02 août 2006

Carlos GHOSN : Apprenti sorcier ou futur maître du monde automobile ?


La rumeur a démarrée il y a quelques mois mais n’avait pas fait les manchettes des journaux économiques ou sportifs : RENAULT F1 deviendrait NISSAN ou INFINITI F1 à partir de 2008.

Aussi étonnant que cela puisse y paraître, cette idée fait son chemin dans la tête de Carlos GHOSN. Pour les observateurs avertis, il est évident que le PDG de RENAULT NISSAN cherche à positionner la marque japonaise le plus haut possible tout en positionnant la marque française sur le segment des véhicules grand publics.

Quel avenir pour RENAULT ?

Visiblement la LOGAN roumaine pourrait devenir notamment au travers du rachat programmé du constructeur russe AVTOVAZ qui fabrique les LADA le leader européen des voitures d’entrée de gamme. S’il est vrai que RENAULT n’a jamais brillé dans le haut de gamme automobile, il semble un que son PDG qui a déjà délocalisé une grande partie de la production s’apprête à « déclasser » la marque en lui donnant un statut « populaire »

C'est pourtant bien le RENAULT de Louis Schweitzer qui fort de ses résultats s'est implanté en Europe de l'Est, en Amérique latine mais aussi en Asie.

C'est aussi ce RENAULT là qui s'alliait avec le Japonais Nissan alors au bord du gouffre et qui a acquis le Roumain Dacia, chargé de débuter la fabrication de la fameuse Logan.

Enfin, il ne faudrait pas oublier que Louis Schweitzer transmettait à son successeur, lors de son départ, un groupe en bonne santé financière.

Que se passera-t-il alors si l’opération GM réussit ?

Il y a fort à parier que NISSAN deviendra avec INFINITI sa griffe de luxe le fleuron du nouveau groupe. Qu’adviendra-t-il par contre d’OPEL, de SAAB, de SAMSUNG, de CHEVROLET/DAEWO et de ... RENAULT ?

Il est évident que l’objectif est de faire de nouvelles économies d’échelle en diminuant le nombre de plates formes, de moteurs et surtout de sous-traitants et fournisseurs. On ose pas penser au nombre de salariés qui feraient les frais d’une restructuration de cette ampleur !!!

Quel est la place réelle de NISSAN aux Etats Unis ?

NISSAN a été longtemps considérée (avant l’arrivée de son actuel PDG) comme la marque la plus fiable et la mieux finie de la production nippone. Depuis, si la rentabilité est au rendez-vous, la qualité de fabrication est en baisse et la faible originalité des modèles a relégué NISSAN très loin de HONDA (et sa marque de luxe ACURA) ainsi que de TOYOTA (et sa marque de luxe LEXUS)

En 2006, même si NISSAN limite la baisse de ses ventes à -1 ,7 % (à comparer avec les - 7% de GM et FORD) on est loin de connaître les flamboyants résultats des années précédentes.

Quel est l’impact commercial de NISSAN en France ?

Les chiffres sont incontestablement très moyens et la gamme MICRA épaulée par le MURANO n’arrive pas à cacher une offre constituée de modèles vieillissants.

Sur 6 mois de l’année 2006, il s’est vendu 17 049 véhicules ( - 23,4 % par rapport à l’exercice précédent) soit un peu mieux que SUZUKI (13 010 mais + 31,3 %) mais très loin de TOYOTA le rival de toujours (49 242)

Et en Europe ?

Nissan marque le pas sur le Vieux Continent. Au premier trimestre, les immatriculations ont lourdement chuté : - 14,4% (79 431 unités) sur un marché en hausse de 3,4%. L'époque où Nissan caracolait devant Toyota est bien révolue. Le deuxième constructeur mondial vend aujourd'hui presque trois fois plus de voitures que le groupe contrôlé par Renault, alors que ce ratio n'était que d'une Nissan pour deux Toyota en 2005.

Alors, dans le difficile et compliqué jeu de « mecano » que souhaite construire Carlos GHOSN qui va être (en partie) sacrifié ?

Alors quel est l’avenir de RENAULT F1 ?

Selon le marketing du groupe, associer une CLIO à une F1 relèverait de plus en plus de la gageure, alors que l'associer à une luxueuse NISSAN représente un challenge plus simple.

