17 octobre 2008

Coup de pub coup de coeur : "Vendredi les meilleures infos du Net "

On a toujours dit que la presse écrite et le Web ne faisait pas bon ménage.

Certains ont même entretenu l'idée que les journalistes professionnels "daubaient" sur les blogs "textuels" le refusant le droit de porter le nom de journalistes citoyens. Il en fut même pour proposer le terme de "chroniqueurs citoyens". Afin de ne pas se faire dépasser, plsuieurs journaux ou magazines ou carrément ouvert des plates-formes de blogs portant leurs couleurs afin de "récupérer" l'écriture citoyenne à leur profit (Libération, Le Monde, 20Minutes ...)

En ce qui me concerne, j'ai été de toutes les expériences d'écriture citoyenne et collective comme AGORAVOX ou Bellaciao sans jamais pour autant avoir le moindre contact avec la presse écrite.

En 2007, la télévision sous la forme de LCP Assemblée Nationale me contactait au travers de Slovar les Nouvelles pour participer à une nouvelle émission introduisant des citoyens pouvant interpeller les élus de la nation. 23 émissions plus tard, c'est toujours un plaisir d'entendre le journaliste animateur de l'émission me présenter comme blogueur et de citer "Slovar les Nouvelles"

Alors, ce matin lorsque j'ai reçu un mail du journal Vendredi (dont j'entendais la publicité à la radio depuis quelques jours) me disant qu'un de mes articles avait été retenu pour le numéro 1, j'avoue que je l'ai relu trois fois. Et , bien entendu, je suis allé l'acheter. Hé, les mecs, je suis dedans sans rien avoir demandé !!!

Vendredi, c'est qui, c'est quoi ?


Internet change la façon de produire et consommer l’information. Le référendum de 2005 sur la constitution européenne a sans doute été l’événement qui a généré une prise de conscience collective de ce changement. Aujourd’hui, le public ne s’y trompe pas, l’audience des sites d’information et des blogs se développe rapidement et ce sont plus de la moitié des français qui s’informent régulièrement sur internet.

Vendredi est le premier hebdomadaire d’actualité issu de cette nouvelle époque où la Toile s’impose comme une véritable source foisonnante d’information et de débats d’idées.

Vendredi fouillera parmi les 60 000 sources du Web (donnée Wikipedia), énorme masse d’informations, d’articles, de blogs pour publier les informations les plus pertinentes… et impertinentes.

Car l’info sur le Net est différente, plus irrévérencieuse, avec un ton souvent plus libre. Des idées, des débats, des polémiques mais aussi de l’économie et l’actualité des médias et de la technologie. Des dessins aussi. Et bien sûr un peu de détente avec les blagues qui circulent sur la toile. Encore faut-il trouver, évaluer, et sélectionner à bon escient toutes ces informations disponibles, identifier les bonnes sources, repérer les points de vue les plus décalés, vérifier les infos, éviter les faux scoops. Tout semble accessible sur Internet, mais au prix de combien d’heures de recherche quotidienne derrière un écran ? De quel effort de lecture, d’évaluation et de sélection ?

Parce qu’il puise dans cette source d’information nouvelle, Vendredi proposera chaque semaine un nouveau regard sur l’actualité. Plus libre, plus indépendant, plus tranchant.

Cet engagement et ce positionnement du titre seront renforcés par l’équipe de rédaction, dirigée par Jacques Rosselin (fondateur de Courrier International), Philippe Cohen (associé à la création de Marianne et Philippe Labarde (ancien de La Tribune et du Monde).

Vendredi est tout sauf un journal de "synthèse objective" du Net. Il débusque chaque semaine les idées nouvelles et les points de vue originaux ou décalés qui s’expriment sur le réseau. Pour proposer un hebdomadaire d’actualité différent. Avec huit vraies pages… en vrai papier !

Vendredi est sans aucun doute la première d’un ensemble d’initiatives qui marqueront le retour du papier en complément d’Internet, dans un univers des médias parfois résigné face au développement du tout électronique.

Le plus sympa c'est d'avoir retrouvé des "collègues" d'Agoravox ou des blogs que l'on visite régulièrement. Et si ces gens avaient tout simplement réconcilié les deux mondes ?

Au fait, ce n'est pas parce que ces gens ont un site Web gratuit qu'il ne faut pas acheter le journal "papier" qui lui est payant, sinon la sanction sera immédiate : Pas de fric plus de journal. A vous de voir.

Vendredi
http://www.vendredi.info

Pour les esprits chagrins, je tiens à ajouter que les articles retenus et publiés ne nous rapportent rien. Qu'on se le dise ...

16 octobre 2008

Le pouvoir d’achat vu par Patrick OLLIER

Moins connu que sa compagne : Michèle Alliot-Marie (l’actuelle ministre de l’intérieur), Patrick OLLIER n’en est pas moins un des élus UMP qui compte. Député de la 7e circonscription des Hauts-de-Seine. Depuis 2002, il est président de la commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire de l'Assemblée nationale - Source Assemblée Nationale

Bien peu de français se souviennent qu’il a été l’éphémère président de l'Assemblée nationale du 7 mars au 19 juin 2007. Outre ces fonctions, Patrick OLLIER est maire de la prospère ville de Rueil-Malmaison.

C’est justement Patrick OLLIER que j’avais comme interlocuteur hier soir à l’émission «spéciale crise financière » de « ça vous regarde » l’émission de LCP.


La question que je lui ai posé (comme d’ailleurs à Marisol TOURAINE ) était la suivante :

"Le Premier Ministre a déclaré ce matin vouloir réduire le train de vie de l’Etat. Or, on apprend que le budget de l’Elysée devrait augmenter en 2009 de 11,5% ce qui correspondrait à un montant de 112,3 millions d’€, celui de l’Assemblée Nationale de 3,8% ce qui le porterait à 554,2 millions d’€ et celui du Conseil Constitutionnel de 60,5% le faisant passer de 7,7 12,5 millions d’€. Ne trouvez vous pas cela étonnant et surtout indécent ?"

Vous avouerez que dans un contexte où les français ne voient pas leurs salaires ou revenus augmenter et où on nous annonce une croissance de –0,2% les taux que souhaitent s’accorder le Président, les députés et surtout les membres du Conseil Constitutionnel frisent soit l’inconscience soit le f…… de gueule.

1 - Et bien, il faut savoir que pour Monsieur OLLIER l’augmentation du budget de l’Elysée est une « goutte d’eau » et que compte tenu de la dépense d’énergie du Président celle-ci est totalement justifiée.

2 - En ce qui concerne les députés, les deux présents sur le plateau considèrent qu’elle est incontournable puisque le manque cruel de personnel ne permets pas de « travailler dans de bonnes conditions »

3 - Enfin pour le Conseil Constitutionnel, selon Monsieur OLLIER, cela fait longtemps que l’on ne l’avait pas augmenté, il s’agit donc d’un « rattrapage »

Outre le fait qu’on prend les enfants en bas âge, il et utile de préciser que nos élus, alors qu’il ne pensent qu’à « alléger » la fonction publique au service des citoyens, n’oublient surtout pas d’augmenter les effectifs de fonctionnaires (et conseillers spéciaux) à leur disposition avec une pensée (nous l’espérons) émue pour le contribuable à qui on aura fermé son tribunal, hôpital, bureau de poste ou gare.

Car, la goutte d’eau évoquée par Monsieur OLLIER correspond en ce qui concerne l’Elysée représente les augmentations de salaires (+20%) et primes (8 millions d’indemnités de sujétions) des 98 contractuels si on ajoute à cela l’augmentation exponentielle des coûts de transport, téléphone et autres frais de représentation cela nous donne : 12 millions d’€ soit pour les nostalgiques de l’avant Euro, 78 714 840 FF - Source Canard Enchaîné

Une goutte d’eau qui doit faire rêver des millions de français pour qui la fin du mois commence le 10 ou le 15 !!!

Ce que Monsieur OLLIER aurait pu également nous expliquer comment on conçoit le service public chez nos gouvernants. Nous avions évoqué ce sujet dans un article « Fonction publique fais ce que je dis … »

On compte à ce jour 37 ministres ou secrétaires d'Etat . Même si les secrétaires d'Etat sont sous la tutelle de ministères, on peut globalement dire que tous les aspects de la gestion du pays semblent couverts. Il ne faut en effet pas oublier que chaque ministre ou secrétaire d'Etat dispose d'un cabinet dont le nombre de conseillers peut varier de zéro (Rama YADE) à une trentaine (Roselyne BACHELOT) à 37 (Christine LAGARDE) soit en moyenne une vingtaine de conseillers.

