19 octobre 2007

Vie politique française

Depuis hier, les français s'interrogent sur le nom de la future première Dame de France. Toujours à la pointe de l'investigation, Slovar a enquêté auprès des possibles prétendantes. L'une des plus célèbres nous a contacté et demandé de plubier sa photo.

Elle nous a également déclarée "Etre prête à s'occuper des opérations pièces jaunes et billets bleus"

Au fait, il paraît qu'il y avait une grève massive des transports et des manifestations hier ?

Ah si, je me rapelle qu'hier soir on en a parlé aux infos ... mais vite


Décidemment, tout est possible

18 octobre 2007

Sarkozy veut réduire la pauvreté d'un tiers en cinq ans

Nicolas Sarkozy a affirmé, mercredi 17 octobre, sa volonté de "réduire d'au moins un tiers en cinq ans la pauvreté", dans un discours devant le Conseil économique et social, à l'occasion de la Journée mondiale du refus de la misère. Il demande au Haut commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch, d'être le "gardien" de cet objectif.

"J'ai voulu que cet enjeu social, trop longtemps négligé, devienne un enjeu politique. J'ai voulu fixer un objectif, car ce n'est pas parce qu'on fixe un objectif qu'on le tient mais quand on ne fixe pas un objectif, on n'a aucune chance de le tenir", a-t-il expliqué.

Slovar est en mesure de vous montrer ci-dessous les premières réactions des concernés

Etonnant non ?

Crédit et copyright image
GREMI

16 octobre 2007

Le concept de la lutte des classes ?

Depuis un certain temps, les syndicats de salariés planchent avec les organisations d'employeurs sur des adaptations du droit social pour semble t-il mieux s'intégrer dans la mondialisation. Ces rencontres ont pour but de faire aboutir le projet de modernisation du marché du travail proposées par ces organisations d'employeurs.

De semaines en semaines, la presse nous révèle l'évolution des négociations ou du moins, la liste des révendications des organisations et confédérations d'employeurs.

Quelles sont les plus récentes ?

Le Medef a proposé vendredi 12 octobre une refonte complète du système d'assurance chômage. Il demande la création d'un régime de base d'indemnisation du chômage "ouvert à tous les demandeurs d'emploi et financé par la solidarité nationale", donc l'impôt, auquel s'ajouterait un régime d'assurance obligatoire prélevé sur le salaire, comparable aux Assedic.

Le montant de l'allocation complémentaire devrait correspondre, dans la limite d'un plafond, à un pourcentage de l'ancien salaire, indépendant du montant de l'allocation de base. cumulées, les deux allocations constitueraient un revenu de remplacement qui ne devrait pas dépasser un pourcentage à déterminer de l'ancien salaire d'activité. Au chapitre du suivi de la recherche d'emploi, le patronat propose que l'offre valable d'emploi tienne compte de l'ancienneté dans le chômage du demandeur d'emploi, de son expérience, de sa formation et des formations qui lui seraient offertes, de son ancienne rémunération et de son lieu de résidence.

En clair: Transférer sur le budget de la nation (en partie celui des salariés) une partie des cotisations patronnales. On notera également la notion de "plafond" que nous retrouverons plus bas.

Très en verve, les négociateurs on ensuite proposé que :

La période d'essai serait allongée. Elle serait suivie d'une période de validation économique avant l'embauche définitive. Pendant ces deux périodes, l'employeur pourrait se séparer du salarié moyennant des indemnités plafonnées dont le montant progresserait avec la durée. Une fois l'embauche définitive réalisée, il serait possible aux salariés et à l'employeur de se séparer « à l'amiable », moyennant là aussi des indemnités plafonnées. Le salarié licencié aurait ensuite accès à une assurance-chômage réformée et bénéficierait d'un accompagnement renforcé pour retrouver un emploi, notamment grâce à la fusion ANPE-Unedic en cours.

Il est bien entendu que le montant des indemnités des licenciés serait affecté au budget de l'état si l'on suit bien le MEDEF. On noetra aussi que le plafonnement est une constante dans les demandes des organisations d'employeurs. Il faut ajouter que du modèle nordique de "flex sécurité", les français risquent de ne conanître que l'aspect "flex" compte tenu de l'état actuel des finances de la France . En tout cas, "la patate chaude" est repassée à l'état.

