23 octobre 2008

Crise financière : Les modalités de son règlement par Michel Camdessus

Le système bancaire étant au bord permanent de l'explosion ou de l'implosion (choisir son mot préféré), notre Président de la République, de l'Europe (qu'il refuse de céder) et grand organisateur de G 1, 2 , 3 ... jusqu'à 20 a pris des mesures en ce qui concerne la France.

Si on a entendu annoncer tellement de milliards ces derniers jours que plus personne n'est capable de donner le moindre chiffre, il en est un qui a marqué les esprits : 320 milliards d'€

Si la très grande majorité des français n'ont toujours pas compris la différence entre la virtualité de la somme et la réalité de son paiement en cas de krach final, on sait enfin depuis ce matin qui va s'en occuper : La société française de financement de l'économie

Qui est-elle et que va t-elle faire ?

La Société française de financement de l'économie, l'un des deux piliers du plan de soutien de l'Etat au système bancaire, est prête à accorder ses premiers prêts dès la semaine prochaine, déclare son président, Michel Camdessus. Mise en place vendredi dernier par la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, la SFFE est détenue à 66% par six grandes banques (BNP Paribas, Crédit agricole, Société générale, les Caisses d'épargne, les Banques populaires, le Crédit Mutuel et HSBC France) et à 34% par l'Etat.

Cette Société Française de financement de l'économie ou SFFE a été présentée par Madame Lagarde (la lou ravi de l'économie libérale) le 20 octobre.

Extraits

Le système financier est aujourd’hui « grippé». Quand les banques ont du mal à se financer, c’est toute l’économie qui est en danger ; c’est un risque pour l’activité, pour l’investissement et pour l’emploi.C’est un fait : les banques sont les poumons de l’économie. Aujourd’hui l’oxygène n’y circule plus.Si rien n’est fait, c’est tout le corps qui risque de souffrir. Il fallait réagir avec détermination.

Le plan du Gouvernement, c’est une thérapie de choc. Jamais un Gouvernement ne s’était mobilisé avec une telle rapidité : ce plan qui a pris la forme d’une loi de finances rectificative, a été préparé le week-end dernier en concertation avec nos partenaires européens. Il a été examiné par le Conseil d’Etat dimanche. Nous l’avons adopté en Conseil des ministres lundi dernier. Il a été voté par les deux assemblées mardi et mercredi et la loi a été publiée de matin Journal Officiel avec entrée en vigueur immédiate aujourd’hui ... - Source PubliNews

Mais où va t-il trouver cet argent ?

Simple : Cette société lèvera des financements sur les marchés grâce à la garantie de l’État. En utilisant ces ressources, elle permettra aux banques de disposer des emprunts à moyen et long terme qui sont nécessaires pour développer le crédit aux ménages, aux professionnels, aux entreprises notamment PME et aux collectivités locales. Les premiers emprunts seront disponibles dès cette semaine. Christine Lagarde a annoncé que la Société de prise de participation de l’État (SPPE) - c''est-à-dire l’État - était prête à souscrire pour un montant de 10,5 Md € à des émissions de dette subordonnée effectuées par les établissements de crédit. Cette souscription interviendrait à des conditions financières tenant compte des références de marché disponibles pour les établissements concernés. Source Le Point

Traduction : Le marché déborde de liquidités qui ne bougent plus. Les Etats (du moins les plus riches au sens de richesse nationale) étant les meilleurs garants d'un remboursement, celles-ci vont affluer. Cet argent sera ensuite prêté à des banques qui ne se font plus confiance entre elles afin qu'elle le restituent en crédit à la consommation ou aux entreprises.

En gros, plus personne ne sait où il en est et on sera vraiment fixé sur la solidité des banques et compagnies d'assurances lorsqu'elles publieront leurs résultats officiels. Il paraît donc normal aux yeux de nos dirigeants de se servir de la garantie de la nation française pour permettre à la nation française de continuer à consommer et travailler. Chapeau bas !!!

Jusqu'à quel montant la SFFE va t-elle engager l'Etat ?

Elle va solliciter les marchés pour un montant maximum de 320 milliards d'euros.

Pourtant François FILLON déclarait : "Je dirige un pays au bord de la faillite ?

"C'est une sottise de dire que la France est en faillite. Si la France était en faillite, ça se saurait ! La France est endettée, trop à mon avis, mais elle n'est pas en faillite. Déclarait ce matin Michel Camdessus le Président de la SFFE.

Donc bonnet d'âne pour le Premier Ministre. Qui si l'on en juge par le ton péremptoire de Monsieur Camdessus est ... parfaitement mérité !!!

Alors, la "plus grave crise économico financière jamais vue" pourrait être résolue simplement par la mise en place et le travail de la SFFE ?

Selon Michel Camdessus, la France devrait sortir de la récession économique au dernier trimestre 2009, si les différents plans de sauvetage mis en place au niveau mondial sont efficaces. Avant d'ajouter : "Nous sommes au bord de la récession" Je n'exclurais pas que l'on passe par un ou deux trimestres négatifs. Ce que je pense, c'est que, si tout ceci fonctionne - et tout a été fait pour que tout ceci fonctionne - le 4e trimestre de l'année prochaine devrait être positif de l'ordre de 0,8% pour la France par rapport au 4e trimestre de cette année".

Nous ajouterons que si la France se trouvait isolée dans une bulle hermétique et bien entendu coupée de la mondialisation, ça pourrait le faire. Mais lorsqu'on apprend qu'aux Etats Unis :

"Lundi 20 octobre, l'Etat américain a mis en ligne les formulaires que les banques doivent remplir pour bénéficier du plan d'investissement public. Neuf grandes institutions se partageront la moitié des 250 milliards de dollars (188 milliards d'euros) alloués. Jusqu'à 200 autres banques pourraient souscrire ce programme de recapitalisation. Le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, souhaite que ces fonds servent à "renforcer leur aide aux propriétaires en difficulté pour qu'ils évitent la saisie" de leur appartement.

En janvier, une garantie de 60 milliards de dollars de la Réserve fédérale (Fed) était apportée aux organismes de crédit sur leur dette d'emprunt. Cette somme avait été portée à 150 milliards en mai, auxquels s'est ajoutée une garantie de 100 milliards pour les banques de dépôt. Puis la Fed a avancé 29 milliards à JP Morgan pour le rachat de la banque d'affaires Bear Stearns. En septembre, l'Etat a apporté 200 milliards pour éviter la faillite de Fannie Mae et Freddie Mac ; puis 85 plus 30 milliards pour éviter pareille mésaventure à l'assureur AIG.

Ensuite, le cataclysme est arrivé. La garantie sur les emprunts immobiliers est passée à 250 milliards de dollars début octobre. Le Trésor en a garanti 9 milliards pour la recapitalisation de Morgan Stanley. Puis il en a libéré 700, dont 250 à injecter directement dans les banques ; et annoncé une garantie à hauteur de 1 500 milliards sur les dettes bancaires, puis une autre de 500 milliards sur les comptes des épargnants. Enfin, le 27 octobre, la Fed deviendra l'acquéreur en dernier ressort de titres de dettes non sécurisés, pour un montant pouvant aller jusqu'à 1 600 milliards. Cela nous amène à 4 400 milliards ... / ...

Le FBI, la police fédérale, dit manquer d'équipes qualifiées pour mener ses enquêtes. La lutte contre la "criminalité en col blanc" n'y occupe plus que 1 097 agents (1 722 il y a sept ans). Or le nombre de plaintes contre des institutions financières sur lequel il enquêtait, qui était en chute libre, rebondit de manière exponentielle.

Se pose aussi la question du contrôle que l'Etat est amené à exercer sur les montants alloués. M. Paulson s'est entouré de cadres compétents, beaucoup issus de Goldman Sachs, dont il fut PDG. Mais sans personnel adéquat... / ... En 1992, il employait 20 000 fonctionnaires dans la "régulation financière". Ils ne sont plus que 14 000. Directeur d'International Strategy and Investment Group, Tom Gallagher explique que la haute fonction publique, "démonisée" sous l'administration Bush, a perdu ses cadres de qualité. Il pense qu'il manque "plus de 1 000" fonctionnaires compétents au Trésor pour assurer le suivi de son plan ... / ... Source Le Monde


En bref les enfants, attendez-vous au pire, surtout si le gouvernement s'acharne à continuer ses réformes néo libérales particulièrement bien adaptées ... à une forte période de croissance. Jusque là, comme dit la publicité, "Sortez couvert"et faites des provisions ...

Autres Sources
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Burki (24Heures)


22 octobre 2008

Prime transport : Le Medef et l'UMP proposent aux salariés ... de se démerder

Nous avions eu Christine Lagarde nous expliquant comment supporter l'augmentation des carburants et du fuel domestique en se déplaçant à vélo et en enfilant un pull.

Nous avons depuis aujourd'hui, 'abandon de la prime transport pour cause d"impactage" de la compétitivité des entreprises.

La commission, réunie mardi soir pour examiner les amendements au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), a supprimé l'article 18 du texte en adoptant deux amendements identiques déposés par les députés UMP Pierre Méhaignerie, Yves Bur et Dominique Tian. Ces derniers estiment que "le dispositif proposé ne se justifie pas ou plus en particulier parce qu'il vaut mieux privilégier le salaire direct et que les prix du pétrole ont baissé".

