03 octobre 2006

Journalisme citoyen : Citizen Bay l’anti AGORAVOX ?

Le journalisme citoyen s’enrichit d’un nouveau media : Citizen Bay. C’est Loïc Le Meur qui en fait l’annonce sur son blog.

Citizen Bay, qu’est ce que c’est ?

"Citizenbay est un site web dont tout le contenu à une forte dimension Locale, et est entièrement produit et édité par ses utilisateurs. Ainsi les membres peuvent Visualiser, Poster et Partager entre autres les Actualités, Annonces ou Evénements de leur choix. Citizenbay est gratuit, et mis à jour en temps réel

Une fois les posts fait, ils sont visibles immédiatement sur le site. Les Utilisateurs peuvent alors voter et décider collectivement de l'intêret de chaque post pour la communauté. Tous les posts sont reliés à une ville ce qui permet aux utilisateurs de chercher et filtrer le(s) contenu(s) qui les intéresse(nt) par ville, région ou pays"

Jusque là, on pourrait dire qu’il s’agit d’un mix entre AGORAVOX, WIKIO et FUZZ. En fait, la possibilité de donner des informations régionales ou urbaines (quoi que pour l'instant limitée géographiquement) est intéressante mais ce qui surprend le plus se trouve dans le paragraphe suivant :

"Notre objectif vise à construire un vaste réseau de journalistes dans les villes couvertes qui proposeront tous les jours les meilleures informations à notre communauté. Nous comprenons que cela représente un travail (pas seulement un loisir !), aussi avons-nous décidé de récompenser les journalistes « citoyen » qui produisent les meilleurs actualités"

Et là, se pose une question : le journalisme citoyen doit-il être rémunéré ?

Comme beaucoup de blogguers, je participe à de nombreuses expériences journalistiques dans le cadre citoyen. Je dois dire que jusqu’à présent, je ne m’étais même pas posé la question.

L’irruption de Citizen Bay et son offre a-t-elle pour but de réaliser un gros coup de pub ou de récupérer les meilleurs éditeurs de blogs du moment et à venir ?

Le site en l’état ne présente aucune publicité. Sur quel modèle économique fonctionnera le site ? pour l’instant mystère. J’ai publié simplement et rapidement 4 informations.

Pour l’instant, le nombre d’informations par rédacteur est illimité et certains journalistes ont tendance à privilégier le grand nombre à la qualité (Tous les jours, les 10 actualités les plus populaires de chaque ville primaire sont récompensées par de l'argent)

Tentative de semi professionnalisation des journalistes citoyens ou évolution du concept ?

Une affaire à suivre !!!

Source

Citizen Bay

29 septembre 2006

Le marketing meilleur ami ... des politiques ?

Ami(e) politicien(ne),

Tu n’as pas plus d’idées que tes concurrents pour résoudre les problèmes des habitants de ton pays ?

Tu n’as pas un physique de star ni la faconde des tribuns et tu voudrais faire avec ?

Tu souhaites pourtant te distinguer des autres politiques tout en ne déroutant pas les électeurs. Par quel miracle vas-tu résoudre l’équation de la popularité qui va te mener jusqu’au sommet de l’état ?

En confiant tes intérêts et ton image aux gens de marketing et de communication.

Tout d’abord, tu accepteras :

1°) D’apprendre à bien te comporter à la télévision et sur les radios. D’accord, ça va lisser ton propos mais avant tout, il faut que le « produit » soit consensuel et puisse plaire au plus grand nombre.

2°) D’écrire un livre. Enfin, on mettra ta photo sur la couverture.

3°) De créer un blog. Tu ne sais pas comment ça fonctionne parce que Internet ... Ne t’inquiète pas, on recrutera des contrats de travail temporaires pour animer celui-ci.

4°) De t’exposer aux flashs des photographes dans des situations diverses ou variées. Bien entendu, on te verra dans ton salon, au bord de la mer (si ta silhouette le permet) mais jamais on ne devra te voir en train de fumer, boire ou plaisanter avec des inconnus

5°) De voyager dans des pays étrangers taciturnes ou ensoleillés. Il faudra toutefois que tu sacrifies à la mode vestimentaire de certains de ces pays pour que la photo ait un caractère authentique d’ami du pays visité.

Chez les austères, tu prendras soin de t’émerveiller de leur modèle de société en oubliant que 80 % des habitants choisissent l’alcoolisme ou le suicide comme échappatoire.

6°) De confier ton aspect physique à des « relookeurs » ou conseillers en image qui vont te faire porte des choses adaptées à ton statut. Tu prendras soin de les écouter et éviteras de leur faire remarquer que les couleurs et la forme de tes nouveaux habits ne modifient rien si ce n’est que tu parais plus emprunté ou le même dans des coloris différents.

