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18 juillet 2012

La pauvreté en France se porte (malheureusement) bien !

En France depuis 2002, la pauvreté n'a cessé d'augmenter. Chiffres à l'appui, BastaMag nous livre un portrait de ceux qui ne s'en sortent pas !



Tomber dans la pauvreté fait partie des pires angoisses des français. Si le chômage est en grande partie responsable de l'augmentation de la grande précarité, les travailleurs et les enfants sont de plus en plus exposés au phénomène.

« 8,1 millions. C’est le nombre de personnes considérées comme pauvres, vivant avec des revenus inférieurs à 60 % du revenu médian » écrit Ivan du Roy dans BastaMag ce qui correspond à : « (...) 1 437 euros par mois en moyenne par ménage, tous revenus confondus. Plus de la moitié de ces familles vivent avec moins de 1 200 euros par mois (50% du revenu médian des ménages), ce qui représente 4,5 millions de personnes (....) »

Et ce n'est pas nouveau puisque : « (...) de 1996 à 2009, le nombre de personnes pauvres demeure le même. Si la pauvreté a baissé jusqu’en 2002, elle est ensuite remonté, frappant en sept ans 700 000 personnes supplémentaires. Pourtant, la richesse produite n’a, elle, pas cessé de progresser (...) » A noter que dans le même temps : « (...)  Le PIB de la France s’est accru de 700 milliards d’euros sur la même période (...) »

Qui sont les plus touchés ?

Tout d'abord : « (... ) les jeunes entre 18 et 29 ans (...) » Viennent ensuite : les chômeurs « (...) Parmi les chômeurs (...) un sur trois, quel que soit son âge, vit sous le seuil de pauvreté (...)  Parmi les travailleurs, les agriculteurs sont davantage précarisés que les autres professions : 21 % d’entre eux sont pauvres (...) »

Les enfants de plus en plus exposés !

« (...) Les enfants restent autant touchés par la pauvreté au début du XXIe siècle qu’à la fin du siècle dernier : 1,9 million de gamins de moins de 15 ans vivent dans une famille pauvre (...) »

Pour les riches, ne changez rien !

Si on assiste à une augmentation exponentielle de français touchés par la misère, par contre le patrimoine des 500 plus grandes fortunes se porte comme un charme, comme nous l'explique Ivan du Roy : « (...) les 500 plus grandes fortunes cumulent des revenus et un patrimoine estimés par le magazine Challenge à 267 milliards d’euros (...) » Petit détail : «  (...) Alors qu’en 1996, 14 millions d’euros étaient nécessaires pour entrer dans le top 500 des fortunes françaises, la barre est désormais à 60 millions (...) »

Transmis à tous ceux qui passent leur temps à nous vanter la valeur travail et à brocarder l'assistanat et qui devaient réduire la pauvreté d'un tiers à partir de 2007 !



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06 avril 2012

Pauvreté et insécurité : Les chômeurs et précaires ne sont pas des privilégies !

Le Président candidat et l'UMP ont pris l'habitude de stigmatiser les chômeurs et précaires. Arguant récemment que le montant de leurs indemnités était une entrave à leur retour à l'emploi et qu'il suffirait de leur procurer une formation pour éradiquer le problème du chômage.

Ce discours destiné à flatter un électorat âgé ou ou conquérir l'électorat droitier s'applique désormais à plus de 5 millions d'inscrits à Pôle Emploi qui sont accusés régulièrement de mener une vie de rentiers.

Or, le Mouvement National des Chômeurs et Précaires (MNCP) qui vient de publier un document de 70 pages sur la situation des chômeurs et précaires sur l'année 2011 s'inscrit en faux contre les images d'Epinal que les élus de droite essayent régulièrement d'imposer.

Extrait : « (...) Quelles sont les ressources monétaires des personnes sans emploi ? La question dans sa banalité paraît appeler des réponses simples. Pourtant, c’est un grand étonnement de découvrir que les rapports et études sur le sujet sont rares et lacunaires. En particulier en provenance des institutions qui ont pour première responsabilité la situation des chômeurs : Unédic, Pôle emploi, ministère du travail (...) Cette absence de documentation permet des approximations qui laissent courir une rumeur tenace : les chômeurs sont des privilégiés. Leur situation sur le plan monétaire serait à ce point avantageuse que cela les dissuaderait de rechercher un emploi (...) »

Une réalité bien loin des contes et légendes entretenus par l'UMP et son candidat !

En effet : « (...) le chômage est le facteur essentiel de pauvreté. L’Insee le confirme en ce qui concerne le revenu des ménages (...) selon le portrait social 2011 de l’Insee, ils sont six millions à toucher moins de 750 € par mois. Une personne en chômage de longue durée qui a perdu ses droits à l’allocation chômage percevait en 2011 environ 15 € par jour (...) »

Du côté des précaires, cible permanente, puisque classés dans les assistés la situation n'est pas meilleure !

« (...) Même punition pour les six millions de travailleurs précaires, victimes de la politique de flexibilité voulue par le patronat et encouragé par le gouvernement qui gagnent moins de 750 € par mois. A comparer avec le ce que les statisticiens de l’Insee appellent le seuil de pauvreté, soit un revenu (données 2009 non réactualisées depuis) de 954 € par mois. Le seuil de pauvreté, déjà bien inférieur au smic, mais que désormais nombre de travailleurs n’atteignent pas faute de travailler en CDI à temps plein (...) »

Au delà de ces chiffres qui parlent d'eux mêmes, le MNCP aborde des sujets bien connus des chômeurs et précaires mais totalement esquivés ou oubliés par les institutions et ceux qui les dirigent.

En effet, la pression de Pôle Emploi qui agite la radiation systématique et n'accepte de dialoguer avec vous qu'au travers d'un répondeur téléphonique ou de courriers électroniques. Les factures qui s'accumulent. Et surtout l'impression d'être seul face à tous les problèmes dans la mesure où être chômeur, c'est ne plus avoir de représentation collective !

Fragilité, isolement et angoisse qui peuvent mener à la dépression ou même au suicide et pourtant ne semble pas concerner les pouvoirs publics, la majorité des syndicats de salariés ou les organisations patronales.

Face à tous ces problèmes qui ressemblent à un puits sans fond, pour ceux qui sont au chômage ou dans la précarité, le rapport du MNCP a l'avantage de mettre sérieusement le sujet sur la table ! Aux politiques de s'en saisir s'ils en ont l'envie et la volonté !


Rapport sur l'état du chômage en 2011


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Faujour

30 mars 2012

Et il est où le président qui promettait de réduire la pauvreté ?

En 2007, le Président Sarkozy déclarait intolérable que 7 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté. En 2012, ils sont 11,2 millions ! Alors, il est où le Président qui promettait de réduire la pauvreté ?


Si le Président de 2007 qui déclarait : « (...) J'ai voulu prendre un risque : fixer un objectif de réduction de la pauvreté (...) J'ai en effet fixé au gouvernement l'objectif de réduire d'au moins un tiers en cinq ans la pauvreté dans notre pays (...) J'ai voulu nous mettre dos au mur pour rendre des comptes aux Français (...) » et ajoutait : « Je ne veux pas gérer la pauvreté, je veux la combattre » A laissé place au candidat qui fustige les assistés et des profiteurs qui ne font rien pour sortir de leur condition, il est assez peu probable qu'il s'explique dans un meeting sur le fait que de 2007 à 2012, le nombre de français touchés par la pauvreté sont passés de 7 millions à 11,2 millions !

D'où viennent ces chiffres ?

Ils proviennent du rapport de l’Observatoire National de la Pauvreté et de l'Exclusion Sociale (ONPES), qui a été publié le 29 mars 2012.

Que dit il ?

Extrait : « (...) Ce rapport souligne une lente tendance à l’augmentation de la pauvreté en France depuis 2004, qui touche en 2009 près de 8,2 millions de personnes, soit 13,5 % de la population (...) accentuation de la précarité en emploi, réévaluation partielle des minima sociaux, laissent présager une poursuite de l’augmentation de la pauvreté (...) »

La crise actuelle ne doit cependant pas être un motif pour réduire l’effort mené par la France en matière de lutte contre l’exclusion (...) Prévenir le basculement ou la persistance dans la grande pauvreté est possible (...) Dans le contexte actuel de crise économique qui perdure, le système d’observation devra être particulièrement attentif aux risques de décrochage des personnes les plus en difficulté (...) Il faudra aussi porter remède aux situations fréquentes de non-recours aux droits, indice de découragement et de repli des plus vulnérables (...) »

Si travailler suffisait pour sortir de la misère ça se saurait !

« (...) l'Onpes s'inquiète des « transitions fragiles » entre RSA socle, RSA activité et situation d'emploi autonome qui ne garantit pas pour autant une sortie de la pauvreté. « Il vaut mieux avoir un emploi pour éviter la pauvreté, mais il n'en prémunit plus autant qu'avant », souligne l'Onpes. En 2009, 6,7 % de la population en emploi est pauvre, un phénomène très marqué chez les femmes seules chargées de famille (15,5 %) (...) » indiquent Les Echos

« Je ne veux pas gérer la pauvreté, je veux la combattre »

A vous entendre rapidement, Monsieur le président, sur le résultat de cinq ans de combat contre la pauvreté !



