23 mars 2007

Laïcité vs dieu : 1 - 0

Le directeur de la publication satirique Charlie Hebdo, Philippe Val, poursuivi relativement à la publication de caricatures controversées de Mahomet, a finalement été relaxé hier par la justice française.

Le tribunal correctionnel de Paris a statué que les dessins mis en cause par trois organisations musulmanes ne pouvaient être considérés comme des « injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur religion ».

Deux des caricatures visaient « sans ambiguïté » les intégristes et non l'ensemble des musulmans, a souligné le juge. Il s'agit d'un dessin, d'abord paru dans le journal danois Jyllands-Posten, qui montre Mahomet refusant l'accès au paradis à des kamikazes sous prétexte qu'il n'y a « plus de vierges ». Le second, paru en une de Charlie Hebdo, met en scène Mahomet qui se plaint « d'être aimé par des cons ».

La troisième, représentant cette fois Mahomet avec une bombe dans le turban, était, « prise isolément, de nature à outrager l'ensemble des adeptes de la foi musulmane ». Il doit cependant être apprécié dans le contexte général de l'édition ciblée « qui traitait de l'intégrisme et des problèmes de liberté d'expression posés par les violences ayant agité l'ensemble du monde musulman » après la crise des caricatures.

La diffusion à l'automne 2005 dans le Jyllands-Posten d'une douzaine de caricatures de Mahomet avait été suivie, avec quelques mois de décalage, par une série de manifestations ayant pris plus d'un mois à se résorber.

C'est dans ce contexte que Charlie Hebdo avait décidé en février 2006 de reprendre deux des dessins mis en cause, arguant qu'il était nécessaire de le faire pour résister aux demandes de censure émanant des milieux intégristes.

Source
Cyberpresse
Crédit images
CHARB
CABU

21 mars 2007

Devenir entrepreneur social

En ces temps de campagne présidentielle où les promesses entendues reposent essentiellement sur le nombre d'heures supplémentaires que les salariés pourraient solliciter de leurs employeurs, se pose des questions nettement plus importantes :

Comment créer des entreprises socialement responsables ?
Comment faire émerger une nouvelle gouvernance d'entreprise ?

De plus en plus de salariés jeunes et moins jeunes et même de chômeurs souhaitent donner un vrai sens à leur travail. En effet, les dernières annonces de délocalisations dans les hautes technologies et le textile de haut de gamme remettent en cause tous les propos des analystes sur la création d'emplois issus de la recherche et de la technologie.

Aussi, il est plus que temps de regarder vers l'économie sociale et solidaire pour voir à quel point elle représente un gisement d'emplois. La particularité de ces emplois est d'établir une nouvelle donne tant managériale que sociale. Le 3 eme Forum du commerce équitable propose un espace "projets" d'entreprises pour tous ceux qui souhaitent acquérir le statut d'entrepreneur social et créant leur entreprise dans le commerce équitable.

Présentation de l'espace par les organisateurs du Forum - La PFCE - Max Havelaar - Le Groupe SOS

La création d’entreprise dans le commerce équitable a fait un véritable boum au cours de ces dernières années. Un intérêt qui ne faiblit pas si l’on en croit les associations et les structures d’accompagnement à la création d’entreprise qui reçoivent tous les jours de nouveaux porteurs de projet.

Pour cette nouvelle édition, le Forum National du Commerce Equitable met en place un espace dédié à la création d’entreprise. De l’idée à la concrétisation, des professionnels seront là pour vous accompagner, vous conseiller et financer votre projet.

- la CCIP (Chambres de Commerce et d’Industrie de Paris)
- les Boutiques de Gestion de Paris avec la couveuse d’activités GEAI
- La NEF (aides financières) :
- France Active (aides financières) :
- Le Crédit Coopératif
- Alter Mundi (réseau de franchises)
- Fairplace (Centrale d'importateurs solidaires)
- Ingalañ (mise en place de filières équitables)
- La Mairie de Paris
- La Délégation interministérielle à l’innovation, à l’expérimentation sociale et à l’économie sociale (concours pour les jeunes créateurs)

Forum du commerce équitable
Les 27 et 28 avril 2007
Cité des Sciences et de l’Industrie
30, avenue Corentin-Cariou

Bernard Lallement est mort

Ecrivain et journaliste, co-fondateur de Libération en 1972, il est décédé le 13 mars à l’âge de 58 ans.

