10 septembre 2009

Contrat Rafale : Nuit d'ivresse brésilienne ?

Nicolas Sarkozy pavoise et la majorité présidentielle n'est pas loin du spasme éjaculatoire. "On a gagné, on a gagné ... " nous affirment les responsables de l'UMP sur leur site :

" Commande d'avions rafales : une bonne nouvelle pour la France - Communiqué du 7 septembre 2009

L’annonce faite par le Président Lula du lancement de la négociation par le Brésil pour l’acquisition de 36 avions militaires Rafales est une excellente nouvelle industrielle et commerciale qui renforce les relations diplomatiques franco-brésilienne. L’engagement du Président de la République dans ce dossier a permis de souligner davantage encore les atouts du Rafale.

Ce succès de la technologie française est également un formidable succès commercial qui sera créateur d’emploi. L’UMP salue une nouvelle fois à travers cette réussite française le volontarisme et l’efficacité de Nicolas Sarkozy conséquence du poids qu’il a su donner à la France sur la scène internationale.

Xavier BERTRAND
Secrétaire général de l’UMP

Dominique PAILLE
Porte-parole adjoint - Source UMP

Au fait on a vendu quoi et dans quelles conditions ?

" Les présidents français et brésilien, Nicolas Sarkozy et Luiz Inacio Lula da Silva, ont annoncé lundi que les deux pays étaient entrés en négociations pour l'acquisition de 36 appareils de Dassault Aviation"

Or nous apprend l'AFP : "... / ... Mercredi, le ministre brésilien de la Défense Nelson Jobim est venu tempérer l'optimisme des Français en affirmant que le processus de sélection pour fournir des avions de combat à l'armée brésilienne n'était pas encore achevé.

Le Brésil s'intéresse certes au Rafale, mais il n'a pas encore renoncé au F-18 américain de Boeing, ni au Gripen du Suédois Saab.

Interrogé sur RTL, Hervé Morin a estimé qu'il fallait s'en référer au communiqué commun des présidents Sarkozy et Lula.

"Le communiqué dit que la négociation va s'engager désormais en priorité avec le Rafale. Il va y avoir désormais une discussion qui va porter à la fois sur le financement du programme, sur les transferts technologiques, sur les processus industriels, sur les coopérations industrielles, sur le système d'armes que l'on y met et le contour de la prestation fournie par l'industriel", a dit Hervé Morin. "La vente est bien partie, elle sera acquise le jour où elle sera signée", a toutefois reconnu le ministre.

En réponse à une question d'un journaliste "facétieux", le ministre a répondu

"Le ministre a réfuté l'idée que le sort de l'entreprise Dassault dépendait de l'achat des 36 Rafale par le Brésil. "Dassault est une entreprise qui marche très bien et il n'y a pas de problèmes en la matière", a-t-il dit. Néanmoins : "Le Rafale n'a jamais été exporté et équipe seulement l'armée française"

L'accord peu médiatisé lors de la signature indique : "L'accord franco-brésilien prévoit de la part de la France des transferts technologiques qui permettront au Brésil d'assembler 30 Rafale, les six autres étant construits dans l'usine Dassault de Mérignac (Gironde). Les appareils seraient livrés sur une période de six ans à partir de 2013." - Source Usine Nouvelle

Argument massue du Président, le transfert technologique" : "Il avait justifié sa décision par les transferts de technologie sans précédent consentis par la France et l'achat par ce pays d'une dizaine d'exemplaires du futur avion de transport militaire KC-930 développé par le brésilien Embraer." semble avoir du plomb dans l'aile puisque :

"Les Etats-Unis ont aussi lancé une contre-offensive en faveur de Boeing, soulignant que l'offre américaine était "forte et compétitive". L'ambassade des Etats-Unis au Brésil rappelle dans un communiqué que le gouvernement américain a "approuvé le transfert de technologie nécessaire" et que le Congrès ne ne s'y était pas opposé"

De plus, le communiqué commun entre les deux chefs d'état (Le président Lula avait annoncé , au côté de son homologue français Nicolas Sarkozy, que le Brésil avait opté pour l'avion français et allait entamer des négociations avec le GIE Rafale à cette fin) se heurte à un simple petit problème largement escamoté par la communication présidentielle : Le gouvernement brésilien est tenu de faire entériner le choix du Rafale par son parlement. - Source AFP/Google

Clairement, s'il y a "victoire", ça va être à prix discount et à des conditions d'assemblage TRES particulières !!!!

Cette "victoire" dont notre président se flatte n'est toutefois pas un "perdreau de l'année", comme l'indique Eric Trappier, le directeur général international de Dassault sur Secret Défense

" ../ ... Depuis combien de temps discutez vous avec les Brésiliens ?

Eric Trappier : Huit ans. Nous leur avons d'abord proposé le Mirage 2000 et ils en ont acheté quelques uns en seconde main. Puis lorsque les discussions se sont réouvertes, nous avons présenté le Rafale. Entre-temps, Dassault est devenu actionnaire [minoritaire] d'Embraer ... / ... "

Embraer qui est justement le constructeur qui fait partie du deal commercial pour l'achat des Rafales. Clairement, la maison Dassault risque de gagner sur trois tableaux

1 - Vente des Rafales
2 - Bénéfices issus de sa participation chez l'avionneur brésilien

Et surtout, enfin toucher quelques bénéfices qui auront été obtenus avec les largesses des contribuables français : "... / ... Selon un récent rapport du Sénat français (novembre 2008), le coût total du programme pour l'Etat est de 39,6 milliards d'euros, sur la base de 286 appareils. Plus de 135 millions d'euros par avion, si l'on intègre les coûts du développement ... / ... " Source Militant

En 2008, selon Dassault, le Rafale faisait travailler, un millier d'entreprises pour un total de 20.000 emplois. Or si la vente va à son terme, ce seront : "6000 emplois en France", selon le directeur général international de Dassault

" ... / ... Les Rafale pour le Brésil seront-ils intégralement construit là-bas ?

Eric Trappier : "... / ... Nous avons fait une offre d'implanter une chaîne de montage au Brésil. Du côté français, il n'y a pas de restrictions en matière de transfert de technologie ou de fabrications. Embraer est un industriel majeur et il y a également de nombreuses PME dans l'aéronautique. Le choix final incombe aux Brésiliens. Quelle part voudront-ils construire dans leur pays ? C'est ce qui va désormais se discuter. Car construire un avion et toutes ses pièces nécessite des investissements lourds. Les industriels brésiliens vont examiner avec nous cette question, en fonction de leurs plans de charge, dans un partenariat intelligent ... / ..."

Le plus beau dans l'affaire, c'est que nous pouvons devenir concurrents avec les brésiliens dans la vente de Rafales !

"... / ... Le Brésil pourra-t-il exporter des Rafale ?

Eric Trappier : "Nous leur avons en effet proposé une clause de commercialisation pour l'Amérique latine. Le Brésil est une puissance régionale ... / ... "

Comme le fait remarquer un internaute en commentaire sur le blog Secret Défense : "Un avion entièrement fabriqué au Brésil, la technologie exportée, le Brésil pourra vendre des Rafales tout seul comme un grand, ça va créer du travail en France ? Dassault se fout du monde.... Entre les Airbus fabriqués en Chine et les Rafales au Brésil.... Dassault gagnant ? Oui c'est certain. Le reste...."

Nous allions le dire !

Réindustrialisation qu'il disait ...




09 septembre 2009

Crise économique : Interview des salariés en lutte de L'usine Legré-Mante

La récession est terminée ! Vous ne vous étiez pas rendu compte ?

Dans ce cas, prenez connaissance des propos de ce matin du Gouverneur de la Banque de France.

"Depuis le printemps on a des signes positifs, on voit une multiplication de signes meilleurs", a confirmé Christian Noyer sur Europe 1, citant le retour de la confiance des ménages, la reprise de la production industrielle, la solidité de la consommation ou le redémarrage du commerce mondial."Ça va incontestablement plus vite que les prévisions générales, les choses sont reparties mais il faut rester très prudent", expliquait ce matin le gouverneur de la Banque de France.- Source Le Point

Des propos qui ont du faire hausser les épaules à de nombreux salariés dont les entreprises menacent à tout moment d'alléger les effectifs ou tout simplement mettre la clé sous la porte !!!

