17 novembre 2006

Déclaration de Laurent FABIUS

« Les militantes et les militants du Parti Socialiste ont voté massivement et c'est d'abord à eux que je pense. Par leur participation au scrutin, par leur contribution au débat qui s'est déroulé ces dernières semaines, par leur adhésion au projet socialiste début juin, ils ont donné un exemple de démocratie. L'ensemble des Français en ont été témoins et en seront juges. De cela, nous pouvons collectivement être fiers.

Les militants ont tranché. Je salue Ségolène Royal et je la félicite pour son succès. Les militants lui ont donné tous les moyens pour l'emporter en 2007. Je lui souhaite bonne chance pour le grand combat contre la droite et l'extrême droite. Il lui revient désormais d'assurer le rassemblement de tous les socialistes. J'y suis évidemment prêt.

Je salue également Dominique Strauss-Kahn que mes vœux de sympathie et d'amitié accompagnent ce matin, face au deuil personnel qui l'a frappé.

Je remercie les 33 000 militantes et militants qui, en métropole et outre-mer, m'ont apporté leurs suffrages. Au-delà de leur vote, je les remercie pour leur mobilisation au service des idées et des propositions que nous avons portées ensemble, pour l'emploi et les salaires, pour la laïcité et les services publics, pour la réorientation sociale, économique, environnementale et démocratique de l'Europe. Qu'ils n'en doutent pas : ces combats sont justes. Ils devront être au cœur de la campagne présidentielle et du prochain quinquennat. Ils seront le ciment de l'indispensable rassemblement de la gauche.

Pour ma part, je continuerai d'agir en ce sens, car je reste convaincu que c'est la seule orientation politique capable de faire gagner durablement la gauche, les Français et la France. »


Dans ces circonstances, je veux te dire personnellement combien je te suis reconnaissant pour l'action que tu as menée pendant toute cette campagne au service de nos idées. Cela a représenté un engagement exigeant, une mobilisation courageuse, souvent très difficile, et je le mesure pleinement.

Même si les résultats ne sont pas eux de nos espérances, je reste convaincu de la justesse de nos positions sur le fond.

L'action continue, ensemble, et en amitié.


16 novembre 2006

Marketing social ?

"Les addictions, qu'il s'agisse du tabac, des drogues ou du jeu, sont enfin reconnues comme de véritables maladies avec un plan de prise en charge et de prévention présenté mercredi par le ministre de la Santé Xavier Bertrand. L'Etat a prévu de consacrer 385 millions d'euros sur cinq ans à ce programme de lutte adopté en Conseil des ministres."
Ce communiqué appelle quelques commentaires de bon sens :

Comment l’état peut-il montrer un visage vertueux alors qu’il est le premier bénéficiaire des taxes sur le tabac et qu’il possède le monopole de tous les jeux pratiqués sur le sol français (voir l’interdiction des loteries sur le Web)

En ce qui concerne les jeux, allons nous obliger les animateurs qui présentent le tirage du loto à déclarer : « « L’abus de jeu nuit à la santé » avant le tirage des 6 bons numéros ?

En fin de compte, notre ministre et ses conseillers nous pratiquent la technique du marketing social qui ne coûte pas bien cher. M. BERTRAND aurait pu par exemple indiquer que la totalité des taxes perçues sur le tabac serait affectée à la recherche médicale. Il aurait pu également nous apprendre le montant prélevé sur les gains de la Française des Jeux pour traiter les « drogués » du jeu qu’il fabrique lui même.

Il aurait pu également dans le cadre de la prévention, conjointement avec Jean Louis BORLOO nous annoncer les mesures fortes qu’il souhaite prendre contre les accidents du travail et les maladies professionnelles.

Il faut savoir que : En 2004, la branche Accidents du Travail et Maladies Professionnelles de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAMTS) a indemnisé 1,4 millions accidents du travail. Parmi ces accidents près de 700 000 ont donné lieu à un arrêt de travail. A l’échelon national, on compte environ 40 accidents du travail avec arrêt de travail pour 1000 salariés.

Principales causes des accidents du travail en 2004

Chutes 39,8 %
Manipulation d'objets 35,7 %
Véhicules 3,2 %
Autres 21,3 %
TOTAL 100,0 %

Sur les 36 871 maladies professionnelles reconnues et réglées en 2004 :
68 % sont des affections péri-articulaires,
15 % sont des maladies dues à l'amiante,
7 % sont des affections chroniques du rachis lombaire,
Les 10 % restants sont des maladies diverses

Si l’on considère que les français travaillent de plus en plus dans le secteur des services, existe-t-il une réflexion sur les maladies du système nerveux (taux de dépressions) qui touche il semble de plus en plus de salariés dont une partie a recours aux psychotropes ou autres produits addictifs (alcool, tabac, café, …)

Quelqu'un a-t-il sérieusement envisagé de lancer une étude sur les ravages de 8H00 quotidiennes de pratique d'ordinateur ?

Alors si la France a décidé de se ranger dans le camp des « Tout préventif », que cela s’applique à tous les domaines de la vie de ses citoyens et là, le message sera crédible.

Sources :
Assurance maladie : accidents du travail et maladies professionnelles
CRAM Bourgogne Franche Comté

14 novembre 2006

La banlieue et les cités bloguent mais qui s’y intéresse ?

