11 juillet 2006

Touche pas à mon PPD !!!

Après l’éviction de Karl ZERO sans autre commentaire de la direction de Canal+ et remplacé par Laurence Ferrari, c’est au tour de « 90 minutes » l’émission de Paul MOREIRA de passer à la trappe (AFP). En effet, l’émission disparaîtra de la grille des programmes à la rentrée.

Cette saison, l’émission hebdomadaire "Lundi Investigation" était diffusée chaque lundi en deuxième partie de soirée sur Canal+. "90 Minutes" était un magazine trimestriel programmé le mardi en première partie de soirée.

On apprend dans la foulée et ce sans aucun rapport (faut-il le penser) que Thomas Hugues sera à la rentrée à l’antenne de i-TELE, la chaîne d’information en continu du groupe Canal+.

A ce point de l’information, on se dit qu’il ne s’agit plus d’un « mercato » mais bel et bien d’un accord à l’amiable entre les deux chaînes. En effet, si TF1 a permis à Canal+ de retransmettre des matchs de la coupe du monde de football c’était en partie en représailles contre M6 qui avait eu l’outrecuidance de leur « voler » des animateurs et surtout de recruter ... Thierry ROLAND.

Sans remettre en cause les qualités professionnelles du couple Ferrari Hugues, il est évident que la future ligne éditoriale et la grille des émissions va furieusement ressembler à du Tf1 « haut de gamme » puisqu’il faudra payer pour voir.

Alors, ZERO, MOREIRA, ils ne vont quand même pas toucher à mon PPD, guignol qui s’en dément !!!


Sources

AFP

09 juillet 2006

Mais vous n’avez donc rien d’autre à faire ?

C’’est en lisant une dépêche récente que je me suis posé la question. Mais quel sujet peut il être nécessaire de discuter si rapidement en ce moment à part l’emploi cher à notre premier ministre ?


Allez, je ne vous fait pas attendre. Le sujet est :

"Les députés veulent interdire seulement les sex-shops près des écoles"

Mercredi soir, la commission des affaires sociales de l'assemblée nationale avait adopté un amendement de Bernard Perrut (UMP) au projet de loi de protection de l'enfance, destiné à interdire l'implantation de magasins proposant au public "des publications ou des produits dont la vente aux mineurs est prohibée"

Mais qui est donc M. PERRUT ?

Quelques indications sur les spécialités de cet éducateur de notre jeunesse

Commission :
· Vice-Président de la commission des affaires culturelles
· Rapporteur pour avis au nom de la commission des affaires culturelles : Travail et emploi
Groupe d'études :
· Vice-Président : - Conjoints survivants - Viticulture

· Membre : - Appellations d'origine - Artisanat - Assurance - Cancer - Consommation - Construction et logement - Démographie - Droit de l'enfant - Droits de l'homme - Énergies - Formation alternée en milieu rural - Gens du voyage - Illettrisme - Industrie de la chaussure, du textile et de l'habillement - Jeunesse, intégration, citoyenneté - Longévité - Médicament - Modernisation de la vie politique française - Musique - Personnes âgées - Personnes fragilisées - Presse - Professions de santé - Professions libérales - Protection de l'enfance - Protection des animaux - Route, sécurité routière - Sans-abri - Santé et environnement - Sectes - Sécurité civile - Sécurité intérieure - Sport et éducation sportive - Tourisme - Toxicomanie - Vie associative - Villes et banlieues - Voies d'eau et voies navigables

Groupe d'amitié :
· Président : - Grèce
· Vice-Président : - Islande - Japon - Maurice - Québec
· Secrétaire : - Mongolie
· Membre : - Arménie - Bénin - Brésil - Canada - Chine - Chypre - Colombie - Israël - Macédoine - Maroc - Russie - Thaïlande

Groupe d'études à vocation internationale :
· Membre : - Vatican

Valérie Pécresse a affirmé que dans l'esprit de la commission « il ne s'agissait pas d'interdire "les cafés ou les débits de tabac" à "moins de 200 mètres" des établissements scolaires ou des lieux de culte, mais seulement "les sex-shops »

Cet amendement devrait être examiné par les députés lors de la session ordinaire d'octobre à une date encore indéterminée

Depuis quand le nombre de sex-shops est-il aussi important en France qu’il faille légiférer sur le problème ?

