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31 janvier 2013

ça ne dépend que de vous : Le site Actuchomage ne doit pas disparaître !

Actuchomage, l'un des seuls sites incontournables d'actualité et de défense des chômeurs menace de jeter l'éponge par manque de moyens financiers. Impossible d'être indifférent à cette hypothèse en cette période de plans sociaux massifs et de chômage de longue durée  !


Le chômage nous concerne tous. Qu'on soit salarié ou retraité, qui n'a pas dans ses proches quelqu'un touché ou en passe d'être touché par le chômage ?

Et une fois au chômage  :

Qui n'a pas connu la sensation de découragement face au site Web de Pôle Emploi qui tel un monstre froid se fout de votre niveau de compréhension ou d'angoisse ?

Un exemple vécu ? 

Vous avez trouvé un CDD de 3 mois, du coup, vous ne prenez plus le temps de vous connecter dans votre espace personnel. Vous recevez un mail vous annonçant que votre espace va être fermé. Un peu angoissé vous téléphonez au 39 49 pour vous expliquer et vous vous faites rembarrer par un conseiller anonyme qui vous répond sèchement : « ça dépend de l'informatique et je peux rien y faire » sauf qu'il est impossible de joindre quelqu'un au service informatique.

En clair, le chômeur vit dans l'angoisse permanente. Celle d'avoir loupé une convocation, envoyée par mail, qui aurait pu être considérée comme un spam, par sa messagerie. Ou celle plus grave, d'une remise en cause de ses droits, contre laquelle il aura toutes les peines du monde à se défendre, face à un conseiller dont certains  gèrent de 300 à 600 dossiers, et vous renvoient souvent vers ... le site Web de Pôle Emploi. 

Contrairement à ce que prétendent certains économistes distingués et politiciens « chasseurs d'assistés », le chômeur ne se déconnecte pas de l'actualité. Par contre, il regrette que les seules informations sur le chômage et sa réalité, disponibles dans la presse, soient exclusivement centrées sur le coût et le déficit de l'assurance chômage.

C'est pourquoi des sites web d'analyses, de conseils et de défense comme Actuchomage sont essentiels.

Actuchomage, c'est : 80.000 à 100.000 visiteurs qui fréquentent le site chaque mois, les 5.500 inscrits à leur lettre d’infos, des dizaines de milliers de messages postés sur leurs forums et sur leurs articles, 200.000 vidéos vues sur leurs chaînes Dailymotion et YouTube.

Un beau succès direz-vous !

Oui, sauf que, explique Yves Barraud, le Président d’APNÉE/Actuchomage dans un édito publié sur le site : « c’est à peine si nous réussissons à lever 1.700 euros en un mois de campagne d’adhésions et de ré-adhésions »

Hé oui, contrairement aux sites disposant de subventions ou de financements privés, ou ceux truffés de publicités clignotant comme des sapins de noël, Actuchomage ne fonctionne que par les adhésions et dons, et l'énergie de ses animateurs. 

Et combien ça coute pour adhérer ou soutenir Actuchomage ?

« 5 € par an, pour les personnes sans revenu ou relevant des minimas sociaux (ASS et RMI), les femmes au foyer et les étudiants.
10 € par an, pour les personnes relevant du régime général d'Assurance Chômage
35 € par an pour les retraités, les salariés et autres activités (professions libérales, artisans, commerçants…).
Les Membres bienfaiteurs devront s'acquitter d'une cotisation d'un montant minimum de 60 € par an »

Malgré tout, déplore Yves Barraud : « (...) Nous disposons de 400 à 500 euros pour faire tourner ce site 24/24, 7/7 et 365/365, depuis septembre 2004. Un exploit ! Parce que c’est du boulot, mine de rien (...) Selon les périodes, il nous arrive aussi de nous investir dans des actions collectives avec les autres mouvements de chômeurs et précaires, de participer à des manifestations, à des colloques, à des réunions. On répond à toutes les questions qui nous parviennent (25 à 30% d’augmentation sur un an). On conseille les gens par téléphone. On cherche des solutions pour eux. On anime et supervise nos forums. On soutient des procédures juridiques engagées par des chômeurs spoliés. On décrypte l’actualité de l’emploi, du chômage et de la précarité au quotidien »

Et de poser cette question : « Si celles et ceux qui nous suivent de près ou de loin ne voient pas l’intérêt de soutenir notre association et le site Actuchomage, nous le comprenons et l’acceptons sans rechigner. Si nous ne sommes pas capables de réunir 200 à 300 personnes autour de nos actions et un budget annuel de 6.000 euros, est-ce que l’initiative mérite d’être poursuivie ? »

A priori, sans réaction des lecteurs et de ceux qui se sentent concerné par le chômage et son isolement, il est possible que le site ne cesse son activité en 2014. Ce qui serait complètement fou au moment où les entreprises devraient continuer à diminuer les effectifs pour des raisons de « compétitivité » notamment en raison des accords signés entre certains syndicats et le patronat

Mais, c'est avant tout, à vous de décider si un site aussi important doit continuer de vivre et, d'aider des milliers de gens, ainsi que l'expliquent les animateurs du site : « Comme nous sommes des gens sérieux, on préfère ouvrir le débat avant de prendre des décisions irréversibles.  Car « c'est pas nous qu'on décide », comme dirait l'autre. C'est vous !

• Soit vous estimez que notre association et Actuchomage ont une utilité.
• Soit vous vous en désintéressez. Ce n'est pas un problème. Nous voulons juste savoir »

Alors, au lieu de vous dire que ce serait vraiement dommage et d'espérer secrêtement que ce soient les autres qui mettent la main au porte monnaie, réagissez si vous vous sentez concernés !

En savoir plus

30 septembre 2011

Députés 2.0 : La démocratie interactive pas vraiment en marche ?

Habilités à légiférer dans le domaine de l'internet et de ses usages, les députés n'y brillent pourtant pas par leur activité ou connaissance. C'est la conclusion de l'étude réalisée par le site Elu 2.0

Lorsque les députés s'emparent du sujet de l'Internet, c'est bien souvent pour fustiger ses contenus ou la protection du droit de la propriété intellectuelle. La plus grande réforme votée par les parlementaires UMP restant Hadopi, que Pascal Nègre (PDG d'Universal Music France) a tenu à remercier pour « (...) son combat courageux (...) » lors de sa très récente convention nationale sur la culture !

Pour ce qui concerne le reste, une simple visite du site de l'Assemblée Nationale suffit, pour se rendre compte de la façon dont de nombreux députés, appréhendent le phénomène. Quelques exemples

Proposition de loi : visant à dispenser au sein des établissements de l’enseignement secondaire une initiation pédagogique et juridique sur les dangers inhérents à l’utilisation d’internet
Culture : diffusion et protection de la création sur internet
Economie : jeux d'argent et de hasard en ligne

Et surtout, la célèbre question du député UMP, André Wojciechowski, qui attirait l'attention du ministre sur : « (...) les dérives de l'anonymat dans les discussions sur Internet. L'évolution constante des réseaux proposés sur le web incite les internautes à communiquer de plus en plus ouvertement sur des sites de discussion. Le couvert d'un certain anonymat laisse s'installer un régime de liberté de parole qui va à l'encontre du droit et occasionne quelques fois des écrits qui peuvent être considérés comme diffamatoires. Afin de rendre plus responsables les utilisateurs du dialogue sur Internet, il lui demande si le Gouvernement envisage de proposer l'instauration de la personnalisation des messageries Internet par l'obligation de déclarer sa véritable identité »

Ce qui prouve que, si pour les citoyens, le Web est devenu un outil de dialogue incontournable, pour beaucoup de parlementaires, il reste un outil de promotion/propagande ou tout simplement ... ignoré ! C'est ce que confirme l'étude du site Elu 2.0 sur l'usage que font nos élus de l'Internet.

Constat ?