Reprenant les arguments du patronat, farouchement opposé à cette mesure, ils font valoir que la prime transport "va impacter (sic) la compétitivité des entreprises" dans le contexte actuel de crise financière et de récession économique ... / ... Le Premier ministre a réagi sans tarder après l'adoption mardi soir par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale d'un amendement supprimant l'article 18 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009 qui généralise la "prime transport". "

La crise ne demande pas moins de solidarité mais au contraire plus de solidarité. (...) C'est pour ça que nous voulons que l'aide au transport soit mise en place", a-t-il dit lors d'un discours à Matignon devant les parlementaires UMP. "Le gouvernement est tout à fait décidé à faire respecter cet engagement, qui est un engagement que nous avons pris devant les partenaires sociaux et qui est par ailleurs parfaitement conforme au Grenelle de l'environnement puisqu'il s'agit d'encourager nos concitoyens à aller vers les transports collectifs", a-t-il souligné.

François Fillon est revenu à la charge lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée, affirmant sa volonté de corriger "une injustice" entre les salariés d'Ile-de-France, qui bénéficient d'une prise en charge partielle de leur abonnement aux transports publics, et les habitants des autres régions. "Personne ne peut être contre cette proposition. (...) le gouvernement espère que la majorité comme l'opposition votera le texte comme nous l'avons proposé", a-t-il dit.

C'est vrai qu'après avoir découvert des montants en milliards qui finissent par donner le tournis pour aider des comportements financiers condamnables, il est difficile de trouver mieux en termes de provocation.

Le président du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé, a minimisé l'incident à l'issue du discours du Premier ministre devant les parlementaires. "Il est tout à fait normal qu'à l'Assemblée ou au Sénat il y ait des amendements qui soient votés, repoussés. (...) On a 317 députés, c'est normal que de temps en temps il y ait ce type de prises de position", a-t-il plaidé.

Le Medef, qui n'a eu de cesse de fustiger dans la prime transport "une aberration", a salué la "décision économiquement responsable" de la commission des Affaires sociales - Source REUTERS

"Aberration". Madame Parisot a décidément peu de vocabulaire puisqu'elle ne fait que réutiliser ce mot immortalisé par son prédécesseur Ernest Antoine SELLIERES pour qualifier les 35H00. Au MEDEF, les présidents passent mais les réflexes perdurent.

"Dispositif injustifié" et "Aberration" méritent vous l'avouerez quelques réponses et commentaires.

Comment sont indemnisés nos députés en termes de transport et de frais de fonctionnement ?

... / ... Les frais de secrétariat et de mandat

Pour faire face aux diverses dépenses liées à l'exercice de leur mandat qui ne sont pas directement prises en charge ou remboursées par l'Assemblée, les députés bénéficient d'une "indemnité représentative de frais de mandat" dont le montant est revalorisé comme les traitements de la fonction publique.

Les députés disposent en outre d'un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois, il peut toutefois, au gré du député, être versé au profit d'un nombre de personnes variant de un à cinq. Le député a la qualité d'employeur : il recrute, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel.

Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. ... / ... En cas de non emploi de la totalité du crédit, la part disponible demeure acquise au budget de l'Assemblée nationale ou peut être cédée par le député à son groupe politique pour la rémunération d'employés de ce groupe.

A Les facilités de circulation

1 ) Déplacements sur l'ensemble du territoire national par voie ferroviaire
L'Assemblée nationale délivre à tous les députés une carte nominative qui permet l'accès gratuit :
- à l'ensemble du réseau S.N.C.F. en 1ère classe,
- aux prestations de couchage (couchettes et voitures-lits), liées aux déplacements à l'intérieur des frontières de la métropole.
Déplacements à Paris et dans la région parisienne
L'Assemblée dispose d'un parc d'une vingtaine de voitures affectées en priorité aux déplacements des délégations officielles ainsi qu'aux déplacements imposés par les travaux législatifs. Il répond, dans la mesure du possible, aux déplacements des députés liés à leurs autres obligations et effectués à partir du Palais Bourbon dans Paris ou à destination des aéroports.

En outre, l'Assemblée nationale fait appel aux taxis parisiens lorsque le parc n'est pas en mesure de répondre à toutes les demandes.

2 ) Déplacements aériens

L'Assemblée nationale prend en charge chaque année

- s'agissant des députés métropolitains :
- quarante voyages aller et retour entre Paris et la circonscription lorsqu'elle est desservie par une ligne aérienne régulière (quatre-vingts passages "circonscription"),
- six voyages aller et retour en France métropolitaine, hors circonscription ;

- s'agissant des députés d'outre-mer :
- un crédit annuel égal, pour les députés des départements, au coût de vingt-six passages en classe club-affaires entre Paris et la circonscription et, pour les députés des territoires et collectivités territoriales, au coût de seize passages en première classe entre Paris et la circonscription ;
- quatre voyages aller et retour en France métropolitaine.

B Les dépenses de restauration et de logement

1 ) Restauration
Deux restaurants sont à la disposition des députés. L'un leur est strictement réservé, l'autre leur permet de recevoir des invités. Les prestations sont à la charge des députés. Pour un repas entrée, plat, dessert, le député s’acquittera de la somme modique de 25 €, somme incluant la boisson

2 ) Logement
L'Assemblée dispose d'un droit de réservation pour quelques appartements I.L.N. à louer à Paris.

Elle attribue des prêts pour l'acquisition d'un logement ou d'un local à usage de bureau ou de permanence, soit à Paris, soit dans la circonscription. Le montant moyen des prêts consentis aux députés, d'une durée de 10 ans à 2 %, s'élève à 76 225 €.

Elle possède à proximité du Palais Bourbon un immeuble à usage hôtelier où les parlementaires peuvent réserver des chambres à leurs frais ... / ... - Sources législatives 2007 et Le blog shopping

Les députés disposent également d’une cagnotte de 90 millions d’euros appelée « réserve parlementaire ». Ils peuvent affecter ces sommes à des projets dans leurs circonscriptions ou pour le financement d’associations.

En ce qui concerne le MEDEF

Nous attendons toujours des explications sur la caisse noire (caisse de secours mutuel), l'Epim, créée en 1972 pour venir en aide aux salariés et aux entreprises ayant subi des préjudices lors de conflits sociaux. A l'époque, "1800 entreprises qui employaient 1,2 million de salariés ont cotisé à cette caisse à hauteur de 0,2 pour 1000 de leur masse salariale (0,4 pour mille à partir de 2001)". Au total, 290 millions d'euros ont été encaissés par l'UIMM, dont "170 millions ont été utilisés depuis 35 ans pour indemniser les entreprises". Restent 120 millions, qui une fois placés permettent d'arriver à un total de 600 millions... Source TF1/LCI

Nous ne parlerons même pas des retraites chapeaux, golden parachutes, stock options, jetons de présence, ...

Au fait, une grève générale, ça coûterait combien de tonnes équivalent pétrole économisées ?


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Luz


Messe pour Soeur Emmanuelle, les pauvres sont heureux : Les politiques sont venus montrer leur émotion

La messe de requiem prévue à 15H00 en la cathédrale Notre-Dame de Paris en l'honneur de Soeur Emmanuelle, inhumée dans l'intimité ce matin à Caillan (Var), a attiré nombre d'anonymes et personnalités.

Etaient notamment présents sur le parvis de Notre-Dame Jacques et Bernadette Chirac, Bernard Kouchner, Jean Tibéri et son épouse, Jacques Delors, André Santini, Nathalie Kosciusko-Morizet, Michèle Alliot-Marie, Laurent Fabius, Laurent Wauquiez, Jean-Louis Borloo, Marek Halter, Nadine Morano, Alain Juppé, Gérard Larcher... Source le Figaro

Pour l'instant aucun communiqué ne nous a indiqué si les Etats ont décidé de mobiliser quelques millions d' € ou de $ pour les pauvres qu'elle aidait ... certainement un oubli ...

Il est vrai que le montant des créances douteuses des banques n'atteignent pour l'instant que .... 1400 milliards de dollars. Alors pour la misère, on se contentera de la "Journée Mondiale du refus de la misère" du 17 octobre. Il faudra donc attendre un an pour parler d'eux à nouveau.


Crédit montages
Bigoufakes
Le Blog du CHI

21 octobre 2008

Les belles légendes du libéralisme économique : "L'Etat Providence doit disparaître "

"Le capitalisme est un pari sur le mouvement : c'est de là que vient le progrès" a déclaré il y a quelques temps Alain MINC (qui semble être aujourd'hui le dernier à croire encore que le système a de beaux jours devant lui)

Alain MINC fait partie de ceux qui nous ont expliqué pendant des décennies que l'intervention de l'Etat devait se limiter strictement aux fonctions régaliennes. Il fait partie de ceux qui ont fustigé violemment l'Etat dit "Providence".

La liquidation de l'Etat Providence a été parfaitement réalisée par un dénommé George BUSH : "Paradoxalement, au cours de son premier mandat, cette Administration conservatrice affiche sa volonté de réformer le système de l’éducation et la sécurité sociale. Puis, en 2005, l’échec du plan de Social Security et les terribles conséquences de l’ouragan Katrina ont conduit à changer de plan. Au cours du deuxième mandat, la non-intervention du gouvernement fédéral est conçue comme une forme d’intervention. Au final, la « non-intervention » de la Federal Emergency Management Agency véhicule une nouvelle définition des liens entre l’État et la société civile. Loin du concept d’« État associatif », promu par Herbert Hoover et ses confrères républicains, l’Administration Bush a défini une nouvelle mission et de nouveaux objectifs pour le gouvernement fédéral : en matière de politique intérieure, la non-intervention doit devenir la règle ... / ... " Source CAIRN

Mais au fait, c'est quoi l’Etat-providence ?