Combien d’écoles sont réellement situés à côtés de commerces sexuels ? S’il y en a, en ce cas pourquoi notre émérite député ne s’en est pas inquiété jusqu’à présent ?

Il ne fait nul doute que le retour à l’ordre moral fait rage mais il semble que certains de nos élus soient persuadés que la société française mérite un retour à la « révolution nationale » d’avant le gaullisme perturbateur.

Il ne se passe de jour sans qu’un élu ne veuille briller en proposant un retour à la France du maréchal. Envie de briller ou peur de d’affronter des candidats extrémistes qui d’élection en élection gagnent du terrain. On ne se bat pas contre les populismes en tenant un discours que ceux qui les tiennent ne renieraient pas.

Je plains Mme Pécresse d’avoir à rattraper les propos ou idées les plus rétrogrades d’une partie des élus de l’UMP mais il faut dire que les élections législatives de 2007 doivent donner des sueurs froides à un grand nombre de députés élus lors de la défaite socialiste de 2002.

Alors que tout le monde est à la recherche d’un projet, d’un souffle qui permettrait de faire repartir la France d’un bon pied, est-il nécessaire de mobiliser les parlements pour des sujets aussi marginaux ?

Le jour où les élus de la nation vont comprendre que leur travail ne consiste pas à faire reculer la France de 50 ans à chaque déclaration, il me semble que nous serons parés pour le 21 eme siècle.

Source et bibliographie

Assemblée Nationale
AFP

06 juillet 2006

Le vote « BLANC » va-t-il devenir tendance en 2007 ?


Si j’ai toujours eu l’habitude d’assister à des réunions politiques ou économiques ces dernières années. Je dois dire que 2006 est un plaisir pour tous ceux qui aiment cette forme de communication.

Il y a peu, j’étais présent à une réunion organisée par un mouvement dont j’ignorais l’existence : « Energie démocrate » Peu tenté au début de m’y rendre, j’appris que l’intervenant majeur était un certain Christian BLANC.

Christian BLANC, vous vous souvenez ?

Pour certains c’est l’homme qui aux côtés de Michel ROCARD mis fin aux graves émeutes de Nouvelle Calédonie avec un talent de négociateur hors pair.

Passé par la direction de la RATP et surtout d'Air France où il gagnera ses galons de manager moderne et efficace, il disparaîtra de la vie publique pour y revenir en 2002 comme député des Yvelines apparenté UDF (ce qui en surprendra plus d’un, compte tenu de sa « famille » politique d’origine »

En ce 1 er juin 2006, j’étais donc dans la salle pour voir « de près » ce qui me semblait être un OPNI (objet politique non identifié) Cette réunion était l’occasion du lancement d’un mouvement : « ENERGIES2007 » à la Mutualité.

Hormis le nombre important de participants (environ 600 personnes) je restais sur ma faim. Trois orateurs, brillants, mais sans charisme, sans passion, des intellectuels honnêtes mais hermétiques à beaucoup, et un fonds solide, mais discutable ici ou là.

J’aurais pu ranger cette réunion au rayon des archives, mais la lecture d’une tribune dans le journal Le Monde du 3/07/06 m’a fait réagir : Ainsi, Christian BLANC (UDF), Jean Marie BOCKEL (PS) et Alain LAMBERT (UMP) se rejoignaient pour lancer un « mouvement d’opinion » ?

Extraits

« …Dans ce but, nous avons décidé d'unir nos forces au sein d'un comité d'action pour la modernisation de la France. Cette démarche au-dessus des partis politiques est rendue possible par un diagnostic partagé et des convictions identiques sur la méthode pour réformer.

Le diagnostic peut être résumé en trois points.


Premièrement, l'économie française patine, elle ne profite pas du dynamisme mondial et gâche ses potentiels, ce qui se traduit par une croissance molle.
Deuxièmement, rares sont les domaines d'intervention de la puissance publique qui n'ont pas besoin d'une refonte de leurs modes de fonctionnement. Education, solidarités, recherche... Partout l'organisation est inadaptée. A tel point que même une augmentation des moyens ne permettrait pas de progrès sensibles.