79 députés (14%) sans aucune présence Web
110 députés (20%) sans blog (1)
307 députés (54%) ne sont pas sur Facebook et 458 députés (80%) n'ont pas de page Facebook.
451 députés (78%) n'ont pas de compte Twitter
391 députés (66%) n'ont pas de compte vidéo
4 députés seulement ont fait développer une application mobile permettant aux citoyens d'interagir avec eux

(1) Commentaire du site Elu 2.0 cité par Clubic : « seulement 10 % des blogs peuvent être considérés comme des sites 2.0, c'est-à-dire des sites collaboratifs autorisant le partage et le dialogue avec les internautes (zone de commentaires, flux RSS et fonctionnalité de partage des articles sur les réseaux sociaux) »

Carte issue de l'étude : « Les députés et Internet »
permettant de connaître l'activité web des élus


Pierre Guillou, fondateur du site, interviewé par Libération nous livre l'analyse suivante

« (...) les politiques se font de la communication politique : ils sont souvent retranchés dans des méthodes anciennes où, finalement, on délivre une parole qui tombe d'en haut via des médias classiques. Il s'agit encore trop souvent d'une communication unilatérale (...) l'enjeu pour la plupart des députés est de changer leur façon de communiquer. Il s'agit d'ouvrir le débat, de demander aux gens ce qu'ils pensent et d'intégrer leurs réflexions et leurs propositions dans l'élaboration des programmes politiques. C'est une révolution pour l'élu, qui reconnait ainsi ne pas être tout-puissant (...) »

Et bref, il y a du boulot pour les élus qui accepteraient vraiment d'ouvrir le dialogue et de défendre leurs idées avec les internautes/citoyens/électeurs.

Mais, pour tous ceux (et il sont plus nombreux qu'on ne le croît) qui fuient les visites de cages d'escalier ou de marchés dominicaux, se faire interpeller ou critiquer en ligne sera probablement difficile à concevoir et accepter. Et restera toujours plus inconfortable qu'un passage ... bien organisé à la télévision, à la radio ou dans un quotidien ami !

Bibliographie
Etude Elu 2.0
Palmarès des députés sur le Web

Crédit image
L'Express

25 août 2011

Contrôler les réseaux sociaux : La dernière tentation de l'UMP ?

L'impopularité du gouvernement et de sa politique donnent des sueurs froides aux députés UMP. Probablement tétanisé par l'action des réseaux sociaux dans les pays arabes ou la Grande Bretagne, un député UMP propose de transformer Hadopi en outil de surveillance du Net !


Les politiques n'ont jamais aimé les outils qui permettent la libre parole des citoyens. En effet, après des décennies pendant lesquelles ils ont pu bénéficier de la mansuétude des médias traditionnels à qui, ils envoyaient leurs communiqués de presse, ils sont totalement démunis face à l'expression de millions de gens, qui participent à des forums, s'expriment sur Facebook, Twitter ou écrivent sur des blogs.

Et oui, la connivence entre les services de communication politiques et certains journalistes est la garantie d'articles peu dérangeants. Un peu comme ce déplacement du Premier ministre à Beauvais, prévu le 26 août, auquel seront présents : Xavier Bertrand, Luc Chatel, Laurent Wauquiez, Nadine Morano, et Jeannette Bougrab et pour lequel : « Un bus sera à la disposition des journalistes au départ de l’Hôtel de Matignon à 8h00 précises. Retour prévu vers 15h30 à l’Hôtel de Matignon.» Et, cerise sur le gâteau : « Une salle de presse sera à la disposition des journalistes à la mairie de Beauvais »

Mais que faire contre les blogs et les réseaux sociaux qui ne sont pas disciplinables à souhait ?

La solution consiste à brandir le pouvoir du législateur comme le fit le Sénateur Masson en mai 2010 qui proposait tout simplement d'interdire l'anonymat aux blogueurs en leur imposant les règles qui prévalent pour les éditeurs de presse.

La dernière attaque en règle contre les média d'expression vient d'être portée par Bruno Bourg-Broc député maire UMP de Châlons-en-Champagne et Membre de la : mission d'information commune sur les droits de l'individu dans la révolution numérique à l'Assemblée Nationale.

Notre député vient de poser, le 23 août dernier, une question écrite au ministre de la culture. Utilisant l'alibi de la protection de notre belle jeunesse qu'on voudrait corrompre, il propose tout simplement de confier à Hadopi, dont le rôle est pourtant circonscrit à la lutte anti-piratage, nous rappelle Numerama, la surveillance des réseaux sociaux !

« M. Bruno Bourg-Broc attire l'attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur l'évolution croissante et rapide de l'utilisation des réseaux sociaux par les Français, et tout particulièrement par les jeunes. En effet, les réseaux sociaux, florissants, sont devenus de véritables outils d'intégration sociale, attirant et incitant de plus en plus de jeunes à s'inscrire sur ces différents réseaux souvent gratuits et donc largement accessibles à tous. Ils sont de véritables outils pour la liberté d'expression. Malheureusement, ils sont également détournés en outils de propagandes pour certains groupuscules et, malgré la possibilité de signaler les pages aux réseaux, ces pages continuent à exister et à être lues par des jeunes facilement manipulables. On constate le peu de prévention faite quant aux dangers de ces réseaux sociaux, qui détruisent la vie de certaines personnes, qui peuvent inciter à la violence, et à certains « conflits » qui se finissent parfois dans la rue. De plus, il est constaté que la police reçoit de plus en plus de plaintes en rapports avec ces réseaux sociaux. De nombreux délits sont commis chaque jour par des jeunes, inconscients de ce qu'ils font. C'est la raison pour laquelle il souhaiterait connaître sa position sur ces évolutions mais également les actions envisagées pour lutter contre ces dérives avant qu'elles se généralisent, et savoir si ce rôle de surveillance et de prévention peut être attribué à l'agence Hadopi.»

On pourra faire remarquer au député Bourg-Broc que sa page Facebook est un parfait exemple de propagande politique, où on retrouve régulièrement Benoist Apparu, dont Bruno Bourg-Broc garde le siège de député pendant que celui-ci est ministre !

A ce jour, le ministre de la Culture et de la communication n'a pas encore répondu à la question mais, comme le fait remarquer Numérama : « (...) c'est la première fois qu'un élu demande ainsi que les fonctions de l'Hadopi soit étendues au delà de sa mission de prévention du piratage et de promotion de l'offre légale, vers une mission plus générale de surveillance du web »

Surveillance du Web qui serait à priori une solution pour vérifier si la colère des français face à l'austérité, le chômage et la baisse incessante du pouvoir d'achat, ne pourrait pas les amener à s'organiser ou se regrouper autour des réseaux sociaux, contre le gouvernement et sa majorité !

Surveillance qui pourrait, éventuellement, être suivie de répression dans la mesure où la loi sur les troubles à l'ordre public autoriserait à mettre provisoirement hors d'état de nuire les « meneurs » ou « agitateurs » sur les réseaux locaux : « (...) les articles 421-1 et 431-13 du code pénal utilisent la notion de trouble à l'ordre public pour définir les infractions terroristes ou les groupes de combat (...) en vertu des dispositions de l'article 144 de ce même code, le trouble à l'ordre public constitue l'un des critères qui peuvent justifier le placement en détention provisoire d'une personne mise en examen (...) »

En 2007 notre Président déclarait : « Je prendrai des initiatives (...) pour faire de la France une République irréprochable et une démocratie exemplaire » Monsieur Bourg-Broc vient, quatre ans plus tard, nous en donner la traduction !


Crédit photo
Undernews

11 février 2011

France.fr : Les aventures de la "très chère" vitrine de la France

Destiné à faire connaître la France à ceux qui veulent la : " visiter, y vivre, étudier, y travailler ou entreprendre ", le portail France.fr est une "aimable" farce et la pire opération de communication du SIG. Sait-on seulement, combien il finira par coûter ?

