse des cotisations employeurs et salariés. Cette baisse devrait éventuellement rapporter, aux salariés de 60 à 70 Euros ... par an !

Lors de sa réception, le 23 février dernier, à l'Elysée Laurence Parisot aurait évoqué avec le Président : « (...) l'actualité des sujets économiques et sociaux ainsi que les négociations en cours, notamment sur l'emploi des jeunes (...) la présidente du syndicat patronal a notamment fait part de ses propositions sur la dépendance, l'apprentissage et la formation en alternance ou encore le G20 (...) » - Le Figaro

Cette rencontre qui s'apparente à : « la prise du thé, à 5 heures chez la marquise » n'a donné, on l'a constaté, à aucune décision sur la situation des salariés et leur pouvoir d'achat !

Cette inappétence ou désintèrêt du Chef de l'Etat, a été dimanche, en grande partie, responsable de la lourde défaite de l'UMP aux cantonales. Au point que certains ministres ou responsables de l'UMP n'ont pas hésité à le faire savoir !

En effet, de François Baroin qui a déclaré : « (...) il faut certainement mettre un terme à tous ces débats" comme celui sur la laïcité et l'islam (...) » à Jean-Pierre Raffarin qui de son côté a confié au Parisien que : « (...) le gouvernement doit s'appuyer sur deux pôles la sécurité certes, mais aussi l'emploi » en passant par le parti radical de Jean-Louis Borloo où Laurent Hénart affirme : « (...) Lorsqu'on est basent des préoccupations sociales et économiques ça se paye (...) » Source Le Parisien du 28 mars. On commence à prendre conscience que les français ont perdu patience et que le bilan du Chef de l'Etat sur l'emploi est affligeant !

Mais comment se focaliser sur l'emploi et le chômage lorsque la suppression ou l'allègement de l'ISF sont les seuls sujets prioritaires pour le Président et son gouvernement ? Et surtout, comment imposer quelque négociation que ce soit, au Medef qui continue à refuser toute avancée salariale ou partage des bénéfices ?

Slovar évoquait le 11 mars dernier la réaction préventive de Laurence Parisot aux propositions de Xavier Bertrand sur une « participation minimale aux salariés quand des dividendes sont distribués »

Extraits : « (...) Laurence Parisot a estimé lundi que la règle de partage des profits par tiers - employeur, actionnaires et salariés - était une vue de l'esprit (...) » - Europe1 (...) Elle s'est faite plus précise au micro de France Inter où elle a rivalisé avec les meilleurs spécialistes politiques de la langue de bois ! Proposant notamment à l'état d'augmenter les salaires en faisant baisser ... les charges sociales payées par les salariés (...) »

Et justement, le JDD nous expliquait hier, ce que Laurence Parisot propose aux salariés pour « augmenter les salaires en faisant baisser ... les charges sociales payées par les salariés »

A l'issu des accords sur les retraites complémentaires et l’assurance-chômage, elle : « (...) se félicite d’avoir changé le paradigme des syndicats et stoppé pour plusieurs années toute revendication de hausses des cotisations (...) - JDD

la contrepartie offerte aux salariés est expliquée par le chef de file de la délégation patronale, Patrick Bernasconi : « (...) La réduction maximale de cotisation est fixée à 0,4 point. Le taux de cotisation est actuellement de 6,40% : 4% sur la part employeur et 2,4% sur la part salariale (...) La baisse prévue représente un emploi supplémentaire dans une entreprise de 250 salariés, et 60 à 70 euros de pouvoir d’achat en plus pour un salarié (...) » - Social Blog

De 60 à 70 Euros, oui ... mais par an ! Car le précise Laurence Parisot, il s'entendent : « (...) annuels à un salaire moyen (...) » - JDD

Alors heureux ? Oui mais attendez un peu pour acheter une bouteille de mousseux pour fêter cette augmentation de pouvoir d'achat, Puisque : « (...) au final, le projet d'accord prévoit qu'une baisse des cotisations salariales et patronales interviendra dès que le régime d'assurance-chômage connaîtra deux semestres consécutifs d'excédents supérieurs à 500 millions (contre un dans l'actuelle convention) et que son niveau de déficit cumulé sera «égal ou inférieur à l'équivalent de 1,5 mois de contributions». Soit un niveau de dette de 4 milliards, ce qui renvoie une baisse des cotisations - qui ne pourra pas être supérieure à 0,4 point par an - au plus tôt à fin 2015 (...) »- Le Figaro