La situation économique empire de jours en jours malgré les communiqués du gouvernement et du MEDEF qui affirment que la crise est derrière nous. Tous les jours, des entreprises réduisent les effectifs ou mettent la clé sous la porte. Si les media traditionnels se limitent désormais à faire au maximum une brève sur les fermetures ou délocalisations, il faut savoir que de nombreux conflits ne sont plus couverts que par des media locaux et à la condition expresse que les salariés impliqués menacent la sécurité publique.

Or, il ne s'agit plus de conflits locaux mais d'une situation nationale dans lesquels chaque français en âge de travailler se sent concerné. La desindustrialisation de la France au profit d'une supposée industrie de services est un échec et il est indispensable d'y mettre fin. La France ne peut et ne doit pas laisser ses savoir faire partir ou disparaître au nom de je ne sais quel mondialisation !

Et bien que notre président parle de "réindustrialiser la France" :

"... / ... Pour faire face à la crise, Nicolas Sarkozy a eu une nouvelle idée : créer des "messieurs réindustrialisation". Ces commissaires, comme les médiateurs mis en place quand les problèmes se font trop aigüs (Martinique, Universités etc...) ont pour mission "de coordonner l’action de l’Etat dans chaque bassin d’emploi en difficulté". Ces nouveaux "commissaires à la réindustrialisation" viendront seconder les préfets. Sous leur autorité, "ils s’appuieront sur les services de l’Etat compétents et travailleront avec les collectivités locales, les entreprises, les services consulaires, les organisations syndicales et l’ensemble des acteurs concourant au développement économique local ... / ... " - source Lyon actualité France

Ce sont toujours les fermetures et la désindustrialisation qui sont le quotidien des salariés qui ne voient aucun futur se dessiner à courte ou moyenne échéance !

Un exemple ?

L'usine Legré-Mante

Legré-Mante est la plus ancienne des usines de Marseille, fondée en 1784. Elle est la seule en France à produire de l’acide tartrique et à fournir une quarantaine de pays.

Il y a deux mois, les 48 salariés se sont retrouvés mis à la porte sans aucune proposition de plan social et sans aucune explication, la direction leur refusant même le principe d'une rencontre.


Le groupe Margnat, propriétaire de cette entreprise, accuse la concurrence chinoise pour justifier la liquidation judiciaire. Il oublie au passage que la Commission de Bruxelles a institué un droit antidumping provisoire sur les importations d’acide tartrique.

Les 48 salariés de l'usine mènent depuis un combat exemplaire contre une direction qui emploie tous les moyens pour détruire leur avenir (envoi de CRS, sabotage des lieux avant la visite d'un éventuel repreneur...)

Nous avons décidé de leur ouvrir les colonnes de Slovar afin qu'ils puissent s'exprimer et faire connaître leur situation, leur combat et leurs espoirs. C'est Martial Eymard, le représentant des salariés qui a accepté de répondre à nos questions.


Slovar les Nouvelles : Pouvez-vous nous expliquer en quelques mots votre activité ?

ME : Production d’acide tartrique, c’est un conservateur alimentaire, il est utilisé par l’industrie pharmaceutique pour la fabrication de médicaments, il est aussi utilisé dans l’industrie du bâtiment comme retardant de prise des plâtres et ciments.

Slovar les Nouvelles : Cette activité a t-elle un avenir et est-elle rentable ?

MA : C’est une activité qui est viable et qui peut être rentable. Dans notre cas, c’est la rentabilité à court terme qui a été privilégiée, à savoir la vente des terrains pour un montant de 42 000 000 € Hors taxes.

Slovar les Nouvelles : Quels sont vos concurrents en France et à l'étranger ?

MA : Aucune concurrence en France nous étions les seuls. Un concurrent en Italie, un en Espagne (acide naturel) et un en chine (acide de synthèse).

Slovar les Nouvelles : Quand avez vous appris la fermeture et dans quelles conditions ?

MA : Nous avons appris la nouvelle le 06 juillet 2009 lors d’un comité d’entreprise extraordinaire. Le plus simplement du monde, la direction nous a dit qu’elle déposait une déclaration de cessation des paiements et qu’elle demandait une liquidation.

Slovar les Nouvelles : Quelle a été l'attitude des pouvoirs publics (mairie, département, région) ?

MA : Aucun contact malgré des demandes par voie officielle à la préfecture. La seule réponse qui nous a été apportée c’est l’envoi de CRS le 13 août 2009.

Slovar les Nouvelles : De quels moyens disposez-vous pour vous faire entendre ?

MA : Presse écrite, radios, télévision locale, le Mandataire Judiciaire s’il venait à faire son boulot correctement et nos avocats.

Slovar les Nouvelles : Avez-vous ouvert une procédure judiciaire contre le propriétaire ?

MA : Un délit d’entrave au fonctionnement du comité d’entreprise et nous avons fait appel de la décision de liquidation judiciaire.

Slovar les Nouvelles : Quelles sont vos principales revendications ?

MA : Le maintien de l’emploi, des reclassements de qualité et non pas faits dans l’urgence, éventuellement des reconversions et eu égard aux conditions de travail dans lesquelles nous avons évolué pendant toutes ces années, une prime supra-légale.

Slovar les Nouvelles : Bonne chance dans votre lutte


Si vous voulez joindre ou apporter votre soutien aux salariés de Legré-Mante
cgt.lm@free.fr
Un groupe Facebook de soutien a été créé vous pouvez le rejoindre à l'adresse http://www.facebook.com/group.php?gid=123252862010&ref=ts

D'autres articles parus dans la presse
La Provence
Libé Marseille



08 septembre 2009

Crise économique : Moral des Salariés en berne et MEDEF toujours à la recherche des temps nouveaux

Il ne fait décidément pas bon être salarié depuis le début de la crise financière qui s'est transformée en crise économique avec un chômage dont nul ne sait jusqu'où il peut aller :

" ... / ... Au deuxième trimestre, le chômage s'est établi en moyenne à 9,5 %, DOM compris, et à 9,1 % sur la seule France métropolitaine, soit près de 2,6 millions de personnes. Il faut remonter début 2006 pour retrouver une aussi mauvaise performance. En trois mois, la hausse est particulièrement importante, puisqu'elle représente 0,6 point. Seule - relative - bonne nouvelle : le taux de chômage au premier trimestre a été révisé à la baisse, à 8,5 % en métropole au lieu de 8,7 %. Les jeunes paient toujours un lourd tribut à la crise. Le taux de chômage des 15-24 ans a en effet atteint 23,9 % d'avril à juin. C'est sur ce public qu'il a le plus progressé, sur un trimestre comme sur un an, (respectivement + 1,6 point et + 5,2 points) ... / ... " - Source Les Echos

Chiffres qui continuent à progresser compte tenu des très nombreux plans sociaux, licenciements individuels et depuis peu "grace" à la rupture du contrat de travail par consentement mutuel qui est en passe de devenir le meilleur "outil" pour se séparer de salariés tout en chargeant la barque de l'UNEDIC

" ... / ... Ainsi, entre août 2008 et juin 2009, les Directions départementales du travail (DDT) ont eu à traiter 142.477 demandes d’homologation de rupture conventionnelles. Et, les chiffres de la Dares montrent que le nombre de demandes croît de mois en mois. Au cours du seul mois de juin 2009, ce sont plus de 20.000 demandes d’homologation qui ont été enregistrées. Sur les 142.477 demandes d’homologation reçues, 111.670 ont été homologuées. Entre les demandes déclarées irrecevables et les demandes refusées, le taux de refus s’élève à plus de 20 % ... / ... " - Source Net PME

Même si Hervé Novelli continue de pavoiser avec son statut d'auto-entrepreneur , il ne faut pas oublier que celui-ci est un parfait trompe l'oeil : " ... / ... Depuis le 1er janvier en effet, tout salarié, retraité, étudiant, chômeur peut arrondir ses fins de mois en développant une activité complémentaire grâce au nouveau statut d'auto-entrepreneur. Nouveau statut certes, mais surtout réaménagement d'un régime simplifié de micro-entreprise, l'auto-entrepreneur ne cesse de rassembler et diviser. Les prochains remaniements du statut prévus pour la rentrée parlementaire continueront à alimenter le flux d'informations pour les futurs créateurs d'entreprises". - Source Création entreprise

Car comme expliqué plus haut, si ce statut convient bien à : "tout salarié, retraité, étudiant, chômeur qui veut arrondir ses fins de mois " il ne résout pas le problème de plus de 2,6 millions de personnes sans emploi

Des responsables politiques aux nombreux experts, chacun propose sa ou ses solutions. Les seuls que personne n'interroge, bien qu'ils soient les premiers concernés, ce sont justement les salariés des entreprises . Et pourtant, sans salarié, que deviendraient les entreprises ! Car, faire réussir une entreprise, pour son ou ses dirigeants, c'est avant tout, avoir des "troupes" efficaces, motivées et confiante dans l'avenir.

