28 novembre 2007

Le grand timonnier est de retour

Demain il va parler ... du pouvoir d'achat !!!!

Que ceux qui n'ont pas de vieille voiture pouvant donner lieu à une "prime à la casse", dont l'entreprise n'est pas en surchauffe et souhaiterait "offrir" des heures supplémentaires, qui ne disposent pas de fonds salariaux ne s'inquiètent pas :

Il veille sur nous !!!
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Merci qui ?

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SarkozyNews

Le code du travail va être réécrit en quelques heures à l’Assemblée nationale : Suite

Nous prions nos lecteurs de trouver ci-dessous le lien vers le détail des articles et amendements qui vont directement intervenir sur le code du travail.


Extraits :

L’ordonnance du 12 mars 2007 énumère les catégories de salariés pour qui le droit du travail sera inscrit dans un autre code, existant ou à créer :

- les salariés agricoles (au sens de la loi, donc aussi bien les salariés des exploitations agricoles, des entreprises de travaux agricoles, les jardiniers et jardiniers-gardiens, les salariés des chambres d’agriculture, des syndicats agricoles, des mutuelles, coopératives et autre Crédit agricole) qui dépendront à nouveau du Code rural (retour à la loi de Vichy de 1941 qui a créé une inspection du travail spécifique !)
- les assistants maternels, assistants familiaux, éducateurs et aides familiaux qui dépendront du

Code de l’action sociale et des familles
- les mineurs qui dépendront du Code minier
- les salariés des entreprises de transport qui dépendront d’un futur Code des transports
- les salariés d’EDF et de GDF et de leurs concurrents qui dépendront d’un futur Code de l’énergie
- les salariés de la Fonction publique qui auront bientôt leur Code de la Fonction publique
- il faut y ajouter ceux dont l’ordonnance a fait disparaître du code du travail les dispositions qui leur sont applicables, à savoir les marins (qui seront renvoyés au Code du travail maritime), les dockers (qui seront renvoyés au Code des ports maritimes) et les enseignants non permanents des établissements d’enseignement supérieur privé pour lesquels les dispositions de leur contrat (actuel L 786 du code du travail) relève désormais du Code de l’éducation (L 731-18) ... / ...

Les syndicats et les délégués syndicaux

- L 132-27, L 153-2, L 481-2 / L 2242-1, L 2243-1, L 2243-2 : dans les entreprises ayant des sections syndicales, l’employeur doit « chaque année organiser une négociation « sur les salaires effectifs, la durée effective et l’organisation du temps de travail » et « sur les objectifs en matière d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes » ; dans le nouveau texte il y a une suppression des peines de récidive pour les infractions à ces dispositions ... / ...

Les délégués du personnel

- L 421-1 / L 2312-5 : « le directeur départemental du travail » est remplacé par une « autorité administrative » pour les décisions d’imposer des délégués du personnel de site (pour les entreprises de moins de 11 salariés qui en regroupent plus de 50 sur un site), fixer la composition des collèges électoraux et le nombre de sièges. ... / ...

L’inspection du travail

L 611-2, L 611-3, L 611-4, L 611-6, L 611-7, L 742-1-1 / RIEN : il est indiqué dans l’ordonnance que la répartition des compétences entre les différents départements ministériels ne contient pas (plus) de dispositions législatives. En clair, l’existence d’une inspection du travail et ses pouvoirs dans certains secteurs (agriculture, transports, marine, établissements de l’Etat, caisse de congés payés dans le bâtiment) vont dépendre du gouvernement par décret ! ... / ...

Les prud’hommes

- L 511-1 alinéa 3/ RIEN : le jugement des prud’hommes, en cas de rupture du contrat de travail, doit tenir compte de l’article L 122-14-3 qui indique que, « si un doute subsiste, il profite au salarié ». Cette disposition (qui est maintenue ailleurs, article L 1235-1) n’est pas reprise dans la partie consacrée aux prud’hommes.

