13 juin 2007

Point presse de Laurent Fabius au Parti socialiste

Laurent Fabius animait ce 12 juin le point presse quotidien de campagne du PS.

Il a lancé un appel à la mobilisation le 17 juin prochain car "plus les socialistes seront nombreux à l'Assemblée, plus nous pourrons proposer et résister".

Il est revenu sur le projet de création d'une "TVA sociale" par le gouvernement. Cette TVA "signifie qu’on va financer des avantages fiscaux réservés à quelques uns par une ponction sur l’ensemble de la population puisque tout le monde paie la TVA et d’autre part qu’il risque d’y avoir une augmentation des prix qui viendra ponctionner le pouvoir d’achat", a-t-il déclaré.

Il a également écarté toute combinaison entre le Parti socialiste et le Modem. "Il n’y a pas lieu d’avoir de combinaison sur ce point entre les responsables, entre les appareils. C’est aux électrices et aux électeurs de décider", a-t-il expliqué.

Interrogé sur les tensions internes au PS sur cette question, l’ancien Premier ministre s’est présenté comme un "sage actif" qui se garde d’envenimer le débat, espérant que cette attitude de responsabilité soit "contagieuse". "Combativité et unité !", a-t-il invité.



Source
Le site de Laurent FABIUS

11 juin 2007

Défaite des idées ?

COLUCHE disait « si la France avait été à gauche ça se saurait ». Ils étaient pourtant 47% à ne pas vouloir d’une victoire de Nicolas SARKOZY. 47% dont la plupart avaient choisit clairement des candidats aux idées de gauche au premier tour.

Résultat à l’arrivée :

39% d’abstention et l’UMP en passe de gagner autant de sièges qu’aux temps bénis du gaullisme. En clair, les partis de gauche se sont « mis minables » comme disent les plus jeunes.

A tout seigneur tout honneur : Le Parti socialiste.

Mais qu’est ce que c’est que ce parti qui a plus de porte paroles que la totalité des mouvements politiques français ? La droite n’avait, hier soir, même pas besoin d’en rajouter !!!

Il est impensable que le même soir, l’ex candidate à la présidentielle, le premier secrétaire et les concurrents à la primaire socialiste se ruent sur un micro pour donner des points de vue divergents.

Pendant combien de temps, le Parti Socialiste va -t-il essayer « d’acheter » les voix de François BAYROU alors que la majeure partie des 18% qu’il a obtenu à la présidentielle venaient de votes (socialistes) anti-ROYAL ?

Le Parti Socialiste a t-il vocation a faire du « mécénat » pour le MoDem, un mouvement dont les fondamentaux sont pour la plupart similaires à ceux des partis de droite ou du centre droit ? A moins que les thuriféraires du « New Labour » de Tony BLAIR (droite déguisée en gauche) n’essayent de transformer le Parti en une machine de centre gauche qui appliquerait un programme que le centre droit pourrait revendiquer.

« Ne pas donner tous les pouvoirs à un seul camp » n’est pas un argument électoral !!! N’utiliser que celui-ci revient à avoir honte des propositions qui ont fédéré 47% de l’électorat ? Ce n’est pas le programme qui est responsable de l’échec mais le peu d’appétence de nombreux dirigeants socialistes à le défendre. Alors, que penser d’un candidat pour 2012 désigné en 2008 ou d’une sociale démocratie "made in DSK" comme seuls repères pour les électeurs de gauche ?

N’est ce justement pas parce que la gauche ne s’est pas battue sur ses valeurs qu’elle subit un tel revers ? La rencontre avec François BAYROU entre les deux tours de la présidentielle était-elle indispensable ? Comment imaginer de trouver au pied levé un accord avec quelqu’un qui défendait (entre autres) bec et ongles le contrat de travail unique à droits progressifs que la candidate socialiste rejetait ?

L’extrême gauche

C’est bien d’être ancré dans une culture d’opposition systématique mais qu’avec vous fait, LCR, de vos 4% de voix à la présidentielle ? A placer la gauche parlementaire au niveau de la droite, vous donnez au peuple français un raz de marrée de … droite. Crédibilité ?

Les partis anti-libéraux

Quant au PCF qui oscille entre changer de nom et se structurer avec d’autres courants anti-libéraux qui n’osent pas y aller comment l’électeur peut-il s’y retrouver ? Qu’attendez-vous pour vous fédérer et oublier vos petites luttes de pouvoirs ?

