31 janvier 2009

Le 29 janvier et la démocratie selon Frédéric Lefebvre

"Ce que je retiens ... c'est qu'on a donné l'image d'une démocratie apaisée, les gens ont pu exprimer leurs inquiétudes, leurs revendications et en même temps le pays n'était pas bloqué et finalement je pense que c'est ça la bonne formule", a déclaré M. Lefebvre sur Canal+.

« les Français [veulent] que leurs élus se mobilisent contre la crise plutôt que de manifester dans l'hémicycle... » Après avoir fait mine de reconnaître la légitimité de la mobilisation du 29 janvier, rebaptisée donc « manifestation d'inquiétude » le porte parole du Président se félicite donc d'un mouvement qu'on pourrait presque croire initié par la majorité présidentielle.

Afin de montrer à quel point les média "bolchéviques" ont menti en montrant des photos de manifestants aux slogans hostiles, notre ami LoboFakes en a imaginé une, conforme à l'esprit de Monsieur Lefebvre. Nul doute qu'il sera content.

Juste au passage, si vous n'avez rien de mieux à faire, vous pouvez toujours retrouver l'ensemble des ses inénarrables déclarations sur son site Web

Site Web au sujet duquel il est amusant de rappeler le fait suivant : Le député et porte-parole de l'UMP, pourtant grand défendeur du droit d'auteur et des artistes, a repris sur son blog certaines caricatures publiées notamment par notre confrère PC Inpact, qui emploie les talents du dessinateur Snut.PC INpact s'insurge : "Nous sommes extrêmement surpris d'une telle reprise sans demande d'autorisation préalable", s'indigne ainsi le rédacteur en chef Marc Rees. "Nous avons un contrat spécifique avec Snut, notre caricaturiste que l'on apprécie et que l'on soutient par nos actualités et financièrement" Source Numérama

On peut aussi sourire lorsqu'il écrit sur ce site : "Elu d'une Majorité qui prend tous les risques pour réussir à réformer notre pays, je veux surtout être un élu qui défend les attentes de tous les Français, en plus de l’action que je mène en faveur de nos villes d’Issy-Les-Moulineaux, Vanves et Boulogne-Billancourt"

Sauf que ce monsieur n'est que le suppléant d'André Santini (Depuis le 20 juillet 2007 : député de la dixième circonscription des Hauts-de-Seine) qui devrait en cas de poursuites complémentaires dans l'affaire Hamon retrouver son siège à l'Assemblée Nationale (pour cause de démission du gouvernement) et donc priver les députés et les français dont tel génie de la communication (voir biographie sur Wikipedia )


Merci qui ?

Montages
LOBOFAKES
Kamizole

30 janvier 2009

Nouveau nom pour l'UMP : Les visiteurs de Slovar les Nouvelles ont choisit

Les français ont l'habitude (et la lassitude) des sondages et enquêtes d'opinions. Il ne se font aucune illusion sur le fait que d'une entreprise à l'autre, on obtient les résultats que l'on souhaite.

Témoin, le sondage réalisé par Opinion Way pour départager Valérie Pécresse et Roger Karoutchi dans la bataille des primaires UMP pour les régionales de 2010

Valérie Pécresse l'utilise d'ailleurs sur un de ses groupes de soutien sur Facebook

Selon un sondage IFOP, réalisé entre les 5 et 7 septembre 2008, Valérie Pécresse est aujourd'hui la seule candidate jugée capable de battre l'actuelle Président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon. Ce sondage précise que 59 % des Franciliens souhaiteraient la victoire de l'actuel ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Réaction de Roger Karoutchi qui hurle à la manipulation (ça existerait donc ?) et en appelle à la commission de contrôle des sondages. Les deux postulants interviewés par Valeurs Actuelles donnent leur sentiment sur le sujet.

Comment interprétez-vous le récent sondage Opi­nionWay plaçant Va­lérie Pe­cresse en tête ?

Valérie Pe­cres­se : Le seul résultat qui m’intéresse, c’est celui qui montre que la région Île-de-France est au­jourd’hui à notre portée, parce qu’en cote de confiance, il me place devant M. Huchon. Ce son­dage est donc un encouragement fort pour l’UMP et pour ma campagne…

Roger Karoutchi : Je me suis déjà exprimé sur cette question. Trois semaines avant sa publication, un député PS m’en donnait le résultat et il circulait au groupe UMP de l’Assemblée nationale avant même qu’il ne soit réalisé. J’attends avec sérénité la décision de la Commission nationale des sondages que j’ai saisie. Au-delà de cela, les sondages sur deux millions d’électeurs de droite sont loin de la réalité des 70 000 adhérents, qui sont les seuls à voter et qui ne se laisseront pas influencer par de telles méthodes - Source Valeurs Actuelles

En ce qui concerne les mouvements sociaux, l'IFOP n'est pas ne reste

Sondage exclusif IFOP-Contribuables Associés (Dont Laurence Parisot est la Directrice Générale) :

72% des Français sont pour une limitation du droit de grève dans les transports publics, les Français désapprouvent les blocages. Sondage à lire sur Politique Stream

Et CSA Opinion pour le Parisien

69% des Français déclarent «soutenir» ou «avoir de la sympathie» pour la journée de manifestations et de grèves prévue le 29 janvier prochain. C'est ce que révèle une enquête exclusive réalisée par l'institut CSA-Opinion pour le Parisien et Aujourd'hui en France*, à paraître demain dimanche. Parmi les 69% de personnes favorables à cette journée, 91% sont des sympathisants de gauche, 41% de droite. 17% des Français se disent indifférents à l'égard de ce mouvement qui devrait notamment toucher les transports, l'éducation, la Poste. Et 12% se déclarent «opposés» ou «hostiles» (dont 1% de sympathisants de gauche et 38% de droite).

Sondage exclusif le Parisien - Aujourd'hui en France réalisé par téléphone les 21 et 22 janvier 2009 au domicile des personnes interrogées. Echantillon national représentatif de 1007 personnes agées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas.

Alors, considérant que tous sont d'une mauvaise fois manifeste, Slovar les Nouvelles a soumis à ses visiteurs un sondage concernant un problème important en cette période crise économique et sociale, à savoir : "Il semblerait que l'UMP veuille changer de nom. Lequel de ceux ci-dessous aurait votre préférence"

Nous vous prions de trouver ci-dessous les propositions et les votes de notre "panel".

Sarko's Band : 36.36%
Godillot's : 40.9%
Chez NICO : 18.18%
Parti du Possible : 0%
Parti d'Ensemble : 4.54%

A noter que la notion de possible ne fait pas partie des références des internautes lorsqu'on évoque l'UMP

Ces résultats nous en sommes certains permettront à Xavier Bertand de doter son mouvement d'un nom plus significatif que l'actuel, car en termes de "populaire" on a fait mieux. Néanmoins, le nouveau Secrétaire général de l'UMP semble satisfait des résultats comme le montre son sourire la photo et ses encouragements : "Surtout continuez ! Ensemble on va - illisible -"

Avertissement : Le sondage réalisé en ligne auprès d'un échantillon sans garantie de représentativité de la population française ni garantie d'âge selon la méthode des quotas de Slovar (c'est à dire aucun)


Photo
Sida Info Service

29 janvier 2009

Solidarité avec Gérard Filoche - La mobilisation continue

Depuis l'appel relayé (entre autre par Slovar les Nouvelles) "Solidarité avec Gérard Filoche Inspecteur du travail mis en examen dans l’exercice de ses missions", le nombre de messages de solidarité a été impressionnant et de nouveaux soutiens ou messages d'amitié continuent à lui arriver soit directement, soit sur sa page Facebook ou sur le site Démocratie et Socialisme.

Une pétition de solidarité est en ligne depuis le 24 janvier. Nous vous en donnons le texte ci-dessous

Tous les syndicats de l’inspection du travail en sont d’accord :

- la justice est extrêmement laxiste en matière de droit du travail,

- les employeurs qui ne respectent pas le code du travail restent largement impunis.


Trois procès-verbaux sur quatre de l’inspection du travail sont classés sans suite par le Parquet. Patrons impunis, inspecteurs du travail poursuivis : paradoxalement, ces trois dernières années, ce sont des contrôleurs et inspecteurs du travail qui se sont vu mis en cause dans l’exercice de leurs fonctions alors que Laurence Parisot a affirmé que «la liberté de penser s’arrête là où commence le Code du travail».



Le dernier en date, c’est Gérard Filoche. L’inspecteur du travail est mis en examen pour un prétendu « chantage » vis-à-vis d’un patron qui refusait la réintégration dans son poste antérieur d’une salariée de retour de congé maternité et qui a demandé trois fois de suite, à l’égard de cette employée, déléguée syndicale, une autorisation de licenciement.

Si c’est du « chantage » que de menacer dans ce cas un employeur d’un PV, alors toute l’inspection du travail fait du « chantage » sans le savoir !