Une visite sur le site de la Présidence de la République à la page "Cabinet de Nicolas SARKOZY" amène à se poser des questions sur la diminution du nombre de fonctionnaires notamment en ce qui concerne le cumul ou doublonnage.

Composition du cabinet de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République

Secrétaire général : M. Claude GUEANT
Chef de l'Etat-major particulier : Amiral Edouard GUILLAUD
Conseiller spécial du Président de la République : M. Henri GUAINO
Conseillers du Président de la République :
M. Raymond SOUBIE
Mme Catherine PEGARD
Conseiller diplomatique et Sherpa : M. Jean-David LEVITTE
Secrétaire général adjoint : M. François PEROL
Directeur du cabinet : Mme Emmanuelle MIGNON
Conseillers à la présidence de la République :
M. Franck LOUVRIER
M. Arnold MUNNICH
M. Patrick OUART
Chef de cabinet : M. Cédric GOUBET
Chef de cabinet adjoint : M. Samuel FRINGANT

Mais enfin, pourrait-on se dire, après tout, le budget de la France peut bien offrir quelques (très chers) collaborateurs au Président. Oui, mais c'est en lisant la deuxième partie de la liste consacrée aux conseillers et conseillers techniques qu'on est partagé entre le sourire et l'abattement.

Conseillers :

M. Dominique ANTOINE, conseiller culture, éducation, jeunesse et sports
M. Bernard BELLOC, conseiller enseignement supérieur et recherche
M. Olivier BIANCARELLI, conseiller parlementaire et Outre-mer
M. Erard CORBIN de MANGOUX, conseiller affaires intérieures
M. Bernard DELPIT, conseiller économique
Mme Cécile FONTAINE, conseiller défense
M. Pierre-Jérôme HENIN, conseiller presse questions internationales
M. Bruno JOUBERT, conseiller diplomatique adjoint
M. Bertrand MARTINOT, conseiller social
M. Jérôme PEYRAT, conseiller politique
M. Fabien RAYNAUD, conseiller affaires européennes
M. Maxime TANDONNET, conseiller immigration et intégration

Conseillers techniques :

M. Boris BOILLON, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé de l’Afrique du Nord, du Proche et du Moyen-Orient
M. Olivier COLOM, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé du G8, des Nations unies, des affaires multilatérales et globales et de la francophonie.
M. Edouard CREPEY, conseiller technique en charge des questions institutionnelles, constitutionnelles et juridiques
Mme Sophie DION, conseiller technique sport
M. Jean-Baptiste de FROMENT, conseiller technique éducation
M. Eric GARANDEAU, conseiller technique culture et communication
M. Christophe INGRAIN, conseiller technique justice
M. Rachid KACI, conseiller technique politique de la ville, diversité
M. Damien LORAS, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé des Amériques, de la Russie, du Caucase, des Balkans et de l’Asie centrale

M. Bertrand LORTHOLARY, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé de l’Asie et de l’Océanie
M. Matthieu LOUVOT, conseiller technique industrie - énergie - transport
M. Christophe MALVEZIN, conseiller technique agriculture et pêche
M. Rémi MARECHAUX, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé de l’Afrique sub-saharienne
M. Raphaël RADANNE, conseiller technique santé
M. Aimeric RAMADIER, conseiller technique fonction publique et jeunesse
M. Boris RAVIGNON, conseiller technique développement durable
M. François RIAHI, conseiller technique réforme de l’Etat
M. François RICHIER, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé des affaires politico-militaires
M. Julien SAMSON, conseiller technique protection sociale
M. Romain SERMAN, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé de l’Afrique sub-saharienne
M. Eric TALLON, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé des affaires européennes
M. Julien VAULPRE, conseiller technique opinion

A rapprocher des effectifs de notre Premier Ministre

Pour mémoire, le cabinet du Premier Ministre se compose de :

1 Directeur du cabinet, 1 Directeur adjoint du cabinet, 1 Conseiller auprès du Premier ministre, 1 Conseillère auprès du Premier ministre pour la communication.

Puis :

Chargés de mission auprès du Premier ministre :
M. Jean de BOISHUE, ancien ministre
M. Daniel-Georges COURTOIS,
Pierre DAVID
Jean-Marc MONTEIL
1 Chef du cabinet
1 Chef du cabinet militaire
1 Chef adjoint du cabinet
1 Conseillère, chef du secrétariat particulier :
1 Conseiller Europe :
1 Conseillère pour les affaires économiques et financières :
1 Conseiller social :
1 Conseiller pour les affaires intérieures
1 Conseillère pour la justice :
1 Conseiller parlementaire :
1 Conseiller pour la réforme de l’Etat et la fonction publique :
1 Conseiller pour le budget :
1 Conseiller pour l’éducation nationale, l’enseignement supérieur et la recherche :
1 Conseiller pour l’industrie, la recherche et l’énergie :
1 Conseiller diplomatique :
1 Conseiller pour le développement durable
et Arno KLARSFELD (aucune précision)

5 conseillers au service de presse

Conseillers techniques :
1 Affaires diplomatiques
1 Fiscalité et prélèvement obligatoires
1 dossiers culturels et discours
1 Affaires diplomatiques et coopération franco-allemande
1 Relations avec le Sénat et les associations d’élus
1 Education
1 Financement des entreprises, services, artisanat, concurrence, consommation et tourisme
1 Politique de la ville, intégration et lutte contre l’exclusion :
1 Relations avec l’Assemblée nationale et l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et de l’UEO
1 Enseignement supérieur et recherche
1 Santé
1 Ecologie et urbanisme
1 Discours
1 Sécurité
1 Stratégies industrielles, PME-PMI, technologies et société de l’information
1 Administration territoriale, collectivités locales et outre-mer
1 Sports, jeunesse et vie associative
1 Libertés publiques
1 Finances sociales
1 Affaires stratégiques
1 Affaires locales
1 Energie, politique industrielle et sûreté nucléaire
1 Discours
1 Travail et formation professionnelle
1 Affaires économiques internationales
1 Espace, industries de défense, recherche et innovation
1 Climat, transport et règles de construction
1 Macro-économie et emploi
1 Culture et communication
1 Agriculture, pêche et forêt

Chargés de mission
1 Aménagement et logement
1 Relations avec élus
1 Education
1 Prévisions économiques
1 Relations avec l’Assemblée nationale et le Parlement européen

Permettez nous Monsieur OLLIER, de trouver le prix de la goutte particulièrement élevé en ces temps de récession, pardon de "croissance négative" comme vous le dites si joliment

Sources et crédit Vidéo
LCP AN

15 octobre 2008

François "OUI-OUI" FILLON contre les paradis fiscaux

C'est nouveau et franchement, ça fait sourire : " Fillon part en guerre contre les paradis fiscaux" et c'est à lire sur le site Web de Challenge : " "Des trous noirs comme les centres off shore ne doivent plus exister", a lancé le Premier ministre François Fillon à l’Assemblée nationale, mardi 14 octobre.

"Leur disparition doit préluder à une refonte du système financier international", a-t-il ajouté. Le ministre français du Budget, Eric Woerth, avait annoncé le 29 septembre son projet d’organiser une réunion regroupant les pays de l’OCDE pour "relancer le combat contre les paradis fiscaux".

Au moment où les Etats sont contraints d’injecter des sommes considérables pour venir au secours du système financier, il est en effet légitime de réexaminer ce sujet, véritable serpent de mer. Les hedge funds à l'index

Beaucoup d’observateurs ont ainsi pointé le fait que les "hedge funds", qui n’ont pas été à l’origine de la crise actuelle, mais l’ont propagé en multipliant ses effets toxiques, sont domiciliés dans des centres off-shore. Il y aurait une "cinquantaine" de paradis fiscaux dans le monde, représentant "plus de 400 banques, deux tiers des 2000 hedge funds et deux millions de sociétés écrans qui géreraient quelque 10.000 milliards de dollars d’actifs financiers", a ainsi détaillé l’ONG Transparency International France ... / ... Source Challenge

On connaissait déja les belles histoires de l'oncle Paul, les contes de ma mère l'oie et les aventures de OUI OUI mais "François contre les paradis fiscaux" avouez que ça a toutes les chances de devenir un best seller.

