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21 octobre 2011

UMP : Tirage au sort de l'avenir des cancéreux, vieux et handicapés ?

Des députés UMP sont en compétition pour l'attribution d'une nouvelle taxe sur les jeux de hasard qu'ils souhaitent créer. Détail sordide : Les cancéreux, personnes âgées et handicapés en sont l'enjeu !

Alors qu'on croît chaque jour que les députés UMP vont manquer d'imagination pour créer de nouvelles taxes, il s'en trouve toujours un pour contredire les pronostics. Le vainqueur potentiel du jour pourrait être : Jacques Domergue

Jacques Domergue est professeur de médecine et chirurgien de métier et se préoccupe en général de faire baisser les dépenses de la Sécurité Sociale.

C'est lui qui a suggéré, en septembre 2011, afin de faire baisser la consommation de médicaments, de : « récompenser les médecins dont les consultations ne débouchent pas sur une prescription (...) » En clair de verser de l'argent aux médecins qui remplaceraient la prescription de médicaments par : « un dialogue plus approfondi »

Il est de retour sur le devant de la scène, au travers de deux amendements, consistant à financer la lutte contre le cancer, au travers d'une nouvelle taxe sur les jeux d'argent

Le Figaro nous en explique le fonctionnement : « (...) taxer de 0,2% les mises sur les jeux d'argent, et de 0,5% les gains, au profit de la caisse nationale d'assurance maladie (... ) à raison de 40 milliards d'euros dépensés en 2010 dans les jeux de hasard, ce dispositif permettrait à la Cnam d'abonder l'Institut national de lutte contre le Cancer d'environ 180 millions d'euros (80 millions au titre des mises et 100 millions au titre des gains) »

Son argument massue ?

« (...) je propose une solution qui ne va rien coûter aux citoyens, en taxant un système en situation de monopole et qui repose sur le hasard, et non pas sur le travail »

Cela signifierait-il que le montant des dépenses pour le plan cancer II 2009-2013, chiffré à 750 millions d’euros et financé en partie par le grand emprunt aurait été sous dimensionné ? On en saura pas plus.

Néanmoins, notre député fier de son idée, inscrira t-il son nom au palmarès des nouvelles taxes inventées par l'UMP ? Rien de moins sur dans la mesure, où d'autres députés auraient eu une idée assez proche, mais pour d'autres attributaires !

En effet, nous apprend le même Figaro : « (...) Jacques Domergue reconnaît néanmoins qu'il pourrait souffrir de la concurrence d'un autre amendement assez proche, voté en commission des affaires sociales mercredi. Celui-ci propose de taxer à hauteur de 1% les jeux de casinos, les cercles et les jeux en ligne, pour financer l'accompagnement des personnes âgées et/ou handicapées. Le montant attendu de cette mesure - 150 millions d'euros - représente, selon la commission, les trois quarts des sommes manquantes pour l'enveloppe dédiée aux handicapés (...) »

Le tirage au sort ne relevant pas de la Française des Jeux, il faudra donc attendre la séance plénière de l'Assemblée nationale du 25 octobre, pour connaître les vainqueurs et perdants de ce nouveau « jeu de hasard parlementaire » !

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Reglement.com

19 octobre 2011

Boissons énergisantes : L'UMP créateur de taxes « nutritionnelles » ?

Après la taxe sur les sodas classiques, l'UMP, à la recherche de nouvelles recettes fiscales, envisagerait de créer une « contribution spécifique » pour les boissons énergisantes. Au nom de la santé des français, bien entendu !

Heureusement que Nicolas Sarkozy, comme il le déclarait n'a pas été élu pour augmenter les impôts ! Car, comme l'écrit RTL : « A l'Assemblée Nationale, c'est le concours Lépine des nouvelles taxes »

Prochains lauréats : Richard Mallié, député UMP des Bouches-du-Rhône (celui du travail du dimanche) et une quarantaine autres parlementaires, qui viennent de déposer un amendement visant à : créer une contribution spécifique pour les boissons énergisantes ?

De quelle ordre serait-elle ?

La taxe représenterait plus de 7 fois la taxe-soda. En caisse, une canette de Red Bull de 25cl reviendrait à 0,16€ plus cher qu'aujourd'hui, nous dit Le Parisien

Mais pourquoi une taxe si élevée ?