J'ai eu le plaisir de publier comme lui des articles dans AGORAVOX et bien que nous n'ayons échangé que quelques commentaires sur des billets, sa disparition me touche.

Bernard Lallement, écrivain et journaliste, l’un des fondateurs du quotidien Libération avec Serge July et Jean-Paul Sartre en 1972, est décédé le 13 mars à Paris d’une "maladie foudroyante", apprend-on mardi 20 mars des éditions du Cherche midi.

Né en 1948 à Paris, il était âgé de 58 ans.
Docteur en droit et en sciences économiques, Bernard Lallement a été administrateur de Libération de sa création en 1972 jusqu’à 1974, date à laquelle il démissionne de ses fonctions suite au départ de Jean-Paul Sartre.

Fonctions au PS
Auteur notamment de "Libé, l’oeuvre impossible de Sartre" (2004), de "Sartre l’improbable salaud" (2005), il préparait un "Petit livre noir de la Chine" aux éditions du Cherche midi. Proche du courant "Utopia" du Parti socialiste, Bernard Lallement a fait partie de l’équipe de campagne de François Mitterrand en 1981 et en 1988, et occupé diverses fonctions au sein de la fédération de Paris du PS.

Ce spécialiste des questions environnementales, professeur de droit administratif a également présidé l’Institut de droit communautaire, à partir de 1991, puis l’Agence de l’environnement (1998) -
Source : Bellaciao

Adieu l'ami

Relire ses articles sur AGORAVOX

20 mars 2007

Appel des 500 signatures des quartiers populaires

18 mois après les incidents d'automne 2005 qui ont embrasé les banlieues à travers toute la France, la jeunesse des quartiers cherche à faire entendre sa voix dans la campagne présidentielle.

C'est pourquoi un collectif d'associations des quartiers populaires regroupées autour du réseau "Stop la violence" lance un appel à voter Ségolène Royal pour dire non à la violence, aux discriminations et à la stigmatisation. .

Parce que nous avons grandi, travaillé, milité, gambergé dans des quartiers populaires aujourd'hui nous appelons par ce manifeste tous les quartiers de France et sa jeunesse en général à voter massivement en faveur de la candidate socialiste Ségolène Royal.

Pourquoi :

Parce que les quartiers sont excédés par la façon stigmatisante dont les médias, certains politiques parlent d'eux. On ne nous donne jamais la parole autrement que pour du témoignage.

Les quartiers, les jeunes ne veulent plus être considérés comme une source de problèmes, mais afficher la formidable ressource qu'ils constituent, comme autant de forces capables d'inventer demain comme des partenaires à part entière.

Ségolène Royal reprend les valeurs démocratiques de la République et nous propose d'exercer nos responsabilités de citoyens dans un engagement et une politique différente.

Un engagement de proximité, ou chaque individu est susceptible d'influencer les décisions collectives et d'imprimer sa marque .Pas d'assistanat ; de l'accompagnement ou elle donne de l'air et de l'intelligence à nos quartiers.

Elle sort nos quartiers des cases convenues, du décalage entre vie politique, institutionnelle et monde réel. Elle reconnait et respecte l'incomparable capacité de médiation de nos structures bien mal reconnues jusqu'ici par la sphère institutionnelle.

Aujourd'hui rassemblons-nous : devenons auteurs et acteurs de l'harmonie retrouvée dans nos quartiers.

Pour avec elle dire NON aux assimilations : jeunes, banlieues; délinquance et incivilités.

Pour dire NON à la violence d'une société verrouillée

Pour dire NON a la discrimination; la pauvreté

Pour redonner à la Démocratie; vitalité et intérêt

Pou dire OUI a l'équité des chances pour tous

NON, cette présidentielle ne se fera pas sans nous.

Vous pouvez signer cette pétition en remplissant la formulaire

19 mars 2007

50 eme anniversaire du traité de ROME

Si l'Europe provoque toujours autant de réactions et déclaratione en France, il est à déplorer que peu de ses responsables évoquent le point de départ de l'aventure européenne, à savoir : Le traité de ROME.