Nous vous proposons quelques extraits de la définition de La Documentation française©

Au sens large, l’ensemble de interventions économiques et sociales de l’État Dans un sens plus restreint, uniquement l’intervention de l’État dans le domaine social, particulièrement à travers le système de protection sociale.

Cette conception s’oppose à celle de l’État-gendarme, limitant le rôle de l’État à des fonctions régaliennes (ex : justice, police, défense nationale) ... / ... La mise en place, en France, d’un État-providence développé s’est concrétisée par la création de la Sécurité sociale le 4 octobre 1945. Le système français de protection sociale conjugue aujourd’hui les dimensions d’assistance et d’assurance sociale afin de garantir contre les "risques" vieillesse, maladie, chômage et famille ... / ... Définition complète

Les libéraux ont eux même une définition de l'Etat providence. Opinion libérale sur l'Etat providence par Wikiberal

Les libéraux considèrent qu'il chasse et remplace les solidarités, isole les individus, développe l'assistanat, exclut les gens trop mal au fait de leurs « droits sociaux » et décourage les producteurs de richesse. En réalité, la société perpétue ainsi une vieille tradition de paternalisme qui remonte au Moyen Age, où le Seigneur se devait de protéger ses serfs, et la bourgeoisie du XIXe siècle, imprégnée de cette notion de charité, a consacré la tradition. L'individu est considéré comme un assisté, incapable de se prendre en charge.

Pour les libertariens, l'Etat-providence est la plus vieille escroquerie du monde, pratiquée dans le passé par tous les dominants et tous les pouvoirs. Elle consiste seulement à prendre l'argent des gens, et à le leur rendre "généreusement" un peu sous forme de protection, comme peut le faire n'importe quel parrain de la mafia ... / ...

La période actuelle ayant réduit les amoureux ou contempteurs du libéralisme économique au silence, il est toujours intéressant, voir amusant de relire ou faire relire ce que ceux-ci ont pu déclarer ... avant la crise financière

Discours de Tony Blair, Conseil national de l'UMP, 12 janvier 2008 :

... / ... Rendre l’Etat providence actif et non passif. Autrement dit, quand une personne doit, indépendamment de sa propre volonté, toucher une allocation, l’objectif doit être de retrouver un emploi et non pas d’alimenter sa dépendance vis-à-vis de cette allocation. Aider fait partie des responsabilités de l’Etat, s’aider soi-même fait partie des responsabilités de chaque individu.

L’équilibre entre travail et vie privée est la nouvelle frontière de l’Etat providence. L’aide que nous accordons aux femmes et aux hommes en matière de garde d’enfants, de congés de maternité et de paternité, d’aménagement des horaires de travail, dans notre monde moderne, il s’agit tout autant d’assurer le bon fonctionnement de l’économie que d’assurer le soutien des familles.

Le monde vit à l’heure d’une nouvelle politique industrielle, il ne s’agit pas pour l’Etat d’essayer de diriger les entreprises. Ma propre expérience m’a montrée que les gens d’affaires et pas les fonctionnaires sont les mieux placés pour diriger les affaires. Il s’agit en revanche d’investir dans les sciences, dans la création de petites entreprises, de créer le milieu dans lequel les entrepreneurs et les cerveaux se sentiront libres de réussir. Parce que lorsqu’ils réussissent, nous en profitons tous ... / ...

On se doit bien entendu de ne pas oublier l'inénarrable Michel GODET qui hantait il y a encore peu les plateaux de télévision pour nous abreuver de ses litotes ultra libérales (Il prétend avoir inventé : "travailler plus pour gagner plus")

Extraits du Chat du site de l'Institut Montaigne 24 mai 2007

M.Godet, selon vous quels sont les véritables risques auxquels est confronté le capitalisme mondial ? Et français ?

Le capitalisme mondial se porte bien, merci pour lui ! Nous vivons une extraordinaire "Belle Epoque" qui ferait rêver nos arrière-grands parents puisque, depuis 1900, l'espérance de vie a augmenté de 44 ans et qu'elle augmente partout dans le monde à l'exception de quelques anciens pays de l'Est ou africains où la société s'effondre, justement... faute de capitalisme moderne. Les limites proviennent des questions QUALITATIVES posées par le dévelopement durable et le viellissement des populations. Ce n'est pas l'argent qui fait le bonheur. "Le vrai riche est celui qui ne mange pas seul à table, comme on dit en Afrique, et la production de richesses qui ne soient pas productrice de lien social n'a pas de sens. Le le vrai sens du capitalisme, l'honneur du capitaliste qui a réussi, c'est l'économie du don. Comme le montre Bill Gates, qui ne fait d'ailleurs que redécouvrir l'Evergétisme de l'antiquité, où les riches se ruinaient pour l'intérêt général en construisant acqueducs et théâtres pour le bien du peuple.

Monsieur Godet, vous parlez toujours de l’audace de la réforme, franchement, vous trouvez audacieux d’aller faire des cadeaux aux riches ? Sarko, c’est l’audace de classe…

Un pays qui fait fuir ses riches est un pays qui s'appauvrit. Le patrimoine moyen des 1 à 2 Français qui quittent chaque jour la France pour échapper à l'ISF est de 2 millions d'euros. Les petits riches quittent désormais le pays... les grands riches sont déjà partis. Je me demande d'ailleurs si la réduction de inégalités constatée en France entre les 10% les plus riches et les 10% les moins riches ne vient pas... de ce que les plus riches sont partis! Les vrais libéraux, dont je ne suis pas, sont plutôt choqués du fait qu'on n'ait pas eu le courage de supprimer l'ISF, et qu'on exonère les droits de succession. L'objectif, c'est d'éviter la reproduction des inégalités d'une génération à l'autre, et de ne pas pénaliser l'accumulation de richesse permise par le travail.

Lorsqu'on sait que la quasi totalité des fortunes se font par ... l'héritage, on doit reconnaître que Monsieur GODET est ... impayable.

"Le capitalisme mondial se porte bien, merci pour lui ! Nous vivons une extraordinaire "Belle Epoque" C'est vrai puisque

Après qu'on ait appris que : La partie française du plan d’action européen de sauvetage du secteur bancaire sera dotée de 40 milliards d’euros destinés à la recapitalisation de ses banques, a annoncé Nicolas Sarkozy au cours d’une conférence de presse. La France va pour cela créer une société publique. Dans le même temps, le président de la République a indiqué que le montant destiné à la garantie des prêts des banques sera plafonné à 320 milliards d’euros. Source Investir

Nous apprenons que

Le Crédit Agricole recevra de l'Etat 3 milliards d'euros, BNP Paribas 2,55 milliards, la Société Générale 1,7 milliard, le Crédit Mutuel 1,2 milliard, les Caisses d'Epargne 1,1 milliard et les Banques Populaires 950 millions ... / ...

L'Etat ne compte donc pas entrer au capital des banques mais cette option n'est pas complètement exclue par la ministre de l'Economie, qui réaffirme "l'engagement, d'une nature distincte, de l'Etat à investir le cas échéant en capital si un établissement venait à connaître des difficultés majeures"... / .... Source Challenge

Furieux après l'Etat providence, les investisseurs ont fait connaître leur colère en réagissant vivement : "Les valeurs bancaires s'envolaient, mardi 21 octobre, après que le gouvernement a décidé de passer à la réalisation de son plan d'urgence. A 11h30 (9h30 GMT), Crédit Agricole (+12,63% à 11,77 euros) prenait la tête des valeurs du CAC 40, tandis que Société Générale grimpait de 9,01% à 47,89 euros et BNP Paribas de 7,83% à 59,19 euros, dans un marché parisien en rebond de 2,21%"

John Maynard Keynes donnait un conseil à ceux qui sont au fond du trou : "la première chose à faire c'est d'arrêter de creuser" Il serait temps de l'entendre. A moins que, les promoteurs du libéralisme économique ne prennent goût à un état providence qui sait, pour une fois, (pour leur plus grand plaisir) récompenser la spéculation et l'incompétence ?

Les déclaration de François FILLON le 7 octobre à l'Assemblée Nationale auront en tous cas fait leur miel "En cas de défaillance d’une banque, la "solution" consistera "à en prendre le contrôle, à démettre les dirigeants qui n’ont pas réussi et à les remplacer par des dirigeants qui auraient toute la confiance du gouvernement, à redresser cet établissement bancaire et à remettre les participations de l’Etat sur le marché lorsque les circonstances le permettront" et d'ajouter " Enfin, l’État n’a pas vocation à rester un actionnaire durable. Une fois l’entreprise redressée …" Source Assemblée Nationale

En Champagne, on doit déjà penser aux commandes à venir ... A la santé de l'Etat providence

20 octobre 2008

Nouveau et "amusant" : Participez activement ... à la crise financière avec le Crédit Agricole

Crise financière par ci, crise financière par là, de notre Président en passant par les chefs d'Etats et ministres concernés, tout le monde est sur le pont et essaye de rassurer les citoyens sur l'avenir du capitalisme et surtout sur ... leur avenir. Moraliser, refonder, contrôler, les termes fusent quasiment toutes les heures afin de justifier un système casino dans lequel les institutions financières mondiales détentrices des avoirs et de l'épargne de leurs clients se sont compromises les unes avec les autres.