Interviewé sur le sujet le PDG de RENAULT NISSAN déclarait

Carlos GHOSN : " Tant que nous continuerons à offrir un bon spectacle, à avoir de bons résultats, et à rester au meilleur niveau de la Formule 1, il n’y a pas de questions à se poser sur notre avenir en Formule 1. "

" Il y a évidemment des incertitudes sur les conditions dans lesquelles la Formule 1 va évoluer à partir de 2008. Il ne s’agit pas d’une préoccupation pour Renault uniquement, mais pour tous les constructeurs essayant de définir quel sera l’environnement de la Formule 1. "

" Mais si j’élimine cette incertitude, que je considère que nous allons résoudre ces questions, et que la Formule 1 continue à avoir un bon retour sur investissement pour les participants, et en particulier pour le vainqueur, alors nous devons y être. "


Le retour en force des FERRARI et le départ annoncé de Fernando ALONSO risquent de précipiter la valse des logos. A moins que les réalités économiques et l’état français toujours actionnaire à 15 % de l’ancienne régie RENAULT ne rappellent à l’ordre un PDG bien opaque sur ses stratégies.


Sources

Le FIGARO
CCFA
Le blog auto
Boursier.com

01 août 2006

Etats généraux de la condition pénitenciaire


Régulièrement épinglée par les associations mais aussi par l’Union Européenne pour l’état de ses prisons, la France vient de lancer une initiative assez originale pour qu’on s’y intéresse.

C’est Alvaro Gil-Robles le commissaire aux droits de l’homme du conseil de l ‘Europe qui pointait du doigt en février dernier la surpopulation (116 détenus pour 100 places avec des pics à 200 dans certaines maisons d’arrêt) et le manque de moyens nécessaires au fonctionnement de la plupart des établissements.

Une dizaine d’organisations dont l’OIP , des députés de tous bords politiques et une mission sénatoriale, sous l'égide de Robert BADINTER , ancien garde des sceaux ont lancé une grande consultation dont vous trouverez ci-dessous un extrait du site Web qui lui est consacré

« Les Etats généraux de la condition pénitentiaire ont été initiés le 7 mars 2006 avec pour ambition de favoriser la mise en œuvre d’une réforme profonde du système carcéral et, plus globalement, d’engager une vaste réflexion au sein de la société française sur le rôle et le fonctionnement de la prison. Placée sous l’égide de l’ancien garde des Sceaux Robert Badinter et réunissant une dizaine d’organisations, cette démarche présente un caractère exceptionnel … »

LE PRINCIPE DE LA CONSULTATION

« Contrairement à un sondage qui s’adresse à un échantillon réduit de personnes, une consultation a pour principe de s’adresser à l’exhaustivité de la population ciblée. La consultation vise, en effet, à offrir à chaque personne concernée le loisir de s’exprimer à ce sujet. Les populations qui seront sollicitées lors de cette consultation se regroupent en six catégories : La population détenue (estimée à 60 000 personnes), Les personnels de l’administration pénitentiaire (23 000), Les intervenants en milieu pénitentiaire (25 000), Les magistrats (8 500), Les avocats (45 000), Les familles de détenus (60 000 personnes, soit un questionnaire par famille)

La fin de la consultation organisée par les Etats généraux de la condition pénitentiaire a été repoussée du 31 juillet au 30 septembre 2006

Le questionnaire

Le site Web


31 juillet 2006

Passeurs et employeurs clandestins même combat ?

La douloureuse affaire de l’île de LAMPEDUSA (Treize candidats à l’immigration clandestine sont morts durant un voyage de Libye vers l’Italie) ainsi que celle de MALTE nous renvoient en pleine figure le problème de ces clandestins qui ne cessent de chercher de nouvelles entrées sur la sol de l’Union européenne

Après les images des camps « improvisés » au Maroc et dans les enclaves espagnoles de MELILLA et CEUTA en passant par les îles CANARIES, un constat s’impose : nous sommes loin d’avoir atteint un pic en la matière et le pire reste à venir.

Nous qui sommes du bon côté avons bien souvent du mal à comprendre pourquoi tous ces gens veulent venir chez nous. C’est oublier un peu vite que les irlandais, italiens, espagnols, portugais et grecs faisaient de même il n’y a pas encore si longtemps. Qu’allaient-ils chercher ?

Une vie meilleure, fuir une dictature, des conditions économiques et sanitaires correctes

Il ne faut pas oublier que pour beaucoup, l’arrivée et l’intégration n’ont pas été faciles relire les Ritals de François CAVANNA )

Qu’en serait-il encore aujourd’hui si l’Union européenne n’avait pas accéléré leur développement ?

Que fait-on concrètement pour les pays les plus pauvres ?

La vitrine Europe exposée au travers des media audio visuels dans la totalité des pays pauvres du monde donne envie à ceux qui ont peu ou rien de venir dans cet eldorado changer leur vie ou celle des leurs.

Si depuis François MITTERRAND, le discours sur l’amélioration des conditions économiques des pays pauvres est sans cesse ressassé, on est bien obligé de constater que rien ne se passe et que des milliers de gens tentent quotidiennement leur « chance » afin d’échapper à la misère ou la guerre qui frappent leurs pays.