Richard Maillé met en avant que « l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments a émis à plusieurs reprises des avis confirmant que ces boissons ne présentaient aucun intérêt nutritionnel » Certes, répond le site professionnel Rayon boisson : « Sauf qu'elles ne sont pas les seules. La plupart des boissons apportent davantage du plaisir qu’un intérêt nutritionnel avéré ! »

Mais nos députés UMP ne désarment pas et déclarent : « Il est nécessaire de dissuader les consommateurs, souvent des adolescents, de consommer à l'excès ces boissons riches en caféine et en taurine, qu'ils mélangent fréquemment avec de l'alcool »

On pourra s'étonner que le député Maillé est ses collègues de l'UMP n'aient pas été plus offensifs en 2008, lorsque Christine Lagarde : « (...) a fait un aller-retour à Vienne, le temps de signer un accord attendu depuis douze ans par Dietrich Mateschitz, PDG de Red Bull (...) »

Dans cet accord, elle autorisait la commercialisation du soda énergisant pour des raisons essentiellement ... financières : « (...) L'Autrichien réclamait 300 M E de dédommagement à l'État français. Bien sûr, grâce à ce feu vert, Red Bull retire sa plainte (...) Le magasine LSA faisait remarquer à l'époque que : (...) Cette autorisation ressemble à un camouflet pour l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, qui avait rendu quatre avis négatifs sur Red Bull, sous le prétexte que « la consommation excessive de taurine peut entraîner des troubles du comportement »

Cette décision avait d'ailleurs profondément choqué Roselyne Bachelot alors ministre de la Santé qui disait attendre : « des dossiers scientifiques plus solides susceptibles d'étayer une éventuelle interdiction (...) » Car elle craignait : « (...) que le Red Bull ne soit toxique et qu’il ait déjà fait des victimes en Suède et en Irlande (...) »

Donc, en 2011, les boissons énergisantes ne représentant semble t-il, plus un danger pour le consommateur et n'ayant : « aucun intérêt nutritionnel » mais achetées à hauteur de 40 millions de litres par an, le calcul est vite fait : Il est possible de faire rentrer jusqu'à 20 millions d'€ dans les caisses de l'état !

On notera au passage que nos députés, plus soucieux d'éviter un vote défavorable à l'UMP en 2012, des viticulteurs ou de distillateurs, que de la santé de notre belle jeunesse, ont décidé de ne pas relever les droits d’accise sur le vin, la bière et le rhum

Néanmoins, la suite du « concours Lépine des nouvelles taxes » continue ... dans les jours à venir !


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Wikipedia

26 septembre 2011

Aides aux buralistes : Suite des cadeaux pré électoraux du gouvernement ?

Conséquence des hausses du prix du tabac, les revenus des buralistes (survivants) ont augmenté de 57% en huit ans. Partant de ce constat, le gouvernement a décidé de leur allouer 320 millions d'Euros. Une décision opportune à quelques encablures de la présidentielle !

Tout le monde connaît la TVA réduite sur la restauration dont la remise en cause a été classée taboue par le Président et son gouvernement. En ce qui concerne les bureaux de tabac, on connaît également la politique du gouvernement qui ne cesse d'augmenter les prix, officiellement au nom du plan cancer, officieusement pour engranger de nouvelles recettes et qui devant la grogne des buralistes n'a cessé de leur accorder des aides financières de compensation.

Or cette fois-ci, le gouvernement à la recherche d'économies budgétaires avait décidé de ne plus allouer d'aides aux buralistes. C'était sans compter sur la proximité des élections de 2012 qui a attendrit, semble t-il, le gouvernement au point de leur proposer une aide de 320 millions d'Euros !

De plus en plus en plus de clients s'arrangent pour faire leurs emplettes de tabac hors de France. Au point que, affirme la confédération des buralistes sur son site Web : le marché parallèle représenterait : « (...) déjà à prés de 20% de la consommation totale (...) Confédération qui demandait : « (...) la mise en place d’un plan d’urgence de lutte contre toutes les formes du marché parallèle (...) » Oubliant au passage de signaler que : « (...) les revenus tirés par les buralistes de la vente du tabac avaient augmenté en moyenne de 57% en huit ans et que le chiffre d'affaires du secteur (près de 1,6 milliards d'Euro ) a progressé de 3,3% entre 2008 et 2009 et que la prochaine augmentation des prix va leur rapporter 80 millions d'Euro supplémentaires (...)» nous expliquait Le Parisien dans son édition du 24 septembre.