Fichues Subprimes qui auront eu la peau d'un capitalisme beau et triomphant ? Que neni mon ami ! Les subprimes ne représentent qu'une partie de la perversion du système. En gros, ils représentent le sommet de l'iceberg et une ultime manipulation pour continuer à faire de l'argent à tout prix. Car, il ne faudrait pas oublier que l'endettement massif des particuliers dans de nombreux pays du monde, est le creuset maléfique dont les subprimes ne sont qu'un avatar.

Inventeurs du système : L'Amérique du Nord

Situation : Plus 133,6%. Telle est la hausse du montant de l'endettement total des ménages américains entre 1998 et 2007, pour atteindre le chiffre de 13.825 milliards de dollars. Sous l'ère Bush, de 2001 à 2007, la hausse est de 80%. Une envolée qui s'explique par la forte augmentation des crédits à la consommation (+80% en dix ans) mais aussi par l'engouement outre-Atlantique pour la propriété et le boom passé de l'immobilier. En 2007, le taux d'endettement moyen des ménages américains était ainsi de 140%, contre 68,4% chez les Français en 2006, selon la Banque de France Source JDN Economie

Et en Europe ?

Une étude du site Guide Rachats Crédits sur la période 2004-2005 est assez édifiante

Les ménages européens et particularité de leur endettement

Depuis 2002, on note une augmentation sensible de l'encours d'endettement des ménages européens. Le crédit est resté stimulé par la poursuite de la baisse des intérêts jusqu'en 2005. L'Irlande (30,6%) et la Grèce (28,5%) sont les deux pays où l'endettement des ménages a le plus augmenté. En Grèce, il s'agit plus d'un mouvement de rattrapage, les ménages irlandais sont eux plus endettés que la moyenne des ménages européens. Après la Grèce et l'Irlande, c'est en Espagne que la progression a été la plus vive.

Aux Danemark et au Pays-Bas, l'encours d'endettement des ménages représente désormais plus de deux années de revenu disponible brut en moyenne, dans un contexte de très faible croissance de la production et des revenus. La croissance de l'encours s'est ralentie au Portugal. En Allemagne l'encours d'endettement des ménages est resté stable ces dernières années, mais il reste supérieur à la moyenne européenne.

Les français ont accru leur endettement à un rythme comparable à la moyenne européenne, mais le niveau de cet endettement reste inférieur à celui observé dans la majorité des pays quand on rapporte au revenu disponible brut ou au nombre d'habitants. Voir le détail pays par pays

Nous vous donnons pour la forme le détail du Royaume Uni où tout le monde trouve "extraordinaire" la réaction de Gordon BROWN :

ROYAUME-UNI
- le crédit hypothécaire ne donne plus droit à une réduction d'impôts depuis 1999.
- l'encours du crédit hypothécaire a moins augmenté en 2004.
- la plus grande partie des prêts hypothécaires est à taux variable.
- augmentation des taux d'intérêts par la Banque d'Angleterre en 2004, la prudence est préconisée en matière de crédit.
- les crédits à la consommation non garantis ralentissent.
- les crédits hypothécaires à la consommation ont un développement rapide (beaucoup de ménages ont tiré partie de la valorisation de leur bien immobilier pour obtenir des crédits supplémentaires).
- il existe des prêteurs sur gages, des prêteurs à domicile et des prêteurs "jour de paie": pour des crédits non garantis.

En ce qui concerne notre beau pays, si tout le monde a les yeux braqués sur les quelques 600 millions d'€ perdus par une équipe de traders de la Caisse d'Epargne, banque mutualiste au demeurant, il ne faudrait pas oublier que ce n'est pas la première banque mutualistes à se retrouver confrontée à des difficultés dans le domaine des actifs "toxiques" ou "pourris".

Souvenez-vous : Le 13 mai 2008, Le Crédit agricole annonçait dans un communiqué, son projet de lancer une augmentation de capital de 5,9 milliards d'euros, pour faire face à la crise des subprimes qui lui avait coûté plus de 1,2 milliard d'euros au premier trimestre 2008 ... / ...
Source Le Monde

Outre le fait qu'on doit s'étonner que les entreprises mutualistes (ou entreprises de l'économie sociale) puissent aller à l'encontre des thèmes de bonne gouvernance qu'elles prêchent, on est en droit de se demander, dans les circonstances actuelles, comment le Crédit Agricole peut lancer à grand renfort de publicité télévisuelle une vraie carte de crédit ?

Outre le matraquage télévisuel, le Crédit Agricole a créé un site Web sur lequel une vidéo qui se veut décalée et destinée à faire du buzz, vous présente sa nouveauté sur un ton mi "crétin" mi "racoleur" façon "Daily Planet" le journal de Metropolis (cher à notre ami Clark KENT alias Superman)



Extraits du site Web consacré à cette nouvelle carte :

La banque crédit agricole a lancé la carte de crédits Double action qui est une carte de paiement spécial puisqu’elle permet au consommateur de choisir,au moment du paiement chez un commerçant,de payer au comptant/cash ou de payer à débit différé/à crédit.

La carte de crédit Double action du crédit agricole possède aussi cette option “comptant ou crédit au niveau des retraits d’espèces aux distributeurs automatiques. L’organisme financier crédit agricole veut fournir à l’ensemble de ses clients cette carte de crédit double action à l’américaine(credit card):une réserve d’argent ou crédit revolving à fort taux d’intérêt(en moyenne 10 % teg l’an) est disponible en permanence pour le client/emprunteur ... / ...

Taux Effectif Global annuel révisable, fonction de votre situation personnelle : 17.50 % maximum au 1/10/2008 ... / ...

La carte double action vous permet de payer comme vous le souhaitez : au comptant ou à crédit (en France, dans les distributeurs et magasins spécialement équipés et hors vente à distance). Cela vous permet de piloter votre budget en toute liberté et sécurité ! La carte est associée à votre compte de dépôt et à une ouverture de crédit. Sont donc signés deux contrats : un contrat carte et un contrat de crédit à la consommation utilisable par fractions et renouvelable.

"L’organisme financier crédit agricole veut fournir à l’ensemble de ses clients cette carte de crédit double action à l’américaine" vous avez bien lu !!!

Pour qui "fouille" un peu à l'intérieur du site, on peut lire dans la rubrique

"Questions/Réponses"

Puis je retirer de l'argent à crédit ?

Oui, vous pouvez aussi choisir dans les distributeurs de billets, spécialement équipés, de retirer de l’argent au comptant ou à crédit. Si vous choisissez la fonction crédit, l’argent sera prélevé sur votre ouverture de crédit.


Quel sera le montant de mon ouverture de crédit

Le montant de l’ouverture de crédit est déterminé en fonction de votre situation personnelle par votre conseiller. Ce montant est adapté à vos besoins et à votre capacité de remboursement. ... / ...


Qu'est ce qu'une ouverture de crédit renouvelable ?

Il s’agit d’un crédit à la consommation d’un montant déterminé qui est utilisable par fractions. Ce montant de crédit disponible diminue à chaque utilisation et se reconstitue automatiquement à chaque remboursement ... / ...


Alors, me direz-vous, "A quoi peuvent bien servir les milliards quotidiennement injectés dans les banques si celle-ci continuent imperturbablement à pousser en avant un système que les économistes et les politiques jugent suicidaire ? "

"Qu'adviendra t-il des possesseurs de ces cartes à l'américaine une fois confrontés à un chômage durable ou un problème à caractère personnel (divorce, dépression, ...) ?"

Ce sont des questions et des bonnes ...

Sources crédits et copyright
Crédit Agricole

17 octobre 2008

Coup de pub coup de coeur : "Vendredi les meilleures infos du Net "

On a toujours dit que la presse écrite et le Web ne faisait pas bon ménage.

Certains ont même entretenu l'idée que les journalistes professionnels "daubaient" sur les blogs "textuels" le refusant le droit de porter le nom de journalistes citoyens. Il en fut même pour proposer le terme de "chroniqueurs citoyens". Afin de ne pas se faire dépasser, plsuieurs journaux ou magazines ou carrément ouvert des plates-formes de blogs portant leurs couleurs afin de "récupérer" l'écriture citoyenne à leur profit (Libération, Le Monde, 20Minutes ...)

En ce qui me concerne, j'ai été de toutes les expériences d'écriture citoyenne et collective comme AGORAVOX ou Bellaciao sans jamais pour autant avoir le moindre contact avec la presse écrite.

En 2007, la télévision sous la forme de LCP Assemblée Nationale me contactait au travers de Slovar les Nouvelles pour participer à une nouvelle émission introduisant des citoyens pouvant interpeller les élus de la nation. 23 émissions plus tard, c'est toujours un plaisir d'entendre le journaliste animateur de l'émission me présenter comme blogueur et de citer "Slovar les Nouvelles"

Alors, ce matin lorsque j'ai reçu un mail du journal Vendredi (dont j'entendais la publicité à la radio depuis quelques jours) me disant qu'un de mes articles avait été retenu pour le numéro 1, j'avoue que je l'ai relu trois fois. Et , bien entendu, je suis allé l'acheter. Hé, les mecs, je suis dedans sans rien avoir demandé !!!

Vendredi, c'est qui, c'est quoi ?


