28 juillet 2006

Nos élus lisent la presse citoyenne

Le 17 juillet, ulcéré par la scandaleuse affaire d'Eurotunnel j'écrivais un article sur AGORAVOX intitulé "Actionnaires ou gogos" Or, ce jour, un message vient d'être ajouté dans la partie forum de cet article et émanant de deux députés. Je vous donne copie de leur communiqué ci-dessous

le 28 juillet 2006 à 13H58 - Assemblée Nationale

Richard MALLIE Député des Bouches-du-Rhône Pierre CARDO Député des Yvelines

QUEL AVENIR POUR EUROTUNNEL ?

Richard MALLIE, député des Bouches-du-Rhône et Pierre CARDO, député des Yvelines, sensibilisés depuis des années sur le problème d’Eurotunnel, se sont engagés dans l’écoute et la défense des milliers d’actionnaires de cette société.

Ils observent avec beaucoup d’inquiétude les évolutions récentes de ce dossier et ont participé à la réunion, organisée à l’Assemblée nationale le 5 juillet 2006 par le Président de la Commission des Affaires économiques, Patrick OLLIER qui a auditionné M.Jacques GOUNON, Président d’Eurotunnel Ayant pris connaissance de certains articles de presse, parus à l’issue de cette réunion, ils souhaitent apporter des éléments complémentaires. S’il est exact que le Président OLLIER a réservé un accueil favorable au plan de restructuration, proposé par le Président d’Eurotunnel, il est inexact d’affirmer que la majorité les députés présents sont favorables à ce plan.
Richard MALLIE et
Pierre CARDO souhaitent qu’il soit précisé qu’ils ont exprimé leur opinion défavorable à ce plan qui n’apporte pas de réponses satisfaisantes aux milliers d’actionnaires individuels de la société.


Contact

Richard MALLIE : Tél. 01.40.63.76.70
Pierre CARDO : Tél. 01.39.70.88.99

Dopage: Qui sont les tricheurs ?

Jean Louis BORLOO le disait ce matin sur RTL : « le tour de France est la troisième épreuve sportive mondiale après les jeux olympiques et la coupe du monde de football. S'il était prouvé que le vainqueur de l'édition 2006 avait triché, ce serait vraiment terrible »

Pour une fois qu'il m'arrive d'être d'accord avec lui, je vis simplement rappeler certains faits. Un peu d'histoire pour commencer :

"Le dopage est un problème récurent du Tour. Le pot belge resta longtemps en usage et les frères Pélissier en expliquèrent tous les détails dès le début des années 1920. Le décès de Tom Simpson sur la route du Tour le 13 juillet 1967 est un électrochoc pour tous, coureurs, organisation et spectateurs.

Les premiers contrôles anti-dopage sont alors mis en place, mais ces derniers restent toujours en retard d'une génération. Afin d'éviter un nouveau cas Simpson, le dopage se professionnalise, tandis que la fédération internationale traîne des pieds pour renforcer la lutte anti-dopage et mettre à jour la liste des produits interdits.

Le coureur cycliste Pedro Delgado est ainsi déclaré positif à la probénécide quelques jours avant son arrivée en jaune à Paris, mais les organisateurs de la Grande Boucle s'inclinent face aux pressions de la fédération internationale permettant à Delgado de terminer son Tour 1988 sans être inquiété.
La probénécide figurait sur la liste des produits interdits par le CIO, mais pas sur celle de l'UCI.

En 1998, le scandale de l'affaire Festina éclate. Cette affaire met surtout en lumière la participation active du staff médical des équipes pour encadrer médicalement le dopage des coureurs.
Suite à cette affaire, les contrôles sont renforcés et la France se dote d'une loi anti-dopage plus contraignante.

Malgré ces précautions, les soupçons de dopage planent encore sur le Tour, notamment suite aux performances de coureurs comme Marco Pantani et Lance Armstrong, suite aux affaires les concernant".
Source WIKIPEDIA

Cette affaire ressemble plus à celle de Ben JOHNSON le sprinter américain pris la main dans le sac aux jeux olympiques qu'à celle des produits savamment élaborés dans les officines de chimistes du sport. Floyd LANDIS a joué et perdu.