Le gouvernement soucieux de la grogne qui pourrait bien se traduire dans les urnes, a réagit positivement à la demande de sanction du marché parallèle, le 14 septembre dernier.

En effet, Valérie Pécresse, la Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'Etat, s'est fendue d'un communiqué digne ... de la lutte anti terroristes : « La lutte contre les trafics de tabacs et de cigarettes constitue une priorité de la douane. Un plan d'action ministériel vise à renforcer la lutte contre les réseaux criminels qui distribuent les produits de contrebande (...) Elle a rappelé les dix mesures phares du plan d'action ministériel entré en vigueur le 1er septembre 2011 (...) » , extraits :

« (...) le déploiement de lecteurs automatisés de plaques d'immatriculation pour lutter contre le trafic de cigarettes par voie routière
(...) le renforcement des actions et des moyens de Cyberdouane afin de mieux identifier les expéditeurs de cigarettes à l'étranger et l'interception des colis dans les centres de fret express et de tri postal
(...) l'inscription de la lutte contre les trafics de cigarettes parmi les priorités des groupes d'intervention régionaux (GIR) (...) »

Ce qui n'a pas suffit à calmer les buralistes qui outre être passés de 35 585 en 2002, à 28 052 en 2010 (Source Parisien/Ministère du commerce et de l'artisanat) avaient pris goût aux aides versées en 2004 et 2008 qui représentaient tout de même 1 milliard d'Euro !

Ce qui fait que L’Etat et les buralistes ont signé un troisième Contrat d’avenir, destiné à soutenir les débitants de tabac confrontés à une baisse de leurs revenus, pour un montant de 320 millions d'euros.

En quoi consiste ce nouveau contrat d'avenir ?

« (...) Les buralistes continueront à bénéficier d'une remise compensatoire, attribuée en fonction de la diminution du chiffre d'affaires du débit de tabacs concerné, plafonnée à 50.000 euros (...) Par ailleurs, et en raison de son efficacité avérée en matière de réduction du nombre de sinistres et de vols, le dispositif actuel de subvention triennale accordé aux buralistes sera majoré de 50%, pour atteindre 15.000 euros HT. Il leur permettra de sécuriser et de moderniser leur débit de tabac (...) » Concernant les buralistes établis en milieu rural : « (...) Une prime de service public de proximité est ainsi spécialement créée, pouvant atteindre 1.500 euros, dont le versement est conditionné au respect des engagements pris en matière de diversification (vente de timbres fiscaux, timbres amendes, presse...) »

Un contrat d'avenir à caractère ... électoral ?

C'est ce que laisse entendre le Parisien qui indique que : le président de la confédération des buralistes a plaidé sa cause directement auprès de Nicolas Sarkozy en personne. Et précise que l'entourage de Valérie Pécresse déclare, sans rire, qu'il n'a pas été fait de cadeau aux buralistes !

Non, cette mesure est avant tout destinée à préserver nos territoires, puisque comme l'indique la confédération des buralistes : Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, s'est exprimé à leur congrès sur le mot d'ordre suivant : « Pas de ruralité sans les buralistes »

Où trouvera t-on ces 320 millions, alors que le Premier Ministre ne cesse de nous expliquer que nous devons nous serrer la ceinture ? Peut être une fois de plus auprès des mutuelles que le gouvernement et l'UMP ont pris pour cible préférée ? En attendant, on ne peut que constater que l'adage : « servez-vous tant qu'il en reste encore » reste la règle d'or de nos gouvernants ! Mais que ne ferait-on pour garder les clés du pouvoir encore cinq ans !


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Saphirnews

24 juin 2010

Bilan de "L'écologie Populaire" : Bruxelles refuse la taxe carbone et l'UMP veut augmenter la taille des élevages de porcs !

"L'écologie Populaire", lancée par Nicolas Sarkozy en novembre dernier, comme thème de campagne pour les élections régionales donnait déjà des signes de fatigue.