Hedge funds : On a régulièrement entendu ce nom ces dernières années. Les spécialistes financiers les présentaient comme les "enfants turbulents de la finance" et nombreuses sont les banques y compris françaises qui (comme on dit en langage populaire, vous savez celui des contribuables) y ont tâté.

Hedge Fund : Définition d'un site Web spécialisé (Vernimmen)

Les hedge funds, contrairement à leur nom qui signifie couverture, sont des fonds d'investissement non cotés à vocation spéculative. Ce sont des fonds spéculatifs recherchant des rentabilités élevées et qui utilisent abondamment les produits dérivés, en particuliers les options. Ils utilisent l’effet de levier, c’est-à-dire la capacité à engager un volume de capitaux qui soit un multiple plus ou moins grand de la valeur de leurs capitaux propres. Les hedge funds présentent l’intérêt d’offrir une diversification supplémentaire aux portefeuilles « classiques » car leurs résultats sont en théorie déconnectés des performances des marchés d’actions et d’obligations.

Définition pour "les nuls"par le site La finance pour tous

Les hedge funds sont des fonds d’investissement d’un type particulier. Il n’existe pas de définition légale, précise et formelle du terme. Le terme lui-même est trompeur. La traduction littérale en français est « fonds de couverture », c’est-à-dire se livrant à des placements de protection contre les fluctuations des marchés considérés. Une telle définition devrait les faire pencher du côté des fonds sans risque ; or, au contraire il s’agit de fonds particulièrement risqués, beaucoup plus risqués que les fonds communs de placement (OPCVM) .Pourquoi ?

Ils sont peu ou pas réglementés. A la différence des fonds d’investissement destinés au grand public, une part importante des fonds peut être investie en actifs illiquides ou complexes. Ils utilisent massivement les techniques permettant de spéculer sur l’évolution des marchés, à la baisse comme à la hausse (utilisation massive de produits dérivés, de la vente à découvert et de l’effet de levier). Ils sont peu transparents et souvent implantés dans les paradis fiscaux.

Leurs gérants y investissent une part de leur patrimoine et prélèvent des commissions très importantes en fonction de la surperformance du fonds. Cela les incite à faire prendre aux fonds des risques de marché importants. En général, les investisseurs ayant déposé de l’argent sur ces fonds, ne peuvent réduire leur participation à tout moment mais seulement à certaines périodes prédéterminées.

Au cours des dix dernières années, les hedge funds ont enregistré une croissance rapide. On estime qu’aujourd’hui près de 10 000 fonds sont opérationnels dans le monde et qu’ils gèrent 1 426 milliards de dollars d’actifs, soit plus de 700 % de plus qu’en 1995 ! ... / ...

Voila un peu mieux expliqué les trous noirs évoqués par le Premier Ministre. Trous noirs au demeurant qui ne font pas partie des plans de relance des Etats et qui pourraient bien accroître la descente aux enfers du système financier mondial !!!

De son côté Eric Woerth lui parle de son projet d’organiser une réunion regroupant les pays de l’OCDE pour "relancer le combat contre les paradis fiscaux.

Au delà du fantasme, c'est quoi au juste les paradis fiscaux ?

L'OCDE établit chaque année une liste des paradis fiscaux non coopératifs. L'OCDE applique des critères assez restrictifs pour déterminer le caractère de paradis fiscal d'un pays :

Au premier plan, le fait que la juridiction concernée applique des impôts inexistants ou insignifiants, mais ce critère n'est pas suffisant car l'OCDE reconnaît que toute juridiction a le droit de décider d'appliquer ou non des impôts directs et, dans l'affirmative, de déterminer le taux d'imposition approprié. Les autres facteurs nécessaires pour qu'une juridiction soit considérée comme un paradis fiscal par l'OCDE sont une absence de transparence dans l'application de la loi fiscale, l'absence d'échange de renseignements à des fins fiscales avec les autres administrations et le fait que l'absence d'activités substantielles soit admise.

Depuis que l'OCDE a mis en place des outils de lutte contre les paradis fiscaux, 33 juridictions ont pris des engagements en matière de transparence et d'échange effectif de renseignements et ont été retirées de la liste.

Les juridictions qui n'ont pas encore pris d'engagement en matière de transparence et d'échange effectif de renseignements sont

Amérique
* Antilles néerlandaises
* Bahamas
* Territoire d'outre-mer autonome (Royaume-Uni) Bermudes
* îles Caïmanes
Asie
* Bahreïn
* Hong Kong
* Singapour
* Émirats arabes unis
Europe
* Chypre
* Guernesey
* Île de Man
* Irlande
* Jersey
* Luxembourg
* Malte
* Royaume-Uni
* Suisse

Il est bon de rappeler que le Président de l'Eurogroupe est Jean-Claude JUNKER actuel Premier Ministre du Luxembourg. Amusant non ?

Une question vous taraude : Comment les particuliers peuvent-ils trouver des adresses leur permettant d'abriter leur argent dans ces paradis fiscaux ?

C'est assez simple, le citoyen Lambda lance une recherche sur GOOGLE avec la requête :"paradis fiscaux" Il y trouvera quantité de réponses commerciales (liens payants) :

1.Création Société Offshore
Le seul spécialiste en France Paiement à livraison.
2.Création société Offshore
Solutions clé en main: constitution Compte bancaire et domiciliation
3.Abroad Offshore
Spécialiste de la société offshore Professionalisme & confidentialité

Puis en partie droite :

1.Société Paradis Fiscaux
Ne s'improvise pas ! Conseil &
Accompagnement Efficace & Discret.

2. Offshore en Angleterre
Cabinet Francophone depuis 10 ans
en Angleterre

3. Offshore Angleterre 799 €
Pack de création de société
Tout compris et en 24h !

4. Création société Offshore
L'expertise suisse au service
de votre optimisation fiscale

5. Societe Offshore
Fournisseur de societe offshore
Seychelles et Ile Maurice

6. Création Société Offshore
Ouverture compte bancaire Offshore
Virtual Office, ATM, GSM/VOIP

7. Sociétés offshore
60 pays dans le monde
conseils et études de cas gratuits

8. Tax Free IBC
Belize Offshore Company
Registered agent, address, banking

On peut également trouver sans la moindre difficulté un ouvrage portant le joli nom de "Avec le "guide fiscal pour la création de société à l'étranger" qui se présente de la façon suivante : que vous soyez un particulier ou un professionnel, vous trouverez toutes les solutions pour savoir comment utiliser les paradis fiscaux, sans risquer les foudres de l'administration " Vous pouvez même consulter gratuitement un Extrait du Guide

Imaginez que pour la recherche, nous nous sommes limités à la langue française .... Alors, lorsqu'on compare l'effet d'annonce à l'état de fait, on se dit que notre Premier Ministre a du abuser de la lecture de "OUI OUI découvre la mondialisation" ou qu'il se paye notre tête ... une fois de plus, car afin de mettre fin à ces paradis fiscaux, il faudra si on s'en tient à la seule l'Union Européenne obtenir l'accord des 27 membres.

Ce qui est, tout le monde le sait, impossible

Dis, François, raconte nous encore une belle histoire ...


14 octobre 2008

Elections pièges à c..., Sondages pièges ... à nazes

La crise financière commençant à mettre nos dirigeants mal à l'aise et pour tout dire nerveux), il était absolument nécessaire (comme le préconisent les communicants) de distraire l'attention des citoyens/salariés/contribuables.

Et là, pas d'hésitation, on ressort la TRES grosse ficelle des français qui ne travaillent pas assez et sont par conséquent responsables de la baissse de leur pouvoir d'achat, du manque de dynamisme de l'économie et peut être même ... de la reprise du chômage.

C'est comme l'ont appelé les Guignols de l'info, c'est le "gentil" Xavier BERTRAND qui s'y est collé.

