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03 janvier 2013

La mondialisation : ce sont ceux qui n'y sont pas confrontés qui en disent le plus grand bien !

Cela fait longtemps qu'on répète aux français qu'il faut qu'ils n'aient pas peur de la mondialisation, qu'elle est avant tout une chance. Vous remarquerez d'ailleurs que ce sont surtout ceux qui ont le moins à la craindre qui l'affirment.



Les chantres de la mondialisation me font penser à ces retraités de longue date qui fustigent : les 35H00, les chômeurs qui ne font pas d'effort pour trouver "n'importe quel petit boulot" et, les salariés qui devraient travailler plus longtemps. Mais, qui étaient tellement heureux au travail qu'ils ont immédiatement profité de la retraite à 60 ans, sans remord, dès sa mise en place.

Quant aux chantres de la mondialisation, imaginez une seconde que demain matin, nos politiciens, économistes ou journalistes économiques soient mis en concurrence avec leurs homologues des pays dits émergents.

Il ne fait nul doute qu'un Jean-François Copé, pour qui :  " (...) si on n'a ici que des gens qui se contentent de 5.000 euros par mois, on n'aura que des minables" serait le premier à hurler à la mort si un député indien, payé 345 $, le remplaçait au pied levé !

De même, François Lenglet, grand donneur de leçons économiques télévisuelles serait l'un de premiers à se révolter, s'il était mis en concurrence avec des confrères Vietnamiens, Bangladais ou Mozambicains probablement aussi "brillants" que lui, si elle lui était imposé par la mondialisation.

Et que dire de ces économistes "distingués" qui passent d'un plateau télé à l'autre pour expliquer que nous devons "nous adapter" et jeter aux orties toute notion de protection sociale, de durée du travail et cumuler, si nécessaire, 2 ou 3 "emplois" pour arriver à survivre. 

En existe t-il un qui ait été soumis à une baisse de son salaire parce que, des économistes, il en existe de talentueux et ... de moins onéreux, dans le monde entier ?

En clair ces prescripteurs sont : croyants mais pas pratiquants !

Quant aux pratiquants, c'est à dire les salariés et les  chômeurs, la mondialisation ça ressemble étrangement aux anciens combats de free fight dans lesquels s'affrontaient des combattants de poids et taille différents. Le public connaissait le vainqueur à l'avance, mais espérait secrètement que le plus chétif pourrait un jour avoir le dessus.

Petite différence, toutefois, avec le free fight, c'est que dans la mondialisation, l'atout nécessaire pour massacrer les autres ne repose pas sur la force mais sur l'absence de protection sociale et des salaires indigents. 

La mondialisation, ça consiste, par exemple, à mettre en concurrence un ouvrier chinois travaillant  7 jours sur 7, jusqu'à 12 heures par jour, soit 80 à 90 heures par semaine, pour un salaire d'environ 115 euros par mois, dormant dans un dortoir collectif, avec tous les autres salariés de la planète.

La mondialisation, c'est le règne de la flexibilité, synonyme de précarité, qui permet de liquider à moindre coût des gens qui ont donné 10, 20 ou 30 ans de leur vie à leur entreprise. C'est aussi, disposer d'un vivier mondial de salariés devenus moins exigeants puisqu'en concurrence permanente. Pour ce faire, il est nécessaire d'installer des usines flambantes neuves dans les pays à bas coût tout en laissant se dégrader les usines où c'est considéré comme trop cher.

La mondialisation c'est l'émergence du low cost tant vanté par nos politiques, économistes et journalistes économiques qui ne voyagent jamais sur Ryanair, n'achètent jamais de véhicules DACIA, et ne font jamais leurs courses chez les super discounters, mais en disent le plus grand bien. Low cost qui un est vrai "succès" puisque la grande majorité des salaires ne permettent plus d'acheter autre chose.

La mondialisation, enfin, ça consiste à liquider les services publics, considérés comme non rentables, pour les livrer au privé qui pourra ainsi se créer des rentes colossales. Car, ne l'oublions pas, pour les promoteurs de la mondialisation, les états-nations sont des structures trop anciennes et inadaptées, devant être remplacées par un gouvernement mondial, qui lui ne se mêlera pas d'économie ou de social.

Si vous pensez que j'exagère, je vous propose la lecture d'un texte disponible sur l'Express.be que ne renieraient pas nombre de politiques, économistes ou journalistes économiques. Il a été écrit par un dénommé Mohnish Pabrai dont le métier est semble t-il : "gestionnaire de portefeuille"

" (...) créer en Europe méridionale de petites zones économiques où le salaire minimum se limite à 5 euros de l'heure, où les employeurs peuvent licencier leurs employés quand ils le veulent, et où les syndicats ne sont pas autorisés pendant les 20 premières années. Ces zones deviendront sans délai le siège de bon nombre de multinationales (...) Les entreprises seront alors libérées de la mainmise que l'Etat exerce sur elles depuis des décennies, et retrouveront la liberté de créer des emplois, d'innover et de s'étendre, tout comme cela s'est passé en Corée du Sud et en Chine (...) ce n'est pas le manque de demande économique ou de stimulants, ni les "économies", mais bien les lois, les régulations et les directives imposées par les autorités, qui expliquent la persistance de la crise (...) "

Il a simplement oublié : supprimer le droit de vote et les reportages trop critiques. Ce qui aurait remis en cause l'élection de nombreux politiques et l'utilité d'experts économiques ou de journalistes spécialisés. C'est dommage parce que dans ce cas, la mondialisation leur aurait semblé ... particulièrement injuste !

Allez bonne année et courage à tous !

22 novembre 2011

Sécurité alimentaire : Les combines protectionnistes du gouvernement chinois ?

Bien que la sécurité alimentaire en Chine soit des plus précaires, les autorités chinoises peuvent être d'une rare férocité à l'égard des produits étrangers, en leur appliquant des normes qui fleurent bon le protectionnisme déguisé !

Le retrait, par les autorités chinoises des eaux minérales d'Evian et de Volvic considérées « susceptibles d'augmenter les risques de cancer » n'a pas fait les gros titres de la presse nationale. Ils n'ont d'ailleurs provoqué, à notre connaissance, aucune réaction de Bruno Lemaire, notre minsitre de l'agriculture, ( au demeurant très occupé par la rédaction du programme de l'UMP pour 2012 ) alors qu'affirme Danone, le taux de nitrites mis entre autre, en cause par les chinois sont : « (...) en dessous des standards de l'organisation mondiale de la santé (...) »

Or, la Chine qui croule sous les scandales alimentaires, s'est appuyée sur les résultats du principal organisme chinois de contrôle de la qualité qui semble pourtant totalement impuissant lorsqu'il s'agit des productions locales !