Depuis le 23 juin il semble qu'elle va définitivement, rejoindre le musée de la communication politique !

En effet, après avoir mis fin à la création d'une taxe carbone française ("l'environnement, " ça commence à bien faire ") et avoir annoncé que celle-ci serait étendue au reste de l'Europe : "Chacun considère aujourd'hui que la question d'un mécanisme d'adaptation aux frontières est incontournable .... /... Aucun pays ne s'y est opposé." - Source La Tribune

On apprenait, mercredi 23 juin que : "La Commission européenne a repoussé aux calendes grecques le lancement d'un projet de taxe carbone dans l'UE... / La mesure est menacée d'un enterrement discret en raison de la crise économique et de l'hostilité des contribuables à toute hausse de la fiscalité... / ... " écrit L'Express

Et pourtant, ça devait être un bon truc pour convaincre les électeurs ! Le Président y avait mis tout son coeur en lisant sa déclaration devant les cadres de l’UMP réunis en Conseil national :

" ... / ... Nous voulons la croissance, mais la croissance durable, voilà le message que vous devez défendre devant les Français !" puis évoquant les partis et mouvements écologistes : " Est-ce qu’ils savent qu’il y a près d’un milliard de gens qui ne mangent pas à leur faim et que la décroissance, ça veut dire plus de misère pour tous ces gens-là, plus de chômage, et plus de pauvreté ?" tout en pourfandant : " les écologistes, défenseurs d’une « stratégie invraisemblable », notamment en période de crise. Et le chef de l’Etat de vanter les initiatives du gouvernement en faveur de l’environnement : Grenelle, taxe carbone, ... " - Source Développement durable

Oui, mais quelle taxe carbone ?

Une taxe qui devait être payée quasi exclusivement par les consommateurs et excluait les entreprises et industries polluantes dont l'agriculture. Cette particularité valait au projet du gouvernement d'être annulé par le Conseil constitutionnel, au motif que : " ... / ... la loi crée trop d'exemptions, ce qui est "contraire à l'objectif de lutte contre le réchauffement climatique" et crée une inégalité face à l'impôt"

Ce qui nous valut le "savoureux" épisode de Chantal Jouanno, la sous ministre à l'écologie, accusant le Medef d'être à l'origine du report de la taxe carbone : "C'est clair, c'est le Medef qui a planté la taxe carbone. Au nom de la compétitivité. Est-ce que le Medef s'est ému des 2 milliards de bonus distribués aux banquiers ?" - Source Le Monde

Pour en arriver à l'annonce du Président du 26 mars qui affirmait que : " la Commission européenne va proposer en juin un mécanisme d'ajustement aux frontières de l'Union pour taxer les importations de pays rechignant à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre... / ... " démentie par le communiqué du 23 juin de la Commission européenne de : "reporter son examen à plus tard", sans préciser de date...

En bref, une nouvelle victoire du concept d'écologie Populaire !

On ne manquera certainement pas dans la communication gouvernementale de fustiger l'Europe et BusinessEurope (le MEDEF européen) qui s'opposent à cette formidable initiative française et de rappeler ... l'attachement du gouvernement français à l'écologie !

D'ailleurs, un événement récent, montre que la France continue à donner l'exemple à toute l'Europe en termes d'environnement, puisque, comme nous l'apprend NOVETHIC : " ... / ... Le député Marc Le Fur (UMP, Côtes d'Armor), a fait adopter en commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale deux amendements qui suscitent la colère des associations bretonnes de défense de l’environnement et des élus de la région ... / ... l'un de ces amendements introduit par le député, propose de relever les seuils d'autorisation en élevage porcin de 450 à 2.000 places ... / ... "

Comment, un député qui devait, sans nul doute, devait être présent au lancement de l'écologie populaire" chercherait à autoriser considérablement les autorisations pour les élevages et même l'écrit NOVETHIC : " supprimer les obligations de contrôle de leurs impacts environnementaux et sanitaires" ?

Oui, mais il s'agit, selon le député des Côtes d’Armor, européen dans l'âme pour l'occasion : " ... / ... d’harmoniser le droit national avec le droit européen... / ... : "Pour l'élevage des porcs, l'autorisation est nécessaire à partir de 450 places d'engraissement en droit national, contre 2 000 en droit européen ... / ... Marc Le Fur ajoute qu’ " il s'agit de donner aux acteurs économiques, et notamment aux agriculteurs, de nouveaux atouts dans la concurrence internationale ... / ... "

Ce à quoi la Confédération paysanne oppose la productivité folle et la très certaine baisse des revenus des éleveurs, à terme !

