15 juillet 2009

Baisse de la TVA dans la restauration : le bal des gogos !

Le 30 juin 2009, Christine Lagarde se rendait en coup de vent dans un restaurant proche de son ministère pour glorifier la plus belle réussite du gouvernement : La baisse de la TVA pour les restaurateurs.

"Profitez-en", lançait-elle à des clients attablés au Clos Bourguignon, un bistrot du centre de Paris, première étape d'une visite express à l'heure du déjeuner dans quatre établissements du quartier Opéra/Grands Boulevards.

Belle mise en scène : "Ce petit restaurant traditionnel affiche des baisses de prix conformes aux engagements de la profession en contrepartie du passage de la TVA de 19,6 à 5,5% (sauf pour les alcools) dans le secteur. Pour le déjeuner, la carte affichait des baisses d'environ 12% sur deux entrées, deux plats, deux desserts et l'eau minérale. "Sept produits, promesse tenue", a souligné le patron, Louis Deconquand, devant la ministre"

Très en verve, elle ajoutait : "C'est bien que tout le monde joue le jeu, les grands fleurons, les petits restaurants, les groupes, les indépendants", expliquait-elle au Café de la Paix, restaurant huppé de la place de l'Opéra. Elle s'était également "rendue à l'Hippopotamus du boulevard des Capucines puis au Quick, l'enseigne de restauration rapide qui a aussi baissé le prix de son menu phare le Giant" - AFP/Google

Rappelons quand même que la baisse de la TVA a été obtenue par les restaurateurs qui s'offusquaient que les vendeurs de hamburgers soient soumis à à un taux de 5,5% alors qu'eux subissaient un taux de 19,6%

Or, rien qu'à Lyon : "Mc Donald's dont la TVA était déjà à 5,5%. Deux menus sont concernés : le Best of Big Mac et le maxi Best of Big Mac qui coûteront 50 centimes de moins désormais. Chaque enseigne pourra également baisser une demi douzaine de produits" - Source Lyon Capitale

"... / ... Du côté de la restauration rapide, on se frotte les mains. Depuis sa création, Mc Donald appliquait déjà la TVA à 5,5 %. Mais uniquement sur les ventes à emporter. À présent, toutes les ventes sont alignées sur la même taxe. Dominique Sulletti est le gérant des quatre Mc Do de Mont-de-Marsan et de Dax. « Grâce à cette marge, nous allons pouvoir refaire entièrement l'un des établissements de Mont-de-Marsan d'ici 2010 ». Du côté du personnel, des augmentations de salaire sont en négociations. - Source Sud Ouest

Du côté de la restauration classique, on déclarait : "Nous allons déployer une politique de prix très agressive qui ira bien au-delà des engagements du contrat d'avenir. C'est de la relance commerciale", annonçait Dominique Giraudier, le président de Flo, très fier de remettre sous la barre des 2 euros le café à Hippopotamus"

Bel enthousiasme qu'il fallait modérer, comme le faisait remarquer Challenge : "La baisse des prix promise succède à une période de nette inflation. L'indice des prix de la restauration s'est envolé de 27% depuis 2000, bien plus que l'indice général des prix à la consommation. D'une manière générale, les prix alimentaires sont plus sages que les additions de restaurants. Les marges réalisées par les professionnels sont d'autant plus importantes qu'ils ont revu à la hausse les prix de produits sur lesquels ils n'apportent pas de valeur ajoutée, comme le café en fin de repas, qui a bondi de près de 28% depuis 2000"

Mais que s'est-il passé, depuis qu'Hervé Novelli, a eu droit ,à une standing ovation de "plusieurs minutes" au Château Ricard, à Clairefontaine-en-Yvelines, où, quelque s300 chefs et patrons de restaurants pour participaient au banquet annuel de "La Petite Ferme parisienne", l'un des plus gros fournisseurs de produits laitiers de Rungis ?