Mais qu'est ce c'est que ce patronnat qui prend ses salariés pour des bêtes à cornes ?

L'entreprise est-elle redevenue un lieu de lutte des classes ? Il est incroyable, alors que la très grande majorité des salariés du privé se battent quotidiennement aux côtés des employeurs pour faire fonctionner les entreprises de constater que les seules contre parties qui leur soient offertes ne reposent que sur des économies ou des mesures de précarité.

Plusieurs chefs d'entreprises qui sont de grands amateurs (et financiers) de sport au point de confier leurs stages de motivations à des coachs de sports collectifs ou des navigateurs solitaires feraient bien de se demander à quoi ressemblerait une équipe à laquelle on appliquerait cette technique du toujours moins.

Motivation, c'est le maitre mot qui n'apparaît jamais dans les négociations, déclarations ou communiqués récents. Si l'on prend au pied de la lettre les deux propositions citées plus haut, on pourrait imaginer que seules des mesures de précarisation et d'économies sur les idemnités dues en cas de rupture de contrat de travail sont élevées au rang de motivants !!!

Les ouvriers, employés ou cadres qui font vivre au quotidien les entreprises méritent mieux que ce langage de déclassement. En utilisant à loisir cette technique d' "à minima" les organisations d'employeurs ne cherchent-elles pas à faire comprendre que l'entreprise n'est plus une composante de la communauté nationale mais une sorte de machine de guerre qui exige de s'en exonérer ?

Cherche t-on à créer des générations de salariés "jemenfoutistes" ? On se demande bien pourquoi des salariés promis à l'éternelle précarité trouveraient la moindre motivation ? Ne sacrifie t-on pas l'esprit d'entreprise sur l'autel idéologique ?

Pourquoi avoir fait l'impasse sur l'extension de l'épargne salariale à l'ensemble des salariés sans obligation de seuil proposée il y a peu par Jean Louis BORLOO et Gérard LARCHER alors en charge du travail et de l'emploi ?

Pourquoi ne pas envisager de mettre en place de véritables dialogues d'entreprises dans lesquels les salariés volontaires (et appointés comme des actionnaires) pourraient par leurs idées ou réflexions valoriser certaines tâches et améliorer la productivité ? Alors que l'on parle de plus en plus plus de la responsabilité des entreprises dans le cadre du développement durable et que cette notion donne lieu à des dialogues avec des parties prenantes comme les ONG, les collectivités locales et les salariés, le dialogue dans la majorité des entreprises française n'a jamais été aussi insignifiant.

Pourquoi ne parler que des salariés avides de privilèges et capables des pires faignantises (cf. les contre visites médicales privées)

Pourquoi fustiger la durée du travail alors que la très grande majorité des entreprises sont en panne de carnet de commande ?

Pourquoi demander à prolonger la durée de cotisation alors que le taux d'emploi des plus de 50 ans est le plus faible d'Europe ?

Pourquoi faire croire que la disparition des procédures de licenciement ferait reculer le chômage alors qu'aujourd'hui (à condition d'indemniser le salarié) licencier n'est pas un problème ?

En fin de compte, l'analyse est simple : Les salariés et leurs "sur protections" seraient responsables de tous les problèmes économiques de la France.

Ce n'est pourtant pas l'avis de Liêm Hoang-Ngoc économiste et maître de conférences à Paris I-Panthéon Sorbonne

"Le taux d’épargne français est l’un des plus important du monde occidental « grâce » aux politiques ayant organisé la redistribution des revenus en faveurs des ménages à hauts revenus et donc à forte propension à épargner. Les entreprises du CAC 40 disposent de fonds propres pour s’endetter et investir. Elles bénéficient de marges d’autofinancement importantes, compte tenu de l’importance des profits qu’elles réalisent (100 milliards d’euros en 2006). Elles en consacrent malheureusement une part substantielle au versement de dividendes aux nouveaux rentiers. Une autre part est destinée aux achats et rachats d’actions qui alimentent la bulle spéculative ... / ... La pression de la rentabilité conduit ces entreprises à se restructurer, à comprimer l’emploi et les salaires, à réduire leurs commandes en directions des PME sous-traitantes qu’elles mettent en concurrence avec celles des pays à bas coûts. Pour survivre, les PME sont sommées par leurs donneuses d’ordre de baisser leurs prix et donc de comprimer leurs coûts pour préserver leurs marges. La déflation salariale généralisée accentue la perte de pouvoir d’achat des salariés ... / ..."
Et ça, beaucoup de salariés le savent. Alors, pourquoi ne pas mettre fin à ce monologue idéologique qui, loin de faire avancer les choses, contribue à dégrader l'esprit d'entreprise chez les salariés ?