Certains diront : « et une de plus » d'autres resteront silencieux mais n'en penseront pas moins. Le cyclisme n'est pas à nouveau en crise, il l'a toujours été comme beaucoup d'autres sports à statut professionnel

Si l'événement prend une telle ampleur, c'est surtout par la formidable mondialisation de l'épreuve mais il ne faut pas se voiler la face, cela fait des années que le mouvement sportif essaye de lutter contre les « metteurs au point » de nouvelles substances dopantes.

Les instances sportives américaines ne sont pas des plus claires à ce sujet. Qui sait que plusieurs fédérations sportives américaines ne sont pas affiliées au mouvement international parce qu'elles ont un statut de « sport spectacle »

Le football américain est la meilleure illustration de ce propos. Anabolisants et autres substances circulent librement sans aucun contrôle et il est courant de voir des géants de muscles totalement détruits à l'issue de leur (courte carrière)

Autre illustration : La créatine. Cette substance est interdite en chez nous mais en vente libre en Amérique du nord où nombre de sportifs de haut niveau l'utilisent. Mary PIERCE avait d'ailleurs exprimé sa surprise alors qu'elle devait jouer en France.

Dernier exemple enfin, la sortie par la petite porte de Marion JONES qui a profité d'une maternité providentielle pour passer au travers des mailles du filet et qui n'est plus que l'ombre d'elle même.

C'est malheureux à dire mais il s'installe de plus en plus une culture du dopage qui est la résultante de l'argent et de la gloire. Les athlètes de la Grèce antique pratiquaient déjà le dopage mais une épreuve contemporaine couverte par tous les media du monde génère les plus grands excès.

En fin de compte, ce qui est inquiétant, ce ne sont pas la petite dizaine voir vingtaine de sportifs qui tombent à chaque épreuve majeure mais l'avance prise par la recherche en produits dopants par rapport aux laboratoires sportifs. Et il doit être lucratif ce marché pour que des chimistes concoctent dans le plus grand secret des potions de « champions »

Où en est-on de la détection de l'hormone de croissance ? Il ne faut pas être professeur de médecine pour constater que le masse musculaire de certains athlètes tiennent plus des profils de « body builder » que de sprinters.

En regardant la silhouette de Jesse OWEN par rapport aux finalistes du 100 m d'Athènes, on pourra toujours trouver des diététiciens ou des coachs qui vous expliqueront que l'alimentation et les conditions d'entraînement, ... A l'heure qu'il est on a toujours pas répondu à la question : "Qui sont les tricheurs"


27 juillet 2006

Pauvre camping ou camping de pauvres ?

Canicule, vacanciers avides de bains de mer et ventilateurs dans les campings, nos media ne nous auront jamais autant montré une France qui aspire au bonheur simple pendant que le Liban se fait écraser par les bombes, que les députés sont prêts à s’écharper sur le sort de GDF et que la « chasse » aux SDF campeurs s’organise dans Paris.

C’est Médecin du monde qui ulcérée par la situation de quelques pauvres bougres durant les grands froids récents a distribué ces abris de fortune. Les pauvres sont aussi des « marronniers » que la presse adore ressortir lorsque l’hiver s’installe. Entre les restos du cœur auxquels il est de bon ton d’apercevoir un ou deux ministres et les permanents des associations qui vont à la recherche de ceux qui peuvent mourir, c’est de l’actu coco !!!

Seulement quand les beaux jours reviennent, la charité et l’assistance ont tendance à …ne plus l’être. Vous me direz, la canicule qui frappe entre autre la France est prétexte à montrer notre vaillant Premier Ministre venir chercher des votes dans les maisons de retraite.

Et les SDF campeurs dans tout cela ?

Et bien, ceux qui ont eu la chance de recevoir un abri de toile ont décidé de s’installer tant bien que mal dans certaines artères ou squares des beaux quartiers. Comme le disait une résidente de ces quartiers à la radio, « en hiver, c’est normal mais en été quel exemple pour nos enfants !!! »

Et oui madame, les pauvres sans neige cela existe aussi et masquer la situation à vos enfants ne va pas leur ôter le repas ou le sommeil.

