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18 juillet 2012

La pauvreté en France se porte (malheureusement) bien !

En France depuis 2002, la pauvreté n'a cessé d'augmenter. Chiffres à l'appui, BastaMag nous livre un portrait de ceux qui ne s'en sortent pas !



Tomber dans la pauvreté fait partie des pires angoisses des français. Si le chômage est en grande partie responsable de l'augmentation de la grande précarité, les travailleurs et les enfants sont de plus en plus exposés au phénomène.

« 8,1 millions. C’est le nombre de personnes considérées comme pauvres, vivant avec des revenus inférieurs à 60 % du revenu médian » écrit Ivan du Roy dans BastaMag ce qui correspond à : « (...) 1 437 euros par mois en moyenne par ménage, tous revenus confondus. Plus de la moitié de ces familles vivent avec moins de 1 200 euros par mois (50% du revenu médian des ménages), ce qui représente 4,5 millions de personnes (....) »

Et ce n'est pas nouveau puisque : « (...) de 1996 à 2009, le nombre de personnes pauvres demeure le même. Si la pauvreté a baissé jusqu’en 2002, elle est ensuite remonté, frappant en sept ans 700 000 personnes supplémentaires. Pourtant, la richesse produite n’a, elle, pas cessé de progresser (...) » A noter que dans le même temps : « (...)  Le PIB de la France s’est accru de 700 milliards d’euros sur la même période (...) »

Qui sont les plus touchés ?

Tout d'abord : « (... ) les jeunes entre 18 et 29 ans (...) » Viennent ensuite : les chômeurs « (...) Parmi les chômeurs (...) un sur trois, quel que soit son âge, vit sous le seuil de pauvreté (...)  Parmi les travailleurs, les agriculteurs sont davantage précarisés que les autres professions : 21 % d’entre eux sont pauvres (...) »

Les enfants de plus en plus exposés !

« (...) Les enfants restent autant touchés par la pauvreté au début du XXIe siècle qu’à la fin du siècle dernier : 1,9 million de gamins de moins de 15 ans vivent dans une famille pauvre (...) »

Pour les riches, ne changez rien !

Si on assiste à une augmentation exponentielle de français touchés par la misère, par contre le patrimoine des 500 plus grandes fortunes se porte comme un charme, comme nous l'explique Ivan du Roy : « (...) les 500 plus grandes fortunes cumulent des revenus et un patrimoine estimés par le magazine Challenge à 267 milliards d’euros (...) » Petit détail : «  (...) Alors qu’en 1996, 14 millions d’euros étaient nécessaires pour entrer dans le top 500 des fortunes françaises, la barre est désormais à 60 millions (...) »

Transmis à tous ceux qui passent leur temps à nous vanter la valeur travail et à brocarder l'assistanat et qui devaient réduire la pauvreté d'un tiers à partir de 2007 !



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31 mai 2012

Les bonnes idées de l'Europe : Pour diminuer le chômage précarisons tous les salariés !

La Commission européenne tient sa solution pour réduire le chômage : Faire disparaître les contrats de travail de type CDI afin de fluidifier le marché du travail. Ce qui reviendrait à transformer tous les salariés en précaires. Génial !




A défaut d'avoir évité la transformation de l'Europe en une passoire pour tous les produits en provenance d'Asie, ce qui a détruit des millions d'emplois sur le continent, la Commission Européenne a décidé de se pencher sur le nombre alarmant de chômeurs. Il faut dire que  leur nombre en Europe est d'environ 24 millions.

A la question : Qui est responsable du chômage ? La Commission a trouvé le coupable : « (...) les lourdeurs juridiques du contrat de travail qui entravent, selon elles, la reprise de l’emploi (...) »

Et d'où sort ce « brillant » raisonnement ?