France.fr, le portail d'information qui fait rire la communauté des internautes et fait grincer les dents de tous les professionnels sérieux du Web va, selon le JDN : " (...) connaître une nouvelle jeunesse dans les mains d'un nouveau prestataire (...) Pour ce faire : (...) Le Service d'information du gouvernement (SIG) a publié le 1er février un appel d'offres pour la gestion du portail officiel de la France pour les 18 mois à venir (...) "

Il faut dire que lancé en fanfare le 14 juillet 2010, ce "phare" de la France, plantait quasi immédiatement et restait indisponible, pendant plus d'un mois. Et affichait le message suivant : " L'équipe de France.fr regrette de ne pouvoir vous permettre de retrouver le portail de la France. Nous sommes actuellement confrontés à un problème de configuration de nos serveurs. Nous avons entrepris un audit de l'ensemble des systèmes pour nous permettre une réouverture dans les plus brefs délais. Merci de votre patience et à très vite ! "

C'était d'autant plus regrettable, que dans le même temps, L'UMP paniquée par le terme "rigueur" prononcé par François Fillon préférait parler de gouvernement "rigoureux sur la dépense publique" - Voir Slovar

Ce qui n'empêchait pas le directeur de l'agence Mode d'Emploi, Laurent Laforge, (proche de Loïc Lemeur, celui qui disposait d'un bureau au QG de campagne du candidat Sarkozy en 2007 ) - Marianne2 ... de pérorer sur le site TechtocTV sur : "La sémantique bling bling en publicité"

Entre temps, Thierry Saussez est parti et on affirme au SIG que les prochaines modifications seront les bonnes !

Et quelles sont-elles ces modifications ?

Le site écran, nous indique les priorités de l'appel d'offres :

- conseils en stratégie sur le développement et les évolutions du site au regard de son positionnement
- mise en œuvre des stratégies arrêtées
- maintenance corrective et évolutive, fonctionnelle et technique, du site France.fr développé sous Drupal
- prestations graphiques du site, notamment ses évolutions (projet de création du site en langues non européennes)
- fourniture d’une solution de recherche sur le site
- optimisation et l’adaptation techniques des contenus du site France.fr pour leur diffusion sur tous types de supports (smartphones, TV sur IP par exemple)
- création et réalisation d’interfaces graphiques interactives et animations graphiques
- développement de cartes interactives avec points d’intérêt géolocalisés (géoportail).

Le SIG a expliqué à Ecran que : (...) le marché de création et de développement du site France.fr avec la société Mode d’Emploi arrivant à expiration en août 2011, le SIG a lancé le 1er février, compte-tenu des délais impartis, une procédure d’appel d’offres pour la passation d’un nouveau marché sous la forme d’un dialogue compétitif (...) "

Et "combien ça coûte", comme aurait dit notre ami J-P Pernault ?

" (...) En 2010, la conception, réalisation et animation du site ont coûté la bagatelle de 1,6 millions d’euros (pour moins de 5 mois d’activité, donc). Le nouveau marché prévoit quant à lui pour une période de 18 mois, un montant « estimatif et maximum » de 2 millions d’euros, pour la maintenance, le développement et le fonctionnement du site (...) " ajoute Ecran

Donc si on en croît le SIG, réussir à faire un portail fonctionnel et opérationnel devrait coûter ... 3,6 millions d'€ !

Très cher vous en conviendrez pour un travail d'une grande médiocrité et surtout d'une rare incompétence (relire les réactions sur ZDnet ou le site Drupal.fr, qui a fournit le CMS (logiciel) choisit par Mode d'emploi )

Néanmoins, on est en droit de mettre en doute, le montant indiqué par le SIG, lorsqu'on se reporte à l'enquête, réalisée en août 2010 par le Canard Enchaîné, qui en avançait un ... bien différent. Les sites Service Entreprise et Numerama, entre autre, ont gardé la trace de l'enquête du "palmipède"

" (...) Dans son édition de ce mercredi 18 août, Le Canard enchaîné estime que le coût de la conception de France.fr avoisinerait les 4 millions d'euros (...) Pourtant, le Service d'information du gouvernement (SIG) avait affirmé que le montant maximal du marché était de 1 610 519,25 euros, mais le jour de son lancement, le portail France.fr a coûté 862 705 euros (...) Selon les informations du Canard, la société Mode d'emploi, chargée de la conception et de la réalisation du site, aurait émis une facture de 1,242 million d'euros hors taxes, pour cette année, et deux de 755 000 euros hors taxes, pour les années 2011 et 2012 (...) Mécontent des graphismes, le patron du SIG aurait confié la direction artistique au designer Ora-ïto pour 100 000 euros hors taxes, alors que la prestation était couverte par Mode d'emploi. Le développement du logo (et sa mise en avant) réalisé par Euro RSCG aurait été facturé 28 500 euros. Soit un total d'un peu moins de 3 millions d'euros (...) ce qui donnait un (...) coût total de 4 millions d'euros (...) "

Donc, si on en croît le toujours très bien informé Canard Enchaîné le coût (presque) final de ce portail serait de ... 6 millions d'€.

Si cette "pochade" a coûté sa place à Thierry Saussez. Ce qu'il réfutait, dans une interview au Point. Il va bien falloir terminer le travail !

Et montrer qu'avec 2 millions d'€ on est capable de faire fonctionner un site qui devait selon les termes du SIG devenir : " l'un des 3 ou 4 sites officiels de pays les plus visités au monde "

A suivre ...


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Theorangeman

09 février 2011

UMP : Quand on a tout raté, il reste la propagande !

Affaires de jet privé, grogne des magistrats, record de déficit pour 2010, on ne peut pas dire que l'UMP soit à la fête. C'est pourquoi, Jean-François Copé, à l'occasion du passage du Président, jeudi sur TF1, mobilise ses troupes pour une opération propagande sur le net !

C'est vrai qu'avec le cumul d'affaires ou de mauvaises nouvelles, le gouvernement et l'UMP sont dans leurs petits souliers. Car outre les éternels voyages officiels qui consistent à faire payer les vacances de sa famille par un gouvernement étranger, et la fronde des magistrats qui gagne la France entière, les chiffres des déficits de 2010 sont sortis : " (...) un déficit budgétaire record de 148,8 milliards d'euros (+7%) et un déficit commercial de 51 milliards d'euros (+14%) (...) " - Le Parisien on ne fait pas mieux !

Quand à l'opinion des français sur l'action du Président, il ne se trouve que : " Un tiers des sondés (34%) a approuver l'action du président de la République (...) " - L'express Et pour la première fois : " (...) deux sondages, publiés hier, montrent une érosion du chef de l'Etat dans ses soutiens traditionnels. Notamment parmi les retraités. Dans cette frange de l'électorat, Nicolas Sarkozy perd trois points en un mois selon LH2 et pas moins de douze selon CSA, les mécontents étant désormais plus nombreux que les satisfaits (47 % contre 40 %) (...) " - Les Echos

C'est dans ce contexte que le Président va nous rejouer : "Paroles de Français" l'émission au cours de laquelle il "dialogue" avec un panel de français "ordinaires"

Europe1 nous donne le profil de ces français : " (...) TF1 a sélectionné des profils très précis pour échanger avec le chef de l'Etat. Parmi les "9 Français ordinaires" invités figurent une pharmacienne cambriolée à plusieurs reprises, un ex-chômeur qui vient de retrouver un emploi et un homme dont l'épouse est trop faible pour être autonome (...) Et Europe1 d'ajouter : " TF1 répond ainsi à une demande de l'Elysée qui a préconisé du concret pour restaurer l'image de Nicolas Sarkozy. Le président de la République entend profiter de l'émission pour parler de la vie quotidienne et expliquer son action "

Les précédents "invités" n'auraient-ils pas été assez valorisants pour notre Président et son action ?

Le site Le Post, nous raconte, un an après, l'amertume ou la désillusion de 4 d'entre eux.

Extraits

Sophie Poux : (...) Nicolas Sarkozy n'est jamais venu lui rendre visite dans son exploitation. "S'il l'avait dit, c'est qu'il devait avoir une bonne raison, s'il n'est pas venu c'est qu'il en a une bonne aussi, mais ce n'est pas logique," commente la productrice de lait (...)

Pierre Le Menahès, syndicaliste : (...) Derrière ses attitudes compassionnelles, il fait la sourde oreille aux salariés et aux ouvriers. Sauf qu'aujourd'hui, encore davantage que l'année dernière, il ne trompe plus personne"

Martine Millet, infirmière : " Nicolas Sarkozy lui avait glissé : "Si vous voulez que je vienne visiter votre hôpital, je viendrais. je vous le promets". Comme la productrice de lait, Martine Millet attend toujours cette visite. "

Qu'à cela ne tienne, puisque, si l'on en croit Europe1, le Président parlera de : la délinquance, l'adaptabilité des chômeurs et de la dépendance ! Et, afin de marteler son message, l'UMP, par la plume de son secrétaire général, a demandé à tous les militants, d'investir les sites Web des media, pour y publier des commentaires élogieux.

