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11 septembre 2009

Auto-entrepreneurs : Un succès ... pas vraiment impressionnant !

C'est le journal les Echos qui donne l'information : "Mis en place au début de l'année, le régime de l'auto-entrepreneur séduit les Français. Mais les premières déclarations de chiffre d'affaires font état d'une faible proportion d'auto-entrepreneurs ayant déclaré une activité réelle pour le deuxième trimestre "

Alors fin d'un mythe ou révélation d'un bluff ?

Souvenez-vous, c'était en en juillet 2009, c'est à dire hier. Christine Lagarde et Hervé Novelli étaient tout sourire :

" Selon les statistiques publiées par l'Insee, le nombre mensuel de créations d'entreprise a atteint en juin un record historique pour franchir le seuil symbolique des 50.000 et s'établir à 51.247. Pour Christine Lagarde, ministre de l'Économie, et Hervé Novelli, secrétaire d'État chargé du Commerce et des PME, ce succès reflète la vigueur du dispositif de l'auto-entrepreneur mis en place en janvier.

Ils font en effet remarquer dans un communiqué que "271.896 entreprises ont déjà été créées sur les six premiers mois de l'année 2009, soit 60 % de plus que sur la même période en 2008 et malgré un contexte économique beaucoup plus dégradé". Au 15 juillet, le nombre d'auto-entrepreneurs s'établissait à 182.000, dont 165.000 nouveaux créateurs d'entreprise et 17.000 micro-entrepreneurs qui ont opté pour l'auto-entreprise ... /... "

Au gouvernement, on exultait et on parlait d'un "succès impressionnant"

"Le dispositif de l'auto-entrepreneur est un succès impressionnant, bien au-delà de ce que nous avions escompté", se réjouissait Hervé Novelli.

" ... / ... Les secteurs comptant le plus grand nombre d'inscrits sont la construction (12%), les activités commerciales de détail (19%) et les "autres activités commerciales et de service" (21%) ; mais il faut aussi noter la présence des secteurs de l'enseignement (5%), des activités informatiques (6%), du secteur "design, photographie, traduction..." (6%), des arts et spectacles (5%) ... / ... " - Source La Tribune

Du côté de l'opposition et des organisations patronales de l'artisanat, on agitait la concurrence déloyale entre les artisans et ces nouveaux entrepreneurs

" ... / ... « Les auto-entrepreneurs étant par ailleurs salariés ou retraités, ils ne prendront qu’un faible risque et l’on verra ainsi apparaître des marchés sans référence de prix. » ... / ... « Comment un client pourra-t-il vérifier que celui à qui il va confier une prestation sera capable de la mener à terme ? Sans registre, comment pourra-t-il vérifier sa qualification ? » Des questions qui restent pour le moment sans réponse" - Source Création d'entreprise

Au point qu'Hervé Novelli a du faire marche arrière lors de la Journée des présidents des Unions professionnelles artisanales (UPA) à fin juin :

" .../ ... Tout d'abord, la qualification professionnelle va évoluer, car source d'«incohérence». «Il n'est à aucun moment demandé au créateur d'entreprise d'attester qu'il possède (les) qualifications professionnelles (exigibles) avant de démarrer», a expliqué Hervé Novelli. Ainsi, il souhaite désormais «qu'avant toute création d'entreprise dans le domaine artisanal soumise à qualification professionnelle, le créateur atteste de sa qualification», comme l'obtention d'un diplôme, trois ans d'expérience professionnelle ou encore une validation des acquis d'expérience. Cette mesure s'appliquera selon le secrétaire d'Etat «à tous, auto-entrepreneurs comme artisans de droit commun "

De plus, Hervé Novelli souhaite que «les auto-entrepreneurs qui ont une activité artisanale à titre principal soient désormais tenus de s'inscrire au répertoire des métiers». Cette immatriculation sera «gratuite et sans taxe pendant les trois premières années à compter de leur création d'activité», a-t-il ajouté ... / ... " - Source Le Figaro

Ce qui a réduit l'impact de la mesure qui était basée sur l'entière liberté d'entreprendre. Car, ne l'oublions pas, permettre à n'importe qui de cumuler un emploi avec une activité parallèle officielle est une simple extension du "travailler plus" et un moyen détourné pour expliquer au gens qu'on ne peut rien faire en termes d'augmentation de salaires et de pouvoir d'achat.