Le journal La Marseillaise nous donne quelques explications : « (...) Au niveau européen, la grande bataille d’une commission rompue aux méthodes libérales est d’améliorer la compétitivité des entreprises. Celle-ci passerait d’abord par une baisse du coût du travail. Or, le droit du travail est là, un obstacle. Définir la durée légale du travail et dans la foulée les heures sup’ qui en découlent, le type de contrat à respecter, cadrer les licenciements et les indemnités chômage .. seraient autant de frein à la productivité (...) Estonie, Slovaquie ou République Tchèque ont assoupli leur marché spontanément. Pour les récalcitrants, la crise a été un opportun « bâton » : Grèce, Espagne, Portugal et Italie se sont ainsi vu imposer une baisse des salaires, une chute du nombre de jours indemnisés, une facilité à licencier (...) »

Or, la France n'ayant pas élu Nicolas Sarkozy qui proposait de mettre en place des accords compétitivité-emploi dont l'objectif était de remettre en cause le contrat de travail, la Commission a décidé de mettre en demeure le nouveau Président et son gouvernement de : (...) revoir « le haut niveau de protection » du CDI (...) pour favoriser l'emploi durable (...) » Défense de rire !

Où on voit ressurgir le concept de contrat de travail unique à droits progressifs !

Très curieusement, l'idée serait de généraliser un seul et même : « (...) contrat de travail pour tous, sans limitation de durée, dans lequel le salarié accumule des droits en fonction de son ancienneté (...) »

A noter que cette idée fait le bonheur de Jean-Christophe Sciberras le Président l'Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH). Qui le justifie de la façon suivante : « Lorsqu'il y a des tensions, les entreprises commencent leurs ajustements sur les intérimaires et les CDD. Il nous semble plus juste d'offrir à tous les salariés le même contrat indéterminé, tout en garantissant à l'employeur la possibilité de s'en séparer plus simplement »

Beau comme du Laurence Parisot non ?

Il l'expliquait beaucoup plus clairement au Figaro en Juin 2011 en y ajoutant une finesse : « simplifier le Code du travail » sans oublier de se féliciter du succès de la rupture conventionnelle qui a l'avantage d'éviter ... certains plans sociaux et ... leurs obligations.

En résumé, la Commission européenne qui subit les assauts répétés des lobbies patronaux européens, comme Business Europe, dont le Medef est le correspondant français,  n'a fait que réclamer ce que tous les patrons d'Europe souhaitent voir se mettre en place.

Mais finissons plutôt sur ce décryptage de Maryse Dumas Secrétaire confédérale de la CGT qui vous donnera un avant goût de « bonne idée »

« (...) A priori, le principe d'un contrat de travail unique pour tous les salariés nous paraît très séduisant (...) Or, ce nouveau contrat de travail unique rend caduque toute la législation sur les licenciements: pas de contestation possible du motif du licenciement, pas de consultation des représentants du personnel, pas de plan social ni d'obligation de reclassement pour les employeurs. Les licenciements seraient facilités et les entreprises, dédouanées de leurs responsabilités vis-à-vis des salariés et des bassins d'emploi (...) L'utilisation des CDD est juridiquement encadrée. L'entreprise n'a pas le droit d'utiliser la précarité comme une forme d'emploi permanent (...) »


A vous de choisir votre version !

06 avril 2012

Pauvreté et insécurité : Les chômeurs et précaires ne sont pas des privilégies !

Le Président candidat et l'UMP ont pris l'habitude de stigmatiser les chômeurs et précaires. Arguant récemment que le montant de leurs indemnités était une entrave à leur retour à l'emploi et qu'il suffirait de leur procurer une formation pour éradiquer le problème du chômage.

Ce discours destiné à flatter un électorat âgé ou ou conquérir l'électorat droitier s'applique désormais à plus de 5 millions d'inscrits à Pôle Emploi qui sont accusés régulièrement de mener une vie de rentiers.

Or, le Mouvement National des Chômeurs et Précaires (MNCP) qui vient de publier un document de 70 pages sur la situation des chômeurs et précaires sur l'année 2011 s'inscrit en faux contre les images d'Epinal que les élus de droite essayent régulièrement d'imposer.

Extrait : « (...) Quelles sont les ressources monétaires des personnes sans emploi ? La question dans sa banalité paraît appeler des réponses simples. Pourtant, c’est un grand étonnement de découvrir que les rapports et études sur le sujet sont rares et lacunaires. En particulier en provenance des institutions qui ont pour première responsabilité la situation des chômeurs : Unédic, Pôle emploi, ministère du travail (...) Cette absence de documentation permet des approximations qui laissent courir une rumeur tenace : les chômeurs sont des privilégiés. Leur situation sur le plan monétaire serait à ce point avantageuse que cela les dissuaderait de rechercher un emploi (...) »

Une réalité bien loin des contes et légendes entretenus par l'UMP et son candidat !