Or, les propos de Christine Lagarde, tenus à fin août, n'ont absolument rien de rassurant, surtout lorsqu'on qu'elle déclare :

" ... / ... nous avons préparé treize fiches pour apporter des réponses pratiques aux chômeurs, aux salariés et aux employeurs, selon leur situation ... / ... Nous devons soutenir la montée en puissance de certains outils comme l'apprentissage ou la convention de reclassement personnalisé (CRP). Ces fiches détaillent de manière pédagogique à qui la mesure s'adresse, les avantages et comment cela marche, en prenant des cas types. Par exemple, on explique comment Anne-Marie, une salariée de 48 ans qui travaille dans une entreprise de transformation de saumon, peut bénéficier d'une CRP à la suite d'un licenciement économique. Cela lui permettra de suivre une formation pour se reconvertir dans un autre métier - en l'occurrence travailler avec des personnes âgées - grâce à l'obtention d'un diplôme d'Etat d'auxiliaire de vie sociale. Les fiches pourront être consultées sur le site Internet du ministère et sur celui de Pôle emploi, et elles seront distribuées dans les chambres des métiers, les maisons pour l'emploi, etc." - Source 20Minutes

Dérisoire lorsque, si on en croît Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), on apprend que "la montée du chômage va se poursuivre dans les pays développés en 2010 et en 2011" !

Quant à ceux qui ont encore un emploi, si en 2008, on pouvait lire : "... / ... On note une montée en puissance de la résistance passive des salariés, qui préfèrent lever le pied et se désengager de l'entreprise plutôt qu'agir. Ce qui peut présenter à terme un risque pour la compétitivité », commente Annick Allégret, directrice de l'unité management chez Cegos. Quant à leur avenir, les salariés ne semblent pas l'envisager avec beaucoup d'optimisme. Un salarié sur deux déclare avoir confiance dans celui de son entreprise. Les trois quarts d'entre eux faisant également part de leur insatisfaction quant à leurs perspectives d'évolution en interne ... / ... " Source 20Minutes

Quel est leur état d'esprit en 2009 ?

Le site Juritravail, en collaboration avec le site Monster, a réalisé une enquête très complète sur sur le moral des salariés français portant sur plusieurs trimestres de 2009. Les résultats du troisième trimestre 2009 ( 20 pages de chiffres et graphiques) est disponible et présenté en ligne sur leur site.

Nous vous en donnons quelques extraits ci-dessous :

Les conclusions de l'Enquête Juritravail / Monster sur le moral des salariés en France du troisième trimestre sont disponibles. 10 961 salariés ont répondu ... / ... Enquête menée en ligne sur le site www.juritravail.com auprès de 10.961 salariés du 20 mai au 17 juillet 2009.

Synthèse : Une baisse de moral significative des salariés au troisième trimestre 2009.

Alors qu'au deuxième Trimestre 2009 le moral des salariés du secteur privé remontait, l'indice du Troisième trimestre enregistre une baisse significative de 1,16 point et atteint 43,13 (sur une base de 100).

- Les hommes ont moins bon moral

Bien que les femmes aient toujours moins le moral que les hommes (42,97 contre 43,28), ces derniers montrent plus de signes d'inquiétude au troisième trimestre, notamment face à la garantie de leur emploi où l'on constate une baisse de l'indice de 1,34 point (de 45,66 à 44,32).

Schéma publié sur le site Juritravail

- Les salariés entre 30 et 50 ans de plus en plus inquiets


Habituellement le moral des jeunes salariés était meilleur que celui de leurs aînés. Or au troisième trimestre, le moral des salariés entre 30 et 50 ans rejoint celui des plus de 50 ans creusant ainsi l'écart entre les moins de 30 ans (44,79) et les plus de trente ans (42,73).
Cette baisse de moral des 30/50 ans est encore plus notable chez les professions intermédiaires (techniciens et agents de maîtrise) qui perdent plus de 2 points de confiance par rapport au deuxième trimestre (42,25).

- L'ensemble des catégories socioprofessionnelles concernées par la baisse de confiance
Les cadres et les ouvriers enregistrent chacun une baisse semblable de 1,40 point maintenant ainsi l'écart de plus de 5 points entre les deux (45,15 pour les cadres contre 39,64 pour les ouvriers).

- Les salariés de l'Est et du Sud Ouest font grise mine

Aucune région n'est épargnée par la baisse de moral du troisième trimestre y compris l'Ile de France qui enregistre habituellement l'indice le plus élevé.
Les régions du Sud Ouest et de l'Est (42,8 et 41,53) marquent le pas en perdant plus de 2 points de confiance positionnant ainsi la seconde parmi les régions les plus pessimistes (avec le Nord).

Une dégradation du climat social

La baisse de moral la plus notable concerne la confiance des salariés dans la garantie de leur emploi. L’indice de confiance dans l’emploi a en effet baissé pour les salariés entre 30 et 50 ans (43,96 sur une échelle de 100, - 1,77 point), ainsi que pour les ouvriers (40,68, -1,75 point).
Les salariés avouent une dégradation de leurs conditions de travail par rapport au deuxième trimestre 2009 : 55 % sont insatisfaits (+ 5 points). Le stress au travail ne cesse d’augmenter : 74% des salariés (+ 3 points) disent subir un stress dans l’exercice de leurs fonctions et, parmi eux, les femmes devancent toujours les hommes (76 % contre 72 %). Enfin lorsque les salariés sont interrogés sur leur état d’esprit au troisième trimestre, les termes de découragement et de résignation remontent (40 %, + 4 points) pour talonner ceux de la motivation et de l’implication (45 %, - 4 points).

Une question de salaire

Au troisième trimestre, plus des 3/4 des salariés n’approuvent pas leur rémunération et déclarent ne pas être payés à leur juste valeur, 76 % au lieu de 74 % au deuxième trimestre. Ils sont toujours plus nombreux parmi les cadres (62 %, + 2 points) et parmi les ouvriers (85 %, + 3 points). Les salariés entre 30 et 50 ans affichent également un malaise grandissant face à leur rémunération (l’indice de confiance tombe à 35,75 sur une échelle de 100). Quant aux perspectives sur les douze prochains mois, l’inquiétude demeure : 87 % des salariés pensent que leurs revenus vont au mieux rester stables, au pire, diminuer. - Source FocusRH

Télécharger l'enquête au format PDF

Consultez également
les résultats du 1er trimestre 2009
les résultats du 2ème trimestre 2009
Participer à la prochaine enquête du quatrième trimestre 2009

Dans le même temps, le MEDEF qui tenait son université d'été continuait à discourir sans même prendre le temps de discuter de l'emploi comme l'expliquent des patrons de PME ( article paru sur le site du journal Le Point ) :

"L'université d'été du Medef, c'est le divertissement pascalien. Les trois quarts des patrons ont la trouille, mais on vous occupe l'esprit avec des réflexions générales pour vous éviter les pensées les plus sombres..."

"Le changement de ton est brutal. L'année dernière, on nous vantait les mérites des technologies derniers cris. Cette fois, de grands problèmes ont été soulevés et souvent survolés. Du coup, l'impression de flottement est palpable. Le sentiment qui domine, c'est que personne ne sait trop quoi penser."

"Ce qui nous préoccupe au quotidien n'a que très peu été évoqué, renchérit Michel Le Tallec, patron d'une fédération industrielle. Mais est-ce le lieu approprié pour traiter des problèmes concrets ? J'aurais quand même aimé plus d'expertise et de conseils sur les moyens de circonscrire la crise. Le diagnostic est dressé. Les solutions ne sont pas encore là."