Un site Web de commémoration des 50 ans de ce traité est disponible depuis quelques jours. Le site propose un grand nombre d'archives ainsi que des vidéos qui permettront aux plus jeunes comme aux plus anciens de comprendre ou de se rapeller de la "mécanique" des débuts et pourquoi pas de relancer la discussion de l'avenir de la construction européenne.

Extrait :

"En 1945, l’Europe sort traumatisée d’un conflit sanglant et destructeur. Alors que débute une nouvelle période de tensions internationales – la Guerre froide – certains comprennent très vite que seule une union entre les pays d’Europe permettra au vieux continent de recouvrer son rang sur la scène mondiale.

Le 9 mai 1950, Robert Schuman, rend publique, lors d'une conférence de presse tenue au Salon de l'horloge du Quai d'Orsay, sa proposition inspirée du projet de Jean Monnet. L'Allemagne de l'Ouest, visée au premier chef par l'offre de Schuman, est tout de suite séduite par cette idée : pour Konrad Adenauer, le pool charbon acier apparaît comme un bon moyen de réhabiliter son pays sur la scène internationale.

Mais ce projet s'adresse également à tous les pays européens volontaires. La Belgique, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas y répondent favorablement.
La déclaration Schuman marque le point de départ de l'aventure communautaire. Depuis 1986, la journée de l'Europe est célébrée le 9 mai dans toute l'Europe en hommage à cet acte fondateur ..."

A lire et visiter ... sans modération !!!

Sources

Toute l'Europe
Le centre d'information sur l'Europe

18 mars 2007

Copier n'est pas jouer !!!

Bousculé par le candidat du "centre", Nicolas SARKOZY n'est plus à une provocation près. Sa dernière annonce (qui heurte Simone Weil) pourrait bien lui valoir une cruelle désillusion dès le premier tour de la présidentielle.


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TropicalBoy

François BAYROU nous rejoue Henri IV

Exploitant agricole selon ses déclarations, François BAYROU continue à se prendre pour le bon roi Henri qui affirmait "labourage et paturage sont les deux mamelles de la France".

Il est à espérer qu'il avance d'autres propositions pour faire avancer notre pays



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Avec l'amaible autorisation de Le Placide

14 mars 2007

La part du rêve

Pour pasticher Charles AZNAVOUR, je dirais, : « Je vous parle d’un temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître .. » C’était en 1969.

Le dimanche 27 avril 1969, le référendum par lequel Charles de GAULLE appelait les Français à approuver la création de régions et la réforme du Sénat a donné un résultat négatif. Plus de 52 % des suffrages exprimés étaient des bulletins "non". Peu après minuit, le président de la République fait publier un communiqué indiquant qu'il « cessait d'exercer ses fonctions et que sa décision prendrait effet à midi »

Jugeant sa légitimité mise en cause par ce résultat qui intervient un an après les événements de mai 1968, le général de GAULLE quitte l'Elysée. Une élection présidentielle anticipée est provoquée.

Au total, six candidats sont en lice pour le premier tour le 1er juin 1969 :

Georges POMPIDOU : Premier ministre de 1962 à 1968, incarne la continuité du gaullisme sans de GAULLE.
Alain POHER : président du Sénat, le principal animateur de la campagne du «non» au référendum, Président de la République par intérim depuis le 27 avril.(1)
Jacques DUCLOS : pour le Parti communiste français.
Gaston DEFFERRE : pour le Parti socialiste.
Michel ROCARD : pour le PSU (Parti socialiste unifié).
Alain KRIVINE : pour la LCR (Ligue communiste révolutionnaire)

Quels sont les résultats au soir du premier tour ?

Pompidou 44,50%
Poher 23,30%
Duclos 21,30%
Deferre 5,00%
Rocard 3,60%
Krivine 1,10%

Dans ce cas de figure, que pensez-vous qu’il advint ?

L’affrontement Pompidou-Poher est qualifié par le communiste Jacques Duclos de « blanc bonnet et bonnet blanc ». Conséquence, le Parti communiste, le PSU et la LCR appellent à ne pas se rendre dans les isoloirs.