En effet : « (...) le chômage est le facteur essentiel de pauvreté. L’Insee le confirme en ce qui concerne le revenu des ménages (...) selon le portrait social 2011 de l’Insee, ils sont six millions à toucher moins de 750 € par mois. Une personne en chômage de longue durée qui a perdu ses droits à l’allocation chômage percevait en 2011 environ 15 € par jour (...) »

Du côté des précaires, cible permanente, puisque classés dans les assistés la situation n'est pas meilleure !

« (...) Même punition pour les six millions de travailleurs précaires, victimes de la politique de flexibilité voulue par le patronat et encouragé par le gouvernement qui gagnent moins de 750 € par mois. A comparer avec le ce que les statisticiens de l’Insee appellent le seuil de pauvreté, soit un revenu (données 2009 non réactualisées depuis) de 954 € par mois. Le seuil de pauvreté, déjà bien inférieur au smic, mais que désormais nombre de travailleurs n’atteignent pas faute de travailler en CDI à temps plein (...) »

Au delà de ces chiffres qui parlent d'eux mêmes, le MNCP aborde des sujets bien connus des chômeurs et précaires mais totalement esquivés ou oubliés par les institutions et ceux qui les dirigent.

En effet, la pression de Pôle Emploi qui agite la radiation systématique et n'accepte de dialoguer avec vous qu'au travers d'un répondeur téléphonique ou de courriers électroniques. Les factures qui s'accumulent. Et surtout l'impression d'être seul face à tous les problèmes dans la mesure où être chômeur, c'est ne plus avoir de représentation collective !

Fragilité, isolement et angoisse qui peuvent mener à la dépression ou même au suicide et pourtant ne semble pas concerner les pouvoirs publics, la majorité des syndicats de salariés ou les organisations patronales.

Face à tous ces problèmes qui ressemblent à un puits sans fond, pour ceux qui sont au chômage ou dans la précarité, le rapport du MNCP a l'avantage de mettre sérieusement le sujet sur la table ! Aux politiques de s'en saisir s'ils en ont l'envie et la volonté !


Rapport sur l'état du chômage en 2011


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Faujour

03 avril 2012

Pour le SAMU Social : Un « cauchemar de femmes » ... sans issue ?

Le dernier centre d'hébergement d'urgences pour femmes d'Ile de France va t-il fermer ses portes ? Le SAMU social qui en a la responsabilité ne veut pas y croire. Et pourtant à quelques jours de la présidentielle aucune solution ne se fait jour !

Le 30 mars dernier, l'épouse du Président candidat évoquant son rôle dans la campagne présidentielle, déclarait au JDD que : Si Nicolas Sarkozy n'est pas réinvesti dans ses fonctions de président, elle s'occupera de sa fondation. Et de confier vouloir « aider Stefania Parigi, la directrice du Samu social, qui crée des Maisons des femmes pour héberger les plus fragiles »

Faisait-elle référence au fait qu'en 2011 : « 4.086 femmes sans abri isolées ont appelé au moins une fois le 115 de Paris et 16.082 nuitées ont été attribuées à des femmes en centre d'hébergement d'urgence, précise le Samusocial de Paris, dont les équipes de maraude ont rencontré 601 femmes au moins une fois dans la rue » ?

Que n'en a t-elle parlé à son Président de mari direz-vous ?

Elle l'aurait probablement fait, mais, affirme t-elle : « On m’a prêté une influence que je n’ai pas, que je ne veux pas avoir, qui ne me correspond en rien »

C'est dommage car Stefania Parigi, la directrice générale du Samu social de Paris, dont on trouve une interview sur le site de la Fondation Carla Bruni Sarkozy, tirait le signal d'alarme en juillet 2011 sur Marianne2 où elle déplorait le projet du gouvernement de réduire de 25 % le budget du Samu social !

Comble d'ironie, le dernier centre d'hébergement d'urgence dédié aux femmes en Ile-de-France, est menacé de fermeture le 31 mai prochain !

Etant visiblement abandonné par le gouvernement, le SAMU Social vient en désespoir de cause de mettre en ligne un court métrage : « Cauchemar de femmes », réalisé par le cinéaste Frédéric Schoendoerffer ( en même temps qu'une pétition) montrant que les femmes SDF, isolées et en situation de grande précarité, sont souvent victimes d'agressions.