Les VERTS

Suite et fin ? En aura t-il fallut du dogmatisme et des combats fratricides pour en arriver là. Si certains élus ont déjà quitté le navire pour rejoindre d’autres cieux politiques, le temps n’est-il pas venu pour le mouvement d’essaimer dans les autres partis de gauche et de fermer la parenthèse de l’écologie politique ?


Du Parti Socialiste à la gauche anti-libérale et passant par les écologistes, plus que la refondation, c’est une union des forces de gauche que de nombreux français attendent. Cessez d’attendre une femme ou un homme providentiels, la gauche doit travailler dans le même sens et afficher clairement ses valeurs. La lune de miel entre le Président et les français sera de courte durée, il va falloir être prêts au combat et surtout pour les échéances municipales, régionales et européennes.

Alors, quand à savoir qui est le plus représentatif, le plus anti-quelque chose, a les plus grand nombre de militants dans son courant, ce n’est pas cela qui produira l’étincelle du renouveau.

Cette étincelle, provoquez la ! Ils sont des millions à avoir envie de participer et d’agir dans le cadre d’un grand mouvement d’union des forces de gauche.

Maintenant, c’est vous qui voyez … mais sans attendre !!!

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Le lien social

08 juin 2007

Motivés, motivés, ....

D'accord, notre président s'est fait de nouveaux copains au G8,
D'accord, il tape dans le dos de tout ce que la planète compte de puissants,
D'accord, il fait du jogging à tel point qu'on se demande s'il ne se prépare pas à faire partie de la délégation française aux JO de Pékin
D'accord, notre président aime les vacances studieuses sur la côte d'azur,
D'accord, il est tellement actif qu'on a l'impression qu'il a été cloné,
D'accord, la femme du président est le meilleur vecteur de communication de la marque PRADA,

Alors, à Slovar, on a décidé de vous motiver un peu :

Pas d'accord pour un contrat de travail unique qui permettra de licencier sans procédure et supprimera à terme le recours aux prud'hommes ?
Pas d'accord avec le fait que le bouclier fiscal à 50% supprime l'ISF de fait ?
Pas daccortd avec la suppression progressive du droit de grêve ?
Pas d'accord pour l'exonération de charges sur les heures supplémentaires alors que plus de 4 millions de français sont précaires ou chômeurs ?

Et comme le dit judicieusement le magazine Mariane, La rupture ce n'est pas de reconduire les sortants UMP qui viennent de faire un mandat de 5 ans. nous ajouterons : "et que les français ont largement santionné aux européennes et régionales"

Maintenant, vous avez le choix entre deux visions de la société française pour les cinq ans à venir. Et, contrairement au BAC, si vous vous trompez, il n'y aura pas de session de rattrapage.

C'est long 5 ans pensez-y !!!

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Remerciement à Miss Julie

04 juin 2007

Déclaration d’ Hervé BRAMY - Communiqué de presse

La divulgation du rapport de l’Institut National des Hautes Etudes de Sécurité (INHES) sur les relations entre la police et la population de la Seine-Saint-Denis est un cinglant désaveu de la politique sécuritaire de l’ex Ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy.

A la suite d’Eric Raoult, Patrick Devedjian, dirigeant national de l’UMP, s’est empressé d’allumer des contre-feux en s’en prenant violemment aux communistes qui auraient « ancré
les gens dans la misère ». Il s’agit-là de propos scandaleux qui ne trompent personne. Les habitants de la Seine-Saint-Denis, les jeunes, sont victimes des politiques ultra-libérales aux lourdes conséquences humaines et sociales : discriminations, chômage, précarité, habitat indigne, échec scolaire …

Tous nos engagements, toutes nos actions, visent au contraire à combattre les conséquences de ces politiques, y compris dans la lutte pour la prévention de la délinquance. Parce que vivre en sécurité est un droit, le Conseil général est un partenaire actif de tous les contrats locaux de sécurité dans les transports en commun. Il assume ses compétences dans toutes les actions de prévention de la délinquance en finançant les clubs de prévention qui permettent la présence sur le terrain de nombreux éducateurs (5531 jeunes ont un accompagnement individualisé). Le budget consacré à ces actions, 10 millions d’euros en 2006 augmente de 15% en 2007.