Sources
Rapport de l'ONPES
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Urtikan.net

27 mars 2012

Paroles des Sans Voix : La réponse des « assistés » à l'UMP et à son candidat ?

Offrir une tribune aux personnes vivant la précarité, Amnesty International, le Secours Catholique et ATD Quart-Monde renouvellent l'expérience de 2007. Une occasion pour les plus démunis d'expliquer une réalité bien éloignée de celle de profiteurs décrite par l'UMP et son candidat.


La précarité, tout le monde en parle mais jamais ceux qui la vivent. C'est le constat que font Amnesty International, le Secours Catholique et d'ATD Quart-Monde. C'est pourquoi comme lors de la présidentielle de 2007, ils ont renouvelé l'opération « Paroles des Sans Voix », un supplément réalisé à leur initiative. Celui ci sera diffusé à sept millions d'exemplaires par la quasi totalité des quotidiens français.

A noter qu'un site web a été lancé : « pour recueillir des réactions des lecteurs du journal (...) et partager des expériences positives d'insertion »

Mais qui sont-ils ces précaires que l'on livre trop souvent à la vindicte publique en les accusant de se satisfaire des aides sociales ?

On peut lire un formidable témoignage sur le site du Secours Catholique

« On n’est pas des sans voix. Ce sont les autres qui n’ont pas d’oreilles ». Paulette Liard est émue quand elle prend la parole. Conseillère municipale de Loos, commune de 21.000 habitants près de Lille, elle a connu les épreuves de la pauvreté et la difficulté de pouvoir la dire. Cette mère de 5 enfants, grand-mère et arrière-grand-mère, est « heureuse aujourd’hui de pouvoir payer le loyer, l’assurance et de quoi manger »

Le Magazine La Vie qui soutien l'opération donne à cette occasion la parole à François Soulage, le président du Secours catholique. Celui-ci résume clairement les revendications bien modestes de ceux qu'on a pris l'habitude de nommer : Pauvres, précaires ou exclus : « (...) les Sans Voix ne réclament pas de nouveaux droits mais tout simplement l'application des droits existants comme ceux à l'emploi, au logement, à la santé et à l'éducation (...) »

Le but de l'opération ?

Tout simplement se faire entendre des candidats à la présidentielle. Si des rendez-vous ont été déja été pris avec Eva Joly, François Bayrou et d'autres programmés avec Jean-Luc Mélenchon et François Hollande, La Vie nous apprend que Nicolas Sarkozy, se fera remplacer par un de ses représentant !

Si du côté de la presse, quasiment tout les journaux ont accepté de jouer le jeu, de l'Humanité à La Croix en passant par Le Monde, Ouest-France à La Provence, il semblerait que deux groupes de presse on refusé de s'associer à l'opération. Selon La Vie : « Le Figaro et les journaux de l'Est appartenant au Crédit Mutuel (Le Républicain Lorrain, l'Alsace...) n'auraient pas souhaité relayer cette initiative, considérée comme "anti-sarkozyste" »

Pas de surprise dira t-on en ce qui concerne Le Figaro qui est depuis longtemps à la pointe du combat contre : « les assistés fraudeurs qui ne veulent pas travailler pour s'en sortir ». Par contre, on pourra s'étonner que le Crédit Mutuel, un des porte drapeaux de l'économie sociale et solidaire, puisse avoir décidé de se mettre à l'écart d'une telle opération.

Mais, peu importe puisque tous les autres journaux vous permettront de retrouver les articles réalisés par des reporters citoyens, dont la première réaction devrait vous donner envie de lire leur travail : « Nous partions juste réaliser une interview, et nous en revenions avec le sentiment que la personne nous avait apporté quelque chose d’essentiel. Ils nous ont transmis leur courage, leur énergie. Nous avons vu qu’ils se sentaient porte-parole des autres, qu’ils avaient une mission à mener (...) »


Paroles de sans voix
Et supplément de 8 pages distribué ce mardi 27 mars par la presse nationale et régionale

28 décembre 2011

Pauvreté et misère : L'Elysée partagé entre condescendance et indifférence ?

L'indifférence de l'Elysée à la proposition de diffusion d'un kit de survie pour les SDF, a mis en colère le Groupe de Secours Catastrophe Français, son inventeur, qui vient d'en envoyer un au Chef de l'Etat. Problème : L'éradication de la misère n'est plus une priorité du président « pas encore candidat » !

Nicolas Sarkozy cherche à faire disparaître son image de président des riches, nous apprenait un de ses conseillers, lors de sa visite aux Restos du Coeur. Visite au cours de laquelle le Président s'est réjoui de voir les français se substituer à l'état, pour permettre à ceux qui n'ont presque plus rien, de pouvoir manger.

Que voulez-vous, en ces temps de grande précarité, l'argument des caisses vides est bien utile pour justifier l'abandon de l'objectif de réduction de la pauvreté d'au moins un tiers en cinq ans, promis en 2007 par Nicolas Sarkozy.

Il faut dire qu'entre temps, les pauvres et précaires sont devenus les ennemis de la « classe moyenne » selon Laurent Wauquiez et des fraudeurs aux aides sociales selon Xavier Bertrand. Alors, plus question de perdre une minute, à faire des opérations maraude avec le Samu social, et s'épancher devant les média, sur le sort des SDF !

Malgré tout, ignorant le réchauffement climatique, les sans abris se retrouvent ces jours ci, une fois de plus exposés au pires conditions de survie. Ce que confirme Benoist Apparu, le secrétaire d'Etat au Logement, qui trouve, que l'offre de logements pour ces populations ne se développe pas assez vite. Pire, certains, ont encore le mauvais goût de mourir de froid, comme à Béziers le 20 décembre dernier.

Alors, comment éviter l'hypothermie, l'infection d'une blessure, ou tout simplement garder un soupçon de propreté, lorsqu'on vit dans la rue ? Le groupe Secours Catastrophe Français (GSCF) a défini et mis au point un kit de survie qu'ils ont baptisé : « sac d'accompagnement pour les personnes SDF » dont le coût avoisine 150 €. Celui-ci contenant notamment, un sac de couchage et un kit de soin et d'hygiène.


Ils ont décidé d'envoyer un dossier de presse au Chef de l'Etat, afin que celui-ci se penche sur sa diffusion. Ils ont reçu en retour, un courrier standard, dans lequel il est écrit que, le Président les remercie de leur envoi, et les assure de tout l'intérêt de leur généreuse initiative de solidarité.

En réponse à cette fin de non recevoir, un peu à la manière des ouvriers d'Ontex qui avaient envoyé des couches bébé à l'Elysée, ils viennent de lui envoyer un kit complet, accompagné d'une lettre

Extraits : « (...) Nous nous permettons de vous adresser ce sac, Monsieur le Président. D'une valeur avoisinant les 150 euros, il aidera et sauvera surement des vies cet hiver (...) Nous avons reçu de la part de votre cabinet une lettre type mentionnant l'intérêt que vous portez à cette initiative (...) Veuillez nous permettre de douter, Monsieur le Président, que vous ayez eu le temps de vous pencher sur ce dossier (...) nous vous sollicitons pour une démarche concrète en faveur des personnes SDF. Vous avez le pouvoir de faire changer les choses et d'agir en faveur de ces victimes de la rue en témoignant d’un geste fort qui n’en restera pas à un effet d'annonce (...) »

Pour l'instant, pas de réaction de l'intéressé qui devrait, s'il en trouve le temps, réitérer des propos équivalents à ceux prononcés lors de sa visite au Restos du Coeur : « (... ) c'est le visage d'une France généreuse, attentive, avec des tas de gens qui dans la discrétion donnent de leur temps, de leur énergie pour ceux qui souffrent, a lancé le président. Une belle France ! » et laisser les français ... se mobiliser individuellement, pour financer les sacs d'accompagnement.

Ce qui ne saurait vous surprendre. Par contre, une initiative de Claude Bébéar, au nom de l'institut Montaigne, bénéficierait d'une attention toute particulière de nos dirigeants : Mettre à profit le très bon taux d'épargne des ménages français pour leur faire souscrire : « des obligations d'Etat perpétuelles rapportant autant que le livret A »

Claude Bébéar, précise que : « L’investissement des ménages français dans des dettes françaises, qui pourraient être indexées sur l’inflation, permettrait aux créanciers (les ménages) de disposer de produit d’investissement sans risque et offrirait à l’Etat une source de liquidité dans un marché stressé (...) »

En quelque sorte, une nouvelle « belle façon » pour les français de montrer à quel point ils sont attentifs et généreux, à la misère ... d'un état aux caisses vides ?