Notons au passage que l'initiative de ce film revient à Publicis partenaire de longue date du SAMU Social et dont le patron, Maurice Levy, soutien de Nicolas Sarkozy connaît quelques turbulences à cause de sa rémunération pour 2012.

Néanmoins, la détermination de ces proches du Président n'aura pas permis dans l'immédiat de sauver du centre d'hébergement d'urgence pour femmes dont la fermeture est malheureusement programmée pour le 31 mai prochain.

Mais ne doutons pas que le Président Candidat profitera des derniers jours de campagne pour trouver, à défaut de l'avoir fait pendant son quinquennat, une petite enveloppe financière destinée à sauver les 52 places dédiées aux femmes en détresse ...

30 mars 2012

Et il est où le président qui promettait de réduire la pauvreté ?

En 2007, le Président Sarkozy déclarait intolérable que 7 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté. En 2012, ils sont 11,2 millions ! Alors, il est où le Président qui promettait de réduire la pauvreté ?


Si le Président de 2007 qui déclarait : « (...) J'ai voulu prendre un risque : fixer un objectif de réduction de la pauvreté (...) J'ai en effet fixé au gouvernement l'objectif de réduire d'au moins un tiers en cinq ans la pauvreté dans notre pays (...) J'ai voulu nous mettre dos au mur pour rendre des comptes aux Français (...) » et ajoutait : « Je ne veux pas gérer la pauvreté, je veux la combattre » A laissé place au candidat qui fustige les assistés et des profiteurs qui ne font rien pour sortir de leur condition, il est assez peu probable qu'il s'explique dans un meeting sur le fait que de 2007 à 2012, le nombre de français touchés par la pauvreté sont passés de 7 millions à 11,2 millions !

D'où viennent ces chiffres ?

Ils proviennent du rapport de l’Observatoire National de la Pauvreté et de l'Exclusion Sociale (ONPES), qui a été publié le 29 mars 2012.

Que dit il ?

Extrait : « (...) Ce rapport souligne une lente tendance à l’augmentation de la pauvreté en France depuis 2004, qui touche en 2009 près de 8,2 millions de personnes, soit 13,5 % de la population (...) accentuation de la précarité en emploi, réévaluation partielle des minima sociaux, laissent présager une poursuite de l’augmentation de la pauvreté (...) »

La crise actuelle ne doit cependant pas être un motif pour réduire l’effort mené par la France en matière de lutte contre l’exclusion (...) Prévenir le basculement ou la persistance dans la grande pauvreté est possible (...) Dans le contexte actuel de crise économique qui perdure, le système d’observation devra être particulièrement attentif aux risques de décrochage des personnes les plus en difficulté (...) Il faudra aussi porter remède aux situations fréquentes de non-recours aux droits, indice de découragement et de repli des plus vulnérables (...) »

Si travailler suffisait pour sortir de la misère ça se saurait !

« (...) l'Onpes s'inquiète des « transitions fragiles » entre RSA socle, RSA activité et situation d'emploi autonome qui ne garantit pas pour autant une sortie de la pauvreté. « Il vaut mieux avoir un emploi pour éviter la pauvreté, mais il n'en prémunit plus autant qu'avant », souligne l'Onpes. En 2009, 6,7 % de la population en emploi est pauvre, un phénomène très marqué chez les femmes seules chargées de famille (15,5 %) (...) » indiquent Les Echos

« Je ne veux pas gérer la pauvreté, je veux la combattre »

A vous entendre rapidement, Monsieur le président, sur le résultat de cinq ans de combat contre la pauvreté !



Sources
Rapport de l'ONPES
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Urtikan.net

27 mars 2012

Paroles des Sans Voix : La réponse des « assistés » à l'UMP et à son candidat ?

Offrir une tribune aux personnes vivant la précarité, Amnesty International, le Secours Catholique et ATD Quart-Monde renouvellent l'expérience de 2007. Une occasion pour les plus démunis d'expliquer une réalité bien éloignée de celle de profiteurs décrite par l'UMP et son candidat.


La précarité, tout le monde en parle mais jamais ceux qui la vivent. C'est le constat que font Amnesty International, le Secours Catholique et d'ATD Quart-Monde. C'est pourquoi comme lors de la présidentielle de 2007, ils ont renouvelé l'opération « Paroles des Sans Voix », un supplément réalisé à leur initiative. Celui ci sera diffusé à sept millions d'exemplaires par la quasi totalité des quotidiens français.