"... / ... l'augmentation des volumes chez ceux qui sont encore en place n'a toujours rien réglé au problème de revenu des producteurs ... / ... L'augmentation des seuils est un leurre et ne répondra pas plus à la crise actuelle de revenu des producteurs : c'est une fuite en avant. Elle ne favorise que l'agroalimentaire et place les producteurs comme variable d'ajustement ... / ... "

Chantal Jouanno, a fait savoir qu'elle était opposée à cet amendement, estimant qu'il priverait l'administration d'un : "moyen de contrôler les émissions de nitrates à l'origine des algues vertes" - Source Rennes ma ville

Il ne reste donc plus qu'au Président de "l'écologie Populaire" de rappeler à l'ordre une cinquantaine de députés "frondeurs" à moins qu'au nom de la compétitivité de la France, il ne laisse les députés légiférer.

Et, comme le fait judicieusement remarquer NOVETHIC, citant le Président de FNE, dans ce cas : " ... / ... Si le 30 juin, beaucoup de députés manquent à l’appel, ils (ces amendements) pourraient passer"

Quoi, les valeurs de "l'écologie populaire" pourraient être bafouées par de simples parlementaires de la majorité présidentielle ?

Oui, mais après tout, dans la mesure où on connaît, à l'UMP, le brillant résultat des régionales en ayant recours à un thème comme l'écologie, autant se reporter sur des considérations électorales ... plus pragmatiques ...

Crédit et copyright illustrations
UMP
La France agricole




02 juin 2010

Les PV au secours du budget de l'Etat et des collectivité locales

A l'UMP la mode n'est pas à l'augmentation des impôts. Néanmoins, lorsqu'il s'agit d'augmenter le montant des amendes automobiles, on sait se "décomplexer" !

Ainsi, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a déclaré mercredi qu'une hausse des amendes des stationnements serait "plutôt une bonne politique" - Source Yahoo/Reuters

Xavier Bertrand l'a dit et répété : "Une politique de rigueur, c'est quand vous baissez les dépenses et quand vous augmentez les impôts". De son côté François Barion sur RTL le 29 avril 2010 a martelé : " La rigueur c'est l'augmentation des impôts. On a un taux de prélèvements obligatoires parmi les plus élevés d'Europe, il n'est pas question d'augmenter ce taux"

Oui mais l'état manque cruellement de ressources pour réduire son déficit ! Alors, quoi de mieux que de s'appuyer sur "l'incivilité des automobilistes" pour faire de nouvelles recettes de poche et éviter de se faire brocarder pour augmentation de la pression fiscale ?

L'automobile a toujours été la cible des gouvernement en manque de recette. Vouée au gémonies par les écologistes et couverte de louanges par le ministre de l'industrie, elle représente toujours un des principaux moyen de transport des français puisque : "Le parc automobile en circulation est estimé à plus de 37,2 millions de véhicules dont 30,85 millions de voitures particulières au 1er janvier 2009." et qu'en : "moyenne, en France, 80% des foyers sont équipés d'une voiture " - Source Notre planète

Au delà des diverses taxes auxquelles sont soumis tous les automobilistes, il existe une fiscalité un peu particulière : les PV. Or, c'est dans ce domaine que l'Etat fait souvent preuve d'imagination pour trouver quelques deniers ...

Ainsi, dans le numéro (papier) 113 du 25 mai 2010 du magazine Auto plus, on apprenait que bien que l'automobiliste français soit de plus en plus "sage" sur la route, puisque, le nombre de points perdus était en en retrait par rapport à 2008.

Bien que cette baisse soit de 2%, le magazine expliquait que les automobilistes se faisiaient par contre "plomber" de plus en plus pour des petits excès de vitesse de moins de 20Km/h.