Car, rappelons le, si les dirigeants chinois apprécient les nombreux transferts de technologies que leur ont offert les multinationnales venues s'y implanter, il n'en est pas de même lorsque les marques et produits occidentaux n'ont pas de véritable concurrent national.

Bien entendu, les autorités chinoises ne font jamais de déclarations officielles à ce sujet, elles préfèrent laisser ce rôle aux média locaux officiels. Ainsi, on pouvait lire en mars 2011 sur le site china.org.cn cette diatribe contre les marques étrangères : « (...) Que les marques étrangères ne soient pas nécessairement une garantie de bon service et de bonne qualité a été un véritable choc culturel. Les consommateurs chinois se rendent compte du fait que, dans leur poursuite du profit, les multinationales étrangères peuvent aussi se comporter de façon peu conforme à l'éthique. Pour la première fois depuis de nombreuses années, les consommateurs chinois ont l'occasion de voir une autre face des marques étrangères et de réfléchir à leur longue dévotion envers elles (...) »

Et le site de fustiger les consommateurs chinois qui achètent des produits alimentaires étrangers : « (...) à la suite de toute une série de scandales liés à la sécurité alimentaire en Chine ces dernières années, comme les formules infantiles contaminées à la mélamine, le clenbuterol dans la nourriture pour animaux, qui rend la viande plus maigre, et l'huile de cuisine recyclée pour être réutilisée dans les restaurants (...) »

Le lecteur curieux aura soin de lire le dernier numéro de Courier International : « Quand la Chine s'empoisonnera », dont une petite partie des contenus est disponible sur son site pour connaître le niveau d'insécurité alimentaire de la population.

Mais pour en revenir aux eaux minérales françaises : « susceptibles d'augmenter les risques de cancer » il est intéressant de se replonger dans un article publié par Courrier International en 2007 sur le marché de l'eau en bonbonne vendue à Pékin.

A l'époque, on constatait que sur les 200 millions de bonbonnes vendues, si la moitié provenait de grandes marques, l'autre moitié était en fait de l’eau frelatée vendue sous forme de contrefaçon !

Ce que semble ignorer china.org.cn qui a publié un tonitruant : « L'eau minérale française échoue aux tests de qualité chinois » dans lequel elle rappelle que la toxicité des eaux d'Evian avait déjà été prouvée ... en 2007 ! Et en profite pour dénoncer les entreprises étrangères empoisonneuses » de population : « (...) un additif interdit communément appelé « poudre de viande maigre » en Chine, avait été retrouvé dans des produits à base de viande de porc importés des États-Unis, du Canada et du Danemark (...) un lot de jambon congelé importé des États-Unis était moisi et contenait du clenbutérol (...) les importations de pulpe d'orange et de jus importés de Turquie par Coca-Cola Chine avaient été détruits en raison de la mauvaise qualité des emballages et pour violation de la réglementation sur les importations (...) »

D'ailleurs, la qualité des produits alimentaires chinois, probablement vérifiés par « l'administration générale du contrôle de la qualité, de l'inspection et de la quarantaine», est telle que, nous fait savoir Courrier International, les cadres dirigeants ne consomment que des produits bio, élevés ou cultivés spécialement pour eux !

Alors, protectionnisme déguisé ou pas ?

Certainement pas répondrait Hu Jintao le Président chinois qui, interviewé par Le Figaro, avant l'ouverture du G20, indiquait comme priorité : « (...) combattre le protectionnisme du commerce et de l'investissement et faire avancer les négociations multilatérales pour la libéralisation du commerce (...) » qui peut par ailleurs compter sur un silence complice des autorités et gouvernements européens impatients de voir arriver les possibles 100 milliards de dollars promis par la Chine !

Bienvenue dans la mondialisation heureuse et son libre échange équitable !


Crédit photo
china.org.cn

14 octobre 2011

Mondialisation : Le luxe, vitrine du « made in France » ... fabriqué ailleurs ?

Vantées par nos ministres, les entreprises de luxe françaises, histoire d'augmenter leurs marges se mettent de plus en plus, mais discrètement aux délocalisations. Bien aidées en cela par une législation laxiste sur le marquage « Made in » !

Le 31 août 2010, Christian Estrosi, alors ministre de l'industrie, lançait : « l’Observatoire du « Fabriqué en France ». Marque de l’excellence industrielle française, le Fabriqué en France est aussi un signal très fort pour les entreprises et les salariés du secteur industriel : celui de la détermination du Gouvernement à inscrire le savoir faire français dans la durée (...) » Dans la foulée, Yves Jégo, chargé de réfléchir aux contours d'une nouvelle marque France, annonçait la mise en place d'un label Origine France.

Tout cela est bel et beau, mais ce qu'ont oublié de nous dire les élites qui nous gouvernent, c'est que si aux Etats Unis et au Japon le marquage d’origine d'un produit est obligatoire. Ce n'est pas le cas dans notre beau pays : « (...) en France, il ne l'est plus depuis la publication du Décret n° 86-985 du 21 août 1986, sauf si une indication manifeste porte à croire que le produit a été fabriqué dans un autre pays que le pays réel de fabrication (...) » indique le COFREET, une association d'experts de la chaîne du Textile et de l'Habillement.

Ce qui est confirmé par le Ministère de l'Economie et des Finances qui écrit : « Il n'existe pas en France d'obligation légale ou réglementaire imposant le marquage d'origine des produits, à l'exception de quelques produits tels les produits agricoles et alimentaires (les fruits et légumes par exemple). Le marquage d'origine est donc, sauf pour les produits cités ci-dessus, facultatif et volontaire. Il est effectué sous la seule responsabilité du fabricant ou de l'importateur (...) »

Précisons au passage que : Dans l’Union Européenne, le marquage d'origine n'est pas obligatoire non plus sauf risque de confusion pouvant induire en erreur l'acheteur sur l'origine ou la provenance de la marchandise !

Mais pour en revenir à la France, dans l’habillement, qu’appelle-t-on un produit français ? interroge le site Achetons français. « (...) En principe, une veste fabriquée avec du tissu chinois et coupée au Maroc peut bénéficier du « made in France » si elle est cousue dans l’Hexagone. C’est le lieu de confection qui compte » Version toutefois contestée par les services de la répression des fraudes.

Alors, afin d'éviter de jouer au chat et à la souris avec les services de l'état, plusieurs entreprises de textiles de luxe se réfugieraient derrière l'aspect « facultatif et volontaire » de la loi pour ne plus indiquer d'origine sur leurs produits. Ce qui leur permettrait de ne pas écorner leur image de marque et faire des marges beaucoup plus importantes avec des produits fabriqués en Chine ou en Europe de l'Est.

Des exemples ?