Troisièmement, l'endettement de l'Etat a atteint un niveau insoutenable et fragilise notre édifice national. La dette est une contrainte qui impose que les réformes s'accompagnent d'une baisse globale de la dépense publique de l'ordre de 20 %. Et ce au moment où un effort devra être consenti pour la recherche et l'enseignement supérieur. Mais cette contrainte peut aussi être une chance. En effet, résoudre un problème en distribuant des subsides n'est plus une option disponible : quand les caisses sont vides, la démagogie et la lâcheté ne peuvent que s'effacer devant l'intelligence et le courage … »

Mais que signifie cette démarche ?

Certains prétendront qu’il s’agit pour des élus « isolés » de faire parler d’eux et pourquoi pas se faire remarquer par les candidats officiels de l’UMP et du parti socialiste. Car enfin, si on connaît le positionnement quasi centriste de Jean Marie BOCKEL, les efforts d’Alain LAMBERT pour obtenir la présidence du Sénat, on connaît beaucoup moins la stratégie de Christian BLANC.

Alors, alliance de la carpe et du lapin ou véritable remise en cause du statut monolithique des partis majoritaires ? Remise en cause de l’esprit « godillot » de l’UMP ? Contre offensive socio-démocrate destinée à camper sur les dernières positions de Ségolène ROYAL ?

Et surtout quelle devient la place de l’UDF dans le cadre de l’échéance de 2007 ?

Cette tribune est-elle l’annonce d’un futur « vote BLANC » ?

Si Christian BLANC prend le temps de lire mon article et accepte de me répondre vous en serez les premiers informés !!!


Sources et bibliographie

Le Monde
Assemblée Nationale
Sénat
Blog Pourquoi pas Christian Blanc
Energie2007

05 juillet 2006

La VAE seule réponse aux problèmes d’emploi ?

La France a la culture du diplôme au point que les annonces d’emplois même les moins valorisantes indiquent leur obligation pour une embauche.

Si les chefs d’entreprises y sont très attachés alors que certains des plus talentueux n’ont pas fait d’études supérieures ou comme un Lionel JOSPIN fixant à 80 % d’une classe d’âge la réussite au bac confirment qu’il est de plus en plus difficile d’avoir échoué ou hypothéqué ses études.

On peut être pourtant un professionnel confirmé et butter sur des obstacles de carrière ou tout simplement vouloir rebondir après un accident de parcours. En réponse à ces cas ou problèmes, les pouvoirs publics ont créé la VAE

Lancée il y a quatre ans, la VAE devait permettre à tous les salariés d’améliorer leur cursus ou de s’en créer un après avoir apporté la preuve professionnelle de leur talent.

Mais VAE, késako ?

Toute personne peut faire valider son expérience professionnelle (ou bénévole) de trois ans minimum à condition qu’elle soit en rapport direct avec la certification souhaitée.

Quelle certification ?

La certification obtenue peut être un diplôme de l’éducation nationale, un diplôme ou un titre délivré par les autres ministères, un établissement privé ou bien un certificat délivré par les branches professionnelles.

Validation partielle ou totale ?

Chaque certification est constituée de plusieurs modules. Le jury peut en valider un ou la totalité. En cas de validation partielle, le candidat à 5 ans pour acquérir un complément.

Qui paye ?

Pour le salarié, les frais d’inscription et d’accompagnement peuvent être pris en charge par l’employeur dans le cadre de son plan de formation.

Le salarié peut passer par l’OPCA (exemple ) . L’OPCA, est chargé de collecter, mutualiser et redistribuer les obligations financières des entreprises en matière de formation professionnelle. A ce titre il est agréé par l’Etat car ces financements ont un caractère défiscalisé.


Alors, la VAE est la solution ?

Il ne faut toutefois pas s’y tromper, une VAE est longue (6 à 18 mois en moyenne) et demande au salarié une totale implication. Sans pour cela remettre en cause un système particulièrement original il ne faut pas se voiler la face, ce sont surtout les plus diplômés qui sont candidats à la validation des acquis.

Le problème de la France se pose surtout sur la qualification de nombreux chômeurs pour qui une valorisation de leur savoir faire. Or le parcours est beaucoup complexe (20 ans d’activité professionnelle ou + de 45 ans d’âge) puisqu’il faut convaincre l’UNEDIC de la sincérité et de la valeur de la démarche. Il serait pourtant souhaitable que la VAE devienne rapidement un outil de lutte contre le chômage de longue ou moyenne durée au lieu de servir trop souvent à l’obtention de MBA.