Internet change la façon de produire et consommer l’information. Le référendum de 2005 sur la constitution européenne a sans doute été l’événement qui a généré une prise de conscience collective de ce changement. Aujourd’hui, le public ne s’y trompe pas, l’audience des sites d’information et des blogs se développe rapidement et ce sont plus de la moitié des français qui s’informent régulièrement sur internet.

Vendredi est le premier hebdomadaire d’actualité issu de cette nouvelle époque où la Toile s’impose comme une véritable source foisonnante d’information et de débats d’idées.

Vendredi fouillera parmi les 60 000 sources du Web (donnée Wikipedia), énorme masse d’informations, d’articles, de blogs pour publier les informations les plus pertinentes… et impertinentes.

Car l’info sur le Net est différente, plus irrévérencieuse, avec un ton souvent plus libre. Des idées, des débats, des polémiques mais aussi de l’économie et l’actualité des médias et de la technologie. Des dessins aussi. Et bien sûr un peu de détente avec les blagues qui circulent sur la toile. Encore faut-il trouver, évaluer, et sélectionner à bon escient toutes ces informations disponibles, identifier les bonnes sources, repérer les points de vue les plus décalés, vérifier les infos, éviter les faux scoops. Tout semble accessible sur Internet, mais au prix de combien d’heures de recherche quotidienne derrière un écran ? De quel effort de lecture, d’évaluation et de sélection ?

Parce qu’il puise dans cette source d’information nouvelle, Vendredi proposera chaque semaine un nouveau regard sur l’actualité. Plus libre, plus indépendant, plus tranchant.

Cet engagement et ce positionnement du titre seront renforcés par l’équipe de rédaction, dirigée par Jacques Rosselin (fondateur de Courrier International), Philippe Cohen (associé à la création de Marianne et Philippe Labarde (ancien de La Tribune et du Monde).

Vendredi est tout sauf un journal de "synthèse objective" du Net. Il débusque chaque semaine les idées nouvelles et les points de vue originaux ou décalés qui s’expriment sur le réseau. Pour proposer un hebdomadaire d’actualité différent. Avec huit vraies pages… en vrai papier !

Vendredi est sans aucun doute la première d’un ensemble d’initiatives qui marqueront le retour du papier en complément d’Internet, dans un univers des médias parfois résigné face au développement du tout électronique.

Le plus sympa c'est d'avoir retrouvé des "collègues" d'Agoravox ou des blogs que l'on visite régulièrement. Et si ces gens avaient tout simplement réconcilié les deux mondes ?

Au fait, ce n'est pas parce que ces gens ont un site Web gratuit qu'il ne faut pas acheter le journal "papier" qui lui est payant, sinon la sanction sera immédiate : Pas de fric plus de journal. A vous de voir.

Vendredi
http://www.vendredi.info

Pour les esprits chagrins, je tiens à ajouter que les articles retenus et publiés ne nous rapportent rien. Qu'on se le dise ...

16 octobre 2008

Le pouvoir d’achat vu par Patrick OLLIER

Moins connu que sa compagne : Michèle Alliot-Marie (l’actuelle ministre de l’intérieur), Patrick OLLIER n’en est pas moins un des élus UMP qui compte. Député de la 7e circonscription des Hauts-de-Seine. Depuis 2002, il est président de la commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire de l'Assemblée nationale - Source Assemblée Nationale

Bien peu de français se souviennent qu’il a été l’éphémère président de l'Assemblée nationale du 7 mars au 19 juin 2007. Outre ces fonctions, Patrick OLLIER est maire de la prospère ville de Rueil-Malmaison.

C’est justement Patrick OLLIER que j’avais comme interlocuteur hier soir à l’émission «spéciale crise financière » de « ça vous regarde » l’émission de LCP.


La question que je lui ai posé (comme d’ailleurs à Marisol TOURAINE ) était la suivante :

"Le Premier Ministre a déclaré ce matin vouloir réduire le train de vie de l’Etat. Or, on apprend que le budget de l’Elysée devrait augmenter en 2009 de 11,5% ce qui correspondrait à un montant de 112,3 millions d’€, celui de l’Assemblée Nationale de 3,8% ce qui le porterait à 554,2 millions d’€ et celui du Conseil Constitutionnel de 60,5% le faisant passer de 7,7 12,5 millions d’€. Ne trouvez vous pas cela étonnant et surtout indécent ?"

Vous avouerez que dans un contexte où les français ne voient pas leurs salaires ou revenus augmenter et où on nous annonce une croissance de –0,2% les taux que souhaitent s’accorder le Président, les députés et surtout les membres du Conseil Constitutionnel frisent soit l’inconscience soit le f…… de gueule.

1 - Et bien, il faut savoir que pour Monsieur OLLIER l’augmentation du budget de l’Elysée est une « goutte d’eau » et que compte tenu de la dépense d’énergie du Président celle-ci est totalement justifiée.

2 - En ce qui concerne les députés, les deux présents sur le plateau considèrent qu’elle est incontournable puisque le manque cruel de personnel ne permets pas de « travailler dans de bonnes conditions »

3 - Enfin pour le Conseil Constitutionnel, selon Monsieur OLLIER, cela fait longtemps que l’on ne l’avait pas augmenté, il s’agit donc d’un « rattrapage »

Outre le fait qu’on prend les enfants en bas âge, il et utile de préciser que nos élus, alors qu’il ne pensent qu’à « alléger » la fonction publique au service des citoyens, n’oublient surtout pas d’augmenter les effectifs de fonctionnaires (et conseillers spéciaux) à leur disposition avec une pensée (nous l’espérons) émue pour le contribuable à qui on aura fermé son tribunal, hôpital, bureau de poste ou gare.

Car, la goutte d’eau évoquée par Monsieur OLLIER correspond en ce qui concerne l’Elysée représente les augmentations de salaires (+20%) et primes (8 millions d’indemnités de sujétions) des 98 contractuels si on ajoute à cela l’augmentation exponentielle des coûts de transport, téléphone et autres frais de représentation cela nous donne : 12 millions d’€ soit pour les nostalgiques de l’avant Euro, 78 714 840 FF - Source Canard Enchaîné

Une goutte d’eau qui doit faire rêver des millions de français pour qui la fin du mois commence le 10 ou le 15 !!!

Ce que Monsieur OLLIER aurait pu également nous expliquer comment on conçoit le service public chez nos gouvernants. Nous avions évoqué ce sujet dans un article « Fonction publique fais ce que je dis … »

On compte à ce jour 37 ministres ou secrétaires d'Etat . Même si les secrétaires d'Etat sont sous la tutelle de ministères, on peut globalement dire que tous les aspects de la gestion du pays semblent couverts. Il ne faut en effet pas oublier que chaque ministre ou secrétaire d'Etat dispose d'un cabinet dont le nombre de conseillers peut varier de zéro (Rama YADE) à une trentaine (Roselyne BACHELOT) à 37 (Christine LAGARDE) soit en moyenne une vingtaine de conseillers.

Une visite sur le site de la Présidence de la République à la page "Cabinet de Nicolas SARKOZY" amène à se poser des questions sur la diminution du nombre de fonctionnaires notamment en ce qui concerne le cumul ou doublonnage.

Composition du cabinet de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République

Secrétaire général : M. Claude GUEANT
Chef de l'Etat-major particulier : Amiral Edouard GUILLAUD
Conseiller spécial du Président de la République : M. Henri GUAINO
Conseillers du Président de la République :
M. Raymond SOUBIE
Mme Catherine PEGARD
Conseiller diplomatique et Sherpa : M. Jean-David LEVITTE
Secrétaire général adjoint : M. François PEROL
Directeur du cabinet : Mme Emmanuelle MIGNON
Conseillers à la présidence de la République :
M. Franck LOUVRIER
M. Arnold MUNNICH
M. Patrick OUART
Chef de cabinet : M. Cédric GOUBET
Chef de cabinet adjoint : M. Samuel FRINGANT

Mais enfin, pourrait-on se dire, après tout, le budget de la France peut bien offrir quelques (très chers) collaborateurs au Président. Oui, mais c'est en lisant la deuxième partie de la liste consacrée aux conseillers et conseillers techniques qu'on est partagé entre le sourire et l'abattement.

