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09 novembre 2009

Communiqué de Robert Hue et du Mouvement Unitaire Progressiste

Les fidèles de Slovar les Nouvelles savent que nous recevons régulièrement des communiqués de partis, mouvements ou élus politiques. Lorsque ceux-ci évoquent des pistes pour l'avenir de la gauche, nous vous les soumettons, sans pour cela y ajouter un ou plusieurs commentaires.

Cette fois-ci, c'est Robert Hue qui nous a envoyé un communiqué au nom du Mouvement Unitaire Progressiste. Nous vous le diffusons, ci-dessous, dans son intégralité.



Le Mouvement Unitaire Progressiste

Madame, Monsieur, Cher(e) Ami(e),

Après les élections européennes, j’ai pris l’initiative, avec d’autres personnalités d’horizons différents, de lancer un appel pour un pacte unitaire. Des centaines d’hommes, de femmes, d’élus (es), l’ont signé, déclarant « agir pour rassembler les uns et les autres dans l’élaboration commune d’une alternative progressiste au néolibéralisme, d’un programme de profonde transformation sociale. Un projet qui puisse un jour prochain être porté au gouvernement, et qui s’inspire directement des aspirations, des revendications et des luttes de toutes les forces vives de notre pays ».

Cette contribution aux débats de la gauche a suscité dans les partis et hors d’eux, des réactions, des échanges, des prises de positions dont il se dégage une forte demande d’unité.

Mais force est de constater qu’au niveau des états-majors, la désunion perdure, voire s’aggrave parfois.

Alors que la situation appelle à réagir avec force, à la fois pour contrer la politique de Nicolas Sarkozy et pour proposer aux Françaises et aux Français un projet progressiste audacieux de transformations politiques, économiques et sociales, la gauche n’est toujours pas au rendez vous.

La gauche a besoin d’idées nouvelles.

Pour des millions d’hommes et de femmes de gauche, de démocrates, d’élus (es), de syndicalistes appartenant ou non à des partis politiques, il apparaît aujourd’hui utile et urgent de se retrouver, hors du carcan partisan, dans un mouvement politique, démocratique, unitaire, progressiste, écologique et humaniste. Dans un mouvement de type nouveau.

C’est pourquoi, avec un certain nombre d’amis (es) qui partagent cette conviction, nous venons de créer le Mouvement Unitaire Progressiste.

Le Mouvement Unitaire veut contribuer à la construction d’une société nouvelle, post capitaliste, fondée sur le progrès social, la préservation du potentiel humain et écologique de la planète, le développement de la recherche et de l’éducation, la démocratie politique et économique, la suppression de toutes les armes de destruction massive.

C’est donc un mouvement de transformations profondes de la société.

Nous voulons redonner du sens aux progrès multiformes et proposer un contrat pour une nouvelle croissance.

Notre ambition est d’être le PGCM de la gauche : le plus grand commun multiplicateur… Multiplier les forces, les idées, les voix, les actions. Voilà la mission que nous nous assignons.

Le Mouvement Unitaire rassemblera toutes celles et tous ceux qui veulent proposer une véritable politique de gauche, de progrès, de lutte contre les inégalités, pour l’emploi, une croissance verte, le bien être, la connaissance ; pour une Europe sociale et démocratique.

Le Mouvement Unitaire ne rejette pas les adhérents des autres partis, mouvements et formations politiques progressistes. Au contraire, il offre à tous, dans et hors parti, dans les syndicats ou non … un espace de liberté, de débats, de propositions et d’actions politiques sur le terrain et dans les urnes, sans exclusive.

Nous sommes et nous serons à l’écoute des propositions avancées par les syndicats et le mouvement associatif, comme nous retiendrons ce qui émane des partis de gauche et des écologistes et qui nous paraît aller dans le sens de nos objectifs.

L’appel au pacte unitaire de juin dernier proposait cinq axes pour l’action et la réflexion :

- La définition d’une nouvelle éthique de la République et de la vie publique

- L’approfondissement de la démocratie sociale et citoyenne

- Le combat pour une mondialisation solidaire et pacifique

- La reconstruction de notre société autour des principes de justice sociale, d’égalité, d’accès universel aux savoirs et à la culture

- La conception d’un modèle de développement économique qui soit à la fois progressiste, écologique et social

C’est dans le sens de ces principes que le Mouvement Unitaire Progressiste entend inscrire son action. Aujourd’hui, toute politique doit, selon nous, reposer sur trois piliers : la démocratie, le partage et la sécurité. Ce triptyque fait directement écho à la devise de notre République : Liberté, Egalité, Fraternité. Il s’inscrit dans le choix majeur du progrès solidaire.

C’est à une confédération progressiste et démocratique que le Mouvement Unitaire entend consacrer ses efforts. En tant que formation politique, notre mouvement s’inscrit pleinement dans les institutions démocratiques et républicaines et, à ce titre, il sera présent, dans toutes les échéances électorales de notre pays.

Madame, Monsieur, Cher(e) Ami(e),

Le Mouvement Unitaire Progressiste peut avoir la force et le destin que notre volonté commune saura lui donner, j’invite toutes celles et tous ceux qui partagent cette volonté politique à nous y retrouver.

Robert HUE
http://www.mouvementunitaire.fr/

28 septembre 2009

Elections en Allemagne : Qui souhaite un remake en France ?

Avis aux socio démocrates de tous poils : Les électeurs ne les suivent plus !

Déjà laminés lors des dernières élections européennes, les socio démocrates viennent, au travers des élections législatives allemandes, de franchir le point de non retour.

Le score est sans appel pour le SPD puisqu'il enregistre son plus bas score historique à 23%. Ce score n'est que la confirmation du désamour des électeurs de gauche commencé avec l'arrivée au pouvoir de Gerhard Schröder, le co inventeur de la troisième voie avec Tony Blair. En effet, le déclin ne date pas d'hier puisque le SPD était déjà à cette époque sanctionné dans de nombreuses élections régionales du fait de ses "réformes sociales".

En effet, sous le titre d’Agenda 2010, son gouvernement a réforme le marché de l’emploi, la santé, les retraites, ou encore la loi sur l’immigration, qui n'ont été que des tremplins pour le retour des conservateurs au pouvoir.