Mais, il ne fait nul doute que, piqué au vif, notre Président va envoyer au Medef, une copie de ses propos de 2007 où il déclarait : « (...) Les prix sont trop hauts et les salaires sont trop bas. Voilà la vérité (...) Quand on est hanté par les fins de mois difficiles, on n'est pas entreprenant, on est pas dynamique, on n'est pas productif. Je vois avec plaisir tous ces théoriciens de l'économie qui m'expliquent que le problème du pouvoir d'achat cela n'existe pas, c'est la compétitivité des entreprises. Parfait. Mais comment peuvent elles être compétitives, les entreprises, avec des salariés qui sont eux-mêmes démoralisés et qui ont le sentiment qu'ils ne sont pas payés au juste prix de leur investissement personnel ? (...) » ça pourrait les amuser. Les salariés/électeurs beaucoup moins !

24 février 2011

Le Pouvoir d'achat intéresse toujours les français Monsieur Copé !

"On ne choisit pas nos sujets en fonction du PS ou du FN, mais en fonction de ce qui intéresse les Français ! " déclarait Jean-François Copé, à Aujourd'hui en France, le 19 février. Bien plus que la place de la "place de la religion dans la société française", le sujet du pouvoir d'achat, escamoté par l'UMP, continue d'intéresser les français !

Malgré son agitation sur le futur débat de : la place des religions - surtout l'islam - en France. Jean-François Copé, qui affirme connaître les : "choses qui intéressent les français", aura t-il trouvé le temps de prendre connaissance de la dernière étude Viavoice-BPCE pour Les Echos et France Info sur : Le pouvoir d'achat

Que dit-elle ?

" (...) la proportion de personnes qui pensent que leur pouvoir d'achat diminuera dans les trois prochains mois a ainsi augmenté de 14 points par rapport à janvier pour atteindre 56%. Quinze pour cent pensent au contraire que leur pouvoir d'achat va augmenter et 28% qu'il va rester stable (-14 points). L'incertitude est forte dans toutes les catégories socioprofessionnelles, 55% des ouvriers anticipant une baisse de pouvoir d'achat, tout comme 56% des cadres et 62% des retraités (...) " - Yahoo/Reuters

Le pouvoir d'achat : En voila un bon débat à mettre sur la place en vue de la présidentielle de 2012 ! Surtout lorsqu'on déclarait vouloir : " (...) parler à la France qui travaille dur et pourtant qui n'arrive pas à joindre les deux bouts (...) "

Débat étayé par des réalités quotidiennes

22 février 2011 : " augmenter le prix de certaines consultations(...) Il faut valoriser le parcours des médecins généralistes dans l'accompagnement d'Alzheimer et rémunérer une implication forte" - Le Point

23/02/11 : " Les prestations rendues par les notaires vont coûter plus cher. Michel Mercier, le garde des Sceaux et ministre de la Justice, a publié, le 19 février, au « Journal officiel » un décret fixant de nouveaux prix pour les principaux actes notariés " - Les Echos

Santé : " Les Français vont payer plus cher leurs actes hospitaliers onéreux" - 20 Minutes

24 février : Augmentation des prix de l'électricité " (...) Selon les calculs de l'UFC-Que Choisir (...) les tarifs régulés de l’électricité augmenterait les factures de tout un chacun de 5% par an pendant quatre ans (...) " - Marianne2

Augmentation du gaz : " (...) les tarifs réglementés du gaz naturel vendu par GDF SUEZ à ses clients raccordés au réseau de distribution public, pourraient augmenter de 5% en moyenne à compter du 1er avril prochain (...) Alors que : " (...) le prix du gaz est en chute libre sur le marché mondial depuis juin 2008 (...) " - Tendance