- L 511-3 / L 1422-3 : la création ou la suppression de conseils de prud’hommes était soumise à l’ « avis du conseil général, du conseil municipal, du ou des conseils de prud’hommes concernés, du premier président de la cour d’appel, ainsi que des organisations professionnelles et des organisations syndicales » ; le nouveau texte n’en parle pas. ... / ...

L’hygiène et la sécurité

- L 230-3, L 122-34, L 231-1 / L 4122-1, L 4111-1 : le nouveau texte dit que les dispositions en matière de « santé et sécurité au travail » auparavant applicables « aux établissements » sont désormais applicables « aux employeurs de droit privé ainsi qu’aux travailleurs ». C’est ainsi que l’on trouve désormais dans les principes généraux de prévention un chapitre intitulé « Obligations des travailleurs » symétrique de celui intitulé « Obligations des employeurs » ... / ...

il ajoute une disposition (« les instructions de l’employeur précisent les conditions d’utilisation des équipements de travail, des moyens de protection, des substances et préparations dangereuses ») dont il est précisé qu’elle échappe au principe de responsabilité de l’employeur (alinéa 2) ... / ...

Les salaires

- L 140-6 / ABROGÉ : a été abrogé l’article indiquant que « les inspecteurs du travail…sont chargés de veiller à l’application des articles L 140-2 et L 140-3 (= égalité de salaires hommes/femmes) » et qu’ « ils sont également chargés de constater les infractions à ces dispositions » ... / ... lire l'intégralité du texte


Merci Démocratie et socialisme et à Gérard FILOCHE

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CHARB

27 novembre 2007

Le code du travail va être réécrit en quelques heures à l’Assemblée nationale, le 27 novembre et le 4 décembre

En 2005, une commission de cinq « rédacteurs » avait été mise en place et il était prévu de publier le nouveau code en mai-juin 2006 si la grande mobilisation victorieuse contre le CPE ne l’avait empêché.

Au forcing, l’UMP a glissé dans la loi « sur le développement de l’actionnariat salarié », publiée le 30 décembre 2006, un « cavalier parlementaire », l’article 57, renouvelant les délais du 1er janvier au 30 septembre.

Puis le ministre Gérard Larcher a annoncé qu’ils allaient le passer avant la présidentielle. Tous les syndicats ont protesté : « Ne faites pas de coup de force, pas à marche forcée ! » Mais Larcher, Villepin, Chirac et Sarkozy l’ont imposé quand même, le 7 mars, en Conseil des ministres. On a donc pu, dans ce pays, en dépit de l’opposition totale des syndicats, changer le code du travail de fond en comble.

On est, depuis le 1er octobre, dans une zone de non-droit : quel code s’applique, l’ancien ou le nouveau ?

La partie réglementaire serait prête le 1er janvier 2008, applicable le 1er mars 2008 au plus tard. La partie législative n’entrerait, semble-t-il, mais c’est contesté, en vigueur qu’à ce moment-là.

Sur le fond, ils n’ont rien simplifié, ils ont complexifié : « Plusieurs mois, voire plusieurs années seront sans doute nécessaires pour que ce nouveau code révèle tous ses secrets », a reconnu Christian Redé, l’un des cinq rédacteurs du « comité d’experts ».

Il y avait 271 subdivisions, on en arrive à 1 890. Il y avait 1 891 articles de loi, il y en a 3 652 ! Ils ont déclassé près de 500 lois en décrets modifiables à l’avenir… sans repasser par le Parlement. Ils font s’écrouler toutes les jurisprudences, abrogent des articles clés, restructurent le fond théorique et pratique du code. Tout est modifié. Dans les questions d’hygiène, de santé, de sécurité, les obligations des employeurs sont devenues un élément avec « les obligations des travailleurs » faisant partager les risques et responsabilités avec les salariés – ce qui est un recul décisif d’un siècle !

Certaines catégories de salariés sont externalisées vers d’autres codes : salariés agricoles, assistants maternels, salariés du transport, des mines, de l’éducation, marins, dockers. Les contrats de travail sont de plus en plus précaires avec la permissivité à l’égard du marchandage du prêt de main-d’œuvre : intérim et CDD, salariés détachés, pigistes, indépendants, etc.

