13 juin 2011

Bernard Tapie : Nouveau « président du pouvoir d'achat » ?

Le site bernardtapie.com affirme proposer : « des solutions dans de nombreux domaines pour dépenser moins et mieux ». Plus insolite, il se propose de venir en aide aux : « fichés, surendettés et débancarisés » !

« Fichés, surendettés et débancarisés » unissez-vous ! ... sous la bannière de Bernard Tapie. C'est le sens de l'appel insolite que l'on peut trouver sur le site bernardtapie.com, fondé par Laurent Tapie en avril 2009

Sur ce site, on peut aussi lire la profession de foi du fondateur : « (...) Depuis la crise des subprimes, qui n’a épargné personne, il y a aujourd’hui, plus que n’importe quand depuis 20 ans, un véritable problème de pouvoir d’achat en France (...) » et précise t-il : « (...) Bernard et Laurent Tapie ont décidé d’unir leurs efforts (...) » et un peu des ... 285 millions d'euros, attribués par une décision, qui pourrait valoir, à Christine Lagarde, le 8 juillet prochain, une éventuelle enquête de la Cour de Justice de la République, pour abus d'autorité.

Mais, n'anticipons pas, et lisons plutôt, les missions et cibles de ces apôtres du pouvoir d'achat, que n'aurait pas rénié, notre Président de la République ... lorsqu'il était candidat !

« Mission : Redonner du pouvoir d'achat à tous les français en leur permettant de faire des économies (immédiatement). En leur permettant de trouver de nouvelles sources de revenus et de se constituer un patrimoine (dans quelques mois) (...) La cible : Ceux qui subissent le plus la crise (les 50% des français qui gagnent le moins) (...) »

Et de promettre : « En prenant à chaque fois LE TIERS de l’économie maximale possible avec BernardTapie.com, pour chaque poste du budget sur lequel nous proposons des solutions, l’économie théorique totale permettrait à ces ménages, en moyenne, de plus que TRIPLER l’argent disponible restant en fin de mois (+269% d’augmentation) (...) »

Pour en revenir aux « Fichés, surendettés et débancarisés » le portrait de Bernard Tapie en page d'accueil, annonce : « On compte 4 millions de malendettés, fichés, ou débancarisés. Nous sommes en train de concevoir des solutions pour les aider. Mais nous avons BESOIN DE VOUS. Rejoignez notre combat ! »

On pourra toutefois s'étonner, que les organismes financiers, partenaires du site de Courtage lui même partenaire de ... bernardtapie.com , qui propose des : « Rachat de prêt immobilier, rachat de crédit à la consommation, rachat crédit auto » n'ait pas d'ores et déja, rejoint ce combat et proposé immédiatement d'innovantes « solutions pour les aider » mais, si l'on en croît Le Progrès, bernardtapie.com compte faire encore plus fort, puisqu'il ne viserait pas moins que : « (...) la création d’un fonds de garantie pour les interdits bancaires (...) »

En attendant que les malendettés, fichés, ou débancarisés puissent bénéficier de ce fond de garantie, le gouvernement par décision de : « Roselyne BACHELOT-NARQUIN, Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Eric BESSON, Ministre chargé de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique, et Frédéric LEFEBVRE, Secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et moyennes entreprises » a décerné le premier : label « Tarif social mobile » à L'offre mobile ... BernardTAPIE.com. Comme nous l'apprennait Publinews

Il va s'en dire, que ceux qui avanceraient l'idée, que cette attribution soit issue d'une proximité avec le Chef de l'Etat, auraient tord ! Puisque, comme l'affirme Bernard Tapie : « J’ai dit cent fois et je redis que je ne suis pas un ami de Nicolas Sarkozy » même si, fait remarquer Le Progrès : « Bernard Tapie a organisé et assisté à l’entretien d’embauche de Bernard Kouchner comme ministre des Affaires étrangères »

Mais comment condamner un bienfaiteur de l'humanité qui explique aux exclus de la consommation : « (...) Nous ne pouvons pas toujours nous reposer sur les pouvoirs publics, quels qu'ils soient, et quelle que soit leur volonté. Les citoyens eux-mêmes doivent être conscients, volontaires et actifs (...) » Ce qui est encore plus vrai, depuis que Frédéric Lefebvre a offert un enterrement de première classe aux actions de groupe (class action à la française) !

Et dire que, la Cour de Justice de la République pourrait compromettre les chances des : 4 millions de malendettés, fichés, ou débancarisés de retrouver ... du pouvoir d'achat pour lequel, les pouvoirs publics, ne peuvent décidément rien !


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La Voix Eco

10 juin 2011

Plantation de vignes : L'Europe veut-elle réhabiliter la piquette ?

Théoriquement, en 2019, la liberté de planter de la vigne en Europe sera totale. Afin, dit la Commission européenne, d'accroître la productivité des vins européens. Retour vers un passé où les producteurs gagnaient (mal) leur vie en produisant médiocre ?

En 2008, un texte passé inaperçu du grand public : « (...) après de longs débats, les Etats et les institutions européennes étaient tombés d'accord sur une libéralisation progressive du droit de plantation des vignobles (...) » Nous rappelle Eurativ Très exactement : « (...) l'Union européenne a programmé la fin du régime des droits de plantation à compter du 1er janvier 2016, les états membres conservant la possibilité de les maintenir jusqu'en 2018 (...) »

A cette époque, la France seule opposante, n'avait pu que s'incliner et prendre acte de cette décision.

Or, le sujet revient sur le devant de la scène, puisque en France, les députés toutes tendances confondues ont décidé : « (...) d'enregistrer au sein de la commission affaires économiques une proposition de résolution européenne pour revoir cette règle et maintenir ces contraintes »

Et cette fois-ci, contrairement à 2008 : « Les ministres de l'Agriculture de neuf pays européens (Allemagne, France, Italie, Chypre, Luxembourg, Hongrie, Autriche, Portugal et Roumanie) ont écrit à la Commission pour demander le maintien, au-delà de 2015, d'un encadrement des droits de plantation au niveau de l'ensemble de l'UE et pour l'ensemble des catégories de vins »

Au delà du fait, que le productivisme et la compétitivité avec le « nouveau monde » sont mis en avant par la Commission européenne, il est étonnant de constater que pendant des années, la Commission a fait ... le contraire, en ne cessant de favoriser l'arrachage des vignes, au nom de la qualité !