Il ne faudrait plus aujourd’hui parler d’aide au développement mais carrément de plans de développement concertés. On ne peut plus accepter de verser aveuglement des sommes d’argent à des gouvernements dont les deux préoccupations sont l’alimentation de leur propre compte en banque et l’achat d’arme pour le protéger.

Mais pour cela il faudrait que le dialogue s’ouvre vraiment au lieu de constater que les Etats Unis construisent une des plus grandes barrières du monde à leur frontière et que certains gouvernants de pays de l’Union européenne s’apprêtent à mettre en place des politiques d’immigration sélectives qui récupéreront les sujets d’élite pour mieux rejeter ceux qui seront les futurs clandestins.

A titre d’exemple, Je vous livre ci-dessous un exemple de coopération entre l’Espagne et l’Angola

« Nouakchott, 28/07 - Un responsable du ministère mauritanien de la Défense a réceptionné mercredi dernier des mains de l`ambassadeur d`Espagne à Nouakchott, un important don destiné à faciliter la lutte contre l`émigration clandestine vers l`Europe, selon la Pana.

Composé de vedettes de surveillance côtière, de véhicules tout- terrain et d`ordinateurs, ce don s`inscrit dans le cadre de l`exécution d`une série de mesures urgentes visant à faire face à la grave situation humanitaire résultant de l`arrivée, dans des conditions extrêmement difficiles, de migrants clandestins débarquant aux îles Canaries.

Le nouveau matériel permettra également à la gendarmerie mauritanienne de renforcer le contrôle des frontières maritimes pour éviter le départ d`embarcations ayant à bord des candidats à l`immigration clandestine en Europe... »

Les démographes et certains économistes ont transformé le problème de l’immigration en cause et objectifs nationaux tout en ne comptabilisant que les populations susceptibles de remplacer des pans entiers de l’économie bien souvent à l’abandon faute de conditions de travail ou de rémunération minimales.

Passeurs et employeurs clandestins même combat

Dans la pratique, ce ne sont pas seulement les sans-papiers, mais tous les immigrés qui constituent un gibier de choix pour les employeurs de certains secteurs d’activité, qui savent bien que les salaires et les conditions de travail proposées leur paraîtront toujours meilleures qu’au pays.

Ces secteurs ont été souvent identifiés : au premier rang le BTP, puis l’hôtellerie restauration, la confection, l’agriculture, le nettoyage, la domesticité et la garde d’enfants, la distribution de prospectus, ...

De récentes affaires en Italie, Espagne ou des travailleurs étaient traités comme des esclaves après avoir été recrutés dans leur propre pays ainsi que les trop nombreuses affaires françaises d’employés de maisons séquestrées et mal nourries prouvent qu’il est indispensable de revoir en profondeur le barème de sanctions à l’égard de ceux qui emploient en toute connaissance de cause des clandestins.

Pourtant, des textes existent en France puisqu’en 2005 la Chancellerie rappelait la lourdeur des peines encourues pour « l’emploi d’un étranger sans titre de travail » : cinq ans d’emprisonnement, 15 000 euros d’amende et jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende quand l’infraction est commise en bande organisée.

Cela ne semble pas vraiment être dissuasif.

En Afrique du Nord en Afrique Noire, en Chine et aux Philippines c’est très souvent parce qu’on vous promet un emploi sur place que l’on décide de partir. Si la majorité de ces gens ne verront jamais s’appliquer à eux la législation des pays où ils arrivent, il seront majoritairement exploités comme des esclaves modernes.

Si une des réponses à ce problème proposée par le gouvernement français se nome les GIR il ne faut toutefois pas oublier que la meilleur des réponses s’appelle les services de l’inspection du travail.

Montrée du doigt à maintes occasion par certaines organisations patronales comme des handicaps au bon fonctionnement des entreprises, l’inspection du travail reste (à condition qu’on veuille bien lui donner moyens et hommes) un des maillons les plus solides dans la lutte contre l’emploi de clandestins.

Le MEDEF et la CGPME bien silencieux sur le sujet, sont concernées au premier chef et devraient à mon avis encourager toutes les initiatives qui concourent à éradiquer ce fléau afin de montrer qu’il existe d’un côté des chefs d’entreprises et de l’autre des exploiteurs de détresse humaine.

Sources

Le FIGARO
WIKIPEDIA
Angola Press

28 juillet 2006

Nos élus lisent la presse citoyenne

Le 17 juillet, ulcéré par la scandaleuse affaire d'Eurotunnel j'écrivais un article sur AGORAVOX intitulé "Actionnaires ou gogos" Or, ce jour, un message vient d'être ajouté dans la partie forum de cet article et émanant de deux députés. Je vous donne copie de leur communiqué ci-dessous

le 28 juillet 2006 à 13H58 - Assemblée Nationale

Richard MALLIE Député des Bouches-du-Rhône Pierre CARDO Député des Yvelines

QUEL AVENIR POUR EUROTUNNEL ?