Sonia Rykiel qui propose des tee-shirts à 60 € et des vestes à 300 € fabriqués en Chine nous expliquait Le Parisien qui citait également le cas des : « costumes Kenzo et Givenchy, auparavant fabriqués dans le Nord-Pas-de-Calais, qui proviendraient pour l’essentiel de la banlieue de Cracovie, en Pologne (...) »

Suite à son enquête, Le Parisien avait contacté les grandes marques qui ... n'avaient pas souhaité s’étendre sur le sujet.

Néanmoins, cette situation n'est pas nouvelle puisqu'en 2008, dans le livre Luxe & Co, Dana Thomas expliquait comment : « (...) une des marques de LVMH, Céline, produisait ses sacs Macadam en jean et cuir en Chine. Une étiquette marron fixée à l’intérieur du sac précisait qu’il avait été conçu à Paris et « fabriqué à la main en Chine en portant une attention particulière à la qualité et aux détails »

A la différence près que dans les cas récents, révélés par Le Parisien, l'étiquette du lieu de fabrication a disparu grâce à une législation française qui ouvre la porte à tous les excès !

Nul doute que notre Président, attentif au chiffre d'affaire des griffes de luxe françaises, et grand amoureux des usines va, dans le cadre de ses derniers mois de mandat, s'emparer du sujet. Et convoquer au plus vite, les grands du luxe vestimentaire français, pour les appeler au patriotisme économique et leur rappeler entre autre, les nombreuses aides gouvernementale mises à la disposition de leur industrie !

Enfin, on peut toujours rêver ....


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Chine informations

18 mai 2011

G8 : Haro sur le net et impasse sur les paradis fiscaux ?

Le G8, présidé par la France se réunira le 24 avant de se rendre à Deauville, les 26 et 27 mai. S'il est prévu d'évoquer : « toutes les questions liées au développement d'internet », nul ne sait par contre, si le sujet des paradis fiscaux, toujours bien vivants, fera partie des débats.

Souvenez-vous : Du G8 de 2008 au G20 de Pittsburg, un des principaux sujets se trouvait être les paradis fiscaux. La France qui se voulait en pointe déclarait alors : « (...) des sanctions sont prévues dès le mois de mars 2010 contre les pays qui ne se seront pas mis en règle (...) le président de la République annoncera très vite des mesures de durcissement de la réglementation fiscale sur les paradis fiscaux (...) »

Annoncés comme disparus, pour cause de conventions fiscales, par les chefs d'états et de gouvernement, il semblerait qu'ils ne figurent plus au programme de la présidence française des G8 et G20.

Et pourtant, à quelques jours du G8 organisé et présidé par la France, un intéressant document publié le 4 mai 2011, par le Centre d'Analyse Stratégique, affirme que les : « Centres financiers offshore et le système bancaire fantôme » affichent une santé insolente !

Que dit ce document ?

« La crise financière a mis en lumière le rôle décisif joué par le système bancaire fantôme - expression qui recouvre la plupart des acteurs financiers non régulés - dans la propagation du risque systémique.(...) Certaines de ces institutions ont profité des contournements possibles de la régulation en se domiciliant dans les centres financiers offshore (...) Les centres financiers offshore (CFO) ou paradis prudentiels font ainsi figure de lignes de faille de la supervision macroprudentielle nécessaire à la stabilité du système financier (...) Cette note vise à cerner ce concept de CFO, flou du point de vue juridique, en explorant les données révélant leur rôle de production d’ingénierie financière pour le reste du monde. Elle donne un aperçu du degré d’imbrication des centres offshore dans les places financières classiques, élément important durant la crise (...) »

Système bancaire fantôme ?

Selon le Centre d'Analyse Stratégique, il est constitué des : « (...) organismes de crédit non bancaires, ainsi que les organismes de placement collectif monétaires et les banques d’investissement qui les financent (...) le système fantôme est extrêmement connecté aux banques (...) Peu ou pas régulé et à l’origine d’une grande opacité concernant la localisation des risques et l’exposition des agents bancaires traditionnels, il a été un facteur important de contagion du risque systémique, particulièrement durant la crise économique récente (...) » Page 9 du document

Et où sont-ils installés ?

Extrait du document page 6 : « (...) Le noyau dur est constitué des juridictions à l’imposition inexistante et où l’importance des transactions financières est étonnante au regard de leur économie. Il regroupe les îles Caïmans, le Luxembourg, les Bahamas, Jersey, Bahreïn, Guernesey, les Antilles néerlandaises, la République de Maurice, l’île de Man, les îles Marshall et la Barbade. L’exportation de services financiers par les îles Caïmans est particulièrement significative. Le Luxembourg est également présent en tant que noeud central en Europe des transactions entre fonds : en 2010, c’est le troisième gestionnaire mondial de fonds en total d’actifs financiers, après le Royaume-Uni et les États-Unis, et le deuxième marché des fonds communs de placement, en étant notamment le principal destinataire de fonds provenant du Liechtenstein et des îles Caïmans, qu’il redistribue ensuite aux principaux centres financiers (...) »

(...) Ces centres alimentent des niches spécifiques : les Bermudes attirent un tiers du marché mondial de la réassurance grâce à un traitement fiscal favorable ; les îles Caïmans sont le premier marché des hedge funds ; les îles Vierges britanniques accueillent plus de 800 000 entreprises internationales. La Suisse, créatrice du secret bancaire, détient 27 % (environ 2 000 milliards de dollars) du patrimoine des particuliers placé offshore, selon le dernier rapport du Boston Consulting Group sur la richesse mondiale (...) » - Boston Consulting Group - Global Wealth 2010, Regaining Lost Ground : Resurgent Markets and New Opportunities, juin

Ce qui signifie que le problème est très loin d'être résolu. Mais plus grave, rien n'empêche ce « système bancaire fantôme», comme l'écrit L'Expansion de : « déstabiliser le système financier mondial ». Avec comme corolaire une une addition encore plus lourde à faire payer ... aux populations !

Mais dans l'immédiat, il était préférable, comme l'expliquait la Quadrature du Net, d'imposer le concept de « l'internet civilisé » qui sera présenté au cours du Forum e-G8 et dont l'inspiration, selon la Quadrature, trouverait ses origines : « (...) dans le modèle chinois du contrôle d'Internet (...) »

Et oui, que voulez-vous, entre mettre au pas des prédateurs financiers ou des effrontés, dont les écrits, peuvent déplaire, le choix est vite fait !

Intégralité du document du Centre d'Analyse Stratégique


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Présidence Française G8 G20

26 janvier 2011

La mondialisation résisterait-elle à une prochaine crise ... sociale ?

Le fondateur du Sommet de Davos s'inquiète d'une possible transformation de la crise économique en "crise sociale" . L'étude IFOP pour la Croix sur la "mondialisation vue par 10 pays " ne peut que lui donner raison !