Conseillers :

M. Dominique ANTOINE, conseiller culture, éducation, jeunesse et sports
M. Bernard BELLOC, conseiller enseignement supérieur et recherche
M. Olivier BIANCARELLI, conseiller parlementaire et Outre-mer
M. Erard CORBIN de MANGOUX, conseiller affaires intérieures
M. Bernard DELPIT, conseiller économique
Mme Cécile FONTAINE, conseiller défense
M. Pierre-Jérôme HENIN, conseiller presse questions internationales
M. Bruno JOUBERT, conseiller diplomatique adjoint
M. Bertrand MARTINOT, conseiller social
M. Jérôme PEYRAT, conseiller politique
M. Fabien RAYNAUD, conseiller affaires européennes
M. Maxime TANDONNET, conseiller immigration et intégration

Conseillers techniques :

M. Boris BOILLON, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé de l’Afrique du Nord, du Proche et du Moyen-Orient
M. Olivier COLOM, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé du G8, des Nations unies, des affaires multilatérales et globales et de la francophonie.
M. Edouard CREPEY, conseiller technique en charge des questions institutionnelles, constitutionnelles et juridiques
Mme Sophie DION, conseiller technique sport
M. Jean-Baptiste de FROMENT, conseiller technique éducation
M. Eric GARANDEAU, conseiller technique culture et communication
M. Christophe INGRAIN, conseiller technique justice
M. Rachid KACI, conseiller technique politique de la ville, diversité
M. Damien LORAS, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé des Amériques, de la Russie, du Caucase, des Balkans et de l’Asie centrale

M. Bertrand LORTHOLARY, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé de l’Asie et de l’Océanie
M. Matthieu LOUVOT, conseiller technique industrie - énergie - transport
M. Christophe MALVEZIN, conseiller technique agriculture et pêche
M. Rémi MARECHAUX, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé de l’Afrique sub-saharienne
M. Raphaël RADANNE, conseiller technique santé
M. Aimeric RAMADIER, conseiller technique fonction publique et jeunesse
M. Boris RAVIGNON, conseiller technique développement durable
M. François RIAHI, conseiller technique réforme de l’Etat
M. François RICHIER, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé des affaires politico-militaires
M. Julien SAMSON, conseiller technique protection sociale
M. Romain SERMAN, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé de l’Afrique sub-saharienne
M. Eric TALLON, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé des affaires européennes
M. Julien VAULPRE, conseiller technique opinion

A rapprocher des effectifs de notre Premier Ministre

Pour mémoire, le cabinet du Premier Ministre se compose de :

1 Directeur du cabinet, 1 Directeur adjoint du cabinet, 1 Conseiller auprès du Premier ministre, 1 Conseillère auprès du Premier ministre pour la communication.

Puis :

Chargés de mission auprès du Premier ministre :
M. Jean de BOISHUE, ancien ministre
M. Daniel-Georges COURTOIS,
Pierre DAVID
Jean-Marc MONTEIL
1 Chef du cabinet
1 Chef du cabinet militaire
1 Chef adjoint du cabinet
1 Conseillère, chef du secrétariat particulier :
1 Conseiller Europe :
1 Conseillère pour les affaires économiques et financières :
1 Conseiller social :
1 Conseiller pour les affaires intérieures
1 Conseillère pour la justice :
1 Conseiller parlementaire :
1 Conseiller pour la réforme de l’Etat et la fonction publique :
1 Conseiller pour le budget :
1 Conseiller pour l’éducation nationale, l’enseignement supérieur et la recherche :
1 Conseiller pour l’industrie, la recherche et l’énergie :
1 Conseiller diplomatique :
1 Conseiller pour le développement durable
et Arno KLARSFELD (aucune précision)

5 conseillers au service de presse

Conseillers techniques :
1 Affaires diplomatiques
1 Fiscalité et prélèvement obligatoires
1 dossiers culturels et discours
1 Affaires diplomatiques et coopération franco-allemande
1 Relations avec le Sénat et les associations d’élus
1 Education
1 Financement des entreprises, services, artisanat, concurrence, consommation et tourisme
1 Politique de la ville, intégration et lutte contre l’exclusion :
1 Relations avec l’Assemblée nationale et l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et de l’UEO
1 Enseignement supérieur et recherche
1 Santé
1 Ecologie et urbanisme
1 Discours
1 Sécurité
1 Stratégies industrielles, PME-PMI, technologies et société de l’information
1 Administration territoriale, collectivités locales et outre-mer
1 Sports, jeunesse et vie associative
1 Libertés publiques
1 Finances sociales
1 Affaires stratégiques
1 Affaires locales
1 Energie, politique industrielle et sûreté nucléaire
1 Discours
1 Travail et formation professionnelle
1 Affaires économiques internationales
1 Espace, industries de défense, recherche et innovation
1 Climat, transport et règles de construction
1 Macro-économie et emploi
1 Culture et communication
1 Agriculture, pêche et forêt

Chargés de mission
1 Aménagement et logement
1 Relations avec élus
1 Education
1 Prévisions économiques
1 Relations avec l’Assemblée nationale et le Parlement européen

Permettez nous Monsieur OLLIER, de trouver le prix de la goutte particulièrement élevé en ces temps de récession, pardon de "croissance négative" comme vous le dites si joliment

Sources et crédit Vidéo
LCP AN

15 octobre 2008

François "OUI-OUI" FILLON contre les paradis fiscaux

C'est nouveau et franchement, ça fait sourire : " Fillon part en guerre contre les paradis fiscaux" et c'est à lire sur le site Web de Challenge : " "Des trous noirs comme les centres off shore ne doivent plus exister", a lancé le Premier ministre François Fillon à l’Assemblée nationale, mardi 14 octobre.

"Leur disparition doit préluder à une refonte du système financier international", a-t-il ajouté. Le ministre français du Budget, Eric Woerth, avait annoncé le 29 septembre son projet d’organiser une réunion regroupant les pays de l’OCDE pour "relancer le combat contre les paradis fiscaux".

Au moment où les Etats sont contraints d’injecter des sommes considérables pour venir au secours du système financier, il est en effet légitime de réexaminer ce sujet, véritable serpent de mer. Les hedge funds à l'index

Beaucoup d’observateurs ont ainsi pointé le fait que les "hedge funds", qui n’ont pas été à l’origine de la crise actuelle, mais l’ont propagé en multipliant ses effets toxiques, sont domiciliés dans des centres off-shore. Il y aurait une "cinquantaine" de paradis fiscaux dans le monde, représentant "plus de 400 banques, deux tiers des 2000 hedge funds et deux millions de sociétés écrans qui géreraient quelque 10.000 milliards de dollars d’actifs financiers", a ainsi détaillé l’ONG Transparency International France ... / ... Source Challenge

On connaissait déja les belles histoires de l'oncle Paul, les contes de ma mère l'oie et les aventures de OUI OUI mais "François contre les paradis fiscaux" avouez que ça a toutes les chances de devenir un best seller.

Hedge funds : On a régulièrement entendu ce nom ces dernières années. Les spécialistes financiers les présentaient comme les "enfants turbulents de la finance" et nombreuses sont les banques y compris françaises qui (comme on dit en langage populaire, vous savez celui des contribuables) y ont tâté.

Hedge Fund : Définition d'un site Web spécialisé (Vernimmen)

Les hedge funds, contrairement à leur nom qui signifie couverture, sont des fonds d'investissement non cotés à vocation spéculative. Ce sont des fonds spéculatifs recherchant des rentabilités élevées et qui utilisent abondamment les produits dérivés, en particuliers les options. Ils utilisent l’effet de levier, c’est-à-dire la capacité à engager un volume de capitaux qui soit un multiple plus ou moins grand de la valeur de leurs capitaux propres. Les hedge funds présentent l’intérêt d’offrir une diversification supplémentaire aux portefeuilles « classiques » car leurs résultats sont en théorie déconnectés des performances des marchés d’actions et d’obligations.

Définition pour "les nuls"par le site La finance pour tous

Les hedge funds sont des fonds d’investissement d’un type particulier. Il n’existe pas de définition légale, précise et formelle du terme. Le terme lui-même est trompeur. La traduction littérale en français est « fonds de couverture », c’est-à-dire se livrant à des placements de protection contre les fluctuations des marchés considérés. Une telle définition devrait les faire pencher du côté des fonds sans risque ; or, au contraire il s’agit de fonds particulièrement risqués, beaucoup plus risqués que les fonds communs de placement (OPCVM) .Pourquoi ?

Ils sont peu ou pas réglementés. A la différence des fonds d’investissement destinés au grand public, une part importante des fonds peut être investie en actifs illiquides ou complexes. Ils utilisent massivement les techniques permettant de spéculer sur l’évolution des marchés, à la baisse comme à la hausse (utilisation massive de produits dérivés, de la vente à découvert et de l’effet de levier). Ils sont peu transparents et souvent implantés dans les paradis fiscaux.

Leurs gérants y investissent une part de leur patrimoine et prélèvent des commissions très importantes en fonction de la surperformance du fonds. Cela les incite à faire prendre aux fonds des risques de marché importants. En général, les investisseurs ayant déposé de l’argent sur ces fonds, ne peuvent réduire leur participation à tout moment mais seulement à certaines périodes prédéterminées.

Au cours des dix dernières années, les hedge funds ont enregistré une croissance rapide. On estime qu’aujourd’hui près de 10 000 fonds sont opérationnels dans le monde et qu’ils gèrent 1 426 milliards de dollars d’actifs, soit plus de 700 % de plus qu’en 1995 ! ... / ...

Voila un peu mieux expliqué les trous noirs évoqués par le Premier Ministre. Trous noirs au demeurant qui ne font pas partie des plans de relance des Etats et qui pourraient bien accroître la descente aux enfers du système financier mondial !!!

De son côté Eric Woerth lui parle de son projet d’organiser une réunion regroupant les pays de l’OCDE pour "relancer le combat contre les paradis fiscaux.

Au delà du fantasme, c'est quoi au juste les paradis fiscaux ?

L'OCDE établit chaque année une liste des paradis fiscaux non coopératifs. L'OCDE applique des critères assez restrictifs pour déterminer le caractère de paradis fiscal d'un pays :

Au premier plan, le fait que la juridiction concernée applique des impôts inexistants ou insignifiants, mais ce critère n'est pas suffisant car l'OCDE reconnaît que toute juridiction a le droit de décider d'appliquer ou non des impôts directs et, dans l'affirmative, de déterminer le taux d'imposition approprié. Les autres facteurs nécessaires pour qu'une juridiction soit considérée comme un paradis fiscal par l'OCDE sont une absence de transparence dans l'application de la loi fiscale, l'absence d'échange de renseignements à des fins fiscales avec les autres administrations et le fait que l'absence d'activités substantielles soit admise.