Chiffres du nombre d'infractions traites à 1 point (petits excès de vitesse)
En 2008 : 3 996 046
En 2009 : 4 140 836

Pour information : Gros excès et alccol
En 2008 : 164 999
En 2009 : 158 239

En ce qui concerne ces petits excès de vitesse, il faut ajouter à celà l'amende forfaitaire que doivent acquitter les contrevenants

" Si un excès de vitesse est inférieur à 20 km/h et que la limitation est supérieure à 50 km/h (exemple : 95 km/h au lieu de 80 km/h autorisés). Dans ce cas, la sanction est de 45 € si vous payez dans les 15 jours (sinon 68 € dans les 45 jours) " Source Fiches Autos

En admettant que chaque contevenant règle dans les 15 jours (ce qui n'est absolument pas le cas), le montant serait de : 4 140 836 x 45 = 186 337 620 €

Pas mal, mais ... insuffisant selon Gilles Carez, le Président (UMP) du Comité des Finances Locales (CFL) qui propose que : " Les amendes pour stationnement payant non acquitté puissent bientôt passer à 20 euros contre 11 euros actuellement ... / ... " Et sachez que cette proposition a tout lieu d'aboutir puisque : "Les élus ont proposé mardi cette augmentation au gouvernement qui y «semble favorable» ... / ... "

Et sur quoi s'appuient ces nouveaux "croisés" de la bonne gestion financières des caisses de l'état et des collectivités locales ?

" Le montant de cette amende est inchangé depuis 1986 (75 francs, alors). Le tarif proposé de 20 euros est inférieur à l'évolution du coût de la vie depuis 24 ans, puisqu'il serait alors de 22 euros. Pour le député Charles de Courson (NC), il existe une «incohérence» actuellement entre le niveau de l'amende et le coût du stationnement payant. Il a cité l'exemple d'automobilistes qui trouvent financièrement plus intéressant de prendre le risque d'avoir des amendes que de payer un stationnement payant. «Avec une amende fixée à 20 euros, les gens feront le choix de payer le parking», a-t-il souligné - Source Le Figaro

Un mesure d'équité pour le pouvoir d'achat ... du "leader du stationnement qui gère 2.300 parkings dans le monde" VINCI en fin de compte !

En tous cas, comme l'écrit Le Parisien c'est : "Une manne pour les communes "

" L'argent des amendes des stationnements représente actuellement 600 millions d'euros par an qui servent aux communes à financer des équipements pour la sécurité des automobilistes et l'amélioration du stationnement ... / ... Les membres du CFL ont également donné à l'unanimité un avis favorable à la dépénalisation des amendes pour stationnement impayé. La pénalisation entraîne un tarif unique de l'amende sur tout le territoire tandis que sa dépénalisation permettrait à chaque commune de la fixer elle-même .... / ... Par ailleurs, le CFL s'est déclaré favorable à une généralisation des PV électroniques, qui permettent d'augmenter de 10% leur taux de recouvrement ... / ... " - Source Le Parisien

Et ne venez surtout pas vous plaindre bande de "délinquants" puisqu'après tout, cette proposition (à laquelle gouvernement et élus locaux sont favorables) n'est en fin de compte qu'une actualisation "économique" d'un des slogans de la sécurité routière : " Si chacun fait un peu, c’est la vie qui gagne " dont l'adaptation moderne est : "si chacun donne un peu ..."

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L'Express
77infos




11 juillet 2009

La taxe carbone ne sera pas applicable au ... génocide d'énergie fossile du 14 juillet 2009

"La taxe carbone" : Cette expression que les français entendent sans trop la comprendre et qui a été popularisée par Nicolas Hulot risque bien de les faire déchanter, une fois qu'ils en auront compris le fonctionnement.

Car, aussi belle que soit l'idée : Sauver la planète. Il ne faut pas oublier que celle-ci va être imposée dans un contexte économique déplorable, de salaires qui n'augmentent plus et de chômage endémique.