La compétition mondiale ?

Un texte de l'institut de l'histoire sociale positionne bien le débat de l'implication des salariés

Extrait

"Le débat n’est pas celui de savoir s’il faut ou non « moderniser », mais de préciser, de débattre et d’agir sur la finalité de cette modernisation, stratégies de profit soumises de plus en plus aux critères de rentabilité ou recherche d’une efficacité économique et sociale fondée sur les besoins sociaux ? ... / ...

La situation appelle des propositions hardies, novatrices, alternatives, résultant d’un débat et de concertation avec les intéressés et donc en premier lieu, les salariés ... / ...

Ainsi, entre lutte pour les revendications sociales immédiates, primauté à la résistance d’une part, bataille idéologique d’autre part, il n’y aurait que fort peu de place pour l’action sur le terrain économique renvoyée au lendemain de « la rupture ». On vérifiait à cette occasion deux tendances, issue d’origines et de motivations différentes, mais convergentes : celle des dirigeants d’entreprises qui s’efforcent d’empêcher toute intrusion des salariés dans la chasse gardée de la gestion et celle de syndicalistes chez qui dominait le règne du « Vade retro Satanas » face à la gestion. Ainsi, un tabou, celui de la gestion, paradoxalement, et pour des raisons différentes, se cultive alors sur les deux rives : coté patronal et coté syndical ... / ..." Source Institut de l'histoire sociale

Car, enfin, si compétition il y a, c'est avec tout le monde qu'on doit la gagner. En tous cas, il existe une certitude : Une troupe mal nourrie et mal considérée n'a jamais gagné une bataille, à fortiori ... une guerre économique.


Sources crédits et copyright
Coulisses de Bruxelles
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/
Le Monde
Le Figaro
Wikipedia

15 octobre 2007

Oui aux réformes ... mais pour les autres !!!

« Quand même, on est une profession libérale ! » C’est l’une des petites phrases mises en valeur par « Libération » et prononcée par un des 10 000 internes qui manifestaient le 11 octobre dans les rues de Paris et d’autres villes françaises.

Pourquoi ces manifestations ?

En cause, les mesures de règlementation de l’installation des praticiens. Le différend porte sur l'article 32 du PLFSS, qui prévoit un conventionnement sélectif suivant les zones d'installation. Les internes craignent qu'à terme, les médecins choisissant de s'installer dans des zones considérées comme surmédicalisées ne seront plus conventionnés, et leurs patients non remboursés.

Mais, quid du remboursement des honoraires médicaux et du conventionnement ?

Chacun des actes médicaux et paramédicaux remboursable, fait l'objet d'une codification. Elle se matérialise par l'intermédiaire de lettres clés qui caractérisent la spécialité du professionnel de santé compétent pour pratiquer l'acte.

Les rapports entre les professionnels de santé et la Sécurité sociale sont définis par des conventions qui fixent les obligations de chacun, dont les montants des honoraires. Les praticiens ne sont pas obligés d'adhérer à ces conventions mais lorsqu'ils ont choisi d'être conventionnés, ils doivent respecter les tarifs fixés. Les remboursements de la Sécurité sociale se font sur la base de ces tarifs. Lorsque les professionnels de la santé pratiquent des dépassements d'honoraires (non remboursés par la Sécurité sociale) cela peut être pris en charge par la mutuelle.

Il existe trois catégories de médecins. La position du médecin figure sur la feuille de soins dans la partie "identification du médecin".