Sources et crédit photo
Groupe Secours Catastrophe Français

Si vous voulez soutenir le projet : Un sac d’accompagnement pour aider les SDF durant l’hiver, vous pouvez le faire sur leur site

23 décembre 2011

Sarkozy aux Restos du Coeur : Inconscience, cynisme ou exhibitionnisme ?

Inconscience, cynisme ou exhibitionnisme, comment qualifier la visite du Chef de l'Etat aux Restos du Coeur, venu selon ses conseillers, pour « faire quelque chose de doux dans ce monde extrêmement dur » ?

En 2005, nous écrivions : « Je me suis souvent, depuis la disparition de Michel, demandé s’il aurait continué à faire vivre un mouvement du cœur en le transformant en institution destinée à masquer l’inaction des pouvoirs publics. Modestement, je pense qu’il serait plutôt remonté sur scène ou aurait mobilisé les médias pour stigmatiser une société qui magnifie le marchand au détriment de l’humain »

Ce qui est certain, c'est que Michel Colucci vivant, n'aurait jamais accepté la visite d'un Président, désireux de venir constater de visu les résultats sociaux de la politique qu'il mène depuis son élection !

Nous sommes beaucoup à avoir été choqués par la désinvolture dont notre Président à fait part lors de sa visite aux Restos du Coeur. En effet, flanqué de ses deux ministres, Bruno Le Maire et Roselyne Bachelot, il semble avoir pris autant de plaisir que lorsqu'il visite une usine dont les ouvriers ... ne savent pas de quoi sera fait leur futur.

Le Figaro nous décrit ce voyage au pays des pauvres et « assistés », brocardés quotidiennement par ses ministres et l'UMP : (...) Nicolas Sarkozy a profité d'une dernière journée parisienne pour envoyer des signaux au monde associatif (...) Il s'est d'abord rendu dans un entrepôt des Restos du cœur à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), d'où sortent 6 millions de repas par an, avant de rencontrer des familles dans un centre de distribution du XVe arrondissement, sans micros, ni caméras (...) »

Que pouvait proposer, ou annoncer, à cette occasion, le Président qui s'était engagé en 2007 à réduire d'un tiers la pauvreté en cinq ans ?

Eh bien : « (... ) Les Restos (…), c'est le visage d'une France généreuse, attentive, avec des tas de gens qui dans la discrétion donnent de leur temps, de leur énergie pour ceux qui souffrent, a lancé le président. Une belle France ! »

Puis, il : « (...) a déambulé entre les montagnes de colis entreposés et salué les bénévoles et les salariés (souvent en insertion) de l'association (...) » avec qui il a vaguement dialogué : « Nos contrats s'arrêtent en avril, après plus rien, commence l'un d'eux… Si on peut trouver quelque chose…» « C'est le but » répond le président, avant de lancer: « Bonnes fêtes, quand même ! »

Eh oui, les restos c'est moins glamour que le Fouquet's ou le Cap Nègre. On y trouve surtout des gens indifférents aux prouesses du Président pour sauver l'Europe et sa monnaie, faire disparaître les paradis fiscaux ou réformer le capitalisme. On y trouve aussi quantité de « fraudeurs aux aides sociales » et « profiteurs du RSA », qui pénalisent les classes moyennes, comme l'explique Laurent Wauquiez. Sans compter que ces gens, s'ils ont le droit de vote, sont capables de ne pas voter UMP !

Alors, direz-vous quel but avait cette visite ?

Le Figaro nous explique cet élan de bonté : « (...) Ce n'est pas simplement Noël qui a suscité cette journée. L'Élysée dispose de « remontées de terrain » indiquant que le président est « faible » sur les thèmes de l'équité et de la justice. « Il y a eu des erreurs au début du quinquennat qui ont permis à la gauche de lui coller ce sparadrap de président des riches, analyse un proche. Il faut rééquilibrer les choses. Par ailleurs, il ne faut pas que son action à l'international le déracine des souffrances du quotidien (...) Le président voulait faire quelque chose de doux dans ce monde extrêmement dur », ajoute un conseiller

On aimerait en rire, mais le coeur n'y ait pas !


Crédit photo
Mlrelay

19 décembre 2011

Mal-logement : La chasse aux pauvres et précaires continue !

La caravane ou le mobile home représentent pour un certain nombre de français, la seule façon de se loger toute l'année. Or, une proposition de loi adoptée par l'Assemblée Nationale, risque pourtant de jeter à la rue des milliers de personnes !

Dans les faits, vivre à l'année dans un camping est illégal. Les associations de lutte contre la pauvreté et l'exclusion estiment toutefois que, 70 000 à 120 000 personnes, y résident de cette façon.

Une bonne partie des locataires de ces : « habitats légers de loisirs et à l’hébergement de plein air » sont des travailleurs pauvres qui par la faiblesse leurs revenus n'ont pas la possibilité d'accéder à un vrai logement. Ainsi que le montre Stéphane Remael, photographe, qui leur leur a dédié sur son site un reportage photo et texte.

C'est était trop pour quatre députés UMP, qui ont, dans le plus grand silence médiatique, initié une proposition de loi : relative aux habitats légers de loisirs et à l’hébergement de plein air et portant diverses dispositions relatives au tourisme, votée à l'unanimité par l'Assemblée Nationale, le 16 novembre 2011.

Que dit cette proposition de loi, qui va revenir bientôt, en deuxième lecture, au Sénat ?

Cette proposition de loi a pour but de : « (...) différencier la clientèle de passage de la clientèle résidentielle (...) » et d'éviter que ceux qui y habitent toute l'année ne puissent, à terme, plus le faire ! En effet, ce texte définit notamment : « (...) qu'en cas de location dans un terrain de camping et caravanage ou un autre terrain aménagé à cet effet d'un emplacement, équipé ou non d'un hébergement, pour une durée supérieure à trois mois, le locataire fournit au loueur un justificatif de domicile de sa résidence principale datant de moins de trois mois (...) »

Ce qui vous l'avouerez est impossible pour ceux dont c'est le seul logement !

Le but final étant de : (...) s'assurer que cette clientèle n'élit pas de facto domicile dans leur camping (...) » explique Le Monde, qui précise que la proposition de loi, prévoit notamment : « (...) d'obliger les exploitants des terrains de camping à déclarer chaque année en mairie le nombre d'emplacements concernés par cette pratique. Il renforce aussi les pouvoirs du maire, qui pourra inspecter même inopinément les terrains en vue de vérifier l'exactitude des déclarations (...) »

Si du côté des députés UMP, tout en refutant le fait de s'en prendre aux pauvres et précaires, en déclarant tout de même que : « (...) le texte permettrait de prévenir d'éventuelles dérives liées à la sédentarisation (...) » On affirme : « (...) Nous avons vu des cas de campings qui tournent pratiquement aux bidonvilles, et sur lesquels les maires n'ont aucune prise. (...) »

Eh oui, le pauvre ou le précaire, c'est bien connu, se complaisent dans les immondices et la saleté ! Généralisation scandaleuse lorsqu'on apprend qu'il n'y a qu'environ 2 % du parc qui pose de réels problèmes de salubrité.

Or si la proposition de loi était définitivement adoptée, elle pourrait créer de nouveaux bidonvilles ... individuels. En effet, explique Le Monde, elle développerait la : « sédentarisation, sur des parcelles privées ou dans la nature, de précaires pour qui la location d'un emplacement dans un camping est devenue impossible ». Dans des conditions bien pires, puisque les populations exclues des campings ne disposeraient plus de points d'eau, d'électricité, de sanitaires ou de collecte des ordures ménagères !

Le collectif Alerte de l'Uniopss, qui regroupe 35 fédérations et associations nationales de lutte contre la pauvreté et l'exclusion, pousse un vrai coup de gueule contre le raisonnement simpliste et odieux des députés.

Il dénonce un texte qui : « (...) risque de jeter à la rue les milliers de familles contraintes de vivre à l'année sur un terrain de camping (...) désormais, on pourrait expulser les plus pauvres de leur campement au bout de trois mois ! Et cela même en plein hiver ! Et même s'ils payent leur redevance ! (...) Ainsi, au total, grâce à cette généreuse proposition de loi, on est encore moins protégé quand on vit dans une tente ou une caravane sur un terrain de camping faute de logement décent (...) »

Et le collectif d'ajouter : « L’inacceptable est dépassé ! » Parfaitement d'accord !



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Stéphane Remael

14 septembre 2011

UMP : « travailler plus pour gagner plus » nouveau slogan pour le RSA ?

ça faisait longtemps que plus aucun ministre ou député de la majorité ne parlait du « travailler plus pour gagner plus » Et bien, ce slogan devrait selon Marc-Philippe Daubresse faire fureur auprès ... des titulaires du RSA !

Minée par les rivalités entre clans et les outrances de certains de ses élus, l'unité du parti majoritaire n'est plus qu'un beau souvenir ... de 2007. Alors comment faire pour ranimer la flamme ? Et bien taper une fois de plus sur les titulaires du RSA !