Comment alors que le Parquet débordé, manque de moyens au point de classer la majorité des PV de l’inspection du travail, choisit-il de donner suite à une plainte patronale prétendant de façon invraisemblable que Gérard Filoche fasse « entrave à un Comité d’Entreprise » ?


Aujourd'hui 29 janvier 2009, il y a 16694 signatures électroniques enregistrées depuis le 24 janvier 2009. La mobilisation surtout en cette journée du 29 janvier ne doit pas se relâcher.

Signez ou faites circuler ce texte pour défendre un de nos meilleurs défenseurs. Si vous voulez signer cette pétition cliquez sur les liens ci-dessous

Le site Web de la pétition

Signer la pétition

Crédit et copyright image
FAUJOUR

Le point sur les manifestations du 29 en France

Partout en France et probablement dans de nombreux pays de l'Union européenne ont attendait de savoir qui de celui qui considérait "qu'aujourd'hui lorsqu'il y avait une grève en France personne ne s'en rendait compte" ou des français (las de subir mauvais coups sur mauvais coups) auraient le dessus. Les invectives des élus UMP n'auront servit à rien. C'est le plus grand mouvement de grèves et manifestations depuis ces 20 dernières années et en toute certitude depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy en mai 2007.

La mobilisation et la grogne qui va s'ensuivre montrent a quel point, les promesses de pouvoir d'achat et d'heures supplémentaires sont reléguées aux souvenirs des programmes électoraux. De travailler plus pour gagner plus on est passé à délocalisons plus et au chômage partiel ou chômage tout court. Les banques et institutions financières se renflouent tranquillement et envisagent de servir des dividendes à leurs actionnaires. On diminue les effectifs de la fonction publique en envisageant de recruter des précaires (afin de sauver le RSA non financé correctement) et le MEDEF demande de nouvelles baisses de garanties pour les chômeurs tout en menaçant de refuser de signer le renouvellement des retraits complémentaires.

La France et ses richesses appartiennent à TOUS les français et il est inadmissible qu'une petite partie de ce pays se les accapare en décidant de mutualiser les pertes dont elle est responsable lorsque c'est nécessaire. La démocratie ce n'est pas simplement gouverner pour le bonheur de quelques uns, c'est écouter et aider tous ceux qui par leur travail ont fait de ce pays l'un des plus riches du monde. Oui Monsieur le Président, gouverner ce n'est pas simplement se prendre pour le Roi du monde et d'Europe réunis.

Quant aux mouvements et manifestations de ce jour

Le magazine Challenge

La mobilisation est forte, bien sûr, dans les transports. Conformément aux prévisions, le trafic est réduit à la SNCF (où 41% des agents sont en grève selon la CGT-cheminots et 36,7% selon la direction), avec 60% des TGV, plus de 40% des RER et des Transilien et 30% des Corail. A la RATP (48% de grévistes chez les conducteurs du métro et 97% chez ceux des RER A et B, selon la CGT), le trafic est meilleur que prévu, notamment avec 75% de métros. Côté aéroports, 35% des vols ont été annulés préventivement à Orly (ce qui occasionne des retards de 1 heure en moyenne, à cause en plus d'un brouillard) et 12% l'étaient à Roissy (une demi-heure de retard). 15% des contrôleurs aériens étaient en grève. Des préavis de grève ont également été déposés dans les réseaux d'au moins 77 villes. Ainsi, quelque 32% des salariés des réseaux de transports urbains de province étaient en grève jeudi matin, sur un effectif total de 43.000 salariés dans la branche, selon l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP).

Grosse mobilisation dans l'Education nationale

L'Education nationale est également mobilisée avec, selon le ministère de l'Education, 35% de ses personnels en grève, dont 37% des enseignants (47,92% des enseignants du primaire et 28,03% des enseignants du secondaire). Les syndicats ont annoncé pour leur part 67,5% de grévistes en primaire et "pratiquement 60%" dans le secondaire.
Des mouvements importants ont aussi lieu dans la Fonction publique (23,5% de grévistes, selon le ministère), dans l'audiovisuel public (autour de 30% de grévistes selon la direction, les JT de France 2 et de France 3 de la mi-journée étant perturbés, comme l'antenne de France Inter, France Info ou France Culture), chez France Télécom (26% de grévistes selon la direction et 42% selon Sud mais pas d'impact sur le réseau, contre 19,92% lors de la dernière grève du 22 mai 2008 sur les retraites), à La Poste (25% de grévistes selon la direction et plus de 40% selon les syndicats, contre 9% en mai dernier), chez EDF (23% de grévistes en fin de matinée, contre 13,6% en mai dernier), dans la justice…

Débrayages dans le secteur privé

Les syndicats prédisaient également un nombre significatif de débrayages dans le secteur privé, traditionnellement moins affecté. Dans un des secteurs les plus touchés par la crise, les banques, cinq syndicats ont appelé les salariés et les retraités à participer à la mobilisation: la direction du Crédit Lyonnais (LCL) a annoncé que 16% de ses salariés étaient en grève. De même, les salariés de Renault (où on comptait 10% de grévistes) et de PSA étaient également invités à se joindre au mouvement.

A Paris, une manifestation est partie de la place de la Bastille vers 14 heures. Des cortèges fournis défilaient dans la matinée en province: entre 20.000 et 300.000 manifestants à Marseille, 34.000 à 80.000 à Bordeaux, 25.000 à 40.000 personnes à Lyon, 15.000 à 50.000 personnes au Mans, 6.000 à Brest, 10.000 à Quimper... La précédente journée syndicale unitaire, le 22 mai 2008, pour les retraites, avait rassemblé de 300.000 à 700.000 manifestants (selon la police ou les organisateurs). On en comptait 1 à 2 millions en 2003 (retraites) et 1995 (Sécurité sociale).

Du côté des syndicats on pose clairement le jeu

PARIS (AFP) — Les dirigeants syndicaux ont souligné, au départ de la manifestation parisienne, l'importance des cortèges jeudi en France qui avaient déjà rassemblé vers 14H00 "un million de personnes" selon Bernard Thibault (CGT), et sont "les plus grandes" depuis 20 ans pour François Chérèque. Tous deux étaient en tête du cortège parisien, qui a démarré à 14H20 place de la Bastille en direction de l'Opéra.

M. Thibault a évalué à "un million de personnes" les participants aux manifestations depuis jeudi matin en France, soit le tiers des cortèges prévus sur toute la journée. Il y a "déjà un million de manifestants avec une participation que nous estimons de l'ordre de la pointe de la mobilisation du CPE (contrat première embauche en 2006), à cette différence qu'il y a beaucoup moins de jeunes et beaucoup plus de salariés du privé", a déclaré M. Thibault en demandant à l'exécutif "une prise de conscience nouvelle" et "une réévaluation des mesures". Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a aussi jugé que "quand il y a une telle mobilisation, le gouvernement serait irresponsable s'il ne répondait pas".

Il faut qu'il réponde. Car les problèmes restent à régler puisque bien que les chiffres officiels du chômage ne soient pas publiés (comme prévu) aujourd'hui, on constate que :

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE a fait un bond de 3,2% (+64.000 personnes) en novembre 2008 par rapport à octobre, pour s'établir à 2.068.500 personnes.

Avec cette hausse du chômage pour le septième mois consécutif, le nombre de chômeurs inscrits à l'ANPE est pour la première fois supérieur à ce qu'il était lorsque Nicolas Sarkozy a été élu président de la République en mai 2007. Le gouvernement s'est fixé pour objectif de ramener le taux de chômage à 5% en 2012, contre 7,3% au au troisième trimestre 2008. Mais la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a reconnu qu'il ne serait probablement pas atteint en raison d'"une croissance considérablement affaiblie". La Commission européenne table quant à elle sur un taux de chômage qui exploserait sous l'impact de la crise à 9,8% fin 2009 et 10,6% en 2010. D'après l'Insee, l'économie française aurait détruit 97.700 emplois au second semestre 2008, puis 169.000 au premier semestre 2009. Source Les Echos

Pris dans la tourmente François FILLON essaye de donner des gages de bien faible intensité en inventant des projets dont le financement n'est pas indiqué (caisses vides ou pas ?)

PARIS, 29 janvier (Reuters) - Le Premier ministre François Fillon dévoilera lundi un ensemble de 1.000 projets financés par des capitaux publics dans le cadre du plan de relance de 26 milliards d'euros du gouvernement, annonce Patrick Devedjian, le ministre chargé de la mise en oeuvre de ce plan. Dans une interview à paraître samedi dans Le Figaro Magazine, il déclare que ces projets, qui seront présentés à Lyon à l'occasion d'un CIADT (Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire) "ne sont qu'un début".

"Ils vont faire des petits et beaucoup d'autres vont éclore tout au long de l'année", dit Patrick Devedjian. Il souligne que les projets sélectionnés, qui concernent pour l'essentiel les secteurs du logement, de la rénovation et des infrastructures, répondent à des critères très précis, le premier étant que leurs travaux démarrent impérativement en 2009. Pour le ministre, l'emploi doit être le premier effet du plan de relance qui, selon le gouvernement, doit générer 0,6 point de croissance supplémentaire du produit intérieur brut (PIB).