Où est-il, le temps où le gouvernement annonçait, triomphalement, le 23 juin 2008, sur son site une campagne ... de communication sur le pouvoir d'achat : " Cette campagne interministérielle a été mise au point par Thierry Saussez, directeur du SIG et délégué interministériel à la communication. Il en a présenté les modalités après l'intervention du Premier ministre. La campagne démarre lundi soir sur les cinq grandes chaînes nationales et vingt chaînes de la TNT, du câble et du satellite. Elle comprend quatre spots thématiques de 20 secondes et un spot "générique" reprenant toutes les annonces en 45 secondes. Le Gouvernement prévoit environ 1 630 diffusions (...) "

Ce texte toujours disponible sur le site du gouvernement indiquait d'ailleurs la création d'un site Web : " Un site pédagogique et pratique, mesurespouvoirdachat.gouv.fr , a été créé pour expliquer les différentes mesures. "Nous avons voulu être très concrets et précis", a expliqué François Fillon "

Site Web qui a comme http://www.sarkozy.fr et l'abécédaire des propositions de Nicolas Sarkozy, a disparu !

Heureusement, Le Point a gardé une copie d'un des "spots thématiques' (ci-dessous) qui permettra à chacun de constater que des promesses à la réalité ...


Le gouvernement fait sa pub sur le pouvoir d'achat
envoyé par LepointTV


Amusant non ? Enfin pas vraiment, pour tous les français qui placent le "pouvoir d'achat" au rang de préoccupation !

Oui, mais, leur répondra t-on, entre temps, " la crise économique et les caisses vides sont passées par là, les 35H00 (démantelées) catastrophiques, l'augmentation des déficits ... "

En clair : On ne peut rien y faire ! Sauf peut être augmenter celui de certaines professions libérales qui représentent une partie du fond de commerce électoral de l'UMP ! Et pour tous les autres un débat dans lequel il ne serait : " (...) pas question d’avoir une société française qui subirait un islam en France (...) " - France24 ... qui ne coûte pas cher ...



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Le Post

01 décembre 2010

Pouvoir d'achat : Il n'y aura pas de "coup de pouce" au SMIC !

Selon la DARES, environ 2,3 millions de salariés étaient rémunérés au SMIC au 1 er janvier 2010. Pourtant à peine suffisant, pour s'en sortir, le SMIC ne connaitra pas de "coup de pouce" et son augmentation se limitera au minimum légal !

" ... / ... Les salaires sont trop bas, les revenus sont trop faibles, je veux parler à la France qui travaille ... / ... qui travaille dur et qui trouve pourtant trouve qu'on arrive pas à joindre les deux bouts ... / ... " déclarait le candidat Sarkozy en 2007



Il s'adressait aussi, à tous ceux qui travaillant dur, et ne touchant que le SMIC, n'arrivent toujours pas à joindre les deux bouts. Selon les chiffres de la DARES, ils sont 2,3 millions - Rapport DARES (page 8)

Extrait : " ... / ... résultats des enquêtes Acemo ... / ... Ces enquêtes constituent le seul dispositif permettant d’estimer la proportion et le nombre de salariés des entreprises non agricoles bénéficiant de la revalorisation du Smic, au moment de son relèvement ... / ... et la DARES d'ajouter : " Compte-tenu de la fragilité de la méthode d’estimation, ainsi que de la volatilité importante sur le salaire horaire tel qu’il est estimé à partir des réponses des salariés aux questions posées dans l’enquête Emploi, ces estimations sont à considérer avec prudence. Elles permettent surtout de comparer les différents secteurs entre eux ... / ... ."

Dans quels secteurs trouve t-on le plus de salariés payés au SMIC ?

Les secteurs de l'hôtellerie, de la restauration (deuxième plus grosse niche fiscale - 3 milliards d'euros par an) et du tourisme sont les principaux employeurs de salariés rémunérés au SMIC. Viennent ensuite les secteurs de l’habillement (21 %), du commerce (17 %) ... / ... " - Editions Tissot A noter que les "autres activités de services" qui incluent les services à la personne y figurent de bonne façon Dares (page 5)

Il faut savoir que le taux horaire du SMIC n'est plus revalorisé qu'au 1er janvier depuis janvier 2010. En clair, finie l’augmentation annuelle obligatoire au 1er juillet - Editions Tissot Voir aussi : Augmentation du SMIC horaire en 2010 et depuis 2007 en France

La prochaine revalorisation au 1er janvier 2011 d'après des calculs des Echos : " ... / ... basés sur les chiffres récents du Ministère du Travail et sur l'extrapolation des données d'octobre : la hausse minimale du SMIC se situerait aux alentours de 1,65 % ... / ... " le faisant passer de 8,86 euros à 9 euros brut. Ce qui devrait donner un : " SMIC mensuel net, porté à environ 1072 € " - 365 euros

Devant une telle progression (14 centimes), il ne restait plus, pour ces salariés qu'à espérer que le "Président du Pouvoir d'Achat " dans un élan social, annonce un "coup de pouce" exceptionnel.