A l'UMP, rien ve va plus ! En effet, comme l'expliquait Laureline Dupont dans Marianne2, le concept de « Droite Juste » de Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez, destiné à contrebalancer la Droite Populaire et, draguer l'électorat centriste a provisoirement du plomb dans l'aile. Et dans la mesure où le projet 2012 de Bruno Lemaire a fait l'unanimité ... contre lui, l'UMP envisagerait de : « réactiver le débat d'idées »

En attendant que jaillissent des nouvelles idées susceptibles d'éviter la déroute électorale qui se profile, l'UMP a trouvé une cible commune et habituelle : Les titulaires du RSA ! Mais oui, vous savez ceux qui symbolisent le : « cancer de l'assistanat » popularisé par Laurent Wauquiez et dénoncé de la droite sociale à la droite populaire.

C'est Marc-Philippe Daubresse, que le Figaro présente comme le : « (...) Représentant de l'aile centriste au sein du parti » et qui se veut le chantre des : « (...) valeurs traditionnelles de la droite de gouvernement et de son triptyque libéralisme, gaullisme et centrisme (...) » qui s'est chargé au nom du mouvement de cette mission ... fédératrice.

Selon le même Figaro qui s'est procuré ( ou à qui on a procuré ) son rapport de 111 pages. L'essentiel des propositions de Wauquiez sur le principe de travail obligatoire serait repris, la seule différence étant la rémunération de ces heures.

Comment celà devrait-il fonctionner ?

Il prendrait la forme d'un : « (...) contrat de sept heures par semaine, financé par l'Etat, permettrait « d'offrir une palette de contrats aidés plus large et de répondre à des difficultés d'accès au marché du travail », explique l'ex ministre. Les activités concernées devront « être utiles socialement » et « couvrir des besoins qui ne le sont pas », tels que le bricolage, la collecte des déchets, la maintenance du patrimoine (...) »

Sauf que ces petits boulots, façon « ateliers nationaux » au rabais, pourraient concerner un certain nombre de chômeurs, ou sont actuellement du ressort de salariés (précaires) d'entreprises de services à la personne.

Mais l'affirme Daubresse l'objectif est « d'inciter à la reprise d'un emploi ». Car, comme chacun le sait, le plein emploi règne en France et les titulaires du RSA qui touchent la somme mirifique de : 466,99 € pour une personne seule à 1027,38 €, pour une personne avec 3 enfants sans revenu en 2011 s'en sortent très bien.

Et l'ex ministre de claironner : « On va dans le sens du travailler plus pour gagner plus »

Et à combien va s'élever ce « travailler plus pour gagner plus » ?

Dans la mesure où : « la journée de travail hebdomadaire serait payée au smic, ils enregistreraient au final », selon l'ex ministre : « un gain net d'environ 130 euros par mois » qui ajoute, façon CQFD : « (...) l'Etat baisse le taux de pauvreté et les bénéficiaires voient leur pouvoir d'achat augmenter (...) »

Et dire qu'à l'UMP on n'avait pas encore pensé à cette idée de génie susceptible de rendre jaloux tous ceux qui ne touchent pas le RSA !

Au fait, comment va t-on surveiller ce système destiné à baisser le taux de pauvreté et augmenter le pouvoir d'achat ?

Et là, Marc-Philippe Daubresse nous a déçu ! En effet, au lieu de proposer , ce qui aurait certainement ravi les plus extrêmes du parti, c'est à dire un tatouage code barre sur le bras ou une puce électronique greffée sous la peau, il se limite à ce : « que soit créée une carte électronique centralisant les informations sur les aides sociales perçues par chaque personne (...) »

En résumé, une grande idée qui devrait : « réactiver le débat d'idées » et séduire de la Droite Sociale à la Droite Populaire. Comme quoi les pauvres peuvent toujours servir à quelque chose, surtout s'il s'agit de recréer une dynamique à l'UMP !


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La Voix du Nord

13 septembre 2011

Cantines scolaires : L'UMP continue sa chasse aux « assistés » ?

Perdre son emploi est toujours vécu comme un drame, auquel s'ajoute, dans certaines communes gérées par l'UMP, l'humiliation d'expliquer à ses enfants pourquoi ils sont exclus de la cantine scolaire !

Quel point commun entre Thonon-les-Bains, Bordeaux, Nice, Meaux, Troyes ou Toulon ? Et bien hormis qu'elles sont dirigées par l'UMP, elles ont mis en place un système de restriction ou d'interdiction de leurs cantines scolaires aux enfants de chômeurs.

Interrogé par l'Humanité le 4 septembre 2011, Luc Chatel le ministre de l'éducation nationale (et maire UMP de Chaumont ) avait botté en touche, expliquant que : « (...) la question des cantines scolaires relève des collectivités territoriales (...) » et que : « (...) ce sont donc les conseils municipaux qui décident des priorités dans l’accueil des enfants au sein des cantines scolaires (...) »

C'est sur cette particularité et devant l'indolence du gouvernement que la FCPE vient de publier sur son site un appel aux parents d'élèves : « Cantine scolaire : stop aux décisions illégales ! »

« Depuis la rentrée la FCPE est encore interpellée par des parents d’élèves qui ne peuvent pas inscrire leurs enfants au restaurant scolaire, au motif qu’ils ne peuvent justifier d’un emploi salarié ou ne peuvent produire des documents justificatifs, tels qu’attestations d’employeurs, de Pôle emploi ou de feuilles de paye… (...) »

Quelques exemples ?

Bordeaux : « (...) Les parents chômeurs sont toutefois autorisés à laisser leur enfant à la cantine les jours où ils ont une convocation pour un entretien. Mais ils doivent prévenir la mairie et la cantine à l'avance et présenter un justificatif de l'entretien (...) » a déclaré une adjointe à la vie scolaire interrogée par La Dépêche

Thonon : « L’accès aux restaurants scolaires de la ville de Thonon les Bains est réservé aux enfants scolarisés dans les écoles maternelles et élémentaires publiques de la commune dont :

le ou les parent(s) exerce(ent) une activité professionnelle.
le ou les parent(s) sont demandeurs d’emploi. Dans ce cas, l’inscription est limitée à un jour par semaine avec possibilité de réserver des jours supplémentaires pour un motif lié à la recherche d’emploi sur présentation d’un justificatif » Compte rendu du Conseil municipal du 27 juillet 2011

Mais direz-vous, c'est légal ?

Et bien, ce n'est pas tout à fait illégal et chaque recours contre une restriction ou exclusion relève du Tribunal administratif. Ce qui donne du temps aux communes qui appliquent cette discrimination.

Discrimination, qui n'est pas vraiment une, au regard du droit français, explique La Dépêche qui indique : « (...) Si la jurisprudence française a reconnu le caractère « discriminant » d'une sélection à l'entrée des cantines sur critères socioprofessionnels, celle-ci demeure pour l'instant légale au regard des textes français (...) » Et rappelle que : « la Convention européenne des droits de l'homme mentionne explicitement (Article 14) l'origine sociale et la fortune. Ratifiée par la France, elle est censée être appliquée (...) »

On notera au passage, que si ces communes arguent un problème de bonne gestion des finances locales, elles ne trouvent rien à redire sur le montant des frais d'avocats, inhérents à une procédure, comme le fait remarquer Jean-Louis Galand, un restaurateur de Thonon-les-Bains qui, outré de la décision de la municipalité a décidé, avec quelques amis commerçants d'offrir le repas de midi aux 35 petits bannis de la cantine.

C'est devant ces incongruités que la FCPE : « appelle les parlementaires à déposer une proposition de loi pour garantir dans la loi ce droit reconnu par les tribunaux »

Ce qui pour l'instant n'a pas l'air d'avoir autant de succès chez les députés et sénateurs UMP que « l'adoucissement de la taxation des plus values » ou la suppression des manuels scolaires de : « l'enseignement de la théorie du genre »

Ce qui est vous l'avouerez beaucoup plus important que de savoir si pour certains enfants, la cantine scolaire est parfois le seul repas complet de la journée !

Triomphe de la pauvreté, que notre Président avait pour objectif de : « (...) réduire d'au moins un tiers en cinq ans (...) » et pour lequel il annonçait : « Je ne veux pas gérer la pauvreté, je veux la combattre (...) J'ai voulu nous mettre dos au mur pour rendre des comptes aux Français » ?

Réponse des français sur ces comptes ... dans quelques mois !


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France3

30 juin 2011

L'hébergement d'urgence n'est pas une priorité du gouvernement !

Alors que la première préoccupation du gouvernement et des parlementaires de la majorité, reste de trouver de nouvelles recettes, pour compenser l'allègement de l'ISF, le budget consacré aux personnes vulnérables continue de se réduire !

Il est bien loin le temps où Xavier Emmanuelli, le créateur du Samu Social, saluait le : « vrai effort de la part du gouvernement, de prise en charge des sans abris notamment avec la mise en place du plan grand froid et avec la décision de débloquer des crédits financiers supplémentaires pour les associations (...) » et pourtant, c'était en 2009 !