Le 15 juin 1969, le second tour est marqué par une abstention record (31%) et par la victoire sans appel de Georges Pompidou qui recueille 58,2% des suffrages exprimés mais seulement 37% des inscrits.

Hormis le rapport de force inversé dans le camp de gauche ou le Parti communiste ne représente plus aujourd’hui que 3 à 4% des intentions de vote, on est bien obligé de constater (au vu des derniers sondages) qu’un deuxième tour opposant un héritier du gaullisme et un centriste est une hypothèse crédible.

Même François BAYROU semble trouver une analogie avec l’élection de 1969 puisqu’il déclare : « Et croyez-moi, je ne serai pas dans le rôle de Poher ! »

Encore faudrait-il que les militants et sympathisants de gauche accordent à François BAYROU le moindre crédit ! Si en 2002, le vote de gauche en faveur de Jacques CHIRAC était un réflexe républicain, il n’aura pas lieu d’exister alors que le deuxième tour opposerait deux candidats (quoi qu’on puisse en dire) parfaitement attachés à la démocratie et à la république.

L’appel du pied à gauche que François BAYROU a tenté en parlant d’un premier ministre socialiste « dont il connaît le nom mais à qui il ne l’a pas encore annoncé » est une ficelle de trop grosse dimension. Les militants et sympathisants de gauche savent très bien que les élus UDF ont toujours mené une politique de droite, voir plus droitière que celle des élus RPR.

On peut tout à fait envisager un score proche du deuxième tour de 1969, y compris en ce qui concerne l’abstention.

Tous les acteurs de la vie politique sont unanimes, nous avons en 2002 été privé d’un débat et d’un choix de société. L’offre de joueur de poker de François BAYROU qui consiste à créer un inédit parti démocrate qui rallierait surtout des opportunistes et des « traîtres » n’a rien de rassurant pour l’avenir du pays et apporterait une frustration complémentaire à celle de 2002.

Il n’y a rien de novateur dans l’actuelle démarche du candidat de l’UDF. En effet, il y a un peu plus de 30 ans Valery GISCARD D’ESTAING lançait son célèbre « Les français aspirent à être gouverné au centre » et bien que doté d’une solide majorité, son mandat resta unique.

Mais, en l’état, le nombre d’élus UDF à l’assemblée nationale est de 27 et d’une trentaine au sénat. On peut donc légitiment envisager la pire des cohabitations en sachant que comme en 1997, elle peut durer 5 ans.

La seule solution pour le président BAYROU consisterait donc à donner des gages alternatifs à certains partis ou mouvements politiques pour pouvoir exister. En clair : le contraire de ce que François BAYROU nous explique et propose.

La démarche de François BAYROU aurait eu une valeur s’il avait il y a un ou deux ans « liquidé » l’UDF pour créer le fameux parti démocrate qu’i prétend aujourd’hui initier entre deux votes.

Il a préféré avec son mouvement naviguer entre le soutien à la majorité parlementaire et l’abstention (Le premier vote d’opposition n’était déjà que l’ébauche de la posture qu’il adopte aujourd’hui) mais, à cette époque, les sondages ne lui donnaient qu’environ 5%. A tel point qu’on peut se demander si François BAYROU lui même s’accordait la moindre chance !

L’expérience proposée par François BAYROU tient plus du bricolage que de la stratégie et le nombre de paramètre nécessaires à la réussite de sa mandature en cas de victoire est tellement important qu’on peut douter de l’avenir de la France à court et moyen terme.

Il est, décidément grand temps, que la campagne officielle démarre et que des débats contradictoires soient organisés par les media nationaux afin que les électeurs puissent faire la part du rêve dans les offres de ceux qui prétendent administrer leur quotidien et leur avenir.


(1) Il est à noter que Alain Poher sera à nouveau président de la république par intérim en 1974 à la mort de Georges Pompidou.

12 mars 2007

Bill CLINTON ou Georges BOULANGER ?

François BAYROU a récemment déclaré à la presse américaine vouloir être le Bill CLINTON français. Ainsi, l’ex damné des média, aurait trouvé sa référence internationale pour gouverner notre beau pays.