D'ailleurs Hervé Novelli ne s'en cachait pas en Novembre 2008 dans le Figaro : "... / ... Fondamentalement, cela consiste à offrir à chacun la possibilité de bénéficier d'un gain de revenus supplémentaires, ce qui, en cette période de ralentissement économique, répond à un vrai besoin. Cela devient même une arme anticrise ... / .. "

A tel point que la restriction qui concernait les fonctionnaires a évolué, bien que le gouvernement se fasse discret sur le sujet. En effet, même si : "Eric Woerth, ministre du Budget et de la Fonction publique, et Matignon ont eu le souci de ne pas dégrader l'image des fonctionnaires dans l'opinion publique, avec des agents qui délaisseraient trop leur mission pour leur activité privée "

On peut lire sur La Gazette des Communes

" Les fonctionnaires qui souhaitent ouvrir une chambre d'hôtes ou faire du dépannage informatique devraient pouvoir en avoir bientôt le droit, selon un projet de décret en préparation, a-t-on indiqué de source gouvernementale, confirmant une information parue dans les Echos du 10 septembre.

"Il y a bien un projet de décret pour la fonction publique dans les tuyaux, pour tenir compte du nouveau statut d'auto-entrepreneur, mais tant qu'il n'est pas signé par le premier ministre, il ne s'agit que d'un projet" a-t-on indiqué dans l'entourage du ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth. Le projet envoyé au Conseil d'Etat va élargir les possibilités d'activités accessoires, dont "la mise en valeur d'un patrimoine personnel y compris la restauration et l'hébergement", a précisé la même source. Jusqu'à présent, il était impossible à un fonctionnaire d'ouvrir des chambres d'hôtes .../ ....

Le texte ajoute également à la liste des activités possibles la "vente de biens fabriqués personnellement par l'agent" (peinture, bijoux, poteries). "Il s'agit de changements plutôt à la marge" par rapport au décret du 2 mai 2007 (2007-158) relatif au cumul d'activité des fonctionnaires des agents non titulaires de droit public, et des ouvriers des établissements industriels de l'Etat", a précisé l'entourage d’Eric Woerth. Selon la même source, ce cumul est soumis à autorisation du chef de service, et "cela restera le cas". Néanmoins, : "Le statut général de la fonction publique pose le principe qu'un agent public doit consacrer l'intégralité de son activité professionnelle aux tâches qui lui sont confiées, mais "depuis toujours" ceux qui le souhaitent peuvent exercer, en sus de leur activité principale, des activités accessoires, grâce à des dérogations, avait alors expliqué le ministère." -

Voir aussi l'article publié sur le site auto-entrepreneur.com

Preuve s'il en est qu'il s'agit bien dans l'esprit des pouvoirs publics de privilégier une forme de paix sociale en passant des dérogations au cumul légal.

Oui, mais pour ceux qui ne sont ni retraité, ni titulaire d'un emploi dans le public ou le privé, le choix du statut d'auto entrepreneur est-il toujours volontaire ?

Tubbydev sur son blog nous donne quelques exemples "pervers" que le système pouvait générer et qui, nous en sommes témoins sont appliqués à ce jour dans l'informatique et les métiers du Web.

" .../ ... Il est en effet très facile et extrêmement tentant pour un patron de changer ses salariés en auto-entrepreneurs. Cela lui permet de passer ses charges fixes en charges variables et surtout de ne plus avoir à gérer l’incroyable paperasse que nécessite la gestion de salariés.

... / ... Le transfert des salariés en “entrepreneurs forcés” existe depuis longtemps; de grosses entreprises y ont souvent eu recours notamment dans le domaine informatique.

Le calcul est simple. Plutôt que d’avoir des salariés, vous pouvez passer par une SSII qui vous propose des gens en régie ... / ... mais c’est cher. C’est notamment très cher par rapport à ce que touche la personne qui travaille chez vous et qui s’en contente.

... / ... Par exemple, un développeur payé 300 euros ht la journée dans une SSII, vous coûte 6000 euros par mois en moyenne et en touche lui au maximum 3000.