A noter qu'un site web a été lancé : « pour recueillir des réactions des lecteurs du journal (...) et partager des expériences positives d'insertion »

Mais qui sont-ils ces précaires que l'on livre trop souvent à la vindicte publique en les accusant de se satisfaire des aides sociales ?

On peut lire un formidable témoignage sur le site du Secours Catholique

« On n’est pas des sans voix. Ce sont les autres qui n’ont pas d’oreilles ». Paulette Liard est émue quand elle prend la parole. Conseillère municipale de Loos, commune de 21.000 habitants près de Lille, elle a connu les épreuves de la pauvreté et la difficulté de pouvoir la dire. Cette mère de 5 enfants, grand-mère et arrière-grand-mère, est « heureuse aujourd’hui de pouvoir payer le loyer, l’assurance et de quoi manger »

Le Magazine La Vie qui soutien l'opération donne à cette occasion la parole à François Soulage, le président du Secours catholique. Celui-ci résume clairement les revendications bien modestes de ceux qu'on a pris l'habitude de nommer : Pauvres, précaires ou exclus : « (...) les Sans Voix ne réclament pas de nouveaux droits mais tout simplement l'application des droits existants comme ceux à l'emploi, au logement, à la santé et à l'éducation (...) »

Le but de l'opération ?

Tout simplement se faire entendre des candidats à la présidentielle. Si des rendez-vous ont été déja été pris avec Eva Joly, François Bayrou et d'autres programmés avec Jean-Luc Mélenchon et François Hollande, La Vie nous apprend que Nicolas Sarkozy, se fera remplacer par un de ses représentant !

Si du côté de la presse, quasiment tout les journaux ont accepté de jouer le jeu, de l'Humanité à La Croix en passant par Le Monde, Ouest-France à La Provence, il semblerait que deux groupes de presse on refusé de s'associer à l'opération. Selon La Vie : « Le Figaro et les journaux de l'Est appartenant au Crédit Mutuel (Le Républicain Lorrain, l'Alsace...) n'auraient pas souhaité relayer cette initiative, considérée comme "anti-sarkozyste" »

Pas de surprise dira t-on en ce qui concerne Le Figaro qui est depuis longtemps à la pointe du combat contre : « les assistés fraudeurs qui ne veulent pas travailler pour s'en sortir ». Par contre, on pourra s'étonner que le Crédit Mutuel, un des porte drapeaux de l'économie sociale et solidaire, puisse avoir décidé de se mettre à l'écart d'une telle opération.

Mais, peu importe puisque tous les autres journaux vous permettront de retrouver les articles réalisés par des reporters citoyens, dont la première réaction devrait vous donner envie de lire leur travail : « Nous partions juste réaliser une interview, et nous en revenions avec le sentiment que la personne nous avait apporté quelque chose d’essentiel. Ils nous ont transmis leur courage, leur énergie. Nous avons vu qu’ils se sentaient porte-parole des autres, qu’ils avaient une mission à mener (...) »


Paroles de sans voix
Et supplément de 8 pages distribué ce mardi 27 mars par la presse nationale et régionale

08 mars 2012

La « belle légende » sarkozyste des emplois non pourvus !

Selon le Président candidat, 500 000 emplois seraient non pourvus. Légende répondent les spécialistes pour qui les chiffres annoncés ne correspondent à ... aucune réalité !

S'ils ne partagent pas souvent les mêmes analyses, Marc Landré ( journaliste social au Figaro) et Michel Abhervé (Professeur associé d'économie sociale à l'université de Paris Est Marne la Vallée ) se retrouvent sur un point : Tous deux réfutent les propos tenus par le Président candidat sur le nombre d'emplois non pourvus, lors de son passage sur TF1 : « (...) Un demi million d'offres d'emploi non satisfaites et 2,7 millions de chômeurs (catégorie A) : pourquoi on ne les rapproche pas ? (...) »