7°) D’aller au spectacle ou au restaurant sans prévenir la presse. Tu auras le droit d’aller voir des comiques en riant discrètement. Tu pourras manger, mais oublier la daube provençale pour choisir le la mousse de flétan sur lit de roquette. N’oublie pas ami politicien que les photos de ton attitude ou de l’analyse de ton assiette seront transmises à des psy ou des diététiciens qui en tireront des conclusions sur ton attitude au pouvoir.

8°) Et si tu gagnes, tu n’oublieras pas de confier la totalité des budgets de communication gouvernementaux à ton agence de communication. Là, par contre, tu savais depuis le début que l’engagement "citoyen" des divers coachs qui t’auront mené au pouvoir était un bon investissement.

Dommage, une fois que tu seras élu, que les agence de communication ne sachent pas comment réduire le déficit, faire baisser le chômage endémique, la précarité, l’intégration des jeunes et la création de nouvelles voies économiques.

Tu les utiliseras quand même pour nous expliquer comme disait COLUCHE « Demandez moi ce que vous souhaitez et nous vous expliquerons comment vous en passer »

Et puis un jour, tu seras battu. Ton agence trouvera d’autres profils prometteurs et nous présentera sa nouvelle étoile montante.

La seule chose que tu ne sais pas pour l’instant c’est quand et comment les citoyens vont casser la machine. Je te propose entre deux séances de photographie ou d’interviews de commencer à y penser ....

Crédit photo

Mon île
Gotlieb le site

L’économie sociale fait son show

Beaucoup de gens se demandent pourquoi l’économie sociale se fait si discrète en termes de communication. Certains avancent un zeste de dogmatisme anti capitaliste et d’autres une difficulté à trouver les bons codes de communication.

Alors que le gouvernement de Dominique de VILLEPIN au travers des actions et propos de Jean Louis BORLOO a fait de la lutte contre le chômage sa priorité, il est intéressant de noter que les principales entreprises de l’économie sociale et solidaire ont décidé de tenir un forum de l’emploi les 13 et 14 octobre à Saint Denis.

Ce premier forum pour l’emploi dans l’économie sociale et solidaire veut tout autant faire mieux connaître ses différences avec l’économie de marché classique que rappeler qu’elle a beaucoup de postes à pourvoir dans ses entreprises.

Le forum est organisé par le CJDES, (Centre des jeunes dirigeants de l’économie sociale) et l'AFIJ, (Association pour faciliter l’insertion des jeunes diplômés) avec le soutien de l’ANPE et de la Région Ile de France. Le forum aura lieu les 13 et 14 octobre à "l'Usine" - Plaine Saint Denis

L’organisation d’une manifestation publique de ce type a pour vocation de présenter l’ensemble des métiers du secteur et de créer un véritable « salon de l’emploi »

Coopératives, mutuelles et secteur associatif seront présentes pour présenter : des offres d’emploi issues de toutes les familles de l’économie sociale et solidaire, et pour tous les publics, y seront proposées :

Cadres et responsables de secteur, infirmiers, agents à domicile, auxiliaires de vie sociale, aides soignant, éducateurs, assistants sociaux, ...

Téléconseillers, techniciens d'assurance - Chargés de clientèle, ...

Cette initiative montre que l’emploi et la lutte contre la précarité ou le chômage ne sont pas réservés à des propos d’analystes mais demande une mobilisation de tous les acteurs économiques quel que soit la nature ou le statut juridique choisi.

1er forum national de l'emploi dans l'ESS
“ Donnez du sens à votre travail ! ”

Informations visiteurs
Plan d'accès


26 septembre 2006

Quand le marketing joue avec les mots


Dans un contexte de recherche d’équilibre des comptes de la sécurité sociale, les pouvoirs publics modifient largement les habitudes des français en termes de remboursement de soins.

Cette nouvelle gestion du risque santé s’accompagne d’une prise en charge individuelle de plus en plus importante. Si la majorité des entreprises accordent une couverture complémentaire santé à leurs salariés, il est de plus en plus courant de voir des entreprises qui considèrent que c’est à leurs employés de prendre en charge individuellement ce poste.

Ignoré il y a encore quelques années, le sujet a pris un telle ampleur que certains analystes utilisent de plus en plus le terme « d’outil de paix sociale » lorsqu’ils évoquent la qualité de la couverture complémentaire santé proposée par certaines entreprises à leur salariés.

Devenu un des sujets de préoccupation majeurs des français et bien souvent « marronnier » de la presse, la seule question qui se pose est : Avez vous une bonne mutuelle ?

De plus en plus internautes, les français font des recherches pour trouver les offres des sociétés d’assurances et sociétés mutuelles.

Peu imaginatifs ou ayant intégré le mot « mutuelle » comme un vocable générique, ils plébiscitent ce mot dans leurs recherches de complémentaire santé.