Il s'agit :

- Soit d'un médecin "conventionné", tenu d'appliquer les tarifs conventionnels,
- Soit d'un médecin "conventionné honoraires libres ou conventionné DP": ces deux catégories de médecins peuvent pratiquer des dépassements d'honoraires. Dans ce cas, le montant du ticket modérateur et le dépassement d'honoraire restent la charge de l'assuré;
- Soit d'un médecin "non conventionné", dégagé de la convention passée entre la Sécurité sociale et sa profession. Source le Particulier

Ce conflit laisse à penser, alors que chacun de nous va devoir se serrer la « ceinture médicale » que le corps médical nous affiche un remarquable réflexe corporatiste.

La France a fait le choix d’une médecine libérale qui par le jeu du conventionnement dispose d’un revenu « garanti » puisque chaque citoyen affilié à la sécurité sociale peut se rendre en consultation. Si l’on évoque souvent les services publics en montrant du doigt les fonctionnaires, la médecine de ville est un service public confié … au privé.

Le président de la république et les ministres l’ont clamé, la mobilité dans les services publics doit être une règle. Doit-elle seulement s’appliquer à des salariés.

La manifestation a amenée la ministre de la santé à faire plusieurs déclarations : Extraits

«Roselyne Bachelot, a réaffirmé vendredi 12 octobre que la liberté d'installation des médecins ne serait pas remise en cause. Elle a cependant rappelé que, si "nous ne manquons pas de médecins", "ils ne sont pas forcément là où nous avons le plus besoin d'eux" et que leur répartition sur le territoire national "est loin d'être optimale »

Pour aujourd'hui annoncer qu'elle ne reviendrait pas sur cet article.

De nombreux aspirants généralistes insistent d’ailleurs sur le fait que leur combat n’a pour but que d’assurer une médecine de qualité à la population.

Dans le même temps, depuis le 27 septembre, les internes mènent une grève des gardes et des astreintes fortement suivie, tandis qu'une partie d'entre eux sont également engagés depuis le 1er octobre dans une grève "totale", incluant également les activités de jour, mouvement qui pourrait se durcir à compter de lundi 15 octobre.

De leur côté, les syndicats de médecins CSMF et MG France (syndicat de généralistes), ont apporté, leur soutien au mouvement des jeunes internes pour défendre la liberté d'installation des médecins libéraux.

Bon, mais alors, doit-on pour cela faire l’économie de débats sur des questions précises ?

1 °) La sécurité sociale doit-elle se limiter à un rôle d’organisme payeur ?

2°) L’exercice d’une profession libérale de service au public exonère t-il de la solidarité nécessaire à la survie de l’assurance maladie ?

3°) Les professionnels de santé sont-ils conscients que si l’assurance maladie était confiée aux assureurs, ils ne seraient plus que des prestataires de soins agréés … ou non ?

Car enfin, si nos futurs médecins craignent pour leur liberté d’exercice, et la qualité de soins apportée aux français, «Pour un système de soins solidaire, contre une médecine à deux vitesses.» dans le même temps, certains de leurs confrères mieux établis semblent avoir trouvé des pistes pour combattre le déficit de la sécurité sociale : Les contre visites.

Avez-vous entendu parler des services de contre visites médicales privées ?

Une dizaine de sociétés se partagent le marché du contrôle des arrêts de travail.

Comment fonctionnent-elles ?

Tout d’abord, elles constituent un réseau de médecins agréés par la préfecture avec laquelle elle signent une convention transmise au conseil de l’ordre. Cette convention leur permet ensuite de créer des réseaux de médecins contrôleurs. Des entreprises comme Medicat-Partner en comptent 2000 et Medica Europe 4500.

Qui sont les médecins qui effectuent ces contre visites d’arrêts de travail ?

Un médecin généraliste Lillois explique

A son planning habituel de consultation se greffe des missions que lui confie une société privée de contre visites. Depuis 25 ans, il arrondit ses fins de mois avec des contre visites rémunérées 45 € (le double d’une consultation) auxquels s’ajoutent les frais kilométriques : « J’ai commencé à faire de la contre visite au retour de mon service militaire. J’avais besoin de gagner de l’argent pour m’installer en médecine libérale. La contre visite a été un tremplin pour moi » Il avoue toutefois que cette activité représente aujourd’hui 10 % de son chiffre d’affaires. Source Liaison sociale Octobre 2007

Plus sérieusement, les futurs généralistes craignent de se retrouver, à cause de la fermeture des petits hôpitaux ou cliniques de province, le dernier rempart médical. Ces internes évoquent notamment le fait que les actuelles incitations financières actuelles sont insuffisante, que la concertation doit avoir lieu, …

Et que les patients des régions sous-médicalisées devraient peut être venir s’installer dans une grande ville ou l’offre médicale sur abondante leur conviendrait mieux ?