Richard MALLIE, député des Bouches-du-Rhône et Pierre CARDO, député des Yvelines, sensibilisés depuis des années sur le problème d’Eurotunnel, se sont engagés dans l’écoute et la défense des milliers d’actionnaires de cette société.

Ils observent avec beaucoup d’inquiétude les évolutions récentes de ce dossier et ont participé à la réunion, organisée à l’Assemblée nationale le 5 juillet 2006 par le Président de la Commission des Affaires économiques, Patrick OLLIER qui a auditionné M.Jacques GOUNON, Président d’Eurotunnel Ayant pris connaissance de certains articles de presse, parus à l’issue de cette réunion, ils souhaitent apporter des éléments complémentaires. S’il est exact que le Président OLLIER a réservé un accueil favorable au plan de restructuration, proposé par le Président d’Eurotunnel, il est inexact d’affirmer que la majorité les députés présents sont favorables à ce plan.
Richard MALLIE et
Pierre CARDO souhaitent qu’il soit précisé qu’ils ont exprimé leur opinion défavorable à ce plan qui n’apporte pas de réponses satisfaisantes aux milliers d’actionnaires individuels de la société.


Contact

Richard MALLIE : Tél. 01.40.63.76.70
Pierre CARDO : Tél. 01.39.70.88.99

Dopage: Qui sont les tricheurs ?

Jean Louis BORLOO le disait ce matin sur RTL : « le tour de France est la troisième épreuve sportive mondiale après les jeux olympiques et la coupe du monde de football. S'il était prouvé que le vainqueur de l'édition 2006 avait triché, ce serait vraiment terrible »

Pour une fois qu'il m'arrive d'être d'accord avec lui, je vis simplement rappeler certains faits. Un peu d'histoire pour commencer :

"Le dopage est un problème récurent du Tour. Le pot belge resta longtemps en usage et les frères Pélissier en expliquèrent tous les détails dès le début des années 1920. Le décès de Tom Simpson sur la route du Tour le 13 juillet 1967 est un électrochoc pour tous, coureurs, organisation et spectateurs.

Les premiers contrôles anti-dopage sont alors mis en place, mais ces derniers restent toujours en retard d'une génération. Afin d'éviter un nouveau cas Simpson, le dopage se professionnalise, tandis que la fédération internationale traîne des pieds pour renforcer la lutte anti-dopage et mettre à jour la liste des produits interdits.

Le coureur cycliste Pedro Delgado est ainsi déclaré positif à la probénécide quelques jours avant son arrivée en jaune à Paris, mais les organisateurs de la Grande Boucle s'inclinent face aux pressions de la fédération internationale permettant à Delgado de terminer son Tour 1988 sans être inquiété.
La probénécide figurait sur la liste des produits interdits par le CIO, mais pas sur celle de l'UCI.

En 1998, le scandale de l'affaire Festina éclate. Cette affaire met surtout en lumière la participation active du staff médical des équipes pour encadrer médicalement le dopage des coureurs.
Suite à cette affaire, les contrôles sont renforcés et la France se dote d'une loi anti-dopage plus contraignante.

Malgré ces précautions, les soupçons de dopage planent encore sur le Tour, notamment suite aux performances de coureurs comme Marco Pantani et Lance Armstrong, suite aux affaires les concernant".
Source WIKIPEDIA

Cette affaire ressemble plus à celle de Ben JOHNSON le sprinter américain pris la main dans le sac aux jeux olympiques qu'à celle des produits savamment élaborés dans les officines de chimistes du sport. Floyd LANDIS a joué et perdu.

Certains diront : « et une de plus » d'autres resteront silencieux mais n'en penseront pas moins. Le cyclisme n'est pas à nouveau en crise, il l'a toujours été comme beaucoup d'autres sports à statut professionnel

Si l'événement prend une telle ampleur, c'est surtout par la formidable mondialisation de l'épreuve mais il ne faut pas se voiler la face, cela fait des années que le mouvement sportif essaye de lutter contre les « metteurs au point » de nouvelles substances dopantes.

Les instances sportives américaines ne sont pas des plus claires à ce sujet. Qui sait que plusieurs fédérations sportives américaines ne sont pas affiliées au mouvement international parce qu'elles ont un statut de « sport spectacle »

Le football américain est la meilleure illustration de ce propos. Anabolisants et autres substances circulent librement sans aucun contrôle et il est courant de voir des géants de muscles totalement détruits à l'issue de leur (courte carrière)

Autre illustration : La créatine. Cette substance est interdite en chez nous mais en vente libre en Amérique du nord où nombre de sportifs de haut niveau l'utilisent. Mary PIERCE avait d'ailleurs exprimé sa surprise alors qu'elle devait jouer en France.