C'est effectivement le gouvernement de Gerhard Schroder qui a mis en place le plan Hartz d'aide au chômeurs :

" ... Pour en justifier, il faut que le foyer dans son ensemble ne perçoive pas suffisamment de revenus. « Autrement dit, explique Lutz Kupitz, dirigeant de la section Die Linke de Bernau, non seulement la personne au chômage doit être dépourvue de ressources, mais ses proches doivent établir la preuve qu’ils ne peuvent pas l’entretenir. » ... / ... Pour les chômeurs de longue durée qui ne perçoivent plus, après un an sans emploi, que l’aide sociale (395 euros), c’est déjà un cauchemar. « Avec Hartz IV (la réforme du marché du travail, instaurée il y a quelques années par le gouvernement Schröder), on est placés sous surveillance et confrontés en permanence aux chicaneries de l’administration déclare Mathias, la cinquantaine, technicien sans emploi depuis trois ans ... " Source L'Humanité

La lecture du blog "Les dessous de l'Allemagne" devrait vous édifier sur les injustices, les inégalités, la pauvreté et la répression dont le plan Hartz, voulu par le SPD, est responsable.

Néanmoins, si le SPD reçoit une claque électorale, le CDU/CSU d'Angela Merckel ne chante pas vraiment victoire puisque comme l'écrit Le Parisien : " ... / ... Bien que victorieuse, la CDU/CSU enregistre son plus mauvais score depuis 1949, avec 33,8% des voix. «Le résultat est amer pour la CDU-CSU, et particulièrement pour la chancelière», commentait le quotidien Die Welt de lundi, à l'unisson de ses confrères. Pour le quotidien conservateur, cette victoire est avant tout «le succès du FDP», qui recueille 14,6% des voix, son meilleur score ... / ... "

Qui sont les vrais vainqueurs de cette élection ?

Il semble bien que ce soit le Parti libéral FDP dont la CDU/CSU compte bien faire son nouvel allié pour gouverner le pays. Et que proposent les libéraux en termes de programme ?

Le FDP, préconise :

- Des baisses d'impôt plus marquées que la CDU - Un assouplissement des conditions de licenciement

Avec les 93 sièges du FDP (14,6% des voix selon les projections), la future coalition "noir-jaune" (CDU/CSU-FDP) disposerait d'un total de 332 sièges sur un total minimum de 598 au Bundestag (le nombre de sièges n'est pas fixe, en raison de la loi électorale allemande), soit une majorité claire et nette. La gauche toutes tendances confondues (SPD, Die Linke et les Verts) réunirait autour de 290 députés ... / ... " - Source La Tribune

En clair, une bonne dose de libéralisme pour permettre aux plus riches de survivre à la crise au détriment du reste de la population !

Si le SPD montre son amertume, il tire aucune analyse de la défaite : "Les électeurs ont tranché et ce résultat marque un jour amer pour la social-démocratie allemande".../ ... "Il n'y a aucun moyen de le présenter favorablement, ce résultat est une amère défaite" ... / ... "J'entends fournir ma contribution désormais en tant que chef de l'opposition au Bundestag", a déclaré Steinmeier tout en se déclarant prêt à se représenter à l'élection à la présidence du SPD. - Source Le Monde

"Non, rien de rien, non, je ne regrette rien ..." ou La défaite comme dynamique ? Une chose est certaine chez les socio démocrates allemands le miroir est brisé et on ne s'en rend même plus compte !!!

Or le SPD ferait bien de regarder où son électorat traditionnel s'est reporté.

" ... / ... Die Linke (La Gauche), qui déborde le SPD sur sa gauche, fait un bond de 8,7% en 2005 à 11,9%. Les Verts franchissent pour la première fois la barre des 10% avec 10,7%. En deux ans, elle a réussi à s'imposer sur la scène politique, renforçant ses positions à l'Est et gagnant du terrain à l'Ouest, malgré des promesses que le SPD juge « populistes ». Die Linke siège dans onze des seize Länder, dont cinq à l'Ouest. Et lors des élections régionales partielles du 30 août, le parti est arrivé en deuxième position dans deux Länder de l'ex-RDA, derrière la CDU mais loin devant le SPD ... / ... " - Source 20Minutes

Die linke qui en fin de compte a remplacé le SPD pour beaucoup d'électeurs sur un programme qualifié par les socio démocrates de "simpliste" mais qui mérite pourtant beaucoup mieux au moins sur deux points :

- Plus de justice sociale et - Retrait immédiat des troupes allemandes d'Afghanistan.

En France, Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS à l'Europe et l'international, a qualifié de "jour sombre pour la social-démocratie" la victoire d'Angela Merkel en Allemagne."L'axe Merkel-Sarkozy-Barroso est plus à droite et plus libéral après cette élection", déplore le député socialiste. "Le SPD enregistre une forte chute qui est l'expression de la panne de la social-démocratie en Europe. - Source Le Figaro

En clair, le rose tendre ou le bleu clair exaspère ou désespère les électeurs. Avertissement aux partis ou mouvements de gauche français.

En ce qui nous concerne, nous ajouterons que les électeurs et le peuple de gauche est las des versions socio démocrates qui ne sont en fait qu'un mauvais compromis entre les idées de gauche et l'accompagnement du libéralisme économique.

La légende qui prétend qu'on peut adoucir le capitalisme tout en maintenant la justice sociale vient une fois de plus de prendre l'eau. La crise économique demande des réponses tranchées. L'électorat conservateur obtient des réponses à ses demandes et se mobilise pour un personnel politique qui ne faillit pas. Les électeurs de gauche n'obtiennent qu'atermoiements ou leçons de réalisme libéral de la part d'élus ou de dirigeants qui ne sont préoccupés que par des alliances contre nature ou des combats d'égos.

Il est indispensable que les responsables de la gauche française à commencer par le Parti Socialiste prennent immédiatement la mesure de ce nouvel échec de la "sociale démocratie molle" et se tourne à nouveau vers ses vraies valeurs.

La crise économique et financière doit être l'occasion pour TOUS les partis ou formations de gauche de proposer un profond changement politique et social.

Alors, les histoires de rapprochement avec le centre, de nouveau nom de baptême pour le parti socialiste, de désirs plus ou moins d'avenir, de candidatures plus ou moins souhaitées, de refondation qui s'éternisent, de parti révolutionnaires qui ne révolutionnent rien, d'écologistes triomphants et diviseurs, qu'est que vous voulez que ça fasse aux électeurs de gauche qui VEULENT que la droite dégage le plus vite possible du paysage !!!!

A moins que les petits intérêts et calculs des un des des autres ne soient qu'une envie de détruire l'autre pour "mieux reconstruire", dans un désordre organisé, donnant aux conservateurs, un bail de longue durée, leur permettant de livrer les populations pieds et poings liés, aux intérêts économiques et financiers, qui les ont spoliés et .... qui ne tarderont pas à recommencer de plus belle !