Le journal "le Parisien" consacre deux pages dans son édition du jour aux blogs édités par des habitants de banlieues et particulièrement à ceux des villes qui ont connu les émeutes de 2005 (Bondy, Aulnay sous Bois, …)

Au delà du phénomène de récupération habituel auquel se livre la presse, une question se pose : Qui dans nos décideurs économiques ou politiques s’intéresse peu ou prou au contenu de ces journaux en ligne ?

De quoi parlent ces blogs ?

Il abordent très simplement mais concrètement ce qu’est le quotidien : Intégration, emploi, égalité des chances, logement, violence et révolte. Au delà de poser des questions, les articles et les contributions proposent des réflexions que nul ne trouvera dans les pages d’un journal au 20H00 de TF1 ou France2 et bien entendu sur les ondes des radios.

Loin de la téléréalité et des émissions préfabriquées, ces journaux citoyens sont des témoignages actifs de gens qui ne sont pas en quête d'un gain financier ou de reconnaissance.

Pourquoi sorti de l’effet de mode, ces blogs n’arrivent pas à faire bouger les décideurs ?

A ce jour, il semble que beaucoup de décideurs considèrent que la parole émise au travers de ces blogs est une excellente psychothérapie qui permet d’éviter des mouvements par trop violents. La preuve en est que de nombreux mouvements politiques y compris très libéraux affichent le Bondy Blog dans les liens de leurs sites Web sans jamais avoir pris connaissance du contenu.

Ces partis ou formations politiques pensent-ils qu’un lien vers un blog de banlieue leur donne un label et une expertise sur le sujet ? « Pendant qu’ils font ça, il ne pensent pas à faire des conneries » ai-je entendu il y a peu. Edifiant !!!

Démocratie ou alerte citoyenne ?

Alors que tous nos élus, candidats ou non à la présidence de la république nous rebattent les oreilles avec le mot démocratie et ses déclinaisons, il est dommage que ceux-ci en soient à commander des études et des évaluations sur la place du journalisme citoyen dans la cité.

Pourquoi nous vanter la démocratie participative (et surtout consultative) alors qu’une lecture régulière des blogs citoyens permettrait aux élus et décideurs de prendre la mesure de ce que la population pense de leur action et des progrès à accomplir.

Le journalisme citoyen né des blogs est un signal d’alarme que la société et ses responsables doivent prendre en compte. Les décideurs doivent apprendre à observer et comprendre les profonds décalages qui peuvent exister entre les populations et eux. Le pouvoir isole, c’est certain mais l’ignorance est encore pire.

Vers un rapprochement d’idée entre décideurs et journalistes citoyens ?

L’attention des décideurs politiques vis à vis du Web a une date : Le NON au projet de traité constitutionnel pour l’Europe. Pour la première fois, on se rendait compte dans les partis politiques que les citoyens pouvaient faire basculer un vote, et ce sans l’appui des grands média traditionnels.

Ayant pris bonne note de la leçon, les partis politiques ont fait appel à des professionnels de la communication pour occuper le Net.

Une idée avait d’ailleurs fait son chemin : Identifier les « leaders d’opinion » de la blogosphère et les inviter à des conventions pour mieux les manipuler. Les quelques blogueurs qui ont adhéré à ce rapprochement étaient surtout des sympathisants et la tentative de marketing viral a (provisoirement ?) échouée.

Les blogs citoyens représentent la fameuse « voix de la cité » chère à nos élus prompts à dégainer les vocables démocrates.

De deux choses l’une, soit les élus et décideurs prennent au sérieux le journalisme citoyen et lui accordent une place dans leur réflexion, soit ils les ignorent et risquent de se couper encore un peu plus de leurs concitoyens.

Crédit photos

Tranversales

Bondy Blog

06 novembre 2006

Les banlieues sont sauvées, les politiques s’en occupent !!!

Il faut, vous le savez, un fil rouge pour chaque élection présidentielle. Si l’insécurité de tous les français fit un succès lors des précédentes, les violences urbaines plus communément appelées émeutes de banlieue sont en passe de devenir le thème central du débat politique français.

Avant toute chose, j’aimerais rappeler ce qu’on appelle une banlieue. Commençons par une simple définition :

"La banlieue est la zone périphérique urbanisée autour d’une grande ville. En France, le terme s’est d’abord appliqué à la banlieue de Paris, puis s’est généralisé à toutes les grandes agglomérations.

Étymologiquement, la banlieue désignait le territoire situé dans un rayon d’une lieue autour de la ville et qui était soumis au « ban », c’est-à-dire à la juridiction de ladite ville , c’est-à-dire à la juridiction de ladite ville. Le ban est aussi une condamnation à l’exil, au bannissement."

Source http://www.banlieue.info/

Cette définition exclut donc toute péjoration comme celles mises en avant systématiquement par la presse et beaucoup d’élus. A moins que, pour certains mouvements politiques, la deuxième partie de la définition ne soit une réalité ?

En effet, en périphérie de la capitale, on trouve autant de ville prospères que pauvres. Par contre, on trouve beaucoup moins, voir pas du tout, de cités à Neuilly sur Seine, Issy Les Moulineaux, Levallois, Vincennes qu’à Nanterre, Ivry, Vitry sur Seine, Bondy ou Clichy sous Bois.

Et oui, le problème se situe bien au niveau des habitats « provisoires » construits dans les années 60 et quasiment réservés aux banlieues rouges qui ne s’appelaient pas encore la Seine Saint Denis, le Val de Marne, le Val d’Oise ou l’Essone.