Les moyens de contrôle de l’inspection du travail sont démantelés, ainsi que les obligations d’information de l’employeur (registres, affichage). On a une quasi-suppression du droit pénal du travail : plus de sanctions prévues en récidive pour les employeurs. Les prud’hommes sont quasi supprimés, le nombre de délégués baisse. La question de la durée du travail est renvoyée à la partie « salaires ».

L’apprentissage a été chassé de la partie « contrat de travail » pour être renvoyé à la formation professionnelle. Le droit de grève a été introduit dans la partie « négociation collective » alors que c’est un droit constitutionnel non négociable. L’inspection du travail, indépendante des gouvernements en place du fait de la convention 81 de l’Organisation internationale du travail, a été renvoyée dans la partie « administration du travail ».

Tous les professionnels – syndicalistes, inspecteurs du travail, juristes, avocats, magistrats – signent des pétitions, des appels contre ce massacre. Des recours devant le Conseil d’Etat ont été déposés contre cette étrange procédure, alors le gouvernement envisage de passer par l’Assemblée plus tôt que prévu : le 27 novembre en commission. Ce n’est pas un classique débat parlementaire, il s’agit de ratifier une ordonnance. On peut encore rétablir ce qui a été supprimé (nous avons fait le travail, avec quelques inspecteurs du travail, et proposons environ quatre cents modifications pour réintroduire le droit constant)

Le code du travail, c’est le droit le plus intime, le plus quotidien, pour seize millions de salariés du privé, mais aussi le droit le moins connu, le plus contesté, le plus fraudé. C’est la base de l’Etat de droit dans l’entreprise. C’est le seul droit qui protège – trop fragilement – et contribue à fixer le coût de la force de travail de 91 % de la population active.

C’est un droit évolutif, élaboré en cent trente ans, avec des hauts et des bas, minutieusement, sous l’impact des luttes sociales et politiques. Chaque ligne, chaque article, chaque alinéa représente de la sueur et des larmes, des souffrances et des grèves, des victoires et des échecs, produits de toute l’histoire des mouvements sociaux de notre pays. C’est un texte de notre droit qui ne devrait pas être réécrit. Ce qui est effrayant, c’est le silence général, déterminé, étouffant sur une telle affaire.

Pas de une. Pas de débat. Pas d’explication. Motus et bouche cousue de tous. Il paraît que c’est « trop compliqué » pour « intéresser les gens » alors que la vie de seize millions de salariés en dépend et qu’ils savent, souvent instinctivement, ce qui va en résulter pour eux : des conditions de travail dégradées, une souffrance accrue, une protection moindre, des salaires bloqués et des droits syndicaux diminués.

Une demie heure en ligne pour défendre le code du travail
par Gérard Filoche ce matin 9 h – 9 h 30
Elle est là : http://dsedh.free.fr/183_27_11_07_Filoche.mp3

Source : Démocratie & Socialisme

Edito de Laurent FABIUS

Pour une économie sociale-écologique de marché

La gauche souffre presque partout en Europe d’une perte de crédibilité. Pour y répondre, le concept d’économie sociale-écologique de marché me semble prometteur. Si la gauche de gouvernement s’inscrit dans le cadre de l’économie de marché, c’est en étant consciente de ses limites : rivé sur le court terme et le monétaire, celui-ci ne peut pas être abandonné à lui-même, sauf à laisser s’accumuler les chocs pour l’économie, les injustices pour les personnes et les dangers pour la planète.

Plusieurs tendances actuelles de l’économie mondiale ne sont pas soutenables, pas durables : le transfert systématique des activités productives vers les pays émergents ; l’aggravation des inégalités entre les gagnants et les perdants de la mondialisation ; l’explosion de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre ; la multiplication des crises financières, des désordres monétaires et des paradis fiscaux. Amplifier ces tendances, en subordonnant tout, y compris l’ensemble de la société, à la domination du marché, c’est la catastrophe assurée.

Pour réagir, les sociaux-démocrates allemands, lors de leur dernier congrès, ont développé le concept d’Etat social préventif. C’est une avancée, elle montre que l’impératif d’une réorientation de la gauche progresse. Les socialistes français doivent, eux aussi, bouger ... / ...