Parti Socialiste, Parti Communiste, PRG, VERTS, NPA, LO, PG, Alternatifs et autres mouvements de gauche, le miroir n'est pas encore brisé et se situe devant vous !

Il ne suffit que de vous regarder dedans ... VITE !




06 juillet 2009

Robert Hue et plusieurs élus de gauche proposent la création d'un "Pacte unitaire"

Robert Hue était l'invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe1 ce matin.

Il a défendu l'idée d'un rassemblement de la gauche, affirmant: "Je n'ai jamais manqué à l'union, je me bats pour l'union." Selon Robert Hue, "la situation est gravissime" pour la gauche. "On ne vas pas continuer de raclée en raclée", s'est-il exclamé. Il propose un "pacte unitaire avec toutes les bonnes volontés de gauche", organisé autour "d'espaces de liberté" pour "parler" et "construire". "Il y a plus de gens qui ont envie de faire quelque chose hors des partis politiques", a affirmé Robert Hue. - Source JDD

Ce pacte a déjà reçu plusieurs signatures dont celles de :

Robert Hue, sénateur du Val-d'Oise et fondateur du Nouvel Espace progressiste;
Dominique Bègles, journaliste;
Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste au Sénat;
Pascal Cherki, maire du 14earrondissement de Paris;
Denis Cohen, syndicaliste; Julien Dray, député de l'Essonne;
Aurélie Filippetti, députée de Moselle;
Michela Frigiolini, militante associative;
Michel Fize, sociologue;
Bernard Frédérick, journaliste et coordinateur national du Nouvel Espace progressiste;
Stéphane Gatignon, conseiller général de Seine-Saint-Denis et maire de Sevran;
Jean-Luc Laurent, maire du Kremlin-Bicêtre et secrétaire national du MRC;
Jean Lojkine, sociologue;
Frédérique Matonti, politologue;
Sylvia Pinel, députée PRG du Tarn et Garonne;
Vincent Peillon, député européen;
François Rebsamen, sénateur et maire de Dijon; Ivan Renar, sénateur du Nord;
Bernard Vasseur, philosophe;
Pierre Weill, ancien président-fondateur du groupe Sofres.

Robert Hue et les signataires de l'appel publient ce matin un texte sur Le Monde dont nous vous donnons ci-dessous l'intégralité :

Les résultats des européennes du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est la première victime de l'abstention des Français les plus modestes, et des jeunes. Elle est ensuite victime de ses divisions, de clivages dépassés, prisonnière de discours et cultures hérités des siècles passés. De là viennent les sectarismes et les querelles intestines qui s'étalent dans les médias et font le désespoir du peuple de gauche.

Le paradoxe est saisissant : d'un côté la crise et ses conséquences dévastatrices; les mobilisations sociales et l'unité syndicale qui y répondent; de l'autre côté, une gauche morcelée, fatiguée, manquant d'imagination et peinant à élaborer un projet qui suscite l'espoir et l'enthousiasme. Pour des millions de femmes et d'hommes, de salariés du public et du privé, de chômeurs, de jeunes, d'universitaires et de chercheurs, d'intellectuels, de créateurs, d'artistes, ce déclin de la gauche est vécu comme un drame.

Dominant ce paysage sinistré, le pouvoir croit tenir sa victoire. Face au mécontentement, aux mobilisations sociales, il s'adapte, louvoie – mais il garde le cap. Au prix que l'on sait : une excroissance insidieuse d'un pouvoir personnel omniprésent, et une méthodique déconstruction, au quotidien, de la puissance publique et de l'Etat de droit. Nous savons bien ce qu'il y a au bout d'un tel chemin : la déchirure du corps social. Il faut l'éviter à tout prix.

Il est urgent que la gauche se sorte de l'impasse où elle s'est laissée enfermer. Elle le doit à tous ceux qui sont convaincus qu'un autre avenir, dans une autre société, est possible. Aucun parti ne peut prétendre, à lui tout seul, être la force propulsive du progressisme nouveau, et de la dynamique unitaire, dont le peuple de gauche a tellement besoin. On ne saurait non plus laisser les états-majors, comme à leur habitude, faire et défaire les coalitions et les alliances au gré des résultats électoraux et des rapports de force internes. La solution est ailleurs.

Dans tous les partis de gauche et au-delà demeure un capital militant, un potentiel de générosité et d'intelligence citoyenne qui représente une formidable chance de renouveau. Et à côté des partis, dans les associations, les collectifs, la société civile, des millions de femmes et d'hommes cherchent un espace politique solidaire, efficace et durable, où s'investir pour le changement.

Nous voulons agir pour rassembler les uns et les autres dans l'élaboration commune d'une alternative progressiste au néolibéralisme, d'un programme de profonde transformation sociale. Un projet qui puisse un jour prochain être porté au gouvernement, et qui s'inspire directement des aspirations, des revendications et des luttes de toutes les forces vives de notre pays.

Cinq axes de réflexion et d'action nous semblent prioritaires :

1. La définition d'une nouvelle éthique de la République et de la vie politique.

2. L'approfondissement de la démocratie sociale et citoyenne.

3. Le combat pour une mondialisation solidaire et pacifique.

4. La reconstruction de notre société autour des principes de justice sociale, d'égalité d'accès aux savoirs et à la culture.

5. La conception d'un nouveau modèle de développement économique qui soit à la fois social, écologique et progressiste.

Nous appelons au rassemblement sans délai de toutes celles et de tous ceux qui estiment urgent de se retrouver dans une démarche unitaire, en pleine autonomie, au-delà des appareils politiques, non pas contre eux mais en rejetant toute hégémonie. De toutes celles et de tous ceux qui désirent participer à l'écriture d'une nouvelle page fondatrice de l'histoire de la gauche.