Texte intégral du mail (reçu hier par Slovar) et de la lettre, envoyés par JF COPE

" Jeudi 10 février à 20 heures 30, Nicolas Sarkozy s’adressera à tous les Français sur TF1 lors de l’émission spéciale « Parole de Français ».

Ce sera un moment de vérité où le Président de la République pourra s’exprimer sur tous les sujets qui préoccupent les Français et expliquer le travail de réforme qu’il mène à bien avec le Gouvernement pour redresser et moderniser notre pays.

En dialoguant directement avec un panel de Français issus de tous les milieux, il pourra rappeler à tous nos concitoyens les fondements de sa politique, les défis auxquels notre pays doit faire face et les actions nécessaires qui doivent continuer à être entreprises pour que la France maintienne son rang de grande puissance économique et défende ses emplois.

Vous qui le soutenez avec force et fidélité, vous qui avez compris les enjeux et le courage que la situation de notre pays impose, vous serez les premiers à pouvoir relayer les messages qu’il adressera aux Français.

Je vous invite donc à réserver jeudi 10 février votre soirée pour la passer avec le Président de la République.

C’est un moment privilégié pour réunir vos proches et votre entourage afin d’échanger et de partager vos réactions sur les messages délivrés par le Président de la République.

Ainsi, avec votre soutien, nous serons unis pour faire face aux campagnes de désinformation et de démagogie orchestrées par l’opposition et relayées sans scrupule par certains medias.

Je compte particulièrement sur vous pour faire part de vos réactions et commentaires sur les différents sites d’actualités disponibles sur internet.

Je sais qu’il peut compter sur vous et votre engagement à ses côtés.

Jean-François Copé
Secrétaire général de l'UMP

" Cette annonce s'inscrit dans sa stratégie globale d'appeler à la levée en masse. Internet touche trop de monde pour le laisser à nos adversaires" affirme un proche de Jean-François Copé, qui ajoute avec ironie que les militants vont maintenant pouvoir "poster des tracts sur Internet " écrit L'Express

Et oui, lorsqu'on a tout raté, à commencer par la politique de l'emploi, il ne reste que la propagande, la suppression de l'horaire légal du travail, de l'ISF et la création d'une TVA sociale, à proposer à des français qui, de plus en plus indignés, vont bien finir par se révolter !

10 novembre 2010

Présidentielle de 2012 : L'UMP supprime discrètement les sites de propositions de 2007 !

Un proverbe français affirme : " Ce qui est dit est dit ". Ceci ne vaut pas, semble t-il, pour les politiques qui peuvent avoir promis monts et merveilles et n'en avoir rien fait. Seulement, depuis peu, les promesses de campagne s'affichent sur le Net et peuvent servir d'armes aux adversaires. D'où l'idée de les faire disparaître ...

" La sempiternelle dramaturgie des campagnes électorales : avant, on rêve, après, on se réveille" déclarait l'excellent Guy Bedos. Et en ce qui concerne Nicolas Sarkozy, les français semblent s'être réveillés très vite, comme l'indiquent le taux de satisfaction de ceux-ci à l'égard de leur Président.

" La cote de défiance de Nicolas Sarkozy a atteint un nouveau record en novembre à 66 % d'opinions défavorables, selon un sondage Ipsos-Le Point publié lundi 8 novembre. Cette chute d'un point par rapport au sondage réalisé il y a un mois s'accompagne d'une baisse d'un point dans sa cote de popularité, qui se situe à 30 %, autre record à la baisse depuis son élection en 2007 ... / ... " souligne Le Monde

Cette très faible popularité est le symbole d'un bilan, qu'on qualifiera à gauche, de calamiteux et qu'on mettra, dans la majorité présidentielle, sur le compte d'un déficit de pédagogie. Néanmoins, pour parodier Michel Audiard : Faudrait pas prendre les électeurs français pour des canards sauvages. Car ceux-ci sont en mesure de comparer un bilan aux promesse de la campagne électorale précédente.

Autrefois, à moins d'avoir accès privilégié aux archives de l'INA ou d'être un collectionneur de professions de foi (papier) des candidats, il était difficile de retrouver avec exactitude les déclarations et engagements des candidats. Et même si l'opposition affirmait que les promesses n'étaient pas tenues, le candidat et sa majorité pouvaient hurler à la calomnie et aux "propos extraits de leur contexte".

Oui, mais ça s'était avant l'arrivée de l'Internet et du Web.

D'ailleurs en 2007, les deux derniers candidats en lice ne se sont pas privés de l'utiliser en publiant en ligne promesses et engagements électoraux. Revers de la médaille, le Web archive impitoyablement tout ce qu'on lui a confié ... et qu'on préférerait oublier !

Vous pensez bien que pour la campagne de 2012, les opposants à Nicolas Sarkozy vont fouiller la toile pour trouver la moindre déclaration ou la moindre promesse non tenue.

C'est probablement pourquoi, après avoir supprimé le site http://www.sarkozy.fr (voir Copie d'écran ci-dessous - Le Post) sur lequel s'affichaient les engagements suivants repris plusieurs fois par Slovar

1. Mettre fin à l'impuissance publique
2. Une démocratie irréprochable
3. Vaincre le chômage
4. Réhabiliter le travail
5. Augmenter le pouvoir d'achat
6. L'Europe doit protéger dans la mondialisation
7. Répondre à l'urgence du développement durable
8. Permettre à tous les Français d'être propriétaires de leur logement
9. Transmettre les repères de l'autorité, du respect et du mérite
10. Une école qui garantit la réussite de tous les élèves
11. Mettre l'enseignement supérieur et la recherche au niveau des meilleurs mondiaux
12. Sortir les quartiers difficiles de l'engrenage de la violence et de la relégation
13. Maîtriser l'immigration
14. De grandes politiques de solidarité, fraternelles et responsables
15. Fiers d'être français

Et redirigé l'adresse vers la page Facebook de Nicolas Sarkozy. L'UMP vient de procéder de la même façon avec un des sites "cultes" des blogueurs de gauche : " L'Abécédaire des principales propositions de Nicolas Sarkozy". La redirection étant faite cette fois-ci vers le site officiel de l'UMP.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Pas grave, diront certains qui évoqueront : Le pouvoir d'achat et le travailler plus pour gagner plus. Certes, mais seront-ils en mesure de citer ce que proposait le candidat Sarkozy sur les thèmes suivants : " Agriculture - Aménagement du territoire - Culture - Défense - Dette - Ecologie - Economie - Education - Emploi - Energie - Enseignement supérieur - Entreprises - Environnement - Etat - Europe - Famille - Femmes - Fiscalité - Immigration - Industrie - Injustices - Institutions - Intégration - Internet - Jeunesse - Justice - Libertés - Logement - Mondialisation - Outre-Mer - Pouvoir d'achat - Recherche - Relations internationales - Retraites - Sécurité - Santé - Services publics - Société - Social - Solidarité - Sport" ?

En effet, à moins de faire un travail de fourmi en compilant des milliers de pages, c'est impossible et de toute façon prendrait beaucoup trop de temps.

L'UMP aurait-elle détruit toutes traces de ce "monument" du Sarkozysme naissant ?

A première vue oui, mais pas encore totalement, puisqu'ils ont oublié la fonction "cache" de Google.

Fonction "cache" Késako ?

Explications de Google

" Lorsque Google explore le Web, il crée une copie de chaque page examinée et la stocke dans une mémoire cache, ce qui permet de consulter cette copie à tout moment, et en particulier dans le cas où la page originale (ou Internet) serait inaccessible. Lorsque vous cliquez sur le lien « Copie cachée » (En cache) d'une page Web, Google affiche celle-ci dans l'état où elle se trouvait lors de son indexation la plus récente ... / .... " Ce qui signifie que même supprimé, le site existe toujours, de façon provisoire !