" Il n'y a de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre" affirme un dicton. C'est en résumé ce qu'a déclaré Klaus Schwab, en présentant la 41e édition du Forum économique mondial à Davos : " Nous devons faire attention à ce que cette crise ne devienne pas une crise sociale, ce qu'elle est dans certains pays "- Le Figaro

Il faut dire que, comme nous vous l'expliquions hier, la perspective d'une reprise économique tout en conservant un taux de chômage très élevé, est envisageable ! Or, l'exemple de la Tunisie et les très nombreuses manifestations qui se produisent, un peu partout dans le monde, ne rassurent pas les promoteurs et bénéficiaires du libre échange et ... du dumping fiscal et social.

Pour ces "beaux esprits", Il faudrait donc profiter du sommet de Davos et du G20 pour trouver rapidement des solutions pour sauver le soldat "mondialisation".

La mondialisation, vous savez, ce concept économique qui s'est imposé à l'ensemble des citoyens de la planète ! Elle n'est d'ailleurs jamais remise en cause par les chefs d'état et de gouvernement, qui préfèrent insister, sur la "nécessaire adaptation" de leurs salariés et concitoyens aux normes les plus minimalistes !

Ce qui fait que personne ne demande jamais à ces citoyens/salariés ce qu'il pensent de ce : " développement de liens d'interdépendance entre hommes, activités humaines et systèmes politiques à l'échelle du monde "- Technoscience

C'est pourquoi l'étude, publiée par le journal La Croix et réalisée par l'IFOP sur " la mondialisation vue par dix pays " est intéressante.

Si les analystes de l'IFOP préfèrent insister sur le fait que : " Les Français sont fâchés avec la mondialisation " (...) Ils sont les plus nombreux (33 %) à juger qu’il faut désormais abandonner le système capitaliste, contre… 3 % des Chinois, officiellement communistes. Les deux tiers de ces derniers (65 %) considèrent qu’il faut conserver ce système « qui fonctionne plutôt bien », soit la plus forte proportion de l’étude, contre 15 % des Français (la plus faible) (...) "

Ce qui ne devrait pas tarder à faire les choux gras de l'UMP, qui l'utilisera, pour montrer à quel point, nous sommes un peuple "ringard". Pour ce faire, ils pourront d'ailleurs, se servir de la phrase de Jérôme Fourquet, le directeur adjoint des études de l’Ifop : " Les Français ont désormais parfaitement conscience de leur retard. Le gouvernement s’est appuyé là-dessus lors du débat sur les retraites. Et la nécessité de le combler devrait être au centre des débats de la présidentielle de 2012 (...) "

Il ne faut surtout pas négliger la partie de l'étude dans laquelle on apprend que nous ne sommes pas les seuls à rejetter certains aspects de la mondialisation.

Tout d'abord, la confiance envers les gouvernements à gérer les crises économiques et financières : " Probabilité d'une nouvelle crise économique et financière dans les prochaines années "

Si pour les français, c'est une certitude à 91%, elle l'est aussi pour les britanniques à 88% puis les australiens à 83%, les américains à 82%, les Allemands à 79%, les italiens et même les chinois à 77%. Pour ceux qui penseraient que les Brésiliens sont des optimistes, l'étude affirme qu'ils sont 75% à croire à la probabilité d'une nouvelle crise !

" Le développement des échanges commerciaux internationaux " : Si les chinois à 90%, les Polonais et les brésiliens à 76% considèrent que celui-ci a un impact positif sur leur pays, les allemands ne sont que 50% et les américains ... 39% à le penser.

Ce qui nous amène à la partie qui nous semble la plus significative de l'étude : La très forte demande de régulation !

" (...) Même s’ils continuent majoritairement de croire aux vertus de l’économie de marché, les Américains semblent aussi pessimistes que les Français sur de nombreux points (...) Qu’il s’agisse d’obliger les entreprises qui délocalisent à rembourser les aides publiques qu’elles ont touchées (92 % des Français sont pour, 87 % des Allemands et 73 % des Américains), de taxer des produits provenant de pays pratiquant un dumping social, fiscal et environnemental, ou encore de lutter contre les OPA hostiles. Le clivage entre les élites et les populations est désormais assez net sur ces sujets. Il y a une vraie attente des populations pour la mise en place de nouvelles règles du jeu, voire d’un peu de protectionnisme (...) écrit l’Ifop.

Message transmis au Président du G20 et aux chefs d'états et de gouvernements participants à qui, il ne reste que quelques jours pour "réformer le capitalisme". Et qui auraient tord de croire que, leurs populations accepteront très longtemps, un système, qui leur propose la seule mise en concurrence, sans le moindre garde fou ... comme avenir !

Sources
La Croix
Etude au Format Word
Crédit image
Tignous

12 juillet 2010

Coup de com' : Wauquiez veut forcer les centres d'appel à se relocaliser !

Laurent Wauquiez annoncerait-il la fin de la "mondialisation heureuse", celle qui faisait il y a encore peu, le bonheur du gouvernement et de sa majorité parlementaire ? En effet, il vient d'annoncer : Un plan "antidélocalisation " des Centres d'appels" nous apprennent Les Echos

Ce plan devra toutefois attendre un peu puisque : " le gouvernement organisera "des assises des centres d'appels" à la rentrée " - Source AFP/Google


Laurent Wauquiez se serait-il brusquement rappelé les propos de Nicolas Sarkozy en 2007 sur le sujet des délocalisations ?

... / ... Contre les délocalisations, je mettrai en oeuvre une politique industrielle, en choisissant les secteurs stratégiques sur lesquels concentrer nos efforts ... / ... " Source Mon Projet

Bien que le même Sarkozy déclarait la même année " La mondialisation est un fait. Il serait aussi vain de la nier ou de s'y opposer que de prétendre remettre en cause la loi de la gravité ou arrêter la course des nuages ... / ... "

Les chiffres du chômage continuant à être mauvais , il est nécessaire de mettre son "mouchoir libéral" dans sa poche et d'essayer de prouver au bon peuple que le gouvernement est prêt à "faire un malheur" pour sauver l'emploi en France !

Car, les chiffres parlent d'eux mêmes

" Le nombre de demandeurs d'emploi en recherche active d'emploi et n'exerçant aucune activité (catégorie A) s'est établi à 2.690.600 personnes en France métropolitaine fin mai 2010, soit une hausse de 0,8% sur un mois et de 7,1% sur un an " - Source La Tribune

Si on y ajoute les autres catégories, on dépasse les 4,5 millions - Source Ministère du Travail et Chomisteland

De quoi inquiéter le gouvernement qui, à défaut d'une politique industrielle, a l'oeil rivé sur l'emploi dans les services. Or, la situation de l'emploi dans les centres d'appels (pudiquement baptisés : "relation clientèle") n'est pas brillante, pour cause de ... délocalisation massive !