En 2004 le Monde écrivait : « La crainte d’une surproduction a toujours été l’obsession communautaire, surtout après l’adhésion de l’Espagne, qui possède le plus grand vignoble du monde. Le premier objectif des aides a donc été de limiter les productions par des aides à l’arrachage des vignes. Entre 1988 et 1997, 2,5 milliards d’euros de « primes à l’abandon définitif » ont été dépensés en Europe à cet effet (...) pendant vingt ans, l’UE a accompagné la transformation du vignoble européen. Les surfaces ont été réduites de 10 % (500.000 hectares dont 100.000 en France), même si l’arrachage a surtout concerné des vignes de faibles rendement, la production a été contenue et la restructuration du vignoble a été opérée (...) »

En 2006, La commissaire européenne à l'Agriculture, Mariann Fischer Boel déclarait : « (...) En dépit de notre tradition et de la qualité de tant de vins communautaires, le secteur est en proie à de graves difficultés (...) L'Europe produit trop de vin qui ne trouve pas de débouchés (...) Nous consacrons beaucoup trop d'argent pour écouler nos excédents au lieu de renforcer notre qualité et notre compétitivité (...) » - Toute L'Europe

Tout ça pour en arriver à une : « libéralisation progressive du droit de plantation des vignobles »

« (...) comment justifier qu'au moment où l'Union européenne décide de libérer les droits de plantation, elle prépare cette libéralisation par une politique d'arrachages massifs ? (...) Les États producteurs se sont souvent opposés à ces arrachages massifs, qui étaient socialement trop brutaux et économiquement discutables puisque l'arrachage massif conduisait à décimer un potentiel de production. Mais personne ne pouvait s'attendre à ce que cette politique d'arrachage soit... le prélude à une politique d'expansion (...) » pouvait-on lire dans la Proposition de résolution européenne, présentée, au nom de la commission des affaires européennes, et émise par des sénateurs, le 10 février 2011

Quelles conséquences, si le texte était finalement appliqué ?

« (...) Les conséquences seraient un déséquilibre entre l'offre et la demande. Le détournement de notoriété ferait que l'on pourrait exploiter un vignoble à l'intérieur même d'une appellation. Des délocalisations avec dommages collatéraux, entraînant problèmes d'emploi et même, la disparition des petites exploitations (...) affirme le parlementaire Philippe Martin qui ajoute : « Cette décision de la fin du régime de droits de plantation est calquée sur le modèle du Nouveau monde : Australie, Argentine (...) Ils sont en crise aujourd'hui, notamment l'Australie (...) »

Effectivement, où est la logique dans cette affaire ? Alors qu'années après années, les pouvoirs publics n'ont cessé de se féliciter, du fait que les populations buvaient : « moins mais mieux » ! Est-il utile d'innonder le marché européens de ces « petits vins » bas gamme qui correspondraient à un pouvoir d'achat ... en baisse chez les consommateurs ?

Et enfin, souhaite t-on à terme retomber dans la situation des années 1900 où : « De 1900 à 1906, la production de vin du Languedoc, aidée par l'introduction des ceps venus d'Algérie, venus remplacer ceux malades du phylloxéra, permettait de grimper de 16 à 21 millions d'hectolitres (...) La surproduction se soldait vite par une mévente et une chute brutale des prix. Ceux-ci sont divisés par deux ou par trois en quelques années (...) »

Mais visiblement, le productivisme assassin, au nom de la « compétitivité » a toujours le vent en poupe à la Commission européenne !


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ADO

09 juin 2011

Thierry Saussez : Promoteur de l'optimisme ... sarkozyste !

Probablement frustré par son éviction à la tête de la communication gouvernementale, Thierry Saussez vient de publier un livre de conseils destiné à rendre aux français leur optimisme et à voter pour ... Nicolas Sarkozy en 2012 !

Eloigné de la communication gouvernementale, pour avoir été fort dispendieux, Thierry Saussez essaye de rebondir. Il le fait au travers d'un livre bourré de conseils, citations et de statistiques : « Manifeste pour l'optimisme »

Statistiques qu'il voue aux gémonies, comme l'Internet, les média anxiogènes et les socialistes qui : « (..) continuent à publier des propositions sans jamais dire comment elles sont financées (...) » N'oubliant pas au passage d'expliquer que : « (...) Nicolas Sarkozy est dans la vraie vie, n'a pas de double discours et déborde d'énergie qui le fait sillonner le monde pour réguler la finance internationale et faire reculer la spéculation (...) »

Si tout le monde a oublié ses campagnes sur le pouvoir d'achat : « Pouvoir d'achat, vous êtes impatients ? Nous aussi » ou celle sur les TMS qui montrait un coude en train de parler, ou bien celle du grand emprunt . Ainsi que l'échec de son idée de propagande, qui consistait à mettre en place, une « émission de communication gouvernementale ». D'autres se souviennent par contre, qu'en pleine crise économique, celui-ci réclamait une hausse de 300% du budget de communication du gouvernement !

Je suis certain que ça ne vous étonnera pas, mais, lorsque j'ai lu « indignez-vous » de Stéphane Hessel, j'ai pensé au parcours de ce « jeune homme » de 93 ans et sa puissance de conviction. Par contre lorsque j'ai lu le dernier opuscule de Thierry Saussez, j'ai immédiatement pensé aux millions d'€ dépensés pour faire fonctionner france.fr, la fameuse vitrine de la France sur le Net

Néanmoins, Thierry Saussez l'affirme dans l'avant propos de son livre : « J'avais commencé mon ouvrage lorsqu'est sorti un best-seller inattendu, un petit livre d'à peine trente pages intitulé : Indignez-vous ! (...) J'ai trouvé dans ce livre bien des poncifs (...) la machine à déprimer, l'angle systématiquement négatif (...) le yaka, faut qu'on pour tout faire financer par l'état providence (...) »

Et Saussez de fustiger : « (...) la nostalgie d'un passé qui ne reviendra jamais (...) »

Non, ce qu'aime Saussez, c'est le modernisme ... du journal de 13H00 de TF1 ! Qualifié par lui de « moins anxiogène » que les autres, au fait qu'on y : « (...) trouve toujours du frais, de l'original, du positif (...) on va sauver des platanes du canal du Midi (...) une maison de retraite met des animaux de compagnies à disposition de ses pensionnaires (...) On sait tout de l'épicerie-café-boulangerie d'une petite commune de 250 habitants de la Manche qui connaît un succès fou avec ses brioches (...) on part régulièrement à la rencontre des français sur le terrain pour partager la vie quotidienne de postiers, marins-pêcheurs, agriculteurs (...) »

Ainsi, selon Saussez, nous cultiverions à tord, la défiance envers : la religion, l'histoire, la politique et surtout (il insiste tout particulièrement sur ce point) : L'argent. Mais aussi l'économie de marché, la compétition et la mondialisation.