"La plupart des banques et des grandes entreprises ont été restructurées. Ça va pour elles, merci. Mais les PME, dépendantes de ces grandes entreprises, ont été la variable d'ajustement, elles ont amorti les charges de la crise"

Et le Point de constater : " Internet, industrie, éthique, transports, dette, ONG, etc. : les thèmes de discussion de l'université d'été ont ratissé large et beaucoup mordu sur les plates-bandes sociétales. Mais en trois jours, aucun débat n'a été consacré à l'emploi "

Pourtant, lors de l'université d'été, un des intervenants a souhaité indiquer son sentiment sur la situation actuelle et même proposer des solutions. Il : "... / ... a fait le procès du capitalisme financier, du dogme absolu du marché, du libre échangisme, du libéralisme et de "la loi de la jungle, où ceux qui doivent crever, crèvent". "C'est un système qui n'a plus d'ancrage moral. Ce n'est plus possible, ni tolérable" ... / ... Il a réservé ses flèches aux traders "qui ne produisent pas grand chose et qui s'enrichissent sur l'intelligence des autres, c'est-à dire des entrepreneurs". "Il y a là une forme de racket" ... / ... la gravité de la crise bancaire et financière a "ouvert des failles dans l'opinion publique qui ne se refermeront pas". "L'indécence, a-t-il assuré, ne sera plus supportée car elle n'est plus supportable". Mais il a aussi stigmatisé les libéraux qui refusent de voir dans la crise une crise du capitalisme. "Il faut en finir avec la langue de bois, s'est-il emporté. Il ne s'agit pas d'un débat entre libéraux et anti-libéraux. Nous n'avons pas assisté à une crise des subprimes, c'est l'ensemble du système qui s'est déréglé. Il faut arrêter d'avoir une vision anecdotique de la crise financière" ... / ... la crise que vient de traverser le monde est la conséquence d'une "perversion du capitalisme qui résulte de choix politiques et idéologiques parfaitement assumés à la fin des années 70". Face au capitalisme financier, il défend le capitalisme des entrepreneurs. "Que Bill Gates ai gagné une fortune n'est pas un problème, car il n'a cessé de créer des valeurs pour tout le monde. Alors que les sommes gagnées par les traders ne sont justifiées par rien". La solution ? il l'a esquissé, sans le nommer, le principe d'une taxe carbone à la frontière. "L'Europe ne défend pas assez ses entreprises", a-t-il conclu. - Source Le Monde

A la lecture d'un tel plaidoyer, vous vous dites qu'il doit s'agir probablement d'un extrait de l'intervention de Laurent Fabius (invité aux journées d'été) ! Et bien non. Dans ce cas, vous vous dites que c'est dommage que Nicolas Sarkozy ne prenne pas plus souvent conseil auprès de cet oracle ! Et bien sachez qu'il le voit pourtant tous les jours puisque ces propos sont de son conseiller spécial : Henri Guaino.

Et oui, après : les évocations d'Hugo, Jaurès, Blum et Guy Môquet, "Ensemble tout est possible" est de retour .... pauvre de nous !



Crédit et copyright dessin
JIHO
Sources et copyright
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07 septembre 2009

"Pas de cafouillage" à l'UMP. La preuve, on y garde le goût de la fête ...

A l'UMP, on garde le goût de la fête et on s'autocongratule sur l'unité du mouvement. Quoi que ...

La secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano a admis samedi que l'UMP avait "des débats sur les sujets chauds" mais "pas de cafouillage", notamment sur la taxe carbone et le cumul des mandats. "Oui, à l'UMP, on balaie tous les débats sur les sujets chauds" - Source AFP/Google

Notre vibrionante Secrétaire d'Etat n'a néanmoins pas expliqué de quelle façon "on balayait les débats". Serais ce comme nous l'explique le site nerienlouper par : "une autre image de la vie politique française! Une image un peu moins “classique” que celle que l’on peut connaître et imaginer ... ?"

En effet, au Campus de Seignosse

Si côté people : On a pu noter l'absence de Frédéric Lefebvre (pour cause de claquage au mollet) et le passage très rapide de Jean Sarkozy, arborant une nouvelle coiffure (nettement plus en phase avec son futur et espéré statut de président du Conseil Général des Hauts de Seine) et qui a déclaré faire : " 20 bornes de vélo par jour et un jour sur deux une heure quinze de jogging en plus"

On a appris en revanche que : "les responsables de l'UMP ont profité du week-end pour dévoiler le réseau social que lancera, à l'automne, l'UMP. Lescreateursdepossibles se veut "une grand communauté d'actions politiques sur internet". Chaque citoyen peut y lancer des "nécessaires" (des projets) locaux, nationaux, internationaux. A l'essai, à Seignosse, le premier "nécessaire" posté est: "faire circuler les RER jusque deux heures du matin". Celui de Xavier Bertrand: 500 000 militants pour l'UMP en 2012" - Souce L'Express

De notre côté, après visite du "réseau social", nous avons pu voir que seuls deux voeux étaient actuellement en ligne sur le site : La réussite de la TVA à 5,5% et le financement de l'éducation nationale.

En ce qui concerne l'éducation nationale, vous verrez que les questions posées par la figurante prise en photo sont assez bonne, au point de se demander si l'UMP est dans l'opposition !


Quant au figurant restaurateur, il enrage que la profession qui a reçu 2,4 milliards d'euros n'ait pas comme lui baissé la TVA.

Par contre, le figurant n'explique pas : que le recrutement de 20.000 apprentis ou contrats de professionnalisation supplémentaires en 26 mois fait partie des autres engagements pris par la profession subit des points de blocage au point qu'un "questionnaire va être envoyé à l'ensemble des centres de formation des apprentis (CFA) pour identifier les points de blocages ... / ... "

il n'évoque pas non plus : "l'amélioration des rémunérations (environ 60% des salariés du secteur sont au Smic)" - Souce AFP/YAHOO qui est actuellement mal partie, lorsqu'on peut lire ce témoignage de salarié sur Ouest France : "Quand j'ai demandé à mon patron s'il allait nous augmenter, il m'a répondu : 'C'est déjà bien, je vous garde"

A défaut d'avoir la moindre idée sur la reprise économique qui selon les termes du FMI devrait subir : ... / ... une contraction du PIB de 4% pour les pays européens avancés qui devraient, selon le FMI, enregistrer une baisse de leur PIB également en 2010 ou une légère hausse de l'ordre de 0,4%. Pour les pays émergents en Europe, le FMI table sur une baisse de l'ordre de 4,9% en 2009 avec un retour à une croissance de l'ordre d 0,7% en 2010" - Source Cercle de la Finance

Ou pour juguler le chômage : " ... / ... Pour la France métropolitaine, le taux de chômage s’établit à 9,1 %, soit près de 2,6 millions de personnes. Il augmente de 0,6 point par rapport au premier trimestre 2009. Le chômage retrouve ainsi son niveau de début 2006, effaçant la baisse observée entre 2006 et 2007. Le chômage a nettement accéléré à partir du deuxième trimestre 2008. Il a progressé de 0,7 point au premier trimestre selon un chiffre révisé par l'Insee... / ... " - Source Nouvel Obs

A défaut de mentir une fois de plus

" ... / ... Le quotidien Les Echos a révélé ce lundi que la prime de 500 euros destinée aux chômeurs non indemnisés avait été distribuée à 2.162 bénéficiaires. Lancée le 18 février dernier lors d’un sommet social, elle devait toucher 234.000 personnes en un an pour un budget de 117 millions d’euros. Cette prime doit revenir aux chômeurs ayant perdu leur emploi du 1er avril 2009 au 31 mars 2010, ayant travaillé au moins deux mois en deux ans et demi, et qui n’auraient ainsi pu être indemnisés ... / ... " - Source 20Minutes

Il semble qu'on s'est beaucoup amusé à Seignosse, où selon l'Express le teeshirt militant était le dernier cri : Et la gagnante est... Nadine Morano. Les fans de la secrétaire d'Etat à la Famille et aux Handicapés arboraient un tshirt noir à son effigie. Le slogan: "I think, I work, I dance". Au dos, les noms de Nadine Morano et de Nicolas Sarkozy étaient écrits en braille.