Vous le payez 4000 euros par mois après qu’il ait monté sa société ou soit devenu auto-entrepreneur et vous économisez 2000 euros par mois avec en bonus la possibilité de rompre le contrat beaucoup plus facilement qu’un contrat de SSII.

par ailleurs, l’inspection du travail aura plus de difficultés à montrer que le contrat avec la SSII est une sorte d’embauche déguisée puisque les gens que vous louent ... / ... travaillent chez vous depuis 2 ans, tout le temps.

Autre idée : vous licenciez les gens qui travaillent chez vous en les changeant ensuite en auto-entrepreneurs. le statut est compatible avec le chômage; résultat: l’ex employé touche le chômage + un petit qqch en continuant à travailler chez vous.

Dans quelques mois, y aura-t-il des statistiques sur les “nouveaux chômeurs” qui ont des contrats avec leur ancienne société en tant qu’auto-entrepreneurs ?... / ... " Intégralité de l'article sur le site de Tubbydev

Nota : Le rédacteur de cet article et plusieurs de ses amis se sont vus proposer les montages expliqué par Tubbydev. Sans oublier le faux stage qui remplace la période d'essai (payée par pôle emploi) pendant lequel le "stagiaire" effectue des prestations normales sans l'ombre d'une formation quelconque.

Au delà du traditionnel cirque médiatique auquel se sont livrés Hervé Novelli et Christine Lagarde, nous n'avons pas trouvé de "statistiques sur les nouveaux chômeurs qui ont des contrats avec leur ancienne société en tant qu’auto-entrepreneurs " mais, on en sait plus depuis ce matin sur le "succès impressionnant".

C'est le site du journal La Tribune qui donne les premiers éléments

" Mis en place au début de l'année, le régime de l'auto-entrepreneur séduit les Français. Mais les premières déclarations de chiffre d'affaires font état d'une faible proportion d'auto-entrepreneurs ayant déclaré une activité réelle pour le deuxième trimestre (seulement 4.400 recensés par l'Urssaf de Paris, qui recouvre un tiers des cotisations nationales).

La moyenne de chiffre d'affaires est de 4.700 euros par trimestre. Le secrétaire d'État au Commerce et aux PME, Hervé Novelli, à l'origine de ce statut, attend des statistiques complètes, que devrait lui fournir, prochainement l'Acoss, qui fédère les Urssaf "

Au fait, l'Acoss profitera t-elle de cette occasion puis lui transmettre ses derniers chiffres sur les pertes nettes d'emploi ?

" ... / ... l'Acoss (banque de la Sécu), qui fédère les Urssaf chargées de collecter les cotisations sociales des entreprises, a enregistré 207.000 pertes nettes d'emplois (- 1,2 %) au deuxième trimestre, autant qu'au premier trimestre, et 563.000 sur un an (- 3,1 %)" - Source Le Point

De même, notre ministre pourrait-il prendre connaissance des derniers chiffres des défaillances d'entreprises :

" ... / ... Le premier semestre 2009 a été marqué par une hausse de 17% des défaillances d'entreprises en France (33 200 jugements prononcés) et atteint le niveau semestriel le plus élevé depuis 1990, selon l'étude semestrielle d'Euler Hermes SFAC " - Source Les Echos

De quoi se réjouir ... modérément !

Décidément, Hervé Novelli continue sa "success story" commencée par le franc succès de la baisse de l'ensemble des prix de la restauration ....

Il ne faut toutefois pas désespérer de l'homme puisqu'il a été capable de stopper un plan social :

" Après avoir enregistré de nouvelles commandes providentielles, l'entreprise va remettre à plat son plan social qui prévoyait 163 suppressions de postes. Mardi, les salariés de Plastivaloire ont ainsi été reçus par le directeur de cabinet du ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, lors de son déplacement à Châtellerault (Vienne). Tout porte à croire que le secrétaire d'État aux PME (et ancien député du Chinonais) Hervé Novelli s'est aussi fortement impliqué dans le dossier. L'intéressé a d'ailleurs annoncé qu'il devrait se rendre aujourd'hui à Langeais (siège du groupe) pour rencontrer le PDG de Plastivaloire, Patrick Findeling, en présence des responsables de la chambre de commerce et d'industrie. Il tiendra ensuite une réunion avec les représentants des salariés de l'entreprise. Hervé Novelli ne souhaitait pas en dire plus hier soir, se contentant d'indiquer que les informations qu'il apportera au personnel seront « positives ».