Il est vrai que les partis de droite qui gouvernaient dans ces années (et dont l’UMP est le digne héritier) se faisaient un plaisir de construire des logements de qualité « soviétique » dans les communes dirigées majoritairement par des communistes afin d'y loger les populations qu'ils souhaitaient pas chez eux.

Les années passant, si le profil des élus a changé, le provisoire est devenu sordide et les populations qui vivent dans ces cités ont été obligées de composer ou de partir pour laisser leur place à des plus déshérités qu’eux.

Mais, au fait, combien d’élus de la nation habitent encore dans des cités ?

Les cités exclues du droit à la sécurité

Pendant des années, à l’exception de quelques maires, nul ne s’est préoccupé de savoir si les habitants des cités périphériques souffraient d’insécurité. Cet oubli a été opportunément corrigé par notre ministre de l’intérieur au travers de ses légendaires déclarations sur les « racailles » dont il allait débarrasser les habitants puis sur les cités qu’il allait nettoyer au « Karcher ».

Faire un remake de la « bataille d’Alger » en envoyant les forces de l’ordre encercler des cités n’a rien réglé. Soit les populations de ces cités sont assimilés à un sous prolétariat soit ils appartiennent à la nation française. Encercler pour mieux contrôler ne résout rien.

L’insécurité reste mais les gesticulations continuent.

Doit-on obligatoirement détruire des biens de l’état pour se faire entendre ?

Les navrantes affaires d’autobus pris d’assaut et brûlés sont à condamner sans réserve. Beaucoup se sont posés la question de savoir pourquoi les transports en commun avaient choisis par les agresseurs. Le bus est bien souvent le DERNIER service public qui existe pour certaines cités.

Les auteurs des caillassages, dégradations et incendies ont choisit cette cible parce qu’elle représente à leur yeux l’état et plus généralement les pouvoirs publics.

Si la répression contre les auteurs de ces attaques est unanimement demandée par l’ensemble des français, qu’envisage t-on de faire pour que les habitants paisibles de ces cités aient accès à des service public de qualité ?

Quelles sont les revendications de la majorité des populations des cités ?

Une amélioration des conditions de vie et des emplois. Les obligations budgétaires de la France nous amènent à penser qu’il faudrait à la cadence actuelle environ 10 ans pour que les choses commencent à bouger. Si les intentions de M. BORLOO sont louables, elles sont tributaires des prochains gouvernements. Or rien n’indique que le prochain locataire de l’Elysée s’engagera sur des promesses qui ne font pas partie de son programme.

En ce qui concerne l’emploi, la priorité étant à la réduction du nombre de fonctionnaires et la création d’emplois « marchands » les français ont pu noter que les seules propositions de ces derniers temps sont la création de nouvelles zones franches et au recrutement dans la police ou l’armée.

Il faut être bien naïf pour croire que des exonérations de charges sociales vont régler un problème de chômage qui touche de 30 à 50 % de certaines cités. Si organiser la franchise fiscale a permis à quelques commerces ou entreprises de s'installer, rien ne les oblige à recruter par priorité des habitants des cités.

Il faut l’être encore plus pour croire que les jeunes des cités ont vocation à grossir les effectifs de la police ou de l’armée française. Si un certain nombre d’élus français s’inspirent de l’exemple américain, ils oublient que les nouveaux policiers sont affectés principalement dans leur quartier d’origine, ce qui implique de ne JAMAIS le quitter et que la majorité des soldats envoyés en IRAK sont surtout volontaires pour obtenir leur nationalité américaine. Le souhait de ces élus est-il de mettre en place un communautarisme ethnique ?

Qui dit emplois dit entreprises

L’emploi ne se décrète pas c’est vrai. Il n’en reste pas moins qu’il est indispensable que les confédérations patronales acceptent de rentrer vraiment dans le débat. MEDEF comme CGPME attendent beaucoup de l’état en termes d’allègement de charges, de souplesse dans le contrôle et de remise en cause du code du travail mais … repoussent le CV anonyme.

Les populations des cités si elles peuvent se sentir concernées par les initiatives d’organismes comme la HALDE attendent surtout d’être acceptées dans les entreprises comme n’importe quel citoyen français. Il est indispensable que les syndicats d’employeurs proposent de vraies pistes au lieu d’attendre que l’état montre son impuissance. En attendant,

Pourquoi ne pas aider à la création d’entreprises de maintenance et d’entretien au cœur des cités et leur donner un monopole temporaire ?

Pourquoi ne pas mettre en place des tutorats permettant aux habitants des cités de se former et de devenir des acteurs économiques ?

J’entends déjà certains grincheux nous expliquer qu’il s’agirait d’une concurrence déloyale. Mais, combien d’entreprises ont leur siège social dans les cités et combien n’y mettent jamais les pieds ?

Les cités sont parties intégrantes des villes et de la nation. Tout discours prétendant le contraire est immédiatement disqualifié. Ce n’est qu’en réunissant tous les acteurs politiques, associatifs, économiques et citoyens autour d’une table qu’on pourra amorcer des solutions pour un futur immédiat.

Pierre André, sénateur et maire UMP de l'Aisne, le rapporteur de la mission sur le bilan et les perspectives d'avenir des politiques conduites envers les quartiers en difficulté depuis une quinzaine d'années était ce matin sur Europe1 pour parler d’un rapport rédigé avec le concours de toutes les formations parlementaires.