Et dans ce secteur c'est : " .... / ... près de 250000 emplois dans l’Hexagone, dont un quart chez des prestataires externes"

Laurent Wauquiez a donc décidé que les centres d'appels seraient un secteur stratégique sur lesquel le gouvernement devrait concentrer ses efforts !

Mais pourquoi cette annonce ?

Tout simplement parce que : " ... / ... le 1er juillet, Teleperformance France, la filiale du leader mondial des centres d’appels, a annoncé la fermeture de 8 de ses 22 sites en France"

Ce qui n'est qu'un petit bout de ce que savent faire les entreprises de "relation clientèle" puisque : "... / ... Le nombre d’emplois offshore (délocalisés) chez les sous-traitants est passé de 10000 en 2004 à 60000 en 2009 », estime-t-on à Bercy. Au Maroc (où ils sont 30000), en Tunisie (12000) mais aussi à l’île Maurice, ou au Sénégal, des pays où le coût de la main-d’œuvre est de 10 € à 15 € l’heure contre 23 € à 28 € en France"

Ce qui n'avait, semble t-il, jusqu'à présent pas alerté Laurent Wauquiez ...

Cette situation est également embarrassante pour Nicolas Sarkozy qui, en 2004, alors qu'il était ministre des Finances avait menacé la profession qui bien qu'ayant pris de engagements, ne les a jamais tenus ! - Source Le Parisien

Et que propose Laurent Wauquiez pour mettre fin à cette hémorragie ?

" ... / ... rendre obligatoire la relocalisation via un " code de bonne conduite", ou encore : " à défaut de sanctions tangibles, établir une " liste des mauvais élèves" ce qui vous l'avouerez ne casse pas quatre pattes à un canard !

Néanmoins, le ministre a glissé dans ses propositions, deux points, qu'il sait quasiment impossible à mettre en place : " ... / .... la surtaxation des appels provenant de centres à l'étranger" et" favoriser financièrement les entreprises ne délocalisant pas, par exemple via des allégements de charges ou des aides à l'embauche"

Et là : Problèmes ! Comme l'explique La Dépêche

" ... / ... la bataille contre les délocalisations des centres d'appels est loin d'être gagnée d'avance notamment parce que la commission de Bruxelles risque d'opposer son refus à ces mesures d'ordre fiscal"

En effet, on peut lire sur le site de la Commission européenne

Qu’est-ce qu’une aide d’État?

Une entreprise à laquelle un soutien public est accordé obtient un avantage indu par rapport à ses concurrents. C’est pourquoi le traité CE interdit d’une manière générale les aides d’État, à moins qu’elles ne soient justifiées par des raisons de développement économique général. ... / ...

1. il y a intervention de l’État ou au moyen de ressources d’État; celle-ci peut revêtir différentes formes (par exemple, subvention, bonification d’intérêts, allégement fiscal, garantie, prise de participation totale ou partielle de l’État dans la société ou fourniture de biens ou de services à des conditions préférentielles ... / ... "

Et nul ne nous fera croire que le ministre ou ses plus proches conseillers l'ignorent ! Mais du côté communication, l'annonce est du plus bel effet, même si pour l'instant, elle se résume à : " la tenue d'assises sur le sujet à la rentrée "

D'ici là, entre les possibles plaintes à l'OMC, les interventions directes du Maroc et de la Tunisie (lire Tunisie-France. Les centres d’appel sous pression) et la possible intervention de la Commission européenne, le ministre aura probablement limité sa fougue à quelques recommandations ... que personne ne suivra ... Une fois de plus ...

DERNIERE MINUTE

Je viens de dialoguer par Twitter avec Laurent Wauquiez. Alors que je lui demandais comment il allait s'arranger avec la Commission européenne ? Celui-ci m'a affirmé :

@slovar ? je n'ai pas parlé d'aides fiscales

Lui ayant cité une des sources, journalistique de cet article, il a jugé bon de me répondre la chose suivante :

@slovar ils se réfèrent à un article du parisien publié hier, avant que je ne m'exprime ce matin. Mais je n'ai rien dit de tel ce matin

Donc exit les mesures fiscales et retour à : "quelques recommandations" ... que personne ne suivra ... Une fois de plus ..."

Crédit photo
Maroceco




23 janvier 2010

Avec Le Figaro, deviens toi aussi, un spéculateur avisé !

Tu es français et tu t'inquiètes de la situation de l'économie européenne, surtout celle de la zone euro ?

"Après cinq trimestres consécutifs de contraction, la zone euro est sortie de récession au troisième trimestre 2009 avec un PIB en hausse de 0,4% et les économistes attendent un chiffre du même ordre pour le quatrième trimestre. Le retrait progressif des mesures de soutien devrait cependant entraîner un ralentissement de la croissance en 2010, ajoutent-ils.

Avec la stabilisation de la conjoncture se pose en effet la question des stratégies de sortie de crise : retirer les mesures de soutien pour soulager les finances publiques mais sans prendre le risque d'une rechute de l'activité" - Source Reuters

Tes placements te dépriment car ils rapportent peu ?

Et bien, viens vite découvrir de nouvelles pistes, proposées par Le Figaro, qui vont te permettre de gagner beaucoup d'argent !

Tout ceci est à découvrir dans un dossier spécial concocté par Le Figaro : "Nos conseils pour investir dans les pays émergents"

"C'est la maxime du moment : « Pour gagner de l'argent, investissez dans les pays émergents ». Cela semble une évidence et ceux qui émettent des réserves passent pour des ringards. Le thème n'étant pas nouveau, pour obtenir de bonnes performances, il peut être intelligent de faire des paris qui sortent des sentiers battus ... /... Pour prendre les exemples les plus frappants, la Chine et l'Inde annoncent des chiffres à faire pâlir d'envie les pays occidentaux. Ainsi, la Chine devrait afficher une croissance de 10 % de son produit intérieur brut en 2010. L'Inde serait quant à elle sur un rythme de 8 %, d'après les éléments fournis par l'assureur-crédit Coface. Alors que les pays occidentaux se débattent avec des dettes colossales, les pays émergents arborent des finances saines ... / ...

Il y a ensuite les trackers . Ces fonds cotés en Bourse suivent la performance d'un indice de référence. Ils peuvent être achetés ou vendus comme de simples actions. Les émetteurs comme Lyxor, iShares, Casam ou EasyETF peuvent même les proposer, alors que le marché sous-jacent est fermé. Avantage certain, de nombreux trackers sur les pays émergents sont éligibles au plan d'épargne en actions, une spécificité française ... / ...