Devant la levée de boucliers des résidents, la mairie de Paris s’est émue du problème pour deux raisons : Les élections se rapprochent et la présence des SDF à côté de Paris plage risque d’entacher la belle image que la majorité municipale souhaite montrer. On a donc, pour régler le problème nommé une médiatrice Agnès de Fleurieu.

Présidente de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, Agnès de Fleurieu a deux semaines devant elle pour dresser un état des lieux de la situation et remettre un rapport au ministre. Elle ne sera pas seulement chargée d'établir une médiation avec Médecins du monde sur le devenir de ces tentes (300 distribuées, mais 450 selon la mairie de Paris qui comptabilise les tentes achetées par les SDF eux-mêmes et les dons de certains riverains).

L'association Emmaüs, interrogée par la médiatrice chargée du "problème posé par les tentes" des SDF a Paris, a demandé la création "de petites unités de vie" ouvertes 24h sur 24, selon un communiqué diffusé mercredi par l'organisation caritative.

Emmaüs a fait part à la médiatrice Agnès de Fleurieu de "sa forte préoccupation face à la fragilité d'environ 2.000 personnes qui vivent à la rue à Paris".

Lors d'une rencontre mardi, les responsables de l'association ont souligné auprès de la médiatrice que les centres d'hébergement d'urgence sont occupés à plus de 95%. Ce qui montre qu'ils "répondent aux besoins de la majorité d'entre eux", selon Emmaüs.

Comment régler le problème qui vous l’avouerez ne représente que 450 tentes sur toute la ville de Paris ? Si certaines voix se sont élevées pour proposer de « pousser » ces intrus en (grande) banlieue, beaucoup ressortent le serpent de mer de la création de logements même précaires mais suffisant en nombre et en qualité d’accueil.

De son côté l’association Emmaüs préconise l'ouverture « d' auberges » pour accueillir les « travailleurs pauvres » qui permettraient de « désengorger les centres d'hébergement d'urgence ». Elle a également appelé à la concrétisation au plus vite des engagements pris au lendemain des incendies de l'été 2005 par la création de 5.000 places de résidences sociales.

Si du côté de la mairie de Paris, on campe sur ses positions :

Bertrand Delanoë a lancé jeudi une démarche qu'il veut à la fois "humaine et ferme" pour déplacer les SDF vivant sous des tentes dans les rues de la capitale, en invoquant les risques sanitaires liés à la canicule et les plaintes de riverains.

Médecins du monde reste inflexible :

"Comment demander à ceux qui sont sous une tente de la quitter? Quelle serait leur alternative: de nouveau dormir, sans abri, par terre sur le trottoir, pour se faire oublier?"

Qu’est qui gêne dans cette affaire ?

Ce qui gêne, c’est l’aspect visuel de cette pauvreté (assumée ou non par ces SDF)

Si le geste de Médecins du monde était une provocation, il faut concéder que la ville de Paris est assez active dans le secours auprès des populations en difficulté. Alors, ne nous voilons pas la face, ce qui gêne le plus, c’est qu’il y a une trente ou quarante ans, tomber dans la « clochardisation » comme on disait à l’époque ne concernait que des gens faibles ou ayant fait le choix de la rue. Or, il en est tout autre aujourd’hui et on peut tomber très rapidement en bas de l’échelle sociale sans pour cela avoir « fait un choix de vie ».

Nos dirigeants et élus si prompt à créer des groupes d’études (120 groupes recensés pour 577 députés - rapport Jean Luc WARSMANN vice-président de l’assemblée nationale) pourraient se décider à regarder au plus près le problème de citoyens salariés parfaitement intégrés qui du jour au lendemain peuvent se retrouver sous une toile de tente installée dans un beau quartier de la capitale.


Sources et crédits photos

Nouvel Observateur
AFP
Emmaüs
Médecins du monde


26 juillet 2006

Football Italien : Tout ça pour ça ?


C’est confirmé, il n’y aura que la Juventus de Turin en série B l’année prochaine. Le Milan AC voit son maintien en Série A confirmé et les points de pénalité ramenés de 15 à huit, ce qui l’autorise à participer au troisième tour préliminaire de la Ligue des champions.

Quant à la Juventus, les points de pénalités qui lui avaient été infligés ont été ramenés de 30 à 17 points. De bon augure pour un retour rapide en série A.