Et vous pensez qu'on va vous croire !!!!! En ce qui nous concerne, nous ne demandons pas l'aumône ou d'hypothétiques projets, mais une plus juste répartition des richesses de ce pays. Sachez Messieurs nos dirigeants qu'à partir d'aujourd'hui, le slogan "Ensemble tout est possible" a changé de camps ...


Crédit montage
Tropic@lBoy

28 janvier 2009

Slovar vous propose les indications et outils indispensables pour un 29 janvier 2009 réussi

Nous pensons très raisonnablement qu'il n'y a pas un seul internaute qui puisse douter de la détermination de Slovar les Nouvelles à contribuer à la réussite de la journée de demain.

Un certain nombre d'internautes nous ont demandé où se procurer de l'information sur les manifestations et des outils militants.

Nos amis du quotidien Le Monde et de SINE Hebdo vont nous aider à répondre à ces questions

Un site a été spécialement mis en place pour l'occasion : 29janvier2009.fr. Animé par des membres du Conseil national de la résistance et le Comité de résistance citoyenne, il répertorie les lieux des manifestations et les appels à la grève.

Pratique également pour les manifestants, la CGT a créé une carte (que Slovar vous avait présentée dans son article du 24 janvier) pour répertorier ville par ville, le parcours et les horaires des cortèges.

Cliquez sur la carte
Les syndicats dans leur ensemble ont choisi la vidéo pour appeler à manifester. La CGT et Solidaires ont décidé de se moquer de la désormais célèbre citation de Nicolas Sarkozy : "Quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit."

En ce qui concerne le matériel à afficher pour le défilé, nous remercions Bob SINE de la qualité de son graphisme. Pour obtenir le format manifestant, il vous faudra vous rendre chez votre kiosquier habituel (il faut bien que Bob puisse continuer à faire tourner le journal)

A demain et le plus nombreux possible pour qu'on dise dès le 30 janvier "Aujourd'hui quand il y a une grève en France, le Président s'en aperçoit"

29 janvier 2009, J-1 : Les raisons de la colère et des manifestations

Slovar a abordé le 24 janvier 2009 dans l'article "Le 29 janvier 2009 sera unitaire, solidaire et plein d'espoir" les (repris par notre ami Malakine du Blog Horizon sur le site Marianne2) très nombreuses raisons qui ont poussé l'ensemble des syndicats de salariés à s'unir pour une journée de grèves et de manifestations nationales.

Nous avons aussi évoqué le durcissement du MEDEF dans la négociation en menaçant l'avenir des retraites complémentaires dans l'article "Manifestations du 29, J - 2 : De nouvelles raisons d'être en colère"

On apprend que l'UMP par la bouche de son pitbull habituel Férdéric Lefebvre souhaite enterrer le droit de grève en sanctionnant fianancièrement les grévistes.

Frédéric Lefèvre, a estimé qu’«il faut continuer de modifier la loi» contre les «abus du droit de grève», préconisant des «sanctions financières» ou «pouvant engager la responsabilité personnelle des syndicalistes». «Ce qui fragilise aujourd’hui le droit de grève, c’est l’abus de droit de grève», a estimé le porte-parole Frédéric Lefebvre, lors du point-presse hebdomadaire de l’UMP.

Les sanctions contre «les abus», «comme par exemple mettre en toute impunité les usagers dans des situations inacceptables où ils sont bloqués dans des trains», «cela doit pouvoir aller jusqu’à la sanction le plus grave, c’est-à-dire l’interdiction de responsabilités syndicales», a-t-il déclaré, reprenant une idée déjà avancée la semaine dernière. «On peut parfaitement imaginer des sanctions financières contre des syndicalistes qui génèreraient des dégâts pour la sécurité, ou ayant un coût économique pour la collectivité. Et on peut imaginer que soit engagée leur responsabilité personnelle», a-t-il ajouté. - Source Libération

Il nous semblait pourtant que son grand chef avait déclaré "qu'aujourd'hui en France, lorsqu'il y a une grève plus personne ne s'en rend compte" Néanmoins, le Chef lui se fait plus petit que d'habitude en déclarant : "Dans une démocratie, c'est normal que les gens protestent, c'est normal qu'il y ait des débats," "Je comprends vos difficultés, je comprends les questions de pouvoir d'achat, les cotisations pour les retraites, l'école des gosses (...) mais je dois voir ça avec sang-froid, avec calme, réfléchir, ne pas décider en fonction de ce qui est écrit dans le journal ou de ce que dit celui qui crie le plus fort".

Propos remis en cause par le ministre du Budget Eric Woerth qui a jugé "pas adapté" à la situation le fait de "bloquer le pays". Nous rajouterons : "Et surtout de faire passer le sauveur de la planète pour un pitre" Car après ce mouvement et ceux qui nécessairement vont s'enchaîner, il va être difficile de donner des leçons de maintien à l'ensemble des dirigeants européens et avoir l'ambition de transformer Barack OBAMA en collaborateur.

Avec des dirigeants politiques sourds, il est indispensable de crier fort et à plusieurs. Crier notamment qu'il est inadmissible

- De faire payer à tous les français l'addition de la spéculation financière.
- De laisser les entreprises anticiper la crise par des allégements d'effectifs destinés à maintenir les revenus des actionnaires
- De continuer à injecter des milliards dans le système bancaire sans en prendre le contrôle immédiat.

Il nous semble aussi, utile de rappeler les propositions et revendications des organisation syndicales pour cette journée unitaire.

Propositions et revendications des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA - lundi 5 janvier 2009

La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables, les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, sont les premières victimes de cette crise. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité.

Les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes.

Face à cette situation et considérant qu’il est de leur responsabilité d’agir en commun, en particulier lors de la journée du 29 janvier, pour obtenir des mesures favorables aux salariés, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA ont décidé d’interpeller les entreprises, le patronat et l’Etat.

Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l’emploi, des rémunérations et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique.

1 – Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique

De nombreuses entreprises mettent la pression sur les sous-traitants et fournisseurs faisant supporter à leurs salariés blocages de rémunérations et pertes d’emplois. Par ailleurs, des salariés sont contraints à des durées du travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses d’activité. Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires.

C’est intolérable et inadmissible.

Les entreprises confrontées aux baisses d’activité utilisent des mesures de sauvegarde d’emplois comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés… Toutes ces mesures doivent être négociées dans l’objectif de préserver l’emploi et les salaires. Les aides publiques doivent aussi y être conditionnées. Les entreprises doivent améliorer l’indemnisation du chômage partiel et tous les salariés doivent pouvoir en bénéficier. Ces périodes de baisse d’activité doivent être utilisées pour développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés.

Dans toutes les entreprises, quelle que soit leur situation, c’est notamment en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée.

Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires. Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d’emplois et penser autrement l’évolution des services publics dont la qualité et l’emploi constituent une question centrale.

La situation des salariés précaires du public appelle des mesures de justice sociale.

2 – Politiques salariales : améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités

Les exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d’entreprises, à l’accroissement des inégalités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de l’investissement.

Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d’achat et une réduction des inégalités.

Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux

3- Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.

Il est de la responsabilité de l’Etat et de l’Union Européenne de décider de politiques d’interventions publiques coordonnée favorisant une relance économique. Celles-ci doivent viser à la fois :

Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d’emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux.

Une politique de développement de logement social à la hauteur de l’urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.

Une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire

Des investissements ciblés, en particulier en matière d’infrastructures, d’équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l’éducation et la formation.

Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d’une économie du développement durable mettant en œuvre les principes adoptés au Grenelle de l’Environnement.

Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties. Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d’emploi. Elle doit faire l’objet d’une information et d’un avis préalable des élus représentant les salariés. Dans le cas spécifique du secteur bancaire, l’utilisation des aides publiques doit donner lieu à un contrôle direct par l’Etat.

4 – Préserver et améliorer les garanties collectives

Les conditions de vie et de travail pour les salariés des secteurs privé et public, passent par l’amélioration du cadre collectif. C’est pourquoi il faut :

- abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail
- retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche.
- respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail.
- face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en oeuvre des réformes porteuses de progrès social

5 – Réglementer la sphère financière internationale

Cette réglementation doit mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l’opacité du système financier international et encadrer les mouvements de capitaux. L’Union européenne doit être au premier plan pour l’exiger.

Il faut aussi imposer le respect des droits fondamentaux et sociaux et des normes internationales de l’OIT dans tous les échanges internationaux. L’aide publique au développement doit être maintenue et améliorée. C’est ce que demande le mouvement syndical international

Bon anniversaire Président, pour le reste ça commence demain matin


Crédits montage avec leur aimable autorisation
Le Placide
Sarkoshow
Karine

27 janvier 2009

L'UMP donneuse de leçons budgétaires ... fait la quête

Premier mouvement politique français par le nombre d'élu et ayant à ce titre reçu le plus gros de l'argent public destiné aux partis et formations politiques, l'UMP, (dont le trésorier fut pendant la campagne de Nicolas Sarkozy ce bon monsieur WOERTH) a tellement dépensé d'argent qu'il leur est nécessaire de faire la quête comme n'importe quelle ONG ou association caritative.