Ainsi lorsque vous lancez une recherche sur " Abécédaire des propositions de Nicolas Sarkozy" vous obtenez la réponse suivante :

Nicolas Sarkozy - propositions élection présidentielle 2007
L'Abécédaire des propositions de Nicolas Sarkozy · UMP · SARKOZY.FR · Propositions · UMP · Législatives · Blog · Web UMP · Agora Elles; Plus ...
archives.u-m-p.org/propositions/ - En cache - Pages similaires

Si vous cliquez sur le lien principal vous arrivez sur le site de l'UMP. Par contre en cliquant sur le lien "En cache" vous arrivez sur les pages archivées par Google et qui contiennent l'intégralité du site supprimé (Voir copie ci-dessous)

Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Avis aux admirateurs des promesses : Les éléments contenus dans le "cache" finiront par disparaître. Et ce serait vraiment dommage de ne pas en avoir pris connaissance avant ....


Sources
Google

09 juillet 2010

Le plan Web de l'UMP pour sauver Eric "Willy" Woerth

Pris dans la nasse des affaires : Bettencourt, Wildentsein et ... autres à découvrir ? L'UMP a décidé de rendre "coup pour coup "à Médiapart en essayant de jouer la carte du Web.

La stratégie : essayer de montrer, le soutien massif, des français à : "un homme droit et intègre"

Il faut dire que jusqu'à présent, L'UMP avait surtout utilisé le gouvernement et les "aboyeurs" maison pour répondre aux révélations de Médiapart.

Or, Médiapart, 100% Web, continue d'avoir la préférence des internautes (abonnés). Ce à quoi il faut ajouter que beaucoup de sites de presse écrite, relayent ses informations. Et, y ajoute (c'est assez nouveau) bien souvent quelques lignes "acerbes" à destination du gouvernement et de sa majorité.

Et même si l'inoxydable Jean-Pierre Pernaut continue, lorsqu'il évoque l'affaire "Bettencourt/Woerth" à parler d'un "site Web" sans jamais, citer le nom de Médiapart, il faut bien reconnaître que pour l'instant, ce sont eux qui ont le dessus par rapport à la communication "gouvernementalo/UMP "

Pour l'UMP, il fallait réagir et trouver une parade sur le Web ! Voici (le début ?) de l'histoire ...

Acte 1 : L'UMP créé une page spéciale sur son site : "Vous aussi, soutenez Eric Woerth"

Cette page qui ne donne aucune explication sur les faits reprochés au ministre, ni ses arguments de défense, est en réalité une page de propagande destinée à l'ériger en "martyr" et essayer de montrer le soutien indéfectible des français à Eric Woerth

Texte intégral de la page

"Allégations répétées, contre-vérités martelées, manipulations orchestrées contre le ministre du travail... Débat ouvert depuis le 06/07/2010 - Fin du débat le 31/12/2010 (Ah bon !)

Contre la machination politique destinée à salir la réputation d'Eric Woerth, la majorité est plus que jamais mobilisée. Vous aussi, apportez votre témoignage de soutien au Ministre du Travail "

S'ensuit un florilège de "commentaires de soutien" dont nous vous donnons quelques morceaux choisis.

Quelques uns des plus courts

- Courage Mr Woerth, les militants UMP vous soutiennent.
- ne céder pas monsieur Woerth
- je soutiens Eric Woerth, ministre honnête et courageux .

Quelques uns des plus "teigneux"

" Battez-vous contre les manipulateurs que sont les journalistes à + de 80% à gauche entrainés par les gauchistes de mediapart où règnent Plenet et les transfuges du Monde, Marrianne et les autres intello. tels que F.O.G du Point, et les chaines et radio d'Etat où , chacun le sait, on n'a pas 10% de"entrer dans les rédactions si on n'est pas encartés à gauche ou syndiqués ... / ... " - Emplacement du commentaire

" ... / ... J'espère qu'en sous main il n'y a pas aussi quelques personnages aigris de la majorité présidentielle ... / ... " - Emplacement du commentaire

Quelques uns des plus poétiques

" Peut-être vous rappelez-vous je suis la dame à qui vous avez failli demander son âge, mais xavier BERTRAND veillait ! mais oui du haut de mes 68 ans je vous fait entière confiance et je n'ai aucun doute sur votre intégrité. Courage il faut tenir bon. " - Emplacement du commentaire

" ... / ... Je sais la souffrance de ceux qui servent l'état est qu' on accuse d'en profiter! Comme le roseau vous avez plié, maintenant comme le chêne enraciné dans une terre de vérité, regardez au loin au dessus des cimes l'avenir qu'il faut préparer et laissez à vos pieds ces fruits, issus de vos branches, jonchant le sol,réduit pour se faire entendre à proférer des calomnies dans l'mpunités des caches que leurs offre l'humus ... / ... " - Emplacement du commentaire

Hors catégorie !

" Tenez bon, Eric ! vous etes le Robin des Bois du 21eme siecle, le Cantona de notre camp. Ne laissez pas ces butors de mediapart (et vils consorts du PS) souiller à travers vous la droite route qu'a dessinée depuis trois ans votre pure intégrité. Vous, l'honnêteté faite homme, qui dissimulez bien derriere votre physique discretement avantageux des trésors de bonté, sachez recevoir de vos humbles admirateurs le don le plus précieux : notre confiance ... / ..." - Emplacement du commentaire

Seulement, depuis la mise en ligne de la page, il n'y a que ... 1430 commentaires. Et pour découvrir cette page, et l'embellir de nombreux commentaires qui, monteront à la France entière, et surtout à ces "racailles de journalistes" : la souffrance de l'homme et ... de l'UMP, il faut la faire connaître des internautes !

Le temps étant compté, il n'est pas possible de s'appuyer sur un "référencement naturel" et donc, place au "référencement payant" qui va permettre de positionner la page dans les premiers résultats de recherche des internautes et est censé les diriger vers la page de soutien à Eric Woerth sur le site de l'UMP

Acte 2 - L'UMP "achète" des mots et expressions clés sur GOOGLE

Ainsi, comme vous pouvez le voir sur les captures d'écran ci-dessous, l'UMP a placé des enchères de positionnement sur les mots ou expressions suivantes :

Cliquez sur les copies d'écran pour les agrandir

"Bettencourt"

" L'UMP mobilisée pour soutenir Eric Woerth, un homme droit et intègre "

"Soutenir l'UMP"



"Dons à l'UMP"

Copies d'écran réalisée ce matin 9 Juillet 2010 à 9H00

Mais aussi : "Affaire Woerth", "affaires ump", "ump bettencourt", "UMP" ... A vous de continuer les recherches si vous le souhaitez ...

Seulement, comme vous avez du le voir, à ce petit jeu, L'UMP se retrouve en concurrence avec Médiapart qui a, lui même, placé des enchères sur certains mots communs !

Pour ceux qui ignoreraient encore, le principe des enchères de GOOGLE : Pour obtenir la première place, il faut toujours avoir fait la plus haute enchère. Ce qui peut vite tourner au "jeu de cons". En effet, plus le nombre d'internautes qui cliquent sur votre lien est important et plus la facture est salée !

Ce qui signifie qu'une partie du budget de l'UMP dont le contribuable est un des meilleurs financeurs est en train de partir en fumée dans une opération qui ne trompe personne et qui peut s'avérer onéreuse.

Ce qui n'est pas vraiment cohérent en ces temps de crise et de réduction des dépenses qui vont frapper nombre de français ! Nous nous étonnons d'ailleurs que Woerth Eric, le trésorier de l'UMP, avec toute sa rigueur, ne s'en soit pas ému ...


Crédit image
Streamiz




20 novembre 2009

Le site de de propagande sur l'Hadopi disparu ... sans laisser d'adresse !

Vous vous souvenez de Frédéric Mitterrand, qui proclamait, " ne pas laisser tomber entre les mains des pirates : « la gueule d'atmosphère d'Arletty », « la Jean Seberg d'A bout de souffle », « la biscotte cassée » de Michel Serrault, « le petit poisson et le petit oiseau », « La javanaise » ..."

ou de Frédéric Lefebvre, à l'époque où il croyait encore à un destin ministériel, déclarait au sujet de la loi Hadopi : "... / ... c'est l'exception française qui est en jeu, et nous ne lâcherons pas sur ce sujet"

Et bien, Il semble bien, que les "défenseurs" de l'exception française aient "lâché" l'adresse du site Jaimelesartistes.fr !