Il semble également que les partenaires sociaux au delà de leurs désaccords pourraient trouver un consensus sur l’évolution et la formation des salariés. En effet, alors que le MEDEF a lancé sa campagne Web « KESKONATTEND » destinée à former des jeunes et qu’on souhaite maintenir des plus de 50 ans dans l’emploi, un large débat sur la qualification de TOUS les salariés devrait s’imposer.

Bien que Gérard LARCHER ait indiqué rendre le dispositif plus accessible, celui-ci ne pourra avoir de valeur que dans la mesure ou tous les acteurs économiques du pays en reconnaîtront le bien fondé.

Après avoir mis au point la VAE, le DIF, il serait temps que pouvoirs publics et partenaires sociaux donnent le signal d’une vraie dynamique au lieu de créer des concepts généreux mais toujours en attente pour les salariés et la très grande majorité des entreprises.


Source

UNEDIC

Ministère de l’emploi et de la cohésion sociale

03 juillet 2006

Poker automobile


Ainsi, il aura suffit que le plus gros actionnaire de la GENERAL MOTORS (environ 10 % du capital), las de ne pas gagner d’argent avec sa participation dans le N°1 mondial de l’automobile pour qu’un groupe qui pèse 330 000 employés dans le monde puisse à terme assez court changer de main.

Qui est donc cet actionnaire un peu particulier ?

Il s’agit de Kirk KERKORIAN . Probablement inconnu de la très grande majorité des français, il est pourtant un des hommes les plus riches des Etats Unis. Il possède une holding : Tracinda Corporation qui regroupe tous ses actifs financiers. Il est outre actionnaire de la GM, le propriétaire du Mandalay Resort Group qui regroupe 15 casinos de Las VEGAS qui est pour lui une formidable machine à cash.

Il existe un domaine où notre investisseur a su se faire connaître : Le cinéma. Il fut à plusieurs reprises propriétaire et vendeur des studios MGM . Il les acheta en 1969, les vendit à Ted TUR NER pour mieux lui racheter. Quelques années plus tard, il les cédait à un homme d’affaire contestable : Giancarlo PARRETTI qui tenta de s’associer avec le Crédit Lyonnais, au final notre ami Kirk rachetait ses studios dans d’excellentes conditions.

Peut être fatigué de faire des allers et retours sur cet investissement, il le cédait en 2005 à SONY ce qui lui permis de devenir un des plus importants propriétaires de casinos.

Même s’il semble vouer un culte à l’actuel patron du groupe Renault Nissan, il est évident que KERKORIAN est un redoutable prédateur dans le monde des affaires. Nul doute que le gouvernement français qui possède encore 15 % de Renault SA va regarder de très près quelle est la marge entre le « coup du siècle » et le piège industriel.

Car ne l’oublions pas, 10 % du groupe GENERAL MOTORS peut dans certains cas suffire à se retrouver bailleur de fonds sans pour cela avoir un droit de regard sur l’outil de production et la conception des modèles.

Quelques économistes médiatiques comme Elie COHEN vous font froid dans le dos lorsqu’ils déclare : « General Motors » ne vaut presque rien aujourd’hui, mais il pèse toujours près d’un quart du marché américain. C’est donc une bonne opportunité de développement pour Renault en panne de gamme actuellement … » Comme vous y allez monsieur COHEN, il semblerait que dans cet affaire vous vous comportez comme un joueur de MONOPOLY !!!!

Alors coup de poker ou mauvais coup en vue ? Le vieux joueur de 87 ans pourrait bien s'offrir encore quelques casinos avec l'argent des autres !!!

Sources et bibliographie

Yahoo Finances
Le Web de l'Humanité
GENERAL MOTORS

Travailler dans l'économie sociale






L’économie sociale et solidaire représente aujourd’hui plus de dix pour cent de l’emploi privé en France, soit près de deux millions de personnes. Pourtant, si ce secteur offre de nombreuses opportunités d’emploi, il n’est généralement pas perçu comme tel par le grand public.

Le CJDES [1] et l'AFIJ [2] organisent les 13 et 14 octobre 2006 le premier forum national de l'emploi dans l'économie sociale et solidaire.