Vous trouverez ci-dessous l'image d'un document envoyé ce jour par mail et signé du nouveau patron de l'UMP et qui fait appel à la générosité du public.

Texte du document

Chers amis

Le bureau politique de l'UMP vient de m'élire Secrétaire Général de notre mouvement populaire

Cette responsabilité, je veux la porter avec une triple ambition : mettre notre mouvement au coeur du débat, soutenir l'action du gouvernement et préparer les prochaines échéances électorales.

Si nous voulons conquérir nos régions en 2010, si nous voulons faire avancer la réforme, nous devons renforcer notre action et renouer le dialogue avec les français.

Soyez-en certains, j'y consacrerai tout mon temps. Et je sais que vous partagez aussi ce projet. Vous pouvez nous y aider, en donnant à notre mouvement populaire les moyens de réaliser ses ambitions.

En faisant un don à notre mouvement, vous allez, en effet, nous permettre d'organiser de nouvelles campagnes pour amplifier le débat, relayer nos idées auprès des française et répondre aux attaques de nos adversaires.

C'est aujourd'hui qu'il faut préparer les succès de demain. Avec votre aide, nous pouvons faire gagner le changement de notre pays.

Merci de votre soutien

Xavier Bertarnd
Secrétaire Général de l'UMP

Syndrome des caisses vides ou réalité ?

Sans aucun complexe, le mouvement explique à quoi servira votre argent : Financer des actions

Aidez-nous à financer cette action ! Le changement, résolument A l’heure où la crise financière se transforme en crise économique en France, en Europe et dans le reste du monde, les Français attendent des réponses rapides et à la hauteur des enjeux.

La majorité est mobilisée autour de Nicolas Sarkozy et du Gouvernement, pour défendre et expliquer les mesures sans précédent mises en oeuvre aujourd’hui, parce qu’elles sont celles dont l’économie française, ses salariés et ses entreprises ont besoin. l’UMP entend aller plus loin en formulant des propositions concrètes pour un réel changement des règles du jeu en France et en Europe.
En contribuant à notre action, vous allez nous permettre d’amplifier notre action, de relayer notre message auprès de nos compatriotes, de faire avancer nos idées, de faire gagner la France.

Merci de votre soutien.

Faire un don


Une autre "grande cause"

Suivi des réformes, débats, propositions …

Aidez-nous à faire bouger les choses !


Le formidable mouvement de réforme lancé en 2007 par le Président de la République et le gouvernement continue et s’accélère. Pour faire avancer la France, nous devons maintenir le cap du changement. Mais nous devons aussi informer les Français sur la réalité des engagements tenus et l’ampleur du mouvement de réforme.

C’est pour cela que nous avons lancé plusieurs projets pour engager le débat avec les Français : Tableau de bord de suivi des engagements, Controverses, Réformes Hebdo, Agit Pop, autant d’outils pour encourager le changement et proposer des solutions pour faire face au contexte mondial difficile.
Vous pouvez nous aider à amplifier le débat. Votre contribution, quel que soit son montant, nous permettra de présenter un bilan régulier de l action du gouvernement et de débattre avec l ensemble des Français. Vous pouvez nous aider à amplifier le débat. Votre contribution, quel que soit son montant, nous permettra de présenter un bilan régulier de la réforme, de l’expliquer, et de convaincre nos compatriotes.

Faire un don

Mouvement politique d'action l'UMP explique clairement comment il va résoudre, grâce à votre argent, les crises économiques, sociales

Votre don, c'est de l'action! Vous le savez, toute action pour promouvoir et défendre nos idées coûte cher. C’est grâce au soutien de tous, grâce à votre soutien que nous pouvons publier des documents d’information, envoyer des journaux, éditer des brochures ou des DVD. Plus de soutien, cela veut dire concrètement éditer plus, envoyer plus, publier plus, et diffuser nos idées au plus grand nombre possible. Votre don, quel que soit son montant, est important, et nous permet de renforcer chaque jour notre force de conviction. Par exemple :

* Avec 15 Euros, vous nous permettez d’envoyer 600 e-mails

* Avec 30 Euros, vous nous permettez d’éditer 1 500 tracts

* Avec 50 Euros, vous nous permettez d’éditer 500 brochures

* Avec 80 Euros, vous nous permettez d’affranchir 300 lettres

* Avec 150 Euros, vous nous permettez d’éditer et d’envoyer 1 000 journaux d’information


En gros une partie de l'argent ira à des campagnes de communication qui feront vivre les agences copines. Le reste ira aux salaires ou indemnités des permanents, aux réceptions, déplacements et autres "sucreries"

Il faut tout de même savoir qu'au titre de l'exercice 2006, L'UMP a touché plus de 53 000 000 d'€.- Source CNCCFP

On ne connait pas semble t-il les sommes versées au titre de 2007 mais on peut imaginer compte tenu des résultats électoraux du mouvement que le montant ne devait pas être inférieur à celui de 2006. Ce qui laisserait entendre que le parti politique majoritaire aurait utilisé la majeure partie de ces sommes colossales.


N'oublions pas que le congrès d’investiture de Nicolas Sarkozy, porte de Versailles, à Paris, avait coûté la bagatelle de 3,5 millions d’euros, soit près d’un quart des dépenses autorisées alors pour le premier tour.- Source Marianne

Dans ces conditions, tendre la sébille est assez scandaleux et même outrageant pour ceux qui vivent la crise à plein temps et ceux qui la voient arriver à grands pas.

Le nouveau chef de l'UMP, Xavier Bertrand à pourtant de grandes ambitions (avec votre argent)

Quelles sont vos ambitions pour l'UMP ?

Il faut une nouvelle étape. Notre défi est d'en faire un des partis les plus modernes d'Europe et de jouer collectif.


Cela veut dire que le secrétaire général aura moins de pouvoir ?
Imaginer qu'on veuille organiser autour de moi des contre-pouvoirs ou des résistances, c'est du fantasme. Je sais ce que le président de la République souhaite. J'entends déjà que l'UMP serait une mission impossible ... Plus on me dit cela, plus je suis déterminé ... / ...

En ces temps de crise, êtes-vous choqué que des entreprises redistribuent des dividendes après avoir empoché les aides de l'Etat ?


Oui ! Il faut un capitalisme éthique. Si certains ne le comprennent pas, l'Etat agira. Je crois beaucoup à la vertu législative... C'est comme pour la rémunération des dirigeants : Laurence Parisot a pris des positions courageuses. C'est bien, mais l'application dans chaque entreprise, c'est mieux ! On ne peut pas, dans une crise financière qui a failli tout emporter en deux jours, recommencer comme avan
t - Source Vie Publique

Belle insouciance et forte sérénité. Et surtout belle leçon de gestion financière. Car, de deux choses l'une, soit l'UMP est exsangue financièrement et les français se doivent de leur demander comment on peut gérer un pays sans savoir comment tenir son budget. Soit l'UMP préfère garder son trésor de guerre pour les prochaines élections et vivre sur les dons publics, ce qui ne serait pas moins ... méprisable.

Mais en bon élève du Président de la République, Xavier Bertrand sait bien que "Tout est possible"


Sources
UMP


Manifestations du 29, J - 2 : De nouvelles raisons d'être en colère

En même temps que les syndicats de salariés fourbissent leurs armes pour la journée de jeudi, Aujourd'hui s'ouvre une négociation tendue entre les partenaires sociaux sur l'avenir des régimes de retraites complémentaires. .

En ce qui concerne les manifestations et mouvements de grèves

Dans le public comme dans le privé, les syndicats appellent à de nombreux arrêts de travail et des cortèges défileront dans tous les départements.

Seront, notamment, en grève :

- SNCF
- RATP
- Education nationale
- Audiovisuel public,
- La Poste,
- France Télécom
- Aéroports
- Justice

Les huit organisations à l'origine de cette mobilisation (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Unsa, Solidaires) estiment, dans une déclaration commune, que "surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l'emploi, des rémunérations" ainsi qu'une "politique de relance économique".

Elles demandent que toutes les mesures de baisse d'activité, comme le chômage partiel, soient "négociées" et que les aides publiques aux entreprises soient conditionnées à la préservation de l'emploi et des salaires. Elles réclament aussi l'abrogation des lois remettant en cause les 35 heures et le retrait définitif de la réforme sur l'ouverture des commerces le dimanche.

Le Medef a décidé de durcir le ton, notamment, suite au rejet par tous les syndicats à l'exception de la CFDT de la future convention de l'Assurance Chômage et cherche à mettre de l'huile sur le feu en menaçant l'avenir des retraites complémentaires.