Lire la suite sur le site de Laurent FABIUS

26 novembre 2007

Travailler et pomper plus pour ... pomper plus

Juste un petit dessin au passage (merci Sarkostique) pour vous montrer que même le lundi on peut avoir envie de sourire.

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Et surtout, n'oubliez pas : ça va durer 5 ans !!!

23 novembre 2007

Résistance sociale

"La vraie force de Sarkozy, ce n'est pas qu'il est partout, c'est que la gauche est nulle part!" "Il ne leur en faut pas beaucoup pour se laisser endormir!"

Si seulement ces déclarations pouvaient mettre fin aux manoeuvres fratricides au PS et remettre le PC en marche, Olivier aurait fait un beau cadeau aux militants et sympathisants de gauche.

Pendant la campagne des législatives, les candidats de gauche sont venus expliquer aux français qu'il ne fallait pas de "vague bleue" à l'assemblée. Ils les ont entendu.

Alors, ce n'est pas dans 5 ans qu'il faudra venir demander de nouveaux mandats si l'apathie ou le désaccord sont de mise dans l'intervalle.

Prouvez, mesdames et messieurs les députés de l'opposition de gauche que le mandat que vous avez reçu sert à défendre ceux qui vous ont élu et pas à nouer des alliances improbables ou faire carrière.

Au boulot, de suite et .... ensemble !!!

22 novembre 2007

Appel du Comité National pour un Référendum

Un nouveau traité –dit traité de Lisbonne- vient d’être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005.

C’est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.

Sur un sujet qui a tant d’influence sur la vie de chacun et l’avenir de la France, l’organisation d’un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C’est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l’adhésion des peuples et la souveraineté populaire.

Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s’il n’obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d’imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.

C’est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d’un Comité National pour un Référendum.

Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l’adhésion des peuples, qu’ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d’un référendum.

La suite sur le site du CNR
Signer l'appel

Les intolérants : Le parti politqiue de l'avenir

Ainsi, il me sera interdit de fumer dans les bars tabacs que je fréquente à partir de janvier 2008. Quasiment traité d'assassin par les khmers verts, il faudra un jour que je renonce à ma moto qui de toute façon est un engin meurtrier, ...

C'est tellement déprimant qu'il vaut mieux laisser les humoristes s'exprimer sur le sujet. Je vous laisse donc découvrir une vision du futur par le très talentueux GREMI

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Allez, comme on disait il y a quelques années : "Sous les pavés la plage"

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GREMI

21 novembre 2007

Communiqué de Démocratie & Socialisme

Gérard Filoche, le 21 novembre 2007

Protégez la gauche des idées de Manuel Valls !


Non pas que ces idées soient très remarquables, ni très fouillées telles qu’elles ont (encore !) été exprimées sur France inter ce mercredi 21 novembre. Mais elles tirent à droite le PS alors que ce dont il a besoin, c’est surtout d’être tiré à gauche !

Ce qu’il manque au Ps c’est une équipe dirigeante capable de soutenir les mouvements sociaux en cours et leurs objectifs, pas de s’aligner sur la minorité de la gauche chéréquienne.

Suivre la direction actuelle de la confédération CFDT c’est s’aveugler et se minoriser : celle-ci avait déjà perdu 100 000 adhérents, de 6 à 8 % des voix aux élections professionnelles, connu une crise récurrente, après sa signature-trahison pour la loi Fillon de mai-juillet 2003, voilà qu’elle recommence, et abandonne, encore l’unité syndicale, les mouvements en cours… (Elle va encore en payer le prix, hélas pour le syndicalisme et pour nombre d’adhérents CFDT, pas consultés et qui ne sont pas d’accord).

Le Ps, c’est les 35 h, la retraite à 60 ans, la hausse du Smic, la défense de la Sécu, en un mot, dans l’Histoire, comme dans la pratique actuelle, c’est, ce devrait être la défense et l’élargissement des conquêtes sociales !