Je n’accepte pas que le nouveau Président du Conseil général des Hauts-de-Seine, Département le plus riche de France, vienne nous donner des leçons. Je n’accepte pas qu’une nouvelle fois, la Seine-Saint-Denis soit instrumentalisée pour des déclarations politiciennes à quelques jours des élections législatives.

En conséquence je demande avec la plus grande fermeté : - la publication intégrale du rapport de INHES,
- la réunion sous l’égide du Ministre de l’intérieur ou du Préfet de tous les élus de Seine-Saint-Denis pour tirer les conséquences de ce rapport et prendre les décisions qui s’imposent,
- Le déploiement sur le terrain d’une police de proximité dotée des moyens indispensables à son action comme je l’ai toujours demandé,
- La création des moyens nécessaires au bon fonctionnement de la justice et des services de la P.J.J (protection judiciaire de la jeunesse),
- L’affirmation d’une volonté nationale de tout faire pour assurer de bonnes conditions de scolarité et de formation professionnelle à tous les jeunes de Seine-Saint-Denis. La création d’un observatoire de la réussite comme le demandent les élus, les enseignants et les parents d’élèves,
- Le soutien à tout le tissu associatif, culturel et sportif, - La lutte déterminée contre toutes les discriminations et pour l’accès de tous à l’emploi,
- L’attribution à la Seine-Saint-Denis d’une dotation spécifique de solidarité pour
construire l’égalité républicaine.
Plutôt que de se poser en donneur de leçons depuis ses bureaux feutrés de l’Ouest parisien, Monsieur Devedjan ferait mieux de prendre connaissance des propositions d’urgence que j’avais publiées durant les émeutes urbaines de novembre 2005. Aucune n’avait alors été prise en compte par le Gouvernement. Je demande enfin un débat contradictoire et public avec Monsieur Devedjian. Je veux croire que mon collègue Président des Hauts-de-Seine ne se dérobera pas.

Hervé BRAMY,
Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis
Bobigny, le 4 juin 2007

01 juin 2007

Sarkozy super star !!!

L'UMP obtiendrait une très forte majorité aux législatives de juin, remportant de 410 à 450 députés, selon un sondage IFOP à paraître jeudi dans Paris Match, qui crédite le parti présidentiel de 41% d'intentions de vote.

67% des personnes interrogées se disent sûres de leur choix, 33% peuvent encore changer d'avis. C'est à croire que les français sont devenus tous des fans de notre président et de son style comme en atteste la photo ci-dessous.

Non, c'est une blague de nos amis de lobofakes. En attendant, il serait peut être judicieux de d'éviter de s'abstenir parce que la presse et les instituts de sondages nous affirment que l'UMP aura une majorité plus qu'absolue. Les quelques 47% de votants pour Ségolène ROYAL pourraient sans doute contredire les média "lou ravi"

30 mai 2007

La réalité sociale de l'Europe ?

Il nous arrive parfois de nous demander quelles réflexions la commission européenne mène afin d'améliorer le sort des habitants des 25 pays de l'Union.

J'en vois déja qui lèvent les yeux au ciel en disant : "Oh, à part de nouvelles règlementations ou restrictions ..."

Et bien non, (échec du réferendum en France ou Pays Bas ?) il arrive à la commission de réfléchir à des enjeux majeurs comme : les enjeux sociaux.

La Commission a lancé une consultation ouverte à tous les citoyens sur les réalités sociales en Europe. Elle recueille ainsi des avis sur les tendances sociales actuelles et sur le "bien-être" aujourd'hui et les facteurs qui y contribuent, d'après les Européens. Cette phase d'écoute doit précéder toute éventuelle option politique ultérieure concernant le rôle des institutions européennes dans ce domaine.

Un rapport/ questionnaire a d'ailleurs été rédigé en ce sens :

DOCUMENT CONSULTATIF DU BUREAU DES CONSEILLERS DE POLITIQUE EUROPÉENNE LA RÉALITÉ SOCIALE DE L'EUROPE
par Roger Liddle et Frédéric Lerais - Avec l'assistance de Tassos Belessiotis, Marcel Canoy, Maria da Graca Carvalho, Jonas Condomines, Vitor Gaspar, Agnès Hubert, Anna Melich et Peter Smith .

Clause de non-responsabilité
L’analyse contenue dans le présent rapport est celle des auteurs et ne reflète pas nécessairement l'avis de la Commission européenne.