"Plébiscités par les investisseurs, qui apprécient leur grande liquidité, ils ont vu leurs encours dépasser la barre symbolique des 1.000 milliards de dollars dans le monde, selon Blackrock. En France, ce succès inspire les gestionnaires, qui en lancent régulièrement de nouveaux. Lyxor (Groupe Société générale) vient ainsi d'enrichir sa gamme en proposant à Paris quatre nouveaux ETF, pour jouer l'immobilier côté. De son côté, Amundi (Crédit agricole/Société générale), après en avoir lancé 41 l'an dernier, vient d'en lister 13, aussi bien sur les obligations, les actions européennes que les matières premières ou encore la bourse brésilienne" - Le Figaro

La deuxième idée est de miser sur des nations à fort potentiel, à savoir le Brésil et l'Inde. Puissances régionales incontournables, ces pays vont afficher une croissance économique significative en 2010 et bénéficient de finances publiques saines. Les trackers sur ces pays sont performants et liquides.

La troisième idée est de miser sur des zones sous-estimées. A savoir le Mexique et l'Afrique. Si l'on prend le cas particulier de l'Afrique, l'année 2010 sera historique pour ce continent, qui accueille sa première Coupe du monde de football. Ce continent, le plus en retard en termes économiques, affiche des promesses qui ne peuvent être sous-estimées ... /...

L'année 2010 placée sous le signe de l'Afrique

Certaines régions d'Afrique sont de plus en plus dynamiques ! Dans le nord, le Maroc tire parti de sa proximité avec l'Espagne. La Tunisie profite du dynamisme de son industrie textile, qui représente 22 % de ses exportations. L'Egypte bénéficie d'une manne touristique liée à ses trésors archéologiques. Le pays dispose aussi de ressources en devises diversifiées, selon la Coface (Canal de Suez, exportations de pétrole et de gaz...). A l'ouest, la Côte d'Ivoire profite de l'envolée du cours du cacao et le Sénégal du boum touristique. Le Sénégal a d'ailleurs été en croissance en 2009, relève la Coface, et le rythme devrait s'accélérer en 2010 ... / ... "

C'est lumineux ! Les meilleurs placements du moment sont à faire dans les pays où les populations sont, au choix : Dans la misère ou soumises à une exploitation outrancière de leurs capacité de travail. Enfin, du vrai capitalisme mondialisé au service de l'épargne du particulier !

Mais pourquoi perdre du temps avec une Europe qui ne présente à priori plus d'intérêt (à part la Pologne selon Le Figaro) puisqu'elle devient de plus en plus une zone de consommation !

Pourquoi perdre son temps avec les approches de l'épargne solidaire qui proposent : "une bonne sécurité du capital investi, une liquidité variable selon le type de produits et un potentiel de rendement moyen. Néanmoins, concernant le segment des fonds (qu’ils soient classiques ou d’épargne salariale), certains supports affichent sur longue période, dans leurs catégories respectives, de bonnes performances ... / ..." - Source Exonération fiscale

Alors, qu'attends tu pour vider ton Livret A et cesser d'acheter des tickets à gratter pour te lancer sur ces eldorados ! Qui risquent une fois de plus de se transformer ... en jolie bulle !

Qui comme de bien entendu sera intégralement payée par l'ensemble des contribuables ... spéculateurs ou non !

Car comme l'explique Le Figaro : "Enfin, il y a, comme pour d'autres actifs financiers, le risque de formation d'une bulle sur les émergents. C'est la prise en compte de cet élément qui nous rend prudents sur la Chine à court terme. Le consensus en faveur des actions chinoises nous paraît exagéré. Il existe tout de même des questions sans réponse sur l'économie chinoise. Il est difficile de savoir quelles sont les surcapacités des usines sur place. De même, des crédits ont été accordés de manière très laxiste par les banques et cela ne nous semble pas pris en compte par les marchés ... / ... "

Mais dans la mesure ou la "refondation d'un capitalisme" à visage humain est une des priorité de l'Elysée ...


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Bourse investir
L'Express




26 septembre 2008

Présidence Frégoli

Il était serein, solennel et ... très bronzé notre Président hier à Toulon. A peine revenu des Etats Unis où une fondation ultra libérale et des plus réactionnaires en termes économique lui avait remis le prix d'homme d'état de l'année, il nous a asséné du GUAINO du meilleur cru. Cette fois-ci pas de Jaurès ni d'Edgar Morin, juste Nicolas tout puissant contre les requins de la finance mondiale.

Slovar a décidé de vous donner avec l'aide du magazine Le Point quelques morceaux choisis illustrés avec quelques dessins et images montrant bien la qualité du foutage de g..... auquel nous avons une fois de plus assisté.

"La génération qui a vaincu le communisme a rêvé d'un monde où la mondialisation réglerait tous les problèmes. Ce rêve s'est brisé. C'est une certaine idée de la mondialisation qui s'achève avec la fin du capitalisme financier. L'idée que les marchés ont toujours raison est une idée folle."

"Ce système où celui qui est responsable d'un désastre peut partir avec un parachute doré, où un trader peut faire perdre 5 milliards d'euros à sa banque sans que personne ne s'en aperçoive... ce système a créé des inégalités, a démoralisé les classes moyennes et a alimenté les spéculations. Mais ce système ce n'est pas l'économie de marché, ce n'est pas le capitalisme"

"L'économie de marché, c'est un marché régulé, le marché mis au service du développement, du marché, de tous. L'économie de marché, ce n'est pas la loi de la jungle. C'est la concurrence qui réduit les prix, qui élimine les rentes et qui profite à tous les consommateurs, explique Sarkozy. Ce n'est pas la primauté donnée aux spéculateurs, mais à l'entrepreneur. C'est la récompense du travail, de l'effort."

"Le capitalisme, c'est une éthique, c'est une morale, ce sont des institutions, insiste-t-il. La crise financière que nous connaissons aujourd'hui, c'est la crise d'un système qui s'est éloigné des valeurs les plus fondamentales."

"Il faut réglementer les banques pour réguler le système. La crise que nous connaissons devrait amener à une restructuration de grande ampleur de tout le secteur bancaire. En France, l'État sera attentif et jouera un rôle actif." Il faut selon le Président "poser les questions qui fâchent, comme les paradis fiscaux, les ventes à découvert, ou la cotation en continu qui permet de vendre ou d'acheter à tout moment des actifs". "Nous allons décider de contrôler les agences de notation. Elles ont été défaillantes. Elles ne doivent pas échapper au contrôle de régulation. Il faut mettre un terme au désordre des monnaies, au coeur de la crise."

"Je ne conduirai pas une politique d'austérité, qui conduirait à la récession. Notre objectif, c'est de rendre du pouvoir d'achat aux Français, non de leur en prendre. La France s'en sortira en investissant plus, dit Sarkozy. Si nous arrivons à diminuer le nombre d'échelons territoriaux, nous pourrons nous poser la question de la disparition de la taxe professionnelle. La France s'en sortira en travaillant davantage."