Pour Manuel Valls, il faut abandonner la retraite à 60 ans (pour laquelle il a pourtant encore lui même voté dans la « synthèse » de novembre 2005 et le « projet » socialiste de juillet 2006…), lâcher les 35 h et se « moderniser » en reprenant l’essentiel des thèses de la droite (sécurité, immigration, compétition, concurrence, etc.)…

Que le Ps se protége de ces idées courtes !

Manuel Valls ne doit pas savoir que les Français, dans la vraie vie, dans le réel, travaillent en moyenne 37 annuités et il fait semblant de ne pas savoir que leur proposer, leur imposer de travailler 40, demain 41 annuités, relève de l’escroquerie propre aux libéraux : cela revient à exiger des salariés un objectif inatteignable, qu’ils “sautent à la perche sans perche”, et donc que le niveau de leur retraite baisse…

Il paraît que cela s’imposerait à cause de l’allongement de l’espérance de vie : de qui ?

De celle de quelques dizaines de milliers de cadres supérieurs bronzés et vitaminés grâce à leurs stocks option ? Pas celle de millions d’employés et d’ouvriers, de salariés usés par la violence au travail et qu’on met, pour 2 sur 3, au chômage à partir de 55 ou 57 ans… En 2003, l’espérance de vie, en France a reculé d’un mois... Et les naissances sont 2,5 fois plus élevées que celles prévues dans le rapport Charpin. On peut payer les retraites à 6O ans et à 55 ans dans les métiers pénibles, en faisant varier les cotisations sociales autant que de besoin : le COR a calculé qu’avec 0,36 % de hausses des cotisations sociales, patronales et salariales, c’était possible !

Mais le Medef-UIMM ne veut rien savoir, il ne se préoccupe que de distribuer ses 600 millions d’euros d’argent sale en liquide pour casser les grèves...

Manuel Valls ne doit pas savoir qu’après 55 ans, deux maladies sur cinq qui se déclarent sont directement liées au travail… Oh, comme les autres, il a des petites phrases, bien vagues, et sans portée, pour les « métiers pénibles » : mais alors qu’il s’acharne contre les 18 000 conducteurs de train, que propose t il pour les 1,1 millions d’ouvriers du bâtiment ? Du vide !

Le PS devrait proposer la retraite à 55 ans dans le bâtiment, la protéger dans le transport routier, pour les marins, les travailleurs à la chaîne…

Manuel Valls a t il déjà regardé un ouvrier du bâtiment de 55 ans derrière son marteau piqueur ? S’est-il demandé pourquoi tant d’inaptitudes médicales à partir de cet âge ?

Sûrement que Manuel Valls doit dire, comme la droite, que les « seniors » doivent travailler plus longtemps : Mais s’est-il renseigné sur l’effet pratique de la loi Villepin d’avril 2006, concernant les CDE ? (contrat dernière embauche, ceux qui prévoient de remplacer la catégorie 5 des Assedic, entre 57 et 60 ans, par deux possibles CDD de 18 mois consécutifs : combien y en a t il de ces CDD depuis 16 mois en France ? Il y en… 40 !)

Manuel Valls doit encore argumenter sur le fait qu’en Europe, par exemple, en Allemagne ou en Grande-Bretagne, l’âge officiel de départ en retraite soit 65 ou 67 ans… mais il doit encore ignorer, que l’âge réel, de départ est en moyenne de 57 ans… comme chez nous… là-bas comme ici, les technos libéraux racontent des salades…

Manuel Valls ne doit pas savoir que la France n’a jamais été aussi riche : il cite les 15 milliards de cadeaux aux riches de Sarkozy, mais il ne cite pas les 80 milliards d’euros qu’ont encaissé en plus les 500 premières familles de ce pays en 2006 par rapport à 2005 (ce sera davantage cette année !).

Manuel Valls ne cite pas les 100 milliards d’euros de bénéfices du CAC 40, les 12 à 13 milliards de Total, les 3 milliards de manque à gagner de la Sécu par rapport aux stocks option, aux parachutes dorés, aux retraites des privilégiés… Qu’est ce que c’est à côté, les 90 millions d’euros qui sont en jeu à la Sncf ? epsilon, pourquoi ne pas le mettre en évidence ?