"Les syndicats de salariés pénalisent les chômeurs", a accusé vendredi la présidente du Medef, Laurence Parisot, après qu'une majorité de trois syndicats sur cinq (CGT, FO, CFE-CGC) a annoncé vouloir bloquer le projet de nouvelle couverture chômage rédigé avant Noël. "On a vraiment le sentiment aujourd'hui que les syndicats de salariés pénalisent les chômeurs", a déclaré Mme Parisot sur LCI. "Est-ce qu'il n'y a pas des arrière-pensées, des considérations tactiques, on peut légitimement se poser la question", s'est-elle demandé.

Interrogée sur une réouverture des négociations avec ces derniers, Mme Parisot s'est montrée moins catégorique que précédemment : "aujourd'hui la question ne se pose pas ainsi", a-t-elle dit, renvoyant la balle dans le camp du syndicat CFE-CGC et se disant "par nature plutôt optimiste".

En novembre, une progression record du nombre d'inscrits (+64.000) a sanctionné la chute brutale de l'intérim et l'explosion des licenciements. Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie 1, baromètre de référence, s'était établi à 2.068.500, soit 161.400 de plus qu'un an auparavant. Hasard du calendrier, le nombre de chômeurs inscrits à l'ANPE fin décembre 2008 sera rendu public jeudi. Il devrait confirmer la tendance à la hausse, alors que les règles d'indemnisation pour les deux ans qui viennent restent encore incertaines compte tenu des vicissitudes du projet de convention d'assurance-chômage.

Quelles seront les réactions des syndicats et du patronat lors de la négociation d'aujourd'hui pour relancer la négociation sur l'avenir des régimes complémentaires de retraite ? Le sujet de la négociation porte sur l'avenir de l'AGFF , une structure qui finance les pensions complémentaires versées aux salariés en plus de leur retraite de base entre 60 et 65 ans.

Le Medef, déçu que l'âge légal de la retraite n'ait pas été reculé en 2008, avait menacé début décembre de ne pas reconduire l'AGFF, provoquant la colère des syndicats et l'inquiétude de nombreux salariés. L'organisation patronale a depuis nuancé ses propos, mais souhaite tout de même relancer le débat sur l'âge légal.

Une bonne raison de plus d'être nombreux et en colère le 29 janvier ...


AFP
AFP
Miroir social

Crédit montage
Sarkoshow

26 janvier 2009

Crise économique : Soyez astucieux, devenez copropriétaire du Pôle Nord pour 19,99 €

Le saviez-vous ?

En l'état actuel du droit international, aucun pays ne possède le Pôle nord ou la région de l'Océan arctique qui l'environne. Les cinq États entourant la zone, la Russie, les États-Unis (par l'Alaska), le Canada, la Norvège et le Danemark (par le Groenland) voient leur souveraineté limitée par la limite des 200 miles marins (zone économique exclusive)

Par la ratification de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, chaque pays dispose d'une période de 10 ans pour revendiquer l'extension de sa ZEE. De ce fait, la Norvège (qui l'a ratifié en 1996, la Russie (1997), le Canada (2003) et le Danemark (2004) ont mis en œuvre divers projets de revendication sur certains secteurs de l'Arctique qui pourraient relever de leur territoire. Les États-Unis ont signé mais pas encore ratifié le traité, bien que George W. Bush ait incité le Sénat américain à la ratifier le 15 mai 2007 Le 31 octobre 2007, la Commission des Affaires étrangères du Sénat américain a renvoyé le texte au Sénat pour ratification - Source Wikipedia

Ce pôle qui est tout à fait exploitable concentre de nombreuses richesses qui devraient si un plusieurs pays s'en emparaient être mis à sac comme le reste de la planète.

Un internaute écrivait sur un blog Mediapart en septembre 2008

Avec cette revendication (qu'elle soit russe, canadienne ou américaine, peut-importe) j'ai l'impression qu'on me vole un bout de ma Terre. Qu'une partie de ce qui n'était à personne, et donc à tout le monde, s'apprête à partir. J'ai mal à ma Terre. La perspective de voir cet espace utilisé à des fins purement commerciales m'effraie encore plus. Ici plus qu'ailleurs l'exploitation du sol apparaît comme une saignée. C'est comme si une bande de marchands me disait : "Nulle part tu n'es à l'abri, je peux prendre ce que je veux et le vendre à qui je souhaite. Je peux te déposséder de ton ADN, de ta planète... de tes rêves."

Alors, au nom de l'humanité, je revendique le Pôle Nord!

Je le revendique pour ne rien en faire. Je le revendique pour ne surtout pas l'exploiter. Je le revendique pour le laisser à la glace, aux ours ou aux pingouins. Je le revendique pour qu'il n'appartienne à personne, puisque je ne suis personne. Je le revendique pour qu'il soit vraiment à tout le monde. Je le revendique pour qu'au moins un bout de la planète ne soit pas une usine. Je le revendique pour que mes enfants sachent que j'ai essayé de faire quelque chose de plus qu'éteindre la lumière en partant. Je le revendique pour continuer à rêver un petit peu. Je le revendique pour le léguer à ma petite soeur, pour qu'elle le lègue à son ours en peluche. Je le revendique car tout le monde sait que je ne l'aurai pas et que c'est le seul moyen de ne pas le détruire.

Faites comme moi! Revendiquez le Pôle Nord! Envoyez des messages aux agences internationales de l'environnement, aux associations, aux partis politiques, à tous ceux qui ne possèdent pas encore un bout de Pôle Nord. Rajoutez des raisons de le revendiquer. Si nous avons chacun un bout d'Arctique, aucun de nous ne pourra rien en faire et c'est encore ce qu'il y a de mieux à faire avec.

Nous répondrons (avec un peu de retard) à cet internaute que c'est déjà fait en ce qui concerne Harald van Reenen. Celui-ci semble t-il est le premier particulier à voir placé une revendication officielle sur le Pôle Nord.

Harald van Reenen, mais qui c'est ?

Les seules informations disponibles sur le Net indiquent qu'il est le premier citoyen à avoir déposé une revendication sur le Pôle-Nord et ses richesses, en notre nom à tous via la Giantclaim

Giantclaim, Késako ?

Giantclaim ™ vend des revendications de propriété vers le pôle Nord et ses réserves d'énergie, sur la base d'une unique revendication faite par la première personne qui l'a fait, Harald van Reenen. Sous le nom de International People's Claim il vous propose de vous joindre à lui et de devenir "co-propriétaire" du pôle Nord. Le titre de copropriété se présente sous la forme d'une part d'entreprise. Giantclaim ™ est la seule entreprise au monde qui a le droit de vendre des créances sur M. V Reenen son nom. Votre nom sera ajouté à la revendication pour le pôle Nord dans la base de données.

Rejoignez la Russie, les Etats-Unis, et les autres nations polaires, et et faites valoir votre votre propre revendication sur le Pôle Nord.

Un site Web en français propose l'opération suivante : Le paquet 'Pôle-Nord' : un cadeau idéal ! Personne n'est encore propriétaire du Pôle-Nord. A ce jour cinq pays revendiquent le Pôle. Se rajoute désormais une 6ème revendication, la vôtre!

Devenir copropriétaire du Pôle-Nord?

Les Etats-Unis, la Russie, Canada, Danemark et Norvège se disputent le Pôle-Nord, parce qu'il y aurait d'énormes gisements de pétrole et de gaz naturel sous la calotte glacière.
Pour l'instant personne n'en est propriétaire, mais en achetant un coffret cadeau 'Pôle Nord' vous devenez copropriétaire du claim.

Que contient ce paquet cadeau, unique en son genre:

Un certificat de revendication personnalisé avec votre nom imprimé sur un papier de qualité , des documents expliquant votre revendication du Pôle-Nord et des données scientifiques.

Vous devenez copropriétaire par l'achat d'un Paquet 'Pôle Nord'.

La chance de gagner contre de grandes puissances n'est pas grande, mais la revendication est légitime. Et vous devenez copropriétaire d'énormes gisements de pétrole et de gaz.
Un cadeau par excellence, personnalisé et unique par son originalité.

Vos droits en étant propriétaire :

Vous ne désirez pas que le Pôle soit victime de forage arbitraires et nocifs ! A vous de décidez! Tous les certificats permettent aux copropriétaires de décider sur le sort du Pôle-Nord : Forer ou laisser la calotte glaciaire vierge de toute activité humaine? L'avenir du Pôle-Nord est entre vos mains!

Crise économique oblige, vous pouvez choisir le montant (et le modèle) de votre titre de copropriété

Version économique : € 19,99
Version artistique prestige : € 29,99
Version Artistique De Luxe : € 64,99
Version artistique Prestige : € 99,99

En ces temps de caisses vides et de pouvoir d'achat moribond, avouez que s'offrir une partie du pôle Nord à un côté chic voir "bling-bling" qui devrait en réjouir plus d'un. On pourrait même penser qu'Eric WOERTH notre grand argentier "désargenté" pourrait bien trouver quelques piécettes pour se lancer dans l'aventure. puisque comme l'indique le site

Des énormes richesses sous-terraines encore inexploitées.