L’organisation d’une manifestation publique de ce type a pour vocation de combler une partie de ce déficit d'image et de faciliter les recrutements pour l’ensemble des organisations du secteur.

Cette initiative aura également pour objectif de présenter l’ensemble des métiers du secteur et de créer un véritable « salon de l’emploi ».

Des offres d’emploi en provenance de toutes les familles de l’économie sociale et solidaire, et pour tous les publics, y seront proposées.

De nombreuses conférences et ateliers se tiendront aussi afin d’apporter aux participants une vision plus claire et plus précise sur les différentes filières et les particularités du secteur.

[ 1] Centre des Jeunes Dirigeants et acteurs de l’Economie Sociale

[2] Association pour Faciliter l’Insertion des Jeunes diplômés

30 juin 2006

Ségolène / Sarkozy : qui l’emporte sur le Web ?


S’il a une chose que j’aime tous les matins, c’est lire mon JDN (Journal du Net) Or quelle n’a pas été ma surprise dans l’édition du 29 juin de lire

Ségolène / Sarkozy : qui l’emporte sur le Web ?

Le blog de Ségolène Royal, le site de l’UMP et celui du Parti Socialiste enregistrent des fréquentations en forte hausse. Des résultats obtenus grâce à des méthodes de recrutement innovantes. Résultats et explications.

Et de nous donner des chiffres concernant le nombre de visites, de comparer les trafics des sites ou blogs de différents candidats socialistes. Un peu plus loin de nous commenter les exploits du webmarketing de l’UMP en précisant qu’il exploite beaucoup mieux les « leviers du e-marketing »

J’ai eu l’occasion d’évoquer avec quelle désinvolture les candidats cultivent la production d’outils clones et polluants.

Parti socialiste

UMP

Libre à eux de croire qu’on trompe impunément les internautes en pratiquant de la propagande que n’aurait pas reniée l’Union soviétique.

Quant à l’achat de mots clés sur GOOGLE, il faudra se poser la question du respect de la netiquette pour le futur. Car si mettre des enchères sur le nom d’un concurrent ou sur « racailles » et « banlieues » est facile, les agences qui auront fait ce travail comme les candidats qui les auront validés ne méritent pas vraiment le respect des électeurs.

Mais la façon dont le JDN traite le sujet me semble un peu cavalier. Je reconnais au JDN sa capacité à nous informer sur les tendances et produits de l’économie numérique mais pas vraiment de transformer une élection qui va définir la vie des français pour les cinq prochaines années en sujet « vacances ».

Il eu été plus intéressant mon cher JDN d’aller interviewer les candidats sur leur vision des NTIC et la place qu’ils souhaitent lui accorder. On ne sait en effet rien de ce que pensent ceux ci des vrais blogs et de la presse citoyenne.

Il serait intéressant de savoir si la liberté d’expression ne sera pas remlse en cause par des décrets ou des poursuites à l’égard de blogueurs qui seraient irrespectueux envers le chef de l’état. Recueillir arguments et conviction est toujours plus difficile que de produire les chiffres de MEDIAMETRIE , mais qu’importe !!!

La journaliste pour finir son article évoque le must en termes de campagne électorale sur le Net : « En 2004, Howard Dean avait organisé sa campagne via le réseau du site de rencontres jeune MeetUp.com et les chaînes de blogs de militants »

Le JDN écrivait d’ailleurs le 16 septembre 2003 : " Le candidat démocrate, lancé dans la campagne des primaires, se démarque de ses adversaires en misant sur Internet et les NTIC pour galvaniser ses troupes. Web, weblog, SMS, Web TV, tout y passe. "

Dites otez moi d’un doute c’est bien un certain George W BUSH qui a été élu ? Décidemment, les citoyens ne comprendont jamais rien au pouvoir des NTIC

Source

JDN

WIKIPEDIA

YAHOO

27 juin 2006

Lionel, non merci !!!

« La France ne peut pas s'offrir sans risque un nouveau rendez-vous manqué avec le peuple en 2007 », estime l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin dans une tribune au "Monde" daté de mercredi.

Ne croyez vous pas monsieur le Premier Ministre que vous abusez cette fois ci de notre patience et de nos nerfs ?

Il est bien temps de vous transformer en professeur de bonnes manières alors que vous abandonniez la politique, vos militants et électeurs en rase campagne un beau soir de 2002 !!!