Le résultat est le suivant : 95 % des annonceurs (liens commerciaux) sont des comparateurs (vrais ou faux), des sociétés d’assurances (non mutualistes) et des courtiers et agents généraux de compagnies d’assurances. Moins présents dans le domaine du marketing du Web, quelques mutuelles toutefois sont présentes.

Mais au fait, le terme mutuelle est-il un générique comme « frigidaire » ou « formica » ?

Contrairement aux deux mots qui sont des marques commerciales dont le nom a finit par devenir un générique, le mot mutuelle n’est pas déposé. En revanche, les mutuelles sont toutes régies par un code spécifique : Le code de la mutualité.

Les mutuelles fonctionnent grâce à la solidarité et l'entraide de tous. Dans une mutuelle, le risque maladie est mutualisé et les coûts répartis de manière solidaire : chacun paie selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.

Les mutuelles ne peuvent réaliser aucun bénéfice, contrairement aux sociétés d'assurances, qui sont des sociétés de capitaux à but commercial.

Les mutuelles se caractérisent également par leur mode de fonctionnement démocratique : elles n'ont pas d'actionnaires à rémunérer et leurs représentants sont élus par des adhérents selon la base du fonctionnement démocratique : "Une personne, une voix".

Les garanties sont définies par l'assemblée générale des adhérents. Pour adhérer à une mutuelle, il n'y a pas de questionnaire de santé. Dès l'adhésion, votre garantie est viagère, c'est-à-dire sans limite de durée, quel que soit votre âge. L'accès à une mutuelle du Code de la Mutualité ne vous sera donc jamais refusé pour des raisons de santé. Source : La Mutualité Française

Sans pour cela faire le procès des sociétés d’assurances ou mettre en doute leur probité, il est étonnant de constater le recours à l’utilisation du vocable « mutuelle » pour attirer l’internaute.

Chacun doit pouvoir choisir selon ses propres critères à savoir : Performances, proximité, qualité de la couverture et de services. « L’astuce » marketing qui consiste à utiliser des mots inscrits dans les esprits est-elle vraiment loyale ?

N’oublions pas que sur le principe, souscrire une complémentaire santé auprès d’une mutuelle, c’est devenir mutualiste. Le philosophe Alain Filkenkraut donne une très pertinente définition de celui-ci : “Le but d’une mutuelle est moins le profit que la solidarité. Que la rentabilité soit au service de la solidarité, c’est là une exception heureuse dans un système économique où l’inverse est la règle. Mais elle ne durera qu’aussi longtemps que les sociétaires y veilleront : à eux de voir s’ils veulent continuer à être autre chose, et plus que des clients et des actionnaires”

Internet est sans conteste le media qui se substituera à tous les autres pour faire des recherches dans le domaine commercial. Doit-on demander plus de rigueur aux régies des moteurs de recherche afin de garantir la qualité de l’information des consommateurs ?

L’exemple que nous ont donné un certain nombre de candidats à la présidentielle en achetant le droit d’utilisation temporaire de noms de partis et candidats adverses auprès de moteurs de recherche ne laisse malheureusement pas augurer une réflexion en profondeur sur le sujet.

Ils ne reste plus à espérer que de consommateurs passifs, les français deviennent « consommacteurs » et rectifient eux mêmes les excès ou impostures.

20 septembre 2006

La participation aux bénéfices des entreprises doit-elle être étendue à tous les salariés ?

Le président de la république l’a annoncé, la priorité des années à venir est de donner la plus large part possible au dialogue social. Ainsi, à terme ? il ne devrait plus y avoir de modification du code du travail sans concertation obligatoire des partenaires sociaux.

Le deuxième chantier auquel semble-t-il devrait s’atteler le ministère de Jean Louis BORLOO et de Gérard LARCHER concerne : « « Une ambition : la participation pour tous » du 29 septembre 2005 établi, à la demande du Premier Ministre, par les députés François Cornut-Gentille et Jacques Godfrain, le Conseil Supérieur de la Participation est appelé à examiner un avant projet de loi pour le développement de la participation et de l'actionnariat salarié »

Six grandes mesures pour réformer la participation et l’intéressement annoncées le 20 mars 2006 par le ministère de la cohésion sociale

Un accès facilité au capital et une meilleure association aux résultats de l'entreprise
Une extension du périmètre d'intéressement aux « projets d'entreprises »
Un accès plus équitable à la participation dans les PME de moins de 50 salariés
Encourager la reprise d'entreprise
Une mobilisation des différentes capacités d'épargne salariale
Généralisation des Comités de suivi et d'intéressement

La loi rendant obligatoire la participation dans les entreprises de plus de 50 salariés , il est intéressant de noter que le gouvernement semble prendre en compte cette fois-ci le fait que 97 % des entreprises sont des entreprises de moins de 20 salariés.