Ce qui, vous en conviendrez, est assez farce, lorsqu'on sait que les « clients» de Thierry Saussez auront été : Jacques Chirac, Edouard Balladur, Nicolas Sarkozy, ainsi que des chefs d'état européens et africains, qui ont utilisé des fonds publics, pour se payer ses talents. Et, anecdote : qu'au niveau français il est membre et élu de l'UMP.

Au delà de ce livre qui se veut selon Saussez, une réponse à : « (...) ce monde virtuel dans lequel nous exagérons nos souffrances, nous recourons à la victimisation et nous cherchons des boucs émissaires » (S'adresse t-il à Claude Guéant -immigration - ou Laurent Wauquiez - RSA - ? ) Il a également créé un site web sur lequel il nous propose de devenir : ambassadeur de l'optimisme précisant : « Ne vous indignez pas. C’est sans espoir et sans solution » et nous invite à jouer à : Quel optimiste êtes vous ? Permettant de gagner : une paire de Lunettes « Alain Afflelou » en édition limitée.



Pas certain que ça déride des français, préoccupés par : l'emploi, le pouvoir d'achat, la santé et la qualité des soins, l'école et la qualité de l'enseignement, les inégalités sociales, le logement, ...

Mais, probablement que la première préoccupation de Thierry Saussez est de retrouver un CDD ou une prestation lucrative ... pour la campagne de 2012. L'optimisme est peut être à ce prix ... en ce qui le concerne !

Manifeste pour L'OPTIMISME
Plon Edition

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Public Sénat

08 juin 2011

Titulaires du RSA : Mettez vous à la peinture ou à la sculpture !

« tu verras jamais une toile de maître chez un pauvre » disait Bigard, le comique préféré du Président, dans un de ses sketchs. Après tout, doit-on penser à l'UMP : si les pauvres produisaient des oeuvres d'art, ils ne seraient pas soumis à l'ISF !

Au gouvernement et à l'UMP, on est spécialiste de l'embrouille. En effet, pendant que les douanes viennent de communiquer, les chiffres désastreux du commerce extérieur : « En avril le déficit enregistré a été de 7,14 milliards d'euros. Il s'agit du plus mauvais résultats enregistré par la balance commerciale française » On continue à fustiger les titulaires du RSA.

Autre embrouille que dénonce l'opportuniste ou naïf (au choix) Martin Hirsch : le possible financement de l'allègement de l'ISF en utilisant une parti des fonds du RSA !

« (...) Il ne faut pas se laisser faire par des entourloupes. Les bénéficiaires du RSA, en fait, ils rapportent ! (...) l’argent que l’on a consacré au RSA ne va pas au RSA » Et d’expliquer que : « les recettes de la taxe créé pour financer le RSA (1,5 milliards l’an dernier) ne vont que pour partie au financement du dispositif. Il y a des excédents, 999 millions d’euros en 2010. Où vont-ils ? (...) »

Mais loin de tout ça, les députés de l'UMP ont une vision précise, de ce qui est beau et essentiel, et de ce qui est laid et inutile.

En effet, soutenus par le Président, qui a déclaré que « C'est une stupidité », ils ont balayé d'un revers de manche, l'amendement d'un des leurs, Marc Le Fur, qui avait eu l'idée « saugrenue » de vouloir : intégrer les oeuvres d'art dans l'assiette de l'ISF.

Car, s'il est possible de contrôler les titulaires du RSA à domicile, à l'aide de brigades antifraude, , il n'est pas possible de faire de même, pour les propriétaires d'oeuvre d'art, comme l'a expliqué Nicolas Sarkozy : « (...) cela donnerait la possibilité à l'administration fiscale de rentrer dans les domiciles des gens pour contrôler les déclarations, et ferait disparaître toute une part du marché des oeuvres d'art en France »

Et oui, les riches ont du goût et les pauvres pas du tout ! A tel point que : « tu verras jamais une toile de maître chez un pauvre et d'ailleurs, t'en verra jamais un au bras d'un top model » comme disait Bigard.



Alors pauvres de France qu'attendez-vous pour vous mettre à l'art et profiter des : « effets toniques que l'exclusion des oeuvres d'art de l'assiette de l'impôt sur la fortune a eu sur le marché français » comme l'explique Jean-jacques Aillagon

Mais, comment pourriez vous, alors que vous dépensez votre RSA dans de vulgaires parcs d'attraction, élever votre culture et votre goût du beau, alors que vous ne fréquentez jamais le Château de Versailles !

Le Figaro, dont le propriétaire est l'avionneur le plus assisté de France, vous a d'ailleurs, décrit : « (...) Dans le milieu de l'insertion professionnelle, on connaît bien ces demandeurs d'emploi qui ne demandent plus grand-chose, sinon de rester chez eux devant la télévision (...) Leur univers se résume à un gros sofa face à un immense écran plat qui ronronne en permanence pour meubler la solitude (...) Depuis, le RMI a été remplacé par le RSA, mais « les canapés » sont toujours là, aussi nombreux qu'avant. Peut-être plus nombreux même, disent ceux qui, à l'instar de Laurent Wauquiez, voudraient bien les envoyer travailler gratuitement quelques heures par semaine. Histoire d'offrir une «contrepartie» à la collectivité. Pour les obliger aussi, tout simplement, à se lever de leur canapé (...) »

Dans ce cas, que pouvez-vous comprendre au : « climat psychologique épouvantable parmi les collectionneurs qui ne vendraient plus en France, cacheraient leurs biens ou les sortiraient du pays (...) » clamé par Frédéric Mitterrand

Alors, que n'attendez vous pour vous mettre à la peinture ou à la sculpture ? Et même prendre ... une carte à l'UMP, dans la mesure où celle-ci a décidé, de respecter votre faible pouvoir d'achat, en baissant son prix à 10 € !

Et oui, amis pauvres et assistés, avec l'UMP : Tout devient possible !


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Jean Boccacino

07 juin 2011

Programme UMP : Le COPE/collé des organisations patronales ?