Photo : Le Chateau Ricard - Source Wikimedia

Et bien, le Groupe Flo, vous savez celui qui était : "très fier de remettre sous la barre des 2 euros le café à Hippopotamus" semble modifier la stratégie annoncée au début de l'annonce de la baisse de la TVA

Groupe Flo, propriétaire des enseignes Hippopotamus, Bistro Romain, Brasseries Flo ou encore Maître Kanter, estime que la baisse de la TVA devrait lui permettre de rattraper au second semestre le manque à gagner du premier, a indiqué le président du directoire du groupe, Dominique Giraudier, dans une interview à Reuters - Source Yahoo/Reuters

Du côté des indépendants, même son de cloche : " Dans une addition, 50 % du chiffre d'affaires n'a pas baissé car dans un repas il y a forcément les boissons alcoolisées qui sont restées au même prix. En revanche, toutes les aides ont été supprimées et là, il faudra voir l'influence sur nos marges. on préfère attendre « pour aller plus loin dans la démarche avec une baisse encore plus prononcée ou rectifier le tir" - Source La Voix du Nord

Bon, ça c'est pour la baisse des additions des consommateurs. Mais, alors les emplois promis par les restaurateurs ?

Groupe Flo vient d'annoncer la renégociation de sa dette avec ses créanciers et le lancement d'une augmentation de capital pour 20 millions d'euros. Il va également céder une partie des Bistro Romain et devra consacrer 60% du fruit de ces cessions au remboursement anticipé de sa dette. Le groupe met aussi en place une nouvelle planification visant à recourir au temps partiel à hauteur de 30-35% à terme. "On a quand même réduit notre effectif de 800 personnes. Nous sommes à une dizaine de pourcents de temps partiel utilisé, l'objectif étant de monter à 30-35%", a-t-il précisé. - Source Le Point

Alors, quelle est vraiment la situation quinze jours après les annonces du gouvernement et de sa majorité parlementaire ?

Comme l'indique Les Echos : Chaque établissement a défini ses priorités, sans tenir compte des engagements au plan national. Remplacement de matériel par-ci, embauche d'un employé à mi-temps par-là, légère baisse des prix ailleurs : chaque établissement a défini ses priorités, sans tenir compte des engagements au plan national (voir article ville par ville)

Ce qui amène le journal à titrer : "Baisse de la TVA dans la restauration : la répercussion dans les prix n'est pas au rendez-vous chez les indépendants" et "Promesse non tenue"

" .. / ... Quinze jours après la mise en application du taux de TVA réduit de 5,5 % au service de restauration à table, la baisse des prix est loin d'être effective chez les restaurateurs indépendants qui invoquent les charges élevées et la hausse des matières premières ... / ...

L'Etat " vigilant " et le consommateur " arbitre " : deux semaines après la mise en application du taux de TVA réduit de 5,5 % au service de restauration à table - les alcools ne sont pas concernés -, le credo de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, apparaît plus que jamais nécessaire. Si, d'entrée, les chaînes de restauration ont montré leur volonté de " jouer le jeu ", la baisse des prix - l'un des trois engagements figurant au " contrat d'avenir " conclu le 28 avril dernier entre les organisations patronales de l'hôtellerie-restauration et le gouvernement - paraît pour le moins très contrastée, voire inexistante chez les indépendants.

... / ... Pour sa part, Christine Pujol, la présidente de l'Umih, la principale organisation patronale, constate une mobilisation " très disparate ", en l'absence d'études. Espérant son renforcement, elle précise qu'elle y verra plus clair en septembre, son organisation devant se doter d'outils statistiques auprès de deux organismes indépendants. En outre, elle rappelle que le patronat, qui a multiplié les réunions d'information, ne représente que " un peu plus " de un restaurateur sur deux.

Autre fait important qui remonte du terrain : la répercussion intégrale de l'abaissement du taux de TVA de 19,6 % à 5,5 % - soit une réduction réelle de 11,8 % environ -, sur au moins 7 de 10 familles de produits (entrée, plat chaud, plat du jour, dessert, menu entrée-plat, menu plat-dessert, menu enfant, jus de fruits ou soda, eau minérale et café, thé ou infusion) est loin d'être effectif.

Enfin, et le patronat le reconnaît, les restaurateurs ne prisent guère les affichettes faisant état de la baisse des prix. La pose des vitrophanies suscite notamment la crainte des contrôles de la DGCCRF.

Ben voyons !