Extrait : « A ce titre, l'avant-projet de loi rénove le cadre conventionnel en autorisant la conclusion d'accords de branches pour permettre aux entreprises de petite taille d'avoir accès aux dispositifs. * possibilité de redistribuer une fraction des bénéfices »

Dans un communiqué sur son site Web le 19 septembre la CGPME qui est représentative des PME et TPE annonce la couleur :

Alors que l’Assemblée s’apprête à examiner prochainement le projet de loi pour le développement de la participation et de l’actionnariat salarié, la CGPME tient à souligner qu’elle est favorable à l’instauration d’un type de relations sociales favorisant les initiatives et développant l’esprit de responsabilité.

A ce titre, la Confédération a toujours milité en faveur du développement de la participation et de l’intéressement, à condition que les modalités d’application correspondent aux caractéristiques des PME.

En ce sens, ouvrir pour les entreprises de plus de 50 salariés une possibilité d’option entre le système de participation obligatoire et le système facultatif d’intéressement, serait sans aucun doute fortement incitatif.

A l’inverse, obliger les PME de moins de 50 salariés à mettre en place un système de participation, viendrait retirer aux chefs d’entreprises une faculté de dynamiser la relation sociale au sein de leur entreprise en leur imposant une contrainte supplémentaire.
La CGPME s’y opposerait avec la plus grande énergie.

Le dialogue social en prend un coup avant toute négociation !!! Cette réaction indique qu’il faudra probablement faire la choix d’une entreprise de plus de 50 salariés pour obtenir une part des fruits de la réussite de l’entreprise dans laquelle on travaille.

Le problème soulevé par ce « débat », c’est la notion d’équité brandie récemment par François FILLON en abordant les régimes spéciaux de retraite. Les obligations légales doivent-elles concerner tous les français ou une partie seulement ?

La barrière des 50 salariés qui différencie les salariés ayant un certain nombre d’avantages négociés doit elle rester inamovible alors que de plus en plus de salariés travaillent dans des entreprises de moins de 20 ?

Cette entame de débat « musclé » entre la CGPME et le gouvernement pose également le problème de l’intervention du législateur dans l’entreprise. Doit-on laisser les entreprises fixer elles même leurs règles sociales ou appliquer celles fixées par le gouvernement et le parlement ?

Voilà il me semble un bon sujet à débattre entre présidentiables.

18 septembre 2006

Seine Saint Denis : La télé réalité de M6 ?

Je suis né et j’habite depuis 51 ans dans la Seine St Denis et suis très sensible et concerné par tout ce qui touche à mon département. De banlieue rouge dirigée à une exception par des élus communistes puis confronté à la désindustrialisation et un habitat sommaire qui dure, la Seine St Denis s’est malheureusement distinguée il y a peu au travers des émeutes causée par la mort d’un gamin dans un transformateur EDF.

Si une réputation sulfureuse colle à la peau des habitants de ce département, on ne signale pas encore d’état de siège permanent ni d’attaque de diligences de la RATP tous les matins. L’idéal avec le temps, c’est que les media nous oublient et que les populations continuent à vaquer à leurs occupations.

Mais dimanche soir, M6 avait programmé un spécial immobilier de plus qui concernait la Seine Saint Denis. Même si je ne regarde quasiment jamais les programmes de M6, il est clair que lorsque l’émission CAPITAL décide parler du 93, je dresse l’oreille et je vais voir par curiosité.

Qu’ai je vu ?

Un pseudo reportage qui voulait montrer la quête de parisiens qui souhaitaient s’installer en Seine Saint Denis pour trouver des logements de plus grande taille et meilleur marché. Et là nous avons eu le droit à la totale :

Le rap, les émeutes, les pauvres, et des braves gens à la rencontre de la « faune locale … Tellement pitoyable que même le journal « Le Parisien » s’en fait écho dans son numéro de lundi dans sa rubrique TV.

M6 comme beaucoup de media a décidément trouvé son « bronx » depuis de nombreuses années et se refuse à trouver autre chose pour qualifier ce département. « L’indigène » que je suis suggère à M6 qu’elle devrait donner de temps en temps un petit budget à ses journalistes pour faire ses enquêtes.

Savez vous gens de M6 ce qu’est le 93 ?

Vous auriez pu par exemple en effectuant une recherche sur le Net découvrir

L’état en Seine Saint Denis
Le portail de la région Ile de France consacré à la Seine Saint (culture et économie)
Tourisme en Seine Saint Denis

Mais non, vous avez profité du marronnier de l’immobilier pour donner un peu de frisson aux populations en manque de téléfilm américains.

Brocarder, c’est bien mais oublier que la très grande majorité des habitants de Seine Saint Denis sont propriétaires de leur logement (dont une grande part d’un habitat individuel), mettre en avant l’insécurité plutôt que la culture et les projets.

Savez vous seulement que nous avons des infrastructures commerciales ou industrielles de premier plan ? Réseau routier et autoroutier, transports en commun classiques ou tramway, aéroport, centres commerciaux, parc et forêts, réseau fluvial, ….