Espérons que ce rapport ne soit pas une fois de plus destiné à orner le bureau des députés et sénateurs !!!

02 novembre 2006

Jaurès reviens, il sont devenus fous !!!

Vous-vous souvenez j’en suis certain de ceux qui profitaient de la récréation pour colporter des « trucs » sur les copains ou copines. Pas beau, à vrai dire, mais nous avions de 5 à 10 ans.

Si aujourd’hui il nous arrive de sourire lorsqu’on entend un enfant dire : « tu sais que XXX elle a pris son amoureux à … » sur le ton du complot, il est beaucoup plus dérangeant de lire les messages et coups tordus qui sont pratiqués entre candidats du Parti Socialiste à la candidature présidentielle.
Extraits :

"Tout était plié, nous disait-on. Circulez, il n’y a rien à voir. Les débats, est-ce bien utile ? reprenaient en cœur les mêmes. Les sondages et les couvertures des magazines avaient déjà décidé pour nous, les militants socialistes. Bref, nous n’avions plus qu’à communier dans la même ferveur ! Aucun écart ne sera toléré !

Mais voilà, le débat et l'intelligence ont repris leurs droits. Des questions légitimes sont apparues. Et même les sondeurs, hier si rapides à nous montrer que nous n’avions pas le choix, commencent à douter. En témoigne cet article paru aujourd’hui « Royal descend de son nuage à deux semaines des primaires ». Selon Jérôme Sainte-Marie de l’institut BVA, « l'opinion de gauche, qui soutenait Royal, se met à douter "
Source : La lettre d’information de Laurent FABIUS

"Je suis un militant socialiste attaché à la liberté de choix et au débat démocratique. Hier soir ont "débattu" à Paris au Zénith Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn. Ce débat a eu lieu sans caméra et sans enregistrement à la suite d'une demande de Ségolène Royal et de son équipe de communicants.

Des camarades courageux ont bravé le SO pour enregistrer malgré tout ce débat et t'en faire profiter. Dès maintenant, tu trouveras l'enregistrement audio des trois interventions à cette adresse. Très bientôt, il y aura aussi une vidéo en ligne!!

Merci de faire passer le mot, pour faire échec à ceux qui veulent interdire le débat
Désolé de t'avoir dérangé. Eric.


PS. Je te propose de prendre connaissance de cette dépêche du jour:
Election du candidat PS: la voie Royal pas tout à fait ouverte Par Thierry MASURE
PARIS, 27 oct 2006 (AFP) - L'énorme chahut pendant le discours de Ségolène Royal, devant 6.000 militants socialistes jeudi soir à Paris, a montré que la favorite pour la désignation du candidat PS à l'élection présidentielle devait encore surmonter des obstacles pour transformer l'essai….


Source : Mail « anonyme » reçu.
(NDA : Il n'ya aucune vidéo mais simplement les sifflets ou applaudissements)

Si on ajoute à ces propos identifiés ou non le début de pugilat entre Julien Dray (pro Ségolène) et Ramzi Khiroun le conseiller en communication de DSK ponctués par « je vais te casser la gueule » et « j’accepte ton invitation » on est en droit de se demander si le Parti Socialiste va survivre à l’épreuve.

Quel que soit le vainqueur de ce combat de chiffonnier, comment nous faire croire que les battus se rangeront derrière le candidat désigné ? Et dire que chaque candidat à pour ambition de rallier l’ensemble des forces de gauche !!!

Beaucoup de français pensaient encore trop naïvement que l’objet de tous ces combats était … les français. A la lecture ou l’écoute des déclarations, il est clair que les vieilles rancoeurs remontent à la surface et que les règlements de compte sont devenus une méthode électorale.

Même si les sympathisants ne sont pas concernés par le vote qui désignera le candidat officiel, il ne doit pas faire bon être militant en ce moment compte tenu de la conduite des états majors des postulants.

Nous avons quitté toutes les références connues en ce qui concerne le PS pour nous rapprocher du jeu « survivor » et on pourrait se demander à quoi servent en définitive les communicants embauchés par l’UMP ?

A ma connaissance, cela fait déjà plusieurs années que le PS au travers de forums et de sites Web interroge militants et sympathisants pour accoucher d’un programme. Il est grand temps de cesser le concours de beauté, d’éloquence ou de socialisme historique pour se consacrer exclusivement à ce que le candidat du PS ferait de sa victoire à la présidentielle.

Si les forums, blogs et autres outils de démocratie participative mis en ligne étaient des leurres, il fallait le dire tout de suite.

La France et les français méritent mieux que ces pantalonnades et risquent de ne jamais élire les tenants de propos et d’attitudes qu’ils pourraient constater chez leurs enfants de moins de 10 ans.

Candidats du PS si vous voulez vous détruire c’est votre problème mais en ce cas vous porterez la lourde responsabilité commune d’une éventuelle défaite en 2007 et il sera trop tard pour nous jouer « je tire les conséquences … et je me retire définitivement de la vie politique » la phrase est déjà prise et a coûté 5 ans à la gauche française et à ses sympathisants

Les marchands de mondialisation

Un économiste promoteur convaincu des bienfaits de la mondialisation, le journaliste adepte de la flexibilité du travail, le député ou le sénateur ennemi des 35 H00 et zélateurs du « travailler plus ». Belle galerie de donneurs de leçons plutôt peu ou pas exposés aux réalités de la nouvelle donne économique.