Jean-François Copé vient de confirmer une partie des propositions économiques et sociales de l'UMP pour les élections de 2012. Enfin du moins la version « politique » des demandes des organisations d'employeurs !

Jean-François Copé vient dans une interview au Journal des Entreprises, de donner la vision de son mouvement, sur les réformes économiques et sociales que celui-ci proposera pour les élections de 2012. Or, au mot près, celle-ci correspond aux demandes exprimées par le Medef et la CGPME. Commençons ce petit jeu des ressemblances et ce que ces « réformes » impliqueraient pour les salariés.

Journal des Entreprises : Dans quelques jours, l'UMP tient une convention sur la justice sociale, qui fera écho au débat sur l'assistanat lancé par Laurent Wauquiez. Quels sont les enjeux de ce rendez-vous?

Jean-François Copé : « Avec le Revenu de solidarité active (RSA), nous avons posé les bases d'une société qui ne confond pas solidarité et assistanat (...) »

UIMM (Medef) le 23/05/2011 : (...) l'UIMM a mis ses propositions sur la table. Au-delà de mesures d'économies de gestion, le groupe de travail présidé par l'universitaire Jacques Bichot suggère (...) de faciliter le maintien ou la remise au travail des assurés sociaux plutôt que de privilégier le subventionnement de leur inactivité »

Journal des Entreprises : Où en est-on au sein de l'UMP sur les 35heures?

Jean-François Copé : « En juillet il y aura une convention sur ce sujet, mais aussi sur la refondation sociale. La question du temps de travail doit être abordée par branche et par entreprise (...) »

Medef le 5/01/2011 : « Le concept d'une durée légale qui serait la même pour tout le monde et tout le temps est obsolète. Il convient de faire confiance aux partenaires sociaux et de leur permettre de déterminer ensemble la durée optimum par branche ou par entreprise »

Journal des Entreprises : Le coût du travail est souvent vu comme un frein par les chefs d'entreprise. Que pouvez-vous leur proposer ?

Jean-François Copé : « (...) un nouveau contrat social étendant le champ de la négociation au temps de travail, par branche, doit être imaginé pour redonner de la souplesse aux entreprises (...) »

UIMM (Medef) : « (...) l'UIMM propose que des accords collectifs permettent « d'ajuster », à la hausse comme à la baisse, temps de travail et salaire (...) »

Implication pour les salariés ?

Très importante, comme le montrait Intox2007, citant un article des Echos : « (...) Si le Medef estime que le chantier n'est pas assez mûr pour une négociation avec les syndicats, il a fixé hier deux pistes à « travailler sérieusement » : passer à une durée du travail conventionnelle plutôt que légale. Il reviendrait ainsi à la négociation, au sein de la branche ou de l'entreprise, de fixer un « optimum » de temps de travail pour les salariés. Deuxième piste, changer la durée de référence : au lieu de se caler sur une durée hebdomadaire du travail, qui déclenche les heures supplémentaires mieux rémunérées, la durée de référence pourrait être « mensuelle, trimestrielle ou annuelle ». Le Medef regarde avec envie les entreprises allemandes, où des accords se nouent autour du triptyque durée du travail-salaire-emploi, y compris pour aboutir parfois à des baisses de salaire (...) »

Jean-François Copé : « (...) C'est pourquoi doit être aussi envisagé un transfert des cotisations sociales sur la TVA pour alléger les charges pesant sur les entreprises et les salariés et éviter ainsi les délocalisations (...) »

Medef le 5/01/2011 : « (...) La question du coût du travail ne saurait être sérieusement abordée sans une réflexion approfondie sur la protection sociale, sa gestion et son mode de financement (...) »

Journal des Entreprises : Quels sont les enjeux fiscaux du prochain quinquennat selon l'UMP ?

Jean-François Copé : « Outre la TVA anti délocalisation pour améliorer le financement de la Sécurité sociale, je suis assez favorable à une fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG (...) »

UIMM (Medef) : « Le groupe de travail suggère par ailleurs de fusionner l'impôt sur le revenu (IR) et la CSG, et de l'affecter au financement de la protection sociale (...) »

Journal des Entreprises : Que faut-il faire pour aider les entreprises à grandir ?

Jean-François Copé : « Cela doit s'inscrire dans une stratégie économique. La priorité est de faire du prochain quinquennat celui des PME conquérantes (...) Il faut donc déverrouiller tous les obstacles qui empêchent les petites entreprises de grossir en revoyant les seuils sociaux et les contraintes administratives (...) »

Vieille demande de la CGPME, qu'elle réclame notamment, depuis 2007 : « Jean-François ROUBAUD regrette cependant que (...) Grandir devrait être la tendance naturelle et ne pas être une difficulté comme ça l’est aujourd’hui. Cela conforte une des demandes portées par la CGPME, celle d’atténuer les contraintes administratives et financières liées aux seuils sociaux. Ce sont des freins à l’embauche et à la croissance »

Implication pour les salariés

Peu sensible sur les entreprises de moins de 20 salariés (ce qui représente environ 97% des entreprises françaises) elle pourrait toutefois, remettre en cause l'obligation de l'élection de délégués du personnel. Par contre, en ce qui concerne les entreprises de 50 salariés, le réveil des salariés pourrait être douloureux : Quid du comité d'entreprise, des délégués syndicaux, des modalités de licenciement, de l'obligation d'un plan senior, de la prévention de la pénibilité au travail , des accords collectif sur l’égalité professionnelle , ... auxquels sont actuellement tenues ces entreprises, au cas où, elles ne seraient plus applicables qu'à partir de 250 salariés ?

En fin de compte, il ne reste plus à l'UMP que proposer la liquidation des prud'hommes qui, selon Laurence Parisot « insécurisent les employeurs » déjà mise en route par Eric Woerth , comme nous l'expliquait Gérard Filoche, pour redécouvrir : les conditions du salariat du début du XXeme siècle pour parfaire ce COPE/collé !



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L'Express

06 juin 2011

Crise économique : Heureux comme des commissaires européens ?

Depuis le début de la crise financière et économique la Commission européenne exige la plus grande rigueur de gestion aux pays membres. Rigueur qu'elle semble hésiter ... à s'appliquer !

Ce n'est pas la première fois que la Commission européenne se fait épingler pour ses frais de fonctionnement. En effet : en Février 2010, AFP et LCI/TF1 indiquaient qu'en 2009 : José Manuel Barroso avait dépensé 730 230 euros en frais de déplacements.

