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13 juin 2012

Les recettes de l'OCDE pour les retraites : Partir à 70 ans et cotiser à une pension privée !

L'OCDE vient de publier un rapport sur l'avenir des retraites dans lequel elle distribue des bons et mauvais points aux pays en fonction de l'âge départ. Elle propose aussi d'avoir recours aux pensions privées pour : « stimuler la croissance » !




Connaissez vous le slogan de l'OCDE ? hé bien c'est : « Des politiques meilleures pour une vie meilleure » Elle l'explique sur son site de la façon suivante : « (...) promouvoir les politiques qui amélioreront le bien-être économique et social partout dans le monde (...) Nous comparons la façon dont les systèmes éducatifs préparent les jeunes à la vie moderne et la façon dont les systèmes de retraite protègeront les citoyens plus âgés (...) »

C'est justement donc au nom de la protection des systèmes de retraites que l'OCDE vient de publier son dernier rapport. Que dit-il ?

« L’espérance de vie continuant d’augmenter partout dans le monde, les gouvernements devront graduellement augmenter l’âge de départ à la retraite pour que leurs systèmes nationaux de pension soient à la fois financièrement viables et adaptés (...) »

Et le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría de donner selon lui une des solution clés du problème : « Il faut agir avec vigueur. Faire tomber les obstacles à la poursuite d’activité au-delà de l’âge habituel d’accès à la retraite sera indispensable pour garantir à nos enfants et à nos petits enfants le bénéfice d’une retraite adéquate au terme de leur vie active »

Il est clair que Angel Gurria ne lit pas les rapports de l'OIT. C'est dommage car il aurait appris que dans le monde, de 196 millions en 2011, le nombre de chômeurs passera en 2012 à environ 202 millions et que l'OIT table pour 2013 sur le chiffre de 207 millions.

Et le Directeur de l'Institut international d'études sociales de l'OIT, Raymond Torres d'ajouter : « (...) il est peu probable que l'économie mondiale croisse à un rythme suffisant ces deux prochaines années pour, simultanément, combler le déficit d'emplois actuel et fournir du travail à plus de 80 millions de personnes qui devraient arriver sur le marché du travail au cours de la même période (...) »

Donc des chômeurs de tous les âges qui cotisent peu ou pas et dont, en ce qui concerne les plus âgés on ne veut plus dans les entreprises ! 

Mais l'OCDE n'en a cure puisque l'objet de son rapport est ailleurs. Son plaidoyer pour le report de l'âge de la retraite idéal qu'elle préconise de : « lier formellement l’âge de la retraite à l’espérance de vie » n'est en fait qu'un alibi pour promouvoir ... les pensions privées !

Ce qu'elle explique clairement : « Quoique ces réformes puissent parfois être impopulaires et douloureuses, elles peuvent aussi (...) contribuer à stimuler une croissance bien nécessaire dans des économies vieillissantes »

De quelle façon ?

« (...) Les personnes qui commencent de travailler aujourd’hui peuvent compter percevoir une pension nette de régime public d’environ la moitié de leurs revenus nets, en moyenne, dans les pays de l’OCDE, si elles prennent leur retraite après une carrière pleine, à l’âge officiel du départ à la retraite. Mais, dans pratiquement les 13 pays qui ont rendu les pensions privées obligatoires, les retraités peuvent espérer percevoir une pension représentant environ 60 % de leurs revenus (...) »

Et pour ceux qui feraient remarquer qu'il est assez gonflé de proposer ce système en pleine crise de l'Euro et d'incertitude économique généralisée, l'OCDE suggère l'idée suivante : « (...) Pour renforcer la confiance dans les pensions privées, les gouvernements devraient aussi améliorer la supervision des fonds pour garantir que les frais ne sont pas trop élevés et minimiser les risques (...) » En résumé, YAKA !

Certains feront remarquer que la démonstration de l'OCDE est en tous points identique à ce qu'a proposé à plusieurs reprises, Laurence Parisot la patronne du Medef, à laquelle ... la Fédération Bancaire Française (FBF) est adhérente. Mais c'est probablement un hasard, puisque l'OCDE affirme ne dépendre pour son fonctionnement que des pays membres. Ce qui n'exclue pas que lesdits gouvernements, tout comme les économistes de l'OCDE, peuvent être sensibles aux arguments du lobby bancaire international  ...

Au fait, pour ceux que la question titillerait : Quel est le régime de retraite des salariés de l'OCDE ? on peut en trouver réponse dans la rubrique Salaires et avantages de son site.

Outre qu'on apprend que : « Les émoluments bénéficient de l'exonération fiscale dans la plupart des pays membres de l'Organisation, y compris en France (...) » et que : « L'OCDE a un excellent système d'assurance médicale et sociale (...) »

Il faut savoir que : « (...) les agents peuvent prétendre dès 63 ans, et après au moins 10 ans de service, à une pension s'élevant à 2 % de leur dernier traitement de base par année de service, jusqu'à un montant maximum de 70 % après 35 ans de service. Une pension réduite peut être payée aux agents prenant leur retraite, dès l'âge de 51 ans (...) » Sachant que les émoluments sont assez éloigné du montant du SMIC français, c'est assez confortable !

Mais, nous ne doutons pas une seconde que l'OCDE après la publication de son rapport ne va pas manquer d'appliquer à titre d'exemple, dans les mois qui viennent, ses recommandations à l'ensemble de son personnel ...


Crédit et copyright photo

30 mai 2011

Carla Bruni Sarkozy : Un micro show très ... communicant ?

Dernier chic chez les people : Les actions en faveur du micro crédit. Dernière en date à se lancer : L'épouse du Président qui donnera ce soir, un concert privé pour 15 personnes au profit de MicroWorld.

Début mai, Carla Bruni Sarkozy : confiait aux lecteurs du Parisien qu'elle retardait son prochain album. « En fait, je me suis aperçue que le disque ne serait prêt qu’en janvier, février prochain, en pleine bagarre électorale… Donc, j’ai décidé d’attendre de le sortir plus tard, tranquillement, en toute liberté, sans risque d’être jugée »

Dont acte. Mais alors, comment les français vont-ils interpréter le fait que : Carla Bruni Sarkozy, se produira aujourd'hui : « (...) lors d'un MicroShow unique, exceptionnel et convivial (...) » au profit de MicroWorld, nous dit Pure People

Mais au fait, qui est MicroWorld ?

MicroWorld est une filiale de PlaNetFinance, créée en 2009, qui propose : « une plateforme de prêt en ligne, destinée aux microentrepreneurs du monde entier » les deux créés par Jacques Attali. MicroWorld, avait comme ambition de devenir, selon les propres mots de son directeur général : le « Facebook du microcrédit »

Bon, la ressemblance avec le réseau de Mark Zuckerberg, s'arrête là , puisque, à ce jour MicroWolrd ne dispose que de 48 groupes dont le plus gros prêteur : Amis PlaNet Finance créé le 02/12/2010 a investit ... 3520 €.

Néanmoins, MicroWolrd peut compter sur l'un de ses actionnaires : Le groupe bancaire genevois Reyl & Cie (4 milliards de francs d'encours) qui possède, depuis le 1er avril une participation de 4 % dans le capital. Et dont la vocation première est de mettre : « (...) analystes, juristes et fiscalistes, spécialistes en assurance-vie ou en stock-options, ingénieurs patrimoniaux, experts en financement » au service d'investisseurs demandeurs de « (...) méthodes de gestion adaptées au cadre juridique et fiscal français (...) »

Ces spécialistes, justifient, avec le plus grand sérieux, leur participation à MicroWorld par le fait qu'elle les : « (...) ramène à la vocation même d’une banque : sa mission première est de proposer des solutions de financement à des entrepreneurs et de contribuer à la croissance de l’économie (...) »

Tout cela est bel et bon, mais PlanetFinance et MicroWorld manquent visiblement, de fonds et de notoriété !

C'est donc pour cela que Jacques Attali s'est inspiré très récemment, à Cannes, des techniques de l'association de Sharon Stone, consistant à organiser : « (...) un dîner caritatif dont les places étaient payantes et au cours duquel des objets étaient mis aux enchères (...) » et au cours duquel, Carole Bouquet, maîtresse de cérémonie d'un soir, s'était exclamée : « (...) Allons mesdames et messieurs, vous pouvez mieux faire ! (...) »

En ce qui concerne le manque de notoriété, les responsables de MicroWorld ont décidé de recruter des artistes qui participent à des micro shows.