Et pourquoi pas dans les Alpes maritimes (06) où la densité des professionnels de santé est l'une des plus élevées de France.

On dénombre :

3 059 médecins libéraux dont 1 666 spécialistes, soit 13 généralistes et 15 spécialistes pour 10 000 habitants ;
1 140 chirurgiens dentistes ;
3 682 auxiliaires médicaux dont 1 678 infirmiers et 1 343 masseurs-kinésithérapeutes ;
464 pharmacies ;
114 laboratoires privés d'analyses médicales ;
239 maisons de retraite.
22 204 lits ont été recensés dans les 400 établissements sanitaires et médico-sociaux du département. Source Ameli

Mais une visite de la c@rtosanté (cartes interactives pour les professionnels du monde de la santé) de l’URCAM sera à mon avis plus parlante pour étayer le débat.

Crédit image
IRDES
AFP

Pétition contre les tests ADN de Charlie Hebdo et SOS Racisme

Lu sur Ecosociale

"En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d'un regroupement familial, l'amendement Mariani, adopté par l'Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l'ère d'une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique. Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.

Tout d'abord, des problèmes d'ordre éthique. En effet, l'utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d'emblée cette question : depuis quand la génétique va t'elle décider de qui a le droit ou non de s'établir sur un territoire ?

Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu'ils reconnaissent comme étant leurs enfants.
Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.

Enfin, cet amendement s'inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s'accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d'enfants annuellement concernés et au regard de l'absence de raison substantielle qu'il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu'ils sauraient ne pas être les leurs ?

Autrement dit, l'amendement instaurant les tests ADN n'a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.
Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C'est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l'idée que l'on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d'un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l'immigration"

L'équipe de Slovar (signataire) soutient bien entendu cet appel

Le site touche pas à mon ADN et la pétition

Propositions pour une presse libre

"La mission d'information est aujourd’hui menacée dans son existence même Elle l’est dès lors que, par le jeu des rachats-fusions, les entreprises de presse passent sous le contrôle d’actionnaires, de groupes industriels ou financiers, qui vivent des marchés publics ou dont les intérêts économiques et politiques peuvent entrer en contradiction avec le souci d’informer librement et honnêtement"

"L’information n’est pas une marchandise, et la mission d’information
est une mission essentielle du point de vue du débat démocratique.

La démocratie est menacée de disparition partout où il n’y a plus de liberté de la presse.
En effet, une presse indépendante est l’affaire de tous les citoyens : lecteurs, auditeurs,
téléspectateurs, internautes.

De ce point de vue, la mission d’information doit donc être considérée comme étant d’intérêt général"

Ce sont des extraits de la pétition de l'intersyndicale des journalistes pour pour la liberté de la presse et le droit des citoyens à une information honnête, indépendante et plurielle.

"Aujourd’hui, les syndicats de journalistes se sont réunis et lancent une bataille pour que la liberté de la presse et le droit des citoyens à une information honnête, indépendante et plurielle redeviennent ce qu’ils n’auraient jamais dû cesser d’être. Mais ils ne gagneront pas seuls ce difficile combat. C’est pourquoi ils appellent l’ensemble de la profession et tous les citoyens à les rejoindre pour participer à la bataille pour l’indépendance de la presse"

Slovar les Nouvelles est solidaire de cette pétition et vous invite à la signer

Le blog de l'intersyndicale
Le site de l'intersyndicale
La pétition

12 octobre 2007

Merchandising sportif

Demain la France a de grandes chances d'aller en finale du mondial de rugby.

Dans ce cas, Bernard LAPORTE devra donc encore attendre pour prendre ses fonctions de Secrétaire d'Etat. Cette prise de fonction comme l'a fait savoir notre Président et l'intéressé le privera de contrats publicitaires (d'un montant évalué à 700 000 €)

Jusque là, notre sélectionneur national aura pu vanter les jambons sous emballage et autres curiosité dont vous pouvez admirer quelques photos.