Et bien, ce cadeau de Noël avant la date n'aura pas lieu puisque : " Le groupe d'experts chargé de rendre un avis avant que le gouvernement prenne sa décision sur l'évolution du SMIC a remis mardi 30 novembre son rapport au ministre du Travail, Xavier Bertrand. Cette structure ... / ... préconise de s'abstenir de tout coup de pouce, comme l'an dernier ... / ... "

Mais, ce n'est pas tout !

Le rapport des experts ... / ... réaffirme que le SMIC n'est « pas un outil efficace de redistribution du revenu et de lutte contre la pauvreté » et il préconise « d'éviter des évolutions trop rapides du SMIC qui, en faisant peser un risque important sur l'emploi, se retournent contre ceux que le salaire minimum doit protéger ». « Mieux ciblées, les prestations liées au travail sont plus efficaces pour lutter contre la pauvreté au travail », jugent les six économistes ... / ... " - Les Echos


Etonnant non ?

Néanmoins, afin d'améliorer la qualité de leur prochain rapport, nous proposons à : Paul Champsaur (ancien directeur général de l'Insee, président de l'Autorité de la statistique publique) Président du groupe d'experts, Gilbert Cette (Economiste), Martine Durand (OCDE), Francis Kramarz (Chercheur au Crest), Etienne Wasmer (économiste du travail) -Voir Slovar - de renoncer pour une durée d'un an à leurs émoluments. Et de vivre avec 1072 € Net par mois.

Nul doute qu'à l'issue, ils auront une perception différente, sur : " les prestations liées au travail qui sont plus efficaces pour lutter contre la pauvreté au travail "

04 août 2010

Les soldes 2010 révélatrices du pouvoir d'achat des français ?

Hervé Novelli est content des soldes 2010 !

Pourtant, pas de quoi pavoiser lorsqu'on sait que les soldes ne sont là que pour vider les stocks et que, malgré des remises très importantes, l'augmentation des ventes pour la période en cause, n'est comprise qu'entre 5% et 15% !

Ah, les soldes ! Qualifiées en 2008 de " ... / ... l’un des temps forts de la vie du commerce " par Christine Lagarde. Soldes, qu'elle proposait, d'ailleurs, en 2009 d'étendre tout au long de l'année, afin d'essayer de donner vie ... à la promesse de Nicolas Sarkozy qui s'était auto proclamé : "Président du pouvoir d'achat" !

Mais si, nous sommes certains que vous vous souvenez, de ce morceau d'anthologie, ci-dessous, qui met en transe, aujourd'hui, n'importe quel élu ou militant UMP lorsqu'on lui rappelle ?


pouvoir d'achat
envoyé par kev1511. - L'info internationale vidéo.

Et pourtant cette année, les - 50, - 60 et même - 70 % ont été constatées par les consommateurs. Malgré tout, Hervé Novelli est bien obligé de le reconnaître : " les Français font très attention en ce moment à leurs dépenses, et minorent leurs dépenses sur un certain nombre de postes. Ca n'est pas forcément très bon pour la consommation" - Source Challenge

Sans oublier que : " Dans l'attente des soldes d'été, la consommation des ménages en produits manufacturés a baissé de 1,4% en juin par rapport à mai, avec une chute de 5,0% pour le poste de l'habillement, selon une statistique publiée le 23 juillet par l'Insee" Source TF1

Et bien entendu, sans compter qu'avec des remises de cet ordre, les clients se demandent si on les prend le reste de l'année pour ... des imbéciles ou des bêtes à cornes !

Car, enfin, en quoi consistent les soldes ?