Bien que je doute pas que vous lirez l'intégralité des 67 pages (sources comprises), je vous popose néanmoins quelques "temps forts" de celles-ci

Tendances : La mutation actuelle des sociétés européennes

Tous les États membres constituent des sociétés relativement ouvertes, façonnées par les forces du capitalisme moderne à l'oeuvre au plan international et par les courants culturels mondiaux.

Son engagement social (L'Union européenne) en faveur des droits des travailleurs, du dialogue social, de l’égalité entre les hommes et les femmes et son action contre toutes les formes de discrimination, couplé au rôle prépondérant qu’elle a joué en matière d'environnement et de protection des consommateurs sont à la fois la cause et la conséquence de la transformation sociale en Europe.

il serait inexact d’affirmer que les sociétés européennes actuelles ont été essentiellement modelées par la mondialisation. La réalité sociale de l'Europe est plus complexe. Il est vrai que, pour nos sociétés, le changement a été rapide au cours de la génération passée, mais c'est un mythe de croire qu'il existe un «modèle social européen» immuable qui serait maintenant soumis au «choc de la mondialisation»

Pour l’essentiel, le changement social répond toutefois à une dynamique interne. La trajectoire rapide de l'Europe vers une économie postindustrielle de la connaissance et des services transforme la nature du travail et des divisions entre classes sociales ainsi que les conditions d'accès aux opportunités économiques, l'ampleur de la mobilité sociale et l'incidence de la pauvreté et des inégalités.

Il a été démontré que l’État providence se caractérise par des dynamiques complexes qui lui sont propres, dont nos sociétés ne s’imprègnent que lentement et qu’il est difficile de modifier. Les Européens ne peuvent dès lors rendre la mondialisation responsable des difficultés que connaissent aujourd’hui nos sociétés.

l'augmentation des nouveaux types d'emploi qualifié s'accompagne d'une forte progression des emplois dans les services – cafés, hôtels, magasins, supermarchés et stations-service –, ainsi que des emplois d’utilité publique comme les brancardiers et les agents de la santé. Les femmes sont fortement représentées dans ce secteur de services non qualifiés ainsi que dans les emplois de bureau routiniers et dans plus d'un quart des emplois à temps partiel. Bien que la satisfaction au travail soit généralement élevée parmi les femmes employées à temps partiel (nombre d'entre elles appréciant particulièrement le contact social qu'apporte le travail et la possibilité d'un meilleur équilibre entre activité professionnelle et vie privée)

Le citoyen-consommateur

Dans un couple, la naissance d'un enfant résulte en général d'un choix délibéré. L'Europe est entrée dans l'ère de l'«enfant précieux», ce qui entraîne des problèmes concernant notamment la sécurité des enfants et les violences sexuelles. La richesse se traduit par l'apparition d'une large gamme de jouets pour enfants, de jeux et d'activités éducatives. Cette abondance fait des privations relatives liées à la pauvreté touchant les enfants un réel problème social, même lorsque les besoins matériels de base en matière d’alimentation, de logement, de vêtements et de chaussures ont été satisfaits. Parallèlement, de nouveaux problèmes comme l'obésité infantile et l'hyperactivité avec déficit d'attention ont émergé.

Les gens sont-ils satisfaits de leur travail?

Les «bons» emplois industriels, souvent dans de grandes entreprises et protégés par des syndicats, disparaissent et ont tendance à être remplacés par des emplois de service de type «McDonald’s», perçus comme n'ayant à offrir qu'un statut subalterne ou peu de perspectives. Il y a lieu de modifier ces perceptions en démontrant que l’acceptation de ce type d’emplois situés au bas de l’échelle du marché du travail peut constituer une première étape sur la voie de la progression sociale.

Les enquêtes montrent en effet que les personnes plus instruites, percevant un salaire plus élevé, sont davantage motivées par le travail de manière intrinsèque, alors que les motifs instrumentaux tendent à être plus importants chez les plus jeunes, qui sont en train de construire une carrière et un foyer.

Accès aux possibilités éducatives

De nombreuses villes sont maintenant confrontées au défi de la diversité ethnique et linguistique. Dans le même temps, certains États membres doivent assumer l'impact de l’«exode des populations blanches» dont les Pays-Bas parlent ouvertement comme d'un problème majeur.