Kit viral envoyé à des blogueurs (photo ci-dessus)

* un sachet de 4 rasoirs Bic® Comfort 3 Advance
* un flyer de présentation du produit
* un ballon de rugby Gilbert®, avec la signature de Bernard Laporte au feutre
* une pompe pour gonfler le ballon

Quant au Gaillac, espérons que ce sera tournée générale en lieu et place de la lettre de Guy MOQUET qui semble t-il nous avait valut une "déconvenue argentine"

Allez l'équipe de France


Toutes les marques citées dans cet articles sont des copyrigth

11 octobre 2007

Les français et l'accès aux soins

Alors que le gouvernement semble inflexible sur ses franchises médicales, il serait intéressant de connaître l'évolution de l'avis des français sur leur perception. Jusqu'à présent, rien de palpable à se "mettre sous la dent" C'est IPSOS qui tire la première "salve" avec une enquête dont Slovar vous livre ci-dessous quelques extraits.

Une enquête IPSOS-CISS du 10 octobre 2007 réalisée auprès d’un échantillon représentatif de Français mais aussi de personnes malades (ALD) révèle la convergence des points de vue. Dans l’ensemble, les Français sont largement hostiles aux franchises médicales, et restent très attachés au système actuel de solidarité.

Extraits :

Sept français sur dix hostiles à l’instauration d’un système de franchises médicales.

Une très nette majorité de Français (70%) ne souhaite pas l’application d’un système de franchises pour répondre aux problèmes de financement de notre système de santé. Seuls 28% d’entre eux sont d’accord avec l’idée de déterminer un montant fixe de frais de santé pour lequel le patient ne serait pas remboursé ... / ...

84% d’entre eux souhaitent la conservation du régime de cotisation obligatoire qui couvre l’essentiel des frais de santé pour tous et qui autorise le recours à des assurances complémentaires. Seuls 15% d’entre eux se prononcent pour un système où chacun paierait pour sa propre assurance santé, avec un coût défini en fonction de l’état de santé et de l’âge de la personne et un niveau de remboursement variable selon la cotisation payée ... / ...

il faut noter que le renoncement aux soins en raison de difficultés à obtenir un rendez-vous dans un délai suffisamment rapide est moins fréquent chez un généraliste que pour un spécialiste, la proportion passant à 23% dans le cas des généralistes.

Cet écart entre généralistes et spécialistes se retrouve pour ce qui est des difficultés liées au coût de la consultation : celui-ci a poussé 5% des Français à renoncer à des soins chez un généraliste, 13% à renoncer à des soins chez un spécialiste ... / ...

Les dépassements d’honoraires ont, eux, une toute autre ampleur. En effet, plus d’un Français sur trois (35%) a dû, au cours des trois dernières années, versé un supplément non remboursé par la Sécurité sociale mais faisant l’objet d’une facturation. Si les bénéficiaires de la CMU y ont été moins confrontés que la moyenne (25%) – tout comme d’ailleurs les ménages aux revenus les plus modestes –, les cadres et professions intellectuelles supérieures l’ont été beaucoup plus (46%) ... / ...

Neuf Français sur dix (90%) déclarent bénéficier aujourd’hui d’une couverture complémentaire de type mutuelle ou assurance santé. Et parmi eux, 86% jugent satisfaisant le niveau de la prise en charge de leur couverture complémentaire. Plus d’un tiers (36%) jugent même « très satisfaisant » le remboursement de leur frais de santé par leur complémentaire santé.

Leur estimation du coût que cette couverture représente pour eux est, elle, plus précise : 45% des Français situent ce coût à moins de 50 €, 38% à 50 € ou plus. Mais des différences notables apparaissent sur ce point entre les bénéficiaires de la CMU – qui situent en majorité (55%) ce coût à moins de 50 € - et les pris en charge au titre d’une affection longue durée qui le situent en majorité (57%) au-dessus des 50 €. A noter que ces bénéficiaires d’une couverture complémentaire la possèdent plus à titre individuel (48%) que via leur employeur (26%) ou un parent ou conjoint (25%). Et parmi ces bénéficiaires d’une complémentaire à titre individuel, seuls 12% - le double chez les bénéficiaires de la CMU – en profitent dans le cadre du dispositif d’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé ... / ...