Que déclarait le "célèbre" André Daguin qui inlassablement harcelait Jacques Chirac puis Nicolas Sarkozy au nom de l'Union des métiers de l'industrie hôtelière ?

Nous vous proposons, de voir ou revoir, une interview d'André Daguin, sur le sujet de la baisse de la TVA et de ses futurs effets


Pour ceux qui apprécient les anecdotes, il est à noter que Monsieur Daguin qui a quitté la présidence de l'UMIH est à présent, membre Conseil économique et social : "nommé par un décret pris en conseil des ministres sur le rapport du Premier ministre". Il n'étonnera personne que l'adresse qu'il fournit sur sa fiche du site du CES mentionne : bureau : UMIH - 22 rue d'Anjou - 75008 Paris. Lobbying quand tu nous tiens ...

Une chose est sûre, au delà des discours enflammés des ministres et du plus que probable rattrapage progressif des prix dans quelques mois : " ... / ... Au total, la baisse de la TVA représentera un manque à gagner annuel de 2,5 et 3 milliards d’euros pour l'Etat. Logiquement, Bercy a demandé des contreparties : une baisse des prix de 11,8% sur au moins sept produits dans chaque restaurant, une revalorisation des revenus des 850 000 salariés du secteur, et la création de 40 000 emplois. Le «contrat d'avenir» signé avec les restaurateurs s'apparente à un plan de relance. A condition que ces derniers jouent le jeu.

Or, avec la période estivale et après des mois de crise, la tentation sera grande de glisser la manne de la TVA dans la poche. "Les grandes chaînes de restauration souffrent comme jamais, des enseignes vont disparaître, et l'on constate une hausse de 40% des défaillances d'entreprises chez les petits indépendants, dans un secteur qui détient déjà le record de mortalité des entreprises», souligne Bernard Boutboul, du cabinet Gira Sic Conseil ... /.... " Source Challenge

Le bilan précis de la baisse de la TVA sera fait dans quelques mois. A ce moment, plusieurs conclusions pourraient bien être tirées.

Un : la mesure a changé de sens économique en cours de route, le soutien à la trésorerie des restaurateurs, qu'ils en aient besoin ou pas, se substituant à la baisse des prix.

Deux : le coût de cette décision, dont l'objectif était surtout de prouver la fiabilité des promesses politiques, reste très onéreux.

Trois : le résultat paradoxal est que la mesure devait soutenir la restauration indépendante et traditionnelle face aux chaînes et à la restauration rapide. Ce sont ces derniers qui pourraient être les grands gagnants de l'opération.
- Source Les Echos

C'est certain que c'est moins glamour que le show de Johnny Halliday ou Carla Sarkozy jouant à "tante Yvonne" devant Jean-Claude Narcy. Extrait : "Nous passons nos week-end à l'Elysée avec les enfants. On a une vie tout à fait familiale. Évidemment, c'est un cadre tellement exceptionnel et magnifique, que je me sens toujours un peu invitée ici. [...] Nous y venons le week-end et le reste du temps, nous sommes dans notre maison."(Source Pure People), mais révélateur des priorités et de l'état d'esprit du Président, de son gouvernement et de sa majorité présidentielle godillots !

Au fait : La proposition de loi sur le travail du dimanche, qui a donné lieu à d’importantes polémiques, est soumise au vote des députés aujourd’hui. Dans les 500 communes touristiques ou grandes zones commerciales concernées, le texte ne prévoit aucune compensation : ni repos décalé, ni rémunération majorée. - Source France Info

Et :

A Châtellerault, les "Fabris" menacent de faire sauter leur usine pour 30 000 euros et Les "Nortel" des Yvelines se proposent d'en faire de même et réclament 100.000 euros par personne licenciée

Ne dit-on pas que Louis XVI écrivait dans son journal personnel, au soir du 14 juillet 1789, cette phrase cultissime : " Aujourd’hui, rien " ...

Crédit photo
VOILA



14 juillet 2009

Laurent Wauquiez : Pourquoi voudriez-vous que l'Etat subventionne les entreprises pour les aider à mettre à la porte des salariés quinquagénaires ?