Dernier exemple enfin, la sortie par la petite porte de Marion JONES qui a profité d'une maternité providentielle pour passer au travers des mailles du filet et qui n'est plus que l'ombre d'elle même.

C'est malheureux à dire mais il s'installe de plus en plus une culture du dopage qui est la résultante de l'argent et de la gloire. Les athlètes de la Grèce antique pratiquaient déjà le dopage mais une épreuve contemporaine couverte par tous les media du monde génère les plus grands excès.

En fin de compte, ce qui est inquiétant, ce ne sont pas la petite dizaine voir vingtaine de sportifs qui tombent à chaque épreuve majeure mais l'avance prise par la recherche en produits dopants par rapport aux laboratoires sportifs. Et il doit être lucratif ce marché pour que des chimistes concoctent dans le plus grand secret des potions de « champions »

Où en est-on de la détection de l'hormone de croissance ? Il ne faut pas être professeur de médecine pour constater que le masse musculaire de certains athlètes tiennent plus des profils de « body builder » que de sprinters.

En regardant la silhouette de Jesse OWEN par rapport aux finalistes du 100 m d'Athènes, on pourra toujours trouver des diététiciens ou des coachs qui vous expliqueront que l'alimentation et les conditions d'entraînement, ... A l'heure qu'il est on a toujours pas répondu à la question : "Qui sont les tricheurs"


27 juillet 2006

Pauvre camping ou camping de pauvres ?

Canicule, vacanciers avides de bains de mer et ventilateurs dans les campings, nos media ne nous auront jamais autant montré une France qui aspire au bonheur simple pendant que le Liban se fait écraser par les bombes, que les députés sont prêts à s’écharper sur le sort de GDF et que la « chasse » aux SDF campeurs s’organise dans Paris.

C’est Médecin du monde qui ulcérée par la situation de quelques pauvres bougres durant les grands froids récents a distribué ces abris de fortune. Les pauvres sont aussi des « marronniers » que la presse adore ressortir lorsque l’hiver s’installe. Entre les restos du cœur auxquels il est de bon ton d’apercevoir un ou deux ministres et les permanents des associations qui vont à la recherche de ceux qui peuvent mourir, c’est de l’actu coco !!!

Seulement quand les beaux jours reviennent, la charité et l’assistance ont tendance à …ne plus l’être. Vous me direz, la canicule qui frappe entre autre la France est prétexte à montrer notre vaillant Premier Ministre venir chercher des votes dans les maisons de retraite.

Et les SDF campeurs dans tout cela ?

Et bien, ceux qui ont eu la chance de recevoir un abri de toile ont décidé de s’installer tant bien que mal dans certaines artères ou squares des beaux quartiers. Comme le disait une résidente de ces quartiers à la radio, « en hiver, c’est normal mais en été quel exemple pour nos enfants !!! »

Et oui madame, les pauvres sans neige cela existe aussi et masquer la situation à vos enfants ne va pas leur ôter le repas ou le sommeil.

Devant la levée de boucliers des résidents, la mairie de Paris s’est émue du problème pour deux raisons : Les élections se rapprochent et la présence des SDF à côté de Paris plage risque d’entacher la belle image que la majorité municipale souhaite montrer. On a donc, pour régler le problème nommé une médiatrice Agnès de Fleurieu.

Présidente de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, Agnès de Fleurieu a deux semaines devant elle pour dresser un état des lieux de la situation et remettre un rapport au ministre. Elle ne sera pas seulement chargée d'établir une médiation avec Médecins du monde sur le devenir de ces tentes (300 distribuées, mais 450 selon la mairie de Paris qui comptabilise les tentes achetées par les SDF eux-mêmes et les dons de certains riverains).

L'association Emmaüs, interrogée par la médiatrice chargée du "problème posé par les tentes" des SDF a Paris, a demandé la création "de petites unités de vie" ouvertes 24h sur 24, selon un communiqué diffusé mercredi par l'organisation caritative.

Emmaüs a fait part à la médiatrice Agnès de Fleurieu de "sa forte préoccupation face à la fragilité d'environ 2.000 personnes qui vivent à la rue à Paris".

Lors d'une rencontre mardi, les responsables de l'association ont souligné auprès de la médiatrice que les centres d'hébergement d'urgence sont occupés à plus de 95%. Ce qui montre qu'ils "répondent aux besoins de la majorité d'entre eux", selon Emmaüs.

Comment régler le problème qui vous l’avouerez ne représente que 450 tentes sur toute la ville de Paris ? Si certaines voix se sont élevées pour proposer de « pousser » ces intrus en (grande) banlieue, beaucoup ressortent le serpent de mer de la création de logements même précaires mais suffisant en nombre et en qualité d’accueil.