Résumé des faits :

Extrait de la dépêche AFP : La proposition de loi UMP visant à faciliter le travail du dimanche sera débattue d'ici à la fin de l'année au Parlement, a indiqué dimanche sur Europe 1 le ministre du Travail Xavier Bertrand. Cette proposition de loi du député UMP des Bouches-du-Rhône Richard Mallié (le même qui souhaite passer à la postérité en refusant les nouvelles plaques d'immatriculation) , vise à étendre les dérogations au repos dominical. L'examen du texte avait initialement été fixé au 10 juin, avant d'être renvoyé à une date indéterminée .. / ... Selon M. Bertrand, invité du Grand Rendez-Vous d'Europe 1/Le Parisien, "elle n'est pas retirée de l'ordre du jour" et "son examen va se faire après l'examen du budget à l'Assemblée".

"Je soutiens à fond cette proposition, nous y avons travaillé avec Luc Chatel", le secrétaire d'Etat à la Consommation, a-t-il ajouté. "Le dimanche n'est pas un jour comme les autres, c'est vrai. Mais il faut aussi voir comment les choses évoluent. Nous ne pouvons pas refuser à des personnes qui souhaitent travailler le dimanche de le faire", a-t-il expliqué.

Selon lui, la réglementation doit "aussi apporter des garanties", avec un travail le dimanche "mieux payé et surtout le droit au refus pour le salarié" ... / ... Source Afp

Chez moi on a l'habitude de dire : "Si tu dis ça à un cheval de bois, il te donne une ruade"Qui peut encore croire qu'un salarié (surtout avec une récession économique en cours) pourra refuser quoi que ce soit ?

Au passage, ça ne vous rappelle pas la belle légende des salariés qui peuvent aller voir leur employeur pour leur demander à faire quelques heures supplémentaires par ci par là ?

Toujours un peu plus sournois dans leurs méthodes, nos ministres utilisent maintenant systématiquement les études d'opinion "indépendantes" afin de convaincre leurs opposants qu'ils sont minoritaires. C'est justement le cas du dernier sondage sur le "travail du dimanche" publiée par le Journal du Dimanche (propriété du groupe Lagardère)

Voir ci-dessous un copie d'écran effectuée ce jour sur le site du JDD

C'est vrai que ça a du discuter et même plus dans les foyers français. Les "ben ça alors ... ", les "je l'aurai jamais cru ..." et autres "tu vois je te le disais ..." ont probablement fait oublier pendant quelques heures les milliards envolés et ceux découverts dans des caisses vides mais subitement pleines.

C'était sans compter sur la pugnacité de quelques journalistes (que nous saluons au passage) qui ont décidé de ne pas se limiter à publier (comme d'habitude) les résultats.

Libération et BetaPolitique nous expliquent comment ce gouvernement essaye de vendre aux français une énorme imposture


BetaPolitique

Nos 1003 compatriotes ont donc été soumis à la question par téléphone à ces dates là : Travailler le Dimanche est payé davantage qu’en semaine. Si votre employeur vous proposait de travailler le dimanche, accepteriez-vous ?

Leurs réponses :

Le score de 67 % en faveur du travail dominical, a ensuite fait le tour des rédactions : Le monde, le JDD et le nouvel observateur avec une réaction en exclu de la CFTC en ont fait leurs choux gras. Ce chiffre de 67 %, je l’ai également entendu au journal télévisé de dimanche à 20h. Toutes les rédactions ont donc repris cette information.

Pourtant, au mois de décembre 2007 et toujours sur le JDD, 1010 personnes répondaient à la question suivante : Vous, personnellement, seriez-vous prêts à travailler le dimanche ?

A cette question, ils répondaient en faveur du travail le dimanche à hauteur de 47 % :
Bien qu’un encart proche de l’article les créditaient d’un score de 41%.

Tout cela n’est vraiment pas sérieux, passons sur le panel d’un millier de personne qui nous donne une incertitude très élevée, passons sur l’empressement du JDD à sortir un scoop en phase avec l’agenda présidentiel. En revanche je ne peux pas passer l’éponge sur la déontologie vis-à-vis de tels sondages qui n’appliquent pas une règle simple : la permanence des méthodes ... / ...

Les rédactions se sont empressées de faire circuler cette information rapidement, et elles se sont défaussées en citant leur source : le JDD. L’interprétation qui en a été faite publiquement est pourtant erronée. En effet, on ne peux pas dire qu’à cause de la crise les gens souhaitent travailler le dimanche, et c’est pourtant ce que tout le monde veux lui faire dire à ce sondage ... / ... Pour résumer si vous avez un manteau à acheter, avec le même budget ; que vous l’achetiez le dimanche ou le samedi ne change rien à l’économie. Il faudrait donc davantage doper la demande dans ces temps de crises afin de stimuler la consommation que d’augmenter l’offre. C’est assez élémentaire mais inacceptable pour ce gouvernement, nous avons donc droit à ces rocambolesques sondages qui font davantage rire qu’autre chose.

Libération

Ce sondage aux petits oignons mérite quelques précisions. Primo, le plébiscite français pour le travail dominical se nuance un poil à la lecture des résultats de l'enquête. A la question posée («travailler le dimanche est payé davantage qu'en semaine, si votre employeur vous proposait de travailler le dimanche, accepteriez vous?») Ils sont 17% à répondre «oui, toujours», alors que 50% des sondés répondent : «oui, de temps en temps».

Mais ces deux ensembles sont agrégés en un seul bloc de 67% qui permet au JDD de titrer :«les Français veulent travailler le dimanche!». IFOP précise dans son étude que ce chiffre de 67% est en progression de 8% par rapport à décembre 2007 et un sondage publié dans Metro. Ce qui permet à Bertrand d'évoquer une évolution des mentalités. La France est prête pour sa réforme. CQFD.

Sauf qu'une des questions du sondage rend compte, sur la même période, d'une dynamique inverse de l'opinion publique. Le JDD n'a publié in extenso que deux questions, mais une visite sur le site de l'IFOP montre que l'institut de sondage en a en fait posé quatre, dont celle-ci, qui concerne l' «adhésion» des Français à un assouplissement de la législation sur l'ouverture des magasins le dimanche:

«Vous savez qu'aujourd'hui la plupart des magasins n'ont pas le droit d'ouvrir le dimanche. Personnellement, êtes vous favorable à un assouplissement de la législation sur le sujet, afin que des magasins puissent ouvrir le dimanche?».

Et là, surprise. Les Français y sont moins favorables qu'il y a un an. Ils sont 57% à se dire partisan d'un assouplissement lors du dernier sondage IFOP. C'est 6 points de moins que dans l'enquête publiée dans Metro en décembre 2007(63%) ... / ...

Outrance et Enfumage étant les deux mamelles de notre gouvernement, le même Bertrand lance un nouveau débat (afin d'étouffer le premier) :

Le ministre du Travail Xavier Bertrand a souhaité lundi à Marseille que les nouvelles crèches «puissent être ouvertes sept jours sur sept quand il le faut», afin d’accueillir les enfants de parents travaillant les samedi et dimanche. «Parce que quand vous êtes commerçants, pourquoi vous n’auriez pas le droit d’avoir vos enfants à la crèche?», a déclaré le ministre, interrogé lors d’un point presse sur les possibles conséquences sociales et familiales de l’extension du travail le dimanche.

Il a également estimé que les «sept millions de Français» qui travaillent «occasionnellement» le dimanche avaient déjà dû trouver une solution pour la garde de leurs enfants.

Quelques heures plus tard, lors d’un débat avec les représentants patronaux des Bouches-du-Rhône et des salariés de la zone commerciale de Plan-de-Campagne favorables à l’ouverture dominicale, Bertrand a donné l’exemple d’une crèche ouverte «sept jours sur sept en Ile-de-France, à Chanteloup-les-Vignes». «Il ne s’agit pas d’ouvrir toutes les crèches de France sept jours sur sept, mais si un jour vous avez une crèche d’entreprise à Plan-de-Campagne, ça peut-être intéressant qu’elle soit ouverte le dimanche. Il faut qu’on puisse se caler au rythme de vie et aussi au rythme de consommation des Français»

Il faudrait d'abord en construire des crèches et ce pour le reste de la semaine pauvre pitre !!!!!

Vous êtes en colère à la lecture des ces propos ? Nous aussi.

D'autant qu'une de ses collègues Christine BOUTIN est en train de vouloir modifier la loi SRU pour éviter aux villes "riches" de ne pas construire d'habitat social (voir article du journal Le Monde)

Dans la mesure où le premier parti d'opposition est en train de se demander s'il organise un débat contradictoire entre motions ou s'il déplace la date de son congrès pour adapter son programme à la crise, pour les citoyens français, il semble qu'il va falloir se faire entendre vite et fort, et ce par tous les moyens.