"Jamais depuis 1958 autant de changements n'ont été accomplis en si peu de temps. Quand la situation mondiale deviendra meilleure, nous tirerons les fruits de nos efforts, sur l'équilibre de nos finances publiques, sur l'emploi, sur le pouvoir d'achat. Je suis lucide sur la crise, mais optimiste. J'ai la conviction qu'il n'y a pas d'autres voies efficaces pour la France. Nous devons précéder la marche du monde et non la suivre. Ainsi, la France sera fidèle à son identité, à son histoire", conclut-il - Sources et crédit Le Point

Et, jamais depuis 1958, on a fait un discours de mystification d'un tel niveau.
Jamais depuis 1958 on a pris les français dans leur ensemble pour des c... à ce point

Bon, il reste une hypothèse : Organiser de grands concerts de solidarité afin de renflouer les caisses des états et des banques, comme autrefois pour l'Arménie ou l'Ethiopie ou organiser des dîners de charité comme celui au cours duquel notre nouvel altermondialiste a reçu un si beau prix. De Doc Gynéco en passant par Bigard et une chanteuse proche, on devrait pouvoir trouver de quoi régler le problème.

Et si ça ne marche pas, le bateau d'un grand industriel français sera toujours prêt à appareiller vers d'autres aventures. Dépêchez-vous, le nombre de places est limité ...



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Le Placide
HUB
Source Montage
Sarkostique
SarkoShow


Leopoldo Fregoli (né le 2 juillet 1867 à Rome et mort le 26 novembre 1936 à Viareggio) était un acteur et un artiste italien, ventriloque et musicien, réputé pour ses changements de costumes très rapides, un transformiste qui a été jusqu'à interpréter 100 rôles costumés dans le même spectacle.


25 juillet 2008

Dieu que la mondialisation est belle !!!

Moral des industriels en berne, activité des entreprises en nette contraction, bond des défaillances d'entreprise: une déferlante de mauvaises nouvelles économiques s'est abattue jeudi sur la France, faisant craindre une contraction de la croissance, voire une récession.

"Les perspectives pour la France s'assombrissent jour après jour", constate Gilles Moëc, économiste de Bank of America, pour qui la France n'est peut-être plus très loin de la récession.

Même analyse pour Olivier Gasnier, économiste de la Société Générale: "On est en quasi-récession. Ca fait longtemps qu'on a pas vu une détérioration aussi brutale, on peut remonter à 2001, même un peu au-delà".

L'activité du secteur privé a de nouveau reculé en juillet, selon l'indice composite PMI, tombant à son plus bas depuis plus de six ans.

Un ralentissement de l'activité qui s'accompagne de nouvelles "réductions d'emploi", avec un taux de baisse des effectifs au plus haut "depuis près de cinq ans", note la société Markit, qui publie cet indicateur.

"Le déclin mondial de la demande et l'envolée de la monnaie unique européenne ces derniers mois ont clairement affecté les perspectives industrielles", constate Jean-Christophe Caffet, économiste de Natixis ... / ...

Des difficultés illustrées notamment par Renault, qui a annoncé jeudi un plan de 5.000 suppressions d'emplois. "On voit arriver sur la deuxième partie de l'année et sur l'année 2009 un ralentissement plus fort sur les marchés européens", a averti son PDG, Carlos Ghosn, faisant état d'"inquiétudes sur le niveau du marché français, voire du marché allemand".

"Nous pensons que le produit intérieur brut (PIB) a stagné au deuxième trimestre et va probablement continuer au troisième trimestre", et une croissance "négative ne peut être exclue" sur ces périodes, prévoit M. Moëc.

Pour M. Gasnier, "on peut oublier la fourchette de prévision du gouvernement pour cette année", comprise entre 1,7% et 2% mais plus proche de 1,7%. Pour 2009, le gouvernement prévoit 1,75% à 2,25%. La Société Générale table sur 1,1% en 2008 et 0,4% en 2009. Plus optimiste, Mathieu Plane, de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), anticipe plutôt 1,6% - Source AFP

Dans ce contexte que n'a pas souhaité commenter notre vibrionnante Minsitre Madame Lagarde (au fait, si vous n'avez pas encore voté pour le sondage Slovar dépêchez-vous) Une nouvelle est passée dans la presse. Sur YAHOO, elle est enregistrée dans la catégorie "insolite" :

"Le Zimbabwe a mis en circulation lundi un nouveau billet de banque d'une valeur de cent milliards de dollars zimbabwéens pour tenter de remédier à la pénurie de devises, avec une inflation folle à 2,2 millions de pour cent, a annoncé samedi la Banque centrale.Ainsi le nouveau billet de 100 milliards serait suffisant, ce week-end en tout cas, pour payer un aller-retour en bus entre la banlieue et le centre d'Harare. Mais un peu juste pour une boisson gazeuse ou un pain, qui se vendait pourtant autour de 60 milliards en début de semaine"

Et oui, le Zimbabwe n'ayant aucune matière première stratégique et un tyran en place que, personne n'envisage de renverser N'est pas l'Irak qui veut) certains pourront trouver la photo du billet absolument indécente. C'est notre cas !!!

Pendant ce temps, à l'OMC, le Britannique Peter Mandelson n'a pas apprécié la dernière sortie du président en exercice de l'Union européenne concernant les négociations à l'Organisation mondiale du commerce. En déplacement à Batz-sur-Mer, Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi que la France ne signerait pas en l'état l'accord en discussion à Genève.

Le président français Nicolas Sarkozy a lancé: "Nous ne signerons pas l'accord qui est sur la table".

Mise au point immédiate de Peter Mandelson: «La Commission est chargée de négocier ici à l'OMC au nom de tous les Etats membres», a-t-il affirmé aux journalistes, ajoutant: «Nous continuerons ainsi sur la base du mandat que nous avons.» Autrement dit, la France n'a pas son mot à dire dans les tractations entre l'UE et les autres pays membres de l'OMC, qui tentent depuis lundi de trouver un accord sur les relations commerciales Nord-Sud - Source 20 Minutes

"La chance d'un accord (à Genève) est tellement mince que les gens ne se mobilisent plus contre l'OMC", estime Carin Smaller, de l'Institute for Agriculture and Trade Policy. La crise économique qui menace les États-Unis et l'Europe ne semble pas dicter l'urgence d'un accord à Genève.

Au quatrième jour des pourparlers hier, un journal indien a parlé de "gel profond". "Pas de percée", a dit Pascal Lamy, patron de l'OMC. Le fait est que les pays riches s'affrontent aussi entre eux. Le Canada, qui a augmenté ses propres subventions agricoles, s'est plaint auprès de l'OMC de celles des États-Unis qui, dit-il, "faussent les marchés".