Imaginez que demain matin, notre économiste, notre journaliste et nos élus se voient remplacés ou en concurrence avec des ressortissants de pays à bas salaires. Que pensez vous qu’il en adviendrait ?

Vous avez du remarquer ces dernières années que chacun d’eux fustige ces français inadaptés et peu au fait des nouvelles donnes économiques. Il leur est en effet facile d’expliquer aux salariés français que les filières textiles, électronique, sidérurgique, … sont de fait transférées dans des pays à bas salaire et qu’ils doivent maintenant trouver d’autres pistes.

Qu’en est-il du statut de nos « donneurs de leçons » ?

Nos distingués économistes, journalistes ou élus de premier plan ne sont en ce qui les concerne exposés à aucune concurrence extérieure. Cet avantage devrait leur donner une forte dose d’humilité. Or, nous constatons tous les jours que c’est exactement le contraire. Vérifions cela .

Il y a en effet peu de chance qu’un Nicolas BAVEREZ :

Avocat, énarque, normalien, docteur en histoire et agrégé de sciences sociales, essayiste économique de tendance libérale. Un des représentants principaux du « déclinisme » dénonçant à travers la métaphore du déclin français, l'intervention de l'Etat, et la protection sociale dont l'immobilisme provoque une inadaptation au contexte actuel d'ouverture des frontières, et constitue un handicap pour son développement, face à l'essor rapide de nouveaux acteurs dynamiques qui profitent de la nouvelle vague de croissance mondiale, à la différence de la France, et plus largement de l'Europe - Source Wikipedia

Ne soit un jour remplacé par un économiste indien ou Chinois !!! Et pourtant, il ne semble pas que les analyses de Nicolas BAVEREZ soient enseignées au delà ne notre brave hexagone.

De même un Jean-Pierre ELKABACH :

Etudes à l'Institut français de presse, à la Faculté des lettres de l'Université de Paris et à l'Institut d'études politiques de Paris.

Il travaille à l' ORTF (Office de radiodiffusion télévision française) jusqu'en 1968, puis est correspondant à Bonn. Il devient présentateur du journal télévisé de la Première Chaîne de 1970 à 1972, puis d'Antenne 2 de 1972 à 1974.

À partir de 1975, il est successivement rédacteur en chef à France Inter, rédacteur en chef à la direction de l'information de Radio France, directeur de l'information d'Antenne 2
Évincé en 1982, il rejoint Europe 1, où il est successivement animateur, directeur d'antenne et présentateur, puis directeur général adjoint.

En décembre 1993, il est nommé président de France Télévisions. Sa présidence est marquée par l'effondrement du niveau des programmes du secteur public. Contraint de partir en 1996 à la suite de la polémique sur les contrats qu'il a consentis à certains animateurs-producteurs

Nommé conseiller spécial pour la stratégie des médias du groupe en 1990 par Jean-Luc Lagardère, il devient le 8 avril 2005 directeur général de l'antenne d’Europe 1 et Administrateur de Lagardère Active Broadcast, tout en conservant son émission matinale.

Depuis décembre 1999, il est président de Public Sénat, où il anime Bibliothèque Médicis, une émission littéraire. En 2005, il est nommé président d'Europe 1 - Source Wikipedia

A toutes les chances de ne pas être en concurrence avec des journalistes allemands britanniques ou slovaques. Il semble pourtant que la voix de notre ami Jean-Pierre ne porte pas plus loin que sa station de radio.

De même qu’un Patrick OLLIER grand pourfendeur des 35 H00 :

A la fin des années soixante, Patrick OLLIER devient professeur d'économie au Lycée et à l'Institut d'Etudes Politiques (IEP) d'Aix en Provence.

Il travaille à Aix-en-Provence jusqu'au moment où il rejoint Paris pour intégrer le cabinet de Jacques BAUMEL, à la demande de Jacques CHABAN-DELMAS, alors Premier ministre.

1969 : chargé de mission au Cabinet de Jacques BAUMEL, Secrétaire d'Etat à la Communication.
1970-1973 : il est appelé par Jacques CHABAN-DELMAS puis Pierre MESSMER, Premiers ministres, qui l'intègrent successivement à leurs cabinets en tant que chargé de mission pour les affaires parlementaires.

Par la suite, Patrick OLLIER a poursuivi sa carrière jusqu'en 1981 dans les cabinets ministériels :
1973 : conseiller technique auprès de Georges GORSE, Ministre du Travail.
1977 : maire-adjoint de Rueil, délégué à la jeunesse, aux sports et aux loisirs.
1992 : Vice-Président de la « Commission d'enquête » sur la lutte contre la mafia.
1993 : nommé Juge à la Haute Cour de Justice et à la Cour de Justice de la République pour la durée de son mandat. il est également élu Vice-Président de la Commission de la Production et des Echanges.
1994 : nommé rapporteur de la loi d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire
1996 : membre du Conseil national du tourisme jusqu'en 1999.
1998 : Président de la Commission permanente du Conseil National de la Montagne. Elu Vice-Président de l'Assemblée nationale.
2002 : Député de la 7ème circonscription des Hauts de Seine aux élections législatives de juin 2002 et devient président de la Commission des Affaires économiques de l'Assemblée Nationale. 2004 : Elu maire de Rueil
Source : Le site de Patrick OLLIER

Beau parcours dans le monde du travail et de l’entreprise qui lui donne c’est certain une grande expertise sur le sujet de la durée du travail. Il semble surtout que la carrière de M. OLLIER ne soit limitée au cadre franco français et au cumul de fonctions.