Non, vous ne savez rien parce que vous avez préféré un habillage racoleur au même titre que vos chefs d’œuvres « Super NANY », « C’est du propre » ou « Panique au camping »

Vous êtes une chaîne commerciale et nul ne peut vous assigner le moindre cahier des charges. Il est toutefois à espérer que le mépris avec lequel vous pouvez traiter une population se traduise par une baisse de vos audiences.

J’aurais pu vous inviter chez moi pour en discuter comme je l’avais fait avec un journaliste de « l’Hebdo » ce journal Suisse qui a eu le courage de rester bien après les émeutes et a aidé de jeunes bondynnois à créer leur blog (devenu un pilier de YAHOO Actualités)

Mais ma seule envie et mon seul droit consisteront à éviter la touche 6 de ma télécommande.

15 septembre 2006

Retraites : L'UMP pyromane social ?

S’il est bien un domaine où la droite a toujours sermonné et vilipendé la gauche, c’est sur la notion « d’égalitarisme » (L'égalitarisme est une doctrine politique prônant l'égalité absolue des citoyens en matière politique, économique et sociale. (Wikipedia)

Que n’avons nous entendu à droite sur le sujet : Nivellement par le bas, perte de responsabilité, démotivation des salariés, …

Si on s’appuie sur ce refus de l’égalitarisme, il faudrait alors se demander pourquoi François FILLON et Nicolas SARKOZY se sont prononcés pour le plus parfait égalitarisme des régimes de retraite.

A cela quelques réponses :

Opération de raccolage électoral ?
Application des obligations imposées par la commission européenne ?
Aveux d'échec du « plan de réforme des retraites » mis en place en 2003 alors que l'échance de 2008 avait été fixée par des ministres UMP?
Retour de batons d'élus de droite ayant eu maille à partir avec les salariés des entreprises publiques de transport et souhaitant leur rendre la monnaie de leur pièce ?

En fait à l’UMP on déclare : « nous sommes contre l’égalitarisme mais pour l’équité » D’accord. Alors regardons de plus près à quoi ressemblent ces dangereux privilégiés qui fallait montrer du doigt 7 mois avant l’échéance de la présidentielle.

Quelques professions possèdent des régimes spéciaux qui n’ont pas été concernés par la réforme de 2003.

Les exploitants agricoles et forestiers
Les marins
Les clercs et employés de notaire
Les mineurs
Le personnel de la chambre de commerce de Paris
Les personnels de la SNCF et de la RATP - EDF et GDF
Les militaires de carrière
Et …Les parlementaires et membres du conseil économique et social

Combien de personnes sont elles concernées : De 5 à 6 millions.

En l’état, on doute que l’UMP souhaite se mettre à dos les agriculteurs et pêcheurs et n’envisage pas un instant de déclencher un mouvement de grogne chez les militaires. Quant aux parlementaires, il risque d’y avoir des réactions violentes toutes tendances politiques confondues.

En ne dévoilant pas dans sa déclaration la liste exacte des professions concernées, François FILLON attire habilement le regard des français vers les salariés des transports publics et bien entendu vers les gaziers et électriciens.

Il n’est qu’à regarder, comment l’institut CSA a libellé ses questions dans le sondage paru ce jour dans « Le Parisien » :

« Vous savez que François FILLON vient de proposer que les régimes spéciaux des retraites (par exemple ceux de la SNCF, de la RATP, d’EDF et de Gaz de France…) soient réformés au de la prochaine législature … Vous personnellement êtes vous ? »

Tout à fait favorable Plutôt favorable Plutôt opposé Tout à fait opposé A une telle réforme

Est-il indispensable de chauffer à blanc ces salariés alors que nous sommes encore bien loin de mars 2007 et … de son résultat. Peut on émettre l’hypothèse d’un mauvais coup politique fait au gouvernement de Dominique de VILLEPIN ? En tout cas Jean-Pierre RAFFARIN il y a quelques jours mettait en garde contre « la méthode employée et l’absence de dialogue préalable »

La très grande majorité des français le concède : Il faudra adapter la situation actuelle et mener des discussions entre les titulaires de régimes spéciaux et l’état. Mais qui sera vraiment concerné ? Les parlementaires auront-ils le bon goût de réformer leur système à titre d’exemple ? L’UMP et l’UDF qui sont majoritaires aux assemblées pourraient faire passer un texte dans ce sens sans attendre 2007 !!!

Néanmoins la méthode utilisée par l’UMP qui consiste à jouer les "culturistes" en toute occasion ne présage rien de bon en cas de victoire électorale.

Alors bravade destinée à attirer des électeurs pas encore fixés sur leur choix ou définition d’une ligne politique future ?

Beaucoup de français ont intérêt à écouter attentivement toutes les déclarations du parti majoritaire jusqu’à la dernière échéance, car de mois en mois c’est bien des choix de société qui seront proposé aux français.