Depuis que l'OCDE a mis en place des outils de lutte contre les paradis fiscaux, 33 juridictions ont pris des engagements en matière de transparence et d'échange effectif de renseignements et ont été retirées de la liste.

Les juridictions qui n'ont pas encore pris d'engagement en matière de transparence et d'échange effectif de renseignements sont

Amérique
* Antilles néerlandaises
* Bahamas
* Territoire d'outre-mer autonome (Royaume-Uni) Bermudes
* îles Caïmanes
Asie
* Bahreïn
* Hong Kong
* Singapour
* Émirats arabes unis
Europe
* Chypre
* Guernesey
* Île de Man
* Irlande
* Jersey
* Luxembourg
* Malte
* Royaume-Uni
* Suisse

Il est bon de rappeler que le Président de l'Eurogroupe est Jean-Claude JUNKER actuel Premier Ministre du Luxembourg. Amusant non ?

Une question vous taraude : Comment les particuliers peuvent-ils trouver des adresses leur permettant d'abriter leur argent dans ces paradis fiscaux ?

C'est assez simple, le citoyen Lambda lance une recherche sur GOOGLE avec la requête :"paradis fiscaux" Il y trouvera quantité de réponses commerciales (liens payants) :

1.Création Société Offshore
Le seul spécialiste en France Paiement à livraison.
2.Création société Offshore
Solutions clé en main: constitution Compte bancaire et domiciliation
3.Abroad Offshore
Spécialiste de la société offshore Professionalisme & confidentialité

Puis en partie droite :

1.Société Paradis Fiscaux
Ne s'improvise pas ! Conseil &
Accompagnement Efficace & Discret.

2. Offshore en Angleterre
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3. Offshore Angleterre 799 €
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4. Création société Offshore
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de votre optimisation fiscale

5. Societe Offshore
Fournisseur de societe offshore
Seychelles et Ile Maurice

6. Création Société Offshore
Ouverture compte bancaire Offshore
Virtual Office, ATM, GSM/VOIP

7. Sociétés offshore
60 pays dans le monde
conseils et études de cas gratuits

8. Tax Free IBC
Belize Offshore Company
Registered agent, address, banking

On peut également trouver sans la moindre difficulté un ouvrage portant le joli nom de "Avec le "guide fiscal pour la création de société à l'étranger" qui se présente de la façon suivante : que vous soyez un particulier ou un professionnel, vous trouverez toutes les solutions pour savoir comment utiliser les paradis fiscaux, sans risquer les foudres de l'administration " Vous pouvez même consulter gratuitement un Extrait du Guide

Imaginez que pour la recherche, nous nous sommes limités à la langue française .... Alors, lorsqu'on compare l'effet d'annonce à l'état de fait, on se dit que notre Premier Ministre a du abuser de la lecture de "OUI OUI découvre la mondialisation" ou qu'il se paye notre tête ... une fois de plus, car afin de mettre fin à ces paradis fiscaux, il faudra si on s'en tient à la seule l'Union Européenne obtenir l'accord des 27 membres.

Ce qui est, tout le monde le sait, impossible

Dis, François, raconte nous encore une belle histoire ...


14 octobre 2008

Elections pièges à c..., Sondages pièges ... à nazes

La crise financière commençant à mettre nos dirigeants mal à l'aise et pour tout dire nerveux), il était absolument nécessaire (comme le préconisent les communicants) de distraire l'attention des citoyens/salariés/contribuables.

Et là, pas d'hésitation, on ressort la TRES grosse ficelle des français qui ne travaillent pas assez et sont par conséquent responsables de la baissse de leur pouvoir d'achat, du manque de dynamisme de l'économie et peut être même ... de la reprise du chômage.

C'est comme l'ont appelé les Guignols de l'info, c'est le "gentil" Xavier BERTRAND qui s'y est collé.

Résumé des faits :

Extrait de la dépêche AFP : La proposition de loi UMP visant à faciliter le travail du dimanche sera débattue d'ici à la fin de l'année au Parlement, a indiqué dimanche sur Europe 1 le ministre du Travail Xavier Bertrand. Cette proposition de loi du député UMP des Bouches-du-Rhône Richard Mallié (le même qui souhaite passer à la postérité en refusant les nouvelles plaques d'immatriculation) , vise à étendre les dérogations au repos dominical. L'examen du texte avait initialement été fixé au 10 juin, avant d'être renvoyé à une date indéterminée .. / ... Selon M. Bertrand, invité du Grand Rendez-Vous d'Europe 1/Le Parisien, "elle n'est pas retirée de l'ordre du jour" et "son examen va se faire après l'examen du budget à l'Assemblée".

"Je soutiens à fond cette proposition, nous y avons travaillé avec Luc Chatel", le secrétaire d'Etat à la Consommation, a-t-il ajouté. "Le dimanche n'est pas un jour comme les autres, c'est vrai. Mais il faut aussi voir comment les choses évoluent. Nous ne pouvons pas refuser à des personnes qui souhaitent travailler le dimanche de le faire", a-t-il expliqué.

Selon lui, la réglementation doit "aussi apporter des garanties", avec un travail le dimanche "mieux payé et surtout le droit au refus pour le salarié" ... / ... Source Afp

Chez moi on a l'habitude de dire : "Si tu dis ça à un cheval de bois, il te donne une ruade"Qui peut encore croire qu'un salarié (surtout avec une récession économique en cours) pourra refuser quoi que ce soit ?

Au passage, ça ne vous rappelle pas la belle légende des salariés qui peuvent aller voir leur employeur pour leur demander à faire quelques heures supplémentaires par ci par là ?

Toujours un peu plus sournois dans leurs méthodes, nos ministres utilisent maintenant systématiquement les études d'opinion "indépendantes" afin de convaincre leurs opposants qu'ils sont minoritaires. C'est justement le cas du dernier sondage sur le "travail du dimanche" publiée par le Journal du Dimanche (propriété du groupe Lagardère)

Voir ci-dessous un copie d'écran effectuée ce jour sur le site du JDD

C'est vrai que ça a du discuter et même plus dans les foyers français. Les "ben ça alors ... ", les "je l'aurai jamais cru ..." et autres "tu vois je te le disais ..." ont probablement fait oublier pendant quelques heures les milliards envolés et ceux découverts dans des caisses vides mais subitement pleines.

C'était sans compter sur la pugnacité de quelques journalistes (que nous saluons au passage) qui ont décidé de ne pas se limiter à publier (comme d'habitude) les résultats.

Libération et BetaPolitique nous expliquent comment ce gouvernement essaye de vendre aux français une énorme imposture


BetaPolitique

Nos 1003 compatriotes ont donc été soumis à la question par téléphone à ces dates là : Travailler le Dimanche est payé davantage qu’en semaine. Si votre employeur vous proposait de travailler le dimanche, accepteriez-vous ?

Leurs réponses :

Le score de 67 % en faveur du travail dominical, a ensuite fait le tour des rédactions : Le monde, le JDD et le nouvel observateur avec une réaction en exclu de la CFTC en ont fait leurs choux gras. Ce chiffre de 67 %, je l’ai également entendu au journal télévisé de dimanche à 20h. Toutes les rédactions ont donc repris cette information.

Pourtant, au mois de décembre 2007 et toujours sur le JDD, 1010 personnes répondaient à la question suivante : Vous, personnellement, seriez-vous prêts à travailler le dimanche ?

A cette question, ils répondaient en faveur du travail le dimanche à hauteur de 47 % :
Bien qu’un encart proche de l’article les créditaient d’un score de 41%.

Tout cela n’est vraiment pas sérieux, passons sur le panel d’un millier de personne qui nous donne une incertitude très élevée, passons sur l’empressement du JDD à sortir un scoop en phase avec l’agenda présidentiel. En revanche je ne peux pas passer l’éponge sur la déontologie vis-à-vis de tels sondages qui n’appliquent pas une règle simple : la permanence des méthodes ... / ...

Les rédactions se sont empressées de faire circuler cette information rapidement, et elles se sont défaussées en citant leur source : le JDD. L’interprétation qui en a été faite publiquement est pourtant erronée. En effet, on ne peux pas dire qu’à cause de la crise les gens souhaitent travailler le dimanche, et c’est pourtant ce que tout le monde veux lui faire dire à ce sondage ... / ... Pour résumer si vous avez un manteau à acheter, avec le même budget ; que vous l’achetiez le dimanche ou le samedi ne change rien à l’économie. Il faudrait donc davantage doper la demande dans ces temps de crises afin de stimuler la consommation que d’augmenter l’offre. C’est assez élémentaire mais inacceptable pour ce gouvernement, nous avons donc droit à ces rocambolesques sondages qui font davantage rire qu’autre chose.

Libération

Ce sondage aux petits oignons mérite quelques précisions. Primo, le plébiscite français pour le travail dominical se nuance un poil à la lecture des résultats de l'enquête. A la question posée («travailler le dimanche est payé davantage qu'en semaine, si votre employeur vous proposait de travailler le dimanche, accepteriez vous?») Ils sont 17% à répondre «oui, toujours», alors que 50% des sondés répondent : «oui, de temps en temps».