Il est vrai qu'Hervé Novelli connait un peu l'Indre et Loire puisqu'il a été : "Député d’Indre-et-Loire, de 1993 à 1997, de 2002 à 2007" et qu'il n'a jamais cessé de parcourir, depuis, son ancienne circonscription et surtout qu'il a été investit officiellement par l'UMP pour les régionales de 2010 dans la région centre.


C'est vraiment dommage pour les plans sociaux qui touchent les salariés des autres régions de France ...


Crédit et copyright photo
Salon des micro entreprises




18 novembre 2008

Auto-Entrepreneuriat : Un cataplasme de plus sur la crise économique ?

A défaut d'une grande politique industrielle génératrice d'emplois, le gouvernement par l'intermédiaire du très libéral Secrétaire d'Etat chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services Hervé NOVELLI vient de lancer à grand renforts de communiqués l'IDEE qui va sauver la France pour les années à venir : L'Auto-entrepreneuriat
.

La mode étant au Web, le Ministre a obtenu un site pour présenter cette nouvelle panacée. Nous l'avons visité pour vous.

Une page d'accueil couleur bordeaux avec la photo du Secrétaire d'Etat et un message plein de vigueur qui va certainement galvaniser les foules :

"Le régime de l’auto-entrepreneur, qui sera disponible à partir du 1er janvier 2009, permet à tous les Français, qu’ils soient salariés, étudiants, retraités ou chômeurs ... de créer leur activité en parallèle de leur travail afin de compléter leurs revenus ou de créer de façon extrêmement simplifiée leur propre activité à titre principal"

En gros, français, en prévision des lourdes "charrettes" de licenciements qui vont continuer à se produire, mieux vaut se préparer

Extrait du site Web

A qui s'adresse ce régime ?

Par exemple :
1- Un étudiant souhaitant exercer une activité de serveur saisonnier durant ses vacances.
2 - Une assistante en télétravail à la campagne qui veut améliorer ses revenus en gérant des chambres d’hôtes.
3 - Un demandeur d’emploi qui veut se lancer dans la création d'un site internet.
4 - Une mère de famille, qui veut, mettre en vente sur internet des robes pour femme enceinte faites sur mesure.
5 - Un retraité qui souhaite exercer une activité de consultant à temps partiel.
6 - Un cadre dans une grande entreprise qui fabrique des objets d’art pendant son temps libre et qui aimerait les commercialiser.

le choix des exemples est assez édifiant !!! Si vous vous êtes reconnu dans cette liste ... Bravo, vous avez l'étoffe d'un auto-entrepreneur.

Un document PDF présente "L'auto-entrepreneur en dix points" : Extraits

Qui est concerné par la dispense d’immatriculation ?

Les personnes souhaitant exercer une activité commerciale, artisanale ou de service. Bien que non immatriculée au RCS ou au RM, l’entreprise créée par l’auto-entrepreneur aura un numéro SIREN. La réglementation liée à l’exercice d’une activité devra être respectée.

Comment se déclarer auto-entrepreneur ?

En effectuant une simple déclaration d'activité auprès du centre de formalités des entreprises (CFE) : si vous exercez une activité commerciale, auprès de la chambre de commerce et d'industrie, si vous exercez une activité artisanale, auprès de la chambre de métiers et de l'artisanat, si vous exercez une activité libérale, auprès de l'Urssaf.

Vous pourrez également effectuer cette déclaration sur Internet à partir du site : www.lautoentrepreneur.fr (Pour l'instant la rubrique n'existe pas. Précipitation communicatrice oblige)

Comment déclarer et payer mes charges sociales ?