C'était d'ailleurs la même année que l'épouse du Président effectuait une « mauraude » avec le Samu Social, au cours de laquelle elle lâchait : « Ce que je voudrais c'est trouver des idées » !



Deux ans plus tard, au Samu Social, on attend toujours les idées mais surtout ... l'argent promis !

Car, si : « (...) le Samu Social est un Groupement d’Intérêt Public dont le financement est géré à 92% par le gouvernement français » Celui-ci a : « (...) statué pour une réduction de 24% de son financement (...) » ce qui vous vous en doutez bien, a eu un impact direct sur les capacités d'accueil.

En effet, cette réduction a amputé de : « (...) 2 000 nuités par jour et de près d’un quart, l’aide apportée par l’association aux plus démunis (...) » Et là où ça devient révoltant, c'est que : « (...) La loi finance 2011 marque un désengagement de 80 millions d’euros de l’Etat, destinés à l’insertion des personnes vulnérables et à la prévention de l’exclusion. Le collectif indique que les seuls fonds destinés à l’hébergement d’urgence ont baissés de 41 millions d’euros, et cette baisse devrait atteindre 64 millions d’euros pour le budget 2012 (...) Xavier Emmanuelli, président fondateur du Samu Social, dénonce l’incompréhension du gouvernement face à l’urgence sociale dont l’objectif est de « maintenir des gens en vie »

Et, dans le même moment où, du patronat, en passant par l'UMP on se gargarise, avec la place des femmes dans la société, on apprend que : « Il y a quelques jours, le Samu social annonçait que, faute de crédits, il serait contraint de fermer le 30 juin le seul centre d’hébergement d’urgence accueillant les femmes à Paris (...) »

Qui sont ces femmes ?

Il s'agit de femmes victimes de violences conjugales : « (...) Premières difficultés elles ont du mal à joindre le 115 qui ferme à 22 heures et maintenant le week-end. Ces 3 derniers mois les associations ont recensé 10 femmes et 16 enfants obligés de dormir dehors ou de rentrer au domicile conjugal (...) »

Or, il faut rappeler que : « (...) la lutte contre les violences faites aux femmes a été décrétée Grande Cause nationale par le Premier ministre pour l'année 2010 (...) » a donné lieu à la : Loi du 9 juillet 2010 relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants. Promulguée le 9 juillet 2010

Et que vont-elles devenir ?

Selon Xavier Emmanueli : on va les placer « dans d'autres associations humanitaires ... elles aussi saturées ». Qui ajoute, un peu désabusé : « (...) Tout le système est en danger, parce que l'urgence sociale est un concept que personne n'accepte. Même si tout cela ne l'étonne pas, car « c'est là que le ministre peut faire ses coupes budgétaires (...) »

Si une grande partie des élus de gauche demandent un rétablissement des crédits d'urgence de l'état, pour l'ensemble des associations, Benoist Apparu, le ministre du logement, préfère y voir : une « manipulation des élus de gauche » et propose de : « (...) faciliter l’accès au logement plutôt que de pérenniser une situation qui implique une multiplication infinie des places d’hébergement (...) » solution qui demande de nombreux mois ou années et un budget dont ne dispose pas le ministère !

Donc, pour l'hébergement d'urgence, il faudra attendre que soient traitées, d'autres priorités ... plus électoralistes !


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Samu Social

08 juin 2011

Titulaires du RSA : Mettez vous à la peinture ou à la sculpture !

« tu verras jamais une toile de maître chez un pauvre » disait Bigard, le comique préféré du Président, dans un de ses sketchs. Après tout, doit-on penser à l'UMP : si les pauvres produisaient des oeuvres d'art, ils ne seraient pas soumis à l'ISF !

Au gouvernement et à l'UMP, on est spécialiste de l'embrouille. En effet, pendant que les douanes viennent de communiquer, les chiffres désastreux du commerce extérieur : « En avril le déficit enregistré a été de 7,14 milliards d'euros. Il s'agit du plus mauvais résultats enregistré par la balance commerciale française » On continue à fustiger les titulaires du RSA.

Autre embrouille que dénonce l'opportuniste ou naïf (au choix) Martin Hirsch : le possible financement de l'allègement de l'ISF en utilisant une parti des fonds du RSA !

« (...) Il ne faut pas se laisser faire par des entourloupes. Les bénéficiaires du RSA, en fait, ils rapportent ! (...) l’argent que l’on a consacré au RSA ne va pas au RSA » Et d’expliquer que : « les recettes de la taxe créé pour financer le RSA (1,5 milliards l’an dernier) ne vont que pour partie au financement du dispositif. Il y a des excédents, 999 millions d’euros en 2010. Où vont-ils ? (...) »

Mais loin de tout ça, les députés de l'UMP ont une vision précise, de ce qui est beau et essentiel, et de ce qui est laid et inutile.

En effet, soutenus par le Président, qui a déclaré que « C'est une stupidité », ils ont balayé d'un revers de manche, l'amendement d'un des leurs, Marc Le Fur, qui avait eu l'idée « saugrenue » de vouloir : intégrer les oeuvres d'art dans l'assiette de l'ISF.

Car, s'il est possible de contrôler les titulaires du RSA à domicile, à l'aide de brigades antifraude, , il n'est pas possible de faire de même, pour les propriétaires d'oeuvre d'art, comme l'a expliqué Nicolas Sarkozy : « (...) cela donnerait la possibilité à l'administration fiscale de rentrer dans les domiciles des gens pour contrôler les déclarations, et ferait disparaître toute une part du marché des oeuvres d'art en France »

Et oui, les riches ont du goût et les pauvres pas du tout ! A tel point que : « tu verras jamais une toile de maître chez un pauvre et d'ailleurs, t'en verra jamais un au bras d'un top model » comme disait Bigard.



Alors pauvres de France qu'attendez-vous pour vous mettre à l'art et profiter des : « effets toniques que l'exclusion des oeuvres d'art de l'assiette de l'impôt sur la fortune a eu sur le marché français » comme l'explique Jean-jacques Aillagon

Mais, comment pourriez vous, alors que vous dépensez votre RSA dans de vulgaires parcs d'attraction, élever votre culture et votre goût du beau, alors que vous ne fréquentez jamais le Château de Versailles !

Le Figaro, dont le propriétaire est l'avionneur le plus assisté de France, vous a d'ailleurs, décrit : « (...) Dans le milieu de l'insertion professionnelle, on connaît bien ces demandeurs d'emploi qui ne demandent plus grand-chose, sinon de rester chez eux devant la télévision (...) Leur univers se résume à un gros sofa face à un immense écran plat qui ronronne en permanence pour meubler la solitude (...) Depuis, le RMI a été remplacé par le RSA, mais « les canapés » sont toujours là, aussi nombreux qu'avant. Peut-être plus nombreux même, disent ceux qui, à l'instar de Laurent Wauquiez, voudraient bien les envoyer travailler gratuitement quelques heures par semaine. Histoire d'offrir une «contrepartie» à la collectivité. Pour les obliger aussi, tout simplement, à se lever de leur canapé (...) »

Dans ce cas, que pouvez-vous comprendre au : « climat psychologique épouvantable parmi les collectionneurs qui ne vendraient plus en France, cacheraient leurs biens ou les sortiraient du pays (...) » clamé par Frédéric Mitterrand

Alors, que n'attendez vous pour vous mettre à la peinture ou à la sculpture ? Et même prendre ... une carte à l'UMP, dans la mesure où celle-ci a décidé, de respecter votre faible pouvoir d'achat, en baissant son prix à 10 € !

Et oui, amis pauvres et assistés, avec l'UMP : Tout devient possible !


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Jean Boccacino

20 avril 2011

Quand Laurent Wauquiez confond aides sociales et bénitier !

La Droite Sociale, créée par Laurent Wauquiez a semble t-il trouvé une bonne idée : Expliquer que la baisse du pouvoir d'achat de ceux qui travaillent est due aux titulaires d'aides sociales ! Version moderne du : « Que celui qui ne travaille pas mange pas » ?

Quatre ans après son élection, le Président du Pouvoir d'achat est de retour. Problème : Cette fois-ci les français ont pu le voir, lui, son gouvernement et sa majorité à l'oeuvre. Si les déclarations sont moins flamboyantes pour causes de caisses vides, la stigmatisation d'une partie de la population fait partie du nouveau message social ! Témoin les brillantes idées de la Droite sociale de Laurent Wauquiez.

La Droite sociale ?