La pauvreté et son impact sur l'accès aux possibilités d'avancement social

Paradoxalement, étant donné le défi que le présent document vient de décrire en matière de viabilité, dans toute l'Union européenne, les ménages avec enfants se trouvent généralement dans une moins bonne situation que ceux qui n'en ont pas.

Si la pauvreté est un épisode court, elle est moins grave que si elle est durable.

Le taux de pauvreté des enfants dans les familles nombreuses est également plus élevé lorsque les mères s'occupent à temps plein de leur famille et que l'homme soutien de famille perçoit un bas salaire

Les enfants pauvres, plus que les autres, souffrent de privations, sont désavantagés, en mauvaise santé et ont de mauvais résultats scolaires. Ils courront plus de risques de se retrouver au chômage, d'occuper des emplois à bas salaire, de vivre dans des logements sociaux, d'avoir des démêlés avec la police et d’être confrontés à des problèmes d'alcoolisme et de toxicomanie en tant que jeunes adultes. De plus, dans la plupart des pays, ils sont susceptibles de transmettre leur manque de débouchés à leurs propres enfants ...

Troisièmement, certains spécialistes en sciences sociales pensent, en se basant, par exemple, sur des comparaisons entre différents États des États-Unis présentant des niveaux variables d'inégalité, que plus une société est inégale, plus le stress psychosocial sera grand en raison d'une insécurité personnelle accrue et de la perte de l'estime de soi que les gens ressentent lorsqu'ils ne réussissent pas à conserver leur position sociale. Dans les sociétés plus inégales, les problèmes suivants seront donc exacerbés: instabilité des relations, par rapport aux chances d'avancement social des enfants; risque de toxicomanie et de maladies mentales; prédisposition à tomber dans la délinquance; prédominance des maladies liées à une richesse comme l'alcoolisme et l'obésité.

Migration, diversité ethnique et intégration

L'immigration a de fortes justifications économiques, mais dans la présente étude, il convient d'en souligner les avantages sociaux. La diversité a enrichi culturellement l'Europe. Il suffit de penser à nos habitudes culinaires, à notre musique et à nos grandes figures sportives pour s'en apercevoir ...

Maintenant à vous de trouver au fil de votre lecture d'autres phrases "défonceuses de portes ouvertes" ou qui demanderaient des explications ... complémentaires et peut être vous donner l'envie de participer à cette réflexion avant le 31 décembre 2007 !!!

Sources

29 mai 2007

Citoyenneté, égalité, démocratie, vous y participez !

Le 13 février dernier s’est tenue à Bobigny une première rencontre-débat « Citoyenneté, égalité, démocratie, vous y participez ! »

La participation de nombreux acteurs du département – citoyens, responsables d’associations - lors de cette rencontre, a démontré toute la pertinence d’une telle initiative et l’intérêt citoyen pour la réflexion et la construction des politiques publiques départementales.

Ainsi que Monsieur Hervé Bramy, Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, s’y est engagé, une deuxième rencontre publique est organisée pour poursuivre le débat, approfondir les modalités de ce travail en commun et mettre en partage le projet d’Agora de la Seine-Saint-Denis, pour l’exercice concret de la démocratie.

Elle se tiendra le mardi 26 juin 2007 de 18h30 à 21h00, à la Bourse départementale du travail à Bobigny.

Vous recevrez dans les jours prochains une invitation avec un coupon-réponse. Dans l’attente, nous vous invitons dès maintenant à noter ce rendez-vous à votre agenda et à diffuser l’information auprès des personnes qui s’investissent avec vous dans vos domaines d’actions.

Liste des structures notamment invitées :
- Appel des 93,
- Assises départementales de l’emploi,
- Observatoire du Service public,
- Forum santé,
- Observatoire de la biodiversité,
- Observatoire de l’hydrologie urbaine,
- Observatoire des violences faites aux femmes,
- Observatoire de la lecture en Seine-Saint-Denis,
- Tête à tête,
- Cap handicap,
- Ensemble pour la culture en Seine-Saint-Denis,
- Comité départemental olympique et sportif,
- Partenaires de TERRE-EN-TÊTE,
- Espace 93 pour l’égalité des droits,
- Réseau 93 d’éducation populaire,
- Comité des usagers du parc,

Information / contact : missionanimationprojetdepartemental@cg93.fr

Coordination de l'Appel des 93
Contact : Sandrine Bordet
http://www.appeldes93.fr

28 mai 2007

Un Zénith pour les législatives

Après la défaite de la présidentielle, le Parti Socialiste semble décidé à retrouver le chemin de la bataille.