Manuel Valls parle de la Dette, dans notre pays qui est le premier au monde en matière d’épargne : va t on mettre comme priorité de faire rembourser par les enfants des pauvres la dette aux enfants des riches ? Ou augmenter les impôts des riches et des sociétés ? Le Ps devrait clairement dire : nous allons faire une révolution fiscale et redistribuer les richesses : priorité aux impôts républicains directs et progressifs sur les fortunes et les sociétés, et recul des impôts injustes de type indirects et proportionnels.

Pour la fonction publique : un fonctionnaire ca ne coûte, pas, ca rapporte ! Le Ps devrait le dire haut et fort et ne pas paraître hésiter devant la défense d’une fonction publique rénovée, renforcée. Il faut encadrer le marché par les lois de la république, et non se soumettre à sa sauvagerie, il faut défendre une économie mixte et pas une société de marché, mais ça, Manuel Valls cela lui écorcherait sans doute la bouche de le dire alors que c’est ce que le peuple de gauche aimerait entendre des dirigeants de la gauche. Ça changerait le rapport de force donnerait un débouché contre Sarkozy, personne ne va croire ni laisser dire que c’est un gauchiste sectaire comme Besancenot qui peut l’être tout de même !

Manuel Valls parle vaguement d’augmenter les salaires : mais de façon tellement vague que personne n’y croit, il ne chiffre rien, n’explique même pas que les profits aient pris 160 milliards d’euros aux salaires et que tout le mal, toute la crise de notre société, de ses banlieues, de ses hôpitaux, de ses écoles, vient de là… Tellement de travailleurs pauvres, de chômeurs, d’exclus, que seule la répression, la prison, l’autoritarisme de la droite paraît l’autre solution… mais Manuel Valls n’a pas ou plus d’idée sociale ambitieuse, il veut abandonner le nom de « socialisme », se propose comme premier secrétaire pour traîner encore plus le parti à droite, à ce qui lui ferait perdre sa base…

La base de notre parti, elle était dans la rue hier, ce sont les 93 % d’actifs qui sont salariés, qui produisent les richesses de ce pays et n’en reçoivent pas la part qu’ils méritent. Les 700 000 manifestants du 20 novembre et les millions de grévistes, c’est la partie la plus intelligente, la plus consciente, la plus mobilisée de la gauche, celle qui porte les victoires possibles, demain… celles auxquelles notre parti devrait porter toute son attention, qu’il devrait soutenir, encourager, aider, appuyer, au lieu de la désespérer…et il y avait une majorité de banderoles pour les 37 annuités, bien plus que dans les états-majors…

J’ai rencontré, hier, dans la manifestation parisienne, un militant socialiste du 92, qui est venu me voir, et qui m’a dit «Gérard, ou est ce qu’on va ? Ils ne rendent compte de rien à Solferino ? Ils ne voient rien ? Ils se bouffent le nez, mais ne soutiennent pas… au moins dans le temps on savait se mouiller, être opposants, appuyer les luttes, mais là… c’est mou, on passe à côté, on ne répond pas ou mal. Dans nos sections, ça roupille, pas de tracts… ».

Je lui ai dit que ce n’était pas tout à fait vrai, il y avait des sections socialistes, même des fédérations qui appelaient à manifester, qui soutenaient, mais que ce qui sortait du national était d’une faiblesse insigne… on pouvait, on devait mettre Sarkozy en échec, Celui-ci ne devrait pas « tenir » cinq ans, on devait soutenir les 35 h tout comme la retraite à 60 ans, c’était une conquête socialiste, bon sang…

Je lui ai dit que je ne comprenais pas pourquoi on ne menait pas une campagne contre les caisses noires antigrève des 600 millions d’euros en liquide du patronat… Je lui ai appris que le Code du travail serait totalement cassé le 4 décembre prochain à l’Assemblée nationale, si on ne faisait rien, et… « on » ne fait rien… Je lui ai dit que le rapport de force pourtant n’était pas mauvais, que le salariat de notre pays etait d’un immense courage, mieux que ses dirigeants… que cette semaine de grève le prouvait et que Sarkozy aurait à payer le prix de ce rapport de force, que celui-ci allait évoluer et grandir encore, qu’un « grand espoir c’était le privé »… comme en mai 68…

On est tombés d’accord, comme cela doit être le cas de 70 ou 80 % des socialistes qui ne savent plus ou se mettre quand Valls développe le genre d’idées qu’il a développé sur France inter du 21 novembre, le lendemain d’une si belle grève !