Créée par Laurent Wauquiez elle se définit comme un : « cercle de réflexion chargée de donner plus de visibilité à l’action sociale de la majorité et à proposer un nouveau pacte social à droite (...) » Son histoire est disponible sur le site Web de Pierre Morel A L'huissier, autoproclamé « Avocat de la ruralité » : « (...) Historiquement la Droite a toujours eu un coté social, au début de la constitution du clivage droite gauche avec le catholicisme social du XIXème siècle (...) »

Est ce au nom de ce catholicisme social que Laurent Wauquiez vient de déclarer : « Les classes moyennes ont le sentiment d’être les « vaches à lait » du système : de contribuer à la solidarité nationale en travaillant et en payant des impôts, mais de ne rien recevoir en retour, avec un système d’aides qui s’arrête à leur porte à quelques dizaines d’euros près (effets de seuils) et un travail de moins en moins bien considéré et valorisé »

Et de proposer : « S’il est impératif que les revenus du travail demeurent supérieurs aux revenus de l’assistance, et que l’assistance légitime que l’Etat apporte à ceux de nos concitoyens qui sont le plus en difficulté (par exemple les titulaires du RSA) s’accompagne d’une contrepartie que l’individu peut réaliser sous la forme d’un service social dans le cadre d’une collectivité locale par exemple. Il ne s’agit nullement d’une sanction, mais d’une manière de remettre le pied à l’étrier et de maintenir les bénéficiaires de ces prestations dans l’activité. C’est fondamental pour le retour à l’emploi ensuite »

Notre ministre spécialiste du « social » ... vu de la droite ne serait-il pas en train de confondre aide sociale et ... bénitier ?

En effet, celui qui a organisé dans son fief de Haute Loire, la visite du Président, sur le thème des « racines chrétiennes de la France » nous refait le coup de la bible dans laquelle on peut lire : « Nous n'avons mangé gratuitement le pain de personne ; mais, dans le labeur et dans la peine, nous avons travaillé nuit et jour pour n'être à charge à aucun de vous » Paul Verset 8

En clair, de réhabiliter cette partie de nos racines chrétienne indiquant : « Que celui qui ne travaille pas mange pas »

Et hop là ! Envolées les promesses de son Président, en 2007, qui annonçait : vouloir réduire la pauvreté : « (...) J'ai voulu prendre un risque : fixer un objectif de réduction de la pauvreté (...) J'ai en effet fixé au gouvernement l'objectif de réduire d'au moins un tiers en cinq ans la pauvreté dans notre pays (...) J'ai voulu nous mettre dos au mur pour rendre des comptes aux Français (...) Je ne veux pas gérer la pauvreté, je veux la combattre (...) » - TF1 LCI

Oui mais répondra t-on à l'UMP, c'était avant la crise économique. A présent, il faut faire preuve de réalisme et se ressourcer dans des valeurs essentielles ... du goupillon. Du moins, pour les pauvres !


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Le Monde

17 novembre 2010

La pauvreté et la précarité grandes oubliées des priorités du Président ?

Hier soir, le Président nous a présenté ses priorités. L'une d'elles est : " une réforme fiscale censée amortir les problèmes de concurrence avec l'Allemagne" En gros, supprimer l'ISF pour éviter, comme il le prétend, que ceux qui y sont soumis, traversent le Rhin pour s'y installer. En revanche pas un mot sur ... la pauvreté et la précarité qui s'installent durablement dans le pays !

C'est nouveau et ça date d'hier soir : L'ISF donnerait envie aux titulaires d'un patrimoine soumis à l'ISF de quitter la France pour partir en Allemagne. Bien que tout le monde sache que ce sont la Suisse et la Belgique qui ont les faveurs des exilés fiscaux, Nicolas Sarkozy a préféré agiter le "péril" allemand pour justifier la suppression de l'ISF dans notre pays et ... annoncer la fin du bouclier fiscal.

Cette décision/renoncement, puisqu'il était encore inconcevable le 4 octobre de remettre en cause le bouclier fiscal, comme l'affirmait le nouveau secrétaire d’Etat, chargé du Tourisme, Frédéric Lefebvre, coûtera une petite fortune au budget de l'état. Puisque comme nous l'écrivions dans Slovar le 8 octobre dernier, ce "Poker fiscal" va lui rapporter 678 millions et lui faire perdre environ 4 milliards

Quant à tous ceux qui doivent se contenter de leurs salaires et ne disposent pas d'un patrimoine conséquent, ils auront eu le droit au retour des 35H00 " aberrantes " et du " travailler plus pour gagner plus" : " ... / ... Le travail ne se partage pas. Dans un pays, plus il y a de gens au travail plus il y a croissance, plus il y a de la richesse, plus il y a donc de possibilité d’emplois pour les jeunes ... / ... ” - Euronews

Devant une telle sollicitude de notre Président à l'égard d'une partie de son électorat, il est clair qu'on peut s'attendre, pour ces fêtes de fin d'année à de belles commandes dans les grandes maisons de champagne pour fêter cet évennement.

D'autres français, beaucoup plus nombreux et que le Président n'a pas évoqué, n'auront pas ce plaisir. A commencer par les " 3,5 millions de personnes n'ont d'autre choix que d'être mal logées" dont nous parlait il y a quelques jours la Fondation Abbé Pierre

" La Fondation Abbé Pierre a dénoncé mardi une "situation sans précédent depuis 1954 du mal-logement" ... / ... 3,5 millions de personnes sont mal logées en France: 1 million dans des logements surpeuplés; 1 million dans des logements sans toilettes, sans salle de bains ou sans chauffage; 1 million dans des logements non permanents (tentes, voitures, amis ...), dont 100.000 sans-abri; 500.000 dans des structures collectives (foyers ...) - AFP/Google

On pourra aussi reprocher à notre Président d'avoir fait l'impasse sur plusieurs rapports publiés ces derniers jours, comme celui de Dominique Versini, défenseur des enfants

Dénonçant entre autre : " le recul des politiques publiques sur l’accès de tous aux droits de tous, un manque de volonté politique, malgré le vote du droit au logement opposable, sur la construction de logements sociaux dans les régions tendues, enfin, un empilement et un manque de coordination de dispositifs de lutte contre la pauvreté et l’exclusion associé à un éparpillement des budgets." - Une autre vie

A rapprocher de 2007 où il soulignait que : " ... / ... 7 millions de personnes vivent en France sous le seuil de pauvreté, dont deux millions d'enfants" et estimait que "c'est en nous donnant des objectifs chiffrés et des obligations de résultat que nous nous mobiliserons suffisamment pour réduire réellement la pauvreté ... / ... " et d'ajouter : " ... / ... l'objectif de réduire d'au moins un tiers en cinq ans la pauvreté dans notre pays doit être l'objectif du gouvernement " - France Matin

Mais aussi ce rapport de l'INSEE, dont il ne peut ignorer l'existence : "France, portrait social - Édition 2010 " commenté, entre autre par Le Nouvel Obs

Et dans ce rapport, on y trouve des données sur la pauvreté, présentées par 20Minutes, qui auraient mérité un petit mot de notre Président !

" Plus d'un Français sur cinq a traversé une période de pauvreté ... / ... La pauvreté ne se réduit pas aux seuls revenus, a souligné Jean-Philippe Cotis, directeur général de l'Insee ... / ... , Dans la lignée du rapport du prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz, qui recommande de compléter la croissance (évaluée par le PIB), par des indicateurs de «bien-être», prenant en compte des activités non-marchandes et des inégalité .... / ... "

Quels sont ces indicateurs ?

" ... / ... les contraintes budgétaires (découverts bancaires), les retards de paiement (de loyers ou de factures), la consommation (possibilité de manger de la viande tous les deux jours, partir une semaine de vacances par an, acheter des vêtements neufs, recevoir), rencontrer des difficultés de logement ... / ... "

Conclusions ?

" 22% des Français de plus de 16 ans sont touchés ... / ... La pauvreté monétaire (disposer de moins de 950 euros par mois ) touche 13% de la population ... / ... Cette chute temporaire dans la pauvreté s'explique notamment par une croissance, des gains de productivité et un pouvoir d'achat relativement faibles en France, qui renforcent les aléas et l'impact sur la consommation ... / ... "

Autre indicateur utilisé par l'INSEE : " ... / ... la qualité de vie : outre les conditions matérielles, il tient compte de l'état de santé, des conditions de travail, du niveau d'éducation, de la sécurité, et du «capital social», c'est-à-dire «la participation à la vie publique et les contacts avec les autres .... / ... les personnes aux revenus faibles et les familles monoparentales «sont les deux groupes qui ont la qualité de vie la plus dégradée» au regard de ces critères ... / ... "

Mais, que représentent ces "cas sociaux" qui pourraient "travailler plus" pour sortir de leur misère, à côté d'un : " ... / ... déficit de compétivité avec notre principal client et notre principal partenaire qui est l’Allemagne ... / ... "

On notera néanmoins que l'interview : " ... / ... retransmise sur TF1, France 2 et Canal+, a rassemblé ... / ... 12,3 millions de personnes " Alors que : " Le précédent dispositif du même genre, à savoir une interview retransmise en direct sur plusieurs chaînes simultanément, avait rassemblé 15,1 millions de téléspectateurs en février 2009 et 18,8 millions en novembre 2007... / ... " - JDD

On connaît plus d'un présentateur ou animateur vedette qui aurait été viré de la grille des programme pour moins que ça ! Est ce un premier signe de ce que décideront les français dans environ 530 jours ...