Une option pour ce régime devra : Etre formulée sur la déclaration de création de votre activité déposée au CFE, ou, être effectuée auprès du RSI au plus tard le dernier jour du troisième mois qui suit la création de votre entreprise, ou pour les entrepreneurs en activité, au plus tard le 31 décembre pour y prétendre l’année suivante. Vous choisirez l’échéance de paiement de vos cotisations sociales : mensuelle ou trimestrielle. Un formulaire vous permettra de déclarer chaque mois ou chaque trimestre le chiffre d’affaires que vous avez réalisé au cours de cette période, et de payer les cotisations sociales correspondantes.

Vous pourrez également opérer cette déclaration par Internet à partir du site www.lautoentrepreneur.fr (Pour l'instant la rubrique n'existe pas. Précipitation communicatrice oblige)

Mais si vous n'avez pas réalisé de chiffre d'affaires au cours du mois ou du trimestre, vous n'aurez pas de déclaration à faire !

Quelles sont mes obligations fiscales ?

En tant qu’auto-entrepreneur, vous serez obligatoirement soumis au régime fiscal de la micro-entreprise. A ce titre,vous ne facturerez pas de TVA et vous serez redevable de l’impôt sur le revenu (IR). Vous pourrez choisir entre deux modes d'imposition à l’IR ... / ... En optant pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu, vous serez également exonéré de taxe professionnelle l'année de la création de votre entreprise et les deux années suivantes !

Quelles sont mes obligations comptables ?

Elles sont allégées. Un livre-journal détaillant vos recettes devra être tenu, et pour les seules activités de vente ou de fourniture de logement, un registre récapitulatif par année présentant le détail de vos achats ... / ... En tant qu’auto-entrepreneur, puis-je protéger mes biens personnels des risques liés à l’activité ? Oui, en effectuant devant un notaire une déclaration d’insaisissabilité non seulement de votre résidence principale mais également de tous les biens composant votre patrimoine mmobilier non affectés à votre usage professionnel.

Si mon chiffre d’affaires dépasse le seuil, que se passe-t’il ?

Vous pourrez continuer à bénéficier du régime fiscal de la micro-entreprise pour la fin de l’année civile en cours et l’année suivante si votre chiffre d’affaires HT ne dépasse pas 88 000 euros pour une activité d’achat/revente, de vente à consommer sur place et de prestation d’hébergement, ou 34 000 euros pour une activité de services. Pendant cette période, vous continuerez à bénéficier de la dispense d’immatriculation au RCS ou au RM, et des régimes micro-social et micro-fiscal simplifiés (versement libératoire de l’impôt sur le revenu).

Alors, vraie nouveauté ou nouveau piège à fiscalité ?

Il semble bien que non en ce qui concerne la nouveauté, puisqu'on peut lire sur le site PC Inpact en date du 25 Juin 2008

Le gouvernement va mener une opération avec le site d’enchères eBay autour du développement d’un contrat de partenariat. Ce partenariat sera signé demain par eBay et l’Agence pour la création d’entreprise (APCE). Il permettra aux utilisateurs des plateformes de commerce entre internautes, en première ligne les eBayeurs, un double coup de pouce : d’une part, un accompagnement à la création d’entreprise, et d’autre part, une simplification de leurs démarches. « Les futurs entrepreneurs bénéficieront également des dispositifs prévus par le projet de loi de modernisation de l’économie, en particulier le statut de l’auto-entrepreneur » indique-t-on aux cabinets Besson (secrétaire d'État à l’économie numérique) et Novelli (secrétaire d'État aux PME).

Le champ d’application est large, mais le régime est surtout taillé sur mesure pour les activités sur Internet, et spécialement les ventes en ligne sur les plateformes dédiées comme eBay ou PriceMinister (dont le Président est Pierre Kosciusko-Morizet. Mais on voit toujours le mal partout ... )

Mais bien un nouveau piège à fiscalité complémentaire

En fouillant un peu plus, on découvre également cette information du 9 juillet : Comment traiter les micro-revenus issus du web, cet argent de poche numérique ? C’est à cette question que tente de répondre Club Sénat, une association faisant le pont entre le Sénat et le monde des entreprises. Vente de produits, rémunération sur les blogs, toutes ces sommes parfois ridicules (quelques dizaines d’euros par mois), représentent parfois un 13e mois, échappent trop souvent aux prélèvements obligatoires (impôts et charges). « D'après nos estimations, ces revenus, qui mis bout à bout se chiffrent déjà à quelques dizaines de millions d'euros, pourraient bien dépasser le seuil des cinq milliards d'euros dès l'année 2015 », expliquent les auteurs du rapport.