Votre revendication, une fois enregistrée, vous donne droit à une quote-part sur les réserves minérales, gazeuses ou pétrolière situées sous le Pôle-Nord. On ne peut encore rien vous garantir mais votre certificat pourrait un jour prendre une valeur de quelques millions de dollars ! Votre achat sera envoyé par courriel . Cette confirmation ressemblera au certificat original que vous recevrez plus tard par voie postale (le temps de livraison dépendent du choix artistique)

Avez-vous besoin d'une facture ? Pas de problème, la facture accompagnera le cadeau certificat.

Il risquerait néanmoins de déchanter rapidement puisque le site Web indique aussi :

Toutes les données relatives à votre revendication seront transférés et préservées par nos soins dans la base de donnée sur le pôle-nord de 'International People's Claim to the North Pole'. ... / .. On insiste sur le fait qu'il s'agit d'ABORD d'un cadeau.

Dites donc, ça vous rappelle pas un cadeau original promis par un candidat en 2007 ? Mais si, un pouvoir d'achat tellement en hausse qu'en travaillant plus, on aurait pu acheter, tiens, ... le Pôle Nord" ?

Pour conclure, nous attirons l'attention des internautes sur le fait que vous pourrez toujours afficher votre titre de propriété chez vous ou au bureau alors que le pouvoir d'achat de 2007, "vous pouvez vous le tailler en pointe pour fumer plus tard" comme disait Coluche.

Merci qui ?

Source, crédits et photos
Cadeau Pôle Nord


Slovar les Nouvelles vous propose de signer la pétition de soutien à Gérard Filoche

Vous avez été plus de 2000 à venir sur Slovar les Nouvelles pour lire le communiqué de Gérard Filoche concernant sa mise en examen dans le cadre de ses fonctions d'"inspecteur du travail.

Le nombre de message de solidarité a été impressionnant et de nouveaux soutiens ou message d'amitié continuent à lui arriver soit directement, soit sur sa page Facebook ou par notre intermédiaire. Cette mobilisation peut et doit avoir une suite. C'est pourquoi une pétition de solidarité vient d'être mise en ligne. Nous vous en donnons le texte ci-dessous

Tous les syndicats de l’inspection du travail en sont d’accord :

- la justice est extrêmement laxiste en matière de droit du travail,
- les employeurs qui ne respectent pas le code du travail restent largement impunis.

Trois procès-verbaux sur quatre de l’inspection du travail sont classés sans suite par le Parquet. Patrons impunis, inspecteurs du travail poursuivis : paradoxalement, ces trois dernières années, ce sont des contrôleurs et inspecteurs du travail qui se sont vu mis en cause dans l’exercice de leurs fonctions alors que Laurence Parisot a affirmé que «la liberté de penser s’arrête là où commence le Code du travail».

Le dernier en date, c’est Gérard Filoche.

L’inspecteur du travail est mis en examen pour un prétendu « chantage » vis-à-vis d’un patron qui refusait la réintégration dans son poste antérieur d’une salariée de retour de congé maternité et qui a demandé trois fois de suite, à l’égard de cette employée, déléguée syndicale, une autorisation de licenciement. Si c’est du « chantage » que de menacer dans ce cas un employeur d’un PV, alors toute l’inspection du travail fait du « chantage » sans le savoir ! Comment alors que le Parquet débordé, manque de moyens au point de classer la majorité des PV de l’inspection du travail, choisit-il de donner suite à une plainte patronale prétendant de façon invraisemblable que Gérard Filoche fasse « entrave à un Comité d’Entreprise » ?

Nous tenons, en de telles circonstances, à exprimer notre totale solidarité avec Gérard Filoche.

Le site Web de la pétition

Signer la pétition

Et, n'oubliez pas, le 29 janvier jour de grève et de manifestations nationale, c'est dans 4 jours.

24 janvier 2009

Le 29 janvier 2009 sera unitaire, solidaire et plein d'espoir

Le 29 janvier c'est la semaine prochaine. Cela faisait trop longtemps que les syndicats de salariés n'arrivaient pas (ou ne souhaitaient pas) à s'unir pour une cause commune puisque même le 1er Mai n'était plus unitaire.

Bien que nous n'oublions pas les quelques tentatives de la CFDT (dont le dernier accord sur l'assurance Chômage qu'elle et la seule à avoir signé) pour diviser le mouvement syndical, nous ne bouderons pas notre plaisir de voir enfin un front uni et unique contre la politique économique et sociale du gouvernement.

Il est clair qu'avant la crise financière et économique, nous avions du supporter les coups de boutoirs des libéraux du gouvernement et des assemblées devenus des "porteurs de bidons" des organisations patronales" et de leurs lobbies. Cette année et probablement pour encore d'autres, nos dirigeants continueront à "faire payer les plus modestes car bien qu'ils ne soient pas riches, ils sont tellement plus nombreux"

Nous n'aurons pas de mots pour les spéculateurs de tous poils qui ont pendant des années ont eu pignon sur rue y compris dans les salons du pouvoir et qui voudraient aujourd'hui continuer à vivre comme si de rien n'était. C'est pourquoi nous souhaitons très vivement que cette journée soit un avertissement solennel aux Gouvernement et aux assemblées.

Et en rappelant aux partis de gauche notamment au Parti Socialiste qu'il est urgent de se mettre réellement au devant des demandes et revendications des français avant que ceux-ci décident de se passer d'eux. Nous rappellerons également aux syndicats que le 29, beaucoup de salariés des PME et TPE (97% des entreprises françaises) ne pourront pas se joindre aux nombreux défilés.

Ils seront pourtant particulièrement attentifs à l'ampleur du mouvement et à sa durée dans le temps car bien que soumis comme les salariés des grandes entreprises à tous les mauvais coups sociaux, ils ne peuvent (par la législation du travail) disposer d'un syndicat à l'intérieur de leurs entreprises.

Nous vous proposons ci-dessous le texte unitaire du 5 janvier 2009

Propositions et revendications des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA - lundi 5 janvier 2009

La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables, les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, sont les premières victimes de cette crise. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité.

Les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes.

Face à cette situation et considérant qu’il est de leur responsabilité d’agir en commun, en particulier lors de la journée du 29 janvier, pour obtenir des mesures favorables aux salariés, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA ont décidé d’interpeller les entreprises, le patronat et l’Etat.

Carte des manifestations et appels unitaires dans le pays
Cliquer sur carte pour voir les détails

Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l’emploi, des rémunérations et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique.

1 – Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique

De nombreuses entreprises mettent la pression sur les sous-traitants et fournisseurs faisant supporter à leurs salariés blocages de rémunérations et pertes d’emplois. Par ailleurs, des salariés sont contraints à des durées du travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses d’activité. Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires.

C’est intolérable et inadmissible.

Les entreprises confrontées aux baisses d’activité utilisent des mesures de sauvegarde d’emplois comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés… Toutes ces mesures doivent être négociées dans l’objectif de préserver l’emploi et les salaires. Les aides publiques doivent aussi y être conditionnées. Les entreprises doivent améliorer l’indemnisation du chômage partiel et tous les salariés doivent pouvoir en bénéficier. Ces périodes de baisse d’activité doivent être utilisées pour développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés.

Dans toutes les entreprises, quelle que soit leur situation, c’est notamment en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée.

Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires. Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d’emplois et penser autrement l’évolution des services publics dont la qualité et l’emploi constituent une question centrale.

La situation des salariés précaires du public appelle des mesures de justice sociale.

2 – Politiques salariales : améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités

Les exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d’entreprises, à l’accroissement des inégalités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de l’investissement.

Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d’achat et une réduction des inégalités.

Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux

3- Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.

Il est de la responsabilité de l’Etat et de l’Union Européenne de décider de politiques d’interventions publiques coordonnée favorisant une relance économique. Celles-ci doivent viser à la fois :

Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d’emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux.

Une politique de développement de logement social à la hauteur de l’urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.

Une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire

Des investissements ciblés, en particulier en matière d’infrastructures, d’équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l’éducation et la formation.

Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d’une économie du développement durable mettant en œuvre les principes adoptés au Grenelle de l’Environnement.

Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties. Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d’emploi. Elle doit faire l’objet d’une information et d’un avis préalable des élus représentant les salariés. Dans le cas spécifique du secteur bancaire, l’utilisation des aides publiques doit donner lieu à un contrôle direct par l’Etat.

4 – Préserver et améliorer les garanties collectives

Les conditions de vie et de travail pour les salariés des secteurs privé et public, passent par l’amélioration du cadre collectif. C’est pourquoi il faut :

- abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail
- retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche.
- respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail.
- face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en oeuvre des réformes porteuses de progrès social

5 – Réglementer la sphère financière internationale

Cette réglementation doit mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l’opacité du système financier international et encadrer les mouvements de capitaux. L’Union européenne doit être au premier plan pour l’exiger.