Gérard Filoche, le 21 novembre 2007

Slovar les Nouvelles profite de ce texte pour passer un petit message à Manuel Valls : "Allez Manuel, un petit effort et le poste de secrétaire d'état à "quelque chose" sera enfin en vue ...."

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Brionne27

20 novembre 2007

Le conseil constitutionnel a confirmé l’interdiction des statistiques ethniques

Le conseil constitutionnel a confirmé l’interdiction du recueil de données « faisant directement ou indirectement apparaître les origines raciales ou ethniques dans le cadre d’études ayant pour finalité de mesurer « la diversité des origines, la discrimination et l’intégration »

Cet article 63 de la loi Hortefeux avait été dénoncé par SOS RACISME qui a réuni en 15 jours plus de 80 000 signatures, réclamant le refus de la modification des fondements de notre République, et demandant au Conseil Constitutionnel de ne pas valider l’article 63 de la loi sur l’immigration.

SOS RACISME qui avait lancé une pétition en ligne "Fiche pas mon pote" salue cette décision du Conseil Constitutionnel qui a indiqué que la création de catégories ethno raciales était contraire à l’article 1 de la Constitution qui stipule que « la France est une République indivisible (….) Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion »

Prenant appui de cette décision Du Conseil Constitutionnel, SOS RACISME demande à l’INED et à l’INSEE de renoncer à réclamer auprès de 24 000 personnes leur couleur de peau, leur religion et leur origine. Pour illustrer notre revendication, une vidéo qui vous demontrera l'absudrdité du travail qui pourrait être réclamé à des statisticiens de l’INSEE ou de l’INED.

Cette victoire ne doit pas empêcher de rester vigilants car on peut lire sur le site du premier ministre : "Aucun des articles du texte relatif à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile, adopté par le Parlement le 23 octobre 2007, n’a soulevé de difficultés constitutionnelles, s’est félicité le Premier ministre dans un communiqué"

Il faut toutefois vouloir lire le communiqué entier pour y découvrir : "Le Conseil constitutionnel a, par ailleurs, annulé une disposition, introduite par voie d’amendement parlementaire, relative aux statistiques ethniques. Selon les "Sages", cet article 63 était dépourvu de lien avec les dispositions figurant dans le projet dont le Parlement avait été saisi"

Mauvais joueurs ou simplement une étape vers un article 63 "retravaillé" ?


Sources
SOS Racisme
Conseil constitutionnel
Premier Ministre
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CHARB

19 novembre 2007

Faits de société ?

Au moins quatre personnes (dont deux SDF) sont mortes en France depuis le 9 novembre en raison de la chute des températures qui a donné lieu au déclenchement de mesures diverses dans les départements, selon des données recueillies dimanche par l'AFP auprès des préfectures.

Il n'est nul besoin d'expliquer qu'une fois de plus, le gouvernement va se contenter de phrases et gestes, histoire comme le disait Pirerre DESPROGES de "montrer son ... émotion aux passants" et aux téléspectateurs.

En attendant, c'est l'occasion de rappeller que les restos du coeur ont besoin de vous

Deux façon de les aider :

Vous pouvez effectuer un don par Internet en toute sécurité grâce à leur système de don en ligne

Pour faire un don par chèque ou par mandat : Il suffit d'envoyer un chèque ou un mandat libellé à l'ordre des Restos du Cœur (en indiquant le code S2310 au dos du chèque)

Vous pouvez aussi donner un coup de main. Les restos manquent de bénévoles vous pouvez les joindre ICI

Ou tout simplement attendre que le "performant" secteur privé ne s'en charge

Nous chez Slovar, on en rêve pas !!!!

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PETILLON