En clair, il est toujours plus aisé de proposer « du sang de la sueur et des larmes » aux populations lorsqu’on est soit même bien à l’abri des changements du monde moderne et de se comporter comme le retraité qui peste contre la fermeture des magasins le dimanche.

Enfin, on peut toujours rêver en imaginant que ces personnages se voient un jour accusés d’être trop payés et de ne pas travailler assez. On pourrait imaginer que les économistes, présentateurs du JT ou élus de la nation français se voient remplacés au pied levé par des équivalents talentueux d’Europe ou d’Asie.

Il y a tout lieu de penser que les évincés deviendraient les porte drapeaux de la révolte contre un monde injuste et trop libéral !!!

Crédit photos
Theatrumbelli

26 octobre 2006

Comme un crocodile en visite dans une maroquinerie

Vous connaissez la phrase de COLUCHE : « Pour moi, un chômeur qui vote c’est comme un crocodile en visite dans une maroquinerie »

Elle pourrait peut être bientôt prendre du sens chez certains salariés. Vous avez, à moins d’habiter sur la planète Mars, pu constater avec quel acharnement les politiques de droite comme de gauche s’ingénient à nous expliquer pour qui il faudra voter en 2007.

Entre les jurys populaires de Ségolène, les dotations de DSK, l’autre façon de faire de la politique de François BAYROU et les français qui comptent de Nicolas SARKOZY, c’est une inflation de démocratie populaire qui parfois pourrait nous laisser penser que les français vont découvrir l’auto gestion l’année prochaine.

Deux nouveaux débats sont lancés ou en cours de l’être : L’adhésion obligatoire à un syndicat et l’obligation de voter.

Il semblerait donc que nos élites nous aiment au point de nous reconnecter à la politique au travers d’actions ou d’obligations citoyennes.

Mais me direz vous la politique c’est aussi le débat sur la quotidien des français et leurs droits sociaux ? Oui et c’est exactement ce qui s’est passé il y a quelques jours :

« L’annulation par le Conseil d’Etat, le 20 octobre, de l’accord de 2004 qui fixait à 39 heures et six semaines de congés le temps de travail dans leur secteur a consterné les hôteliers, cafetiers et restaurateurs. Voilà qui relance le débat sur le temps de travail.

A l’approche de l’élection présidentielle, les trois socialistes aspirant à l’investiture de leur parti se sont saisis du sujet. Le ministre de l’Economie, Thierry Breton, lui, a reproché au Medef son silence. Piquée au vif, sa présidente Laurence Parisot a cité la restauration comme l’exemple même du « fatras juridique » dans lequel les entreprises sont plongées…
»

Voilà un très bon débat me direz vous !!!

On va enfin voir si les élus de la nation vont confronter leurs points de vue et se battre pied à pied sur un sujet en prise directe avec la situation de 830 000 salariés dont le salaire brut moyen mensuel est de 1 689 euros.

Que pensez vous qu’il en advint ?

"L’assemblée nationale a adopté hier soir dans le cadre du projet de budget 2007 de la sécurité sociale l’amendement UMP validant l’accord de 2004 sur les 39 H00 dans l’hôtellerie et la restauration.

Cet amendement légèrement modifié par les députés a reçu l’aval du gouvernement. Il a été adopté par
47 voix contre 10" (Source Le Parisien)

Il ne s’est donc trouvé que 57 députés pour donner leur avis sur le sujet ?

Evidemment, il n’est pas facile de concilier une campagne électorale et des petits soucis domestiques !!

C’est avec des taux de participation aussi intense à l'assemblée nationale qu’il n’est pas exclut qu’on puisse dire à terme « des salariés qui votent cela fait penser à des crocodiles en visite dans une maroquinerie …. »


23 octobre 2006

Banlieues : Vivement que ça pète ?

Cela fait plusieurs semaines que la presse dans son ensemble nous abreuve de messages alarmistes concernant « l’anniversaire » de l’émeute des banlieues. C’en est à se demander si faute de sujets racoleurs les rédactions ne souhaitent pas quelques spectaculaires incendies de poubelles ou de voitures ?

Quelle est la source de cette information ?

A en croire les media, cette information serait diffusée par les renseignements généraux. Bien connu pour son travail d’infiltration et d’information, les RG informeraient cette fois-ci directement la presse ou les informations proviendraient-elles de leur ministère de tutelle ?

En ce qui me concerne, j’étais à Clichy sous Bois vendredi, Aulnay sous bois samedi et Bondy dimanche sans avoir perçu de tensions particulières ....ni vu les cars régie des TV et radios.

Cette tension présentée par la presse amène de légitimes questions

La presse « informée » par le ministère de l’intérieur n’est-elle pas en train de donner des idées ou de « chauffer à blanc » quelques individus à qui on donne beaucoup d’importance ?

La célébrité que peuvent trouver certains dans des actions de guérilla urbaine n’est-elle pas offerte sur un plateau par les media sous forme de « Nous serons présents sur place pour relayer par l’ image et le son vos actions »

Se souvient-on seulement que ces émeutes ont eu pour départ la mort d’un gamin dans un transformateur électrique ? Se souvient-on seulement de son nom ?

La classe politique nationale a beau d’expliquer, à droite que l’on a donné de l’argent et à gauche que l’on a pas donné assez, un an après, le problème de société lié au manque d’égalité des chances ou aux discriminations n’a pas avancé d’un pouce.