Celles-ci sont réglementées par l’article L.310-3 du code de commerce qui : "définit les ventes en soldes comme des ventes accompagnées ou précédées de publicité et annoncées comme tendant, par une réduction de prix, à l'écoulement accéléré de marchandises en stock. Elles concernent des marchandises neuves ou d'occasion. Le stock doit être préalablement constitué et ne saurait être renouvelé au cours de l'opération ... / ..." - Source Gouvernement

Mais c'est dans bien des cas de solides "attrape couillons" ... de moins en moins surveillées !

Si la DGCCRF n'a pas encore communiqué le résultat des constats d'infractions pour les soldes d'été 2010, il faut quand même savoir qu'en janvier 2010, l'Expansion écrivait : " ... /... 15 et 20 % des commerçants soldeurs fraudent. Faux rabais, affichage ambigu... Tous les moyens sont bons pour attirer le client, pressé de réaliser de bonnes affaires" et de donner quelques techniques "éprouvées"

" ... / ... En théorie, le commerçant est tenu d'indiquer sur l'étiquette le prix de référence, qui correspond au prix le plus bas pratiqué pendant le mois précédant le début de l'opération. L'infraction classique consiste à majorer ce prix de référence initial pour pouvoir faire une fausse réduction. Ces faux rabais représentent 30 % des irrégularités constatées ... / ...

Deuxième fraude possible : on constate que des produits de moins bonne qualité sont fabriqués et sortis spécialement pour les soldes, alors que les réductions ne doivent porter que sur des marchandises mises en rayon au moins un mois plus tôt ... / ...

Technique dont le rédacteur du présent article a été témoin, en moins de 24H00, dans une enseigne nationale à bas prix, située en Seine Saint Denis. En effet, un magasin quasi vide à la veille du lancement des soldes et envahi de cartons (made in China) dès le lendemain matin.

Et l'Expansion d'ajouter : " ... / ... Les inspecteurs de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) veillent à faire appliquer la législation qui encadre les soldes .. / ... Reste à savoir quelle efficacité peut avoir cette organisation, dont les effectifs ne cessent de fondre : de 3735 en 2002, ils sont tombés à 3394 en 2008, dont environ 2500 enquêteurs de terrain. Surtout, la DGCCRF est en pleine réorganisation dans le cadre de la révision générale des politiques publiques ... / ... "

A vous d'en tirer les conclusions !

Néanmoins, si l'on croit Le Figaro, reprenant les doléances de certaines organisations de commerçants : " La multiplication des promotions tout au long de l'année met les consommateurs dans un état de sollicitation permanente… au risque de moins les séduire durant les périodes de soldes officielles "

Témoin : Jean-Marc Genis, président de la Fédération des enseignes de l'habillement, de montrer du doigt les "soldes flottants"et d'expliquer qu'il souhaite un retour aux anciennes habitudes : " La vocation d'un commerçant est de vendre sa marchandise au prix normal, et de liquider ses stocks deux fois par an aux changements de saisons"

Oui, mais sur quelle base de marge commerciale ?

Car on a encore trop souvent, en France, chez les commerçants ou la grande distribution, l'habitude d'oublier que : " Aujourd'hui, le prix de vente dépend d'abord du prix que le client est prêt à payer " - Source Dicta

Mais avant tout, faudrait-il encore, que ces prix soient abordables à la très grande majorité des français, hors période de soldes !

Et que ... le pouvoir d'achat n'ait pas baissé en 2010. Ce qui est pourtant une réalité constatée pour le premier trimestre 2010 par l'INSEE - Source Nouvel Obs

Allez, pas d'angoisse puisque celui qui allait devenir le "Président du pouvoir d'achat" déclarait en 2007 : " Je demanderai aux entreprises de faire un effort sur les salaires car l’État fait lui-même un effort sur les allégements de charges ... / ... " et nous faisait saliver avec une campagne d'information baptisée : "Vous êtes impatients, nous aussi" et qui a bizarrement disparu du site du gouvernement ... va forcement finir par tenir parole !

Bon, pour l'instant, il est clair qu'il n'a pas eu le temps de croiser les représentants du MEDEF et de la CGPME pour leur en parler. Mais une fois le problème de la sécurité des français résolut, il prendra, certainement, à bras le corps le problème d'impatience des français ... en termes de pouvoir d'achat !