En effet, le 29 mai à partir de 18h30 au Zénith de Paris, Ségolène ROYAL, François HOLLANDE, Bertrand DELANOE, Laurent FABIUS, et Dominique STRAUSS-KAHN, en présence de tous les candidat(e)s aux élections législatives de la région Ile-de-France tiendront meeting.

Il est rassurant de constater qu'au delà des divergences qui se sont faites jour au PS, la candidate choisie par 47% des français n'ait pas choisie l'isolement de 2002.

Bien que les sondages prédisent une victoire du parti du président, il semblerait que les français sont beaucoup moins nombreux à vouloir une assemblée totalement vouée à Nicolas SARKOZY.

Nous à Slovar, nous sommes aux côtés des forces de gauche et souhaitons que ce meeting soir le vrai point de départ d'un nouveau combat.

Le site Web du Zénith de Paris

Crédit photo
Le blog de Désir d'Avenir

16 mai 2007

Nous, étudiants, appelons le centre et la gauche à prendre leurs responsabilités !"

Slovar relaye une initiative d'étudiants appelant la gauche et le centre à réagir pour les législatives. Voici le texte de leur pétition que vous pouvez signer en bas de message

Nous sommes étudiants, et cette année, nous avons pour la première fois participé activement à la vie politique de notre pays. Certains d’entre nous ont fait la campagne de François Bayrou, d’autres celle de Ségolène Royal. Tous, nous avons été déçus par l’issue de ce scrutin. En effet, après avoir pris connaissance de tous les programmes, sans préjugé ni sectarisme, celui de Nicolas Sarkozy nous a semblé non seulement inefficace, mais surtout injuste. Un constat d’autant plus vrai pour les plus fragiles de notre société, qui ont cru à son volontarisme et à une rhétorique rassurante délaissant toute pédagogie au profit d’un pseudo « bon sens populaire».

Au-delà des querelles partisanes, des questions de personnes, nous refusons l’inéluctabilité d’une hégémonie de cette droite qui se dit « décomplexée », pour 5 ans ou davantage. C’est pourquoi nous interpelons les responsables de la gauche, du centre et de l’écologie politique, pour leur demander d’avoir le courage de dépasser leurs intérêts à court terme, afin de construire une opposition crédible, capable de devenir une majorité nouvelle.

En effet, aucune des formations actuelles ne peut prétendre construire cette majorité à elle toute seule. La gauche plurielle n’est plus, et la formation en tête de la gauche de la gauche, la LCR, ne se veut pas un parti de gouvernement. Quant au centre, un retour dans le giron de l’UMP d’aujourd’hui friserait la schizophrénie. Certains députés UDF nous ayant habitué à moins de cynisme semblent d’ailleurs en être victimes…

Or ce que la logique politique impose pour créer cette majorité, la convergence des idées le légitime.

Nous respectons la volonté d’indépendance et le refus d’une opposition systématique du Mouvement Démocrate (MD), tout comme nous sommes sensibles à une certaine audace du PS dans la recherche d’un système économique plus juste et solidaire. Ces différences de sensibilité ne doivent pas pour autant nous faire oublier que sur la rénovation des institutions, sur l’ambition européenne, sur l’idée qu’une politique de sécurité ferme ne peut pas être gâchée par une logique de l’affrontement, sur la conviction qu’efficacité économique et justice sociale se soutiennent mutuellement, ou encore sur la prise de conscience que le réchauffement de la planète doit être au cœur de toutes les politiques publiques, les points d’accords sont flagrants ! Certes, certains sont plus « étatistes » que d’autres, mais enfin même sur la politique économique, un soutien privilégié aux PME et une augmentation soutenue des crédits consacrés à la recherche ont été défendus dans les deux projets présidentiels de Ségolène Royal et François Bayrou. Comme eux, nous croyons que ce sont l’audace et l’innovation qui serviront la double exigence fondamentale de cohésion sociale et de croissance durable, seule compatible avec les valeurs humanistes et progressistes qui sont les nôtres.