Micro shows ?

Présentation par le site MicroWorld : « (...) Le MicroShow est une rencontre privilégiée qui réunit une vingtaine de membres de MicroWorld autour d'un artiste. C'est un moment unique d'échanges et d'engagements pour le microcrédit. Les MicroShows ont lieu à Paris et sa région, environ un soir par mois » Ont déjà participé : Raphael, Jean-Louis Aubert et Ours.

Et cette fois-ci la guest star est ... Carla Bruni Sarkozy !

Celle-ci se produira donc aujourd'hui : « (...) lors d'un MicroShow unique, exceptionnel et convivial (...) » Et « pour une quinzaine de membres du site internet MicroWorld.org de membres du site internet MicroWorld.org (...) » précise Ne Rien Louper

Bien entendu, sa participation est annoncée par un bon nombre de sites Web et par le communiqué de presse de MicroWorld. On y notera au passage que figure dans les contacts presse une Consultante en RP et Gestion de Crise d' Euro RSCG C&O

Euro RSCG , rappelons le, qui est une filiale du groupe Havas, dont le très sarkozyste Séguéla est le vice Président. Séguéla qui, outre avoir présenté la top model au Président, nous annonçait, la semaine dernière le sexe de l'enfant présidentiel à venir et sera, très vraisemblablement, en charge du budget de campagne ... de Nicolas Sarkozy, pour 2012

Le hasard fait décidément bien les choses, pour le plus grand bonheur des emprunteurs de micro crédits, cela va de soi !


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Free

18 mai 2011

G8 : Haro sur le net et impasse sur les paradis fiscaux ?

Le G8, présidé par la France se réunira le 24 avant de se rendre à Deauville, les 26 et 27 mai. S'il est prévu d'évoquer : « toutes les questions liées au développement d'internet », nul ne sait par contre, si le sujet des paradis fiscaux, toujours bien vivants, fera partie des débats.

Souvenez-vous : Du G8 de 2008 au G20 de Pittsburg, un des principaux sujets se trouvait être les paradis fiscaux. La France qui se voulait en pointe déclarait alors : « (...) des sanctions sont prévues dès le mois de mars 2010 contre les pays qui ne se seront pas mis en règle (...) le président de la République annoncera très vite des mesures de durcissement de la réglementation fiscale sur les paradis fiscaux (...) »

Annoncés comme disparus, pour cause de conventions fiscales, par les chefs d'états et de gouvernement, il semblerait qu'ils ne figurent plus au programme de la présidence française des G8 et G20.

Et pourtant, à quelques jours du G8 organisé et présidé par la France, un intéressant document publié le 4 mai 2011, par le Centre d'Analyse Stratégique, affirme que les : « Centres financiers offshore et le système bancaire fantôme » affichent une santé insolente !

Que dit ce document ?

« La crise financière a mis en lumière le rôle décisif joué par le système bancaire fantôme - expression qui recouvre la plupart des acteurs financiers non régulés - dans la propagation du risque systémique.(...) Certaines de ces institutions ont profité des contournements possibles de la régulation en se domiciliant dans les centres financiers offshore (...) Les centres financiers offshore (CFO) ou paradis prudentiels font ainsi figure de lignes de faille de la supervision macroprudentielle nécessaire à la stabilité du système financier (...) Cette note vise à cerner ce concept de CFO, flou du point de vue juridique, en explorant les données révélant leur rôle de production d’ingénierie financière pour le reste du monde. Elle donne un aperçu du degré d’imbrication des centres offshore dans les places financières classiques, élément important durant la crise (...) »

Système bancaire fantôme ?

Selon le Centre d'Analyse Stratégique, il est constitué des : « (...) organismes de crédit non bancaires, ainsi que les organismes de placement collectif monétaires et les banques d’investissement qui les financent (...) le système fantôme est extrêmement connecté aux banques (...) Peu ou pas régulé et à l’origine d’une grande opacité concernant la localisation des risques et l’exposition des agents bancaires traditionnels, il a été un facteur important de contagion du risque systémique, particulièrement durant la crise économique récente (...) » Page 9 du document

Et où sont-ils installés ?

Extrait du document page 6 : « (...) Le noyau dur est constitué des juridictions à l’imposition inexistante et où l’importance des transactions financières est étonnante au regard de leur économie. Il regroupe les îles Caïmans, le Luxembourg, les Bahamas, Jersey, Bahreïn, Guernesey, les Antilles néerlandaises, la République de Maurice, l’île de Man, les îles Marshall et la Barbade. L’exportation de services financiers par les îles Caïmans est particulièrement significative. Le Luxembourg est également présent en tant que noeud central en Europe des transactions entre fonds : en 2010, c’est le troisième gestionnaire mondial de fonds en total d’actifs financiers, après le Royaume-Uni et les États-Unis, et le deuxième marché des fonds communs de placement, en étant notamment le principal destinataire de fonds provenant du Liechtenstein et des îles Caïmans, qu’il redistribue ensuite aux principaux centres financiers (...) »

(...) Ces centres alimentent des niches spécifiques : les Bermudes attirent un tiers du marché mondial de la réassurance grâce à un traitement fiscal favorable ; les îles Caïmans sont le premier marché des hedge funds ; les îles Vierges britanniques accueillent plus de 800 000 entreprises internationales. La Suisse, créatrice du secret bancaire, détient 27 % (environ 2 000 milliards de dollars) du patrimoine des particuliers placé offshore, selon le dernier rapport du Boston Consulting Group sur la richesse mondiale (...) » - Boston Consulting Group - Global Wealth 2010, Regaining Lost Ground : Resurgent Markets and New Opportunities, juin

Ce qui signifie que le problème est très loin d'être résolu. Mais plus grave, rien n'empêche ce « système bancaire fantôme», comme l'écrit L'Expansion de : « déstabiliser le système financier mondial ». Avec comme corolaire une une addition encore plus lourde à faire payer ... aux populations !

Mais dans l'immédiat, il était préférable, comme l'expliquait la Quadrature du Net, d'imposer le concept de « l'internet civilisé » qui sera présenté au cours du Forum e-G8 et dont l'inspiration, selon la Quadrature, trouverait ses origines : « (...) dans le modèle chinois du contrôle d'Internet (...) »

Et oui, que voulez-vous, entre mettre au pas des prédateurs financiers ou des effrontés, dont les écrits, peuvent déplaire, le choix est vite fait !

Intégralité du document du Centre d'Analyse Stratégique


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Présidence Française G8 G20

26 février 2010

L'hypothétique "refondation du capitalisme" fait toujours le bonheur des spéculateurs !


C'est Le Figaro qui nous l'apprend : " Des dirigeants de hedge funds majeurs se sont accordés lors d’un dîner discret à Manhattan pour parier gros sur la baisse de l’euro, selon le Wall Street Journal vendredi. Parmi eux, le milliardaire américain George Soros ... / ... "

Mais encore ?

" ... / ... Par exemple, si George Soros - célèbre pour avoir fait «sauter» la banque d’Angleterre - décide de mettre sur la table 10 millions de dollars sur une position courte sur l’euro (pari à la baisse), il spécule en fait avec 200 millions de dollars. Or, si le taux de change recule de 10%, comme cela a été le cas ces trois derniers mois, George Soros aura gagné quelque 20 millions d’euros sur ce trade. En excluant les 10 millions qu’il a engagé au début, il reste dans sa poche quelques 10 millions d’euros. Taux de rendement : 100% en trois mois ! ... / .. "

Ce qui en termes courant s'appelle de la spéculation financière.

La spéculation, vous savez, cette "habitude" des milieux financiers si décriée au G20, à laquelle Nicolas Sarkozy a annoncé vouloir mettre fin ? Et bien même après toutes ses déclarations et discours, y compris celui de Davos : où il a dressé sur un ton très offensif : "un long réquisitoire du système qui a abouti à la crise, devant une assemblée de patrons de multinationales et de banquiers " ... parfaitement indifférents ! (Voir Slovar du 24 février 2009 ) elle ne s'est jamais si bien portée !

Et pourtant, le 8 octobre 2009, on pouvait lire sur le site du Gouvernement un article/communiqué portant le titre suivant : "G20 : le sommet de Pittsburgh a posé les bases d'une nouvelle gouvernance économique et financière mondiale"

" ... / ... A Pittsburgh, le monde s’est doté d’une nouvelle instance de pilotage de l’économie mondiale grâce à l'institutionnalisation du G20. ... / ... Lors du sommet de Pittsburgh, les 24 et 25 septembre, le G20 est devenu la nouvelle instance de coordination de l’économie mondiale ... / ... Cette harmonisation permettra notamment d'envisager un renforcement des fonds propres des banques en regard de certaines opérations spéculatives. En effet, le comité de Bâle publiera d'ici à fin 2009 une nouvelle norme de liquidité minimale, qui introduira un "ratio de couverture".