De son côté l’association Emmaüs préconise l'ouverture « d' auberges » pour accueillir les « travailleurs pauvres » qui permettraient de « désengorger les centres d'hébergement d'urgence ». Elle a également appelé à la concrétisation au plus vite des engagements pris au lendemain des incendies de l'été 2005 par la création de 5.000 places de résidences sociales.

Si du côté de la mairie de Paris, on campe sur ses positions :

Bertrand Delanoë a lancé jeudi une démarche qu'il veut à la fois "humaine et ferme" pour déplacer les SDF vivant sous des tentes dans les rues de la capitale, en invoquant les risques sanitaires liés à la canicule et les plaintes de riverains.

Médecins du monde reste inflexible :

"Comment demander à ceux qui sont sous une tente de la quitter? Quelle serait leur alternative: de nouveau dormir, sans abri, par terre sur le trottoir, pour se faire oublier?"

Qu’est qui gêne dans cette affaire ?

Ce qui gêne, c’est l’aspect visuel de cette pauvreté (assumée ou non par ces SDF)

Si le geste de Médecins du monde était une provocation, il faut concéder que la ville de Paris est assez active dans le secours auprès des populations en difficulté. Alors, ne nous voilons pas la face, ce qui gêne le plus, c’est qu’il y a une trente ou quarante ans, tomber dans la « clochardisation » comme on disait à l’époque ne concernait que des gens faibles ou ayant fait le choix de la rue. Or, il en est tout autre aujourd’hui et on peut tomber très rapidement en bas de l’échelle sociale sans pour cela avoir « fait un choix de vie ».

Nos dirigeants et élus si prompt à créer des groupes d’études (120 groupes recensés pour 577 députés - rapport Jean Luc WARSMANN vice-président de l’assemblée nationale) pourraient se décider à regarder au plus près le problème de citoyens salariés parfaitement intégrés qui du jour au lendemain peuvent se retrouver sous une toile de tente installée dans un beau quartier de la capitale.


Sources et crédits photos

Nouvel Observateur
AFP
Emmaüs
Médecins du monde


26 juillet 2006

Football Italien : Tout ça pour ça ?


C’est confirmé, il n’y aura que la Juventus de Turin en série B l’année prochaine. Le Milan AC voit son maintien en Série A confirmé et les points de pénalité ramenés de 15 à huit, ce qui l’autorise à participer au troisième tour préliminaire de la Ligue des champions.

Quant à la Juventus, les points de pénalités qui lui avaient été infligés ont été ramenés de 30 à 17 points. De bon augure pour un retour rapide en série A.

La Fiorentina commencera la saison avec un handicap de 19 points et la Lazio de Rome de 11 points.

De quelle affaire parle-t-on ?

Tous sont soupçonnés d'avoir participé au trucage de plusieurs matches lors de la saison 2004-05, notamment par la désignation d'arbitres complaisants.

Le procureur soutenait la thèse suivante « Un système "sophistiqué" visant justement à se rendre invisible aux médias et à l'opinion publique en agissant lors de phases de jeu "litigieuses", mais pas sur des actions incontestables »

« Les liens malsains qui existaient entre patrons de clubs et dirigeants de la Fédération ne font aucun doute, mais si l'on s'en tient aux faits, il sera peut-être difficile de prouver que le déroulement des rencontres a été altéré, car tout repose sur des conversations parfois ambiguës et à double sens »

Les avocats des clubs qui évitent la relégation se sont appuyés sur le faible nombre de témoignages les concernant. La Juventus de Turin, dont l'ancien directeur général Luciano Moggi avait été pris la "main dans le sac", en train de littéralement dicter les arbitres de son choix à un responsable de la Fédération n’a pu se sauver mais limite les dégâts.

Que retirer de ce jugement ?

Tout d’abord une très grande interrogation : Qui est trop ou pas assez punit ? Il est clair que le procureur qui souhaitait une opération « main propres » comme l’Italie a su en faire en politique n’a pas été suivit.

Alors tricheurs ou pas ?

On pourrait penser que la sanction qui va peser surtout sur la Juventus pourrait entacher sa réputation. Le football « opium » du peuple italien est devenu tellement important que les dirigeants politiques se chargeront de faire oublier cette affaire en toute discrétion et que dans quelques années tout cela n’aura servit à rien.

Il n’en reste pas moins que le ou les clubs qui seraient éliminés en tours préliminaires de la ligue des champions par le Milan AC pourraient trouver la défaite bien amère.

24 juillet 2006

Surfez UMP

Pour les amoureux du Web, l'UMP vient de lancer la souris patriote. Pour tous ceux qui veulent surfer tricolore, vous trouverez le lien ci-dessous vous permettant de découvrir ce bijou de haute technologie.

http://www.u-m-p.org/site/boutique/images/souris.jpg


On attend la réplique des autres partis et formations politiques !!!