Hormis une cohabitation forcée, nul ne se souvient pourtant d’un gouvernement d’union nationale entre démocrates et républicains pendant les deux mandats de Bill CLINTON. Alors, pourquoi cette subite référence qui semble bien éloignée du cas de figure français actuel ?

N’en ayant trouvé trace dans ses propos et interviews, il ne reste que son dernier livre « Projet d’espoir » où nous pourrions peut être trouver des indications.

Direction le site de l’UDF afin de prendre connaissance de quelques extraits.
On y trouve une synthèse de l’ouvrage qui ne ressemble pas vraiment aux parcours, actions et prises de position de l’ancien président des Etats Unis.

Extraits :


Ce que François Bayrou démontre dans ce livre, Projet d'Espoir , c'est que le peuple, les citoyens, les médecins, les professeurs, les entrepreneurs, les retraités, les chômeurs, les RMIstes, les populations d'origine immigrée, tous les laissés pour compte, comme les autres ne veulent plus du système politique tel qu'il est aujourd'hui.


A défaut de ressembler au programme démocrate du candidat CLINTON, Cela ne vous rappelle pas quelque chose de plus français, même vaguement ?


Nous sommes à la fin des années 1800 et l'incapacité d'un paysage politique dominé par le radicalisme à se structurer en un système partisan cohérent, que ne compense guère l'emploi d'un mode de scrutin majoritaire à deux tours, aura pour conséquence une instabilité ministérielle chronique tout au long des 65 années que durera le régime. Sénat.fr


Et là surgit un homme « providentiel » : Le général Boulanger et son « boulangisme »


"Le boulangisme : substantif masculin singulier, aspiration vague et mystique d'une nation vers un idéal démocratique, autoritaire, émancipateur ; état d'âme d'un pays qui, à la suite de déceptions diverses que lui ont fait éprouver les partis classiques dans lesquels il avait foi jusque là, cherche, en dehors des voies normales, autre chose, sans savoir quoi ni comment, et rallie à la recherche de l'inconnu tous les mécontents et tous les vaincus (...). Arthur Meyer, Le Gaulois, 11 octobre 1889.

Projet d'Espoir : Toutes les questions importantes telles que les retraites, la constitution européenne, l'élargissement de l'Europe seront ainsi soumises de cette manière au peuple français, afin de lui redonner le pouvoir trop longtemps concentré dans les mains de quelques-uns.

« L’état d’esprit boulangiste, disait le journaliste Joseph Reinach, opposant de la première heure au général Boulanger, est celui des mécontents de tous les partis, de tous les fatigués, de tous les découragés, de toutes les ambitions déçues, des imbéciles qui rendent la République responsable des mauvaises récoltes, des niais qui ont gardé l’amour du panache, des malades qui, sans raison, se trouvant mal sur le côté gauche, se tournent sur le côté droit. »

Site de l’UDF :
Marielle de Sarnez est convaincue que les Français vont imposer un changement de la politique française aux appareils des partis. La directrice de campagne de François Bayrou a également assuré que les Français ne croient plus aux promesses électorales des candidats. (01/03/07)

« Bayrou veut un vrai rassemblement, dans le respect de l’identité de tous où le gaulliste amène sa sensibilité sur la patrie, le centriste sur l’Europe, le socialiste sur la justice sociale. On additionne » explique Michel Mercier


« Après avoir fait pendant des mois le coup du mépris à François Bayrou, Nicolas Sarkozy bascule dans l'excès et la caricature » a déclaré Jean-Christophe Lagarde à l'AFP. Le député réagissait aux propos du candidat UMP qui a accusé François Bayrou de proposer « un retour à la IVe République », synonyme de "règne des partis" et "d'impuissance"


Que disait-on à l’époque du boulangisme ?


Grâce à la moquerie et à la gouaille, le programme boulangiste est sur toutes les lèvres au cours de ces années d'agitation. Reviennent ainsi inlassablement dans les refrains et autres couplets la dénonciation de la corruption du monde politique et l'appel au rassemblement autour de la personne du général Boulanger, le "brave général" qui seul comprend les aspirations et les problèmes du peuple.