Réponse dans les urnes en mars 2007.

14 septembre 2006

Qui sont les propriétaires de la France ?

Beaucoup de français sont copropriétaires de leur résidence et font appel à un syndic de copropriété pour administrer celle-ci.

Que se passerait-il si le syndic décidait de vendre les espaces verts, les parkings et les locaux communs à d’autres personnes physiques ou morales sans reverser un centime aux copropriétaires ?

Nul doute que le syndic serait condamné lourdement pour abus de pouvoir et escroquerie !!! Le syndic dispose d’un mandat et ne peut outrepasser celui-ci.

Le renouvellement de son mandat ou les poursuites à son égard relève du syndicat des copropriétaires. Démocratique me direz vous ?

Mais qu’en est-il des différentes instances élues qui gouvernent notre pays ?

Prenons maintenant l’entreprise Gaz de France. Cette entreprise qui a été financée en ce qui concerne son développement par l’impôt des français semble devoir être privatisée par les « syndics » de la maison France.

Quel recours ont les français ? Aucun. Combien leur sera versé dans l’opération ? Rien.

Que disent les pouvoirs publics à ce sujet ?

"Il faut désendetter la France et créer un champion mondial de l’énergie". Tout à fait d’accord mais sont-ce les français qui ont plombé volontairement les comptes de la nation ou leurs dirigeants ?

Un leader de l’énergie : Oui, mais si chaque foyer fiscal recevait des titres du nouveau groupe puisqu’ils en sont (jusqu’à privatisation) copropriétaires.

En fin de compte, à quoi ont été utilisées les sommes issues des privatisations : Trois utilisations de ressources nettes :


Le remboursement de la dette émise,

Le financement des dépenses courantes

Et la capitalisation ou la recapitalisation des entreprises du secteur public (éventuellement en vue d’une meilleure privatisation)

Il en est de même pour toutes les privatisations industrielles ou tertiaires réalisées depuis quelques années. S’il s’agissait d’entreprises créées de toute pièce par des capitaux privés on pourrait considérer que les français ont utilisé un service ou des produits et qu’une fusion ou un changement de propriétaire relève exclusivement des actionnaires. Mais lorsqu’on a livré France Télécom pour partie aux actionnaires privés, a-t-on demandé aux « actionnaires contribuables » leur avis ? Quelle a été leur contrepartie ?

Car, à bien y regarder de plus près, qui a donné mandat aux élus de la nation pour se débarrasser de biens qui ne leur appartiennent pas ?

Lorsque le ministre des finances annonce que l’état doit vendre une partie de son patrimoine immobilier, est ce le sien ou celui des français ?

Le débat que je lance coïncide avec le train de restrictions concernant la couverture santé et l’avenir des retraites. Vous avouerez qu’il est assez cocasse qu’après avoir préparé financièrement la transmission des plus beaux fleurons de l’industrie et des services de leur pays, il se trouve des ministres ou élus qui viennent expliquer aux français qu’ils vivent au dessus de leurs moyens ?

Enfin, il faut être enthousiaste puisque les français pourront toujours redevenir copropriétaires des entreprises privatisées au bord du dépôt de bilan ou de la cessation d’activité pour mieux les recapitaliser et les rendre au marché en bonne santé.

Il est temps d’interroger de façon régulière les propriétaires de la maison France au lieu de brader son patrimoine. Les mandats électoraux sont courts et nul ne peut demander raison à ceux qui ont décidé par idéologie ou incompétence de la richesse du pays.

Gouverner ne veut pas dire se substituer. Il est temps que les français demandent et obtiennent systématiquement des comptes sur l’utilisation de la richesse et du patrimoine national.

Alors, plutôt que 130 000 amendements ou la menace d’un 49.3 pourquoi pas un référendum pour savoir ce que les propriétaires du pays en pensent ?

Crédit photo :

Fondation patrimoine
Fañch Ar Ruz

13 septembre 2006

Madame .... est élue présidente de la république

C’est en 1936 (Gouvernement Léon BLUM) que pour la première fois, trois femmes sont secrétaires d’état : Cécile Brunschwig à l’éducation nationale, Irène Joliot-Curie à la recherche scientifique, et Suzanne Lacore à la protection de l’enfance.

La première femme qui aura rang de ministre sera Germaine Poinso-Chapuis en 1947. Elle occupera celui du ministère de la Santé publique et de la population.

Bien que théoriquement elles pouvaient se présenter aux élections, elles n’obtiendront le droit de vote, qu’en 1945 pour les élections municipales.

La société française si elle a progressée sur les sujets d’égalité, il reste encore beaucoup à faire. Pour s’en rendre compte, il suffit de se rendre sur le site Web du secrétariat d’état dirigé par Catherine VAUTRIN. On s’apercevra que si les intentions sont bonnes, « il y a du boulot » comme on dit !!!