Crédit montage
Avec l'aimable autorisation
de Tropic@lBoy

13 octobre 2008

De bling bling à krach krach : Ensemble tout est possible !!!

Notre Président a parlé. C'était pour nous annoncer qu'en termes de renflouement inconditionnel des banques : Tout est possible (même avec les caisses vides ...)

"Je mesure la responsabilité est la mienne" (Sic - comme le dit le Canard Enchaîné)

Lundi, il déclarait: "Je mesure la responsabilité est la mienne (...). Cette responsabilité, nous l'assumerons." Et le chef de l'Etat de citer la nécessité de débloquer le marché des prêts entre les banques, via une garantie "payante" des emprunts contractés avant le 31 décembre 2009, et ce jusqu'à 320 milliards d'euros.

A cela s'ajoutent 40 milliards pour recapitaliser les banques qui seraient en difficulté. Soit 360 milliards au total. Interrogé sur la Société Générale, il a répondu que les pouvoirs publics mettent "des fonds propres à disposition de toutes les banques qui en feraient la demande". Une fois encore, Nicolas Sarkozy s'est dans le même temps engagé à ce qu'"une fois la confiance rétablie, la France ne laissera pas cette situation sans conséquence. Les coupables seront sanctionnés." Source Challenges

Comme nous l'expliquions dans notre article précédent, ces fonds n'existant pas, il va falloir soit avoir recours à l'emprunt ou comme le disait Eric WOERTH dans l'émission Riposte, faire fonctionner la planche à billets.

Dans cette tourmente, une nouvelle fera plaisir à tous les français : "La présidence de la République voit ainsi son enveloppe budgétaire 2009 augmenter de 11,4% pour atteindre 112,3 millions d'euros. On rappelle qu'en 2008, cette enveloppe est déjà passée de 32,3 à 100,8 millions ...

Le budget 2009 de Assemblée nationale progresse de 3,8% (554,2 millions) et celui du Sénat de 1,4% (332,2 millions). Les crédits du Conseil constitutionnel passent de 7,7 à 12,5 millions, soit une hausse de 60,7%." Source Actuchômage du 03 Octobre 2008

Mais puisqu'on vous le disait avant l'élection de 2007 : ENSEMBLE TOUT EST POSSIBLE ... dommage qu'une majorité de français ait trouvé ce slogan ... sympathique.

Crédit et copyright montage
Le blog du CHI

DSK : 1.400 milliards de pertes ... mais il en reste encore ...

C'est le Nouvel Obs qui nous l'apprend : "Le gouvernement, réuni en conseil des ministre exceptionnel lundi après-midi, devrait s'engager à apporter la garantie de l'Etat à un plan de plusieurs centaines de milliards d'euros destiné à faciliter le financement du système bancaire et renouveler la promesse de se porter au capital des établissements en difficulté.

Nicolas Sarkozy devrait détailler cet après midi les mesures adoptées dans le cadre d'un projet de loi finances rectificative au budget 2008. Selon le rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale Gilles Carrez, le texte loi permettra à l'Etat d'apporter sa garantie à un organisme "qui va lever des fonds sur le marché" au profit du système bancaire. " ... / ...

Selon "Le Monde" daté de mardi dernier, qui ne cite pas de source, le gouvernement pourrait annoncer que la garantie de l'Etat s'élèvera en France à 300 milliards d'euros ... / ... Source Nouvel Obs


Au fait, savez-vous comment l'Etat français est venu au secours de de DEXIA ?

Evoquant le milliard d'Euros investi par l'Etat dans la banque et les 2 MdsE apportés par la Caisse des Dépôts et Consignation, Eric Woerth a expliqué qu'en contrepartie, l'État français obtiendra "des actifs de Dexia". Le Ministre a expliqué que le milliard d'Euros investi par l'Etat "vient de l'emprunt"... "L'argent ne vient pas du ciel. Ce n'est pas le Saint Esprit !" s'est-il exclamé.

Concrètement, pour la gestion des futurs actifs de Dexia, l'Etat français a créé une société dénommée : Société de Prise de Participation de l'État. Elle "va emprunter sur le marché 1 MdE. Elle va acheter des titres avec ce Milliard d'Euros de Dexia, et donc entrer dans le capital de Dexia. Elle aura dans son bilan, à la fois un emprunt pour 1 MdE, et à la fois une contre-valeur qui seront des titres"

Sauver une banque en empruntant soi même, du jamais vu !!!

Heureusement que nous avons l'UMP pour proposer des mesures à destination des plus modestes

Edouard Balladur, 79 ans, à défendu l'idée d'un moratoire sur la réforme de France Télévisions prévue pour 2009. Autrement dit, il proposerait de repousser la suppression de la publicité après 20 heures sur les antennes de la télévision publique. Cette mesure permettrait à l'Etat de récupérer 450 millions d'euros qui auraient dû être versés à France Télévisions en compensation. 450 millions qui pourraient financer le RSA au lieu de la taxe prévue sur les revenus du patrimoine .... Source JDD

Qu'est ce qu'on ne ferait pas pour faire plaisir à son électorat ?

En réponse à toutes les idées de "génie" de nos actuels dirigeants, ce matin sur Europe1 DSK le patron du FMI déclarait : " Aujourd'hui, notre estimation est un peu plus élevée : elle est autour de 1.400 milliards... Beaucoup de ces pertes ont déjà été révélées. Mais il en reste encore ! Source Europe1

Mais n'ayez aucune inquiétude, Xavier Bertrand veille : " L'heure est au réalisme et pas au catastrophisme. Oui, cette crise financière aura des conséquences sur l'emploi, sur la croissance et sur le pouvoir d'achat. Mais le rôle d'un politique, c'est l'action plus que la prévision. Cela veut dire qu'il faut anticiper. Quand on décide la fusion Unedic-Anpe, les offres raisonnables d'emploi, le RSA, on joue un rôle d'anticipation et d'amortisseur " Source La Provence

On ne fera probablement jamais payer les responsables des quelques 1.400 milliards envolés mais ... Les chômeurs ou précaires vont savoir de quel bois le gouvernement se chauffe ... Non mais !!!


Copyright montage
L'ami Root73

10 octobre 2008

Dernière outrance UMP : La tolérance à géométrie variable

Le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer se dit favorable "à une amnistie fiscale" pour les Français qui rapatrieraient leurs capitaux pour participer "au lancement d'un grand emprunt d'Etat" destiné à relancer l'économie.

Sans le moindre complexe, il explique

"S'agissant de l'amnistie, je pense à nos compatriotes, pas aux dirigeants qui ont pu être défaillants", tient à préciser M. Accoyer, parlant d'une idée "personnelle" et ajoutant que l'ampleur de la crise "exige des attitudes et des décisions exceptionnelles". Source Nouvel Obs

Comme d'habitude, un démenti est arrivé par Luc CHATEL qui a déclaré que cette mesure n'était "pas vraiment d'actualité" dans le contexte de crise actuelle. renvoyant ce sujet au débat sur la loi de finances. En clair, il ne dément pas ....

Quelle est la définition de l'amnistie fiscale ?

Définition générale des amnisties fiscales - Sur la base des recherches étymologiques qui précèdent, il est possible de formuler une première définition générale des amnisties fiscales. Les amnisties fiscales sont ainsi "des mesures générales, reposant sur un acte législatif, exécutif ou administratif et ayant pour objet d'effacer un fait punissable en matière fiscale et, en conséquence, d'empêcher ou d'arrêter les poursuites de l'administration fiscale envers les contribuables concernés". Il est clair qu'une telle définition, abordée sous l'angle du language, n'a pour but que de donner une première idée, générale et presque intuitive de ce que sont les amnisties fiscales et ne saurait avoir, à ce stade du travail, aucune portée pratique ou théorique.

Définition juridique de l'amnistie fiscale - Dalloz (1962) dans son répertoire de droit donne une définition plus juridique et rigoureuse de l'amnistie : "Mesure générale faisant remise à tous les inculpés d'une même catégorie de crimes, de délits ou de contraventions, aussi bien des poursuites à exercer que des condamnations prononcées." Cette définition peut être complétée par celle du Larousse qui définit l'amnistie comme un "acte du pouvoir législatif qui a pour objet d'effacer un fait punissable et, en conséquence, soit d'empêcher ou d'arrêter les poursuites, soit d'effacer les condamnations" (Larousse en 5 volume, 1983, p.123).