Ainsi, les activités de spéculation qui représentent un risque pour la stabilité financière seront découragées ... / ... Dernier point, souligné par le président de la République, les pays du G20 ont décidé de mettre à l’étude une taxation des activités spéculatives ou risquées. ... / ... "Source Gouvernement

Tout récemment, le 19/02/2010 : Le Premier ministre britannique Gordon Brown s'est dit confiant vendredi sur l'obtention d'un accord au sujet "d'une constitution mondiale pour le système financier mondial" lors des sommets du G20 au Canada et en Corée du Sud cette année : " ... / ... "Une chose est claire: soit les gouvernements coopèrent au niveau international, soit la main invisible d'un marché sans entraves pourrait nous faire défaut une fois de plus". ... / .. Gordon Brown, dont le pays a présidé le G20 en 2009, a estimé qu'à moins que le monde ne tire les leçons de la crise financière, "nous retomberons dans les anciennes méthodes de travail et attirerons de nouveau une crise sur nous"- Source Le Figaro
... /... "
Ce qui semble "terroriser" les fonds spéculatifs qui s'en donnent à coeur joie contre la monnaie européenne !

" Jean-Pierre Jouyet pense que des fonds spéculatifs sont à l'origine de ces attaques mais explique qu'il ne peut les nommer avec certitude, étant donné que ces marchés n'opèrent aucune centralisation des ordres, des volumes de transaction et des prix."Objectivement, c'est plus immoral qu'illégal, c'est un des problèmes et une des lacunes qu'il faudra combler dans les futures réunions du G20"- Source Le Monde

Et le site Boursier.com d'ajouter : " En 11 ans d'existence, l'Euro n'avait jamais connu un telle attaque spéculative... Ces dernières semaines, les investisseurs et autres fonds spéculatifs ont amassé des positions vendeuses atteignant 8 Milliards de Dollars sur des contrats à terme sur la monnaie européenne, un montant record depuis la création de l'Euro ... /... Il reste que la spéculation grandissante sur l'Euro, accompagnée d'une chute brutale des marchés boursiers, accroît les risques de faire capoter la toute jeune reprise économique... "

Pendant ce temps là, " ... / .. les dirigeants de hedge funds majeurs se sont accordés lors d’un dîner discret à Manhattan pour parier gros sur la baisse de l’euro, selon le Wall Street Journal vendredi. Parmi eux, le milliardaire américain George Soros. ... / ... Avant de réfléchir à une possibilité d’un retour à la parfaite égalité entre l’euro et le dollar, ces géants de la finance auraient parié des sommes gigantesques sur le repli de l’euro. Or leur poids énormes sur les échanges internationaux pourraient bien expliquer une bonne partie du recul de la monnaie européenne ... /...

sur le marché des changes, appelé chez les professionnels le Forex (pour Foreign Exchange), il est possible de miser cent fois sa mise. C’est l’effet de levier. Autrement dit, avec 10.000 euros, n’importe quel investisseur qui travaille sur les devises peut engager 1.000.000 euros sur le marché ... / ... ces stars des hedge fund sont les premiers à profiter des paniques successives sur l’endettement public du pays, qui poussent les CDS (Credit Default Swap, contrats assurance qui gère le risque d’un crédit émetteur) à la hausse, et l’euro à la baisse. En un mot, c’est le jackpot
... / ... "

Qu'est ce qui a changé en fin de compte depuis le début de la crise financière devenue crise économique ?

Pour les fonds spéculatifs (banques comprises) rien ! Mais pour les populations des pays de l'Union Européenne touchées par la crise : Baisse des salaires, fermeture ou délocalisation des usines, chômage ou précarité (voir "8 millions de personnes pauvres en France... et ce n'est pas fini" ) accrue, report de l'âge de la retraite (voir : "UE : une réforme des retraites chez les 27 nécessaire selon M. Barroso"), diminution des prestations sociales et de santé, ...

Et, naïfs que vous sommes, nous pensons que les chefs d'état et de gouvernements présents au G20 vont taper violemment du poing sur la table et prendre des mesures déterminantes pour contrer ces "vautours" de la finance mondiale !

Et bien, sachez que : " ... / ... Fin janvier, le premier ministre canadien déclarait au Sommet de Davos que « le Canada n'opterait pas pour une réglementation excessive, arbitraire ou punitive du secteur financier ... / ... En novembre dernier, Jim Flaherty avait déjà annoncé son intention de rejeter la proposition britannique d'une telle taxe ( mondiale sur les transactions et les services bancaires) ... /... alors que la crise économique se résorbe graduellement " - Source Radio Canada

Dans l'immédiat : Le Figaro, qui semble pourtant bien informé sur la réunion des "dirigeants de hedge funds majeurs" n'a pas été en mesure de nous dire, si ceux-ci , ont repris plusieurs fois du dessert et combien de bouteilles de champagne ils ont consommé à l'issue de ce "dîner discret à Manhattan".

Ni, s'ils se sont repassés, afin de rire un peu, les vidéos indignées des responsables politiques du G20 et surtout, celles où ils expliquent à leurs populations, les réformes drastiques qu'il vont leur appliquer ... pour sauver le capitalisme !




24 août 2009

Les banquiers parlent aux politiques : Causez toujours, vous nous amusez !!!

Ainsi notre Président voit son calvaire de vacancier prendre fin !

De nombreuses sources nous ont indiqué que, privé de vélo et de surtout de jogging, il s'était livré à un autre genre de sport : Le harcèlerment téléphonique auprès de ses ministres.


Il faut dire qu'entre les gaffes du Ministre de l'agriculture, la citoyenne française bloquée en Iran, la parfaite "foirade" de la baisse de la TVA sur la restauration et pour finir la BNP chérie qui provisionne 1 milliard pour faire la fête à ses traders, ça fait beaucoup.


Christine Lagarde et François Fillonj ayant été "choqués" mais pas au point d'interrompre leurs vacances pour recevoir des banquiers qui, ont rapellé, que la dure concurrence internationale les obligeait à verser des primes astronomiques, faute de quoi, leurs petits génies iraient faire la même chose ailleurs. Le constat est tombé : On ne peut rien faire , du moins au niveau national ou européen !


Oui, mais au moment on apprend par une dépêche de l'AFP que : Les agences de Pôle emploi en Ile-de-France seront fermées mardi afin d'aborder le mois de septembre sans retard dans le traitement des dossiers, a indiqué lundi un porte-parole de Pôle emploi, confirmant une information de France Inter.
"Les 250 sites d'Ile-de-France seront fermés mardi pour traiter le plus possible de dossiers en cours avant la rentrée pour éviter de prendre des risques, car septembre-octobre est la période avec le plus d'inscriptions, même hors période de crise", a expliqué ce porte-parole à l'AFP. En revanche, les services téléphoniques de Pôle emploi resteront joignables par les usagers franciliens, a-t-il précisé.
Outre la fermeture des sites mardi pour tenter "d'arriver au mois de septembre avec zéro dossier en instance", Pôle emploi Ile-de-France "est en train de mettre en place une plateforme avec 110 agents qui vont prendre les appels au 39 49" et a "étendu les horaires
d'ouverture", a déclaré lundi le directeur régional Raymond Lagré au micro de France Inter. - Source AFP /Google


Il était urgent que SuperPrésident reprenne dare dare les choses en main ...


Ainsi, on peut lire dans Le Parisien : Il souhaite donc rappeler haut et fort aux banquiers les engagements qu’ils ont pris afin de limiter dans des proportions décentes les rémunérations de leurs traders. Il entend aussi les inciter à aller plus loin en matière de transparence et aimerait arracher quelques mesures supplémentaires dans la perspective du sommet du G 20 à Pisttsburg le mois prochain. Car le chef de l’Etat, très en pointe dans l’exigence de régulation mondiale de l’économie, veut continuer à peser politiquement sur ce sujet au niveau international. « Evidemment que c’est compliqué, puisqu’il s’agit d’un changement de culture », reconnaît-on à l’Elysée


En clair, le Président va donner de la voix mais ... pas trop fort !