Notre Nadine qui a cette année encore "dynamité" le dancefloor comme nous le montre une vidéo parue sur le site du journal le Parisien


Nadine a sorti le grand jeu. Palme d’or également du plus beau tee-shirt, où il est écrit : « i think i work i dance, I POP avec Nadine Morano, forfait idées « illimité » - Source Bakchich

Nadine Morano n'était pas la seule à s'afficher sur le dancefloor. Xavier Darcos le ministre du travail s'est de son côté, permis de donner une leçon de bonne humeur à tous ceux qui ont perdu ou vont perdre leur emploi


Ne pas oublier non plus les slogans de : La Fédération des Auvergnats qui montrait un magnifique : "Brice Hortefeux, une éruption d'innovation pour réveiller l'Auvergne". La Haute-Garonne qui arborait le slogan "To win in Toulouse, nothing is impossible". Et le simple mais efficace : "06 avec Estrosi" de la La Fédération des Alpes-Maritimes

C'est Eric Woerth, notre chasseur de fraudeurs fiscaux, qui aura eu un mot important pour tous ceux qui souffrent de la précarité et peinent pour acheter de quoi manger : "Question repas, Éric Woerth, trésorier de l'UMP, admet : «Faire bon et pas cher étaient les objectifs. Le deuxième a été atteint.»

Vite une adresse pour envoyer une contribution ...

Crédit et copyright photos
Gala
UMP

04 septembre 2009

Tout fout le camp !

La taxe carbone, la répression de la délinquance, le G20, la refondation virtuelle du capitalisme, les diverses universités d'été politiques ou patronales vous fatiguent ?

Alors pourquoi ne pas découvrir ou re découvrir "Tout fout le camp" cette chanson du regretté Mouloudji. Complètement intemporelle, cette chanson pourrait être reprise en coeur par tous les oracles de la déliquescence de notre société.

En l'écoutant, vous risquez d'avoir l'impression d'entendre : Philippe De Villiers dans son éternel discours du c'était mieux avant et du relâchement des moeurs, Daniel Cohn Bendit dans l'irresponsabilité des choix, Notre Président qui proclamait vouloir faire disparaître l'esprit de 68 et tant d'autres que vous imaginerez, c'est certain ...

Y a plus d'jeunesse, y a plus d'saison
Y a plus d'printemps, y a plus d'automne, y a plus d'façons
Tout fout l'camp
Y a plus d'enfant
Y a plus d'famille, y a plus d'morale
Y a plus d'civisme
Plus d'religion

Tout fout l'camp
Y a plus d'pognon
Y a plus d'pitié
Y a plus d'moisson
Plus d'charité
Y a plus d'joie d'vivre
Y a plus d'gaieté
Y a plus d'travail
Y a plus d'santé ... / ...



Ou alors, finirez-vous par dire comme Mouloudji à la fin de sa chanson : "c'est moi p'têt' moi qui vieillis"

Tout fout le camp
Intégrale des paroles

03 septembre 2009

Grandes causes : Aidons Laurence Parisot à trouver un financement pour sa PME !

Laurence Parisot est soucieuse pour l'avenir de sa PME !

En effet, elle a déclaré sur RTL : "Je suis patronne de PME et moi aussi, je souffre de la crise, on a eu des moments difficiles" ... / ... "Ce n'est pas facile avec, y compris, mon banquier".

La patronne des patrons a prié les "réseaux bancaires français d'avoir la PME-attitude". "Je leur demande d'avoir la souplesse, de faire un peu plus que ce qu'ils font en temps normal à l'égard des PME françaises, surtout en ce moment, c'est le moment le plus difficile pour elles" en raison des chutes de carnets de commandes, a souligné Laurence Parisot. AP/YAHOO

Cette déclaration a été faite en parallèle de l'Université d'été du MEDEF où on a décidé, cette année, d'avoir la "green attitude" : "... / ... Pour la première année, les organisateurs de l'Université d'été du Medef ont décidé de mettre à disposition des participants une solution de transport écologique et conviviale pour accéder au Campus d'HEC. L'occasion pour Green Cove Ingénierie et le Medef de présenter le nouveau service de covoiturage : www.covoiturage-pro.com... / ... " - Source Categorynet

Néanmoins, Laurence Parisot n'a pas oublié de réclamer : "que la mise en oeuvre de la "taxe carbone" se fasse "à fiscalité constante" pour les entreprises et qu'un "chèque vert" leur soit octroyé, au même titre que pour les ménages" - Source Nouvel Obs

Où, comme l'écrit Gérald Andrieu dans Marianne2, comment devenir "pollueur-payé" !

Quant à l'ambiance de l'Université d'été, elle est plutôt bon enfant comme nous l'explique Le Figaro : "... / ... L'ambiance, au final, était plutôt bon enfant, teintée d'un optimisme qui tranchait avec le pessimisme d'avant l'été. Même Laurence Parisot broie moins de noir. La présidente du Medef est toujours «très inquiète pour les PME», mais beaucoup moins pour les grands groupes. Il y a trois mois à peine, elle redoutait pour septembre des plans sociaux retentissants chez les géants du CAC 40. Mais «depuis cet été, il y a eu un changement : un boom sur la demande d'acier et la Chine est repartie». Bref, des «signaux positifs» qui démontrent que «ça va mieux», mais qui sont «insuffisants pour dire que l'on est sorti d'affaire». Laurence Parisot reste donc confiante dans l'avenir même si pour elle, il est faux de dire que rien ne s'est passé depuis un an, lorsqu'une «panne électrique mondiale» s'est abattue sur l'économie de la planète ... / ... " - Source Le Figaro

Ce n'empêche par Madame Parisot, comme d'habitude, de pleurer sur son sort et de déclarer :

"Je suis patronne de PME et moi aussi, je souffre de la crise, on a eu des moments difficiles", a déclaré sur RTL la dirigeante de l'Institut français d'opinion publique (IFOP). "Ce n'est pas facile avec, y compris, mon banquier".

Mais, si la patronne de PME qu'est madame Parisot a des difficultés avec son banquier, pourquoi n'en parle t-elle pas à Ariane OBOLENSKY, la directrice générale de la Fédération Bancaire Française

Afin de permettre à Laurence Parisot de l'identifier, nous lui donnons ci-dessous la photo de celle-ci (elle est à côté du monsieur sur la tribune)

Pour ceux qui l'ignorent, la Fédération bancaire française, créée en 2000, représente l'ensemble des banques en France, soit quelque 500 entreprises et 500 000 personnes - Source FBF.

Ariane OBOLENSKY qui est également membre du Conseil d'orientation d'OSEO au titre des personnalités spécialisées dans le développement des petites et moyennes entreprises.

OSEO intervient dans trois domaines principaux :

* Le soutien à l’innovation
* Le financement des investissements et du cycle d'exploitation, en partenariat avec les établissements bancaires
* La garantie des financements bancaires et des interventions en fonds propres
- Source OSEO

Qui sommes-nous ?

* l'aide à l'innovation,
* la garantie des concours bancaires et des investisseurs en fonds propres,
* le financement en partenariat
- Source OSEO

Donc, à n'en pas douter la personne qu'il faut contacter ! Mais comment ?

Et bien en se rappelant que madame OBOLENSKY est mais aussi membre du bureau du conseil exécutif du MEDEF et accessoirement Vice-Présidente du MEDEF International. Mais les couloirs du MEDEF doivent être si grands que Madame Parisot n'a jusqu'à présent pas eu l'occasion de croiser madame OBOLENSKY. A moins qu'un trou de mémoire ....

Néanmoins, durant les journée de l'université d'été du MEDEF, le hasard faisant bien les choses, vont-elles se croiser une trouver rapidement une solution aux problèmes de trésorerie de Madame Parisot ...

Dans le cas ou le hasard serait facétieux et ne leur permettrait pas de se rencontrer, nous lui donnons l'adresse de la fiche contact diponible sur le site de la Fédération Bancaire Française : http://www.fbf.fr/Web/Incoming.nsf/InetFbfContactWeb

Au pire des cas, afin de la rencontrer, elle pourra toujours s'adresser à Baudouin Prot, administrateur directeur général de BNP Paribas, banque dont elle est, membre du conseil d'administration.

Si toutefois Baudouin Prot ne parvenait pas à organiser un rendez-vous à la Fédération française bancaire (dont il est président depuis le 1er septembre 2009 ), nous ne doutons pas qu'il pourra toujours essayer de trouver une petite ligne de crédit ... ou un conseil ...

Merci Slovar !

Crédit et copyright photo
E24
Daylife

02 septembre 2009

Dominique Bussereau : Expert en décorations ... insolites ?

Dominique Bussereau est comme tout le monde devrait le savoir : Secrétaire d'Etat chargé des Transports, auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le climat.