Quelques explications sur ce qui attend les français, semble-t-il en 2010

" ... / ... La taxe carbone aussi appelée contribution climat énergie, vise, en renchérissant les prix de l'énergie fossile (fioul, essence, gaz...) utilisée dans les transports et les bâtiments, à faire baisser le niveau des émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique. Elle s'appliquerait aux entreprises et aux ménages ... / ... S'agissant des ménages, Michel Rocard, président de la conférence des experts chargée de faire des recommandations au gouvernement d'ici au 24 juillet, avait laissé filtrer sa préférence il y a quelques jours en évoquant un "chèque vert sous condition de ressources". - Source Le Monde

" ... / ... Le prix du CO doit être fixé de telle sorte que les Français divisent par deux leurs émissions à l'horizon 2050. Il doit donc être suffisamment dissuasif pour modifier rapidement les comportements. Sur la base des travaux de la commission Quinet, Michel Rocard proposera un coût de 32 euros par tonne de CO émise en 2010, et de 100 euros en 2030. Appliquée aux carburants, cela reviendrait, l'an prochain, à 7,7 centimes supplémentaires par litre de sans-plomb et à 8,5 centimes par litre de gazole.

Imaginez que les prix du brut flambent à nouveau. On pourrait parfaitement concevoir un litre de carburant à plus de 2 € !

Comment redistribuer ? C'est la question qui divise le plus le gouvernement. Pour Bercy, la taxe carbone est une formidable opportunité pour financer la suppression des « prélèvements les plus nocifs », au premier rang desquels la taxe professionnelle et les charges sur les salaires. Mais la compensation aux ménages n'est, alors, pas garantie. - Source Les Echos

Seulement, Eric Woerth s’oppose au “chèque vert“. Le ministre du Budget se dit contre la suggestion de Jean-Louis Borloo de redistribuer le produit de la future taxe carbone sous forme de chèque. Mais il a déclaré, lors un entretien publié ce mardi dans le Figaro Economie, qu’il n’excluait pas pour autant une autre forme de compensation. “Pour ma part, je ne suis pas favorable à la distribution de nouveaux chèques, verts ou pas : voilà trente ans que l’Etat fait des chèques (…) Faut-il redistribuer le produit (de la taxe carbone) ? C’est une autre question. Rien n’est encore arbitré“- Source La Tribune

Connaissant les habitudes de nos gouvernants, il y a tout lieu de penser que cette TAXE (qui est un impôt nouveau Monsieur le Président) va bénéficier aux entreprises au travers de la suppression de la taxe professionnelle et des charge sociales. Les particuliers, eux, se flatteront de payer l'addition ...

Comme nous ne sommes pas encore à l'échéance de 2010, mais qu'on nous rebat les oreilles sur les économies d'énergies, il aurait été logique que l'Etat nous montre la voie. Comme nous l'explique le Canard Enchaîné de cette semaine (en page 3) dans un article portant le titre : "L'empire d'essence", le Président et le gouvernement viendront assister le 14 juillet à un génocide d'énergie fossile.

C'est un moment difficile qui attend le pauvre Borloo dont le coeur d'écolo va saigner ... / ... il sera prié de suivre le défilé du 14 juillet. Le malheureux devra supporter le passage de 51 avions et d'une trentaine d'hélicos au dessus des Champs Elysées, sans compter le vrombissement des 298 véhicules terrestres dont l'inévitable char Leclerc qui boulotte ses 400 litres de fioul à l'heure ... / ... le ministère de l'écologie se refuse à risquer la moindre estimation du "bilan carbone" de la fête : "ce n'est pas notre sujet, ça m'est complètement égal" grommelle imprudemment Jean-François Carenco son directeur de cabinet. Le Canard s'y est donc collé. Avec l'appui logistique d'un ingénieur de l'armement et d'un aviateur de haute volée le Canard a calculé le "bilan kérosène" de la seule parade aérienne. En incluant les répétitions l'addition force le respect : Un million deux cent mille litres ... / ...

Un Rafale suce entre 2 200 et 10 000 litres d'essence par heure selon la vitesse et l'altitude. Un Alphajet de la patrouille de France 1 000 et le moindre hélico consomme ses 250 litres et souvent plus ... / ... " Brigitte Rossigneux - Le Canard Enchaîné du Mercredi 8 juillet 2009.

Apprêtez vous donc à compenser cette débauche de bonheur militaro présidentielle en payant le carburant de votre Clio, 207 ou Fiat Panda d'environ 7,7 centimes supplémentaires par litre de sans-plomb et à 8,5 centimes par litre de gazole ...

Oui, mais quand on aime la République et ses représentations blindées, faut-il être mesquin, monsieur Slovar, pour tenir un tel discours de défaitiste et d'antimilitariste !!!