Il faut dire que les dernières déclarations de Georges Ugeux (Président de Galileo Global Advisors et ancien vice-président de la bourse de New York), ont tout pour doucher le moindre enthouisasme dont pourrait faire preuve le Présidente et son gouvernement :


Selon lui "la réunion de demain ressemblerait à une mascarade. Pour l’ancien vice-président de la Bourse de New York, actuellement président de la banque new-yorkaise Galileo Global Advisors, « les gouvernements font de la communication afin de rassurer les opinions publiques. Mais en vérité, ils sont impuissants », témoigne-t-il dans Aujourd’hui en France de ce jour. - Source Novopress


N'est ce pas un "formidable" façon de dire et montrer que la refondation du capitalisme a vraiment du faire rire dans les milieux financiers .... Travailler plus pour gagner plus qu'il disait !!!




22 avril 2009

Presque .. 4.000 milliards de dollars !!!.

Il ne faisait pas le fanfaron, contrairement à son habitude, notre Ministre du Budget Eric Woerth ce matin sur Europe1.

- Terminé l'injection systématique de capitaux dans le système bancaire sans aucun contrôle
- Terminé la France qui grâce à la loi TEPA "résiste mieux" que les autres pays du monde.
- Terminé les adaptations "nécessaires" du code du travail pour permettre la flexibilité des salariés
- Terminé le travailler plus ...

Parce que cette fois-ci, la sentence est tombée et elle vient du FMI sous forme d'un document daté d'Avril 2009 disponible sur son site et portant le nom de : "Rapport sur la stabilité financière dans le monde"

Extraits

Pour remettre le secteur financier d’aplomb, il faut adopter des politiques propres à dissiper les tensions sur les marchés de financement des banques et des entreprises, à assainir le bilan des banques, à rétablir les flux de capitaux internationaux (notamment vers les pays émergents), et à maîtriser les effets pervers des mesures adoptées pour combattre la crise.

Autant d’objectifs qui exigeront une farouche détermination politique dans une conjoncture éprouvante, ainsi qu’une coopération internationale plus énergique. À en juger d’après l’issue du sommet du G-20 du début du mois d’avril, cette volonté et cette détermination internationales à s’attaquer aux problèmes soulevés par la crise gagnent en intensité.

Si les bilans des banques ne sont pas assainis en profondeur, pour en purger les actifs compromis, et parallèlement restructurés, voire recapitalisés, les problèmes bancaires risquent de continuer à freiner l’activité économique. D’après nos meilleures estimations, certes fondées sur une série d’hypothèses, la dépréciation des actifs d’origine américaine depuis le début de la crise jusqu’en 2010, tous détenteurs confondus, passerait de 2.200 milliards de dollars (édition de janvier 2009 du Rapport sur la stabilité financière dans le monde - Actualité des marchés financiers) à 2.700 milliards de dollars, principalement du fait de la dégradation du scénario de référence de croissance économique. Dans la présente édition, les estimations de dévalorisation s’étendent aux actifs provenant d’autres marchés matures, et si les données qui sous-tendent ces scénarios présentent une plus grande incertitude, il en ressort toutefois que les pertes de valeur pourraient atteindre près de 4.000 milliards de dollars, montant qui pour deux tiers concernerait les banques ... / ...

Même si des mesures sont prises sans tarder et exécutées à bon escient, l’inversion de l’effet de levier sera un processus lent et délicat et la reprise économique s’inscrira vraisemblablement dans la durée. L’inversion du levier financier et la contraction de l’activité devraient, à court terme, freiner la croissance du crédit aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans la zone euro, voire la rendre négative, et il faudrait vraisemblablement attendre plusieurs années pour observer une reprise.

Ces perspectives peu favorables appellent une mise en oeuvre résolue des politiques déjà établies et, le cas échéant, une plus grande détermination dans la définition de nouvelles orientations. Le soutien politique à ce type de mesures semble cependant s’essouffler, l’opinion publique étant découragée par certaines utilisations des fonds publics qu’elle juge abusive et dont la presse se fait l’écho. Il existe un risque réel que les gouvernements rechignent à mobiliser suffisamment de ressources pour résoudre le problème. Qui plus est, l’incertitude liée aux réactions politiques peut avoir un effet dissuasif sur le secteur privé dans la recherche constructive d’une solution ordonnée aux tensions financières. Autrement dit, pour rétablir la confiance il faudra impérativement que les ripostes soient claires, cohérentes et fiables. ... / ...

Nous avons enfin une estimation que les politiques se dispensaient de nous donner. Il est à noter que Monsieur Woerth ne la conteste pas. Un premier constat : Les mesures sont inadaptées et le retour hypothétique à une croissance correcte sera long et sans date, contrairement aux "joueurs de pipeau" du gouvernement qui nous annoncent la sortie du tunnel en ... 2010 !!! On notera au passage la phrase suivante : "Le soutien politique à ce type de mesures semble cependant s’essouffler, l’opinion publique étant découragée par certaines utilisations des fonds publics qu’elle juge abusive et dont la presse se fait l’écho. Il existe un risque réel que les gouvernements rechignent à mobiliser suffisamment de ressources pour résoudre le problème"

De quoi parle t-on ? :

- Du bouclier fiscal abusif,
- De la défiscalisation des heures supplémentaires alors que le chômage explose
- Des primes de bienvenue,
- De l'argent public qui servira à verser des dividendes aux actionnaires,
- Des chantiers "miraculeux" qui vont tomber dans l'escarcelle des amis industriels

Bien que très interventionniste dans la première partie, le FMI n'oublie de rappeler qu'il ne demande SURTOUT pas la fin du capitalisme (ne rêvons pas !!!)

La restructuration peut exiger une prise de contrôle provisoire par l’État. L’impossibilité actuelle de mobiliser des fonds privés montre que la crise s’est aggravée au point d’exiger de l’État des mesures plus énergiques, quitte à injecter des capitaux sous la forme d’actions ordinaires, même si cela suppose une participation majoritaire au capital, voire un contrôle de l’institution. Une prise de contrôle temporaire par l’État peut donc être nécessaire, mais uniquement dans le but de restructurer l’institution, de sorte qu’elle puisse regagner le secteur privé dès que possible. Il faut surtout que les fonds propres ordinaires soient suffisants pour permettre à la banque de fonctionner de nouveau, car il s’agit là du type de capital que les marchés exigent pour parer à d’éventuelles dépréciations. ... / ...

Ben voyons ! Le contribuable qui n'a jamais connu les "joyeusetés" des marchés débridés aux rendements à deux chiffres, se doit de mettre la main à la poche au travers des ressources de l'état, puis donner à nouveau à ceux qui ont fait exploser le système le bonheur de recommencer à se goinfrer. Belle moralité ! De quoi a t-on peur ? du retour des bolchéviques ? de l'interdiction du Caviar et du champagne aux assemblées d'actionnaires ? Les français comme tous les contribuables de la planète DOIVENT avoir, dans le futur, si ce n'est le contrôle, du moins un droit de regard sur une aventure qui leur coûte, pour l'instant : près de 4.000 milliards de dollars

Il est une autre solution qui consiste à placer les actifs dévalorisés dans une structure de cantonnement distincte (bad bank), comme l’a fait la Suisse dans le cas d’UBS et comme l’Irlande envisage de le faire. Cette technique a l’avantage d’être relativement transparente, et si le gros des actifs compromis est transféré à cette structure, les banques se retrouvent avec un bilan assaini. Les États-Unis ont fourni des garanties contre les pertes que pouvaient subir certains actifs compromis ou vulnérables de Citibank et Bank of America, et proposé d’établir des partenariats public/privé pour racheter les actifs dévalorisés des banques. La proposition actuelle présente des éléments propres à encourager la participation du secteur privé, mais il reste à savoir si les banques trouveront suffisamment d’intérêt à vendre ces actifs ... / ...

Une sorte de Crédit Lyonnais bis (CDR) mais à l'échelle mondiale ! Avec probablement quelques "dérives" comme nous les avons connu lors de l'opérations, qui rappelons le a permis les manipulations suivantes

- La vente de la participation dans Artémis, holding de François Pinault, revendu à ce même François Pinault, pour un prix jugé par certains en deçà de sa valeur
- La gestion de l'affaire Executive Life, qui s'est soldée par la condamnation du CDR à verser 700 millions de dollars au actionnaires américains

Pour la petite histoire : Le CDR a cessé d'exister fin 2006 et les derniers actifs, environ 50 millions d'Euros, restant ont été repris par la Caisse des Dépôts. La perte sur les actifs transférés est estimée à environ 16 milliards d'Euros - Source Le Monde Et surtout : De permettre à Bernard Tapie de recevoir 240 millions au titre du manque à gagner, et 45 milions de préjudice personnel.