Nous appelons à la création partout en France d'espaces de dialogue, d'organisation et d'action. Tous ensemble, nous nous donnerons comme premier objectif l'élaboration d'un pacte unitaire de progrès. Une charte reposant sur les principes que nous définirons collectivement, pour une société progressiste plus juste et plus humaine.- Source Le Monde

Cette initiative est relayée par un site Web destiné à recueillir les signatures de tous ceux qui pensent que : "La gauche doit se rassembler, au-delà des partis politiques""

Texte intégral du Pacte Unitaire

Les résultats de l'élection européenne du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est dans l'impasse. Elle est d'abord la première victime de l'abstention des Françaises et des Français les plus modestes, et des jeunes. Les résultats de l'élection européenne du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est dans l'impasse. Elle est d'abord la première victime de l'abstention des Françaises et des Français les plus modestes, et des jeunes. Les résultats de l'élection européenne du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est dans l'impasse. Elle est d'abord la première victime de l'abstention des Françaises et des Français les plus modestes, et des jeunes. Les résultats de l'élection européenne du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est dans l'impasse. Elle est d'abord la première victime de l'abstention des Françaises et des Français les plus modestes, et des jeunes. Les résultats de l'élection européenne du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est dans l'impasse. Elle est d'abord la première victime de l'abstention des Françaises et des Français les plus modestes, et des jeunes. Les résultats de l'élection européenne du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est dans l'impasse. Elle est d'abord la première victime de l'abstention des Françaises et des Français les plus modestes, et des jeunes. Les résultats de l'élection européenne du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est dans l'impasse. Elle est d'abord la première victime de l'abstention des Françaises et des Français les plus modestes, et des jeunes. Les résultats de l'élection européenne du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est dans l'impasse. Elle est d'abord la première victime de l'abstention des Françaises et des Français les plus modestes, et des jeunes. Les résultats de l'élection européenne du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est dans l'impasse. Elle est d'abord la première victime de l'abstention des Françaises et des Français les plus modestes, et des jeunes. Les résultats de l'élection européenne du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est dans l'impasse. Elle est d'abord la première victime de l'abstention des Françaises et des Français les plus modestes, et des jeunes. Les résultats de l'élection européenne du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est dans l'impasse. Elle est d'abord la première victime de l'abstention des Françaises et des Français les plus modestes, et des jeunes

Le site de l'appel Pacte Unitaire


Slovar les Nouvelles soutient cet appel

14 juin 2009

Les Français approuvent la fusion du PS dans un parti de gauche (étude IFOP)

Nous l'écrivons depuis plusieurs semaines. Le Parti Socialiste est à côté de la plaque et oublie où se trouve son électorat et surtout où se trouvent ses fondamentaux.

Il n'y a qu'à lire l'étude ci-dessous pour comprendre à quel point !

Après la déroute du Parti socialiste aux élections européennes, 54% des personnes interrogées par l'Ifop pour Sud-Ouest Dimanche seraient favorables à une fusion du PS dans un grand parti de gauche.

Néanmoins,

43% des sondés de cette enquête s'y opposent, et 24% ne souhaitent pas du tout que le parti s'engage dans ce processus.

Dans le détail, on constate que ce sont surtout les sympathisants communistes (à 77%) et les électeurs du PS qui applaudissent cette proposition (à 71%), plus que ceux qui penchent pour les Verts (61%).

Par tranche d'âge, les moins de 25 ans sont réceptifs (à 57%) et les plus de 65 ans (57% également). Les classes moyennes approuvent à 57% pour les professions intermédiaires, et chez les employés à 58%.

Histoire de remeure le couteau dans la plaie de "Solférino"

Ce sont en revanche les électeurs de droite qui redoutent (à 57%) un regroupement qui pourrait rendre à la machine socialiste une efficacité électorale comparable à celle de l'UMP. Ce qui les distinguent des électeurs MoDem, favorables à une refondation de la gauche à 64% selon ce sondage.- Source Yahoo/AP

Alors, vous attendez quoi au PS ? NOUS, militants et sympathisants, nous sommes PRETS

13 mars 2009

Communiqué commun : Les Alternatifs, le NPA, le PCF, le PCOF, Gauche Unitaire, le Parti de gauche, le PS, le MRC , La Fédération...

Plusieurs partis et organisations de gauche lancent un appel commun dont Slovar a été l'un des destinataires. cet appel est également disponible sur le site du Parti de Gauche.

Nous le diffusons ci-dessous dans son intégralité

La victoire des Guadeloupéennes et des Guadeloupéens en appelle d'autres: Face à Sarkozy et au MEDEF, amplifions la mobilisation 90.000 chômeurs de plus le mois dernier, 350.000 supplémentaires déjà pronostiqués par les statistiques officielles, pas une semaine sans l'annonce de nouveaux plans de licenciements...

Chaque jour qui passe confirme l'ampleur et la gravité de la crise qui pèsent sur la population à commencer par les salariés du public et du privé, les chômeurs et les retraités. Chaque jour qui passe confirme aussi le danger qu'il y aurait à laisser se poursuivre la mise en œuvre des choix du gouvernement actuel qui, loin de combattre les racines de cette crise, continue au contraire de l'alimenter, continue de nous la faire payer et s'enfonce dans une dérive autoritaire pour imposer ses choix !

L'argent, par milliards d'euros, continue de circuler à sens unique: tout pour les financiers et les grands patrons, les miettes pour le monde du travail ! Les robinets sont grands ouverts pour éponger les pertes des Caisses d'Epargne et des Banques populaires sur les marchés financiers spéculatifs et financer leur fusion en nommant un PDG sous contrôle de l'Elysée.

Ils le sont encore pour renflouer les groupes automobiles en les laissant continuer à licencier et à développer le chômage partiel (20000 suppressions d'emplois annoncées!). Mais ils sont fermés pour l'université et la recherche, l'hôpital et la santé, le logement social, les salaires et les retraites, l'ensemble des services publics. Cela suffit! C'est socialement intolérable, économiquement inefficace et politiquement inadmissible.

Ce n'est pas au monde du travail, à la population de payer la crise! La journée du 29 janvier comme le mouvement aux Antilles, en Guyane et à la Réunion portent clairement ce message et l'exigence d'un changement de cap, notamment sur les questions des salaires, de l'emploi et des services publics. Les mobilisations imposent de premiers reculs au gouvernement.

Nous saluons la victoire des Guadeloupéens notamment sur l'augmentation de 200 euros pour les bas salaires et sur les mesures contre la vie chère. Nous saluons le mouvement à l'université qui a obtenu le gel, pour deux ans, des suppressions de postes d'enseignants-chercheurs.

Plus légitime que jamais, l'exigence de choix politiques, économiques, écologiques et sociaux différents grandit dans le pays, en Europe et dans le monde. Elle conteste et combat les logiques de la mondialisation capitaliste, les appétits de profits et de rendements financiers exorbitants et la mise en concurrence basée sur le dumping social et fiscal.

Des mobilisations importantes continuent de se déployer et de se renforcer. C'est vrai dans l'université, la recherche, la santé, la poste et d'autres secteurs publics. C'est vrai dans de très nombreuses entreprises privées où les plans de licenciement, de chômage partiel et de compression salariale frappent quotidiennement. Tout cela confirme le besoin d'unité pour construire le rapport de force le plus large.