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Europe1

09 novembre 2010

An 2010 : Le Père Noël "social" est-il une ordure ?

Le titre de cet article est celui que j'avais choisi, en décembre 2005. Cette année là, les partenaires sociaux modifiaient à la baisse les règles d'indemnisation du chômage. 5 ans plus tard, près de 4 millions de français pointent à Pôle Emploi et une part de plus en plus importante d'eux est totalement décrochée !

Ces fêtes de fin d'année qui sont, traditionnellement, symbole de trêve pour le monde politique et source d'activité pour les entreprises vont semble t-il être moroses. En effet, le "président du pouvoir d'achat" s'est mué en gestionnaire de crise, et le terme de "Ri-Lance" lancé par l'inénarrable Christine Lagarde n'a même pas réussit à faire sourire les français !

Cette morosité est gênante pour le gouvernement, car depuis de nombreuses années, seule la consommation des ménages permet d'obtenir quelques points de croissance et joue comme l'expliquait, le BercyBlog du Monde, commentant une note de l'INSSE : "Un rôle d'amortisseur".

Si l'INSEE se montre confiante pour la fin de 2010, expliquant que la consommation : " ... / ... devrait surtout être portée par la hausse des revenus et du pouvoir d’achat ... / ... " (sic) L'étude du 9 novembre 2010, que Deloite publie tous les ans sur les " prévisions de dépenses des Européens pour Noël " semble bien contredire ses prédictions.

Extraits

" ... / ... Après la crise de 2008, 62% des Français continuent de penser que leur pays est en récession. Ils ont perdu l’espoir d’une reprise en 2011, puisque seulement 11% d’entre eux l’envisagent ... / ... Les Français perdent pour la première fois confiance dans la sécurité de leur emploi : contrairement à ce que nous avons toujours relevé à l’occasion de nos études précédentes, le solde entre le nombre de Français confiants quant à la sécurité de leur emploi par rapport à ceux qui craignent de le perdre est devenu négatif (-3%) ... / ... "

La conséquence ?

" ... / ... les Français ... / ... envisagent de réduire leur budget de dépenses de Noël (-4,4%). Ils sacrifieront surtout le poste de dépenses en cadeaux (-4,9%), en veillant à réduire le moins possible les repas de fêtes (-2,2%) ... / ... La France fait partie, avec les autres pays du sud et le Royaume Uni, des pays pour lesquels nous avons relevé les prévisions les plus pessimistes ... / ... "

Un symbole fort dans cette étude

" ... / ... les parents souhaitent acheter des cadeaux éducatifs (49%) pour leurs enfants, cela traduisant leur préoccupation de préparer leurs enfants à affronter un futur plus difficile ... / ... " Intégralité de l'étude

Bon, même si on peu regretter ces quelques "privations" ou "restrictions" que le gouvernement justifiera d'une façon ou d'une autre. Nul ne pourra faire l'impasse sur les derniers chiffre communiqués par le Secours Catholique qui, avec beaucoup d'autres associations caritatives, n'arrivent plus à "gérer" la file toujours plus longue de ceux qui sont victimes du système !

Le pire, honte à nos décideurs politiques et économiques, c'est qu'au delà des familles, ce sont les plus jeunes qui sont de plus en plus nombreux à frapper à la porte d’une organisation caritative pour recevoir un colis alimentaire !

Que dit le rapport du Secours Catholique ?

" ... / ... Après une baisse observée en 2007, le nombre de situations rencontrées par le Secours Catholique augmente en 2009 pour la seconde année consécutive avec 1 480 000 personnes accueillies. Cette année, l’étude analyse particulièrement les ressources des personnes et démontre l’impossibilité pour les ménages de s’en sortir. Une fois réglées en début de mois les charges contraintes, qui représentent 68 % du budget, il reste environ 250 euros pour se vêtir, se soigner, se nourrir et payer ses dettes ... / ...Cette étude démontre clairement qu’aucun ménage rencontré n’est en mesure de faire face à ses dépenses sans tomber dans l’endettement, non pas par mauvaise gestion, mais du fait de la faiblesse de ses ressources ... / ... " Intégralité du rapport et Statistiques d’accueil 2009 du Secours Catholique

Quant aux jeunes : " L’association note une augmentation du nombre de moins de 25 ans dans ses antennes, qui représentent désormais 11 % des personnes accueillies ... / ... Les jeunes se retrouvent très tôt en situation de détresse, s’alarme Didier Piard, directeur de l’action sociale à la Croix-Rouge. Plus diplômés et plus qualifiés que les générations précédentes, les jeunes de 18 à 25 ans ... / ...sont aussi plus précaires. Un sur cinq (sur)vit en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 950 € par mois. C’est la classe d’âge la plus touchée par la pauvreté mais aussi par le chômage. Près d’un quart d’entre eux (23,3%) sont aujourd’hui à la recherche d’un emploi ... / .... " - Le Parisien

Chiffres que connaissent Laurence Parisot auteure du célèbre : " Les entreprises n'ont aucune responsabilité dans le chômage des jeunes ... / ... embaucher coûte si cher que nos entreprises doivent se restreindre pour recruter"- Slovar Ou notre Président de la République, qui court d'un G20 à l'autre, en brandissant sa "réforme du capitalisme" dont aucun des participants ne veut !

Mais chiffres auxquels on répond par le "glorieux" " je dirige la 5° puissance économique du monde" dans laquelle on laisse ses ministres, l'un expliquer que : " Faire travailler bénévolement les chômeurs serait une excellente idée" tout en regrettant que : "cette mesure serait difficile à appliquer en France" - L'Union Ou l'autre affirmer qu'il " ignore le nombre de chômeurs sans ressources " - Slovar

Il serait peut être temps, Monsieur le Président, de vous souvenir de vos déclarations et promesses de campagne de 2007, disponibles sur le site "ABECEDAIRE des propositions de Nicolas Sarkozy". Site, qui vient très récemment ... d'être supprimé par l'UMP (disponible, provisoirement, en cache Google) : " Je veux donner à chaque Français les moyens de réaliser ses projets et tout particulièrement à la jeunesse parce qu’elle porte en elle le monde de demain " Discours Besançon (13/03/07)

Au fait, monsieur le Président : Les restos du Coeur vont ouvrir leur 26e campagne d’hiver lundi 29 novembre 2010 et ils manquent de locaux . Peut être pourriez-vous donner quelques consignes ...


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21 septembre 2010

France : La pauvreté comme angoisse ou ... comme avenir ?

Hier, Nicolas Sarkozy a plaidé, à l'ONU, pour un projet de taxe sur les transactions financières en vue de renforcer la lutte contre la pauvreté. Au même moment, on apprenait qu'un tiers des Français dit avoir déjà vécu une situation de pauvreté !

Nicolas "Tobin" Sarkozy semble avoir les idées et le porte monnaie généreux, au sommet sur les objectifs du Millénaire pour le développement à l'ONU. Il faut dire que ces dernières semaines, la France est montrée du doigt, par la majorité des pays de la planète pour sa politique d'expulsion et ses propos envers les roms et les déclarations assimilant immigration et délinquance

Désireux de redorer son blason, entaché par les très nombreuses affaires de gouvernance : Woerth/Bettancourt/Wildenstein/Hippodrome de Compiègne/micro partis, Indemnisation de la Ville de Paris par les fonds de l'UMP et par la calamiteuse réforme des retraites ou le très injuste bouclier fiscal, Nicolas Sarkozy propose de sortir le monde le la misère de la même façon qu'il envisageait ... de réformer en 2009, le capitalisme : Par des déclarations tonitruantes.

En effet, il a lancé à la tribune du sommet : " Nous n'allons pas prendre prétexte de la crise pour faire moins ... / ... En tant que futur Président du G20 et du G8, nous nous battrons pour développer cette idée : elle est essentielle et c'est notre crédibilité qui est en jeu ... / ... Au nom de quoi nous ne demanderions pas à la finance de participer à la stabilisation du monde en prélevant sur chaque échange financier une taxation infime ? .. / ..." - Les Echos

Déclarations qu'il faut, toutefois relativiser puisque : " Paris, qui s'était engagé à consacrer 0,5% de son revenu national brut en 2007 et 0,7% en 2012, n'en est qu'à 0,43% actuellement. Et la déclaration finale du sommet, déjà rédigée et fruit d'un compromis onusien, ne comporte aucun engagement chiffré ni calendrier... / ... " - 20Minutes

Beaucoup de français auraient aimé entendre, ces magnifiques envolées, face à leur situation qui est loin d'être parmi les meilleures. Car au de là de la misère effective, les populations ont besoin d'un avenir qui les éloignerait de cette seule perspective. Or, l'avenir, les français le perçoivent en gris foncé ou même en noir et ce quelque soit les âges ou les catégories socio professionnelles !