Sans règles précises (les citoyens contribuables n'étant pas en mesure d'en exiger) nous nous dirigeons droit vers une absolution pour beaucoup de responsables de la crise et quelques récompenses "bien méritées". Or le FMI qui reprend la suggestion d'Alan Greespan (dont nous vous parlions hier) semble prendre pour argent comptant l'idée du meilleur pyromane et auteur de la crise des subprimes. On craint le pire ...

À l’évidence, des politiques de relance s’imposent, mais il faut accorder une attention particulière à la viabilité budgétaire et aux conséquences qu’un plan de relance peut avoir pour les besoins en financement de l’État, compte tenu notamment des engagements conditionnels au compte de patrimoine des administrations publiques. Si les plans de relance tolèrent le non respect des objectifs budgétaires, ils doivent être accompagnés de cadres budgétaires crédibles à moyen terme afin de réduire les déficits et les niveaux d’endettement, faute de quoi la solvabilité de l’État peut être mise en doute ... / ...

En clair : Recourir au déficit public sans retenue risque de transformer les billets et avoirs en banque en monnaie de singe ! le Dollar et même l'Euro ne sont plus à l'abri. La solution s'impose donc aux états à court terme : Ressortir un train de réformes "restrictions" qui va directement s'attaquer aux dépenses sociales et aux services publics. Des budgets de disette qu'on justifiera par l'incurie et la soif de l'or de quelques uns !

Pour mieux couvrir les risques systémiques les réglementations doivent pouvoir s’appliquer à un plus large éventail d’institutions et de marchés. Certes il n’est pas nécessaire de règlementer toutes les institutions financières, mais la réglementation prudentielle doit s’étendre à certains établissements dont on estimait par le passé qu’ils échappaient au noyau de base (par exemple, les banques d’investissement). En outre, certains métiers (tels les dérivés de crédit et les assurances) devront être soumis au contrôle des régulateurs quelle que soit leur structure légale ... / ... Intégralité du "Résumé analytique "

Allegro ma non troppo (vite mais pas trop) comme disent les musiciens. Cette partie de texte indique bien la notion de conditionnel des constats et mesures proposées dans le texte du FMI : "Doit s'étendre ... devront être ..."

Quant aux populations qui sont "découragée par certaines utilisations des fonds publics qu’elle juge abusive et dont la presse se fait l’écho", elles risquent de voir revenir un capitalisme financier "tout neuf" débarrassé des ses scories, qui pourra à nouveau les endetter à des taux frisant l'usure (voir notre article sur les taux bancaires) et qui ne manquera pas d'économistes thuriféraires, qui viendront nous expliquer qu'en fin de compte : le marché libre, il n'y a vraiment que ça de vrai !!!

A en croire les réactions actuelles et à venir des millions de gens jetés par brassées de leurs emplois et de leurs logements, nous ne croyons pas vraiment que le conte de fée du capitalisme "refondé" puisse aller à son terme ...


Crédit et copyright image
Petillon
Lasserpe



20 février 2009

Disparition des paradis fiscaux : Nous faire prendre des vessies pour des lanternes ?

Les paradis fiscaux sont-ils condamnés à disparaître ?

On pourrait (si on est naïf) le croire puisque depuis quelques jours, du côté des Etats Unis et de l'Union européenne, on s'agite. Faisant part de leur indignation plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement brandissent les pires menaces à l'égard des paradis fiscaux dont ils sont parfois même les bénéficiaires.

Dans deux articles ("François "OUI-OUI" FILLON contre les paradis fiscaux" et "Europe : "La refondation du capitalisme vertueux" vu de ses paradis fiscaux") Slovar les Nouvelles avait évoqué le sujet des paradis fiscaux.

Crise économique et opinion mondiales obligent, certains chefs d'Etats et de gouvernement s'indignent et montrent du doigt ces "lieux de débauche" financière qu'ils ont pourtant oublié de sanctionner des années durant, lorsqu'il ne les ont pas encouragés.

Ainsi, l'un des plus virulents adversaire des ces paradis est Gordon Brown qui a décidé de mouiller sa chemise sur le sujet : Le paradis fiscal suisse est dans le collimateur de la Grande-Bretagne. Gordon Brown, le Premier ministre britannique, vient d'entamer une tournée dans plusieurs capitales européennes pour un sommet qui abordera la question des paradis fiscaux. La Suisse est tout particulièrement visée.

L'anglais serait-il perfide comme le veut le dicton anglophobe ?

En ce qui nous concerne, nous dirons qu'il se fout volontiers de la gueule du monde. Car si la Suisse est connue pour ses coffres accueillants et ses banquiers complaisants, comment le Royaume Uni gère t-il lui même ce problème ?

Extrait de l'article "La refondation du capitalisme vertueux" vu de ses paradis fiscaux"

... / ... Il nous a suffit pour ce faire d'utiliser le moteur de recherche le plus utilisé au monde et de taper la requête : "créer sa société a Jersey" Jersey, c'est certes moins poétique que les Iles Caïman, les Bahamas, Andorre, Anjouan, Aruba, la Barbade, les Iles vierges britanniques, les iles Cook, Curaçao, la Grenade, les IlesMarshall, Saint Kit et Nevis, Turk et Caicos mais c'est surtout en plein coeur de l'Union Europénne.

... / ... Jersey n'est un exemple en ce qui concerne nos distingué voisins européens et néanmoins britanniques puisque si la destination ne vous convient pas, Gibraltar, Guernnesey, l'île de Man et l'immense Ile de Sark sont au programme.

Nous invitons le lecteur curieux à vister
la page (en français) du site IDC London qui donne la totalité des paradis fiscaux et de leurs juridictions et avantages

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

La démarche de Monsieur Brown aurait été plus crédible s'il avait annoncé officiellement la fin des ces points de chute qui réjouissent tous ceux qui narguent le fisc de leurs pays.

Qu'en est-il des américains qui eux aussi un un compte à régler avec la Suisse ?

Un accord signé entre le groupe bancaire suisse UBS et la justice américaine vient d’ouvrir une forte brèche dans le sacro-saint secret bancaire suisse. Cet accord prévoit la livraison par UBS de l’identité de clients américains, fraudeurs présumés du fisc de leur pays aux autorités américaines, et le versement d’une amende de 620 millions d’euros à la justice américaine.

Cette "avancée" est à nuancer, notamment par les déclarations de Jean-Jacques Rommes, directeur de l’Association des banques et banquiers du Luxembourg. faites à la RTBF au sujet des transferts de fonds de la Belgique vers le Luxembourg.

Que dit-il ?

« il y a effectivement plus de Belges qui placent leur argent à Luxembourg que de Luxembourgeois qui placent leur argent en Belgique, mais la situation légale et fiscale est exactement identique. Il est donc absolument ridicule de dire que l’un des deux est un paradis fiscal et que l’autre n’en est pas un. Les plus grands paradis fiscaux de ce monde sont le Royaume-Uni, les Etats-Unis et surtout l’Etat du Delaware aux Etats-Unis (NRD : Une simple recherche sur le mot "Delaware" sur GOOGLE vous donnera une idée sur le sujet- Un exemple ICI ). Est-ce que quelqu’un un parle ? ... / ... Source RTBF

Alors, Monsieur Obama, un petit geste pour mettre fin au statut du Delaware ?

De notre côté, nous aimons à rappeler : Depuis que l'OCDE a mis en place des outils de lutte contre les paradis fiscaux, 33 juridictions ont pris des engagements en matière de transparence et d'échange effectif de renseignements et ont été retirées de la liste.

Les juridictions qui n'ont pas encore pris d'engagement en matière de transparence et d'échange effectif de renseignements sont

Amérique
* Antilles néerlandaises
* Bahamas
Europe

* Chypre
* Guernesey
* Île de Man
* Irlande
* Jersey
* Luxembourg
* Malte
* Royaume-Uni
* Suisse

Eric Woerth (qui jusqu'à maintenant ne semblait pas préoccupé par le sujet) a annoncé des représailles contre ces territoires. Contrairement à son homologue allemand Peer Steinbrück en octobre dernier, il n'a toutefois pas fait allusion directement à la Suisse. «La France doit prendre des mesures de rétorsion car en réalité il faut exposer, faire la transparence, dire qui est un paradis fiscal et qui ne l'est pas», a t-il déclaré au "Grand Jury"

Paris et Berlin mènent ensemble une lutte contre ce phénomène et ont demandé que l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) révise d'ici l'été 2009 sa liste «noire» des pays non coopératifs, qui ne compte actuellement que trois pays - Monaco, Andorre et le Liechtenstein.