À Genève, les États-Unis ont offert de réduire leurs subventions agricoles à moins de 15 milliards US par an. Leur représentante pour le Commerce, Susan Schwab, a dit toutefois que cette offre dépendait de concessions des autres partenaires en matière d'accès au marché des produits agricoles et industriels.

Les États-Unis "peuvent encore aller plus loin", a dit Peter Mandelson. L'UE a offert de réduire de 60% ses tarifs sur les produits agricoles. Le président brésilien Lula da Silva, qui n'est pas à Genève, a estimé qu'un accord n'était possible que "si les États-Unis et l'UE font de plus amples concessions" ... / ...

Dans la foulée de l'appui du Parlement indien au traité de coopération nucléaire avec les États-Unis, George W. Bush a appelé hier Manmohan Singh pour lui demander son aide en vue d'un déblocage sur l'OMC à Genève. En soirée à Genève, Susan Schwab affichait son pessimisme: "Les progrès ont été insuffisants aujourd'hui. On verra demain (vendredi) si on peut y arriver" - Source Cyberpresse

En ce qui concerne les milliers (voir centaines de milliers) de suppressions de postes dans le monde entier, les futurs sans abris pour cause de crise des subprimes ... et nos pauvres zimbabwéens, ils sont condamnés à n'être des spectateurs d'une mondialisation devenue folle.

"Dieu que la guerre est belle" écrivait ironiquement Rimbaud dans un de ses vers, nous serions tentés de dire "Dieu que la mondialisation est belle" ... vue des bureaux de l'OMC du FMI, du bundestag, de la Maison Blanche, de l'Elysée, ... C'est vrai que ça doit avoir de la gueule !!!

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AFP
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07 février 2008

Made in respect

Nos économistes et leurs amis politiques sont unanimes : "La France est frileuse à l’égard de la mondialisation".

Comment en effet, ne pas comprendre que c’est une chance pour notre pays de voir les entreprises françaises délocaliser à tout va pour venir ensuite commercialiser leurs produits en France !!!

Participant à une émission sur LCP, j’ai pu voir et entendre plusieurs créateurs d’entreprises expliquer (trémolos dans la voix inclus) expliquer qu’après s’être fait financer leurs projets pour certains par les collectivités locales, que leur développement international passait par une délocalisation en « zone dollar » ou mieux en Asie.

Au delà du fait qu’il est à mon avis indispensable de se pencher un jour sur l’attribution des aides et parfois dans certains cas de leur remboursement en cas de départ (La Grande Bretagne de Tony BLAIR s’est d’ailleurs penché sur ce problème), une question se pose : Tous les entrepreneurs rêvent secrètement ou au grand jour d’un avenir basé sur des pays où les bas salaires sont la norme, les conditions de travail ahurissantes et les droits des citoyens sont quotidiennement bafoués ?

La réponse est évidemment non. Du moins pour un petit groupe d’entrepreneurs dont l’association est domiciliée à la CCI de Saint Etienne et qui sont porteurs d’un label baptisé « made in respect »

Créée en 2006 et défendue avec énergie par le dirigeant fondateur de la marque française BERINGER leader mondial du frein pour motos (alors que la très grande majorité des motards pensent qu’il s’agit d’une marque étrangère) l’idée de l’association part du constat suivant :

« L’idée est née à partir d’un constat : l’accélération de la mondialisation se fait souvent au détriment des hommes, de la qualité et de l’environnement. Avec Made in respect, nous voulons donner les moyens au consommateur de faire ses choix en connaissance de cause. Pour résumer, Le client doit être certain que le produit qu’il achète n’est pas fabriqué par des enfants ou encore qu’il n’est pas nocif pour l’environnement .. / … » lire la suite

L’association possède une charte : Extraits

"L'accélération de la mondialisation se fait au détriment des Hommes, de la Qualité, de l'Environnement et de la Transparence.

Le consommateur, noyé par les stratégies-marketing des multinationales, a désormais perdu tout repère. Il ne sait plus choisir en toute connaissance de cause.

Constatant la dépréciation de ces valeurs, l'association MADE IN RESPECT propose d'agir pour un monde plus juste et pour une nouvelle façon d'acheter.

Grâce au label MADE IN RESPECT, nous redonnons au client-citoyen les moyens d'accéder à un mode de consommation plus solidaire, plus respectueux
de l'environnement. … / …"

Toutes les entreprises qui se reconnaisent dans les valeurs de l'association peuvent adhérer. Les particuliers également (pour une somme modique)

Et si de telles initiatives étaient plus à même de faire aimer les entreprises au français que le sempiternel « travailler plus … » ?


Sources et crédit

BERINGER
Made in Respect

28 janvier 2008

Mieux que les "Martines" : Le monde de Zoé

Nombreux ont été les internautes à rire aux détournement de la collection "Martine" (un exemple ICI) . Depuis à la grande déception de tous, le générateur permettant de créer ces détournement a été fermé.

Ne soyons pas trop triste puisque le Ministère des finances a décidé de créer "Zoé". Moins interactif que les "Martine", Zoé est une petite fille qui découvre les bienfaits de la mondialisation. A noter que cette brochure est destinée aux écoles primaires.

Extraits :

"C’est l’heure d’aller à l’école. Elle retrouve ses camarades et l’institutrice. Dans la salle de classe, Zoé, un peu distraite, écoute son livre d'histoire. Le livre lui raconte l’histoire de la France dans le monde ... / ... Zoé confie au livre son rêve que partout dans le monde, grâce aux progrès de la science, les hommes apprennent à mieux se connaître et que les idées de liberté, d'égalité et de fraternité se répandent"

« En rentrant de l’école, Zoé est un peu fatiguée. En attendant son goûter, elle joue à un jeu vidéo. La console vidéo lui raconte aussi son histoire ... / ... La console vidéo raconte à Zoé que ses petites sœurs voyagent aussi aux États-Unis, dans les autres pays d’Europe, en Asie et en Afrique. En fait, des millions d’enfants dans le monde jouent avec la même console vidéo que Zoé »

« Zoé est rentrée de l'école. Après son goûter, Zoé a mal à la gorge. Elle a attrapé un gros rhume. Son papa rentre à la maison pour s’occuper d’elle et lui donner des médicaments. Le sirop rouge contre le rhume lui raconte son histoire »

« Le sirop raconte aussi à Zoé qu’un grand nombre de médicaments ont pris l’avion pour aller en Afrique. Sur place, au Congo par exemple, des médecins et des infirmières soignent des enfants africains, pour les guérir des mêmes maladies que Zoé »

Nous préférons vous laisser découvrir la brochure en ligne (surtout les illustrations) par vous même. Vous allez adorer Zoé au pays de la mondialisation des bisounours.

Merci Madame Lagarde et Monsieur Woerth

Sources
La Mondialisation.fr