Dans la mesure où avec le temps, tout s'oublie, on aurait pu en rester là. Mais c'était sans compter sur le Bureau of Investigative Journalism qui publiait le 1 juin 2011 un rapport/enquête sur les dépenses de la Commission Européenne : « Dépenses des commissaires européens en jets privés, hôtels de luxe et cocktails »

Que peut on lire dans le rapport/enquête ?

Extrait du communiqué de Presse: « (...) Notre enquête indique que des commissaires se déplaçaient en jet privé et offraient des bijoux Tiffany à leurs invités, à l’heure même où les Européens subissaient compressions budgétaires et plans de sauvetage du FMI. L’enquête menée par le Bureau of Investigative Journalism révèle :

Plus de 7 500 000 € dépensés en jets privés pour les déplacements de commissaires entre 2006 et 2010

28 000 € en note d’hôtel pour le président Barroso et la délégation de huit personnes qui l’accompagnait à New York : quatre nuits au Peninsula Hotel où le tarif moyen des suites est de l’ordre de 780 € par nuitée

Les orateurs invités à parler à la Commission se sont vu offrir bijoux, boutons de manchettes et stylos plume Tiffany, soit un total de 20 000 € dépensés en cadeaux pour les visiteurs entre 2008 et 2010 (...)

Plus de 300 000 € ont été dépensés en événements décrits par l’UE comme des « cocktails » en 2009. La facture s’élevait à 75 000 € pour un événement subventionné par l’Agence exécutive pour la recherche à Amsterdam, décrit comme « une soirée de merveilles comme aucune autre… technologie de pointe, œuvres d’art provocatrices, le tout accompagné de cocktails dernier cri, de prestations artistiques surprenantes et des meilleurs DJ (...) »

Ce à quoi, le Guardian qui a étudié le rapport ajoute :

« (...) Plus de 42 millions de virements ont été effectués entre 2007 et 2009 au profit de personnes physiques dont les noms sont gardés anonymes par la Commission » Et même si le Guardian indique que ces virement ont été en 2009 de : un peu plus de 1 million d’euros il précise que pour 2008 ils étaient de ... 27 millions !

En outre : « (...) 381 millions d’euros ont financé des « activités confidentielles », que la Commission refuse de révéler pour des raisons de sécurité. Rien que pour 2009, ce montant a représenté 221 millions d’euros »

Sans oublier, indique Myeurope le « comité d'entreprise » de l'Union : « (...) En 2009, la Commission a également pris en charge le coût de séjours en résidences cinq étoiles pour divers fonctionnaires et leurs familles, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et au Ghana (...) »

Quelle est la réponse de la Commission ?

« (...) L'exécutif européen se bornait (...) a assurer que ces chiffres ont été sortis de leur contexte et délibérément mal interprétés »

Ah bon, mais alors d'où proviennent ces chiffres : « sortis de leur contexte et délibérément mal interprétés » dévoilés par le Bureau of Investigative Journalism ?

Il l'indiquent eux mêmes dans leur communiqué : « L’enquête du Bureau of Investigative Journalism sur les dépenses de la Commission tire ses chiffres du Système de transparence financière (SFT) de l’Union européenne. Tous les chiffres ont été vérifiés par les services appropriés de la Commission »

Bon, mais du passé faisons table rase puisque le commissaire en charge du budget, Janusz Lewandowski : « (...) a souligné les efforts faits par la Commission, qui a opté par exemple pour un gel de ses dépenses administratives pour 2012 »

Ce qui devrait ravir les grecs, espagnols, irlandais et portugais à qui José Manuel Barroso pourra expliquer les vertus de l'austérité salvatrice !

03 juin 2011

Abandon des « actions de groupe » : Le cadeau éléctoral de l'UMP au Medef ?

Frédéric Lefebvre vient, discrètement, de faire passer à la trappe une des promesses du candidat Sarkozy : La création des « actions de groupe ». Un beau cadeau électoral offert aux organisations patronales ?


Qu’est-ce qu’une action de groupe ?

Selon la définition de l’UFC-Que Choisir : « (...) c’est une procédure par laquelle une personne ou une association prend seule l’initiative de saisir un juge pour le compte d’un groupe comprenant un nombre indéterminé d’individus concernés par un même litige. La personne ou l’association demande au juge de sanctionner le professionnel auteur du préjudice et de fixer le montant de l’indemnité que ce dernier devra verser à chaque membre du groupe (...) »

Le 12 juillet 2007, Nicolas Sarkozy envoyait une lettre de mission à Christine Lagarde dans laquelle, il lui demandait : « (...) pour la fin 2007 une loi de modernisation de l'économie, comportant notamment la création d'une « action de groupe à la française ». Il s'agit de permettre aux consommateurs de recourir à des plaintes collectives, sur le modèle des class actions américaines (...) »

Si cette « loi de modernisation de l'économie », a bien vu le jour en avril 2008, au grand dam des organisations de consommateurs : « (...) Sur ce sujet, le projet de loi sur la modernisation de l'économie, présenté ce lundi 28 avril en conseil des ministres, ne pipe mot (...) » nous expliquait le site 01.net. Lire aussi le compte rendu détaillé de l'Usine Nouvelle

Il faut dire que le Medef et la CGPME, bien aidés en cela par Christine Lagarde, avaient torpillé le projet. Ainsi en 2009, pour contrer les demandes réitérés des associations de consommateurs, Christine Lagarde, arguait de son expérience d'ancienne avocate au cabinet américain Baker & McKenzie, pour dénoncer les « abus » de cette procédure

Alors, sujet clos ?

Et bien non, puisqu'on on apprenait, en mai 2011, par Le Figaro, que les français étaient dans leur grande majorité : favorable à la mise en place des actions de groupe. Le Figaro évoquait les résultats d'une consultation nationale de l'UFC Que choisir sur le sujet.

« (...) Entre mi-décembre et mi-avril, l'association a interrogé par courrier ou internet 56.437 personnes de tous âges, de toutes conditions et repartis sur l'ensemble du territoire. 95% des répondants se sont prononcés en faveur de la mise en place de l'action de groupe (...) »

Et quelle réponse le gouvernement a t-il donné à cette attente ?

La réponse est venue de Frédéric Lefebvre, lobbyiste de métier et : Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie , chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services, des Professions Libérales et de la Consommation.