Elus locaux et nationaux continuent à se renvoyer la balle sans pour cela décréter une union sacrée sur le sujet. La très grande majorité des promesses gouvernementales ne seront applicables qu’à partir de 2007 et ceux qui les ont promulguées ne seront pas là pour les appliquer et (ce n’est un secret pour personne) sont en opposition avec le leader du parti majoritaire.

Le discours sécuritaire associé à la fausse idée qui consisterait à remettre des blouses aux élèves et à jouer du gyrophare sur leurs lieux d’habitat sont des leurres dangereux. Alors qu’on demande à tous les français d’oublier ce qu’il sont été pour entrer de plein pied dans le monde moderne inspiré par la mondialisation économique, on voudrait faire croire qu’il suffit de « serrer la vis » à la jeune génération pour les faire rentrer dans le rang.

Cette jeune génération a reçu la consommation et la publicité comme seule idéologie et considère bien souvent que l’égalité des chances commence par la possession de produits « incontournables ». Alors, lorsqu’il est clair que le chômage ou les petits boulots voir un boulot à plein temps ne vous donneront jamais accès à ces produits valorisants que certains dérapent et se « servent ».

« Travailler plus pour gagner plus » comme dit le président de l’UMP ? Certes mais où ? beaucoup d’habitants des banlieues et certaines de leurs cités aimeraient déjà trouver un CDI de 35 heures !!!!

Education, prévention, répression me direz vous ?

Certes, mais pensez vous qu’il suffit de prononcer les mots ? En ne déclarant pas cause prioritaire la dérive qui touche une partie des français ne mettons nous pas en cause le fonctionnement et l’avenir de notre société ?

Voilà une analyse que l’on aurait pu entendre et lire dans la presse. Il semble toutefois que le spectaculaire et le « frisson » soient la priorité des grands media.

Il y a peu, j’écrivais un article qui portait le titre suivant : « Ma banlieue ne doit pas craquer » je le souhaite encore plus fort aujourd’hui.

18 octobre 2006

Le loup BLANC sort-il du bois ?

Christian BLANC, vous vous souvenez ?

Pour certains c’est l’homme qui, aux côtés de Michel Rocard, mit fin aux graves émeutes de Nouvelle Calédonie avec un talent de négociateur hors pair.

Passé par la direction RATP, et surtout par Air France, où il gagnera ses galons de manager moderne et efficace, il disparaîtra de la vie publique pour y revenir en 2002 comme député des Yvelines apparenté UDF (ce qui en surprendra plus d’un, compte tenu de sa « famille » politique d’origine)

En juin 2006, Christian BLANC lançait officiellement son mouvement « ENERGIE 2007 » devant une salle bien remplie à la mutualité et puis … plus rien de significatif.

Si le mouvement s’est doté comme tous les autres de sites Web et de blogs de militants, il suffisait de lire les commentaires sur le blog officiel pour constater que la mécanique avait soit des ratées ou n’avait pas encore démarré.

Et voilà que ENERGIE 2007 annonce il y a quelques jours une manifestation dans plusieurs grandes villes de France dont une à PARIS le 18 octobre 2006.

Lorsqu’on évoque le mot manifestation, on est plus habitué à des revendications sociales ou corporatistes que le thème brandit par les militants de ENERGIE 2007 à savoir : la dette nationale.

Que disent les dirigeants et militants d’ENERGIE 2007 ?

"La dette publique pèse désormais en France l’équivalent de 41 000 € par ménage, pour un montant total cumulé de 1 108 Milliard d’Euros (hors engagement de paiement des retraites des fonctionnaires, évalués à environ 900 Milliards d’Euros supplémentaires). Chaque année, à partir du 15 octobre environ, l’Etat emprunte pour régler ses dépenses de fonctionnement. …"

C’est vrai et il est étonnant qu’en cette période de « segosarkomania» des gens puissent s’inviter dans le débat présidentiel avec des arguments et idées aux antipodes des discours actuels.

Sommes nous tous responsables de cette dette ?

Il serait un peu facile de rejeter sur l’ensemble des français la responsabilité de cette dette. Un certain discours qui tend à rendre responsables les « baby boomers » de cet endettement exonère allègrement des générations de dirigeants politiques qui ont joué avec le compte bancaire de la maison France.

ENERGIE 2007, lobby ou plate-forme électorale ?

Selon ses militants, ENERGIE 2007 ne serait qu’un puissant mouvement destiné à faire avancer la société française sur des thèmes précis : Clusters technologiques, réforme de l’état, des universités, du statut de l’élu, prépondérance de la régionalisation, …

Bien que ceux-ci déclarent la main sur le cœur que le mouvement a vocation à disparaître au fur et à mesure que ses idées s’imposeront à la société française, l’actuelle offensive visible sur le site Web du mouvement pourrait laisser à penser qu’une troisième ou quatrième voie présidentielle … A moins que certains candidats en panne d’idées sur les thèmes chers à ENERGIE 2007 n’offrent des ministères ou fonctions clés ?

Voilà des questions auxquelles le très discret M. BLANC pourrait bien répondre dans les mois à venir !!!

17 octobre 2006

Budget 2007 : On continue ou on devient sérieux ?

Quelques réactions de nos élus concernant le projet de budget pour 2007

Un budget 2007 "vertueux", tourné vers le pouvoir d'achat et "très facilement réalisable", a déclaré le ministre de l'Economie et des Finances Thierry Breton en présentant son projet.