Négligence où où désintérêt : Jaimelesartistes.fr, le site Web fer de lance vituel du gouvernement pour défendre sa loi Hadopi a disparu au profit d'internautes anti Hadopi !

Ce site qui avait coûté, semble t-il : "85000 euros HT et se voulait un outil de pédagogie. On y trouvait : des témoignage vidéos de vedettes, des fiches plus ou moins détaillées sur la loi, ..." est passé à l'ennemi, car le ministère à oublié de renouveler le domaine !!!!

C'est le site PC Impact qui a sorti l'information : "Le député UMP Lionel Tardy a décidé de poser officiellement une question au ministère sur la disparition du site Jaimelesartistes.fr ... / ... le ministère ayant oublié de renouveler le domaine Jaimelesartistes.fr, celui-ci a été vite récupéré par les ennemis d’Hadopi. Désormais, on y trouve un discours totalement inverse, à l’aide de plusieurs dizaines de liens vers des contenus en ligne qui explique les autres facettes d’Hadopi oublies par le site initial.

Voilà qui fait un peu désordre puisque le renouvellement d’un lien revient à une petite dizaine d’euros. On est là très loin par exemple de la location immobilière qui doit accueillir Hadopi : 1107 m² pour 487 080 euros HT et sans les charges par an.
Lionel Tardy l’avait annoncé sur son blog : il souhaite connaître les motivations de ce non-renouvellement.

Cette question vient tout juste d’être publiée au journal officiel :
« M. Lionel Tardy attire l'attention de M. le ministre de la Culture et de la communication sur la reprise, par des particuliers, du nom de domaine Internet « jaimelesartistes.fr » qui était retombé dans le domaine public, faute d'avoir été renouvelé à temps par ses services. Il souhaite connaître les raisons qui ont motivé cette décision de ne pas conserver ce nom de domaine, et de mettre ainsi fin à l'existence du site qui était hébergé sous ce nom de domaine.

Il souhaite savoir pourquoi, à tout le moins, ce nom de domaine n'a pas été renouvelé, ne serait-ce que pour empêcher son détournement. Il souhaite également connaître le coût exact pour l'État de la conception, de la mise en place et de la maintenance de ce site. Il souhaite enfin connaître, suite à la fermeture du site « jaimelesartistes.fr », et alors que la loi Hadopi n'est pas encore entrée en vigueur, quelles initiatives son ministère compte mettre en oeuvre pour informer les internautes sur la mise en application des lois « Diffusion et protection de la création sur Internet » et « protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur Internet

Le site de la Hadopi devrait être Hadopi.fr, domaine enregistré au nom de l’ARMT (Autorite de régulation des mesures techniques, qui doit remplacer l’Hadopi dans quelques jours). Le ministère pourra toujours répondre que désormais c’est ce site qui prend le relais. D’autant que plusieurs catégories sont prévues pour expliquer le mécanisme répressif.


Mais on pourra toujours lui opposer qu’Hadopi n’est toujours pas entré en vigueur, comme le note le député de Haute Savoie, et que le ministère n’a pas pensé à protéger correctement ce nom, puisqu’il n’a pas déposé toutes les extensions possibles. Hadopi.tv par exemple a été enregistré aux États-Unis, Hadopi.be par un particulier, Hadopi.biz reroute vers la Quadrature du Net. Le .tel contient plusieurs liens à la manière de jaimelesartistes.fr… Autant dire que les particuliers et les entreprises cibles des premiers mails d’avertissements risquent d’être un peu perdus si des petits malins profitent de la confusion ambiante. - Source PC impact

C'est con, non ?

05 novembre 2009

Presse et media alternatifs : Que lirez-vous, lorsqu'ils auront disparu ?

L'information est laconique et fout le bourdon : "Bakchich est en cessation de paiement"

C'est Libération, qui, après Rue89, l'annonce : "Le site satirique Bakchich.info, qui avait lancé fin septembre un hebdomadaire papier, Bakchich hebdo, pour tenter de sauver le groupe, va se déclarer lundi auprès du tribunal de commerce de Paris en cessation de paiement" - Source Libération

Cette information nous touche d'autant plus que nous avons rencontré et que nous connaissons plusieurs personnes qui, depuis le début, tiennent à bout de bras, cette aventure journalistique d'un autre genre.

Comme le fait remarquer Neteco : "Les pure players n'échappent plus à la crise (...) aucun journal en ligne n'est réellement à l'équilibre : ni Rue89, ni LePost, ni Bakchich, ni Mediapart, ni Arrêt sur images, ni Slate" Et pourtant le nombre de visiteurs et participants, montre le réel engouement des internautes.

Cette information touche également les blogueurs, puisque cette nouvelle façon de "faire du journalisme" leur doit beaucoup. Et même si les premières relations entre blogueurs et journalistes professionnels ont été assez mauvaises, les deux se trouvent de plus en plus associés au travail d'investigation et d'information. Des expériences comme Vendredi.info ou Marianne2 , par exemple sont les preuves de ce rapprochement.

Mais, comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, on apprenait que le portail Agoravox rencontre des difficultés.

C'est en ce qui nous concerne, la pire nouvelle, pour la presse "citoyenne".

Tout d'abord parce que Slovar participe activement depuis 2005 à la vie du site, ensuite parce que l'audience est toujours de ... plus d'un million de visiteurs par mois !

Que dit Carlo Revelli de la situation de le presse gratuite en ligne : " .../ ... "Certains sont même près du dépôt de bilan", affirme dans son appel sur site Carlo Revelli co-fondateur d'Agoravox. Aujourd'hui, poursuit Revelli, "AgoraVox lui-même est en danger. Le modèle publicitaire ne permet plus d'assurer la survie du média, bien que l'audience du site soit toujours au rendez-vous avec plus d'un million de visiteurs par mois"

Lecteurs et contributeurs sont invités à former "un réseau de solidarité basé sur le don ». Cela peut prendre la forme d'un don en ligne défiscalisé de 10 euros ou plus, d'un achat par SMS du badge « Je soutiens AgoraVox ". Les dons récoltés par ce biais viendront " améliorer la qualité du site, financer les serveurs, les ressources humaines, techniques et juridiques, financer des enquêtes." - Source NetEco

Echec du tout publicitaire ?

Certainement puisque, crise aidant, les annonceurs ont réduit la voilure et n'apportent plus les ressources nécessaires à la poursuite des ces media. Et jusqu'à récemment, les annonceurs permettaient de couvrir (parfois) les salaires et les frais de fonctionnement. Pourtant, ni dans les rédactions, ni chez les lecteurs, on ne s'est pas vraiment interrogé sur la viabilité d'un tel modèle économique !

Echec du modèle ?

Certainement pas puisque les internautes en redemandent, mais peinent à comprendre comment on peut arriver à leur fournir des contenus de plus en plus crédibles sans jamais débourser un centime. Les expériences Mediapart ou Vendredi montrent que faire participer financièrement les lecteurs est très difficile, et que ceux-ci confrontés à une offre payante, même modique préfèrent se tourner vers d'autres sources gratuites.

Mais quel salarié, lecteur quotidien de ces media, accepterait de donner le meilleur de lui même ... gratuitement, tout en attendant que son entreprise reçoivent quelques subsides à partager ?

Comment faire pour que ces media ne disparaissent pas ?

Un journal, un magazine ou un site web d'information, sont le plus généralement choisis par les lecteurs ou les internautes en fonction de leur degré d'implication politique, social ou sociétal.

Le modèle économique des "pure players" est en train de les conduire à l'agonie, bien que les internautes les plébiscitent. La seule solution qui nous semble adaptée, serait d'associer plus largement les lecteurs en lançant par exemple des souscriptions sous formes de clubs de lecteurs associés.