Les définitions de la littérature économique des amnisties fiscales – Les définitions offertes par la littérature économique des amnisties fiscales devraient permettre d'obtenir une définition des amnisties fiscales plus en phase avec les problématiques qui seront traitées par la suite. Ainsi, Parle et Hirlinger (1986) parlent de programmes procurant aux contribuables une opportunité unique de se mettre à jour en payant les impôts ainsi que les intérêts passés sans faire l'objet de sanctions (Parle et Hirlinger, 1986, p. 246). Plus récemment, Andreoni (1991) définit les amnities fiscales comme des mesures gouvernementales qui "pardonnent" tout ou partie des sanctions dues par les contribuables si ceux-ci déclarent volontairement les montants qu'ils ont dissimulé (Andreoni, 1991, p.143). Das Gupta et Mookherjee ainsi que Alm apportent des définitions plus récentes et précises.

Pour Alm (1998) : "une amnistie permet typiquement aux individus ou aux entreprises de payer leurs impôts antérieurement non-déclarés sans être sujet à toutes ou partie des pénalités financières et pénales qu'engendre habituellement la découverte de pratiques d'évasion fiscale" (Alm, octobre 1998, p.1). Das Gupta et Mookherjee rajoutent que les amnistie sont un phénomène essentiellement dynamique représentant une réduction des taux de pénalité pesant sur des crimes passés et dont le but est de provoquer une divulgation volontaire de ces crimes (Das-Gupta et Mookherjee, 1996, p.409). Bien d'autres définitons existent dans la littérature économique des amnisties fiscales. Ces définitions suffisent toutefois à mentionner les éléments les plus importants qui caractérisent les amnisties fiscales, à savoir la réduction des sanctions prévues pour les contribuables qui se sont soustraits à leurs obligations fiscales. Source UNIVERSITÉ DE FRIBOURG FACULTÉ DES SCIENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES DÉPARTEMENT D'ÉCONOMIE POLITIQUE FRIBOURG - novembre 2006

Il s'agit, donc, si l'on se réfère aux définitions données plus haut, de délinquance ou fraude fiscale

Définition de la fraude fiscale : Fait de se soustraire ou tenter de se soustraire, frauduleusement, au paiement total ou partiel de l'impôt.

Et que risque t-on ?

Procédure de répression, sur plainte déposée par l'Administration après avis conforme de la Commission des infractions fiscales, avant la fin de la 3e année suivant celle de l'infraction.
Pénalités et amendes habituelles + sanctions pénales + sanctions complémentaires ou accessoires (privation des droits civiques, par exemple).

Quelques exemples de sanctions

Intérêt de retard de 0,40 % (1) par mois + majoration :

* de 10 %, en cas de déclaration spontanée ou dans les 30 jours d'une mise en demeure
* de 40 % en l'absence de déclaration après les 30 jours d'une mise en demeure
* de 80 % en cas de découverte d'une activité occulte

Ce que propose donc le PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE NATIONALE c'est d'effacer l'ardoise de délinquants et de les dispenser de payer quelque amende que ce soit

Mettre le feu à une poubelle ou voler un CD dans un magasin vaut aujourd'hui comparution immédiate avec condamnation à la clé. Dans un registre un peu différent, il nous semble judicieux de rappeler qu'en 2007 : Le nouveau président élu avait fait savoir qu’il n’y aurait aucune amnistie pour les infractions routières, que ce soit pour le stationnement ou les excès de vitesse ... / ... En effet, lui le chantre du respect de la loi, pouvait difficilement amnistier des personnes ayant enfreint le code de la route. Pour certains, c’est le manque à gagner financier pour les caisses de l’état qui aurait motivé la décision de Nicolas Sarkozy.

On verra bien si le "Chantre du respect de la loi" traitera avec autant de dureté les très grands fraudeurs que ceux qui avaient oublié de mettre des pièces dans un horodateur ou dépassé la vitesse limite de 1 km/h ... ou s'il les accueillera avec respect et pourquoi pas ... avec une petite médaille ?

Duralex sed lex (La loi est dure mais c’ est la loi)

Crédite copyright dessin
Maester


09 octobre 2008

La crise est là : Soyons inventifs !!!


"Leçon de vocabulaire en période de crise"

La crise financière "aura des conséquences sur l'activité, sur l'emploi et le pouvoir d'achat des Français", a mis en garde mercredi le Premier ministre François Fillon.

"Nous savons que l'Europe sera rudement affectée par le ralentissement. Nous savons que la France le sera aussi. Il y aura des conséquences sur l'activité, sur l'emploi et le pouvoir d'achat des Français. Il serait absurde et irresponsable de le nier", a déclaré le Premier ministre devant l'Assemblée nationale, lors d'un débat consacré à la crise financière.

Alors que faire ? "S'adapter" diraient les économistes qui de toute façon n'ont que ce mot à la bouche.

Et pourtant dans cette grisaille désespérante, UN HOMME devait être immédiatement recruté par la "maison France" pour les idées qu'il propose afin que chacun puisse continuer à consommer, disons, différement . Il s'agit du dessinateur ECHEVIN dont nous vous proposons ci-dessous les idées généreuses.

ça c'est de la comm. Monsieur Saussez !!!

Monsieur Saussez qui , au mois de juillet, a lancé une campagne de plus de 4 millions d’euros sur le premier bilan du gouvernement « Vous êtes impatient ? Nous aussi » et qui va récidiver va récidiver en lançant prochainement une campagne sur le RSA. Montant de la facture : 3 millions d’euros.



Etonnant non ?

Crédit biographie
Politique.net
Crédit et copyright dessins et titre
ECHEVIN
Allez vite découvrir tous les dessins d'ECHEVIN sur son blog

Revolving pour les uns ... facture pour les autres

Dans le "fatras" d'informations et de communiqués des "experts" gouvernementaux, une déclaration aurait du provoquer remous et hurlements.

Ce sont celles de notre Premier Ministre qui, sans vergogne a dévoilé la stratégie du gouvernement pour éviter la faillite qui guette les institutions financières.

AP - Mardi 7 octobre, 15h31 "La garantie est à 100% puisque nous prenons l'engagement solennel qu'il n'y aura pas de faillite d'établissement bancaire en France", a affirmé mardi François Fillon, expliquant que le gouvernement préférait cette "solution" à un relèvement du plafond de garantie des dépôts bancaires.

"L'Etat fera son devoir si une banque est en difficulté", a assuré le Premier ministre lors des Questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. "Nous avons décidé de garantir complètement la continuité du système bancaire français."

En cas de défaillance d'une banque, la "solution" consistera selon lui "à en prendre le contrôle, à démettre les dirigeants qui n'ont pas réussi et à les remplacer par des dirigeants qui auraient toute la confiance du gouvernement, à redresser cet établissement bancaire et à remettre les participations de l'Etat sur le marché lorsque les circonstances le permettront", a-t-il expliqué.

"Cette solution est bien préférable à celle d'une garantie générale des déposants, parce qu'elle ne conduit pas à garantir les pertes des banques, mais elle conduit au contraire à empêcher la faillite d'établissements bancaires", a-t-il fait valoir" AP/Yahoo

Traduction : L'Etat couvrira les pertes des établissements bancaires privés, puis rendra lorsque le moment sera venu lesdits établissements au marché. Peut être (et même certainement) à ceux qui les ont fait couler.

Mais alors, allez-vous me dire : "Ce n'est absolument pas ce que les media nous expliquent ... C'est fondamentalement injuste et frise la malhonnêteté ..."

Nous avons cherché à savoir si ce communiqué était une fidèle restitutions des propos du Premier Ministre. Nous vous donnons ci-dessous des extraits des déclarations de François FILLON à l'Assemblée Nationale au cours du débat sur la crise financière : "Déclaration du Gouvernement sur la crise financière et bancaire et débat sur cette déclaration"

"M. François Fillon, Premier ministre. …nous examinons immédiatement avec la Banque de France et les autorités de régulation quelle est la meilleure solution. Si cette solution nécessite l’entrée de l’État au capital, nous le faisons, mais à plusieurs conditions.