Certains aficionados de la carrière du ministre se souviennent peut être qu'il a été également ministre de Ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et de la Ruralité, et grand distributeur de médailles auprès des viticulteurs français.

Et d'autres plus curieux qu'il est un ministre voyageur et spécialiste de la remise de médailles étonnantes ou insolites, comme celle de :

"Chevalier de l’Ordre National du Mérite qu'il a remis le 14 avril dernier à Pansy Ho, fille et héritière de Stanley Ho le fondateur du Groupe Shun Tak (détails et photos sur le site du Consulat de France à Hong Kong et Macao ).

"Stanley Ho, curieux personnage qui a fait sa première fortune, durant la seconde guerre mondiale, en faisant de la contrebande d'objets de luxe entre la Chine et Macao et qui en février 2007, détenait 40% du marché des jeux et contrôlait 18 des 28 casinos de Macao
" - Source Slovar

Il va s'en dire que ces deux territoires chinois sont comme nous l'avons expliqué hier deux paradis fiscaux intouchables, mais qu'à cela ne tienne puisque : "Mme Ho a toujours pris un grand intérêt à développer les relations entre la France, Hong Kong et Macao. Elle soutient activement la promotion de la culture française en tant que mécène (Année de la France en Chine, French May, Alliance Française de Macao)" comme l'indique le texte sur le site du Consulat de France .

Certains s'étonneront de cette remise de distinction. Mais il faut savoir que le groupe Sun Tak est "depuis 1989, actif dans les secteurs du tourisme, de l’immobilier et ... du transport " Non mais !

On pourrait parler de passion pour Hong Kong puisque le Mardi 16 juin 2009, nouvelle décoration : "Cérémonie de remise de la médaille de l’aéronautique à N. Lo, directeur général de l’aviation civile de Hong-Kong (Le Bourget)" - Source Premier Ministre

Peu avare dans la distribution de médailles (il suffit de taper : "médailles remises par Dominique Bussereau" pour s'en rendre compte), Le ministre remet cette fois-ci une médaille beaucoup plus insolite.

C'est probablement, cette fois-ci, au titre du "transport alcoolique" qu'on apprend par son agenda officiel que : le mercredi 2 septembre aura lieu à 18H00 (au ministère ?) : La cérémonie de remise des insignes de chevalier de la Légion d’honneur : Lionel Breton, PDG de Martell-Mumm-Perrier Jouet par Patrick Ricard, PDG de Pernod Ricard.

Outre l'insolite de la chose, (doit-on comprendre que Patrick Ricard va remettre lui même cette décoration en présence du ministre ?) il est à noter que Lionel Breton est décoré pour la deuxième fois sous le patronage de Dominique Bussereau puisqu'on peut trouver sur le site du journal Les Echos n° 19491 du 05 Septembre 2005, le texte suivant : " ... / ... Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture, Charentais de coeur et de naissance, et Gérard Larcher, son collègue chargé des relations du Travail, étaient venus pour la circonstance décorer Lionel Breton, PDG de Martell ... / ... " Or le Cognac Martel est la propriété de Patrick Ricard.

Cette cérémonie est assez amusante dans le sens où le ministre (fonction oblige) est lui même un des plus fervents adversaire de la consommation excessive d'alcool pour les automobilistes. Au point de proposer la mise en place d'éthylotests sur les véhicules : "Pour que l'on puisse à tout moment s'auto-évaluer, l'éthylotest sera généralisé dans les voitures, et vraisemblablement obligatoire un jour. Deuxièmement, j'ai demandé aux constructeurs automobiles d'envisager l'éthylotest embarqué, en série, comme il y a l'allume-cigare" - Source RMC

Mais lorsqu'on est Président du conseil général de la Charente-Maritime, producteur de Cognac et de Pineau et qu'on pourrait être, comme l'explique l'Express, candidat aux régionales : "Nicolas Sarkozy veut convaincre Dominique Bussereau d'être tête de liste aux régionales de 2010 en Poitou-Charentes, face à Ségolène Royal ... / ... " Bien que notre ministre (selon l'Express) : "rechigne à mener ce combat : il est président du conseil général de la Charente-Maritime depuis seulement un an et possède un autre mandat électif, celui de conseiller municipal de Saint-Georges-de-Didonne" un peu de lobbying auprès des producteurs/électeurs, ne fait jamais de mal ...




01 septembre 2009

La Suisse n'est plus tendance ? : Fraudeurs fiscaux, d'autres endroits vous tendent les bras !

Si la Suisse a toujours eu des habitudes déplorables en termes de protection de capitaux à origine douteuse, elle a bon dos en moment et la focalisation dont elle fait l'objet fait oublier un peu vite que le monde est truffé de paradis fiscaux qui vont prendre ou on déjà pris le relais de la confédération Helvétique

Nous évoquions hier, dans Slovar, les rodomontades de notre ministre du budget qui brandissait le chiffre de 3000 exilés fiscaux français en Suisse, le tout, de façon anonyme et donc invérifiable.

Eric Woerth s'est fait menaçant en donnant jusqu'à la fin de l'année à ces récalcitrants pour avoir rapatrié leurs fonds et payé leur du.

Nouveau miracle de la dialectique sarkozienne : On va régler le problème en parlant vite et fort, moraliser et refonder le capitalisme tous seuls !

Or, une très intéressante interview parue dans le journal Swiss Info nous explique le marché de dupes qui est en train de se mettre en place sous les yeux impuissants (ou complices) de certains chefs d'état ou de gouvernement du G20 et des populations a qui on a promis de réguler la finance internationale.

Swiss info est allé interviewer Thierry Afschrift (grand spécialiste du droit fiscal européen) Avocat inscrit aux barreaux de Bruxelles, Luxembourg, Madrid et Genève et professeur à l'Université libre de Bruxelles.

Extraits :

... / ... swissinfo: Le secret bancaire est de nouveau la cible de toutes les attaques – elles proviennent non seulement des Etats-Unis, mais également du G7, du G20, de l'UE, de l'OCDE. Qu'en pensez vous?

T.A.: Tout dépend de ce qui se passera au niveau mondial. Les seules attaques à redouter, ce sont celles qui pourraient venir de l'OCDE et du G7, 8 ou 20. Dans ce contexte, c'est paradoxalement un Etat communiste, la Chine, qui détient la clé du secret bancaire.

C'est en effet à Hong-Kong qu'il est le mieux protégé – Pékin en a besoin. Aussi longtemps que Hong-Kong tiendra bon, le secret bancaire survivra partout sous une forme ou sous une autre. Or, Hong-Kong est jusqu'à présent resté sourd aux appels de l'Union européenne et Singapour s'abrite derrière lui.

swissinfo: Et la Suisse derrière ces deux places financières, et le Luxembourg derrière la Suisse, etc....

T.A.: Le Luxembourg a une position constante: il fera comme la Suisse, ni plus, ni moins. La Suisse, quant à elle, a beau jeu de dire aux Européens: ça ne sert à rien d'essayer de nous imposer des obligations qui risquent de provoquer une fuite des capitaux vers Hong-Kong ou Singapour, qui sont des places financières importantes et crédibles.

C'est même antidémocratique: si le secret bancaire saute en Suisse, seuls les petits fraudeurs en pâtiront. Les grosses fortunes pourront toujours se permettre d'aller en Asie, pas les petits pensionnés.

... / ... swissinfo: La France a déjà obtenu gain de cause, non?

T.A.: Oui. La Suisse et la France ont récemment signé un avenant à leur convention prévenant la double imposition. Il prévoit que la Suisse devra fournir des renseignements bancaires sur des cas de fraude, au sens français du terme, qui est large, chaque fois que la France le réclamera, sur base de soupçons établis. Ce que la France a obtenu, les autres pays de l'Union pourront l'obtenir aussi.

swissinfo: Ce serait problématique?

T.A.: Une fois de plus, les petits contribuables, incapables de fonder une société au Panama ou de placer leurs capitaux en Asie, seraient les premières victimes de ce compromis. C'est un peu cynique, mais c'est souvent comme cela que se résolvent les problèmes ... / ...