Tout à son enthousiasme, le secrétaire d'Etat dit ainsi tabler sur "le fait que 100.000 Français vont devenir auto-entrepreneurs au premier semestre 2009, et 100.000 de plus au second semestre". A terme, cela pourrait amener chaque année "500.000 entrepreneurs nouveaux".

En clair, on va manquer de chômeurs et les boutiques de luxe vont manquer d'articles !!!

Cette "bonne " nouvelle permettra certainement de trouver une solution pour tous les salariés dont les entreprises, (pour des raisons économiques ou des délocalisations ou les deux), n'avaient plus l'utilité :

1500 postes dont 435 chez Alcatel Lucent en France - 1 000 postes chez AIR FRANCE - 35 permanents chez BOUTAIX Nicolas à Carthaix - 65 postes chez Rush France - 138 postes filiale BNP Paribas - 212 postes chez GIREX à Quimper - 230 postes chez SONY à Ribauvillé - 597 postes chez SMOBY France - 600 postes chez ArcelloMittal à Gandrange - 826 postes chez MICHELIN (pour 2009) - 1 500 à 2000 postes aux AGF - 1 500 postes à la SNCF - 2 100 postes chez NORTEL - 3 600 postes chez SHELL - 12 000 à 15 000 postes chez France Telecom - 7 400 postes chez General Motors - 130 au Journal Le MONDE - 1 650 suppressions d'emploi chez NATIXIS - 647 emplois chez DOUX - 235 salaries chez DANDY - 380 licenciements a la SAGEN - 4 900 emplois menacés chez RENAULT - 2790 emplois chez PSA - 826 chez KLEBER à Toul - 1 600 emplois chez FORD de Blanqueford - 927 emplois vont etre supprimés chez Sanofi-Aventis - 247 licenciements chez CELEOS - 600 postes chez ADECCO et ADIA (Mars et juin 2009) - 580 postes chez EDS-HP - 68 postes chez SOGECOR (Roumaniemanie) - 600 postes chez FACOM (Taïwan) - 427 emplois chez TRELLEBORG - 320 postes chez KLARIUS - 259 chez CONTINENTAL à Rambouillet - 250 postes chez PEUGEOT MOTOCYCLES - 528 menacés chez FAURECIA - 750 suppressions de postes chez CAMIF - 214 suppressions de postes chez Kronembourg à Obernay (67 Bas Rhin) - 672 Licenciements à la REDOUTE, ... Suite de la liste

Une question s'impose : Les Français partagent-ils l'enthousiasme du Secrétaire d'Etat ?

Selon un sondage réalisé par Opinionway et publié lundi, 63% des sondés déclarent ne pas être ou ne pas avoir été tentés par l'aventure entreprenariale. Parallèlement, 96% estiment que l'économie française a besoin des entrepreneurs pour se développer et 77% à pensent que l'environnement ne leur est pas favorable. Source AFP/YAHOO

Damned, encore raté !!!

Par contre avec un minimum d'imagination, on pourrait tout à fait concevoir d'avoir de plus en plus recours à des auto-entrepreneurs au lieu d'embaucher des salariés classiques. Imaginez : Plus de code du travail, plus de charges sociales, plus de licenciements, plus de congès payés, plus de congès maternité, plus de retraites ...

Laurence et Hervé, arrêtez , vous vous faites du mal !!!

07 février 2008

Made in respect

Nos économistes et leurs amis politiques sont unanimes : "La France est frileuse à l’égard de la mondialisation".

Comment en effet, ne pas comprendre que c’est une chance pour notre pays de voir les entreprises françaises délocaliser à tout va pour venir ensuite commercialiser leurs produits en France !!!

Participant à une émission sur LCP, j’ai pu voir et entendre plusieurs créateurs d’entreprises expliquer (trémolos dans la voix inclus) expliquer qu’après s’être fait financer leurs projets pour certains par les collectivités locales, que leur développement international passait par une délocalisation en « zone dollar » ou mieux en Asie.