Tout d’abord, l’État doit avoir les moyens de superviser le redressement de la banque. C’est la raison pour laquelle, dans le cas de Dexia, nous avons obtenu, avec la Caisse des dépôts et consignations, une minorité de blocage. Si cela n’avait pas été le cas, nous n’aurions pas donné suite à la demande des autorités belges.

Ensuite, la direction doit pouvoir être immédiatement renouvelée si la situation le justifie. Les dirigeants qui se sont affranchis des règles minimales de prudence ne doivent pas compter sur l’État actionnaire pour les aider à sauter en parachute doré. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.)

Enfin, l'État n'a pas vocation à rester un actionnaire durable. Une fois l'entreprise redressée…

M. Jean Glavany (Parti Socialiste) On redérégule !

M. François Fillon, Premier ministre. …la participation de l'État doit être revendue, si possible avec une plus-value, comme nous l'avons fait pour Alstom dans le passé. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

Notre engagement pour assurer la continuité du secteur bancaire est total, et la parole de l’État est engagée. Pour cela, nous devons être en mesure d'intervenir financièrement sans délai, y compris par des prises de participations. À cette fin, le Président de la République et moi-même avons demandé à Christine Lagarde de mettre en place une structure juridique intégralement détenue par l’État et susceptible de réaliser les investissements nécessaires.

... / ...

M. François Fillon, Premier ministre. Aujourd'hui, cette structure existe et elle porte déjà la participation de l’État dans Dexia. Afin qu'elle puisse disposer de tous les capitaux nécessaires aux interventions qui se justifieraient à l'avenir, le Gouvernement sollicitera du Parlement, par voie d'amendement au projet de loi de finances, la garantie explicite de l’État. (« Très bien ! » sur les bancs du groupe UMP.)

Cette structure nous permettra de mettre en œuvre notre stratégie au cas où une banque serait en difficulté : la recapitaliser, en maîtriser la stratégie et la gestion, la redresser et remettre les participations de l’État sur le marché lorsque les circonstances le permettront.

M. Roland Muzeau (Gauche Démocrate & Républicaine) On renfloue !

M. François Fillon, Premier ministre. Nous voulons de la sorte créer les conditions du retour de la confiance dans le système bancaire et assurer la reprise des prêts entre les banques elles-mêmes.

Notre pays a un système de garantie des dépôts parmi les plus protecteurs… Source Assemblée Nationale

Dites donc, ça ne vous rappelle pas même vaguement quelque chose de déja vécu ?

Ce vécu se retrouve dans les intentions et déclarations du "bon" Monsieur Paulson. Il est d'ailleurs étonnant de lire l'analyse de l'Institut Hayek (qui n'est pas ce qu'on pourrait appeler un think tank altermondialiste - voir sa présentation plus bas)

"Le secrétaire américain au trésor, Henry "Hank" Paulson, a annoncé jeudi la création d'une vaste structure de "defeasance" étatique -- en anglais: RTC, pour Resolution Trust Corporation - ayant pour mission de racheter à toute banque ses créances sinistrées par la crise financière, moyennant une décote (négociée au cas par cas), la structure de defeasance se chargeant ensuite de revendre ces actifs une fois les marchés revenus au calme. Naturellement, l'achat sera financé par les contribuables américains, ceux de demain, par une augmentation de la dette fédérale.

Puis le gouvernement revendra les actifs, et la perte supportée in fine par les citoyens sera la différence entre le prix de rachat des créances vaseuses et le prix de leur liquidation, augmenté des intérêts qui auront couru le temps que cette liquidation ait lieu. C'est, à une toute autre échelle, le système qui a été mis en place sous le nom de CDR pour liquider les actifs pourris du Crédit Lyonnais, dont la facture finale pour les contribuables français a été évaluée à environ 20 milliards d'euros ... / ...

Et voilà pourquoi ce sont les contribuables américains qui vont boire la tasse, plutôt que les investisseurs ! La promiscuité des politiciens de Washington et des grands dirigeants des institutions financières, généralement issus des mêmes grandes universités de l'Ivy League (harvard, yale, princeton et quelques autres), aboutit à ce que le gouvernement privilégie ses amis au détriment des cochons de payants qui ne comptent pas. Voilà qui n'est pas sans rappeler le fonctionnement de notre énarchie. Les USA ont finalement quelques problèmes assez comprables aux notres.- Source Institut Hayek Libéralisme et Atlantisme

Noat : Présentation de l'institut sur son site Web : ... / ... Face aux idéologies socialiste, écologiste, altermondialiste ou tout autre mouvement politique, philosophique ou religieux attentatoire aux libertés, l'Institut Hayek cultive en priorité les valeurs authentiques du libéralisme. Il entend également défendre les idéaux démocratiques, les structures de l'Etat de droit, les valeurs de l'atlantisme et celles du progrès dans tous les domaines. Il appuie par principe toute initiative qui entend défendre ces valeurs menacées et propager ces idéaux partout dans le monde ... / ...

Au fait savez-vous qui notre Président recevait le à l'Elysée du 14 septembre 2007 ?

PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE
Paris, le 14 septembre 2007

Déclaration du Porte-parole

Le Président de la République recevra M. Henry PAULSON, le Secrétaire d'Etat au Trésor américain, lundi 17 septembre, à 9 heures 30. Le Chef de l'Etat a accepté de rencontrer Henry PAULSON qui est un des meilleurs connaisseurs du système financier international, pour discuter avec lui de la situation internationale et de la coopération entre nos deux pays en matière économique et financière ... / ... Source Elysée

Un des meilleurs connaisseurs du système financier international ?

Une conclusion ?

Peut être, le grand Jacques BREL, l'avait-il imaginée dans le titre et le refrain d'une de ses chansons : "On n'oublie rien"

"Aussi vrai que la Terre est ronde
On n'oublie rien de rien
On n'oublie rien du tout
On n'oublie rien de rien
On s'habitue c'est tout"

Paroles: Jacques Brel. Musique: Gérard Jouannest 1960
Source
paroles.net


08 octobre 2008

Agendas de nos ministres : Morceaux choisis

Vous vous souvenez, c'était au début du mandat de notre Président. Le message était clair travailler plus, beaucoup plus, être sur tous les fronts. On a même demandé au célèbre Eric BESSON de noter l'activité et les résultats des Ministres et Secrétaires d'Etat.

Un peu de temps a passé et plusieurs internautes m'ont gentiment demandé ce que devenait un article récurent de Slovar "Travailler plus : Les ministres donnent l'exemple"

Cette rubrique donnait l'intégralité pour une semaine donnée de l'agenda officiel d'un Ministre ou Secrétaire d'Etat. Cela nous a donné des exemples savoureux. Alors que nous traversons selon les experts les moins pessimistes la plus grave crise financière jamais vue, nous sommes retournés consulter l'agenda de nos éminences. Nous avons fait quelques "extractions "qui vous permettront de constater "l'état de l'art".

Si vous voulez en savoir plus ou détailler chaque agenda, vous pouvez en prendre connaissance sur le site du gouvernement

Secrétariat d’Etat à la Prospective, à l’Evaluation des politiques publiques et au Développement de l’économie numérique - Eric Besson
Vendredi 10 octobre
Avec X. Bertrand - Guyancourt (Yvelines) : signature d’un accord de déploiement de la validation des acquis de l’expérience entre McDonald’s et l’Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie

Secrétariat d’Etat au Développement de la région capitale - Christian Blanc
Mardi 7 octobre
J-L. Borloo 8h15
Ass. nat. : questions au Gouvernement 15h
Mercredi 8 octobre
Ass. nat. : questions au Gouvernement 15h

Ministère du Logement et de la Ville - Christine Boutin
Lundi 6 octobre
Avant-première officielle de "Coluche, l’histoire d’un mec" (Paramount Opéra) 19h30
Mardi 7 octobre
Ass. nat. : questions orales sans débat 10h
R. Kaci, conseiller à la présidence de la République : déjeuner