Si la grève en Guadeloupe a fini par être entendue, la surdité du Président de la République, du gouvernement et du Medef à l'égard des revendications que la journée d'action unitaire du 29 janvier et les grèves dans l'ensemble des Antilles et à l'ile de la Réunion ont portées, continue. Dans ces conditions, les organisations syndicales ont unanimement confirmé la tenue d'une grande journée de grèves et de manifestations le 19 mars prochain.

Conscientes que l'unité est une force essentielle face à l'obstination gouvernementale et patronale, comme le montre le mouvement des Antilles, les organisations de gauche signataires de ce texte appellent à soutenir et à amplifier ces mobilisations, à réussir le 19 mars une très grande journée de protestation et de propositions, plus forte encore que celle du 29 janvier.

Elles souhaitent contribuer, dans la diversité de leurs positions, à amplifier dans ces mouvements, le débat et l'action sur les nouveaux choix politiques alternatifs aux logiques actuelles nécessaires et utiles pour répondre aux mobilisations sociales. Cela concerne notamment l'opposition aux suppressions d'emplois et à la précarisation, dans le privé comme dans le secteur public, l'augmentation des salaires, du SMIC, des minimas sociaux et des retraites; la défense et le développement des services et de l'emploi publics; la réorientation des richesses du pays vers le développement de productions et de services susceptibles d'engager notre pays dans un tout autre mode de développement fondé sur la satisfaction des besoins sociaux dans le respect des équilibres écologiques.

Signataires: Les Alternatifs, le NPA, le PCF, le PCOF, Gauche Unitaire, le Parti de gauche, le PS, le MRC , La Fédération, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolos-Ecologie Solidaire

Crédit image
Le ReSo

15 février 2009

Ouverture du blog de Gérard Filoche

Gérard Filoche fait partie de ces hommes qui ne gouverneront probablement jamais le pays (on peut d'ailleurs le regretter) mais qui interpelleront sans cesse les dirigeants politiques et économiques au sujet de leurs responsabilités sur notre vie quotidienne et notre avenir.

Les initiés connaissent Démocratie & Socialisme, le site qu'il co anime avec plusieurs de ses compagnons de route, les autres ont appris à connaître ses articles et coups de gueule dans (entre autre), le Sarkophage et Siné Hebdo ou sur les antennes des media audiovisuels qui font encore leur boulot (Les Infiltrés France2)

S'il a toujours accepté le dialogue avec tous ceux qui le souhaitent, nous étions nombreux (dont Slovar les Nouvelles) à penser que sa présence manquait dans la blogosphère.

Et bien, depuis hier c'est fait

Gérard Filoche nous a confié avoir longtemps hésité avant de se lancer dans une nouvelle aventure (son planning professionnel et politique foutrait le tourni à Monsieur "travailler plus") Son problème était de ne pas tomber dans le "travers" de la myriade de politiques qui ont ouvert des blogs (parce que c'est branché) et confié leur gestion et leurs contenus ... à des petites mains communicantes.

Alors, il a pris son temps et a décidé de mettre en ligne un blog qu'il sera le seul à alimenter et sur lequel, il sera le seul à répondre aux internautes.

Son premier texte est un édito dont nous vous livrons ci-dessous quelques extraits :

200 euros mensuels pour tous

On va y arriver. Ça mûrit partout. Du succès massif du 29 janvier, jusqu’au 19 mars en passant par les grèves générales aux Antilles, et par la mobilisation des enseignants, chercheurs et étudiants, l’explosion se prépare. La question des salaires est évidemment centrale et aucun artifice ne l’évitera. Chacun voit que le pouvoir sarkozyste inquiet, essaie d’inventer toutes les parades pour ne pas augmenter les salaires. Il s’agit du partage entre capital et travail, entre actionnariat et salariat : la question est vitale. En Guadeloupe, le patronat avait cédé, dimanche 8 février dans un pré accord : 200 euros pour tous.

Le ministre, homme de paille de Sarkozy, s’est enfui pour ne pas porter seul le refus d’une telle mesure. Il y fallait l’engagement de l’Etat au plus haut niveau. Ce faisant, Sarkozy a brûlé tous les intermédiaires : ainsi ce qui reste de lui va bientôt être à nu face à la revendication populaire incontournable. Il ne s’agit pas du CPE comme en 2006, il s’agit du cœur du pouvoir. 200 euros mensuels, c’est un changement de cap, c’est la dénégation de toutes les théories réactionnaires fumeuses dont Bling-bling nous abreuve pour défendre ses amis banquiers et banqueroutiers. Il leur a donné des dizaines de milliards dont nos salaires manquent ... / ...

La France n’a jamais été aussi riche et la rigueur prétendument due par la « crise » n’est pas pour tous : les patrons du CAC 40 ne gagnent pas moins en 2008 qu’en 2007. La part des cotisations sociales de salariés est passée de 12,8 % à 21, 36 % entre 1980 et 2005, pendant cette même période, la part des cotisations patronales est passée de 40,2 % à 10,5 % ... / ...

Connaissant Gérard et sa réactivité, nous pensons que ce blog devrait rapidement devenir un incontournable des favoris Web de tous ceux qui militent pour un VRAI changement clairement inscrit à gauche

Bienvenue dans la blogosphère Monsieur Filoche

Le blog de Gérard Filoche
http://www.filoche.net

03 décembre 2008

Jean-Marie Bockel : Pour aller à gauche ? ... Prenez à droite !!!

Jean-Marie Bockel ne s'est jamais senti à l'aise au Parti Socialiste. Amoureux jusqu'au ridicule de la troisième voie de Gerhard Schröder et surtout de son modèle absolu Tony Blair, il n'a pas non plus laissé un souvenir impérissables de ses motions (dont le succès d'estime reste toujours à prouver).

En bref, il s'étiolait, ayant compris que Mulhouse était trop petite pour servir de tremplin national. Aussi, lorsqu'il a rejoint le gouvernement comme Secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, de juin 2007 à mars 2008, (contrairement au départ théâtral d'Eric Besson), les élus comme les militants de gauche n'ont pas arboré le crêpe de deuil politique.