Au delà du fait qu’il est à mon avis indispensable de se pencher un jour sur l’attribution des aides et parfois dans certains cas de leur remboursement en cas de départ (La Grande Bretagne de Tony BLAIR s’est d’ailleurs penché sur ce problème), une question se pose : Tous les entrepreneurs rêvent secrètement ou au grand jour d’un avenir basé sur des pays où les bas salaires sont la norme, les conditions de travail ahurissantes et les droits des citoyens sont quotidiennement bafoués ?

La réponse est évidemment non. Du moins pour un petit groupe d’entrepreneurs dont l’association est domiciliée à la CCI de Saint Etienne et qui sont porteurs d’un label baptisé « made in respect »

Créée en 2006 et défendue avec énergie par le dirigeant fondateur de la marque française BERINGER leader mondial du frein pour motos (alors que la très grande majorité des motards pensent qu’il s’agit d’une marque étrangère) l’idée de l’association part du constat suivant :

« L’idée est née à partir d’un constat : l’accélération de la mondialisation se fait souvent au détriment des hommes, de la qualité et de l’environnement. Avec Made in respect, nous voulons donner les moyens au consommateur de faire ses choix en connaissance de cause. Pour résumer, Le client doit être certain que le produit qu’il achète n’est pas fabriqué par des enfants ou encore qu’il n’est pas nocif pour l’environnement .. / … » lire la suite

L’association possède une charte : Extraits

"L'accélération de la mondialisation se fait au détriment des Hommes, de la Qualité, de l'Environnement et de la Transparence.

Le consommateur, noyé par les stratégies-marketing des multinationales, a désormais perdu tout repère. Il ne sait plus choisir en toute connaissance de cause.

Constatant la dépréciation de ces valeurs, l'association MADE IN RESPECT propose d'agir pour un monde plus juste et pour une nouvelle façon d'acheter.

Grâce au label MADE IN RESPECT, nous redonnons au client-citoyen les moyens d'accéder à un mode de consommation plus solidaire, plus respectueux
de l'environnement. … / …"

Toutes les entreprises qui se reconnaisent dans les valeurs de l'association peuvent adhérer. Les particuliers également (pour une somme modique)

Et si de telles initiatives étaient plus à même de faire aimer les entreprises au français que le sempiternel « travailler plus … » ?


Sources et crédit

BERINGER
Made in Respect

11 décembre 2007

L'économie sociale et solidaire s'engage

Plus de 11% de la population française travaille dans l'économie sociale et solidaire rappelons le !

Cette économie qui s'est voulue (par excès de militantisme ?) une alternative à l'économie capitaliste opère ces derniers temps des mutations importantes. Au delà de ses valeurs fondatrices, nul aujourd'hui ne crois plus qu'un modèle pourrait chasser l'autre.

Par contre, il est certain que si elle séduit beaucoup de salariés surtout chez les jeunes générations avides de sens, l'économie sociale peinait toujours à communiquer.

Le succès des deux dernières éditions du salon de l'emploi dans l'économie sociale et solidaire et depuis hier le lancement officiel de "L’Atelier - Centre de ressources régional de l’économie sociale et solidaire" prouve que l'économie sociale et solidaire entend bien, dans un contexte de concurrence avec celles de l'économie libérale, pouvoir imposer une alternative tant dans le domaine de la fourniture de biens et de services.

L'atelier : Extraits du site Web

Lieu de partenariat technique privilégié entre les acteurs œuvrant dans l’économie sociale et solidaire en Île-de-France, le Centre de ressources régional de l’économie sociale et solidaire, basé à Paris, est une association créée à l’initiative du Conseil régional d’Île-de-France, de diverses collectivités territoriales et de l’ensemble des acteurs du secteur, avec l’aide de la Caisse des dépôts et consignations et de l’État. Elle a pour objet de favoriser le développement et la promotion du secteur sur le territoire. 175 structures sont membres de l’association.