Néanmoins, nous pensons qu'il faut aller plus loin et ouvrir une partie du capital de ces media aux lecteurs/internautes. Cette participation financière aurait l'avantage de rapprocher le lectorat des équipes journalistiques et de rendre le media encore plus proche des lecteurs. Cette participation au capital, qui, par le fait auraient un droit de regard et de commentaire sur la ligne éditoriale, permettrait à leur media favori de perdurer et de ne pas être obligé de faire la chasse aux investisseurs tout au long de l'année ... s'ils en trouvent !

Cette solution complémentaire à l'actionnariat actuel des media "pure players" mettrait de plus ceux-ci à l'abri des pressions que certains annonceurs peuvent exercer afin d'éviter qu'on ne parle de certains de leurs travers.

Un nouveau modèle économique ?

Le modèle capitalistique choisis par la très grande majorité des media "pure players" ne nous semble pas ou plus adapté à la situation économique actuelle. Nous pensons sincèrement que ceux-ci doivent étudier sérieusement la piste coopérative.

Si peu d'organes de presse on choisit le modèle coopératif (Scop) n'est-il pas justement temps, pour les "pure players" d'y regarder plus prêt, comme le montre cet exemple du Portail Scop Entreprises

"Parmi les statuts proposés pour créer une entreprise, la Scop gagne du terrain dans la presse grand public. L’une des « Dix astuces pour monter sa boîte », dossier de Toulouse Mag du mois de mai, incite à choisir le statut Scop. Pour le mensuel, la coopérative présente plusieurs avantages : la souplesse des statuts, le soutien d’un réseau, et éventuellement, une aide au financement. Par ailleurs, « la Scop fait partie des entreprises qui fédèrent » et le mensuel cite l’exemple de l’Orchestre de chambre de Toulouse « qui a survécu en adoptant ce statut »... / .. " - Source Portail des Scop

Un statut peut être plus contraignant qu'une simple SARL ou SA mais qui est aux antipodes du modèle capitalistique, puisqu'il repose sur une authentique démocratie d'entreprise (un homme = une voix) et ne privilégie aucunement un groupe d'actionnaires. (voir l'exemple du Courrier Picard) et qui permet, comme l'explique Arnoult Boissau, du mouvement coopérateur : "la Scop pouvant accueillir des associés extérieurs, personnes physiques ou morales" - Source APCE

Quoi qu'il en soit, les choses doivent bouger et rapidement. Faute de quoi, les internautes ne trouveront face à eux que des media institutionnel bien plus dociles, soit par l'origine de leurs actionnaires, soit par une proximité avec les pouvoirs politiques ou économiques.

Est-ce, vraiment, ce que souhaitent les millions de lecteurs qui chaque jour s'enorgueillissent de lire "différent" ?

Le débat est lancé : Et maintenant ACTION !




28 octobre 2009

Séguela : "Le Net est un cancer de la société !" ... Sauf quand Euro RSCG vous permet d'assassiner des gens en ligne ?


"Marre de votre patron, de votre rédacteur en chef ou de votre petit copain / copine ? Vous voulez lui faire comprendre qu'il ne faut pas trop rigoler avec vous ? ... / ... BETC Euro RSCG une solution assez élégante pour vous débarrasser de cette empêcheur de tourner en rond .. / .. "

Cette brillante idée est une des créations des équipes de Jacques Séguéla, l'homme qui veut faire la peau du Net ! Et il est prolixe sur le sujet du Net ...

Comme nous le rappelle Clubic : " ... / ... Jacques Séguéla a donné lors d'un passage TV une nouvelle occasion de jaser. « Le Net est la plus grande saloperie qu'aient jamais inventée les hommes », a-t-il déclaré. Selon lui, Internet serait le vecteur de propagation privilégie de « l'intox » et permettrait de détruire une réputation en « quelques secondes ». Interrogé par Laurent Ruquier, il intervenait pour prendre la défense du socialiste Julien Dray, qui venait faire la promotion de son livre, L'épreuve, dans lequel ce dernier dénonce le traitement médiatique dont il a fait l'objet.

Et il a fait très fort l'inventeur de "La force tranquille"

" Dans ce siècle d'émotion, il faut se méfier de cet excès d'émotion qui nous monte à la gorge et il y a un cancer de cette société, dont il (Julien Dray) est victime... ce cancer qui s'appelle l'intox. Qui est dû à quoi ? Qui est dû au Net. Le Net est la plus grande saloperie qu'aient jamais inventée les hommes. C'est Dieu vivant. Parce que le Net permet à tous les hommes de communiquer avec les autres hommes. En quelques secondes, le Net peut détruire une réputation.", a clamé Jacques Séguéla. - Source Clubic

Pour ceux qui veulent voir ou revoir sa déclaration sur la vidéo ( 8mn 57 sur le compteur temps)


Jacques Séguéla déteste surtout le Net parce qu'il a cassé la belle mécanique financière des agences qui consistait à prendre des millions d'€ aux clients en allant tourner des pubs pour n'importe quel produit aux Seychelles ou aux Maldives.

Il le déteste aussi parce que les publicitaires ne sont plus les seuls à pouvoir manipuler l'opinion et que vendre très cher ses services aux partis ou formations politiques est devenu impossible.

Il le déteste enfin parce que ces "salopards" de l'Internet ne cessent de se répandre sans qu'on puisse les contrôler.

En clair, notre héraut, sous des arguments à caractère mercantils, nous donne une leçon de savoir vivre en fustigeant ce qu'il y a de plus bas : S'attaquer lâchement à des hommes !

Nous pensons qu'il serait intéressant que Laurent Ruquier invite à nouveau notre "moralisateur" sur son plateau pour qu'il nous explique en quoi la dernière création Web : "jetueunami.com" de BETC Euro RSCG (qui est une des filiales du goupe Havas dont il est le Vice-Président de Havas - Chief Creative Officer), n'est pas "la plus grande saloperie qu'aient jamais inventée" ... des "créatifs" ?

C'est quoi : jetueunami.com

Présentation par le site Fluctuat

"Marre de votre patron, de votre rédacteur en chef ou de votre petit copain / copine ? Vous voulez lui faire comprendre qu'il ne faut pas trop rigoler avec vous ? 13ème rue propose en association avec BETC Euro RSCG une solution assez élégante pour vous débarrasser de cette empêcheur de tourner en rond grâce au site jetueunami.com.

Depuis internet, donc, vous collez la tête de votre cible, vous choisissez votre tueur et en un clic vous n'avez plus qu'à admirer le résultat de votre commande (oui, les tueurs sont modernes aujourd'hui, ils fournissent la vidéo du meurtre, c'est très pratique).

Cinq tueurs (et en conséquence cinq scénarios) sont à votre disposition : mort par balle, à l'épée ou coulé dans du ciment... La vidéo est envoyée à votre "ami" et il n'aura plus qu'à vous remercier de votre gentillesse en vous renvoyant l'ascenseur... dans la gueule" - Source Fluctuat

Cliquer sur l'image pour l'agrandir
Nous sommes allé tester cette "merveille de communication" issue des troupes de celui qui déclare "modestement" : "À nous, fils et filles de pub, de ne plus être de simples créateurs de messages mais créateurs d’audience… À nous de ne plus être de simples fournisseurs de concepts, mais des lanceurs d’histoires"

Nous avons, à l'aide du site, lancé un "contrat" sur Jean-François Copé, autre grand adversaire d'Internet, puisqu'il déclarait il y a peu : "Cet immense espace qu'est Internet, dans lequel on peut diffuser n'importe quelle image, la tronquer dans tous les sens..." dont nous avons récupéré une photo ... sur le Net.

Puis nous avons choisit un des tueurs qui s'est chargé de faire couler du béton sur le corps d'une victime, illustrée par son visage, placée dans une baignoire. Pour enfin voir cette épilogue de "grande qualité humaine" !

Cliquer sur l'image pour l'agrandir
Mais comme l'indique le site : "Ceci est un divertissement, site déconseillé au moins de 16 ans" sans aucune vérification possible de l'âge de l'internaute bien entendu !

Enfin, nous avons reçu un Email

"Vous venez d'être assassiné.