Marc Landré, sur son blog Les Dessous du Social : « Plus c'est gros plus ça passe (...) Sauf que jusqu'à présent le ministre du Travail et de l'Emploi, Xavier Bertrand, parlait lui de 250 000 offres (...) Bref, moitié moins. Il continue d'ailleurs toujours de citer ce chiffre après l'intervention du chef de l'État. Quant à ses prédécesseurs, ils avançaient régulièrement le nombre de 300 000. En une émission, on a donc eu une inflation de 100%. Un phénomène digne de la multiplication des petits pains (...) »

Marc Landré qui précise : « D'où sort ce chiffre de 500 000 ? En fait, de nulle part. C'est un chiffre pifométrique et fantasmagorique (...) Il est tiré, à l'origine, d'un sondage réalisé il y a quelques années par les chambres des métiers afin d'estimer le nombre d'emplois non pourvus dans leurs secteurs d'activité (...) »

Michel Abhervé sur son blog : « On ne peut que regretter que ses interviewers ne lui aient pas demandé d’où il sortait ce chiffre, car il aurait été bien en peine de répondre. En effet, les chiffres annoncés varient considérablement, selon le contexte, car personne n’a été à ce jour capable de produire une méthode un tant soit peu fiable d’élaboration d’un chiffre reconnu (...) » Lire aussi : 500 000 emplois non pourvus, 164 789 offres disponibles à Pôle emploi : cherchez l’erreur

Conclusion à laquelle arrivait déjà le site Cadre Emploi qui citant une étude réalisée par deux chercheurs du Centre d'Etude pour l'emploi, en 2009

« (...) sur 13 millions de contrats de travail signés chaque année, il est assez logique qu'en moyenne 400 000 offres soient disponibles en même temps et ne trouvent pas preneurs instantanément. Tout simplement (...) nombre de recrutements supposés restent totalement virtuels (...) Exemple : un appel d'offres auquel plusieurs entreprises répondent. Pour arracher le marché, elles prévoient chacune un certain nombre d'embauches, mais au final, une seule recrutera réellement (...) Les besoins des perdants seront néanmoins comptés comme besoins réels (...) »

Ce qui est confirmé par le site Bezz : « En 2010, selon l’Apec, 100 992 offres d’emploi de cadres informaticiens ont été diffusées… pour 26 500 recrutements bruts … et 4000 créations d’emploi “nettes”. Le rapport entre les créations d’emploi nettes et le nombre d’offres d’emploi diffusées (rien que par l’Apec) est donc de … 1 pour 25 »

Au delà de ces recrutements virtuels, quels sont les autres types de postes non pourvus. Et surtout de quelle qualité sont-ils ?

Une visite sur le site de Pôle Emploi s'imposait. Nous avons sélectionné 3 offres, assimilées dans l'esprit de notre Président à des emplois et qui feront probablement partie des « emplois non pourvus » pour un certain temps

Professeur / Professeure à domicile
Expérience exigée : 2 ans
Formation : Bac+5 et plus ou équivalent Mathématiques Exigé
Salaire indicatif : Horaire de 15 à 25 €
Durée hebdomadaire de travail : 2 H00 Hebdo

Aide ménager / ménagère à domicile
Expérience : Expérience exigée de 3 mois
Salaire indicatif : Horaire de 9,22 €
Durée hebdomadaire de travail : 2H00 Hebdo

Animateur / Animatrice d'atelier artistique ou ludique
Expérience : Expérience exigée de 2 ans
Salaire indicatif : Horaire de 12 à 20 €
Durée hebdomadaire de travail : 6H00 Hebdo

Vous pourrez constater par vous même que ces trois exemples sont loin d'être marginaux, en vous rendant sur le site de Pôle Emploi !

Qu'ajouter, si ce n'est que nous aurions souhaité que le Président candidat ait accepté, au moins une fois, durant son quinquennat, à titre d'expérience, ce type de jobs. Ce qui lui aurait certainement évité de n'avoir comme proposition contre le chômage, qu'un référendum destiné à imposer des formations aboutissant à des emplois ... de quelques jours ou semaines !


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Le JDD

09 janvier 2012

RSA : Les solutions emploi « effets d'aubaine » de l'UMP ?

Si l'UMP fustige le nombre de fonctionnaires des collectivité locales, elle ne répugne pas à intégrer de façon temporaire des titulaires du RSA comme employés « quasi gratuits » dans les collectivités qu'elle dirige. Contrepartie ou salariat au rabais ?