Remise en cause de l’homophobie ?

Peut-on avoir été condamné pour propos et injures homophobes et déposer une proposition de loi remettant en cause les textes légaux ?

Non, allez vous me dire ! Et bien, je vous répondrai que cela est possible en 2006 en France.

Résumé de l’affaire

Christian Vanneste vient de déposer une proposition de loi, portant n° 3259, visant à abroger la mention « de leur orientation sexuelle », permettant de poursuivre les auteurs de propos homophobes, introduite dans les articles 32, 33 et 48 de la loi sur la presse de 1881 par la loi du 30 décembre 2004 créant la HALDE.

Or, il a ainsi été, le premier en France avec la loi de 2004, reconnu coupable d’"injure à l’égard des personnes homosexuelles" par le tribunal correctionnel de Lille, le 13 janvier 2006. Il a aussi, dans le même temps, été condamné à verser des amendes et des dommages et intérêts à trois associations (SOS Homophobie, Act Up-Paris et le Sneg qui l’avaient poursuivi)

Qui est Christian Vanneste ?

Christian Vanneste est le député UMP du Nord qui a déclaré : Je n’ai pas dit que l’homosexualité était dangereuse. J’ai dit qu’elle était inférieure à l’hétérosexualité. Si on la poussait à l’universel, ce serait dangereux pour l’humanité".

Il avait assumé ses propos devant le tribunal, affirmant qu’il n’avait "jamais parlé d’infériorité des homosexuels", mais "d’infériorité morale et sociale du comportement homosexuel par rapport au comportement hétérosexuel qui conduit au mariage et à la procréation".

A part cela, monsieur Vanneste qui est membre de la commission des lois à l’assemblée nationale est plutôt actif puisqu’on lui doit 335 questions dans les domaines suivants

Président : - Industrie de la chaussure, du textile et de l’habillement Vice-Président : - Travailleurs frontaliers Secrétaire : - Sécurité intérieure

Membre : - Agro-alimentaire - Cancer - Cinéma - Contrefaçon - Gens du voyage - Jeunesse, intégration, citoyenneté - Longévité - Modernisation de la vie politique française - Pollutions industrielles historiques - Protection des animaux - Rapatriés - Route, sécurité routière - Sécurité civile - Tibet - Toxicomanie

Et 225 propositions de lois qu’il initié ou dont il était co signataire dont le dernier à être affiché sur le site de l’assemblée nationale est : "Proposition de loi visant à établir une journée nationale d’hommage aux victimes des régimes communistes" et le texte qui a donné lieu à cet article : "Proposition de loi portant modification de certaines dispositions introduites par la loi portant création de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité" et joliment baptisée « pion 3259 (c’est d’ailleurs le seul texte de la liste qui porte un numéro et non un descriptif.

Que monsieur Vanneste ait des convictions qui le situent à la droite de l’UMP est parfaitement légitime. Par contre, qu’un député membre de la commission des lois, condamné pour propos tombant sous le coup de la loi se permette de chercher à la contourner me semble être un abus de pouvoir.

Encore un mauvais coup porté à notre chère démocratie vont encore dire certains. Je pense plutôt qu’il serait nécessaire d’interdire aux élus de la nation de chercher à se soustraire à des condamnations que le citoyen lambda ne peut éviter.

Sources

AFP

Assemblée Nationale

20 juillet 2006

Brigitte Bardot : Au revoir et à jamais ?


Ainsi, la dame de la madrague qui nous distillait « coquillages et crustacés » ou « je n’ai besoin de personne en Harley Davidson » aurait décidé de quitter la France au profit de la Suède où elle envisage de finir ses jours.

En d’autres temps, le départ de cette icône du cinéma français (qui fit fantasmer une partie de la planète dans ses rôles d’ingénue) aurait provoqué un drame national.

Il semblerait cette fois-ci que cette menace n’inquiète plus grand monde.

Brigitte Anne-Marie Bardot, née le 28 septembre 1934 à Paris, française, fille de Charles "Pilou" Bardot, industriel lorrain et d’Anne-Marie Mucel. nous avait plutôt habitué dans ses premières années de présence à l’écran à son mode de vie plutôt décomplexée pour l’époque. Malgré quelques mariages hasardeux, elle représentait la femme libre et moderne que beaucoup de françaises prenaient pour modèle (Ah ! la petite robe en vichy)

On connaît ses premiers engagements dans la lutte contre l’exploitation animale au travers des bébés phoques sans vraiment savoir que c’est l’écrivain Marguerite Yourcenar qui, connaissant sa réputation, attira son attention sur leur massacre.

Ayant quitté les plateaux de cinéma, on la vit devenir passionaria de toutes les causes animales notamment aux côtés de Alain Bougrain Dubourg . Elle capitalisa à cette époque autant si ce n’est plus de popularité que durant sa carrière de chanteuse et actrice.