La Fiorentina commencera la saison avec un handicap de 19 points et la Lazio de Rome de 11 points.

De quelle affaire parle-t-on ?

Tous sont soupçonnés d'avoir participé au trucage de plusieurs matches lors de la saison 2004-05, notamment par la désignation d'arbitres complaisants.

Le procureur soutenait la thèse suivante « Un système "sophistiqué" visant justement à se rendre invisible aux médias et à l'opinion publique en agissant lors de phases de jeu "litigieuses", mais pas sur des actions incontestables »

« Les liens malsains qui existaient entre patrons de clubs et dirigeants de la Fédération ne font aucun doute, mais si l'on s'en tient aux faits, il sera peut-être difficile de prouver que le déroulement des rencontres a été altéré, car tout repose sur des conversations parfois ambiguës et à double sens »

Les avocats des clubs qui évitent la relégation se sont appuyés sur le faible nombre de témoignages les concernant. La Juventus de Turin, dont l'ancien directeur général Luciano Moggi avait été pris la "main dans le sac", en train de littéralement dicter les arbitres de son choix à un responsable de la Fédération n’a pu se sauver mais limite les dégâts.

Que retirer de ce jugement ?

Tout d’abord une très grande interrogation : Qui est trop ou pas assez punit ? Il est clair que le procureur qui souhaitait une opération « main propres » comme l’Italie a su en faire en politique n’a pas été suivit.

Alors tricheurs ou pas ?

On pourrait penser que la sanction qui va peser surtout sur la Juventus pourrait entacher sa réputation. Le football « opium » du peuple italien est devenu tellement important que les dirigeants politiques se chargeront de faire oublier cette affaire en toute discrétion et que dans quelques années tout cela n’aura servit à rien.

Il n’en reste pas moins que le ou les clubs qui seraient éliminés en tours préliminaires de la ligue des champions par le Milan AC pourraient trouver la défaite bien amère.

24 juillet 2006

Surfez UMP

Pour les amoureux du Web, l'UMP vient de lancer la souris patriote. Pour tous ceux qui veulent surfer tricolore, vous trouverez le lien ci-dessous vous permettant de découvrir ce bijou de haute technologie.

http://www.u-m-p.org/site/boutique/images/souris.jpg


On attend la réplique des autres partis et formations politiques !!!

Remise en cause de l’homophobie ?

Peut-on avoir été condamné pour propos et injures homophobes et déposer une proposition de loi remettant en cause les textes légaux ?

Non, allez vous me dire ! Et bien, je vous répondrai que cela est possible en 2006 en France.

Résumé de l’affaire

Christian Vanneste vient de déposer une proposition de loi, portant n° 3259, visant à abroger la mention « de leur orientation sexuelle », permettant de poursuivre les auteurs de propos homophobes, introduite dans les articles 32, 33 et 48 de la loi sur la presse de 1881 par la loi du 30 décembre 2004 créant la HALDE.

Or, il a ainsi été, le premier en France avec la loi de 2004, reconnu coupable d’"injure à l’égard des personnes homosexuelles" par le tribunal correctionnel de Lille, le 13 janvier 2006. Il a aussi, dans le même temps, été condamné à verser des amendes et des dommages et intérêts à trois associations (SOS Homophobie, Act Up-Paris et le Sneg qui l’avaient poursuivi)

Qui est Christian Vanneste ?

Christian Vanneste est le député UMP du Nord qui a déclaré : Je n’ai pas dit que l’homosexualité était dangereuse. J’ai dit qu’elle était inférieure à l’hétérosexualité. Si on la poussait à l’universel, ce serait dangereux pour l’humanité".

Il avait assumé ses propos devant le tribunal, affirmant qu’il n’avait "jamais parlé d’infériorité des homosexuels", mais "d’infériorité morale et sociale du comportement homosexuel par rapport au comportement hétérosexuel qui conduit au mariage et à la procréation".