Enquête IPSOS-CISS

Sources et copyrights
IPSOS
Crédit image
PANCHO

10 octobre 2007

A l'école des blogs

Samedi dernier, je me trouvais à la bibliothèque de Bondy où j'étais invité par l'équipe du Bondyblog. Le thème avait tout pour m'intéresser puisqu'il était question de permettre à de jeunes (ou moins jeunes ?) citoyens de s'exprimer en ligne.

Comment les animateurs du Bondyblog voit-ils cette "école"

"L’idée est simple. Chaque seconde, un blog se crée dans le monde, dit-on. Il y en aurait entre 6 et 9 millions en France, selon les estimations. Pourquoi une pratique aussi répandue n'aurait-elle pas son école ? Bien sûr, il y a blog et blog. Ceux qui ne font que mettre en ligne leurs goûts et leurs couleurs, et ceux qui publient des informations qui n'existeraient pas sans eux. Appelons ces derniers des journalistes-citoyens. Et faisons le pari que ceux-là ont de beaux jours devant eux, s'ils savent tirer de leur vécu, de leur voisinage, de leur expérience des infos originales et de qualité, qui continueront de vivre aux cotés des médias traditionnels" ... / ...

Cette école est gratuite, sur inscription. Les cours se déroulent le samedi matin à la bibliothèque Denis-Diderot de Bondy ... / ...

Il est légitime pour les créateurs du Bondyblog de transmettre l'expérience acquise aux côtés des journalistes suisses de l'Hebdo qui avaient été les seuls à venir vivre dans une cité de Bondy après les émeutes des banlieues afin de comprendre et de relater une vérité que la presse française ne préférait pas affronter. L'objectif est de permettre à tous ceux qui participeront à ces sessions de l'école du blog d'éviter de "galérer".

Cette école aura des parrains et des intervenants prestigieux qui viendront tous les mois témoigner ou faire part de leur expérience professionnelle : Marie-Françoise Colombani (Elle), l’équipe des guignols (Canal+), Mathias Hillion (Dimanche+), l’équipe de l’Hebdo de Lausanne, Edouard Zambeaux et Patrick Pépin (Radio France), Julien Laroche-Joubert (Yahoo actualités), Eric Hacquemand (Le Parisien), Paolo Woods (photojournaliste au Times), Alain Rebetez (TSR)

Pour la première, deux journalistes Suisse (Serge Michelet et Alain Rebetez) étaient présents ainsi que M.F. COLOMBANI écrivain et éditorialiste (ex rédactrice en chef) au magazine ELLLE

Si l'ambiance était aussi décontractée que studieuse, j'ai été particulièrement troublé par les déclarations de M.F. COLOMBANI sur le journalisme citoyen qui, selon elle n'exiterait tout simplement pas. En effet, nous aurions ou pas, le talent de passer de la libre écriture au salles de rédaction. Chacun de nous ne serait en fin de compte qu'un journaliste professionnel qui s'ignore.

Selon M.F. COLOMBANI, il suffirait de prendre contact avec les rédactions pour être publié à condition d'apporter la fraicheur indispensable à des rédactions qui en manquent cruellement. D'ailleurs selon elle, les vrai journalistes (ceux qui ont une carte de presse) seraient tellement formatés qu'ils seraient incapable de fantaisie et d'imagination.

Alors, le blog passerelle vers la presse écrite ? fantasme refoulé ?

Non, je ne le crois pas. Tout d'abord, parce que comme l'a fait remarquer une des participante, il existe des barrages psychologiques lorsque l'on vient des banlieues. j'ajouterai qu'il existe également des barrages liés ... aux cursus.

Quant à nier la notion de journalisme citoyen, c'est faire fi des millions de gens qui expriment des bonheurs, douleurs, passions ou révoltes. Non Mme COLOMBANI tout le monde ne rêve pas de devenir pigiste chez ELLE. Il est cependant un fait que vous ne pouvez pas nier : Ce sont les blogs qui ont bousculé la presse institutionnelle. Si aujourd'hui tous les journaux ou magazines ont un site Web ou un blog c'est pour ne pas disparaître complètement du paysage de l'information.