Pour voir la vidéo de votre meurtre, cliquez ici :
http://www.jetueunami.com/13emeRUE/meurtre/Jean-FrancoisCope/nl6to15503bg4wei27d2 (adresse supprimée par nos soins)
Enquêtez et découvrez qui a commandité votre assassinat
Cordialement.
Ivan POSTOKLOV"

Il ne fait nul doute que Jean-François Copé va trouver ce jeu remarquable par sa créativité ...

"Le Net est la plus grande saloperie qu'aient jamais inventée les hommes. C'est Dieu vivant. Parce que le Net permet à tous les hommes de communiquer avec les autres hommes. En quelques secondes, le Net peut détruire une réputation."

Nous sommes totalement d'accord avec vous Monsieur Séguéla surtout lorsqu'il véhicule des valeurs de de ce type et valorise à ce point une réputation !

A vous lire ou entendre !

Sources photos et captures
Euro RSCG
Havas Groupe

Bibliographie de l'affaire
Marianne2 - Article de Cultural Gang Bang
Marianne2 - Article de Seb Musset
Nouvel Obs Hightech

05 juin 2009

Liberté d'expression sur le Net : Nadine Morano n'aime t-elle pas les chansons de Dorothée ?

On sait Nadine Morano prompte à dégainer dans beaucoup de circonstances. La presse et le Net sont remplies de ses déclarations à "l'emporte pièce" qui rappellent les "fulgurances" de son collègue et ami Frédéric Lefebvre.

Or cette fois-ci, selon le site PCimpact, elle aurait décidé de s'attaquer à une internaute qui aurait commis un crime de lèse ministre.

Les faits :

En mars 2009, Nadine Morano avait envoyé à DailyMotion et YouTube une demande visant à obtenir « en urgence la date, l'heure et les adresses IP utilisées et tout élément d'identification, pour la mise en ligne des commentaires ci-joints des internautes, dont les pseudonymes suivent ». Dans la réquisition judiciaire s’en suivait donc une liste de pseudos. Trois mois plus tard, Sud Ouest révèle ce cas d’une mère de famille de Saint-Paul-Lès-Dax qui fait partie des personnes identifiées. Et l’on en sait désormais un peu plus sur la gravité des faits.

Dominique Broueilh , une internaute, sera entendue le 11 juin par un OPJ (officier de police judiciaire) du 36 Quai des Orfèvres, en fait la brigade de répression de la délinquance contre la personne. Nulles "Twin Tower", nulle autre attaque terroriste ou mafieuse. En fait, elle est convoquée pour « injures publiques envers un membre du ministère ». Il est reproché à cette femme de 49 ans d’avoir laissé le commentaire suivant : « Hou la menteuse », sous une vidéo de Nadine Morano « cuisinée » par un journaliste d’iTélé.


Dans cette vidéo, Morano contestait notamment être venue discrètement à un meeting de Ségolène Royal. Selon l’avocat de la secrétaire d’État à la Famille, Nadine Morano en aurait « assez d’être insultée » et a donc décidé de passer à l'attaque.

Elle à notamment déclaré au site Nounoupascale : " ... / ... je demanderai des dommages et intérêts que je souhaite reverser, le cas échéant, aux associations qui s’investissent dans la protection de l’enfance sur Internet. D’ailleurs, depuis la plainte, ça s’est beaucoup calmé. Qu’on ne soit pas d’accord avec moi, c’est légitime, mais il n’est pas légitime de m’insulter, ou qui que ce soit d’ailleurs, sur Internet. Je ne sers pas mon pays pour cela. Des fois, je vous assure, j’ai peur quand je tape mon nom sur Internet. Et je pense à mes enfants qui sont choqués par certains contenus ... / ... "

L'internaute incriminée par Nadine Morano est atterrée "Au début je n'y ai pas cru, mon mari et mes enfants non plus. Je me suis dit que ce n'était pas possible. Je ne l'ai pas insultée. Je ne me rappelais même plus de ce commentaire. Ça date de quelques mois. Pour moi, "Hou la menteuse", c'est avant tout une chanson de Dorothée. Je voulais faire de l'ironie" a expliqué l’internaute à Sud Ouest.

Injure publique ou entrave à la liberté d'expression, garantie par plusieurs textes, tant en droit français qu'européen

En France, c'est dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 qui consacre la liberté d'expression. Article 11 : "La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi"

Déclaration universelle des droit de l'homme de 1948

Les articles 18 et 19 consacrent la liberté d'expression, conjointement à la liberté de conviction et de religion :

Art. 18 : "Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites" ;
Art. 19 : "Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit" — Version française officielle de l'ONU

La Convention européenne des droits de l'homme du Conseil de l'Europe

Le Conseil de l'Europe a ouvert à la signature à Rome, le 4 novembre 1950 sa Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales, entrée en vigueur le 3 septembre 1953. C'est l'article 10 de cette Convention qui garantit la liberté d'expression :

"Article 10 – Liberté d'expression
1. Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontière. Le présent article n'empêche pas les États de soumettre les entreprises de radiodiffusion, de cinéma ou de télévision à un régime d'autorisations.

2. L'exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l'intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l'ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d'autrui, pour empêcher la divulgation d'informations confidentielles ou pour garantir l'autorité et l'impartialité du pouvoir judiciaire".

On remarquera le deuxième alinéa qui envisage que la liberté d'expression puisse être soumise à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi pour diverses raisons telles que la raison d'État, mais aussi, à la protection de la réputation ou des droits d'autrui… (Voir le texte complet de la Convention ) - Source Les infostratèges

En conclusion (provisoire) il n'est plus possible de dire "s... je te vois" dans une gare ou "hou la menteuse" en commentaire sur un site au risque de se retrouver au 36 Q.... des O....... pour atteinte à la sûreté de l'état et injures publiques à ses représentants.

C'est embêtant, car il va falloir maintenant faire attention à ne plus citer des phrases ou chansons des schtroumpfs ou du manège enchanté. En effet, placés dans un autre contexte que celui dans lequel ces personnages évoluent peut vous mener devant les tribunaux. Car cette affaire prouve que Dorothée et ses chansons sont un symbole de la résistance au pouvoir en place !!! Alors, comparer la coiffure de l'ourson colargol avec celle d'une de nos éminences pourrait vous mener droit au gibet !

Et pourtant, en 2007, un certain Nicolas Sarkozy écrivait dans une lettre lue à l’audience durant le proces contre le journal charlie hebdo : "Je préfère l’excès de caricature à l’absence de caricature“. Excès de caricature : oui, mais "S... je te vois" et "hou la menteuse" : NON

Par contre, déclarer :

- Que le quotidien Libération colporte "une fausse information" et "contribue à abîmer l'image de la France". et d'ajouter "Ce quotidien, qui ressemble de plus en plus à un tract, après avoir perdu ses lecteurs, perd sa crédibilité"
- Accuser les socialistes, hostiles à la rétention de sûreté voulue par Nicolas Sarkozy pour les criminels dangereux, "de se placer du côté des assassins"

Et aussi :

- "Je le dis de la manière la plus sérieuse (...), je pense que Mme Royal a besoin d'une aide psychologique"
- "Ceux qui confondent délation et dénonciation, je les invite à regarder le dictionnaire(...) Si la délation est condamnable car se faisant au détriment de gens honnêtes, la dénonciation est un devoir républicain prévu dans la loi et permettant de lutter contre les délinquants"

Ne sont pas injurieux et ne donneront lieu à aucune intervention de la brigade de répression de la délinquance contre la personne.

Nous laisserons le mot de la fin à Nadine Morano pour mieux comprendre ce qui attend le Web et ses participants :

"Chacun peut comprendre qu’une trop grande consommation de médias nuit à la qualité des relations sociales, influe sur les résultats scolaires et sur la vie familiale », a expliqué Nadine Morano qui demande également qu’« à titre personnel, et au vu de la multiplication des affaires qui portent atteinte à la dignité des personnes, je pense qu'il faudrait instaurer une police internationale de la Toile. Je suis pour la liberté, mais aussi pour un « Code de la route » sur le Net."

Trop de liberté tue la liberté et trop de démocratie tue la démocratie. Refrain bien connu mais appliqué avec détermination ces derniers temps ...