Il faut aussi imposer le respect des droits fondamentaux et sociaux et des normes internationales de l’OIT dans tous les échanges internationaux. L’aide publique au développement doit être maintenue et améliorée. C’est ce que demande le mouvement syndical international

Crédit et copyright image
Fanch

23 janvier 2009

France : Etre député européen est une corvée ou une punition pour nos élites

Depuis le début de la crise financière devenue économique, on ne cesse de répéter aux français qui majoritairement avaient refusé le projet de traité constitutionnel que la seule voie est l'EUROPE.

Nous n'en disconvenons pas mais notons que si, lorsque notre Président est président de l'Europe, tout le personnel politique est au créneau. Lorsqu'il faut aller siéger au parlement européen, les bonnes volontés sont moins nombreuses.

Ainsi, Jean-Michel Lemétayer l'actuel président de la FNSEA et qui était tête de liste de l’Ump et de la majorité présidentielle en Bretagne aux prochaines élections européennes de juin 2009, vient de refuser. Il se consacrera jusqu’à la fin de son mandat à la présidence de la Fnsea et veillera à court terme à une mise en place du bilan de santé de la Pac qui satisfasse les agriculteurs.

Question : Ou débat-on de la PAC ?

Au parlement européen. Monsieur Lemétayer préfère t-il laisser ses amis de l'UMP s'occuper du dossier de l'agriculture nationale au lieu d'aller faire profiter de son "expertise" le parlement européen ? Ou pense t-il qu'être député européen n'a aucune valeur pour son lobby ?

La ministre de la Justice Rachida Dati qui sera candidate pour les européennes de juin sur la liste UMP en Ile-de-France, en 2ème position derrière son collègue de l'Agriculture Michel Barnier. Y va on le sait ... à reculons. Puisqu'elle a d'ores et déja annoncé qu'elle ne ferait pas campagne aux côtés de la tête de liste.

La secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, Rama Yade, a indiqué qu'elle avait "un fort désir d'engagement électoral" évoquant les prochaines élections régionales et non les élections européennes auxquelles le président de la République souhaitait qu'elle se présente. Concernant les élections européennes, "je me suis déjà exprimé là-dessus, pour les régionales ont verra au moment venu, mais j'ai un fort désir d'engagement électoral" - Source : Le Figaro

Au Parti Socialiste

Martine Aubry vient d'annoncer qu'elle ne se présenterait pas aux prochaines Elections Européennes en 2009. Le premier secrétaire du Parti Socialiste ne veut pas cumuler de mandats pour se consacrer pleinement à sa tache et aux futures élections présidentielles en 2012. . EncycloActu

Sur les 31 sortants, 26 postulent à nouveau, avec Bernard Soulage, successeur de Michel Rocard. Cinq sortants ne se représentent pas, notamment Pierre Schapira et Bernard Poignant. D'autres candidatures se manifestent déjà, avant le dépôt du 2 au 6 février. Gilles Pargneaux, premier fédéral du Nord, proche de Martine Aubry, est candidat dans le Nord-Ouest, a-t-il indiqué à l'AFP, «et certains camarades souhaitent que je mène la liste, en conformité avec les résultats du congrès dans la région du Nord».

Le royaliste Patrick Mennucci, l'un des responsables du PS dans les Bouches-du Rhône, est candidat. Les vice-présidentes strauss-kahniennes de région Michèle Sabban (Ile-de-France) et Safia Otokoré (Bourgogne) aussi. Dans son camp, certains poussent Ségolène Royal à se présenter, mais d'autres l'en dissuadent. Apôtre du non-cumul des mandats, elle aura du mal à expliquer qu'elle est présidente de Région plus députée européenne et s'il lui prend l'idée d'abandonner son mandat après avoir fait campagne, elle «va se faire allumer», estiment des proches.

Benoît Hamon souhaite mener la liste en Ile-de-France, mais il est en concurrence avec Harlem Désir. Tête de liste sortante dans la région-capitale, figure de la diversité, M. Désir est proche de Bertrand Delanoë, dont la motion a obtenu 25,2%, devançant celle de M. Hamon (18,5%).

Quel enthousiasme et quel podium de stars de la politique française !!! Et dire que le parlement est à Strasbourg et à portée de TGV ou d'avion de tous nos élus. Mais puisque tout le monde à une bonne excuse ....

Par contre, pour les élections régionales, un grand nombre seraient prêts à "tuer" ou accuser les autres de tricherie (Karoutchi vs Pecresse) pour obtenir un fief. Ah, la région ou chacun peut jouer au châtelain ou au roitelet, convoquer la presse régionale pour avoir sa photo 72 fois par numéro, tout en en disposant de quasiment aucun moyen en termes de développement économique ou social (si ce n'est le dumping) . Comme avait l'habitude de le répéter un de mes amis: "Oui mais ça c'est un bon bifteck"

Alors posons franchement la question : Pourquoi les leaders des partis politiques refusent-ils un mandat européen ?

Peut être parce que ce parlement n'a que peu de pouvoirs à côté de la commission européenne (qui, rappelons-le n'est pas élue mais fait pratiquement ce qu'elle veut). Ou peut être parce qu'il est largement plus confortable de siéger à l'Assemblée Nationale ou au Sénat. Mais alors direz-vous, on nous explique, que la quasi totalité des lois, les mécanismes régulateurs de la concurrence, la politique monétaire sont faites par l'Union Européenne.

Alors pourquoi pourquoi les députés ou les sénateurs français ne sont-ils pas plus motivés ? Très simplement parce qu'ils ne croient pas que le parlement européen puisse leur offrir tribune et carrière (peur de l'anonymat) et parce qu'ils doutent de l'efficacité du parlement.

Après cela, il ne faut pas s'etonner de la réaction des électeurs. La DG Communication du Parlement européen, estime que l'inquiétude liée à la situation socio-économique détourne les citoyens des autres enjeux.

Un capital de sympathie élevé pour l'institution, mais un manque d'intérêt pour la désignation de ses membres : les Européens ont décidément un problème avec le Parlement qui les représente à l'échelle continentale. Une enquête Eurobaromètre réalisée dans l'optique des élections de juin 2009 montre que 44 % seulement des personnes interrogées sont intéressées par ce scrutin. 34 % font part de leur intention de se rendre "très probablement" aux urnes. Des chiffres en baisse par rapport aux résultats enregistrés il y a six mois. La faute à la crise ?

Cela transparaît d'ailleurs dans les préoccupations des personnes interrogées : croissance économique (51 %), chômage (49 %2), inflation et pouvoir d'achat (47 %) sont pour eux les thèmes autour desquels devrait s'articuler la campagne. Les craintes liées à la sécurité globale (insécurité, lutte contre le changement climatique, immigration, terrorisme) sont en baisse par rapport au printemps dernier. La date des élections semble mieux connue à mesure que s'approche le scrutin, mais on ne peut pas encore dire que celle-ci soit de notoriété publique : 26 % des sondés savent qu'il aura lieu cette année, contre 9 % il y a un an. 8 % sont désormais au fait que le vote aura lieu en juin - Source : Toute l'Europe

Souvenez-vous de ce double constat lorsque vous entendrez, toutes couleurs politiques confondues, les candidats vous répéter que "nous avons besoin de plus d'Europe". On en rirait si ce n'était pathétique.


22 janvier 2009

Education : Xavier Darcos invente la fonction publique des précaires

Le 2 juin 2008, nous écrivions un article (Fonction publique : Faites ce que je dis ...) sur la vision de nos gouvernants actuels sur la fonction publique.

Nous mettions notamment en avant le recrutement important de conseillers en tous genres et surtout les nombreuses redondances entre l'Elysée, Matignon et les différents ministères.

Extraits : On compte à ce jour 37 ministres ou secrétaires d'Etat . Même si les secrétaires d'Etat sont sous la tutelle de ministères, on peut globalement dire que tous les aspects de la gestion du pays semblent couverts. Il ne faut en effet pas oublier que chaque ministre ou secrétaire d'Etat dispose d'un cabinet dont le nombre de conseillers peut varier de zéro (Rama YADE) à une trentaine (Roselyne BACHELOT) à 37 (Christine LAGARDE) soit en moyenne une vingtaine de conseillers.

Une visite sur le site de la Présidence de la République à la page "Cabinet de Nicolas SARKOZY" amène à se poser des questions sur la diminution du nombre de fonctionnaires notamment en ce qui concerne le cumul ou doublonnage ... / ... En regardant de plus près les deux (impressionnantes) listes, on constate non seulement que l'Elysée et Matignon possèdent dans leurs cabinets respectifs des équivalents ou doublons et qu'ils couvrent la totalité des sujets ou dossiers gérés par les ministères ou Secrétariats d'Etat. Muni de ces informations, on est légitimement en droit de se poser une question : Comment est-il possible d'obtenir la moindre efficacité dans l'action ?