En fin de compte, l'histoire politique récente du très croyant Monsieur Bockel ressemble de près à celle d' ESAÜ qui vendit son droit d'ainesse pour un plat de lentilles

Un jour, JACOB préparait un potage (un brouet) alors qu’ESAÜ revenait de courir les champs, épuisé. ESAÜ dit à JACOB : “Laisse-moi avaler de ce roux, de ce roux-là - c’est pourquoi on l’appela EDOM - car je suis épuisé.” JACOB dit : “Vends-moi d’abord ton droit d’aînesse.” ESAÜ répondit : “Voici que je vais mourir, à quoi me servira le droit d’aînesse ?” JACOB reprit : “Prête-moi d’abord serment” ; il lui prêta serment et vendit son droit d’aînesse à JACOB.

L'idée de notre "machiavel" de Président était de destabiliser la gauche et de lui amener des voix de préférences socialistes. Mission bien illusoire en ce qui concerne notre Secrétaire d'Etat qui pris d'une inspiration prétendit «signer l’acte de décès de la Françafrique agonisante».

Mauvaise initiative sanctionnée par le Président. Bockel est viré et remplacé par Alain Joyandet qui ira présenter des excuses de la France pour ses écarts, (en compagnie de Claude Guéant et de Bruno Joubert, respectivement secrétaire général et conseiller Afrique de l’Elysée), au Gabon le 10 avril 2008, à Omar Bongo.

Il deviendra Secrétaire d’Etat chargé de la Défense et des Anciens combattants, auprès du ministre de la Défense ce qui, d'après certaines mauvaises langues, lui laisse du temps compte tenu du nombre actuel d'anciens combattants.

Las, notre homme ne pouvait pas se contenter d'un maroquin et vient de lancer de façon "tonitruante" SON parti politique. Du beau monde s'était déplacé pour cet évènement de portée quasi internationale : François Fillon, Brice Hortefeux, Roger Karoutchi, Rama Yade, Michel Barnier ou encore Yves Jego. Le congrès était placé sous le thème de "la réforme juste, condition de la cohésion sociale".

Une réunion de l'UMP en quelque sorte.

Que lit-on de cette manifestation sur le blog Gauche Moderne

400 militants ou sympathisants avaient fait le déplacement (des délégués de 20 régions étaient présents), et ont donné au Congrès une ambiance chaleureuse et animée soulignée tant par les participants que par les observateurs. Les débats ont été particulièrement riches : avec des invités extérieurs lors des trois tables rondes, « un nouveau pacte économique pour relancer le progrès social », « l’Europe peut-elle équilibrer le capitalisme mondialisé ? », « la mémoire ciment de la cohésion nationale » ; entre militants aussi pour la discussion sur le projet de texte d’orientation, prolongée jusque tard dans la nuit, permettant d’enrichir un texte adopté le dimanche matin à l’unanimité. Près de 100 adhésions ont été confirmées ou enregistrées durant ce week end, (sur place ou sur Internet) permettant à La Gauche Moderne de dépasser les 1.000 adhérents.

- Les médias ont assez largement relayé cette manifestation, chacun dans sa « ligne », favorables ou critiques, mais, de Libération au Figaro, de TF1 à Canal plus, et sur de nombreux sites du web, ils ont noté le fait que s’affirmait un parti à la gauche de la majorité présidentielle et qu’on devrait compter avec La Gauche Moderne. ... / ...

- Plusieurs ministres ont manifesté leur intérêt pour ce nouveau parti et sont venus lui apporter leur soutien, à commencer par le premier d’entre eux, qui, très applaudi, a confirmé la poursuite et l’intensification de la politique de réforme, affirmé la nécessité de « l’ouverture », souligné le rôle joué par La Gauche Moderne et Jean-Marie Bockel dans l’orientation sociale de la politique gouvernementale, et prédit que ce rôle s’accroîtrait encore.

On y croirait presque ... Le grand soir, on vous dit !!!

Mais alors nous direz-vous, et le Président de la République, IL était LA ?

Et là, déception immense. Il n'avait envoyé qu'un message dont la force et la portée vont vous faire mieux comprendre la place de la Gauche Moderne sur l'échiquier politique

MESSAGE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE AU CONGRES FONDATEUR DE LA GAUCHE MODERNE - 29-30 NOVEMBRE 2008 - SURESNES

Chers Amis, C’est avec grande joie que je m’associe à la fondation de votre parti et que je salue tout particulièrement Jean-Marie Bockel qui l’a voulu avec force et ténacité. Vous le savez, la France, l’Europe et le monde traversent une crise financière et économique sans précédent, historique dans les bouleversements qu’elle génère. Le rassemblement de toutes les énergies de notre pays est donc plus que jamais nécessaire. Au moment de créer votre parti, vous vous placez dans une continuité, dans une tradition de gauche qui ne sont pas les miennes. Mais je respecte votre identité. Lorsque j’ai été élu Président de la République, j’ai souhaité l’ouverture. Je veux continuer dans cette voie. Et même aller plus loin aujourd’hui. Pour répondre à la crise, les Français ne veulent pas qu’on arrête le mouvement des réformes que nous avons engagé. Ils refusent l’immobilisme. Ils veulent le changement. Pour cela, il nous faut être rassemblés. J’ai dialogué avec les responsables de la gauche européenne. J’ai trouvé auprès d’eux la même volonté de transformer la société que je trouve aujourd’hui auprès de vous. Ce que vous appelez « la réforme juste » c’est le besoin de modernisation et d’équité que ressentent les Français. Je le ressens comme vous. Je sais que je peux compter sur vous. Vous savez que vous trouverez dans la majorité, écoute et respect. Je souhaite que la gauche moderne rassemble tous ces Français de gauche -éloignés et las des querelles subalternes et dépassées- qui veulent refonder la politique et construire la France du 21ème siècle.

J'en entend qui disent déja, "il s'est pas foulé cette fois Henri GUAINO"

Pour le discours du nouveau président de ce parti, les afficionados pourront le lire en intégralité sur le blog Gauche Moderne

Nous ne résistons toutefois pas de vous livrer l'intégralité de la rubrique "Qui sommes-nous ?"

Qui sommes nous? La Gauche Moderne est un nouveau mouvement politique fondé par Jean-Marie Bockel. Elle revendique son identité sociale-libérale. De centre gauche, elle soutient et nourrit l'action réformatrice du gouvernement. Elle favorisera les dynamiques d'ouverture lors des prochaines échéances électorales.

Si c'est pas de l'ambition ça ?

Et nous terminerons sur la conclusion du discours de Jean-Marie Bockel

Je voudrais ici, maintenant, saluer l’action du Premier Ministre, saluer son courage, sa pugnacité, sa rigueur et sa ténacité sur le terrain des réformes dont notre pays a besoin. Saluer celui qui a su prendre sur lui, dans les moments les plus difficiles, pour rappeler l’ardente obligation, l’urgence et la nécessité de la Réforme. Mais je voudrais aussi saluer celui qui, depuis le premier jour, a témoigné sa confiance et son soutien à la démarche de la Gauche Moderne. Oui, je lui dis ici, en votre nom, merci.