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Cdecoration

04 mai 2010

Pouvoir d'achat : Combien gagnent les élus et les politiques ?

Comment se porte le pouvoir d'achat des élus ?

Voila une question, que l'on aimerait voir plus souvent posée par la presse économique !

Il est vrai que celle-ci est plus diserte sur : l'indispensable compétitivité des salariés français, les "avantages exorbitants" des fonctionnaires, "l'indispensable réforme des retraites" ou le "bonheur d'être Français à Londres" comme nous l'expliquent Les Echos

Commençons par rappeler quelques chiffres concernant les salaires des français

Selon l’Insee, le salaire moyen de l'ensemble des salariés était de 1 997 euros net par mois en 2008. De son côté, le salaire médian était de 1 594 euros net par mois. Source MSN Finances (blog de Patrick Dorffer )

Part des salariés rémunérés sur la base du SMIC
2009 : 10,6 %
Salariés à temps partiel
2009 : 23%
Source INSEE

Du côté des élus et politiques, il faut se tourner vers le JDN qui vient de publier une étude baptisée : "Le salaire des élus et hommes politiques"

Quelques exemples de rémunérations et indemnités perçues :


Président de la République

Traitement mensuel : 27 287,95 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (21 194,52 €), une indemnité de résidence (635,84 €) et une indemnité de fonction non imposable (5 457,59 €). Avantages : logement de fonction à l'Elysée, accès gratuit au réseau SNCF, voitures de fonction et chauffeurs, mise à disposition d'une flotte d'avions, bénéfice de plusieurs résidences secondaires.

Gouvernement

Premier ministre Traitement mensuel : 27 287,95 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (21 194,52 €), une indemnité de résidence (635,84 €) et une indemnité de fonction non imposable (5 457,59 €).

Avantages : logement de fonction à Matignon, accès gratuit au réseau SNCF, voitures de fonction et chauffeurs, mise à disposition d'une flotte d'avions, bénéfice de plusieurs résidences secondaires.


Cumul : possible. Un Premier ministre ne peut cumuler son indemnité ministérielle avec des indemnités de mandats électifs que dans la limite d'une fois et demie le montant de son traitement ministériel. Autrement dit 13,644 € bruts par mois. Un Premier ministre peut donc toucher jusqu'à 40 932 € par mois de la part de l'Etat.


Ministre


Traitement mensuel : 18 192,96 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (14 129,68 €), une indemnité de résidence (423,89 €) et une indemnité de fonction non imposable (3 638,39 €).

Avantages : logement de fonction ou prise en charge par l'Etat d'une superficie maximale de 80 m² plus 20 m² par enfant à charge, accès gratuit au réseau SNCF, voiture de fonction et chauffeur, quota de déplacements aériens.


Cumul : possible. Un ministre ne peut cumuler son indemnité ministérielle avec des indemnités de mandats électifs que dans la limite d'une fois et demie le montant de son traitement ministériel. Autrement dit 9 096,48 € bruts par mois. Un ministre peut donc toucher jusqu'à 27 289 € par mois de la part de l'Etat.


Secrétaire d'Etat

Traitement mensuel : 17 282,37 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (13 825,89 €), une indemnité de résidence (402,7 €) et une indemnité de fonction non imposable (3456,47 €).


Avantages : logement de fonction ou prise en charge par l'Etat d'une superficie maximale de 80 m² plus 20 m² par enfant à charge, accès gratuit au réseau SNCF, voiture de fonction et chauffeur, quota de déplacements aériens.


Cumul : possible. Un secrétaire d'Etat ne peut cumuler son indemnité ministérielle avec des indemnités de mandats électifs que dans la limite d'une fois et demie le montant de son traitement ministériel. Autrement dit 8 641,2 € bruts par mois. Un secrétaire d'Etat peut donc toucher jusqu'à 25 923 € par mois de la part de l'Etat


Le conseil constitutionnel

13 223 € bruts par mois


Pour mémoire, les anciens présidents de la République sont membres de droit et à vie du Conseil Constitutionnel - Article 56 de la Constitution ... ce qui améliore l'ordinaire !