Une question nous vient immédiatement à l'esprit : La réduction du nombre de fonctionnaire dont Eric WOERTH se gaussait il y a peu de temps va t-elle s'appliquer aux ministères, à Matignon ou au cabinet Elyséen au nom de l'efficacité et de la gestion sérieuse ? Car, enfin, les émoluments des fonctionnaires présents dans les cabinets n'on rien à voir avec celui des simples salariés de la fonction publique ou territoriale ... / ... L'intégralité de l'article

On vous répondra en haut lieu que c'est normal, compte tenu de l'hyper activité de nos excellences. Sauf que lorsque l'Etat proclame ses intentions en termes de train de vie qui consistent à diminuer de façon drastique le nombre de fonctionnaires au service du public (c'est à dire de tous les français) il devrait se regarder dans la glace.

La dernière augmentation du budget de fonctionnement de l'Elysée en est une bonne illustration : Les crédits alloués à l'Elysée devraient augmenter de 11,45% l'an prochain par rapport au budget 2008 initial pour atteindre 112,33 millions d'euros, selon le projet de budget pour 2009, qui sera examiné le 13 novembre par le Parlement. Ces crédits apparaissent dans le document budgétaire consacré aux "pouvoirs publics" (Elysée, Assemblée nationale, Sénat...), qui va être transmis cette semaine au Parlement par Bercy.

Les charges de fonctionnement (fournitures, télécommunications, frais de réception...) vont croître de 25,2%. "La très forte augmentation de l'activité de la présidence par rapport aux périodes précédentes (réceptions multipliées par deux par rapport à 2006) agit inévitablement sur l'évolution" de ces dépenses, peut-on lire dans le "bleu" budgétaire.
Le budget arrêté pour les frais de déplacements du président Nicolas Sarkozy est en hausse de 33% par rapport en 2008. Un renforcement de cette ligne budgétaire "est souhaitable" en raison de "la très nette augmentation" des déplacements du chef de l'Etat depuis le début du quinquennat, "en accompagnement d'une politique active voulue par celui-ci", selon le document.- Source AFP

Par contre, il est un domaine où les économies d'échelles auront été les plus sévères, c'est dans l'Education Nationale. Education, qui, du reste est pourtant, un des seules chances de la France, pour arriver à ne pas disparaître dans cette foutue mondialisation que plu personne ne contrôle. Mais économies obligent ....

Souvenez-vous, c'était en Août 2007 : Comme annoncé, plus de 11.000 postes de personnels de l'Education nationale, en majorité des enseignants, seront supprimés à la rentrée, sur un total de 1.115.000 fonctionnaires de ce secteur. Des suppressions de postes qui interviennent dans le cadre de la volonté gouvernementale de ne pas remplacer, dans l'Education nationale, un fonctionnaire sur trois partant à la retraite.

Collèges et lycées

Dans le détail, de source syndicale, ces suppressions concerneront pour l'essentiel les enseignants: sur les 9.800 emplois qui disparaîtront dans le public, seuls 400 fonctionnaires administratifs (sur 285.000 postes) ne seront pas remplacés. Ce sont les collèges et lycées qui paieront le plus lourd tribut avec, de même source, 9.430 enseignants en moins à la rentrée 2008. Au total, «l'Education nationale, qui représente à peu près la moitié de la fonction publique participera pour moitié à l'allègement de 22.700 suppressions de postes dans l'Etat l'an prochain», selon le Ministre. - Source 20Minutes

Puis en juillet 2008 - A la suite de l’annonce de Xavier Darcos du non-remplacement de 13.500 de postes dans l'Education nationale pour la rentrée 2009, les réactions fusent. «Ca nous semble des chiffres extrêmement graves», estime le secrétaire général du SE-Unsa (enseignants) Luc Bérille, «on bat le record de suppressions d'emplois du budget 2008». Pour lui, c’est un «scénario catastrophe» même «si on est dans la fourchette basse du scénario» (Le ministère des Finances propose en effet 19.000 à 20.000 non renouvellement de départs à la retraite ... / ... Source 20Minutes

La détermination des syndicats d'enseignants et des lycéens a beau ne pas faiblir, le Ministre Darcos persiste.

Alors, comment expliquer et qualifier la dernière trouvaille de Monsieur Darcos qui consiste à faire la chasse à l'absentéisme en recrutant des agents précaires ? :

PARIS (AFP) — Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, annonce dans une interview au Figaro à paraître jeudi qu'il va recruter 5.000 agents, en emplois aidés dans le cadre du plan de relance, pour prévenir les familles de l'absence de leurs enfants. "De plus en plus d'élèves sont absents de manière régulière. Or, tout est lié. L'absentéisme mène au décrochage, qui conduit à l'échec scolaire, lequel mine l'insertion professionnelle et sociale des jeunes", affirme-t-il. "Et c'est lorsqu'un jeune n'est plus encadré, qu'il n'a plus de projet, qu'il peut être conduit à tous les échecs. L'absentéisme est un fléau, et les solutions actuelles pour y remédier ne fonctionnent pas", poursuit le ministre. "Certains établissements préviennent les parents rapidement via des SMS ou des appels téléphoniques, mais cela ne suffit pas", estime-t-il encore. Aussi, "avec Fadela Amara, (...) nous avons décidé de recruter 5.000 "médiateurs de la réussite scolaire", qui feront l'interface entre l'école et les parents", annonce le ministre. Selon lui il s'agira d'"emplois aidés dans le cadre du plan de relance" qui concerneront des "personnes qui connaissent les quartiers, les familles, mais qui relèveront de l'Éducation nationale". Ils seront "opérationnels dès le mois de mars pour remplir leur mission"- Source AFP

Trop fort !!!! On va recruter des emplois aidés afin de faire du flicage de gamins alors que de l'autre côté on va diminuer le nombre de ceux qui sont censés leur apporter des connaissances.

Cette fois, on touche le fond de la démagogie et de l'utilisation de grosses ficelles. Il est clair qu'il ny a pas d'argent pour l'éducation, les quartiers et que le RSA ne démarre pas. Alors comment faire pour abuser les français lorsqu'on craint qu'ils ne se révoltent ? Et bien on va utiliser la compassion habituelle et faire des assauts de cynisme en recrutant des précaires pour les affecter à des emplois qui ne seront jamais que précaires. Car, qu'est ce qu'un contrat aidé ?

Définition de l'INSEE : Un contrat aidé est un contrat de travail dérogatoire au droit commun, pour lequel l'employeur bénéficie d'aides, qui peuvent prendre la forme de subventions à l'embauche, d'exonérations de certaines cotisations sociales, d'aides à la formation. Le principe général est de diminuer, par des aides directes ou indirectes, les coûts d'embauche et/ou de formation pour l'employeur. Ces emplois aidés sont, en général, accessibles prioritairement à des "publics cibles", telles les personnes "en difficulté sur le marché du travail" ou les jeunes. Ils relèvent du secteur marchand (c'est le cas par exemple des contrats "initiative emploi") ou du secteur non marchand (par exemple contrats "emploi-solidarité"). Dans le second cas, ils sont le plus souvent conclus par des associations, des collectivités territoriales ou des entreprises publiques ... / ... Les personnes "en difficulté sur le marché du travail" sont : les demandeurs d'emploi de longue ou de très longue durée (par exemple les personnes ayant 12 mois de chômage dans les 18 mois précédents, ou 24 mois dans les 36 mois précédents), les bénéficiaires de minima sociaux tels que l'allocation de solidarité spécifique (ASS) ou le RMI, les personnes handicapées, les personnes de plus de 50 ans au chômage depuis plus de 3 mois ou en congé (ou convention) de conversion, les jeunes sans aucune qualification... - Source INSEE

Le procédé est révoltant, car cette mesure n'est ni plus ni moins qu'une opération de communication destinée à faire croire à l'efficacité d'un gouvernement dont la gestion relève du "mercurochrome et du sparadrap".

S'il est indispensable de sortir de la grande précarité ceux qui relèvent des minima sociaux, il est ahurissant de les affecter et les exposer à des situations que seuls des professionnels sont à même de gérer. Sentiment que l'on partage à l'Unsa-Education qui a dénoncé un "effet d'annonce" du ministre. "Aucune discussion ne s'est ouverte sur le rôle et la formation de ces 'médiateurs' alors que des professionnels de l'éducation comme les conseillers principaux d'éducation et les assistantes sociales jouent un rôle essentiel auprès des familles", note le syndicat dans un communiqué.

Il reste maintenant à savoir si après le futur ticket à gratter de la Française des Jeux pour financer le patrimoine, les précaires pour faire la chasse à l'absentéisme, les chômeurs adjoints de sécurité (A l'occasion de la suppression de 4.800 emplois dans la police d'ici à 2011, 1.400 postes d'adjoints de sécurité vont être ouverts aux chômeurs de longue durée en "contrats d'accompagnement" pour une durée de cinq ans), devrons nous envisager de porter directement le courrier au domicile des nos correspondants ?

Mais n'ayez crainte, SOS banquier vient d'obtenir 10,5 milliards de plus en s'engageant à "limiter les dividendes versés aux actionnaires" Parce qu'il aura bien des dividendes qui seront probablement versés avec l'argent public qui leur aura été versé. Splendide !!!