Les nombreux forums et blogs créés par la presse ne peuvent cacher que pendant des années la parole des citoyens n'a jamais été reproduite par les quotidiens et magazines. La liberté d'écriture n'est pas la même lorsqu'on dépend d'un (ou plusieurs) annonceur(s) publicitaire(s) sur lequel il serait de mauvais goût de médire ou ... d'enquêter.

Il existe bien un nouvel espace d'expression qui s'appelle la blogosphère mais n'en déplaise à M.F. COLOMBANI la très grande majorité ne rêve d'aucune passerelle.

Ce petit "coup de gueule" ne m'empêche pas de souhaiter à l'équipe de Nordine une formidable réussite pour leur Ecole du Blog

L'école des blogs
Bondyblog

09 octobre 2007

Hasta Siempre, Comandante

Aprendimos a quererte,
Desde la histórica altura,
Donde el sol de tu bravura
Le puso cerco a la muerte.
Aquí se queda la clara,
La entrañable transparencia
De tu querida presencia,
Comandante Che Guevara.

Tu mano gloriosa y fuerte
sobre la historia dispara,
cuando todo Santa Clara
Se despierta para verte.

Aquí se queda la clara,
La entrañable transparencia
De tu querida presencia,
Comandante Che Guevara.

Paroles de Carlos Puebla - Le texte intégral

"Soyez réalistes : demandez l'impossible"
Ernesto "Che" GUEVARA
1928 - 1967

08 octobre 2007

Séparabilité en vue au MEDEF ? Acte 2

Laurence Parisot affirme que le Medef est en "état de choc" après la découverte de nouveaux retraits en liquide sur les comptes de l'UIMM et prend certaines distances avec son président, Denis Gautier-Sauvagnac

Tout en confirmant la place de Denis Gautier-Sauvagnac comme négociateur principal avec les syndicats, Laurence Parisot indique lundi dans Les Echos qu'elle prendra "quotidiennement la mesure de la situation."

Laurence Parisot, qui avait qualifié la semaine dernière ces retraits "d'inacceptables", réaffirme que le Medef est "totalement étranger à cette affaire", car l'UIMM "n'est pas une filiale de l'organisation que je préside." ... / ...

"Il est absolument aberrant que certaines organisations syndicales et professionnelles n'aient pas de comptes certifiés", déclare-t-elle. "La voie est évidente: il faut aller à la fois vers une gouvernance plus démocratique (...) et vers plus de transparence financière".

Nous sommes tout à fait d'accord !!!! Mais qu'est ce qui empêche de le faire immédiatement au MEDEF ?

Concernant la position de M. Gautier-Sauvagnac comme chef de file officiel dans la négociation sur le marché du travail, Mme Parisot affirme prendre "la mesure de la situation (...) quotidiennement", et sur la base de trois critères: "un, compétence, deux, aptitude physique, psychique et morale, trois, présomption d'innocence"..

Or, on peut lire en date du 5/10/07 sur le site officiel du MEDEF la déclaration suivante de Denis Gautier-Sauvagnac, chef de file de la délégation patronale.

"Le débat a fait apparaître que le point de départ de la discussion pouvait être différent entre organisations syndicales et patronales. Certains considèrent que la rigidité du code du travail est mise en avant par la partie patronale alors qu’elle ne constitue pas un obstacle à l’emploi. Pragmatiques, nous constatons pour notre part que cette rigidité est un frein à l'emploi. Nous sommes cependant tous tombés d'accord pour dire que si le contrat de travail ne peut règler à lui seul le problème du chômage, en revanche plus de souplesse dans le marché du travail est un élément de développement de l'emploi et de lutte contre le chômage. Ces points de départs un peu différents ne devraient pas nous empêcher de trouver des points d’accord, dans la mesure où tout le monde a manifesté sa volonté d'aboutir" Lire l'intégralité de la déclaration

Dans l'intérêt de millions de salariés, n'est-il pas temps Madame PARISOT de clarifier la situation ?

Sources
AFP
Reuters