« J’assume pleinement les responsabilités de l’échec, et j’en tire les conclusions en me retirant de la vie politique après la fin de l’élection présidentielle »

Si nous avons été beaucoup à trouver votre sortie élégante et conforme à l’époque, vous n’avez pas eu le moindre problème à faire assumer par d’autres la gestion du parti et le travail de recomposition indispensable.

Nous étions beaucoup à penser que le résultat de votre intervention lors du récent votre pour le traité constitutionnel européen vous aurait fait comprendre que le divorce avec les français était consommé. Et bien non, aujourd’hui vous revenez sur le devant de la scène pour définir une feuille de route pour le candidat des socialistes vous qui annonciez que votre campagne « ne serait pas socialiste »

J
e ne vous conteste absolument pas le statut de militant de base que vous revendiquez mais il me semble que les autres militants de base ne passent pas leur temps à « chauffer » les media comme vous le faites. Vous entretenez avec quelques fidèles l’idée d’un retour qui pourrait accorder militants et sympathisants à la recherche d’une candidature unique.

Un proverbe dit que « L’histoire ne repasse pas les plats » si vous vouliez continuer le combat à l’instar de François Mitterrand ou de Jacques Chirac, il fallait rester !!!


Vous écrivez « En 2007, les candidats devront "s'identifier à des projets clairs pour que les Français puissent faire les choix nécessaires au pays »

Etait-il bien nécessaire de le dire, ou bien souhaitez vous éviter à autrui les erreurs commises en 2002 ?

Vous proposez quatre enjeux majeurs pour 2007

Le premier, "l'enjeu majeur, c'est le travail, c'est l'emploi. Le plein-emploi est possible"

Le deuxième enjeu concerne "la restauration de l'autorité et le respect de la loi",
Quant à l'insécurité, "nullement résorbée aujourd'hui", elle pourra être "traitée vigoureusement par la gauche", dans son "double aspect répressif et préventif".

Troisième enjeu, "exprimer une vraie vision européenne et non s'aligner sur le libéralisme économique déjà si influent à Bruxelles".

Enfin, dernier enjeu, "donner une priorité absolue" à la recherche fondamentale et appliquée et "instaurer un juste partage des fruits de l'activité économique et de la richesse nationale".

Soit ces axes sont dans le programme socialiste voté à 86% par les militants et dans ce cas là vos déclarations sont redondantes, soit ils n’y figurent pas et alors à quoi bon venir perturber une campagne qui n’en a pas besoin.

Vous aviez l’occasion de devenir notre président pour cinq ans mais avez perdu pour cause de mauvaise stratégie laissant aux français le choix de voter pour Jacques Chirac avec la suite que nous connaissons.

De grâce Lionel, choisissez un(e) candidat(e) ou consacrez vous à des recherches sur la biosphère mais ne venez pas vous mêler publiquement du combat de 2007 que vous risqueriez de rendre incertain par des déclarations ambigues.

Comme Jacques Chirac vous appartenez déjà à l’histoire, il ne tient qu’à vous que celle-ci ne retienne que les aspects positifs de vos actes.




26 juin 2006

La mort du concept de patriotisme économique ?




Ne les a-t-on vus il y a quelques mois la main sur le cœur, Dominique de Villepin en tête nous annoncer que la France et ses citoyens devaient « bouter » l’étranger économique hors des frontières.

Personne n’était tendre à l’époque et l’OPA MITAL était qualifiée de raid financier sans aucun projet (Jacques CHIRAC) N’oublions pas l’actuel patron d’Arcelor comparant ses produits à des « parfums » pour mieux fustiger les « eaux de cologne » de MITAL.

Or, par la magie de l’offre, il ne se trouve plus personne au gouvernement ou dans la majorité pour critiquer le fait que la fusion va (sauf refus bien improbable des actionnaires) se faire.

Déclarations de Patrick OLLIER

"Tout a changé en six mois" dans les propositions du groupe Mittal, a souligné Patrick Ollier sur RTL. "M. Mittal a changé sur le prix des actions (qui) a doublé (...), la gouvernance, la maîtrise du groupe". Pour le député UMP, "c’est quelque chose d’utile : aujourd’hui cela crée le premier groupe mondial, il est européen c’est une bonne chose". (sic)

Si "ce sont les actionnaires qui décident, pas le politique", les hommes politiques ont "influencé le dossier et permis de faire évoluer les choses"

On se demande bien comment M. OLLIER, puisque vous faisiez partie il y a encore quelques mois de ceux qui brandissaient la bannière tricolore ?