Secrétariat d’Etat aux Transports - Dominique Bussereau
Mercredi 8 octobre
Centenaire du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales : visite de l’exposition de matériels aéronautiques (Pavillon du Gifas, Champs-Elysées) 9h
Séminaire franco-américain sur l’environnement "Vers une croissance neutre en carbone : une approche coopérative", organisé à l’occasion du centenaire du Gifas : ouverture (Hôtel Marriot) 14h15
Ass. nat. : questions au Gouvernement 15h
Ass. nat. : PjL de programme relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement 16h15
N. Jacquet, préfet, ancien directeur général de la CCIP : remise des insignes d’officier dans l’ordre national de la Légion d’honneur par le président V. Giscard d’Estaing (Paris 8e)

Secrétariat d’Etat à l’Outre-mer - Yves Jégo
Lundi 6 octobre
L. Michaux-Chevry, sénatrice de la Guadeloupe 10h
Mardi 7 octobre
Déplacement en Polynésie française 7 au 12

Secrétariat d’Etat à l’Intérieur et aux Collectivités territoriales - Alain Marleix
Lundi 6 octobre
C. Fremont, directeur de cabinet du président de la République : déjeuner 13h
Mardi 7 octobre
Conseil des ministres 10h
Ass. nat. : questions orales sans débat 11h50
Ass. nat. : questions au Gouvernement 15h
Mercredi 8 octobre
Ass. nat. : questions au Gouvernement 15h
Réception de rentrée du Syndicat de la presse quotidienne régionale (Cercle de l’Union Interalliée) 18h30

Secrétariat d’Etat à la Famille - Nadine Morano
Mardi 7 octobre
Oise : visite d’une crèche hospitalière 6h30
Caisse d’allocations familiales (Caf) de Paris : inauguration (Paris 15e) 9h30
Ass. nat. : groupe UMP 11h30
Ass. nat. : questions au Gouvernement 15h
J-Y. Le Déaut, C. Eckert et H. Féron, députés de Meurthe-et-Moselle 16h30
UMP : bureau politique 19h30

Mercredi 8 octobre
Petit déjeuner avec des parlementaires 8h30
Ass. nat. : questions au Gouvernement 15h
M. Boyon, président du CSA 16h30
N. Çubukçu, ministre turque en charge des Affaires familiales et des Femmes 17h30
Réception de rentrée du Syndicat de la presse quotidienne régionale (Cercle de l’Union Interalliée) 18h30

Secrétariat d’Etat à la Fonction publique - André Santini
Mardi 7 octobre
Déjeuner-débat du 25e anniversaire du Forum pour la gestion des villes 12h15
Ass. nat. : questions au Gouvernement 15h
Mercredi 8 octobre
A. Teyssier, président de l’Association des anciens élèves de l’Ena 11h45
Ass. nat. : débat sur la crise financière 15h
Jeudi 9 octobre
Séminaire des directeurs généraux et des directeurs des ressources humaines : clôture (DGAFP, Paris 7e) 12h30

Quant à la la secrétaire d'état à la politique de la ville, très curieusement, la réponse est laconique

Secrétariat d’Etat à la Politique de la ville - Fadela Amara
Pas d'agenda disponible.

Et peut être pour des raisons de candidature aux régionales

Secrétariat d’Etat aux Relations avec le Parlement - Roger Karoutchi
Pas d'agenda disponible.

La crise est entre de bonnes mains ...

Au fait, combien de fonctionnaires Eric Woerth veut-il supprimer pour cause d'économies ?

Crédit et Copyright dessin
Delucq


Semaine de l'épargne solidaire

Aux antipodes de la spéculation financière, les acteurs de l'épargne solidaire, comme chaque année, lancent la "semaine de l'épargne solidaire".

Pour beaucoup de français, la notion d'épargne "solidaire" est mal connue. On y associe parfois l'épargne éthique. Que regroupent-elles et quelles sont leurs différences ?

L'épargne éthique : Traditionnellement, la gestion des valeurs boursières ne repose que sur des critères financiers. Mais depuis quelques années, certains gestionnaires retiennent également des critères extra-financiers. D'où plusieurs catégories de placements boursiers permettant aux particuliers d'investir avec de bonnes intentions. L'investissement socialement responsable (ISR) « Cette catégorie désigne les placements réalisés en fonction d'un arbitrage fondé non seulement sur la performance financière intrinsèque des valeurs suivies, mais aussi sur la prise en compte de notions extra-financières, comme le comportement social, humain, écologique ou bien environnemental de l'entreprise »

Les fonds éthiques : La politique d'investissement de ces fonds repose là aussi sur des critères financiers, mais également sur une approche d'ordre moral. La stratégie des gestionnaires consiste à sous-pondérer, voire à exclure des valeurs de sociétés exerçant leur activité dans des secteurs sensibles tels que l'armement, le tabac, l'alcool… L'épargne éthique vise donc à responsabiliser les entreprises présentes sur le marché financier.

Les fonds de développement durable : Au lieu de se baser sur des critères moraux, le filtre supplémentaire consiste à sélectionner les entreprises en fonction de leurs comportements vis-à-vis de l'environnement, de leur politique sociale, de leurs relations avec les fournisseurs et les sous-traitants. « Grâce à leur avance dans ces domaines, ces entreprises réussiront sur une longue période à créer davantage de valeur ajoutée pour leurs actionnaires »

L'épargne solidaire : Encore plus engagée dans la recherche de responsabilité, l'épargne solidaire permet de financer des opérations solidaires, qui ne trouvent pas de financements dans les circuits financiers classiques. « Agissant directement contre l'exclusion, ces projets peuvent concerner des entreprises créées par ou pour des personnes en difficulté, le logement de familles en situation précaire ou des activités sur des territoires marginalisés »

L'épargne solidaire dispose t-elle d'une fiscalité particulière ?

Le régime fiscal de l'épargne solidaire varie en fonction du type de placement effectué.

Si l'épargne est investie dans des actions non cotées d'entreprises dotées de l'agrément «solidaire», le contribuable bénéficie d'une réduction d'impôts de 25% de l'investissement, dans la limite annuelle de 20.000 euros pour un célibataire et de 40.000 euros pour un couple marié. En contrepartie, les titres doivent être conservés au moins cinq ans. Concrétement, le particulier doit investir son épargne directement, en prenant une participation au capital de ces structures. Par exemple en souscrivant au capital de sociétés coopérative de capital-risque.

Si l'épargne est placée dans des produits de partage solidaires, le fisc considére que l'épargnant réalise un don. A ce titre, les sommes partagées ou données à compter du ler janvier 2005 donnent droit à une réduction d'impôt de 66% du montant des dons, dans la limite de 20% de son revenu imposable.

Si l'épargne est placée dans des produits de partage favorisant la fourniture de repas en France ou le logement de personnes en difficulté, elle bénéficie d'une réduction d'impôt de 75% du montant des dons plafonnés à 470 euros. Au-delà, la réduction s'élève à 66% des versements pour les particuliers dans la limite de 20% de leur revenu imposable. Et ce, en vertu de la loi dite «Coluche» modifiée par un amendement gouvernemental de décembre 2004.

Sont concernées par cette réduction d'impot de 75%, les dons consentis à des associations comme Action Contre la Faim, Secours populaire, Secours catholique, et Habitat et Humanisme - Source Les Echos

Jusqu'alors organisée chaque année au sein d'une région spécifique, la Semaine de l'Epargne Solidaire fait peau neuve en 2008 : dimension nationale, campagne de communication plus offensive, réalisation simultanée dans toute la France... L'évènement se tiendra du 18 au 25 octobre 2008.

Alsace, Aquitaine, Bourgogne, Bretagne, Ile-de-France, Midi-Pyrénées, Nord Pas-de-Calais, Pays de la Loire, PACA, Poitou-Charentes ou encore Rhône-Alpes, de nombreuses régions ont choisi de se mobiliser collectivement au côté de Finansol à l'occasion de cette édition nationale.

Sont notamment au programme :

o Des expositions photos « les Visages des finances solidaires » (portraits de créateurs, associations et projets qui ont vu le jour ou se sont développés grâce aux finances solidaires),

o Des conférences généralistes et thématiques sur les finances solidaires,

o Des visites guidées d'entreprises soutenues,

o L'organisation de marchés « solidaires »...

Une bonne façon de placer et mobiliser son argent au bénéfice d’activités ayant une utilité sociale et qui trouvent difficilement un soutien auprès des circuits financiers classiques. Judicieux en ces temps de tourmente financière ...

Semaine de l'épargne solidaire
18 au 25 octobre 2008

Sources, crédits et contacts
Finansol.org