Pour toutes ces raisons, nous appelons le MD, le PRG, le PS, les Verts et tous ceux qui sont ouverts au compromis, à pratiquer des désistements mutuels à l’échelle nationale, à l’issue du 1er tour des législatives. Au-delà, nous leur demandons, dès après ces élections, de travailler ensemble, dans le respect des identités de chacun, pour construire un front républicain, progressiste et ouvert. Un front capable de mobiliser les citoyens afin que la prochaine élection présidentielle ne devienne pas un nouveau référendum « anti-Sarkozy » avorté, mais une adhésion à un ou des projets porteurs d’un renouvellement profond de la vie politique française.

Nous demandons à tous ceux qui se reconnaissent dans ces propos, étudiants ou non, de donner du poids à notre appel en signant ce texte.

Vous pouvez aussi regarder la vidéo des pétitionnaires

14 mai 2007

Merci patron

Nicolas SARKOZY bien que pas encore investit recevait aujourd'hui les syndicats de salariés. C'était sans compter une réaction de la très progressiste CGPME qui vient de publier le communiqué suivant :

A l'heure de l'examen du bilan d'étape de la "délibération sociale", la CGPME reste ouverte à la discussion et aux échanges entre partenaires sociaux. Mais elle tient à rappeler qu'elle ne saurait accepter que quiconque impose de nouvelles contraintes ou supprime des facultés actuellement offertes aux TPE / PME.

En clair : Surtout, tu ne touche à rien !!!!

Les salariés des entreprises adhérentes à la CGPME n'auront qu'à trouver une autre place s'ils n'apprécient pas cette position. De plus cette phrase montre bien comment la CGPME entend se positionner vis à vis du pouvoir politique.

La CGPME ira t-elle jusqu'à refuser toutes les aides publiques par acquis de conscience ?

Rendre plus lisible et donner davantage de cohérence aux politiques en faveur de la recherche d'emploi est évidemment souhaitable. Mais tout rapprochement entre l'ANPE et l'UNEDIC ne pourrait être envisageable que dans le cadre d'une stricte gestion paritaire à même de garantir un pragmatisme répondant aux besoins des entreprises, et ce bien loin d'une simple étatisation du régime.

Belle preuve de rigidité que cette "stricte gestion paritaire à même de garantir un pragmatisme répondant aux besoins des entreprises" Il semblerait que la CGPME ai décidé unilatéralement de s'opposer à l'une des mesures phares de M.M. SARKOZY et BORLOO ?

De même, l'harmonisation, la simplification et la clarification des règles applicables en matière de contrat de travail seraient utiles. Pour autant, il est indispensable que les petites entreprises conservent le bénéfice de contrats (CDD, CNE, intérim, contrats de projets…) adaptés à leur situation et à leurs besoins.

Nous aimerions rapeller qu'il s'agit de salariés lorsque la CGPME parle de "conserver le bénéfice de contrats adaptés à leur situation et à leurs besoins"

L'entreprise serait donc exonérée de toute participation à la dynamique nationale ?

La logique serait-elle que ce soit exclusivement les salariés qui fournissent l'effort ?

Enfin, la sécurisation des parcours professionnels, dans le prolongement des systèmes déjà existants, doit permettre, à coût constant, de mieux coupler emploi et formation, l'objectif premier restant l'accélération du retour à l'emploi.

En clair, on ne bouge surtout rien et la vie est belle.

C'était notre série : Le dialogue social en France est en marche et les problèmes du Président SARKOZY commencent !!!

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FAUJOUR
Source
CGPME

Courage d’une réaction d’honneur ou lâcheté de la division

Il y a quelques temps, j’écrivais un article dont le titre « Vae Victis » évoquait le sort des vaincus de l'élection présidentielle de 2007.

J’écrivais notamment : « Il est probable en cas de défaite qu’au Parti Socialiste on va encore se livrer à une séance habituelle d’autodafé général avant d’envisager une scission entre les socio-démocrates et les tenants de la ligne socialiste orthodoxe. »

Trop facile vous me direz puisque c’est exactement ce à quoi se livrent les dirigeants socialistes depuis la création du parti. Cette fois-ci c’est le courant DSK qui monte à l’assaut en demandant à quelques semaines des législatives la tête du premier secrétaire jugé coupable de l’échec.

Quelques lieutenants de DSK laissent même entendre (timidement) que le candidat de leur cœur aurait gagné LUI la présidentielle (en omettant de rappeler que celui-ci ne faisait l’unanimité ni chez les militants ni chez les électeurs)

Si la tentation d’un rapprochement entre les pro DSK et le MODEM de François BAYROU est toujours dans l’air, il ne faudrait toutefois pas oublier qu’à force de postures on va finir par lasser l’électeur de gauche.