Mais tout simplement parce que les entreprises N'EN VEULENT PAS !

Il est étonnant de constater que le gouvernement a des pudeurs de jeunes filles en termes budgétaire exclusivement lorsqu'il évoque le monde salarial !

Chômeur âgé de 54 ans depuis quelques mois, je me démène pour trouver un nouvel emploi sans avoir jusqu'à présent obtenu un seul entretien.

Je vous passe le nombre de candidatures spontanées ou non ainsi que les appels aux réseaux personnels. De tout côté, on est unanime : "C'est la crise"

Sauf que pour ceux qui ont atteint 50 ans et plus, la crise est endémique depuis des années !

Vous me direz que c'est le lot de tous ceux qui passé la cinquantaine et ont connu la fermeture de leur entreprise, et ce sera certainement celui de ceux qui toujours en poste subissent des remarques sur les capacités de "vieux" à s'intégrer dans un monde qui bouge !!!

Il faut se faire une raison comme le disent en "OFF" les conseillers du pôle emploi : "A 46 ou 47 ans, les difficultés sont grandes de ne pas retrouver un poste ... " alors à plus de 50 ...

Comme le dit ma conseillère au pôle emploi : "L'année dernière ont mettait le paquet sur les seniors, cette année, les consignes sont formelles, tout sur les jeunes" au bilan de compétence, on essaye de vous faire positiver : "Prenez patience, la crise est à son pic. Fais donc un petite formation" Une formation, pourquoi pas ! Mais il faudrait que celle-ci puisse également gommer l'âge de celui qui va accepter de se former ...

Le gouvernement par la voix de Laurent Wauquiez l'actuel Secrétaire Secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi, auprès de la ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi (et accessoirement surnommé le "surdiplômé de l'UMP" : Il a rédigé un mémoire de maîtrise portant sur Le flambeau des Mille et une nuits et l'Orient des Lumières, 1704-1798 sous la direction de Daniel Rivet de l'université Paris I. Il a appris l'arabe, lors d'un long séjour au Caire. Simultanément, il est rentré à l'Institut d'études politiques de Paris, a passé l'agrégation d'histoire et un Diplôme d'études approfondies (DEA) de droit public. Il est ensuite entré à l'École nationale d'administration) a des réponses toutes faites à ce problème.

Constat :

La France cumule un très faible taux d'activité des seniors - 3 salariés sur 10 entre 55 et 65 ans - et un chômage des jeunes parmi les plus élevés des pays européens. En Suède, le taux d'activité des 55-65 ans est de 7 sur 10, et le chômage des jeunes plus faible. Et quand on met en préretraite un salarié de 57 ans et demi, cela a un effet destructeur sur tous les plus de 50 ans. Cela crée un effet de contagion, une accoutumance ravageuse, entretenant l'idée que les seniors sont la variable d'ajustement de l'emploi."

Mais, Monsieur Wauquiez, adressez-vous aux employeurs qui ont obtenu la disparition de la contribution Delalande (Merci l'UMP) qui concernait les seniors, au fait que celle-ci empêchait les entreprises de les embaucher, car ... les licencier coûtait plus cher ! Et bien maintenant, cela coûte effectivement le même prix aux entreprises qui en contre partie, n'embauchent toujours pas de seniors.

Les salariés "seniors" sont-ils responsables de cette situation et doit-on les laisser au chômage de longue durée ?

Certainement pas. Mais s'ils ne sont que 3 sur 10 à travailler à partir de 54 ans c'est parce que les entreprises N'EN VEULENT PAS ! Alors, puisqu'ils sont discriminés jusqu'à la fin de leur carrière, n'est-il pas préférable d'envisager pour eux des solutions de préretraite progressive ou définitive ?

Solution ?

"ll n'est pas question de financer des préretraites avec de l'argent public. C'est à l'opposé de notre philosophie politique. Pourquoi voudriez-vous que l'Etat subventionne les entreprises pour les aider à mettre à la porte des salariés quinquagénaires ? C'est doublement un geste d'exclusion. D'abord, on signifie aux seniors qu'ils n'ont plus leur place dans l'entreprise. Ensuite, on leur dit : c'est à cause de vous si les jeunes sont au chômage. C'est injuste et inefficace.