Déclarations de Patrick DEVEDJIAN (Plus nuancé)

« Des restructurations il y en aura certainement dans un groupe mondial de cette importance". "La question pour nous est que seront ces restructurations en France ?".

Rappelant que le groupe Arcelor "n’est pas français", l’ancien ministre de l’Industrie a avancé que ce "regroupement avec Mittal peut en faire une entreprise mondiale plus compétitive. Pour l’Europe, cela peut être une bonne chose"



Quant aux déclarations de Julien DRAY, elles tournent au surréaliste :

Il a prévenu que "les socialistes se mobiliseront aux côtés des syndicats pour "défendre le caractère industriel de cette entreprise et refuser les fermetures de sites et les licenciements »

Et comment s’il vous plait, puisque encore une fois, ARCELOR n’est pas ou plus une entreprise française compte tenu des nombreuses fusions auxquelles les socialistes eux mêmes ont participé.

Alors si vous me permettez , pourquoi tous ces responsables et dirigeants économiques et politiques nous ont « boursouflé le cortex » pendant 6 mois ?

Il semblerait aujourd’hui que ce n’était qu’une question de prix !!! Les français qui ne sont pas plus stupides que la moyenne mondiale se demandent en lisant les communiqués triomphants pourquoi on leur pratiqué maintes gesticulations pour en arriver là.

Quant à l’épisode SEVERSTAL , son arrivée dans la lutte devrait selon certaines sources leur rapporter 130 millions d’Euro à titre d’indemnité pour rupture de contrat. Joli coup.

En fin de compte, les seuls qui risquent quelque chose sont les salariés du nouveau numéro 1 mondial. En effet, il est évident que les « doublons » vont vite apparaître et que certains lieux de production seront rapidement privilégiés.

Alors, tout ça pour ça ?

Peu de français savent ce que deviendra notre actuel premier ministre dans les mois à venir mais je lui déconseillerai à l’issue de cette « farce boursière » de nous reparler de patriotisme économique.


25 juin 2006

A la recherche de Léon Trotsky ?



« Quelque 190 délégués de la LCR réunis en Conférence nationale samedi et dimanche à La Plaine Saint-Denis en région parisienne, ont voté à une majorité de 58% en faveur de la motion de candidature d'Olivier Besancenot. Les délégués de la LCR ont, en outre, voté à une forte majorité (81%) une déclaration favorable à la poursuite de la bataille unitaire pour parvenir à une candidature unique à la gauche du PS. Il s'est défendu d'être un candidat de division alors que les forces "antilibérales", dont le PCF, qui ont bataillé ensemble pour le "non" lors de la campagne référendaire, ne sont pas parvenues jusqu'à présent à s'entendre sur une candidature unique. » Source AFP

On serait tenté de dire que ce n’est pas une surprise. Même si la LCR a abandonné la dictature du prolétariat et que le PCF n’est plus l’adversaire acharné des trotskystes, il est clair qu’il existe deux visions de l’action politique qui ne plaidait pas pour une candidature commune.

Si il y a eu à plusieurs reprises des ministres communistes dans les gouvernements de gauche, ni la LCR ni Lutte ouvrière n’ont jamais accepté d'être du côté du pouvoir.

Ce qui est d'ailleurs inquiétant c’est que les élus de l’extrême gauche ont bien souvent utilisés leurs mandats locaux pour bloquer toutes les initiatives d’où quelles viennent.

Alors Olivier, pourquoi être candidat aux présidentielles alors que vous savez pertinemment que vos refus d’alliance vous condamnent à une opposition définitive ?

L’actuel score de la LCR n’est du en grande partie qu’à l’homme Besancenot qui contrairement à toute la classe politique ne vit que de son salaire.

Mais est ce suffisant pour un jour changer la donne ?

Olivier, même si vous déclarez « continuer la bataille unitaire" et "On ne tire pas une croix définitive sur la possibilité d'une candidature unitaire anti-capitaliste" "Je suis prêt à retirer ma candidature" si un accord politique se dégageait sur un "contenu politique »"

Ne faites pas vous pas qu’accréditer l’impasse dans laquelle vous vous proposez d’emmenez les 8 ou 9 % potentiels d’électeurs qui vous suivront ?