Nous avons pour référence une étude réalisée les réalisé les 9 et 10 juillet par Ipsos pour le Secours populaire français.

" ... / ... Interrogés sur leur situation personnelle, une majorité de sondés (53%) disent avoir été proches de connaître la pauvreté. Parmi eux, 33% affirment l'avoir affrontée et 20% ne pas l'avoir connue.

"Nous assistons en ce moment à un raz-de-marée de la misère. Ce sondage est le reflet de ce qui se passe réellement dans la vie", a déclaré le président du SPF, Julien Lauprêtre ... / ... Nous avons de plus en plus de personnes âgées, de familles monoparentales et de travailleurs pauvres. Nous avons aussi un phénomène nouveau, des petits artisans, petits commerçants "

Et l'étude d'ajouter : " Si les personnes aux revenus modestes (55%) ou peu diplômées (70%) restent surreprésentées parmi ceux qui ont connu ou connaissent la pauvreté, l'institut Ipsos relève une hausse de la part des 35-44 ans et des hommes, frappés par l'aggravation du chômage ces deux dernières années... / ... 84% des Français estiment que les générations à venir seront plus exposées au risque de pauvreté que la leur, dont 53% pensent que ce risque est "beaucoup plus élevé ... / ... " - L'Express

Le pire "symbole" de cette angoisse et de ce manque d'avenir se trouve chez les jeunes générations !

" ... / ... Particulièrement touchés par la crise, les jeunes adultes ne sont pas épargnés par la crainte de la précarité, bien au contraire : un jeune sur deux (50%) se dit angoissé et un sur trois (38%) en colère lorsqu'il pense à sa situation actuelle et à son avenir ... / ... Désabusés, peinant à se projeter dans l'avenir, beaucoup considèrent que les études et les efforts ne paient plus ... / ... 70% des jeunes interrogés estiment que la société ne leur accorde pas une place assez importante et un sur deux (50%) doute que les études garantissent une insertion plus facile dans le monde du travail ... / ..." - AFP/Google

Si on y ajoute ceux qui, âgés de 55 ans et plus, sont au chômage ou vont s'y retrouver et seront doublement pénalisés par le report à 62 ans de la retraite. Ou les mères de 3 enfants qu'Eric Woerth qualifie de : "deux fois moins concernées par le minimum vieillesse ce qui veut dire concrètement qu'il ne s'agit pas des femmes aux revenus les plus modestes ! " - L'Express

On perçoit clairement, comment ce gouvernement définit ... l'avenir des français !

Pourtant, en 2007, Nicolas Sarkozy déclarait au journal La Croix : " Depuis 1984, la pauvreté ne baisse plus dans notre pays. Et si l’on déplace le critère de la pauvreté en retenant le seuil de 60 % du revenu médian plutôt que 50 %, cela fait passer des millions de Français sous le seuil de pauvreté, dont un million d’enfants ... / ... La première, c’est que la lutte contre la pauvreté, en particulier celle des enfants, soit une priorité du prochain quinquennat.

Ma deuxième priorité sera de faire du travail la principale voie de sortie de la pauvreté. Le plein-emploi pour chacun, avec des emplois à temps complet correctement rémunérés, est possible dans notre pays ... / ...

Ma troisième priorité est l’éducation.

" ... / ... je propose de diviser par deux le nombre d’élèves dans les ZEP et de créer des internats de réussite éducative dans toutes les villes afin de permettre aux enfants défavorisés de bénéficier des meilleures conditions de travail pour réussir ... / ... "
Source(s) - Interview dans La Croix (13/03/07) - Abécédaire des propositions de Nicolas Sarkozy

Promesses tenues, comme vous pouvez le constater !

Néanmoins, notre Président qui a le sens du "challenge" et qui affirmait haut et fort salle Gaveau en mai 2007 : " Je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas" aura probablement à coeur de faire distribuer à tous les français, le célèbre, mais oublié, porte clés électronique : "Sarkothon" Porte clés, qui leur permettra de savoir combien de temps il reste au Président pour tenir ses promesses ...


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Paristectonic

02 septembre 2010

Pouvoir d'achat : Le gouvernement veut apprendre aux plus démunis à économiser l'énergie !

"L'écologie, ça commence à bien faire" déclarait Nicolas Sarkozy en évoquant la compétitivité des entreprises et des agriculteurs français. Cette détermination ne s'applique pas aux plus démunis qui sont priés de d'apprendre à économiser l'énergie !

Le 23 mars dernier, François Fillon annonçait, aux députés UMP : " l'abandon du projet de loi portant sur une contribution climat énergie, plus connue sous le nom de taxe carbone ", au fait que celle-ci devait être européenne " pour ne pas plomber la compétitivité" des entreprises françaises.

Et Nicolas Sarkozy de surenchérir : " Nous n'imposerons pas à nos industriels des contraintes si, dans le même temps, on autorise les importations venant de pays qui ne respectent aucune des règles environnementales à inonder nos marchés" - Source Le Monde

Cette mansuétude à l'égard de nos entreprises, par les premiers responsables de l'état, ne semble toutefois pas, s'étendre aux plus démunis de tous les français, puisque : Valérie Létard, la secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'écologie, ambitionne de faire former les 30 000 travailleurs sociaux afin qu'ils apprennent aux : " publics en difficulté" à lutter " contre la précarité énergétique ", en leur faisant découvrir des " gestes du développement durable".

Et que va t-on apprendre à ces "publics en difficulté" ?

Entre autre : " ... / ... à laver son linge à 40°C en programme court (180 euros d'économie annuelle), à couper son ordinateur (30 euros d'économie) ou son téléviseur (55 euros)" ... / ... " et la secrétaire d'état d'ajouter sans rire, que ces formations permettront de : " ... / ... changer leurs comportements et en voir un bénéfice immédiat pour leur pouvoir d'achat "

Ce qui fait dire au délégué général de la Fondation Abbé-Pierre, Patrick Doutreligne, reprenant une célèbre phrase de Coluche : "Si c'est pour dire, dites-moi ce qui vous manque, je vous apprendrai à vous en passer... / ... " et de proposer des mesures concrètes. Par exemple : " ... / ... L'Etat doit se montrer plus contraignant envers les propriétaires en les obligeant à rénover les logements ... / ... "

De son côté, Evelyne Rossignol, assistante sociale en Indre-et-Loire, fait remarquer que : "Les familles en grande difficulté ne disposent pas de nombreux appareils électriques"

Ce qui n'est, d'ailleurs pas, l'avis de Gérard Hamel, le député maire UMP de Dreux, dont la ville a obtenu la 10 ème place obtenue au classement des villes les plus pauvres de France: " La grande misère n'existe pas autant que les chiffres officiels le laissent croire. Il n'y a pas de grande misère à Dreux, car l'économie souterraine est là. Pendant la campagne, j'ai été interpellé par une famille africaine qui voulait me demander de l'aide. Au domicile de cette famille, j'ai constaté qu'il y avait tout le confort. Et mieux que le confort, avec home-cinema et ce qui va avec : téléphonie mobile, vêtements de marque ... / ... " - Source La République du Centre

Et oui, il faut savoir que depuis que l'UMP est majoritaire dans les assemblées de ce pays, il n'existe plus de pauvres mais essentiellement des "faux pauvres", vivant de l'industrie souterraine et qui se complaisent dans l'assistanat, dénoncé avec virulence par Laurent Wauquiez, le ministre ... des chômeurs et précaires de l'emploi !

Mais ce n'est pas une raison, pour que ceux-ci ne soient pas convertis aux questions environnementales, comme l'explique Valérie Létard : " L'objectif est de former les gens qui sont au contact des publics précaires, souvent sous-informés sur les questions environnementales et qui risquent d'être à la fois victimes des fractures sociale et environnementale " - Source France Soir

Fracture sociale ! Et dire qu'on avait oublié cette "formidable" invention d''Henri Guaino pour la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 1995 !

En fait comme le font remarquer plusieurs associatifs ou syndicalistes, madame Létard se moque du monde en cumulant dans son discours, des promesses jamais tenues tant en termes de "fracture sociale" que de "pouvoir d'achat !"

" Didier Rosez, secrétaire général de FO fonction publique territoriale, interrogé par le journal Le Monde, s’est montré sarcastique : " Parler d’économie d’énergie à celui qui peine à boucler son budget, ce n’est pas gagné ... / ... " - Source Le Monde

Et comme bien entendu, l'état se doit de faire des économies budgétaires, cette "merveilleuse" idée de conversion des démunis à l'écologie positive sera financée par : Les collectivités locales !

En effet, comme le font remarquer les syndicats : " ... / ... Le coût de la formation, d'une durée de deux à trois jours, sera pris en charge par le montant de la cotisation versée par les collectivités locales au Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT) ... / ..."

Ce qui permettra à madame Létard et au gouvernement de se vanter de l'excellence de ses actions envers la pauvreté et la protection de la planète. Du grand art, vraiment !

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Getty par Grazia