A part cela, monsieur Vanneste qui est membre de la commission des lois à l’assemblée nationale est plutôt actif puisqu’on lui doit 335 questions dans les domaines suivants

Président : - Industrie de la chaussure, du textile et de l’habillement Vice-Président : - Travailleurs frontaliers Secrétaire : - Sécurité intérieure

Membre : - Agro-alimentaire - Cancer - Cinéma - Contrefaçon - Gens du voyage - Jeunesse, intégration, citoyenneté - Longévité - Modernisation de la vie politique française - Pollutions industrielles historiques - Protection des animaux - Rapatriés - Route, sécurité routière - Sécurité civile - Tibet - Toxicomanie

Et 225 propositions de lois qu’il initié ou dont il était co signataire dont le dernier à être affiché sur le site de l’assemblée nationale est : "Proposition de loi visant à établir une journée nationale d’hommage aux victimes des régimes communistes" et le texte qui a donné lieu à cet article : "Proposition de loi portant modification de certaines dispositions introduites par la loi portant création de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité" et joliment baptisée « pion 3259 (c’est d’ailleurs le seul texte de la liste qui porte un numéro et non un descriptif.

Que monsieur Vanneste ait des convictions qui le situent à la droite de l’UMP est parfaitement légitime. Par contre, qu’un député membre de la commission des lois, condamné pour propos tombant sous le coup de la loi se permette de chercher à la contourner me semble être un abus de pouvoir.

Encore un mauvais coup porté à notre chère démocratie vont encore dire certains. Je pense plutôt qu’il serait nécessaire d’interdire aux élus de la nation de chercher à se soustraire à des condamnations que le citoyen lambda ne peut éviter.

Sources

AFP

Assemblée Nationale

20 juillet 2006

Brigitte Bardot : Au revoir et à jamais ?


Ainsi, la dame de la madrague qui nous distillait « coquillages et crustacés » ou « je n’ai besoin de personne en Harley Davidson » aurait décidé de quitter la France au profit de la Suède où elle envisage de finir ses jours.

En d’autres temps, le départ de cette icône du cinéma français (qui fit fantasmer une partie de la planète dans ses rôles d’ingénue) aurait provoqué un drame national.

Il semblerait cette fois-ci que cette menace n’inquiète plus grand monde.

Brigitte Anne-Marie Bardot, née le 28 septembre 1934 à Paris, française, fille de Charles "Pilou" Bardot, industriel lorrain et d’Anne-Marie Mucel. nous avait plutôt habitué dans ses premières années de présence à l’écran à son mode de vie plutôt décomplexée pour l’époque. Malgré quelques mariages hasardeux, elle représentait la femme libre et moderne que beaucoup de françaises prenaient pour modèle (Ah ! la petite robe en vichy)

On connaît ses premiers engagements dans la lutte contre l’exploitation animale au travers des bébés phoques sans vraiment savoir que c’est l’écrivain Marguerite Yourcenar qui, connaissant sa réputation, attira son attention sur leur massacre.

Ayant quitté les plateaux de cinéma, on la vit devenir passionaria de toutes les causes animales notamment aux côtés de Alain Bougrain Dubourg . Elle capitalisa à cette époque autant si ce n’est plus de popularité que durant sa carrière de chanteuse et actrice.

Puis vint la période « politique » Mariée à un dignitaire du Front National, l’icône commença à entonner un bien étonnant discours :

Sur France 3, dans l’émission animée par Marc-Olivier Fogiel, au printemps 2003, elle déclare que les sans-papiers, dans leur mouvement de protestation, font des églises « de véritables porcheries humaines ». Il convient de noter qu’elle avait mentionné explicitement des défécations derrière les piliers de ces églises, faute d’endroits appropriés »

Dans Le Figaro, elle déclare « Et puis voilà que mon pays, la France, ma patrie, ma terre, est de nouveau envahie, avec la bénédiction de nos gouvernements successifs, par une surpopulation étrangère, notamment musulmane, à laquelle nous faisons allégeance. De ce débordement islamique, nous devons subir à nos corps défendant, toutes les traditions. D’année en année, nous voyons fleurir les mosquées un peu partout en France alors que nos clochers d’églises se taisent faute de curés. »

Elle est condamnée en 2004 pour des propos similaires tenus dans son livre Un cri dans le silence.

Alors, quelle est la cause de son plus que probable départ ?