Toutefois, lorsqu’on demande au candidat BAYROU comment il voit son futur gouvernement de rassemblement il répond :


Sur la question d'un premier ministre de gauche, François BAYROU n'en a pas écarté l'idée : "J'ai un nom en tête, a-t-il affirmé, mais je ne lui en ai pas encore parlé.
"

Alors comment François BAYROU imagine sa victoire ?


Elu, il nome un premier ministre dont il ne connaît pas encore le nom

Il créé un parti démocrate du centre qui gagne les législatives
Il compose ensuite un gouvernement d’union nationale comme le Général De GAULLE à la libération


En résumé, votez pour moi et nous verrons au fur et à mesure !!!

Ceux qui connaissent la fin tragique du « Brave général » ne peuvent souhaiter à François BAYROU un telle issue, néanmoins, on peut se rappeler que si CLEMENCEAU disait que la guerre était une chose trop sérieuse pour la confier au militaires, ne devrait-on pas dire que l’avenir de la France est une chose trop importante pour la confier à des gens sans projet ni troupe ?

09 mars 2007

François BAYROU va t-il craquer ?

Depuis son envolée dans les sondages et son discours sur le centre révolutionnaire, on en arrive à se demander à quel moment François BAYROU va nous avouer son angoisse de gouverner avec des gens de gauche ?


Réponse dans moins de 43 jours


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Avec l'aimable autorisation de "Le Placide"

AgoraVox à l’Usine

Le 24 mars, AGORAVOX tiendra "les premières rencontres du cinquième pouvoir" à l’Usine. Pas d’inquiétude pour ceux qui viendront: Le bleu de chauffe ne sera pas obligatoire et ils n’auront pas à subir de cadences infernales.

AGORAVOX a choisit de tenir « les premières rencontres du cinquième pouvoir » à L’Usine qui appartient au groupe SOS . Le groupe SOS est l’un des membres les plus actifs et influents de l’économie sociale et solidaire en France.

Même si l’expression économie sociale et solidaire est connue de plus en plus de français, il m’a semblé intéressant d’en rappeler quelques principes :

* Partout en Europe, on trouve des entreprises, des organisations dans lesquelles prévalent le principe de non-domination du capital et celui du contrôle démocratique : il y aurait d’ailleurs 248 millions de membres de coopératives, de mutuelles ou d’associations sur 370 millions d’habitants en Europe.

* Ces structures agissent dans les domaines les plus divers : social, culturel, financier, agricole, industriel ou de la pêche... Elles sont encore trop mal connues. Face à de grands défis comme la mondialisation, la transformation du travail et la crise sociale, elles représentent une chance particulière de voir établies les conditions d’une croissance à dimension humaine et, au-delà, de changer la donne en affirmant la primauté du civique et du social sur l’économique et le monétaire.

* Il existe bien un " troisième secteur ", à côté des entreprises de statut capitaliste mais également à côté de l’économie publique (l’économie sociale est privée et indépendante de l’Etat).

* Depuis plus d’un siècle, l’économie sociale (associations, mutuelles et coopératives) démontre qu’il est possible d’entreprendre autrement. Un des points communs entre les organisations de l’économie sociale.

* Cette économie ni capitaliste ni publique, fondée sur des principes démocratiques, pèse aujourd’hui plus de 12% du PIB en France.

Trop peu de français connaissent le travail du groupe SOS. Que ce soit sur les exclus et leur réinsertion, le commerce équitable ou le développement durable ses associations effectuent un travail indispensable mais peu médiatisé.

Pourtant, dans une période ou tous les candidats à la présidence de la République essayent de trouver des « gisements d’emplois » le groupe SOS coordonnait il y a peu le premier "Forum de l’emploi dans l’économie sociale" qui lui est synonyme d’emplois nombreux et durables.

Le groupe SOS organise également une fois par mois les « Jeudis Solidaires » qui visent à présenter des initiatives économiques alternatives. Le but des « Jeudis Solidaires », est pouvoir poser toute question, dans un cadre convivial et informel, à des représentants d’organisations de l’Economie Sociale et Solidaire.

Forts de toutes ces informations, nous sommes allés interviewer un de ses responsables : Nicolas FROISSARD.

Nicolas, pouvez-vous vous présenter aux lecteurs d’AGORAVOX ?