Nous tenons ici un vrai congrès, d’un vrai parti de gauche, c’est à dire qu’avec le millier d’adhérents, qui seront bientôt plus de 1500, avec plus de 150 élus lors des dernières élections municipales, et ceux qui nous ont rejoint depuis, nous avons de vrais débats autour de nos textes, autour d’idées, de conceptions, de propositions pour l’avenir, pour le pays, pour l’Europe. Nous n’avons pas de querelles de préséance, pas de ces médiocres batailles sur des questions subalternes ... / ...

La préparation de notre congrès à été l’occasion que se construise notre parti là où il n’existait pas encore. Il faut reconnaître qu’un vrai courant d’adhésions spontanées, s’est manifesté et se renforce ces derniers jours. Nous avons installé des coordinations régionales dans 20 régions, en Métropole et Outre-mer, dans 45 départements se sont constitué des fédérations départementales actives, qui dès maintenant sont sur le terrain . ... / ...

Nos idées ne cèdent pas à la démagogie de l’extrême gauche, avec ses slogans, en apparence généreux, comme l’interdiction des licenciements. Il est mortifère pour un parti de gauche, qui se voudrait responsable, de reprendre ces slogans irréfléchis, avec l’ambition de gouverner. Car c’est l’échec assuré. Et jamais une majorité de Français ne voudra tenter un échec si clairement annoncé.

Ces derniers jours on m’a beaucoup demandé : « mais au fond, pourquoi ne pas rejoindre la grande fédération des centres en constitution, ce sont comme vous des gens pragmatiques, responsables, européens, sensibles à la question sociale ».

Je répondrai, c’est vrai, sur nombre de sujets nos avis, nos propositions sont voisines, et humainement, force est de constater que nous nous entendons très bien ! ... / ...

Vous le comprenez bien, si c’est une formation toute jeune qui nait aujourd’hui, c’est aussi une formation solide, ancrée dans son histoire, ancrée aussi dans ses alliances, alliances faites de libre adhésion et qui parce qu’elle est libre s’inscrit dans la durée.

Au fait, Bernard Kouchner, Eric Besson ou Fadela Amara devaient avoir des obligations ou piscine ou tennis pour avoir raté l'évènement de cette Gauche Moderne.

Y a pas à dire Etre de gauche à l'UMP c'est un métier ...

Crédit photo
Rue 89

01 décembre 2008

Communiqué de : Pour la création d'un nouveau parti anticapitaliste en France

Des responsables NPA/LCR nous ont fait parvenir un communiqué signé par Olivier Besancenot, Alain Krivine et Roseline Vacchetta.

Conformément aux engagements pris par Slovar les Nouvelles, concernant les communiqués des partis de gauche qui nous envoyés, nous publions celui-ci en intégralité ci-dessous.

Notre mouvement politique, la LCR, est sortie des braises de mai 68, il y a quarante ans.

Dans moins de deux mois, nous allons la dissoudre. Si nous voulons le faire, ce n’est évidemment par pour prendre nos charentaises. Au contraire : il n’y a pas pas moins de raisons, mais plus de raisons de se révolter aujourd’hui qu’en mai 68.

Si nous avons pris cette décision, c’est parce que nous proposons de fonder avec d’autres un nouveau mouvement politique plus important que la LCR, un mouvement politique mieux implanté, dans toutes les entreprises, tous les établissements scolaires, toutes les villes et tous les villages, dans tous les quartiers populaires. Qu’existe un nouveau parti anticapitaliste, contre les discriminations, écologiste, féministe, pour la transformation révolutionnaire de la société est une nécessité absolue.

Si nous avons pris cette décision, c’est parce que nous pensons qu’aujourd’hui, des millions de salariés, de jeunes, de chômeurs, de précaires, de femmes et d’hommes ont envie qu’une gauche digne de ce nom prenne son essor. Une gauche pour tenir tête à Sarkozy en s’opposant méthodiquement à sa politique. Une gauche pour lancer la contre offensive face à cette minorité privilégiée qui s’en met plein les poches, ne nous laisse que les miettes et cherche à nous faire payer la crise. Une gauche internationaliste, solidaire de tous les peuples qui luttent pour leur libération. Une gauche qui veut préserver la planète des guerres et du réchauffement climatique.

La crise profonde du capitalisme met en lumière l’absurdité, le caractère totalement dépassé, la monstruosité de ce système qui se nourrit de l’exploitation et détruit l’environnement. Elle renforce notre détermination pour y mettre un terme.

Mais nous n’avons que faire d’une gauche de la conjuration des égos, dirigée par des énarques qui n’ont aucune idée concrète de ce qu’est la misère ou la difficulté à joindre les deux bouts. Le spectacle lamentable du congrès de Reims achève de discréditer la direction du PS qui se met à plat ventre devant Sarkozy et les privilégiés.

Nouveaux venus en politique, ou venus de diverses traditions, socialiste, communiste, écologiste, libertaire, révolutionnaire, nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir faire du neuf !

Le nouveau parti anticapitaliste (c’est son nom provisoire) est aujourd’hui un mouvement de plus de 400 comités composé de milliers et de milliers de membres. Il va organiser son congrès de fondation à la fin du mois de janvier.

Nous savons que parmi vous, nombreux sont celles et ceux qui applaudissent ce projet mais confient à d’autres le soin de s’y engager. D’autres hésitent. D’autres encore nous disent attendre que nous ayons fondé le parti pour pouvoir y entrer. Nous vous le disons sans détour : nous avons besoin de vous toutes et de vous tous ! Et sans attendre ! Car pour propulser le NPA, il faut que nous soyons les plus nombreux possible à le fonder.

Rassurez-vous, nous ne voulons pas vampiriser tout votre temps libre, ni siphonner vos maigres revenus. Chacune et chacun trouvera sa place, à son rythme, avec ses moyens et ses envies. Nous avons juste besoin de vous, de votre énergie, de vos (saines) colère, de votre refus de l’intolérable, de votre fraternité. Chiche ?

Bien à vous,

Olivier Besancenot, Alain Krivine, Roseline Vacchetta, porte paroles de la LCR

NPA 2009
Espace Facebook

20 novembre 2008

Communiqué du "Parti de Gauche"

Slovar les Nouvelles l'a souvent écrit : Tous ceux qui lui envoient des informations concernant la gauche et son avenir sont les bienvenus. Fidèles à nos engagements, nous publions les communiqués de TOUS ceux qui nous les ont fait parvenir.