Profitant de la présentation du : « Projet de loi renforçant les droits, la protection et l’information des consommateurs » , qui comporte : « (...) 25 mesures concrètes (...) destinées à renforcer la protection des consommateurs dans les principaux secteurs de la vie courante (...) » il a glissé, au sujet des actions de groupe : « Cette solution n'est pas satisfaisante, contrairement à ce que je pensais moi-même avant la crise (...) Celle-ci aurait montré que les actions de groupe pouvaient avoir des conséquences dramatiques pour l'économie » avant d'ajouter, que les class actions avait coûté : « un point et demi de PIB aux entreprises américaines »

En gros, ce que déclarait Laurence Parisot au nom du Medef en juillet ... 2006 ! : « (...) Selon des études faites aux Etats-Unis, on estime que les class actions ont un impact négatif et qu`elles coûtent en moyenne un point de PIB par an (...) »

Medef qui n'hésitait pas la même année, comme nous l'apprenait Hélène Constanty, à envoyer une lettre aux députés, ayant signé un appel avec les associations de consommateurs, en faveur d’une action de groupe, dans laquelle elle les menaçait, clairement !

« (...) Je découvre avec étonnement que vous êtes signataire de l’appel des 100 en faveur d’une action de groupe, lancée par sept associations de consommateurs, et je le regrette (...) Les entreprises de votre circonscription, notamment les PME, pourraient se retrouver en difficulté si cette demande aboutissait (...) Les conséquences peuvent aboutir, dans le pire des cas , au dépôt de bilan, sans que la responsabilité de l’entreprise ait été prouvée (...) J’espère que ces quelques mois qui nous séparent d’échéances électorales importantes ne pousseront pas des élus responsables, dont vous êtes, à prendre des décisions mettant en péril la compétitivité des entreprises, de leur territoire et de l’emploi (...) »

Une menace intemporelle que le gouvernement et sa majorité parlementaire ont gardé à l'esprit en vue des élections de 2012 ! Sans doute une belle définition de la « démocratie exemplaire » clamée par notre Président !


Bibliographie
Class Action en France par Me Eolas

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Le Figaro

02 juin 2011

Elus UMP : Qui sera le vainqueur du concours de « sujets tabous »?

Ces derniers mois, on ne compte plus les idées et déclarations provocatrices ou saugrenues, en provenance des élus UMP. Découvrons aujourd'hui, Fernand Siré, qui propose de supprimer : la sociologie, la psychologie et la géologie à l’Université !

« A l'avenir, chacun aura son quart d'heure de célébrité » disait Andy Warhol. Ceci doit s'appliquer aux parlementaires UMP. Car, parlerait-on de Chantal Brunel sans ses : bateaux d'immigrés à remettre à la mer, de Pierre Lang sans son : STO pour les titulaires du RSA ou de Brigitte Barège sans sa : comparaison du mariage homosexuel avec des unions avec des animaux ?

Certes non !

Un de leurs collègues, n'a manifestement pas obtenu ce même « quart d'heure de célébrité » alors que son idée, était tout aussi fumeuse, que celle de ses collègues. Nous avons nommé : Fernand Siré

Fernand Siré est véritablement victime d'une injustice médiatique, puisque : ce député des Pyrénées orientales très impliqué chez les réformateurs libéraux, qui ont organisé à l'Assemblée Nationale, le 2 mars 2011, une convention sur : « Les normes vont-elles tuer les libertés des Français ? de l'air ! » reste inconnu du grand public.

Il l'est, probablement moins, des organisations patronales, puisqu'on trouvera aisément un lien de parenté entre « de l'air ! » et l'opération de lobbying du Medef, décliné en 2007, et qui portait le nom de « Besoin d'air »

Extrait : « (...) Aujourd’hui, nous sommes dans un carcan. Les excès de la fiscalité, les excès du code du travail, les labyrinthes indéchiffrables, l’impossibilité notoire d’en déjouer les contradictions, l’hyper réglementation, tout cela nous oppresse, tout cela empêche nos entreprises de grandir, tout cela oppresse et opprime bien inutilement et bien dangereusement les entreprises françaises (...) »

Pour en revenir à Fernand Siré, suppléant devenu député en 2010, qui si l'on en croît le site nosdéputes.fr, n'a déposé, à ce jour : aucun rapport ou proposition de loi et dont les dernières question orales ont été sur : L'aide à la viticulture et la retraite des agriculteurs. Il a tenté, lors d'une réunion de la Commission des affaires sociales, le 16 mars 2011, de lancer une « brillante idée/polémique», susceptible d'améliorer les finances publiques et accessoirement de satisfaire ... les organisations patronales

Extrait du compte rendu, disponible sur le site de l'Assemblée Nationale : « En termes de rationalisation budgétaire, on ne peut que constater la faillite de l’éducation nationale s’agissant de la formation des jeunes : non seulement certains s’arrêtent avant le niveau bac + 2 sans diplôme tandis que d’autres quittent l’école à seize ans sans rien faire après, mais on perpétue des classes dans le seul intérêt de professeurs dont le souci est uniquement de protéger leur emploi.

Mieux vaudrait rationaliser les dépenses en supprimant toutes les filières qui ne conduisent à rien – par exemple psychologie, sociologie ou encore géologie à l’université – et en réintroduisant les entreprises dans la formation plutôt que de leur demander de faire des efforts sur leurs propres deniers pour former des jeunes : alors que c’est le rôle de l’éducation nationale, celle-ci délivre au contraire à des jeunes entre seize ans et dix-neuf ans une fausse formation que les parents se seront sacrifiés à payer bien qu’elle ne mène à rien »

Allez courage, monsieur Siré, l'UMP, dans le cadre de son « travail de fonds », pourrait bien réutiliser votre idée puisque, comme le déclare Jean-François Copé : (...) Aucun sujet n’est tabou dans les débats (...) que cela soit au niveau local, départemental, régional ou national (...) » Et que : « (...) l’UMP poursuit inlassablement son travail sur le fond en détectant et travaillant de nouvelles idées, de nouveaux projets et propositions, pour répondre au mieux aux préoccupations des Français et d’une société en perpétuel mouvement (...) »

Et enfin connaître le fameux : « quart d'heure de célébrité » A moins que jusque là, un de vos collègues, n'ai encore une « meilleure » idée ! En attendant, le jeu : Qui sera le vainqueur du concours de « sujets tabous » continue !

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Rue89 - Campus des jeunes UMP

01 juin 2011

Législatives 2012 : Le pays de Candy d'Hervé Novelli !