Brigitte Bardot est intervenue il y a quelques jours auprès du ministre français de l’Economie, Thierry Breton, afin de dénoncer "l’avis circonstancié adressé par la France à la Commission européenne et qui attaque" la proposition de la Suède sur de nouvelles réglementations des conditions d’élevage des visons à fourrure en Suède

« L’intervention de mon gouvernement me fait honte, honte d’être Française... Je quitterai peut-être la France pour finir mes jours en Suède"

c’est un cri de colère qu’a lancé mercredi 19 juillet Brigitte Bardot, présidente de la fondation pour la protection des animaux, à l’encontre du gouvernement français accusé de vouloir s’opposer à un assouplissement des conditions d’élevage de visons.

Dans un courrier adressé mercredi au Premier ministre suédois Goran Persson, Brigitte Bardot estime se sentir "plus proche de la sensibilité suédoise que de l’insensibilité française !".

Si vous décidez de partir, nous garderons les images et films qui ont fait tant pour votre renommée et celle de la France du Général. Il me semble toutefois que la France d’aujourd’hui ne devrait pas vraiment s’en émouvoir.

Sources et bibliographie

Wikipedia
Nouvel Obs
AFP
Le Figaro

19 juillet 2006

Le vrai tabloïd arrive en France

Il y a peu, je vous parlais des aléas de la presse traditionnelle face aux « gratuits » suite au lancement du quotidien de Vincent BOLLORE.

Nous étions beaucoup à constater que la presse écrite est dans une passe des plus difficiles. Le récent licenciement (GENESTAR) et départ (JULY) de patrons de presse ne laisse malheureusement rien augurer de bon.

Si les périodiques souffrent beaucoup, des petits malins ont misé sur des magazines dits « trash » comme GUTS. Lancé en partenariat avec Hachette Filipacchi Médias (HFM) . et présenté comme «un vrai magazine décomplexé de divertissement sexy et potache», il a vu la commission paritaire des publications et agences de presse, lui refuser son certificat d'inscription. Conséquence, on s’interroge sur sa survie.

C’est dans ce contexte franchement morose que Bild (officiellement appelé Bild-Zeitung) va se lancer dans nos kiosques

Mais c’est qui BILD ?

Edité depuis le 24 juin 1952, sa diffusion atteint 11,28 millions de lecteurs.

BILD est un journal populaire et populiste. Le titre est l’équivalent du Sun britannique et impressionne plus par son tirage que par la qualité de son contenu. Politiquement proche des chrétiens-démocrates et considéré comme le "confessionnal" du pays, Bild raffole des révélations et du lavage de linge sale. Le quotidien est diffusé à environ 3 700 000 exemplaires en Allemagne. - Courrier International

Le journal possède un site Web (en allemand) qui permettra aux futurs lecteurs d’avoir un avant goût de la qualité de l’objet dont je vous joins quelques « sublimes » photos de la une

BILD appartient à Axel Springer qui est déjà présent en France avec quatre titres magazine, dont Télé Magazine. Le groupe a décidé de privilégier l'expansion en lançant de nouveaux titres à l'étranger.

Si BILD est véritablement craint en Allemagne par la classe politique qui le lit à cause de son emprise sur l’opinion, il est assez vraisemblable que les lois françaises sur la protection de la vie privée lui coupe un peu les ailes comme VOICI en d’autres temps.

Le tabloïd si cher à nos amis britanniques n’a pas réussit jusqu’à présent à s’imposer. Le BILD nous transformera-t-il en afficionados du mauvais goût et des secrets d’alcôves ?


Réponse dans quelques semaines

18 juillet 2006

J'ai pas pu résister !!!

Lecteur assidu de Charlie Hebdo dans ses grandes cuvées, je n'ai pas pu résister à l'envie de vous montrer ce que REISER dessinait il y a quelques années. Visionnaire non ?


Jeu de circonscriptions

S’il est une technique courante depuis que le vote existe en France, c’est bien celle du « parachutage politique»

Remise au goût du jour au travers des prochaines échéances législatives de 2007, elle consiste pour les états majors des partis politiques à regarder de près les circonscriptions « acquises », « gagnables » et « perdues d’avance »

Le résultat de cette observation donnera la liste des circonscriptions où au choix, il fera bon se faire élire ou prendre patience dans l’opposition.