Si elles doivent encore gagner beaucoup de batailles, elles ne peuvent se satisfaire du seul sujet de la condition féminine lorsqu’ elles abordent le champs politique. Longtemps symbolisées par la très respectée Simone WEIL, l’approche de la présidentielle de 2007 met sur le devant de la scène un assez grand nombre de candidatures féminines qui nous montrent que de l’anecdote, on est passé à une vraie révolution des mœurs.

Candidates officielles

LES VERTS : Dominique VOYNET - CAP 21 : Corinne LEPAGE -

Candidates possibles

PCF : Marie Georges BUFFET Clémentine AUTAIN - LCR : Arlette LAGUILLIER - UMP : Christine BOUTIN - Génération Ecologies : France GAMERRE - PRG : Christine TAUBIRA et PS : Ségolène ROYAL.

Candidates hypothétiques

PS : Martine AUBRY - UMP : Michelle Alliot-Marie

A deux exceptions près toutes sont ou ont été ministres, députées ou sénatrices. Même si elles sont incontestablement moins présentes que leurs homologues masculins dans les assemblées de la nation ou au gouvernement, nul ne peux plus prétendre que les femmes citées dans cet article manquent de conviction ou d’engagement.

Il faut ajouter que ces candidates sont des militantes qui ont obtenu ou sont en passe d’obtenir leur investiture par leur qualités et non pas au nom d’une quelconque parité !!!

Alors prêts les français à appeler une femme aux plus hautes fonctions de l’état ?

Interrogés en 2005, les français donnaient cette réponse :

Les Françaises et les Français sont 85 % à déclarer qu’ils seraient prêts à élire une femme président de la République, selon un sondage réalisé en février 2005. Un résultat encourageant pour l’avenir de la parité en politique, alors que les femmes représentent seulement 13,3 % des députés et 17 % des sénateurs pour 51 % du corps électoral.

Si la première femme premier ministre (Edith CRESSON) n’a pu s’imposer, c’est probablement à cause de son style et de la réserve que tous les milieux politique confondus avaient à son égard. Mais la prochaine, sera plus certainement élue à la tête de l’état avec pourquoi pas .... une femme comme premier ministre ?

Dans quelques mois, si les français le décident l’une des candidates va porter le costume (tailleur ?) de présidente de la république. Il est clair qu’elle ne s’attendra pas à être épargnée par l’opposition ou même ses collègues.

Elle pourra peut être réconcilier les français sans pour cela se draper dans un statut de minorité que certain ou certaines voudraient brandir comme un étendard. Elle sera observée et jugée plus durement qu’un autre. L’essentiel sera qu’elle ne le soit que sur des décisions, orientations et choix de société

12 septembre 2006

Un président pour quelle majorité ?

Les électeurs français habitués à sanctionner le gouvernement au cours du mandat présidentiel ont découvert qu’ils n’avaient plus ce droit. Bien entendu, le président de la république peut toujours changer de premier ministre mais il n’existe plus de possibilité d’alternance parlementaire donc de cohabitation.

Sur le papier, on pourrait dire que la fin de la cohabitation est une bonne chose mais ce n’est pas ce que pensent beaucoup de français. Car, en y regardant de plus près, on s’aperçoit que chaque consultation durant le deuxième mandat de Jacques CHIRAC s’est soldée par une déroute de la majorité présidentielle ( Elections européennes, régionales, référendum sur le traité constitutionnel européen)

Il faut ajouter que la période de cohabitation issue de la dissolution de 1997 entre Lionel JOSPIN et Jacques CHIRAC a été assez populaire en France. Pour tout dire, tant que l’élection présidentielle de 2002 était loin, les français ont trouvé que « ça marchait plutôt bien »

Ceux qui pensent aujourd’hui que gagner l’élection présidentielle de 2007 suffirait à obtenir la majorité au parlement se bercent d’illusion.

L’élection présidentielle en France est le choix d’un homme (une femme ?) alors que celui d’un député est basé sur des critères de responsabilité bien différents. Ce cas de figure a d’ailleurs faillit se produire lors des législatives de 1988 qui ont suivit la réélection de François MITTERRAND

L’électeur qui votera pour l’homme SARKOZY pourra très bien sanctionner un député UMP qu’il rendra responsable de la validation de 5 ans de politique gouvernementale. Il pourrait d’ailleurs en être de même pour les municipales (voir résultats de 2001 )

Il sera en effet difficile pour beaucoup d’élus de l’UMP de se désolidariser brutalement d’un bilan auquel ils auront activement participé. Pourront-il refuser l’héritage RAFFARIN et VILLEPIN et ... SARKOZY ?