Je travaille au sein du Groupe SOS depuis 7 ans où je m’occupe de la communication et des relations avec le monde de l’économie sociale et solidaire.

Le Groupe SOS, composée d’associations et d’entreprises d’insertion, intervient dans de nombreux domaines (sanitaire et social, éducation, insertion, logement, développement durable et solidarité internationale...) en se fondant sur des valeurs qui sont celles de l’économie sociale ; mon rôle est donc, entre autre, de tisser des relations avec le secteur associatif, mutualiste et coopératif en France pour défendre et promouvoir notre modèle économique, cette « autre façon d’entreprendre ».

Combien de personnes travaillent au groupe SOS ?

Ce sont près de 2000 personnes qui y travaillent. Au sein du Groupe SOS, on trouve des gens de tous horizons. Sur le terrain, il s’agit surtout de travailleurs sociaux, de médecins, d’infirmiers, de psychologues qui assurent des missions de prise en charge des plus exclus, le cœur de métier de notre organisation.

Au siège, on trouve des personnes d’origines très différentes mais toutes très bien formées à leur métier qu’il s’agisse des ressources humaines, des finances, de la comptabilité ou du droit...

Nous revendiquons un très grand professionnalisme à tous les niveaux de nos interventions mais un « professionnalisme militant »

SOS est un des membres de l’économie sociale et solidaire. Qu’est que cela signifie en termes d’engagements ?

Cela signifie d’abord qu’au sein du Groupe SOS, aucune personne physique n’est détenteur de quoique ce soit. L’ensemble de notre organisation repose sur le statut associatif avec des membres et des administrateurs bénévoles. Personne n’est rémunérée autrement que par le travail qu’il fournit ; pas de capital et pas d’actionnaire... c’est déjà beaucoup dans une société où la notion de rentabilité financière à tendance à prendre le pas sur tout.

Cela signifie aussi que le Groupe SOS prend des engagements en faveur d’un monde plus juste et plus respectueux de son environnement. Les entreprises qu’il créé, comme l’Usine qui reçoit les « premières journées du 5ème pouvoir », son toutes des entreprises d’insertion. Il s’est aussi engagé aussi en faveur du commerce équitable avec Alter Mundi et la Compagnie du Commerce Equitable. Plus récemment, notre organisation a initié une démarche visant à intégrer les principes du développement durable dans l’ensemble de ses actions.

Pouvez vous nous parler d’actions récentes initiées par le Groupe SOS ?

Régulièrement et partout en France, nous ouvrons de nouvelles structures à destination des plus exclus (hébergement d’urgence, soins des plus démunis, protection de l’enfance...).

Le Groupe SOS vient aussi de lancer, à travers l’entreprise la Compagnie du Commerce Equitable, sa propre marque de vêtements équitables, Article 23. Ces vêtements sont fabriqués en Inde au sein d’une manufacture agréée par FLO (Fairtrade Labelling Organization) et sont certifiés SKAL ECO (réglementation européenne pour la production de coton biologique).

Du logement d’urgence au commerce équitable, les activités du Groupe peuvent paraître très diversifiés. Nous voulons d’abord faire la preuve par l’exemple qu’il est aujourd’hui possible d’entreprendre autrement. La recherche du profit, de la rentabilité du capital ne sont pas l’alpha et l’oméga de l’entreprenariat. L’économie sociale est pertinente et performante !

Et enfin, pouvons nous connaître votre opinion sur le journalisme citoyen ?

Grâce à Internet les citoyens sont passés du rôle de récepteur à celui d’émetteur... C’est une tendance intéressante car elle permet de faire émerger des sujets ou des thèmes peu traités par les médias traditionnels. L’économie sociale et solidaire en est un bon exemple.

Le journalisme citoyen n’a pas forcément vocation à remplacer le journalisme classique mais il va l’obliger à se renouveler et à mieux identifier les nouveaux enjeux de société.

Merci Nicolas et Rendez-vous aux :

Premières rencontres du Cinquième Pouvoir
L’Usine
379, avenue du Président Wilson
93210 La Plaine-Saint-Denis
Tél. : 01 55 87 55 01
Fax : 01 55 87 55 57
info@lusine-evenements.com

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