Cette pudeur sur l'argent public n'apparaît que lorsqu'il s'agit de salariés ! Lorsqu'il s'est agit de renflouer les banques ou de donner des subsides à des entreprises dont le siège et le foyer fiscal n'est pas en France, étonnament, on a pas entendu Monsieur Wauquiez !

- Pourquoi voudriez-vous que l'Etat subventionne les entreprises pour les aider à mettre à la porte des salariés quinquagénaires ?

Mais Monsieur Wauquiez, les employeurs n'ont pas besoin de l'argent de l'Etat pour licencier des salariés quinquagénaires. Par contre, refiler le mistigri à l'UNEDIC ne vous pose aucun problème !

- D'abord, on signifie aux seniors qu'ils n'ont plus leur place dans l'entreprise. Ensuite, on leur dit : c'est à cause de vous si les jeunes sont au chômage. C'est injuste et inefficace

Parfaitement faux et ridicule. Les postes des seniors ne sont pas promis aux jeunes générations (réduction des effectifs). De plus, lorsqu'on connaît les chiffres de chômages des jeunes, dont votre gouvernement et l'UMP sont responsables depuis 2002, on a envie de vous dire : Les contats, les français sont capables de les faire. Par contre, la mise en place de solutions est toujours en attente !!!

- Tout le monde a sa part de responsabilité. Les politiques, pour qui les préretraites permettent de dégonfler les chiffres du chômage. Les entreprises, qui évitent un conflit social et rajeunissent leur pyramide des âges. Les salariés et leurs représentants, qui préfèrent la cessation d'activité des seniors au chômage des plus jeunes. Mais il faut voir un peu plus loin que la gestion à court terme des restructurations.

Et de proposer : Le tutorat !

Le tutorat est la meilleure illustration de ce que nous voulons. Nous allons porter de 230 à 345 euros par mois pendant six mois l’allocation versée pour assurer la formation des jeunes en alternance, pour les entreprises qui mettront en place le tutorat. C’est près d’un tiers du salaire au niveau du Smic qui sera ainsi pris en charge. Quant aux dépenses liées au tutorat, les entreprises pourront les imputer sur le plan de formation. Tout cela s’inscrit dans les mesures pour l’emploi des seniors que les entreprises vont devoir mettre en œuvre si elles ne veulent pas être soumises à un prélèvement de 1 % sur la masse salariale. - Source Libération

Dérisoire et inutile puisqu'applicable exclusivement aux seniors encore dans l'emploi !

Au fait, pourquoi oubliez vous de préciser, Monsieur Wauquiez que : "En vertu de ce texte, les entreprises d'au moins 50 salariés non couvertes par un accord d'ici au 1er janvier 2010 se verront infliger une amende égale à 1% de leur masse salariale"

Sont donc exclues de de ce prélèvement 97% des entreprises françaises qui comptent moins de 20 salariés ! Nous sommes persuadés que nombre d'entreprises dépassant les 50 salariés utiliseront la filialisation, ce qui leur permettra de répartir les effectifs de façon à ne pas être concernées par le prélèvement de 1% ...

Mais Laurent Wauquiez, ne semble capable de trouver des solutions réservées aux entreprises de grande taille. Pour ce faire, il a récemment fait appel à Vigeo l'agence de notation éthique de Nicole NOTAT l'ex dirigeante de la CFDT.

L’opération "bonnes pratiques seniors" a été lancée en novembre 2008 avec l'Agence européenne de mesure de la responsabilité sociale, Vigeo, et onze entreprises partenaires - Adecco, Areva, Axa, Cofidis, EADS, La Poste, L’Oréal, O2, Siemens, Thales et Vinci - afin d’identifier les actions positives en matière d’emploi des seniors.