Le ministre a estimé qu'il y en avait «beaucoup plus» Mais n'a pas cité les nuages financiers paradisiaques de l'Union européenne.

En fin de compte, tous les dirigeants politiques dont le pays est impliqué dans l'évasion fiscale s'agitent sans pour cela proposer chez eux des mesures draconiennes. Il faut désigner des moutons noirs à la vindicte populaire tout en ne reconnaissant pas que son propre pays est lui même une machine à laver de l'argent sale ou spéculatif.

Mais dans le même temps, a t-on interdit depuis le début de la crise financière aux banques de tous les pays de faire transiter des milliards dans les différents paradis fiscaux ?

Une question a laquelle l'ensemble des chefs d'Etat et de gouvernement dont l'indignation fait autant plaisir à observer qu'elle "amuse" seraient bien embarrassés de répondre.

En attendant, qui de Monsieur Brown ou Obama, sera le premier à montrer l'exemple ? Au moins, ça aurait de la gueule et nous rendrait plus crédible les actuelles gesticulations.



10 décembre 2008

Europe : "La refondation du capitalisme vertueux" vu de ses paradis fiscaux

La crise financière qui vient de frapper la planète ne cesse de défrayer les chroniques et surtout d'affoler les gouvernements qui voient arriver à grands pas une gigantesque récession à laquelle personne n'échappera.

Alors qu'on ne connaît toujours pas les résultats officiels des banques et compagnies d'assurances et surtout l'étendue de leurs pertes, nous sommes bien obligés de nous contenter des déclarations tonitruantes des dirigeants politiques qui affirment qu'ils surveillent attentivement le déroulement des opérations qu'ils ont généreusement financé.

Que n'a t-on pas entendu après l'annonce officiel du krach ?

Entre les "plus jamais ça !!!" et la "refondation d'un capitalisme vertueux" nous avons pu simplement constater que chacun faisait comme le dit l'un de mes amis "du bruit avec la bouche" Nous ne reviendrons pas sur la réaction indignée de Jean-Claude Juncker Premier Ministre d'un paradis fiscal connu du monde entier ni sur les particularités fiscales des derniers entrants dans l'Union Européenne qui demanderaient des pages et des pages d'articles.

Non, nous avons seulement souhaité constater quelle influence les "coups de menton" de notre Président de l'Union et ses collègues avaient eu sur l'évasion fiscale (un des pires fléaux que connaissent les économies européennes) pratiquée par des particuliers mais surtout des entreprises de l'Union.

Cliquez sur la carte pour l'agrandir
Afin de traiter d'un tel sujet, beaucoup vont s'imaginer que nous avons utilisé des reporters avec caméra cachée et "investigué" durant des semaines ou des mois. Pour le fun, nous aurions adoré cela. Néanmoins, ne disposant d'aucun budget, nous avons utilisé notre clavier d'ordinateur et "l'ami Internet"

Oui, mais dites, Monsieur Slovar, vous avez du passer un certain temps pour trouver les filières et identifier les opérateurs ?

Vous avez raison, nous avons mis ... 3'12''

Il nous a suffit pour ce faire d'utiliser le moteur de recherche le plus utilisé au monde et de taper la requête : "créer sa société a Jersey" Jersey, c'est certes moins poétique que les Iles Caïman, les Bahamas, Andorre, Anjouan, Aruba, la Barbade, les Iles vierges britanniques, les iles Cook, Curaçao, la Grenade, les Iles Marshall, Saint Kit et Nevis, Turk et Caicos mais c'est surtout en plein coeur de l'Union Europénne. (Liste complète sur le site Global Corporates)

Jersey n'est un exemple en ce qui concerne nos distingué voisins européens et néanmoins britanniques puisque si la destination ne vous convient pas, la Grande Bretagne propose également aux créateurs d'entreprises hostiles à la fiscalité de leurs pays respectifs : Gibraltar, Guernnesey, l'île de Man et l'immense Ile de Sark.

Nous invitons le lecteur curieux à vister la page (en français) du site IDC London qui donne la totalité des paradis fiscaux et de leurs juridictions et avantages

Quels sont les avantages de Jersey ?

Outre le fait qu'il s'agit d'une île charmante, dont la "capitale" ne possède pas moins de 27 cabinets d'avocats spécialisés (Nous conseillons aux visiteurs étrangers découvrant Saint-Hélier de ne pas louper le ballet des femmes de ménages astiquant des centaines de plaques en cuivre du format d'une carte de visite - domiciliations - qui constellent les façades des bureaux des avocats locaux) on peut y trouver des services (en français) dont nous vous donnons un véritable exemple ci-dessous :

Créer une société à Jersey

Le premier organisme que vous devez consulter en arrivant à Jersey si vous voulez créer une entreprise, c’est le Jersey Business Venture. Cet organisme donne des conseils gratuits et vous indique la marche à suivre cas par cas. Vous pouvez également y trouver les coordonnées de banques ou de comptables avec qui ils ont l’habitude de travailler, ce qui peut parfois faciliter les démarches.

Tous les renseignements que vous trouverez sur notre site concernant ce chapitre nous ont été communiqués de façon très amicale par le Jersey Business Venture.

La première chose à savoir si vous voulez créer une entreprise à Jersey, c’est que pour obtenir la Licence dont vous avez besoin, vous devez justifier de 5 ans de résidence consécutifs sur l’île précédant immédiatement votre demande. C’est-à-dire que vous ne pouvez prétendre à cette licence si vous avez vécu 5 ans sur Jersey mais avec une interruption quelconque ou si vous y avez vécu 5 ans consécutifs mais que vous venez de revenir après une absence plus ou moins longue.

Une fois que vous avez établi votre projet professionnel et que vous estimez votre projet viable, il est temps de se pencher sur la structure fondamentale sur laquelle sera basée votre activité commerciale. Les restrictions physiques d’une île ainsi que la détermination politique de favoriser l’activité commerciale en harmonie avec les qualités naturelles de l’île ont conduit à la création d’un nombre d’obligations légales auxquelles doivent se soumettre les personnes créant une entreprise ou dirigeant une entreprise existante.

La licence commerciale (trade licence) :

Pour tout type d’entreprise à implantation sur le pays, une licence commerciale est exigée. Ce n’est donc pas le cas pour des entreprises étrangères basées à l’étranger qui voudraient établir des liens commerciaux avec l’île. Vous devez pour cela remplir le formulaire FEC (A1), plus connu sous le nom de « formulaire rose ». Vous pouvez obtenir ce formulaire à Cyril Le Marquand House ( où se trouve le « Department for Economic and Commercial Development ») ou au bureau de Jersey Business Venture.

Avant de remplir quoi que ce soit, il est indispensable de bien se renseigner quant aux formulaires que l’on a à remplir et aux endroits dans lesquels il faut se rendre parce que les formalités peuvent être très différentes d’un commerce à un autre (restauration, construction ou services…). Il faut également bien prévoir si vous engagerez du personnel et combien puisque vous aurez là aussi besoin de faire les demandes auprès du gouvernement. C’est pour toutes ces précisions qu’il est préférable d’avoir un projet extrêmement précis et d’aller se renseigner au Jersey Business Venture. Sachez aussi qu’il y a également des formalités à accomplir en ce qui concerne le nom de votre entreprise puisque vous n’êtes pas tout à fait libre du choix. Par exemple, vous n’aurez certainement pas l’autorisation d’appeler votre entreprise « International quelque chose » si vous n’avez aucune relation avec l’international.

Type de structure :

Enfin, il existe dans la législation trois types principaux de stuctures commerciales :

- le commerçant unique ( ou travailleur indépendant) : vous pouvez commercialiser en votre propre nom ou vous enregistrer sous un nom de société.
- le partenariat : deux travailleurs indépendants ou plus travaillent ensemble comme associés et partagent les profits. Les associés peuvent utiliser leurs propres noms ou s’enregistrer sous un nom de société.
- la Société Anonyme : c’est une structure légale séparée, distincte de ses actionnaires, directeurs et employés. Contrairement à un commerçant unique ou à un partenariat, une société anonyme est différente des individuels qui la possèdent ou qui la dirigent. Par exemple, une société peut poursuivre en justice ou être poursuivie en son propre nom.