Elus nationaux

Député

Indemnité mensuelle : 7 064,8 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (5 487,25 €), une indemnité de résidence (164,62 €) et une indemnité de fonction non imposable (1 412,97 €). Cela représente 5 261,01 € net par mois. Indemnité représentative de frais de mandat : 5 884,9 € net par mois, pour faire face aux diverses dépenses liées à l'exercice de leur mandat (voiture, loyer, frais de réception, d'habillement...)

Avantages : 9 093 € mis à disposition pour rémunérer ses collaborateurs, accès gratuit à l'ensemble du réseau SNCF en 1re classe, remboursement des forfaits de cinq lignes téléphoniques et d'un abonnement internet. Le président de l'Assemblée nationale jouit d'une indemnité propre de plus de 14 000 €.

Cumul : possible. Un député ne peut cumuler son indemnité parlementaire et les indemnités d'autres mandats électifs que dans la limite d'une fois et demie le montant brut de l'indemnité parlementaire de base, soit 8 230,88 €. Un parlementaire ne peut donc percevoir plus de 2.743,63 € au titre de ses mandats locaux.


Sénateur

Indemnité mensuelle : 7 064,8 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (5 487,25 €), une indemnité de résidence (164,62 €) et une indemnité de fonction non imposable (1 412,97 €). Cela représente 5 378,88 € net par mois.
Indemnité représentative de frais de mandat : 6 209,1 € net par mois pour faire face aux diverses dépenses liées à l'exercice de leur mandat (voiture, loyer, frais de réception, d'habillement...).

Avantages : 7 203,8 € mis à disposition pour rémunérer ses collaborateurs, dotation micro-informatique, accès gratuit à l'ensemble du réseau SNCF en 1re classe, forfait global de communications téléphoniques. Le président du Sénat jouit d'une indemnité propre de plus de 14 000 €.


Cumul : possible. Un sénateur ne peut cumuler son indemnité parlementaire et les indemnités d'autres mandats électifs que dans la limite d'une fois et demie le montant brut de l'indemnité parlementaire de base, soit 8 230,88 €. Un parlementaire ne peut donc percevoir plus de 2 743,63 € au titre de ses mandats locaux.



Elus territoriaux

Président de communauté urbaine : de 3 404 à 5 485 € bruts par mois

Maire d'un village : de 643 à 1 627 € bruts par mois


Commune de 500 à 999 habitants : 1 172,6 € bruts par mois, soit 14 071 € bruts par an. Un adjoint gagne 312,1 € bruts par mois soit 3 744,7 € bruts par an.

Commune de 1 000 à 3 499 habitants : 1 626,5 € bruts par mois soit 19 518 € bruts par an. Un adjoint gagne 624,1 € bruts par mois soit 7 489,5 € bruts par an.




Elus européens


Député européen
Traitement mensuel : 7 665,31 € bruts par mois. Après déduction de l'impôt européen et de la cotisation d'assurance accidents, il s'établit à 5 963,33 €. Il est ensuite intégralement imposé par les États membres. Indemnité de frais généraux : 4 202 € par mois. Elle couvre les frais de bureau du député dans son Etat d'élection, de téléphone, d'équipements informatiques et de déplacement ... / ...

Avantages : le coût réel des titres de transport pour assister aux réunions leur est remboursé sur présentation des pièces justificatives. Il dispose d'une indemnité annuelle de voyage de 4 148 euros. Enfin le Parlement verse une indemnité forfaitaire de 298 euros pour chaque jour de présence aux réunions des organes du Parlement.


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Quels constats tirer de ces chiffres ?

Et bien, qu'à part beaucoup d'élus communaux, dont les indemnités sont parfois du domaine symbolique, on peut dire que la République française et l'Union européenne sont bonnes filles et savent préserver le pouvoir d'achat de leurs élus !

Et que, si la mondialisation (dont de nombreux élus nous vantent les mérites), impose aux salariés des contraintes de plus en plus importantes et des salaires de plus en plus bas, nos élus sont à l'abri d'une délocalisation dans un pays à moindre coût et d'une baisse drastique de leurs revenus pour des raisons de compétitivité !

La crise ne peut quand même pas toucher tout le monde ...


Crédit et copyright dessin
Philippe Tastet