Puis vint la période « politique » Mariée à un dignitaire du Front National, l’icône commença à entonner un bien étonnant discours :

Sur France 3, dans l’émission animée par Marc-Olivier Fogiel, au printemps 2003, elle déclare que les sans-papiers, dans leur mouvement de protestation, font des églises « de véritables porcheries humaines ». Il convient de noter qu’elle avait mentionné explicitement des défécations derrière les piliers de ces églises, faute d’endroits appropriés »

Dans Le Figaro, elle déclare « Et puis voilà que mon pays, la France, ma patrie, ma terre, est de nouveau envahie, avec la bénédiction de nos gouvernements successifs, par une surpopulation étrangère, notamment musulmane, à laquelle nous faisons allégeance. De ce débordement islamique, nous devons subir à nos corps défendant, toutes les traditions. D’année en année, nous voyons fleurir les mosquées un peu partout en France alors que nos clochers d’églises se taisent faute de curés. »

Elle est condamnée en 2004 pour des propos similaires tenus dans son livre Un cri dans le silence.

Alors, quelle est la cause de son plus que probable départ ?

Brigitte Bardot est intervenue il y a quelques jours auprès du ministre français de l’Economie, Thierry Breton, afin de dénoncer "l’avis circonstancié adressé par la France à la Commission européenne et qui attaque" la proposition de la Suède sur de nouvelles réglementations des conditions d’élevage des visons à fourrure en Suède

« L’intervention de mon gouvernement me fait honte, honte d’être Française... Je quitterai peut-être la France pour finir mes jours en Suède"

c’est un cri de colère qu’a lancé mercredi 19 juillet Brigitte Bardot, présidente de la fondation pour la protection des animaux, à l’encontre du gouvernement français accusé de vouloir s’opposer à un assouplissement des conditions d’élevage de visons.

Dans un courrier adressé mercredi au Premier ministre suédois Goran Persson, Brigitte Bardot estime se sentir "plus proche de la sensibilité suédoise que de l’insensibilité française !".

Si vous décidez de partir, nous garderons les images et films qui ont fait tant pour votre renommée et celle de la France du Général. Il me semble toutefois que la France d’aujourd’hui ne devrait pas vraiment s’en émouvoir.

Sources et bibliographie

Wikipedia
Nouvel Obs
AFP
Le Figaro

19 juillet 2006

Le vrai tabloïd arrive en France

Il y a peu, je vous parlais des aléas de la presse traditionnelle face aux « gratuits » suite au lancement du quotidien de Vincent BOLLORE.

Nous étions beaucoup à constater que la presse écrite est dans une passe des plus difficiles. Le récent licenciement (GENESTAR) et départ (JULY) de patrons de presse ne laisse malheureusement rien augurer de bon.

Si les périodiques souffrent beaucoup, des petits malins ont misé sur des magazines dits « trash » comme GUTS. Lancé en partenariat avec Hachette Filipacchi Médias (HFM) . et présenté comme «un vrai magazine décomplexé de divertissement sexy et potache», il a vu la commission paritaire des publications et agences de presse, lui refuser son certificat d'inscription. Conséquence, on s’interroge sur sa survie.

C’est dans ce contexte franchement morose que Bild (officiellement appelé Bild-Zeitung) va se lancer dans nos kiosques

Mais c’est qui BILD ?

Edité depuis le 24 juin 1952, sa diffusion atteint 11,28 millions de lecteurs.

BILD est un journal populaire et populiste. Le titre est l’équivalent du Sun britannique et impressionne plus par son tirage que par la qualité de son contenu. Politiquement proche des chrétiens-démocrates et considéré comme le "confessionnal" du pays, Bild raffole des révélations et du lavage de linge sale. Le quotidien est diffusé à environ 3 700 000 exemplaires en Allemagne. - Courrier International

Le journal possède un site Web (en allemand) qui permettra aux futurs lecteurs d’avoir un avant goût de la qualité de l’objet dont je vous joins quelques « sublimes » photos de la une

BILD appartient à Axel Springer qui est déjà présent en France avec quatre titres magazine, dont Télé Magazine. Le groupe a décidé de privilégier l'expansion en lançant de nouveaux titres à l'étranger.

Si BILD est véritablement craint en Allemagne par la classe politique qui le lit à cause de son emprise sur l’opinion, il est assez vraisemblable que les lois françaises sur la protection de la vie privée lui coupe un peu les ailes comme VOICI en d’autres temps.

Le tabloïd si cher à nos amis britanniques n’a pas réussit jusqu’à présent à s’imposer. Le BILD nous transformera-t-il en afficionados du mauvais goût et des secrets d’alcôves ?


Réponse dans quelques semaines