En vue des législatives de 2012, Hervé Novelli vient de faire publier sous forme de BD, la vie idéale d'une famille virtuelle vivant dans sa circonscription. Naïveté, cynisme ou simple propagande ? A vous de juger !

La vie politique française est pleine de surprises. Ainsi, on vient d'apprendre que le très « féroce » Hervé Novelli, dont le rêve consiste à : « supprimer la durée légale du travail, réformer de façon globale des contrats de travail, modifier le Code du travail, ériger la flexibilité comme une règle, supprimer les exonérations fiscales et sociales des heures supplémentaires » aurait gardé une âme d'enfant. Ou du moins, il pense que c'est le cas de ses électeurs !

En effet, on découvre sur le site Bedenews, cette touchante déclaration de l'ex ministre : « J'ai voulu présenter mon bilan sous une forme un peu originale (...) » La forme en question c'est une bande dessinée, composée de huit dessins. Ils montrent une famille originaire de Chinon, dans l'Indre et Loire, dont Hervé Novelli est le député (...) » Précise Bede-News

Il faut dire que son bilan, présenté par une batterie d'outils de promotion (Site Web, Facebook et Twitter) sur le Net, ne lui a pas évité ... une cuisante défaite aux dernières régionales

Alors, cette fois-ci, Hervé Novelli a décidé de changer de technique et de conter aux électeurs de sa circonscription, l'ensemble des bienfaits issus de son action.

Ainsi, on apprend dans la BD tirée à 55.000 exemplaires, et envoyée dans les prochains jours, aux électeurs de sa 4e circonscription d'Indre-et-Loire, que : « dans la famille Moreau qui habite entre Tours et Chinon : La vie quotidienne de cette famille tourangelle a été sensiblement modifiée entre 2007 et 2010 par les actions du gouvernement de la France auquel a appartenu Hervé Novelli (...) »

Dans cette famille type : le père est ainsi un restaurateur heureux, il a pu embaucher du personnel grâce à la baisse de TVA à 5,5% mise en place par Hervé Novelli dans le secteur de la restauration. La mère a pu gagner plus en travaillant plus grâce au mécanisme d'exonération de charges sociales mis en place depuis 2007 par le gouvernement, Yvonne, la grand mère bénéficie d'une maison de santé et a vu son minimum vieillesse augmenter de 25%, Vincent le fils se rend en toute sécurité à l'école puisque : la délinquance a baissé de 17,5%, ...

Et cerise sur le gâteau ! : « La famille Moreau sait que même en cas de grève, elle pourra se rendre chaque année sur le stand de la Touraine au salon de l'agriculture grâce au service minimum dans les transports »

Par contre, il n'y a pas de chômeurs et certainement pas de titulaires des minima sociaux dans la famille Moreau

D'ailleurs : les Réformateurs-Libéraux dont Hervé Novelli est le leader ont applaudit l'idée de Laurent Wuaquiez sur le RSA : « (...) Ils se félicitent (...) de voir leurs idées gagner du terrain au sein de la majorité (...) il faut mettre un coup d'arrêt à l'explosion des dépenses sociales qui creusent le déficit sans profiter à la croissance (...) Renforcer l'équité, amoindrir l'égalitarisme, affirmer que chaque droit doit être assorti de devoirs, telle doit être la nouvelle ligne directrice de notre pacte social. L'État-assistance doit céder la place à l'État-protecteur »

Non mais !

Certains pourront regretter que la famille Moreau n'exprime pas, dans la BD, son avis sur : les chômeurs de longue durée, familles mono parentales, et autres « parasites » qui ne vivent que de l'assistanat alors que : « Les classes moyennes n'en peuvent plus de l'assistanat ! » comme l'écrit Atlantico, qui ... est de droite. Mais après tout, la campagne ne fait que commencer et un deuxième album est toujours possible !

Source
Le site d'Hervé Novelli

31 mai 2011

Prime aux salariés : Députés et Sénateurs vont-ils donner satisfaction au Medef ?

Le projet de loi du gouvernement instituant la prime aux salariés doit passer par l'Assemblée Nationale le 14 juin. Le Medef a annoncé une action immédiate de lobbying auprès des parlementaires pour réduire son champ d'application !

Un nouveau bras de fer entre Laurence Parisot et Nicolas Sarkozy vient de commencer. Même si elle sait que son opposition farouche à la prime aux salariés, voulue par le Président de la République, ne peut qu'exacerber les tensions entre employeurs et employés, elle se battra jusqu'au bout pour faire modifier le texte et supprimer la prime à certains salariés.

Comment compte t-elle s'y prendre ?

« On va expliquer aux députés, aux sénateurs » a t-elle déclaré. Plus simplement, l'organisation patronale va effectuer, une vaste opération de lobbying auprès des parlementaires. C'est donc, entre autre, le représentant du Medef auprès de l'Assemblée et du Sénat qui pèse : 80 branches professionnelles 148 unions patronales territorialisées 750 000 entreprises qui va avoir la charge de leur transmettre le message de l'organisation patronale.

Et ça va marcher ?

Lorsqu'on se souvient de l'épisode du dialogue social dans les TPE, il y a tout lieu de penser que Laurence Parisot est assez sereine sur le résultat.

En effet, en 2009 et 2010 : « (...) Le MEDEF et la CGPME voulaient la peau des commissions paritaires territoriales. Après un très fort lobbying allant (...) jusqu'à : menacer les députés UMP de voter à l'extrême droite : (...) les élus UMP, ont peur de la sanction électorale que pourraient leur infliger les petits patrons lors des prochaines élections, présidentielle et législatives, si jamais ils votaient ce texte. Beaucoup ont été très explicites sur ce point, confirme un député (...) » Les parlementaires UMP s'étaient donc mobilisés à la demande de Xavier Bertrand et de Jean-François Copé pour les faire disparaître et vider de tout son sens cette partie du projet de loi ! - Slovar

Or, vous avouerez qu'à quelques mois de la présidentielle, et surtout des législatives, les députés de la majorité vont être à nouveau ... sensibles à ce genre d'arguments !

Que va expliquer le Medef aux députés et sénateurs ?