Réaction à l'UMP

Un budget "miraculeux", selon Gilles Carrez
Un budget "solide, sérieux et juste"selon Pierre Méhaignerie

Réactions au PS

Il est présenté comme vertueux, mais on s'aperçoit que l'on ne gagne pas au grattage. Car quand on gratte, tous les tripatouillages apparaissent" selon Didier Migaud

Réaction à l'UDF

C'est un budget électoraliste qui veut faire croire à la rigueur alors qu'il n'est pas rigoureux, qui ne baisse pas la pression fiscale mais ralentit sa hausse" et dans lequel "la réduction du déficit est secondaire" dénonce Charles de Courson

A vous de faire une idée.

En tout cas, la dette publique pèsera toujours 63 %. Y a-t-il lieu de s'en réjouir !!!


En savoir plus
YAHOO! Finances
Dette publique Danger (Energie 2007)

Crédit photo

AFP/Ministère de l'économie et des finances

16 octobre 2006

Ma banlieue ne doit pas craquer

Vous connaissez cette phrase : « Quand on a des idées en forme de marteau, on finit par voir tous les problèmes sous forme de clous »

Ce type de comportement est à rapprocher des nombreuses déclarations concernant les récentes agressions de policiers dans des cités de l’Ile de France. Si les attaques commises sont à condamner sans réserve, il est notoire que le tout répressif inauguré par Nicolas SARKOZY lors de son arrivée au ministère de l’intérieur n’a pas arrangé les choses.

Nous apprêtons nous à revivre le scénario de 2002 lorsque les faits divers du plus crapuleux au plus insignifiant dans le domaine de la sécurité étaient monté en épingle par les media ?

Le savant cocktail qui a réunit très récemment les télévisions et la police pour assister à une arrestation médiatique laisse à penser que les bonnes recettes de la précédente campagne présidentielle pourraient revenir à la mode.

Cité de façon permanente, il est à craindre que le 93 soit la mèche de la poudrière qui pourrait permettre à certains candidats à la présidence de la république de monter à nouveau dans les intentions de vote.

Confronté aux dernières émeutes des banlieues, le maire de Bondy vient d’écrire une lettre ouverte à Jacques CHIRAC qu’il publie sur son blog , où il ne mâche pas ses mots.

Extraits :

« J’accuse le ministre de l’intérieur d’avoir délibérément cherché à déstabiliser nos quartiers populaires.

J'accuse le Ministre de l’Intérieur de souffler des braises sur nos banlieues et sur mon département en particulier


J'accuse le même Ministre de gesticuler devant les caméras pour masquer ses incompétences

J’accuse le Ministre de l’Intérieur de vouloir en fait faire régner la peur et avec celle-ci de capter les extrêmes

J’accuse le Ministre de l’Intérieur d’opposer Justice et Police, Citoyens et Jeunes, Jeunes et Institutions !


J’accuse le Ministre de l’Intérieur de diviser la France et d’éloigner chaque jour un peu plus les jeunes de notre idéal Républicain … »


De son côté, le Syndicat national des officiers de police (SNOP) demande pour sa part des "renforts" dans le département de Seine-Saint-Denis, affirmant (sans préciser sur quelles sources il s’appuie) que les jeunes des cités s'apprêtent à 'fêter' violemment" les émeutes de l'automne 2005.

Le maire de Bondy donne un compte précis des forces de l’ordre pour sa ville : « Quelques données chiffrées pour vous éclairer: Le commissariat chez moi a comme circonscription les villes de BONDY (54700 habitants) et Les Pavillons sous bois (20500 habitants) soit 75200 habitants.

75 200 habitants et un effectif pour tout cela de :104 policiers
12 collèges et lycées et 2 inspecteurs pour la brigade des mineurs à disposition de 9h à 19h... »

Cette réalité des chiffres montre bien à quel point il y a un monde entre les déclarations tonitruantes et le terrain. L’UMP du 93 par la voix d’Eric Raoult, maire du Raincy, propose aux syndicats de policiers une "rencontre départementale" et lancent une opération "Population Police Solidarité" pour montrer leur soutien réel et concret aux policiers du département.

L’UMP n’est-elle pas en train de regretter amèrement la police de proximité tant décriée par le président de leur mouvement ?

En attendant, il est anormal tant pour la société que pour les policiers de voir les forces de l’ordre promues au rôle de « hussards de la république » comme ce fut le cas des enseignants au début du 20 eme siècle.

Le mot insécurité recouvre aujourd’hui beaucoup plus de cas de figure que le seul banditisme et il est dangereux de faire croire que la police puisse servir de rempart à des problèmes de logement, d’illettrisme ou de chômage endémique. Le faire croire revient à exposer ces forces de l’ordre à des situations qu’elles ne sont pas à même de maîtriser.

Nul n’a le droit de «jouer » avec le sujet de la sécurité à moins d’avoir une vocation de pyromane. Ne retenir que le sujet de la sécurité en occultant tous les autres problèmes revient à isoler et stigmatiser un peu plus des populations sans pour cela apporter la moindre ébauche de solution.

Dans ce contexte, il est essentiel que ministres comme élus locaux mettent leurs « drapeaux » dans leur poche pour éviter toute dérive. Les français sont en attente d’autre chose qu’un simple « croque mitaine » comme chef de l’état

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Tropicalboy