Ces trois structures présentent des avantages et des défauts dont il faut être conscient lorsque l’on fait son choix. Là encore, les conseils de spécialistes peuvent s’avérer indispensables.
Les différentes tâches à accomplir pour créer sont entreprise sont regroupées sous forme de liste au format pdf que vous pouvez télécharger. Il convient de bien étudier en détail son projet professionnel pour éviter les faux pas. C’est pourquoi nous vous proposons ce document qui vous aidera à vous poser les bonnes questions avant de vous lancer. Si vous souhaitez en savoir plus sur la Sécurité Sociale à Jersey, merci de vous reporter à l’onglet Emploi et Sécurité Sociale de cette même section Pratique de notre site.

Maison de la Normandie et de la Manche
71 Halkett Place - Saint Helier - JERSEY JE2 4WG - Channel Islands - Great Britain
Tel: (0044 1534) 280 110 - Fax: (0044 1534) 280 137 - E-mail : info@maisondenormandie.com

Non vous ne rêvez pas, vous avez bien lu : La Maison de la Normandie et de la Manche à Jersey.

Qui est la La Maison de la Normandie et de la Manche ?

Sur l’initiative du Conseil général de la Manche et du Conseil régional de Basse-Normandie, la Normandie dispose d’une représentation permanente dans les îles Anglo-Normandes. La Maison de la Normandie et de la Manche soutient et accompagne les initiatives du conseil général de la Manche et du conseil régional de Basse Normandie.

Nous intervenons dans de nombreux domaines que nous avons regroupés sous trois thématiques :

Le tourisme et les transports
L´économie et l´environnement
L´éducation et la culture

Ces domaines d´intervention sont complémentaires et les actions que nous menons peuvent concerner plusieurs domaines à la fois. Notre rôle est d’assurer la continuité des relations diplomatiques et d’encourager le développement des liens économiques, touristiques, culturels et linguistiques

Amusant et curieux. De façon plus pragmatique, pourquoi aller créer une entreprise à Jersey ?

Les Îles Anglo-normands ont toujours été un refuge permettant d’éviter une imposition lourde sur des sommes gagnées en France ou ailleurs et les comptes bancaires ont toujours permis un total confidentialité sur les transactions ... / ...

Les avantages de l'incorporation d'une IBC à Jersey :
- Anonymat
- Service de nominé au travers d'un avocat
- Haut degré de protection de la confidentialité
- Responsabilité limitée sans payer de capital
- Exemption de taxes
- Pas de taxes sur les revenus
- Pas de garantie ou recommandation bancaire
- Commerces et affaires internationales
- et ... beaucoup d'autres choses

La formation de la société nécessite environs 10 à 15 jours, et la société est incorporé sous le nom de votre choix. La procédure s'avère cependant un peu plus complexe que certaines juridictions telles les Seychelles, Bélize ou les Iles Vierges Britaniques. Toute la procédure s'effectue sans qu'il vous soit besoin de vous déplacer. Vous recevez par Email toutes les informations concernant la validité de votre incorporation puis la documentation complète par courrier avec les certificats. Il est important de noter que les sociétés d'Alderney sont soumises à la tenue d'une comptabilité. Nous pouvons offrir des services de tenue de la comptabilité ... / ... - Source : Global Corporates

Information: Pour un haut niveau de protection nous proposons un service de nominée par des juristes qui vous fournissent un pouvoir d'exécution totale. Cela signifie que vos informations personnelles ne seront pas soumises aux autorités. Seul un juriste est capable de vous fournir un tel niveau de protection.

Enfin, nous avons particulièrement apprécié le soin avec lequel l'opérateur protège vos données : IMPORTANT : Nous recommandons à nos interlocuteurs de ne pas utiliser un email chez GMAIL.COM. Ce qui en dit long sur la protection des informations que nous faisons transiter par la messagerie gratuite de GOOGLE.

Outre que nous nous interrogeons sur "l’initiative du Conseil général de la Manche et du Conseil régional de Basse-Normandie" en ce qui concerne Jersey, nous aimerions attirer l'attention du lecteur sceptique sur l'information suivante et datée du 5 décembre 2008

Les milliards injectés dans UBS versés à Jersey

Les 6 milliards de francs de la Confédération servant à la recapitalisation d'UBS iront sur les comptes de la filiale de la banque sur l'île anglo-normande. Un choix vertement critiqué par le Parti socialiste. UBS a confirmé l'information parue vendredi dans Der Bund et le St.Galler Tagblatt. «L'emprunt à conversion obligatoire a été émis à Jersey, indique la porte-parole Tatiana Togni. La raison en est qu'ainsi, aucun impôt anticipé ne sera prélevé sur le coupon, ce qui est dans l'intérêt de la Confédération.»

Pour le PS, il est «complètement insensé que la Suisse contourne son propre droit fiscal». Président du parti et membre de la Commission des finances, le député Christian Levrat dit sa «surprise» de découvrir que la société émettrice n'est pas UBS AG, mais sa filiale sise à Jersey. «Après le long débat sur le siège du fonds spécial, on se moque de nous», critique Christian Levrat. La décision de baser la société chargée d'abriter les 60 milliards de dollars d'actifs «illiquides» d'UBS avait déjà fait grincer des dents en octobre ... / ... Source Swiss Info

Le 23 septembre 2008 à New York Nicolas Sarkozy Président de l'Union Européenne évoquait "le rôle de l'Union européenne en faveur de la paix et d'un capitalisme régulé" et déclarait :

Extraits :

" L'Europe pense qu'aujourd'hui notre devoir est d'agir et de refuser de subir. Nous ne pouvons plus attendre. Nous commençons à mesurer les conséquences dramatiques d'avoir déjà trop attendu ... / ... On ne peut pas attendre pour moraliser le capitalisme financier. Trop longtemps nous tous, nous nous sommes résignés à l'impuissance.

Trop longtemps nous avons reculé devant la nécessité de doter le monde globalisé des institutions qui permettront de le réguler ... / ... Reconstruisons ensemble un capitalisme régulé où des pans entiers de l'activité financière ne seront pas laissés à la seule appréciation des opérateurs de marché. Reconstruisons un capitalisme où les banques feront leur métier et le métier des banques, c'est de financer le développement économique, ce n'est pas la spéculation.

Reconstruisons un capitalisme où les règles prudentielles s'appliqueront à tous et serviront à prévenir et à amortir les crises au lieu de les aggraver. Construisons un capitalisme où les agences de notation seront contrôlées et sanctionnées lorsque cela sera nécessaire. Où la transparence des transactions remplacera l'opacité. L'opacité est telle qu'aujourd'hui, on a du mal à comprendre même ce qui se passe. Où les modes de rémunération ne pousseront pas à des prises de risque déraisonnables et où j'assume mes responsabilités en disant que ceux qui ont mis en danger l'argent des épargnants soient sanctionnés et assument enfin leurs responsabilités. C'est possible d'y arriver à une condition : que nous travaillions ensemble
... / ...

Il doivent bien rigoler à Jersey, Guernnesey, l'île de Man, et Gibraltar. Et encore plus aux Seychelles, à l'ile Maurice, en Suisse, au Luxembourg, à Chypre, ... Nous avec nos problèmes de pouvoir d'achat, d'emploi et d'amendements sénatoriaux, beaucoup moins !!!


Source image
Le Monde
Zoom carte originale
Crédit et copyright dessin
TREZ



16 septembre 2008

Mais ils sont où, mais ils sont où … les libéraux

Souvenez-vous, c’était au début du 21 eme siècle. Il n’existait plus que deux camps (ou écoles) en termes socio économiques : Les « archaïques » et les « modernes »

Les archaïques (ou ringards au choix) défendaient

Une protection sociale ambitieuse pour tous les citoyens
Des services publics performants et accessibles à tous
Un droit du travail et un droit au travail le tout avec un salaire digne
Une juste répartition des profits entre actionnaires et salariés
Un droit au logement
Un droit équitable à l’énergie
Un contrôle de l’Etat sur la spéculation financière
Une justice accessible à tous et la plus équitable possible
Une prise de participation des collectivités locales et territoriales dans des entreprises stratégiques
Une école de qualité disposant de moyens financiers conséquents
Une retraite correcte pour chaque salarié

En bref, le renforcement de l’Etat « providence » que nous qualifierons plutôt d’Etat régulateur et interventionniste.