Tout en affirmant que : « L'association de tous à la richesse créée par l'entreprise et la garantie d'un juste équilibre de la répartition de la valeur ajoutée, entreprise par entreprise, sont deux objectifs que le Medef poursuit depuis longtemps (...) » Le Medef par la voix de Laurence Parisot affirme que : « (...) Le projet présenté le 25 mai en Conseil des ministres fait courir aux entreprises et aux salariés plusieurs risques (...) » Les parlementaires sont donc priés de modifier : le seuil (à partir de laquelle la prime est prévue) de 50 à 500 salariés. Et de privilégier l'improbable : « négociation interprofessionnelle actuelle qui a pour objectif d'établir un nouveau Tableau de Bord de la Valeur Ajoutée »

Et pour ceux qui hésiteraient encore, Laurence Parisot leur précise qu'il en va de : « l'avenir du capitalisme familial dans notre pays »

En clair, laissez les entreprises servir leurs actionnaires tranquillement. Pour le partage de la valeur ajoutée, on s'en occupe directement avec les syndicats de salariés !

Et de quelle façon ?

Le 28 mai dernier : « (...) A l'issue d'une séance de près de quatre heures, le patronat (Medef, CGPME, UPA) et les syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) sont parvenus à définir une méthode pour améliorer le dialogue social (...) Le texte (...) entend améliorer l'information-consultation des instances représentatives du personnel (Comité d'entreprise) sur la richesse créée par l'entreprise (...) »

Ce qui a fait dire à Patrick Bernasconi du Medef : « Il y a une volonté d'avancer »

Volonté d'avancer ?

Pour l'instant, comme l'indique la CFTC : « (...) On va parler de consultation sur le partage de la valeur ajoutée, alors que les salariés ont besoin d'augmentations de salaires (...) »

Quoi qu'il en soit, c'est bien mal engagé pour les salariés. Néanmoins, ces salariés/électeurs, ne devraient pas attendre longtemps pour connaître les noms et l'orientation politique des parlementaires qui, sur recommandation du Medef, lutteront pour assurer la survie et : « l'avenir du capitalisme familial dans notre pays »


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Public Affairs Council

30 mai 2011

Carla Bruni Sarkozy : Un micro show très ... communicant ?

Dernier chic chez les people : Les actions en faveur du micro crédit. Dernière en date à se lancer : L'épouse du Président qui donnera ce soir, un concert privé pour 15 personnes au profit de MicroWorld.

Début mai, Carla Bruni Sarkozy : confiait aux lecteurs du Parisien qu'elle retardait son prochain album. « En fait, je me suis aperçue que le disque ne serait prêt qu’en janvier, février prochain, en pleine bagarre électorale… Donc, j’ai décidé d’attendre de le sortir plus tard, tranquillement, en toute liberté, sans risque d’être jugée »

Dont acte. Mais alors, comment les français vont-ils interpréter le fait que : Carla Bruni Sarkozy, se produira aujourd'hui : « (...) lors d'un MicroShow unique, exceptionnel et convivial (...) » au profit de MicroWorld, nous dit Pure People

Mais au fait, qui est MicroWorld ?

MicroWorld est une filiale de PlaNetFinance, créée en 2009, qui propose : « une plateforme de prêt en ligne, destinée aux microentrepreneurs du monde entier » les deux créés par Jacques Attali. MicroWorld, avait comme ambition de devenir, selon les propres mots de son directeur général : le « Facebook du microcrédit »

Bon, la ressemblance avec le réseau de Mark Zuckerberg, s'arrête là , puisque, à ce jour MicroWolrd ne dispose que de 48 groupes dont le plus gros prêteur : Amis PlaNet Finance créé le 02/12/2010 a investit ... 3520 €.

Néanmoins, MicroWolrd peut compter sur l'un de ses actionnaires : Le groupe bancaire genevois Reyl & Cie (4 milliards de francs d'encours) qui possède, depuis le 1er avril une participation de 4 % dans le capital. Et dont la vocation première est de mettre : « (...) analystes, juristes et fiscalistes, spécialistes en assurance-vie ou en stock-options, ingénieurs patrimoniaux, experts en financement » au service d'investisseurs demandeurs de « (...) méthodes de gestion adaptées au cadre juridique et fiscal français (...) »

Ces spécialistes, justifient, avec le plus grand sérieux, leur participation à MicroWorld par le fait qu'elle les : « (...) ramène à la vocation même d’une banque : sa mission première est de proposer des solutions de financement à des entrepreneurs et de contribuer à la croissance de l’économie (...) »

Tout cela est bel et bon, mais PlanetFinance et MicroWorld manquent visiblement, de fonds et de notoriété !

C'est donc pour cela que Jacques Attali s'est inspiré très récemment, à Cannes, des techniques de l'association de Sharon Stone, consistant à organiser : « (...) un dîner caritatif dont les places étaient payantes et au cours duquel des objets étaient mis aux enchères (...) » et au cours duquel, Carole Bouquet, maîtresse de cérémonie d'un soir, s'était exclamée : « (...) Allons mesdames et messieurs, vous pouvez mieux faire ! (...) »

En ce qui concerne le manque de notoriété, les responsables de MicroWorld ont décidé de recruter des artistes qui participent à des micro shows.

Micro shows ?

Présentation par le site MicroWorld : « (...) Le MicroShow est une rencontre privilégiée qui réunit une vingtaine de membres de MicroWorld autour d'un artiste. C'est un moment unique d'échanges et d'engagements pour le microcrédit. Les MicroShows ont lieu à Paris et sa région, environ un soir par mois » Ont déjà participé : Raphael, Jean-Louis Aubert et Ours.

Et cette fois-ci la guest star est ... Carla Bruni Sarkozy !

Celle-ci se produira donc aujourd'hui : « (...) lors d'un MicroShow unique, exceptionnel et convivial (...) » Et « pour une quinzaine de membres du site internet MicroWorld.org de membres du site internet MicroWorld.org (...) » précise Ne Rien Louper

Bien entendu, sa participation est annoncée par un bon nombre de sites Web et par le communiqué de presse de MicroWorld. On y notera au passage que figure dans les contacts presse une Consultante en RP et Gestion de Crise d' Euro RSCG C&O

Euro RSCG , rappelons le, qui est une filiale du groupe Havas, dont le très sarkozyste Séguéla est le vice Président. Séguéla qui, outre avoir présenté la top model au Président, nous annonçait, la semaine dernière le sexe de l'enfant présidentiel à venir et sera, très vraisemblablement, en charge du budget de campagne ... de Nicolas Sarkozy, pour 2012

Le hasard fait décidément bien les choses, pour le plus grand bonheur des emprunteurs de micro crédits, cela va de soi !


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Free