Un électeur qui n'a pas forcement vocation à devenir un cobaye de chimie électorale. Pour la très grande majorité, les électeurs de gauche se moquent totalement de qui AURAIT pu gagner. Leur seul centre d'intérêt est de savoir si la défaite va être amplifiée par le score des législatives.

Mais faisons confiance au Parti Socialiste pour laver son lige sale en famille lors d’un congrès exceptionnel où les tendances et courants vont s’écharper pour arriver comme toujours à une synthèse. Les électeurs de gauche aimeraient toutefois que le concours de propos assassins soit reporté à ce congrès !!!

En revanche, ce qui est beaucoup plus grave, c’est la situation des VERTS. Gardiens du temple écologique depuis leur création, ils n’ont pas compris que leur ressemblance avec les batailles rangées du village d’Asterix les avaient décrédibilisés auprès des électeurs. J’ai eu l’occasion d’évoquer l’écologie politique en posant la question suivante : « l’écologie politique est-elle une réalité ou un concept ? »

J’ajouterai aujourd’hui : « les Verts combien de divisions » en référence au naufrage que viennent de programmer les représentants des VERTS dans leur négociations avec le Parti Socialiste.

Il n’y a qu’à lire cette dépêche pour s’en convaincre : Extraits

Les Verts, vent debout contre "la pratique hégémonique" des socialistes, ont refusé dimanche l'accord proposé par le PS pour les législatives et constaté la fin de "la dynamique de la gauche plurielle", le PS ne pouvant plus être le "partenaire unique".

Les socialistes ont aussitôt réagi en assurant qu'ils seraient "raisonnables et unitaires pour deux".


Le PS proposait aux Verts de leur réserver 14 circonscriptions, dont les trois de leurs députés sortants, et demandait un désistement automatique pour le second tour. Au terme de cet accord, les Verts auraient pu obtenir six députés.


Lors d'un Conseil national inter-régional (CNIR) réuni à Paris, les Verts ont refusé clairement les propositions socialistes, comme l'avait fait auparavant leur Collège exécutif (direction).
Un texte hostile à l'accord a frôlé les 60% de voix nécessaires pour passer au premier tour et a dépassé largement ce seuil lors d'un deuxième tour.

Moins des deux tiers des 120 membres du CNIR -le troisième en trois semaines- étaient présents.
Les Verts, comme ils pouvaient le faire aussi en cas d'accord- présenteront un candidat dans chacune des 577 circonscriptions (il leur en manque une vingtaine à ce jour)

Franchement, ces exigences ont quelque chose d’indécent et ridicule lorsqu’on regarde le score pitoyable de Dominique VOYNET !!! De peur de sombrer seuls, les VERTS exigeraient-ils que le PS sombre avec eux ?

Les VERTS n’ont pas compris que lorsque l’écologie n’était pas à la mode, ils feraient tout le boulot pour se faire déposséder par le premier animateur de télévision venu.

Les VERTS n’ont pas compris qu’on peut être une composante active d’un grand parti politique national mais ont trop longtemps cru que la chasse aux parisiens motorisés leur suffirait de sésame pour la prise du pouvoir.

Les VERTS ont offert autant de visages que d’adhérents et se trouvent aujourd’hui au bord du gouffre par manque de cohésion.

Pendant que PS et VERTS envisagent de nous jouer « massacre à la tronçonneuse », les quelques 47 % d’électeurs qui ont voté pour la candidate de gauche commencent à se demander s’ils ne vont pas revivre 5 ans de pouvoir UMP absolu.

Alors, que dire ?

Oui, vous avez perdu mais ne devez vous pas à vos électeurs de mettre votre ego dans votre poche jusqu'à la fin des législatives ?

Comment pourrez-vous cette fois-ci justifier une nouvelle défaite, et nous expliquer que l’adversaire était trop fort pour vous ?

Ne pas trouver la solution prouverait à 16 790 440 électeurs qu’ils n’ont plus qu’à regarder ce qui va leur arriver durant cinq ans.

Aurez vous le courage d’une réaction d’honneur ou la lâcheté de la division ?


Sources
AFP
Photo
François HOLLANDE et Yann Wehrling pendant la campagne présidentielle