Depuis le deuxième tour de la présidentielle de 2002, plus rien n’est certain et les électeurs pourraient très bien placer le président SARKOZY face à une majorité (même étroite) de gauche. Les (trop) nombreux candidats à gauche ont-ils des chiffres ou des indications ? Si c’est le cas, on comprendrait mieux l’hystérie qui les frappe.

L’UDF (du moins ce qu’il en restera) deviendra-t-elle l’arbitre du débat politique français ? La dissolution de l’assemblée qui représente une arme à double tranchant ne risquerait-elle pas de rendre les choses encore plus difficile ?

Les sondages et les média nous l’avaient affirmé, 60 % des français voteraient pour le OUI au traité constitutionnel. Lionel JOSPIN devait affronter Jacques CHIRAC au deuxième tour. Ségolène ROYAL et Nicolas SARKOZY sont déjà au deuxième tour de 2007 ... Alors, une petite cohabitation pour la route ne serait pas pour déplaire à bon nombre de français !!!

Sources

TNS SOFRESS
Ministère de l’intérieur
La documentation française

11 septembre 2006

Le dernier des gaullistes ?

Si certains leaders de formations politiques s’insurgent contre le choix des média en termes de candidats et que la gauche du PS à l’extrême cherche toujours leurs candidats, saviez vous qu’il y a des candidats à la candidature à l’UMP qui ne s’appellent pas SARKOZY ?

Connaissez-vous ce député de 45 ans qui se proclame gaulliste, a appelé à voter NON au référendum sur le traité constitutionnel, se prononce pour le mariage des homosexuels et affirme haut et fort son refus de la fusion GDF avec SUEZ ?

Ce trublion (deux fois candidat à la présidence de l’UMP contre Alain JUPPE puis Nicolas SARKOZY) se nome Nicolas DUPONT-AIGNAN et sera candidat à la candidature pour l’élection présidentielle contre Nicolas SARKOZY

Il faut dire que DUPONT-AIGNAN possède un positionnement original et n’a pas sa langue dans sa poche :

Privatisation GDF : « En 2004, je m’étais abstenu sur l’ouverture du capital d’EDF et GDF car j’avais cru en la parole de Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac de ne pas privatiser. Comment demander aux Français de respecter la classe politique si les dirigeants de l’Etat n’ont plus de parole ?… »

Mariage homosexuel : «Je suis pour la liberté de chacun, explique-t-il à Têtu. Quand on aime, on a le droit de concrétiser cette union. Je ne suis donc pas hostile à l’idée du mariage homosexuel.»

Fondateur du mouvement « debout la république », il propose une voie directement issue du gaullisme. Il faut dire que les slogans mis au point pour sa campagne détonnent par rapport à la quête américaine du président de l’UMP

« Assez d’une Europe sans les nations et contre les peuples »

« Depuis des années les choix des Français sont ouvertement bafoués. Après l’espoir trahi de 1995, malgré le coup de tonnerre du 21 avril 2002 et le sursaut démocratique du 29 mai 2005, les dirigeants nationaux et européens continuent comme si de rien n’était à vouloir dicter leur loi, suscitant perte de confiance et colère. Pour redresser le pays, les Français doivent redevenir maîtres chez eux, maîtres de leur destin. Cela suppose à la fois la rénovation de nos institutions et la construction d’une «autre Europe» offrant à chaque nation une réelle marge de manœuvre »

« Assez du morcellement de la république »
« Assez du nivellement économique et social par le bas »

Le tout entrecoupé de citations de Victor Hugo ou du Général de GAULLE.

Proche de Philippe SEGUIN lorsque celui-ci dirigeait le RPR, il n’est pas non plus sans rappeler un certain François FILLION avant sa conversion au Sarkozysme. Il cultive l’art du propos assassin :

« Ce ne sont pas les partis politiques qui choisissent le candidat dans l’élection présidentielle »

« l’UMP est mise en coupe réglée, organisée autour de son président Nicolas Sarkozy »


Le fait de vouloir restaurer la grandeur et l’indépendance de la France, de maintenir des services publics (outils de cohésion sociale) forts et de ne pas passer son temps à copier les autres modèles amènent à se poser deux questions :

« Que fait Nicolas DUPONT-AIGNAN à l’UMP ? et

« Le Gaullisme est-il encore une voie pour le troisième millénaire ? »

s’il déclare sur son site Web de candidature

« Je crois à une “certaine idée de la France” : un pays libre, une nation humaniste, un peuple volontaire. J’aime profondément mon pays. Je refuse son abaissement, la lâcheté du milieu politique, la résignation fataliste des élites. Je veux voir la France à nouveau debout capable de défendre ses intérêts, d’affirmer ses valeurs et de retrouver sa cohésion »

Le résultat qu’obtiendra Nicolas DUPONT-AIGNAN lors du vote pour la désignation du candidat UMP à l’élection présidentielle nous indiquera s’il représente une alternative crédible au sein de son propre parti ou un destin à la Philippe SEGUIN.