Issu de la scandaleuse déclaration de Laurent Wauquiez, basée sur de faux arguments : « (...) Aujourd'hui, un couple qui est au RSA, en cumulant les différents systèmes de minima sociaux, peut gagner plus qu'un couple dans lequel il y a une personne qui travaille au smic (...) » le travail obligatoire des attributaires des minima sociaux se met, petit à petit, en place dans quelques Conseil généraux, dirigés par l'UMP.

Si le département de la Savoie a été, nous dit Nice Matin, le premier à lancer ce STO new look, les Alpes Maritimes, où sévit l'ennemi juré des précaires en tous genres : Eric Ciotti, ne voulait pas être en reste.

Nice Matin nous décrit la mise en place azuréenne du système. Premier constat, contrairement à ce que proposait Laurent Wauquiez : le « retour à l'emploi » des titulaires du RSA : « ne peut se faire que sur la base du volontariat »

Et pourquoi ?

Tout simplement explique Eric Ciotti, afin : « (...) que les entreprises ne bénéficient pas d'un effet d'aubaine » Ce qui signifie, par extension que ce sont les collectivités locales qui peuvent en bénéficier. Pour le lancement de l'opération, ils étaient quinze « salariés » volontaires à intégrer le Conseil général, l'Université de Nice ou les associations locales.

Cette intégration, aux antipodes de la réinsertion, ne coûte de plus, pas bien cher au Conseil Général puisque : « (...) l'État, subventionne à hauteur de 95 % ces embauches « RSA » Une cinquantaine d'euros par mois restent donc à la charge de l'employeur » Vous avez dit effet d'aubaine ?

En fin de compte, comment ça va fonctionner et combien vont toucher ces « salariés » ?

Ils vont : « (...) travailler sept heures par semaine dans une administration ou une association afin de recevoir 130 € mensuels en plus (...) » Il s'agit donc bien d'un simple travail sans aucune formation ou recyclage permettant aux titulaires du RSA d'envisager à terme de sortir de leur précarité !

Alors, où est le retour à l'emploi, dont se goberge l'UMP des Alpes Maritimes ?

Si Eric Ciotti trouve néanmoins le moyen de se féliciter des premiers résultats, il est conscient du fait, que les collectivités locales n'ont pas les moyens d'absorber les 25 400 allocataires du RSA du département ! D'autant qu'en août dernier Eric Ciotti annonçait son intention de réduire de 10% d'ici la fin 2012 les effectifs du Conseil général des Alpes-Maritimes, qu'il préside.

Alors, celui-ci brandit une « idée de génie », au moment où plus de 4,5 millions de français cherchent un emploi : « La solution, c'est le secteur associatif, (...) Il y a dans notre département des milliers d'associations qui ne peuvent mener à bien certains projets, faute de moyens (...) Elles vont désormais pouvoir embaucher à moindre coût « plusieurs centaines d'allocataires du RSA »

Embaucher ? En fait, utiliser une main d'oeuvre quasi gratuite qui viendra directement concurrencer les emplois aidés, qui coûtent plus cher, et qui au bout du compte ne se verra jamais proposer un véritable emploi !

Mais l'objectif n'est-il pas d'essayer de prouver qu'une proposition mal ficelée et destinée à séduire l'électorat de droite extrême, à un avenir ?

Avenir qui pourrait être, selon Eric Ciotti, idyllique, à condition que : « (...) le recrutement ne se fasse plus sur la base du volontariat, mais de façon obligatoire (...) » Tout en regrettant qu'on en soit pas là, et ajoute rêveur : « (...) que ce sera peut-être la prochaine étape »

Mais; pour cela, il faudra d'abord convaincre une majorité de français peu enclins à ce jour à reconduire ces « humanistes » pour cinq ans ...


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Boursier

28 décembre 2011

Pauvreté et misère : L'Elysée partagé entre condescendance et indifférence ?

L'indifférence de l'Elysée à la proposition de diffusion d'un kit de survie pour les SDF, a mis en colère le Groupe de Secours Catastrophe Français, son inventeur, qui vient d'en envoyer un au Chef de l'Etat. Problème : L'éradication de la misère n'est plus une priorité du président « pas encore candidat » !

Nicolas Sarkozy cherche à faire disparaître son image de président des riches, nous apprenait un de ses conseillers, lors de sa visite aux Restos du Coeur. Visite au cours de laquelle le Président s'est réjoui de voir les français se substituer à l'état, pour permettre à ceux qui n'ont presque plus rien, de pouvoir manger.