Mais ces deux ensembles sont agrégés en un seul bloc de 67% qui permet au JDD de titrer :«les Français veulent travailler le dimanche!». IFOP précise dans son étude que ce chiffre de 67% est en progression de 8% par rapport à décembre 2007 et un sondage publié dans Metro. Ce qui permet à Bertrand d'évoquer une évolution des mentalités. La France est prête pour sa réforme. CQFD.

Sauf qu'une des questions du sondage rend compte, sur la même période, d'une dynamique inverse de l'opinion publique. Le JDD n'a publié in extenso que deux questions, mais une visite sur le site de l'IFOP montre que l'institut de sondage en a en fait posé quatre, dont celle-ci, qui concerne l' «adhésion» des Français à un assouplissement de la législation sur l'ouverture des magasins le dimanche:

«Vous savez qu'aujourd'hui la plupart des magasins n'ont pas le droit d'ouvrir le dimanche. Personnellement, êtes vous favorable à un assouplissement de la législation sur le sujet, afin que des magasins puissent ouvrir le dimanche?».

Et là, surprise. Les Français y sont moins favorables qu'il y a un an. Ils sont 57% à se dire partisan d'un assouplissement lors du dernier sondage IFOP. C'est 6 points de moins que dans l'enquête publiée dans Metro en décembre 2007(63%) ... / ...

Outrance et Enfumage étant les deux mamelles de notre gouvernement, le même Bertrand lance un nouveau débat (afin d'étouffer le premier) :

Le ministre du Travail Xavier Bertrand a souhaité lundi à Marseille que les nouvelles crèches «puissent être ouvertes sept jours sur sept quand il le faut», afin d’accueillir les enfants de parents travaillant les samedi et dimanche. «Parce que quand vous êtes commerçants, pourquoi vous n’auriez pas le droit d’avoir vos enfants à la crèche?», a déclaré le ministre, interrogé lors d’un point presse sur les possibles conséquences sociales et familiales de l’extension du travail le dimanche.

Il a également estimé que les «sept millions de Français» qui travaillent «occasionnellement» le dimanche avaient déjà dû trouver une solution pour la garde de leurs enfants.

Quelques heures plus tard, lors d’un débat avec les représentants patronaux des Bouches-du-Rhône et des salariés de la zone commerciale de Plan-de-Campagne favorables à l’ouverture dominicale, Bertrand a donné l’exemple d’une crèche ouverte «sept jours sur sept en Ile-de-France, à Chanteloup-les-Vignes». «Il ne s’agit pas d’ouvrir toutes les crèches de France sept jours sur sept, mais si un jour vous avez une crèche d’entreprise à Plan-de-Campagne, ça peut-être intéressant qu’elle soit ouverte le dimanche. Il faut qu’on puisse se caler au rythme de vie et aussi au rythme de consommation des Français»

Il faudrait d'abord en construire des crèches et ce pour le reste de la semaine pauvre pitre !!!!!

Vous êtes en colère à la lecture des ces propos ? Nous aussi.

D'autant qu'une de ses collègues Christine BOUTIN est en train de vouloir modifier la loi SRU pour éviter aux villes "riches" de ne pas construire d'habitat social (voir article du journal Le Monde)

Dans la mesure où le premier parti d'opposition est en train de se demander s'il organise un débat contradictoire entre motions ou s'il déplace la date de son congrès pour adapter son programme à la crise, pour les citoyens français, il semble qu'il va falloir se faire entendre vite et fort, et ce par tous les moyens.

Crédit montage
Avec l'aimable autorisation
de Tropic@lBoy

13 octobre 2008

De bling bling à krach krach : Ensemble tout est possible !!!

Notre Président a parlé. C'était pour nous annoncer qu'en termes de renflouement inconditionnel des banques : Tout est possible (même avec les caisses vides ...)

"Je mesure la responsabilité est la mienne" (Sic - comme le dit le Canard Enchaîné)

Lundi, il déclarait: "Je mesure la responsabilité est la mienne (...). Cette responsabilité, nous l'assumerons." Et le chef de l'Etat de citer la nécessité de débloquer le marché des prêts entre les banques, via une garantie "payante" des emprunts contractés avant le 31 décembre 2009, et ce jusqu'à 320 milliards d'euros.

A cela s'ajoutent 40 milliards pour recapitaliser les banques qui seraient en difficulté. Soit 360 milliards au total. Interrogé sur la Société Générale, il a répondu que les pouvoirs publics mettent "des fonds propres à disposition de toutes les banques qui en feraient la demande". Une fois encore, Nicolas Sarkozy s'est dans le même temps engagé à ce qu'"une fois la confiance rétablie, la France ne laissera pas cette situation sans conséquence. Les coupables seront sanctionnés." Source Challenges

Comme nous l'expliquions dans notre article précédent, ces fonds n'existant pas, il va falloir soit avoir recours à l'emprunt ou comme le disait Eric WOERTH dans l'émission Riposte, faire fonctionner la planche à billets.

Dans cette tourmente, une nouvelle fera plaisir à tous les français : "La présidence de la République voit ainsi son enveloppe budgétaire 2009 augmenter de 11,4% pour atteindre 112,3 millions d'euros. On rappelle qu'en 2008, cette enveloppe est déjà passée de 32,3 à 100,8 millions ...

Le budget 2009 de Assemblée nationale progresse de 3,8% (554,2 millions) et celui du Sénat de 1,4% (332,2 millions). Les crédits du Conseil constitutionnel passent de 7,7 à 12,5 millions, soit une hausse de 60,7%." Source Actuchômage du 03 Octobre 2008

Mais puisqu'on vous le disait avant l'élection de 2007 : ENSEMBLE TOUT EST POSSIBLE ... dommage qu'une majorité de français ait trouvé ce slogan ... sympathique.

Crédit et copyright montage
Le blog du CHI

DSK : 1.400 milliards de pertes ... mais il en reste encore ...

C'est le Nouvel Obs qui nous l'apprend : "Le gouvernement, réuni en conseil des ministre exceptionnel lundi après-midi, devrait s'engager à apporter la garantie de l'Etat à un plan de plusieurs centaines de milliards d'euros destiné à faciliter le financement du système bancaire et renouveler la promesse de se porter au capital des établissements en difficulté.

Nicolas Sarkozy devrait détailler cet après midi les mesures adoptées dans le cadre d'un projet de loi finances rectificative au budget 2008. Selon le rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale Gilles Carrez, le texte loi permettra à l'Etat d'apporter sa garantie à un organisme "qui va lever des fonds sur le marché" au profit du système bancaire. " ... / ...

Selon "Le Monde" daté de mardi dernier, qui ne cite pas de source, le gouvernement pourrait annoncer que la garantie de l'Etat s'élèvera en France à 300 milliards d'euros ... / ... Source Nouvel Obs


Au fait, savez-vous comment l'Etat français est venu au secours de de DEXIA ?

Evoquant le milliard d'Euros investi par l'Etat dans la banque et les 2 MdsE apportés par la Caisse des Dépôts et Consignation, Eric Woerth a expliqué qu'en contrepartie, l'État français obtiendra "des actifs de Dexia". Le Ministre a expliqué que le milliard d'Euros investi par l'Etat "vient de l'emprunt"... "L'argent ne vient pas du ciel. Ce n'est pas le Saint Esprit !" s'est-il exclamé.

Concrètement, pour la gestion des futurs actifs de Dexia, l'Etat français a créé une société dénommée : Société de Prise de Participation de l'État. Elle "va emprunter sur le marché 1 MdE. Elle va acheter des titres avec ce Milliard d'Euros de Dexia, et donc entrer dans le capital de Dexia. Elle aura dans son bilan, à la fois un emprunt pour 1 MdE, et à la fois une contre-valeur qui seront des titres"

Sauver une banque en empruntant soi même, du jamais vu !!!

Heureusement que nous avons l'UMP pour proposer des mesures à destination des plus modestes

Edouard Balladur, 79 ans, à défendu l'idée d'un moratoire sur la réforme de France Télévisions prévue pour 2009. Autrement dit, il proposerait de repousser la suppression de la publicité après 20 heures sur les antennes de la télévision publique. Cette mesure permettrait à l'Etat de récupérer 450 millions d'euros qui auraient dû être versés à France Télévisions en compensation. 450 millions qui pourraient financer le RSA au lieu de la taxe prévue sur les revenus du patrimoine .... Source JDD

Qu'est ce qu'on ne ferait pas pour faire plaisir à son électorat ?

En réponse à toutes les idées de "génie" de nos actuels dirigeants, ce matin sur Europe1 DSK le patron du FMI déclarait : " Aujourd'hui, notre estimation est un peu plus élevée : elle est autour de 1.400 milliards... Beaucoup de ces pertes ont déjà été révélées. Mais il en reste encore ! Source Europe1

Mais n'ayez aucune inquiétude, Xavier Bertrand veille : " L'heure est au réalisme et pas au catastrophisme. Oui, cette crise financière aura des conséquences sur l'emploi, sur la croissance et sur le pouvoir d'achat. Mais le rôle d'un politique, c'est l'action plus que la prévision. Cela veut dire qu'il faut anticiper. Quand on décide la fusion Unedic-Anpe, les offres raisonnables d'emploi, le RSA, on joue un rôle d'anticipation et d'amortisseur " Source La Provence

On ne fera probablement jamais payer les responsables des quelques 1.400 milliards envolés mais ... Les chômeurs ou précaires vont savoir de quel bois le gouvernement se chauffe ... Non mais !!!


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L'ami Root73