Les modernes défendaient et ont obtenu

Une diminution progressive et irréversible des remboursements de soins. La fermeture programmée de nombreux services hospitaliers
Une dérégulation et des privatisations des services publics
Une révision à la baisse du droit du travail des salariés et un allongement progressif de la durée du travail
Un bouclier fiscal sans remise en cause des niches fiscales. Une augmentation exponentielle des revenus des dirigeants de grandes entreprises et des actionnaires de celles-ci
Une spéculation immobilière et une modification (en cours) de la loi SRU. ralentissement de la mise en chantier de l’habitat social et modification des seuils de revenus pour l’obtention d’un logement social. Commercialisation du Livret A par tous les établissements bancaires.
L’ouverture du capital d’EDF et la privatisation de Gaz de France
L’envolée des prix des matières premières y compris celle qui ne sont pas concernées par des pénuries de production
La fermeture de plusieurs tribunaux jugés « redondants » dans les régions
La fermeture ou la délocalisation d’entreprises ayant obtenu des subventions publiques mais désireuses de profiter d’un dollar « faible »
La suppression de milliers d’emplois dans l’éducation nationale au profit de médailles et diplômes pour les étudiants méritants
Passage à 41 années de cotisations pour une retraite à taux plein préambule à 42, 43 puis pourquoi pas 48 ou 50.

En bref, moins d’Etat, plus de concurrence et surtout entière liberté pour les marchés, seuls opérateurs capables de générer croissance, dynamisme et prospérité.

Et puis, après avoir dissimulé pendant des années par des communiqués « rassurant » les dirigeants politiques et économiques ont la douleur de vous annoncer que la fête aux marchés vient de prendre fin le 15 septembre 2008.

Pour les « archaïques », c’est le scénario qui était malheureusement prévisible mais certainement pas aussi vite.

Pour les « modernes » c’est la consternation.
Et pourtant tous les modèles mathématiques et économiques prévoyaient de très longues années de profit et rendements à « deux chiffres ».
Et Pourtant le marché n’avait jamais eu autant de liquidités.
Et pourtant les outils financiers de plus en plus sophistiqués permettaient des rendements et une rapidité du gain inconnus auparavant.
Et pourtant, les nombreux plans sociaux permettaient des gains immédiats dès leur annonce par les entreprises

Et pourtant, les délocalisation permettaient de fabriquer à moindre prix pour permettre de vendre aux habitants des pays (autrefois) industrialisés et de faire croire à une baisse des prix et à l’augmentation du pouvoir d’achat

Et il aura fallut qu’au Etats Unis ces s….. de pauvres aient voulu devenir propriétaires de leur maison !!!

Un peu court jeune homme !!!

Les vieux boursiers qui clamaient que « les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel » avaient raison mais on n’a pas voulu les entendre. L’ultra financiarisation de nos sociétés a poussé les fonds spéculatifs ou non, les banques, les compagnies d‘assurances à toujours aller plus loin dans leurs prises de risques. Il y a eu Vivendi, puis Worldcom, Enron mais là, le systèmes les a escamoté avec la complicité des gouvernements qui ont renforcé quelques contrôles puis appelé les entreprises à s’autoréguler (grand fantasme actuel du MEDEF)

Et pourtant, ils étaient beaux les outils !!!

Le LBO (pour l'anglais leveraged buy-out) qui consiste à racheter une société en s'appuyant sur un effet de levier financier, c'est-à-dire en faisant appel à des organismes spécialisés qui financent cette reprise par de l'endettement. On parle aussi de rachat par effet de levier.

Génériquement appelées LBO, les opérations de financement d'acquisition à levier, sous ce terme, recouvrent diverses configurations de financement, tant dans leur architecture intrinsèque que dans le degré de risque qu'elles recèlent. Parmi les principaux types d'opérations on note:

MBO (management buy-out): reprise par un fonds d'investissement avec les managers de l'entreprise ou reprise de celle-ci par ses managers.
MBI (management buy-in): reprise par un fonds d'investissement avec des managers externes à l'entreprise

LBU: Leveraged Build-Up ; opération consistant à construire un groupe en fusionnant ou en intégrant les process et structures de plusieurs sociétés en vue d'en constituer une autre plus importante, sensée dégager une valeur plus importante ou se négocier sur le marché (gré à gré ou bourse IPO) plus aisément.

BIMBO (buy-in management buy-out): opération mixant le management existant et des cadres de direction externes à l'entreprise.

OBO: Owner buy-out ou rachat à soi-même; opération consistant à générer un flux de cash au profit des actionnaires de la société, sans modifier significativement la répartition du capital.

Bon, d’accord, il y avait quelques risques. Et alors, on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs !!!

La segmentation de ces opérations doit cependant être nuancée en fonction de la taille. Les opérations impliquant des fonds d'investissement sont généralement de taille plus importantes que les opérations de reprises par des personnes physiques. La montée en puissance du "Private Equity" génère de plus en plus fréquemment des reprises de sociétés par des fonds qui interviennent minoritairement auprès de repreneurs ou de groupes de repreneurs constitués de personnes physiques.

Le risque intrinsèque de ces opérations est directement proportionnel au niveau de rupture manageriale introduit dans le montage. Le type le moins risqué est l'OBO, le plus risqué étant le MBI. Cet aspect doit cependant être nuancé par la taille et la structure du montage. OSEO, dans son étude décennale souligne le fait que le risque de rupture manageriale est considéré comme étant le facteur de défaut le plus important.

Cette opération permet à un groupe généralement constitué de fonds d'investissements et des managers de l'entreprise de racheter l'entreprise avec une mise de fonds qui ne représente qu'une fraction (souvent proche de la moitié) de la valeur de la cible. Le solde est financé par de la dette bancaire qui sera remboursée par la remontée des dividendes de la société rachetée tout au long du LBO. Ces opérations concernent des sociétés en bonne santé financière dont la principale qualité est la stabilité.

En effet en cas de retournement l'effet de levier marche alors à l'envers, et la perte s'affecte en priorité sur les fonds des investisseurs. C'est donc une obligation de résultat à court terme que les financiers font peser sur l'entreprise rachetée, délaissant parfois l'investissement structurel industriel pour une rentabilité à court terme.

Ces acquisitions de sociétés à l'aide d'une holding endettée ont connu un essor remarquable aux États-Unis (depuis les années 1970) et en Europe (à partir des années 1980). Ils ont représenté en 2006 plus de 50% des opérations menées par des fonds d'investissement
– Source Wikipedia

Et il aura fallut qu’au Etats Unis ces s….. de pauvres aient voulu devenir propriétaires de leur maison !!!

Très curieusement, les thuriféraires de l’Etat régalien (pourvoyeur de fichiers) et de la liberté des marchés se font tout petit. Il n’y a plus qu’un Jean-Pierre RAFFARIN pour continuer à brandir le « travailler plus » de son Président d’ami. Et pourtant, dans les semaines et mois à venir, c’est ce que les dirigeants du monde entier annonceront à leurs populations : Travailler encore plus … mais pour encore moins cher.

Les français comme de nombreux habitants de cette planète savent déjà ce que vont faire leurs pouvoirs publics : Récompenser les « artistes » de la finance en les nationalisant provisoirement afin de les renflouer puis comme le dit le Secrétaire d’Etat américain au Trésor « Les privatiser afin qu’ils ne coûtent pas d’argent au contribuable » …

Or, cette fois-ci, il est non pas nécessaire, mais indispensable de changer les règles du jeu. Les habitants de cette planète ne peuvent continuer à travailler pour que quelques milliers d’entre eux puissent entasser des fortunes que des millions de générations ne pourraient pas dépenser.

L’avenir de la planète ne passe pas seulement par le réchauffement climatique et la grotesque "taxe Borloo" sur les assiettes en carton et autres gobelets en plastique. L’avenir de la planète exige que le revenu issu des matières premières et de leur transformation soit distribué le plus équitablement possible à tous ceux qui l’extraient, et le façonnent.

L’avenir de la planète passe par l’abandon du strict rôle régalien des Etats et une reprise en main ou du moins une participation de blocage dans l’économie et les marchés

Par un « heureux hasard », Il existe aujourd’hui un débat autour des « archaïques » et des « modernes » au Parti Socialiste où depuis le résultat des élections de 2007 on continue à se demander de quel côté il faut pencher.

Les français qui vous observent ont envie de vous dire : "Il vous reste, dirigeants et élus socialistes, moins de 2 mois pour décider …"