L’étude permettra également de « caser » des candidats de formations politiques qui pourraient apporter leur soutien (Les Verts excellent régulièrement à ce jeu et réclament de plus en plus de circonscriptions gagnables pour prix de leur ralliement)


Pour faire simple, on demande aux militants puis aux électeurs de voter pour quelqu’un qu’ils n’ont jamais vu dans leurs villes.


Il semblerait pourtant que cette fois ci les militants se rebiffent. C’est Malek Boutih qui est au cœur de la polémique. Appliquant les statuts du Parti Socialiste, les militants charentais avaient choisit une candidate locale jusqu’au moment ou Ségolène ROYAL aurait fait pression pour imposer Malek *.

Le cas de la 21 eme circonscription de PARIS est également un cas type de désignation de candidat en « zone parachutable » :

George Paul-Langevin et Sophia Chikirou. La première, 57 ans, est d'origine antillaise, jospiniste et travaille auprès du maire de Paris, Bertrand Delanoë. La seconde, 27 ans, est d'origine kabyle, fabiusienne et assistante parlementaire du député sortant Michel Charzat .

Résultat, on a pu entendre les propos suivants :

"On a envie de pleurer sur Harlem Désir. Il a toujours été chouchouté, il n'a jamais été au combat électoral (...)"génération qui porte encore un discours communautariste".
Malek Bouthi

« Mon histoire et mon engagement depuis plus de vingt ans démontrent une démarche exactement inverse, fondée sur les principes universalistes et républicains » J'imagine que Malek Boutih ne considère pas que sa candidature en Charente est a priori légitime, tandis que celle d'une militante antillaise à Paris serait par nature communautariste."
Harlem DESIR

Il est bon de rappeler que nous n’avons le droit, en tant que citoyens, à cette agitation uniquement lors des rendez-vous électoraux. Si gauche et droite s’opposent sur leurs visions de notre avenir, ils se rejoignent sans aucun problème pour l’attribution des circonscriptions les moins difficiles.

Vous ne serez pas surpris d’apprendre que cette excitation n’a pas lieu pour les circonscriptions « perdues à l’avance »

Que l’on doive renouveler une partie des élus de la nation pour que de nouvelles statures et projets émerge est une réalité que personne ne nie ! Mais considérer qu’un « bastion » doit servir à imposer quelqu’un qui ne connaît pas la région, ses habitants et ses problèmes revient à prendre les électeurs pour des imbéciles.

A l’époque ou la majorité des dirigeants politiques prônent la décentralisation et le retour à des responsables proches de leurs administrés, est-il encore normal de substituer l’élu ou le militant de terrain à une personnalité politique ou médiatique.

Les citoyens commencent à se lasser de la façon dont on leur choisit un ou une représentante et bien que les candidats correspondent à leurs idées, il est probable qu’ils finissent par élire des candidats d’opposition du cru.

Est ce bien rendre service à la politique que de continuer à considérer les circonscriptions comme des points de chute commodes ?

Combien de temps encore, les suppléants continueront-ils à exercer les fonctions des élus qui n’ont ni le temps ni l’envie d’arpenter leur territoire et préfèrent les douceurs de la capitale à une banlieue ou une région économiquement déshéritée ?

Malek Boutih comme les autres futurs parachutés ne feraient-ils pas mieux de prendre le temps de s’installer et de découvrir les habitants d’une région plutôt que d’être imposés par les faits du prince ?


* Malek Boutih a été président de SOS Racisme de 1999 à 2003 avant de devenir le secrétaire national aux questions de société du Parti socialiste.

Proche de Julien Dray, Malek Boutih soutient aujourd'hui la candidature de Ségolène Royal à l'investiture PS pour l'élection présidentielle de 2007.





13 juillet 2006

Actionnaires ou gogos ?



La lamentable affaire EUROTUNNEL que nous avons été beaucoup à commenter est en train de pousser à la réflexion un certain nombre de français sur la clarté du jeu boursier dans lequel ils peuvent être impliqués volontairement ou non.

Pourquoi place-t-on ses économies en bourse ?