Votre adversaire minoritaire au sein de la LCR , Christian Picquet, qui lui déclare que « la proclamation dès à présent de la candidature d'Olivier Besancenot "serait une lourde erreur politique et un coup dur porté à l'espoir d'une candidature unitaire » aurait-il raison de pointer du doigt le désir d’opposition ou le refus de gouverner un jour ?

Il semblerait au dernières nouvelles que Christian Picquet ait lancé un appel pour que la LCR continue les efforts unitaires en rejoignant un Collectif d'initiative en vue d'une candidature de rassemblement.

Décidément, de l’extrême gauche à l’extrême droite en passant par les partis parlementaires, les militants, sympathisants et électeurs ne pourront que constater que le sort de notre pays ne vaut pas la peine de trouver même un petit accord.

23 juin 2006

La république des grincheux




Connaissez vous la différence entre la vison de la jeunesse de Ségolène ROYAL, de François BAYROU et de Eric RAOULT ?

Aucune, il n’y a que la destination des uniformes qui changent !!!

Nous avons été beaucoup à trouver que le recours aux forces armées ou au corps des pompiers proposé par Ségolène ROYAL confinait à l’hystérie. D’ailleurs cette « proposition » lancée dans le cadre d’un discours n'a pas été retenue dans le programme socialiste.

Pour faire un peu de surenchère, le vibrionnant député maire du Raincy s’est lancé dans une chasse aux strings et vêtements provocants, provoquant hilarité et réactions amusée de la plupart des citoyens ayant eu connaissance de ses déclarations.

« Ca faisait longtemps qu'on ne parlait pas de lui, c'est un habitué des provocations en tout genre", a commenté un représentant de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl) »

M. Raoult a en effet écrit ministre de l'Education nationale et aux deux fédérations de parents d'élèves du public pour attirer leur attention sur les "tenues plus légères, plus adéquates, afin de supporter mieux la chaleur des salles de classe" adoptées par les élèves. "Notamment pour les jeunes filles", ces tenues seraient "parfois très légères et à la limite de la décence", voire "provocantes"

Nous avions eu le Parti Socialiste et l’UMP, il nous manquait une déclaration du centre !! Et nbien c’est François BAYROU qui a décidé de transformer l’émission de télé réalité « Le pensionnat de Chavagne » en réalité. Il faut réhabiliter les blouses à l’école !!!

"Je dis quelque chose qui peut paraître réac pour beaucoup, mais quand vous regardez le poids des marques dans les écoles, quand vous regardez les milliers d'euros qui partent quelquefois pour avoir telle marque de chaussures ou telle marque de pantalon, ou telle marque de sweat-shirt, je trouve qu'il y a là quelque chose d'effrayant, de déstabilisant pour les familles".

C’est un peu mou François, nous pourrions nous plonger dans les souvenirs de la France des années 50 et évoquer :

La salle de classe qui sent bon la craie,
la maxime du matin écrite au tableau,
les fleurs fraîchement coupée et offertes à la maîtresse,
le remplissage des encriers et les plumes sergent-major,

Et pourquoi pas une petite chanson reprise tous les matins par les élèves en l’honneur du chef de l’état ?

François BAYROU qui s’était distingué lors de la précédente élection présidentielle en mettant une gifle à un gamin qui voulait lui faire les poches a-t-il peur de se faire doubler par les autres partis dans le domaine du rétrograde. En fin de compte, ces politiques qui nous gouvernent ou aspirent à le faire ont-ils la moindre vision de la jeunesse française ?

Comment, en voyant la jeunesse au travers du vote de leurs parents et grands parents, les politiques envisagent-ils un jour qu’ils rejoignent un mouvement ou parti ? Si la société française connaît des soubresauts ou des difficultés, cela n’est pas en ciblant tel ou tel catégorie que l’on règlera les problèmes.

Qu’avez vous jusqu’à présent, madame, messieurs proposé comme projet de présent ou d’avenir à la jeunesse ? Quels grands challenges, quels choix de société ?

Des treillis ou des blouses grises. On finit par se demander si vous vivez dans le même pays que nous ?