Car attention, comme l'explique Thierry Afschrift, l'enjeu est de taille pour l'avenir de la Suisse et par extension de tous les pays qui ont basé leur développement uniquement sur les services financiers (comme la Grande Bretagne par exemple) :

Si le secret bancaire disparaît, ce qui fera la différence, c'est la productivité. Or, à ma connaissance, les banques helvétiques n'ont pas démontré qu'elles offraient un meilleur rendement au portefeuille moyen de l'investisseur que leurs concurrentes britanniques, américaines ou chinoises. Elles ont déjà toutes des bureaux – pas de simples boîtes aux lettres – à Nassau ou à Singapour. Le problème, c'est que la Bank of America peut y aller aussi.- Source Swiss info

Les propos de Thierry Afschrift confirment ce que les milieux bancaires disent du bout des lèvres : Les plus gros dépôts sont déjà partis pour Hong Kong ou Macao et on va, sommes toutes, ne capturer que du petit gibier. Car au delà du coup de "terreur" organisé par Eric Woerth, la prochaine réunion du G20 ne fera qu'entériner une situation qui a été quasiment officialisée par l'OCDE

" ... / ... La Chine figure sur une liste "blanche", sur laquelle figure les Etats qui ont sensiblement amélioré leur législation pour l'adapter aux normes internationales. L'OCDE constate en revanche que Hong Kong et Macao, deux régions administratives spéciales chinoises se sont pour l'instant "limitées à des engagements"... / ... - Source L'Express

D'ailleurs, un Juriste en fiscalité internationale de la sociétéHK est formel dans un forum portant le nom de "Bonjour Chine":

L'engagement d'Hong Kong et de Macao de se conformer aux standards internationaux n'implique pas de modification quant à la fiscalité appliquée à Hong Kong et au maintien du secret bancaire dans le cadre d'opérations économiques justifiées (import-export et prestations de services).

Cette liste est conforme aux attentes de la Chine. Jeudi 2 avril 2009, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, M. Qin Gang, a assuré que la Chine était solidaire de l'initiative de lutter contre le paradis fiscaux à condition qu'Hong Kong et Macao n'en fassent pas partie: "La Chine est un pays responsable et soutient absolument les efforts internationaux visant à résoudre le problème actuellement posé par les paradis fiscaux", a déclaré M. Qin Gang. "Mais notre point de vue ne serait pas le même si les régions chinoises sous administration spéciale de Hong Kong et de Macao était considérées comme des paradis fiscaux".

Les conventions fiscales de non-double imposition signées avec Hong Kong (notamment avec la Belgique, cf. http://www.societe-holding.com/convention-fiscale.html) continuent donc de s'appliquer. - Juriste en fiscalité internationale pour http://www.societeHK.com (création et gestion de société à Hong Kong) - Liste officielle de l'OCDE

Il n'y a d'ailleurs qu'une simple recherche à effectuer sur le Web pour trouver des opérateurs qui ne se cachent pas et vous proposent des services parfaitement clairs.

Voici les principaux avantages d’une société offshore à Hong Kong:

- Pas d’impôt sur les sociétés ni sur les bénéfices
- Pas de T.V.A
- Pas de droit de succession sur les actions détenues par les non-résidents
- Une seule personne est nécessaire pour la constitution de la société
- Pas de capital minimum pour constituer la société
- Anonymat garanti des actionnaires et des directeurs
- Le secret bancaire est respecté
- Enregistrement de votre société en 7 jours
- Parfaite transparence vis-à-vis de vos clients et fournisseurs
- La meilleure renommée et image dans le milieu des sociétés offshore et internationales

Enfin, un point important: il n’est pas nécessaire de résider à Hong Kong pour y créer une société ou d’y exercer des activités commerciales.

... / ...

Le régime fiscal de Hong Kong est simple, il est basé sur la territorialité des activités commerciales. Concrètement, vous contrôlez les activités de votre société offshore en France et achetez des produits auprès de vos fournisseurs en Asie du Sud-Est que vous revendez à vos clients en Europe, l’imposition sera de 0%!

- Seuls les bénéfices et les revenus tirés directement de Hong Kong sont imposés
- Il n'y a pas d'impôt sur les gains en capital, les dividendes ou les intérêts
- La réglementation concernant les déductions fiscales pour l'investissement et l'amortissement est généreuse
- Hong Kong n'a pas de taxes de vente ou de taxes sur la valeur ajoutée - Source Ascon Group

Cette "trouvaille" est néanmoins celle du petit gibier évoqué plus haut, puisque les initiés ont déja pris place sans attendre dans le nouvel eldorado fiscal !

Piqués au vif et montrés du doigt comme le seul pays responsable de l'évasion fiscale, les banquiers helvétique n'hésitent pas à "balancer". Nous attirons votre attention sur le texte publié par l' ASSOCIATION DES BANQUIERS PRIVES SUISSES portant le titre : "Le G20 ou quand les gros se ménagent et s’en prennent aux petits - Par Michel Y. Dérobert, Secrétaire général de l’Association des banquiers privés suisses"

Extraits :

" ... / ... Seuls les initiés sauront expliquer pourquoi l’Argentine a l’honneur de la liste blanche alors que le Brésil ne se retrouve nulle part, un « no man’s land » où l’on suppose aussi la présence de l’Afrique du Sud, de l’Arabie Saoudite, de l’Inde et de l’Indonésie, par exemple. Cette « non-catégorie » englobe aussi des pays industrialisés, comme Israël, ainsi que les dépendances chinoises de Hong-Kong et Macao, qui ont été détachées de la Chine (liste blanche) à la faveur d’une note de bas de page. Seul un lecteur attentif et doué d’un esprit déductif aura compris que les auteurs de ce classement auraient voulu ranger dans la liste grise ces « Special Administrative Regions ». Mais les dirigeants chinois, s’inspirant sans doute du modèle américain, s’y sont apparemment opposés.

... / ... D’un point de vue politique, il fallait s’attendre à ce que les pays représentés au G20 se ménagent mutuellement. D’où l’extrême discrétion à propos des territoires américains et chinois évoqués plus haut. D’où les questions qui se posent aussi à propos des pays « oubliés », dont on ignore s’ils doivent être considérés comme plutôt bons ou plutôt mauvais ... / ... "

En effet, il est bon de rappeler que les États-Unis font partie de la liste blanche de l'OCDE et cela sans aucune note désignant les pratiques opaques d’États tels que le Delaware ou le Wyoming. Et pour terminer, les petits malins pourront toujours dans l'immédiat se tourner vers quelques pays en passe de devenir tendance, du moins jusqu'à fin 2010 : "... / ... Israël, la Slovénie et l'Estonie sont engagés dans des négociations d'adhésion à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui compte actuellement trente membres. Ces discussions pourraient aboutir en 2010 .../ ... " - Source Cbanque

Tremblez spéculateurs et évadés fiscaux de tous poils .... c'est Eric Woerth qui vous le dit !




31 août 2009

Evasion fiscale : Eric "Oui-Oui" Woerth prêt à faire un malheur !

Le ministre du Budget, a annoncé qu’il disposait sur son bureau d’une liste de "noms de 3 000 contribuables détenteurs de compte dans des banques suisses". On serait tenté de lui répondre : "Des noms, des noms"

Opération de communication destinée à masquer les précédentes informations de l'été ?

Si l'actualité de la dernière quinzaine du mois d'août a été plus ou moins bien maîtrisée par les services de communication de l'Elysée, il n'en reste pas moins, que l'intervention du Chef de l'Etat sur la supposée réforme des bonus des traders des banques est parfaitement tombée à plat.

Il n'y avait qu'à lire ou écouter les réactions des français qui dans leur très grande majorité se montaient goguenards vis à vis de ce nouveau coup de menton !

Ces mêmes français qui ont suivi les tribulations et déclarations du "bon" monsieur Novelli "à la recherche de la TVA perdue".

En effet, le ministre, aura passé une grande partie des mois de juillet et août à persuader les français, que les prix de la restauration avaient manifestement baissé, alors que ceux-ci, ont pu constater que les 2,35 milliards d'euros sont bel et bien tombés dans la poche d'une profession a qui ont avait imposé sans aucune obligation.

Car comme l'expliquait Christine Pujol, présidente de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie le 30 juin 2009 : "La baisse des prix n'est pas une obligation, il n'y aura pas de sanction, mais la sanction viendra du client" - Source Le Monde

En attendant, ce qui est pris est pris et les français payeront d'une façon ou d'une autre cette aide même pas déguisée.

Et enfin, les dernières rodomantades d'Eric Woerth, auront bien fait rire les français pour leur retour de congés.