L'équipe de Jean-Luc MELENCHON nous a fait parvenir un communiqué concernant la réunion de lancement du "Parti de Gauche" le 29 Novembre 2008.

Petites et grandes, les bonnes nouvelles se succèdent. Grâce à l'intervention de la majorité de gauche de la ville de Saint-Ouen (93), nous disposons enfin d'une salle pour notre grande réunion publique de lancement du 29 novembre. C'est un espace immense et magnifique, le gymnase de l'Ile-des-Vannes à l'Ile-Saint-Denis. Maintenant, c'est la course pour l'aménager ! Une urgence succède à une autre. Nous résolvons toutes les difficultés une à une avec une seule et même "recette" : l'aide spontanée que nous proposent tous ceux qui veulent nous soutenir. Dès lors tous les obstacles s'effacent. Si l'on pouvait résoudre de la même manière la recherche de notre local...

Et puis la grosse bonne nouvelle de la semaine, c'est bien sûr le résultat de la rencontre entre le PG et le PCF. Cela faisait longtemps que l'on n'avait pas vu des responsables de gauche heureux de se retrouver !

Car la convergence entre le PG et PCF rend possible un front large et ouvert de rassemblement pour les prochaines élections européennes. C'est un chemin qui s'ouvre pour tous ceux qui veulent exprimer la volonté majoritaire à gauche d'une autre Europe démocratique et sociale en rupture avec le traité de Lisbonne et les traités européens actuels. Et pour nous, c'est la confirmation quasiment immédiate que la fondation du Parti de Gauche ouvre de nouveaux horizons à la gauche.



Sources, crédits et contacts
Parti de Gauche http://www.lepartidegauche.fr/

04 janvier 2008

Berluskozysme

Article de Laurent FABIUS publié sur LIBERATION

"Le Président français aimerait, paraît-il, qu’on le compare à la chancelière allemande, Madame Merkel. Après huit mois d’exercice élyséen, une autre comparaison vient malheureusement plutôt à l’esprit : Sarkozy-Berlusconi.

Avec le berlusconisme, le sarkozysme partage en effet au moins trois traits essentiels. D’abord le rapprochement entre la droite et l’extrême droite. N’oublions pas que c’est ce rapprochement qui explique les résultats électoraux dans la France actuelle comme dans l’Italie d’hier. Certains s’en réjouissent, y voyant la réintroduction dans le champ républicain d’un électorat autrefois latéral. Voire ! C’est oublier que l’opération comporte un prix lourd : tests ADN requis pour filtrer les étrangers, chasse aux sans papiers jusque dans les écoles, rupture désormais marquée avec notre tradition laïque, approche simpliste de la situation des banlieues - sur ces points, le Président français se retrouve plus proche des thèses du Front national que du gaullisme qu’il a manifestement passé par dessus bord.

En politique extérieure aussi, beaucoup d’aspects rapprochent M. Sarkozy et l’ancien Président du Conseil italien. Nous sommes - et c’est très bien ainsi - les amis et les alliés du peuple américain. Cette amitié et cette alliance ne justifient pas un quasi-alignement sur la politique bushiste ni en Irak, ni en Iran. Elles n’impliquent pas davantage la banalisation programmée de la position française au sein de l’OTAN. Avec, en prime, une certaine complaisance concernant des atteintes aux droits de l’homme.

Enfin et surtout, M. Berlusconi a bâti son pouvoir personnel sur sa domination des médias, M. Sarkozy emprunte le même chemin. Sans doute ne possède-t-il pas lui même directement ces médias, c’est l’affaire de quelques proches. Mais le système est tout autant cadenassé et anti-démocratique. C’est bien un régime nouveau qui a commencé de s’établir où s’additionnent tristement révérence et concentration autour de certaines puissances d’argent, confusion entre le peuple et le people, mépris pour les contrepoids traditionnels de la démocratie.

Certes, le Président français comme son alter ego italien ne manque ni d’énergie, ni de talents. Certes, sa victoire n’a été possible que par la conjonction de la lassitude envers l’immobilisme précédent et de la défiance envers la gauche. Une gauche divisée, souvent porteuse non pas comme elle le devrait, d’une vision mobilisatrice pour l’Europe et pour la France, mais d’une alternative décevante entre télévangélisme égotiste et arrangements mollassons.

Mon pronostic ? Le berluskozysme français n’apportera pas plus de résultats économiques et sociaux que son cousin transalpin. L’innovation industrielle sociale, écologique, démocratique, culturelle, qui serait indispensable à notre pays ne sera pas au rendez-vous. Le pouvoir d’achat du plus grand nombre, salariés et retraités, stagnera quand il ne régressera pas. Les chiffres du chômage ne reculeront que sous l’effet mécanique de la démographie. Et les quatre grandes menaces mondiales - terroriste, nucléaire, climatique, financière - feront l’objet sans doute de moulinets médiatiques, mais, je le crains, d’aucune initiative vraiment décisive du président français. Quant au débauchage de quelques personnalités autrefois de gauche attirées par l’odeur de la soupe, ce n’est pas lui qui changera la donne.

Faut-il alors se décourager ? Certainement pas ! Le début d’année est propice aux bonnes résolutions. Je formule celle-ci, avec détermination : face au berluskozysme, il est temps de relever le défi... et la tête"


Sources et copyrights
Libération
Le site de Laurent FABIUS

23 novembre 2007

Résistance sociale

"La vraie force de Sarkozy, ce n'est pas qu'il est partout, c'est que la gauche est nulle part!" "Il ne leur en faut pas beaucoup pour se laisser endormir!"

Si seulement ces déclarations pouvaient mettre fin aux manoeuvres fratricides au PS et remettre le PC en marche, Olivier aurait fait un beau cadeau aux militants et sympathisants de gauche.

Pendant la campagne des législatives, les candidats de gauche sont venus expliquer aux français qu'il ne fallait pas de "vague bleue" à l'assemblée. Ils les ont entendu.

Alors, ce n'est pas dans 5 ans qu'il faudra venir demander de nouveaux mandats si l'apathie ou le désaccord sont de mise dans l'intervalle.

Prouvez, mesdames et messieurs les députés de l'opposition de gauche que le mandat que vous avez reçu sert à défendre ceux qui vous ont élu et pas à nouer des alliances improbables ou faire carrière.

Au boulot, de suite et .... ensemble !!!