Que voulez-vous, en ces temps de grande précarité, l'argument des caisses vides est bien utile pour justifier l'abandon de l'objectif de réduction de la pauvreté d'au moins un tiers en cinq ans, promis en 2007 par Nicolas Sarkozy.

Il faut dire qu'entre temps, les pauvres et précaires sont devenus les ennemis de la « classe moyenne » selon Laurent Wauquiez et des fraudeurs aux aides sociales selon Xavier Bertrand. Alors, plus question de perdre une minute, à faire des opérations maraude avec le Samu social, et s'épancher devant les média, sur le sort des SDF !

Malgré tout, ignorant le réchauffement climatique, les sans abris se retrouvent ces jours ci, une fois de plus exposés au pires conditions de survie. Ce que confirme Benoist Apparu, le secrétaire d'Etat au Logement, qui trouve, que l'offre de logements pour ces populations ne se développe pas assez vite. Pire, certains, ont encore le mauvais goût de mourir de froid, comme à Béziers le 20 décembre dernier.

Alors, comment éviter l'hypothermie, l'infection d'une blessure, ou tout simplement garder un soupçon de propreté, lorsqu'on vit dans la rue ? Le groupe Secours Catastrophe Français (GSCF) a défini et mis au point un kit de survie qu'ils ont baptisé : « sac d'accompagnement pour les personnes SDF » dont le coût avoisine 150 €. Celui-ci contenant notamment, un sac de couchage et un kit de soin et d'hygiène.


Ils ont décidé d'envoyer un dossier de presse au Chef de l'Etat, afin que celui-ci se penche sur sa diffusion. Ils ont reçu en retour, un courrier standard, dans lequel il est écrit que, le Président les remercie de leur envoi, et les assure de tout l'intérêt de leur généreuse initiative de solidarité.

En réponse à cette fin de non recevoir, un peu à la manière des ouvriers d'Ontex qui avaient envoyé des couches bébé à l'Elysée, ils viennent de lui envoyer un kit complet, accompagné d'une lettre

Extraits : « (...) Nous nous permettons de vous adresser ce sac, Monsieur le Président. D'une valeur avoisinant les 150 euros, il aidera et sauvera surement des vies cet hiver (...) Nous avons reçu de la part de votre cabinet une lettre type mentionnant l'intérêt que vous portez à cette initiative (...) Veuillez nous permettre de douter, Monsieur le Président, que vous ayez eu le temps de vous pencher sur ce dossier (...) nous vous sollicitons pour une démarche concrète en faveur des personnes SDF. Vous avez le pouvoir de faire changer les choses et d'agir en faveur de ces victimes de la rue en témoignant d’un geste fort qui n’en restera pas à un effet d'annonce (...) »

Pour l'instant, pas de réaction de l'intéressé qui devrait, s'il en trouve le temps, réitérer des propos équivalents à ceux prononcés lors de sa visite au Restos du Coeur : « (... ) c'est le visage d'une France généreuse, attentive, avec des tas de gens qui dans la discrétion donnent de leur temps, de leur énergie pour ceux qui souffrent, a lancé le président. Une belle France ! » et laisser les français ... se mobiliser individuellement, pour financer les sacs d'accompagnement.

Ce qui ne saurait vous surprendre. Par contre, une initiative de Claude Bébéar, au nom de l'institut Montaigne, bénéficierait d'une attention toute particulière de nos dirigeants : Mettre à profit le très bon taux d'épargne des ménages français pour leur faire souscrire : « des obligations d'Etat perpétuelles rapportant autant que le livret A »

Claude Bébéar, précise que : « L’investissement des ménages français dans des dettes françaises, qui pourraient être indexées sur l’inflation, permettrait aux créanciers (les ménages) de disposer de produit d’investissement sans risque et offrirait à l’Etat une source de liquidité dans un marché stressé (...) »

En quelque sorte, une nouvelle « belle façon » pour les français de montrer à quel point ils sont attentifs et généreux, à la misère ... d'un état aux caisses vides ?


Sources et crédit photo
Groupe Secours Catastrophe Français

Si vous voulez soutenir le projet : Un sac d’accompagnement pour aider les SDF durant l’hiver, vous pouvez le faire sur leur site