" ... / ... Le ministre du Budget, a annoncé qu’il disposait sur son bureau d’une liste de «noms de 3 000 contribuables détenteurs de compte dans des banques suisses dont une partie correspond très probablement à de l’évasion fiscale». Le tout pour une valeur estimée de trois milliards d’euros.

A Bercy, on refuse de donner le moindre détail. Woerth a juste précisé, un peu plus tard sur RTL, que cette prise a été rendue possible grâce à «deux établissements bancaires suisses qui ont fourni spontanément un certain nombre de noms de leurs clients sans que l’administration fiscale en soit informée». En clair, la révélation de cette liste n’aurait rien à voir avec la signature, jeudi, d’une convention entre la France et la Suisse, levant la protection du secret bancaire. Cette convention permet, à partir du 1er janvier 2010, l’échange d’information en cas de fraude fiscale (sous certaines conditions), mais interdit explicitement à la France la possibilité «d’aller à la pêche aux renseignements». D’après Bercy, donc, la fameuse liste serait le butin de la seule cellule de régularisation, créée au sein du ministère des Finances en avril, pour pister l’évasion fiscale ... / ..." Souce Libération

Cellule de régularisation ?

" ... / ... Le 20 avril dernier, lors de la présentation des déclarations de revenus cuvée 2009, Eric Wœrth, ministre du Budget, annonçait avec satisfaction la création d’une cellule de régularisation des avoirs non déclarés dans les paradis fiscaux. A la suite des engagements internationaux de lutte contre la fraude fiscale et du renforcement des échanges de renseignements entre la France et les pays tiers, Bercy voulait ainsi souligner que le contribuable français aurait tout intérêt à déclarer spontanément ses comptes et ses biens étrangers.

Cette menace à peine voilée de poursuites fiscales ne semble pas pour le moment avoir beaucoup d’effet. A peine un mois après son lancement, cette cellule n’a reçu que 220 appels téléphoniques dont 60 % émanant de particuliers et 40 % d’avocats. Et suite à ces appels, seuls 40 rendez-vous de régularisation ont été fixés. On ne peut pas franchement parler de ruée des contribuables et le ministère des Finances se garde bien de crier victoire. Le rapatriement des milliards d’euros détenus par des milliers de Français à l’étranger n’est pas pour demain.

C’est assez logique car cette procédure proposée au contribuable n’a rien d’une amnistie fiscale. Même s’il se montre coopératif, le redevable n’est pas dispensé du paiement des impôts exigibles. Qui plus est, il est obligé de payer des pénalités de retard de 0,40 % par mois et éventuellement des majorations parfois dures à avaler quand elles atteignent 80 % comme en cas d’abus de droit. Le ministre a bien promis que ces pénalités feraient l’objet de modulations de paiement pour tenir compte de la démarche spontanée du contribuable. Mais si ce dernier doit verser au fisc la quasi-totalité de ses avoirs détenus à l’étranger, on voit mal l’intérêt de régulariser sa situation ! ... / ... " Source L'Express

Mais aussi :

21/04/09 - "L'administration fiscale va se montrer plus accueillante avec les expatriés ou les non résidents qui souhaiteraient revenir en France. Un service d'accueil spécialisé est désormais à leur disposition. Ses décisions engageront le fisc, ce qui devrait éviter la remise en cause ultérieure de la situation fiscale de ces candidats au retour.

Depuis la mise en place du bouclier fiscal, le gouvernement français met tout en oeuvre pour faire revenir sur le territoire hexagonal ceux qui l'avaient quitté pour échapper à la trop forte pression fiscale et plus souvent à l'impôt de solidarité sur le fortune (ISF). Mais l'insécurité juridique règne en la matière, les différentes inspections des impôts n'appliquant pas toujours les mêmes règles. Pour y remédier, le ministre du budget a annoncé ce matin la mise en place d'un "service d'accueil des non-résidents et expatriés (SANR) à la direction générale des Finances publiques", destiné à recevoir les expatriés ou les exilés fiscaux qui souhaitent revenir sur le territoire français.

Un service personnalisé

"S'ils reviennent s'installer en France, il faut que les conditions de sécurité juridique et fiscale soient les plus claires possibles", a précisé Eric Woerth. "Une équipe spécialisée est mise en place, habituée à traiter des questions fiscales complexes et elle sera, tout au long de leur démarche de retour, leur interlocuteur unique, pour toute nature d'impôt (IR, ISF, succession,...) et sera aussi en mesure d'offrir un service global, personnalisé et adapté à leurs besoins", selon Bercy.

Où s'adresser ?

A la Direction Générale des Finances Publiques, Service d'accueil des non-résidents, Bureau des agréments et rescrits, 86-92 allée de Bercy Télédoc 957. Teléphone : 01 53 18 19 46. Adresse électronique : sanr@dgfip.finances.gouv.fr. ... / ..." Source Les Echos

Ce qui signifierait que le bouclier fiscal et les nombreuses mesures prises par le Président, son gouvernement et sa majorité n'ont bénéficié d'aucune confiance de la part de ceux qui jouent à saute frontière avec leur argent. Et pourtant, dans son ABECEDAIRE, l'UMP écrivait :

Le président de la République et le gouvernement ont déjà commencé à baisser les impôts :

* bouclier fiscal à 50 %, contre 60 % précédemment, pour que le montant des impôts directs versés par le contribuable ne dépasse plus la moitié de ce qu'il gagne ;
* réduction de l'ISF de 75 % des montants versés à la recherche et à des fondations ou investis dans les PME ;
* suppression des droits de succession, sauf pour les familles les plus riches ;
* déduction des intérêts d'emprunts immobiliers de l'impôt sur le revenu ;
* défiscalisation et exonération de charges sociales des heures supplémentaires ;
* exonération d'impôt sur le revenu des salaires tirés du travail étudiant pour les jeunes de moins de 26 ans, dans la limite de trois fois le Smic mensuel par an ;
* suppression de l'imposition forfaitaire annuelle (IFA) dès 2009.

Pour aller plus loin, une « revue générale des prélèvements obligatoires » est actuellement menée par Christine Lagarde. Cette « revue » évalue l'impact économique des impôts et les possibilités de simplification du système fiscal. Des propositions concrètes seront faites au printemps. - Source ABECEDAIRE de l'action de Nicolas Sarkozy de François Fillon et du Gouvernement

Ce n'était sans doute pas assez pour ces évadés fiscaux ?

Puisque, comme nous l'explique Libération :

" ... / ... Difficile en effet de savoir ce qui se négocie concrètement dans le bureau d’un agent du fisc pour faire revenir au bercail des grandes fortunes françaises. Par exemple, fin juillet, Bercy était très heureux d’annoncer que 19 des 64 groupes familiaux français suspectés de fraude fiscale au Liechtenstein ont bien été «régularisés». Ce qui aurait fait rentrer dans les caisses de l’Etat un petit chèque de ... 5,8 millions d’euros ... / ... " - Souce Libération

Comment ! Il existerait encore 45 groupes "familiaux français" qui n'auraient pas confiance dans la politique de notre "refondateur du capitalisme" et du "système financier international" ? ... au Liechtenstein ! même Xavier Bertrand si prolixe ce matin sur Europe1 semble l'ignorer ...

Enfin, l'essentiel est d'y croire et d'essayer de faire oublier la suppression de l'avantage "outrancier" des mères de famille qui "pourraient voir ramener à un an par enfant au lieu de deux leurs annuités supplémentaires, et verraient ainsi leur retraite diminuer", tout en maintenant ... les niches fiscales ...

"Pour préserver des recettes fiscales qui s'effondrent sous l'effet de la crise, les députés de la majorité se déclaraient prêts soit à diminuer toutes les réductions d'impôts de 10 %, soit à instaurer une franchise de 1 % sur le total des réductions que peut cumuler un contribuable par le biais des niches. Ces dépenses fiscales, au nombre de 469 en 2009, représentent un coût de près de 70 milliards d'euros cette année selon les documents budgétaires, souligne La Tribune .

"... / ... Pour Gilles Carrez, "il aurait été ennuyeux de décider de nouvelles limitations des niches fiscales alors même qu'aucun bilan des décisions prises à l'automne dernier n'a été effectué". "Avec le débat sur la taxe carbone, il fallait éviter de prêter le flanc à la critique d'une droite alourdissant la fiscalité", souligne de son côté Pierre Méhaignerie" Source Le Point


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