Epargner a toujours été un réflexe des ménages et si les bouleversements issus de l’après deuxième guerre mondiale (sécurité sociale et régimes de retraite) ont changé les habitudes financières des français (livrets A et épargne logement ) leur retour vers la bourse s’est fait dans les années au début des années 80 où les rendements les plus médiocres se situaient à 11 %

Attirés par des scores « aberrants » les nouveaux investisseurs ont oublié que la bourse n’est pas garante de résultats positifs. Même en intégrant cette donnée, il n'est pas facile ces derniers temps d'être certain que seule la bonne gestion des entreprises est un critère de rendement.

Petits porteurs contre investisseurs institutionnels ?

Etre actionnaire (très) minoritaire peut causer de graves problèmes. Des associations comme SOS petits porteurs ou l’ADAM (association pour la défense des actionnaires minoritaires) relèvent et dénoncent de façon régulière des entorses à l’éthique ou des irrégularités de gestion.

Les "golden parachutes", les stock options, les salaires démesurés et des soupçons récents de délits d’initiés laissent amer ceux qui ont misé tout ou partie de leurs économies.

Actionnaires salariés et petits porteurs même combat ?

"Il y a clairement un lien social plus fort dans les entreprises où l'actionnariat salarié est pratiqué " déclare Jean-Claude Mothié, le président de la FAS, la Fédération Française des Associations d'Actionnaires Salariés. Mais il semble que ce lien soit dû avant tout à la bonne volonté des directions d'entreprises pour lesquelles la décision de mettre en place un actionnariat salarié exprime la volonté de mieux impliquer les salariés dans la vie et le devenir de la société.

Doit-on pour cela oublier les scandales Enron, WorldCom, Tyco, Dynegy, ABB, Merck, Adelphia, Xerox ?

Même si la SEC américaine a renforcé les mesures de contrôle et de répression, nul n’est à l’abri de nouvelles « astuces » qui laisseraient petits porteurs et salariés dans le même cas que les détenteurs « d’ emprunts russe »


Les « class action » à la française peuvent-elles améliorer le problème ?

Quelle est la position des entrepreneurs à ce sujet ?

MEDEF : A l'occasion de son point presse mensuel du 11 juillet, Laurence Parisot se prononce contre l'introduction de toute procédure de type action de groupe. Dénonçant les risques de dérive juridique et l'impact économique très lourd qu'engendreraient un tel système, elle appelle le gouvernement à "entendre les arguments du MEDEF sur ce sujet". "Ce serait un signe certainement assez dur qui serait adressé aux entreprises françaises d’introduire un tel principe dans notre droit et notre économie."

CGPME : La CGPME, en tant qu’organisation patronale représentative des PME, s’oppose à l’intégration en France des class actions. Si certains ont pu considérer que ce sujet n’intéressait que les grandes entreprises, il est indéniable que les PME pourraient, elles aussi être soumises à des actions collectives de consommateurs. Or, elles ne pourraient justifier des mêmes moyens de défense, notamment financiers.

La CGPME rappelle que la France dispose d’un droit de la consommation particulièrement protecteur à l’égard du consommateur, avec une multitude d’obligations à respecter. Dans ce cadre, diverses procédures sont susceptibles de répondre à une action de groupe, notamment celle de l’action en représentation conjointe.
Aller plus loin ferait peser un risque mortel sur les PME, en ouvrant la porte aux dérives déjà constatées aux Etats-Unis.

Il est étonnant de noter que les Etats Unis ne font pas recette cette fois auprès des entrepreneurs français !!!

Alors doit-on se tourner vers les placements éthiques ?

Des organismes comme NOVETHIC peuvent donner des indications sur la responsabilité sociale des entreprises et permettre aux actionnaires de mieux choisir leurs placements. Il faut savoir néanmoins que certaines normes sont peu contraignantes et que l’on est en droit d’attendre des critères de plus en plus pointus.

Il est à noter que NOVETHIC donne un avis (favorable) sur son site en ce qui concerne les « class actions »

L’économie française et européenne ont besoin de l’argent des épargnants. Cet argent doit permettre aux entreprises de se développer et de créer si possible de l’emploi. Tant que la moralisation des marchés financiers ne sera pas effectuée, il sera impossible aux entreprises de ne pas être soupçonnées de s’enrichir sur le dos des actionnaires minoritaires.

Il est temps de se mettre autour de la table pour créer un statut de l’actionnaire, qu’il soit salarié, investisseur petit ou grand … rapidement.