Les statuts fixent six objectifs :

* favoriser la lisibilité et la visibilité de l’économie sociale et solidaire en Île-de-France,
* favoriser la création de nouvelles activités et la consolidation d’activités existantes en orientant les porteurs de projets vers les réseaux d’accompagnement et en soutenant la professionnalisation de ces réseaux,
* appuyer les acteurs de l’économie sociale et solidaire et d’encourager l’articulation entre les différents réseaux,
* sensibiliser les Franciliens à l’économie sociale et solidaire,
* stimuler la recherche sur l’économie sociale et solidaire,
* rendre accessible l’information sur l’économie sociale et solidaire en Île-de-France en s’appuyant sur des lieux décentralisés.

L'atelier propose également d'aider des futurs créateurs d'entreprises en économie sociale et solidaire à concrétiser leurs projets.

CréaRîF est une convention d’affaires pour des porteurs de projets d’économie sociale et solidaire.
CréaRîF a 2 objectifs :

* faciliter la mise en relation des porteurs de projets avec des partenaires techniques et financiers,
* promouvoir l’entrepreneuriat dans l’économie sociale et solidaire.

La troisième édition CréaRîF est portée par l’Atelier et aboutira en juin 2008.
CréaRîF propose

Pour 300 porteurs de projets :

* un diagnostic conseil gratuit,
* une mise en relation directe avec des structures d’accompagnement,
* une rencontre-débat pour les aider à mieux valoriser leur projet.

Pour 50 projets sélectionnés :

* une convention d’affaires aux porteurs de 50 projets sélectionnés, pour rencontrer des partenaires techniques et financiers ciblés ... / ...

Site Web et contact
L'atelier

11 mai 2007

Rencontres avec le Groupe SOS

Communiqué de presse du Groupe SOS

En cette année d’échéance présidentielle, les thématiques sociales ont été et sont plus que jamais au cœur des débats. Derrière les discours, agissent des organisations comme le Groupe SOS, un acteur important de l’économie sociale et solidaire.

Avec près de 2000 collaborateurs en 2007, des domaines d’intervention riches et variés, il gère un budget qui a quadruplé en 6 ans et dépasse 100 millions d’euros…

Constitué de 9 associations et de 7 entreprises d’insertion, il développe ses activités dans les champs du sanitaire et social, de l’éducation, de l’insertion, du logement, du développement durable et de la solidarité internationale, mises en œuvres par près de 150 structures présentes sur tout le territoire national

En juin, il ouvre les portes de ses structures aux médias et au grand public.

Une approche globale de la lutte contre l’exclusion
Le Groupe SOS lutte depuis plus de 20 ans contre toutes les formes d’exclusion. Les problématiques sociales, facteurs de précarité, étant extrêmement complexes et souvent liées, il fait le choix d’une action pluridisciplinaire combinant à la fois l’approche sociale, l’approche sanitaire, mais aussi l’insertion et, l’éducation.

Il crée ainsi des synergies entre ses différents domaines d’expertise : santé, logement, toxicomanie, droits sociaux, emploi, protection de l’enfance, protection judiciaire de la jeunesse.

C’est la complémentarité et la richesse de son dispositif qui font l’originalité du Groupe SOS. Indépendant et laïc, il s’attache à proposer une approche professionnelle pour répondre au plus près aux besoins des personnes.

Il refuse toute vision misérabiliste de l’action sociale. En 2005, plus de 30 000 personnes ont bénéficié d’au moins une prestation, parmi lesquelles plus de 5 000 ont pu avoir accès à un toit (hébergement d’urgence, maisons relais, appartements de coordination thérapeutique…)

De l’accueil d’urgence à la sortie de la précarité, le Groupe SOS est un acteur important du secteur social français.

Les Rencontres avec le Groupe SOS

Les journées portes ouvertes sont l’occasion de découvrir et de comprendre le fonctionnement concret et la pertinence de ce mode d’organisation atypique.

Au programme : des visites de structures sanitaires, d’hébergement ou encore d’insertion, pour illustrer le travail au quotidien des équipes sur le terrain ; mais aussi des débats, des animations et diverses expositions.

Les évènements se dérouleront sur l’ensemble du territoire : PACA, Ile-de-France, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Aquitaine, Picardie, Centre, Lorraine, Bretagne, Nord-Pas-de-Calais, Guyane.

Infos pratiques

Pour connaître le programme complet des journées portes ouvertes

Contact presse
Guillaume Guitton
01 55 87 55 34