Vigeo a détaillé les bonnes pratiques dans huit grands terrains de risques de discrimination : recrutement, rémunération, évolution professionnelle, accès à la formation, conditions de travail, gestion des restructurations et réorganisations. A titre exemple, les bonnes pratiques identifiées dans le domaine du recrutement sont :

* la formalisation par l’entreprise de l’engagement de développer le recrutement de personnes seniors, demandeurs d’emploi ou retraités ;
* la visibilité, en interne et en externe, de l’engagement de l’entreprise contre toute forme de discrimination à l’égard des seniors ;
* la contractualisation des principes et des objectifs de non-discrimination avec les intermédiaires du marché de l’emploi (Pôle emploi, entreprises de travail temporaire…) ;
* la réduction des risques de discrimination dans les processus de recrutement (recours au CV anonyme, collégialité des décisions de sélection…) ;
* la méthode de recrutement par simulation : aptitudes révélées par des tests en coopération avec des intermédiaires du marché de l’emploi ;
* l'Assessment Center : aptitudes révélées par mise en situation dans un centre d’évaluation de l’entreprise ;
* le testing : audit sur les réponses aux candidatures confiées à un organisme interne ;
* le tableaux de bord : sur les recrutements par tranche d’âge, par source d’embauche.

"Ce catalogue va être envoyé aux branches, aux entreprises, aux partenaires sociaux, aux chambres de commerce, etc. Le but est que les plans d'actions des entreprises pour l'emploi des seniors piochent dans cette liste dans trois domaines"
http://www.gouvernement.fr/gouvernement/emploi-des-seniors-un-recueil-de-bonnes-pratiques

En gros, quelques entreprises vont "piocher" dans ce "catalogue de La Redoute" social les autres n'en auront rien à faire ... Nous nous acheminons donc vers des mesurettes cosmétiques qui ressemble étrangement au code AFERP MEDEF sur la rémunération des patrons, dont on connaît le feuilleton (voir Slovar: Le MEDEF est " A la recherche des temps nouveaux " mais juge inopportun de vouloir légiférer sur la rémunération des dirigeants)

C'est formidable, comme ça sent le discours et la solution d'énarque devenu politicien communicant. Mais : Pourquoi voudriez-vous que l'Etat subventionne les entreprises pour les aider à mettre à la porte des salariés quinquagénaires ?

Qu'ils continuent à chercher, puisque maintenant le RSA existe pourrait ajouter Monsieur Wauquiez !!!



13 juillet 2009

Et toi, tu travailles dans une "commune d'intérêt touristique", une "commune touristique" ou une "Puce" ?

Voila la question que vont probablement se poser les salariés qui travaillent déja le dimanche ou vont être concernés par le vote du 15 juillet à l'assemblée nationale.

Le Sénat lui, devrait examiner le texte à partir du 21 juillet, l'objectif étant que le texte soit définitivement adopté par le Parlement avant ... la fin juillet.

Nouvelle usine à gaz voulue par notre Président, le texte risque de donner lieu à des situations ubuesques. Tout aura été bon pour faire croire à l'utilité de cette mesure. Y compris en déclarant que nos voisins frontaliers sont des stakhanovistes du travail du dimanche. Ainsi, comme l'explique Libération, Patrick Devedjian le 6 juillet affirmait :

... / ... " Je rappelle qu’à Lille, on est juste à la frontière de la Belgique, et qu’en Belgique, tout est ouvert le dimanche, moralité, tout le monde va faire ses courses en Belgique le dimanche ... / ... "

Sauf que

".../ ... Quelques villes frontalières, bénéficiant d’un classement en zone touristique, peuvent ainsi ouvrir les magasins le dimanche. C’est le cas de Menin, dont le célèbre quartier des baraques attire beaucoup de Français le week-end. Mais l’ouverture des commerces le dimanche est loin d’être généralisée en Belgique. Pour rester à la lisière de l'Hexagone, les français en promenade le dimanche pourront constater qu'à Courtrai (70 000 habitants, à une vingtaine de kilomètres de Lille), les devantures sont tirées. Idem à Mouscron (54 000 habitants, collé à Tourcoing).

Mieux, les commerces de la Bruxelles sont massivement fermés le dernier jour de la semaine ... / ... De fait, comme en France, la règle générale en Belgique est l’interdiction du travail le dimanche, même si la loi autorise l’ouverture de six dimanches par an. Des dérogations existent pour les magasins de détail (boulangerie, boucherie, alimentation, kiosques, tabac, fleuristes etc.) qui peuvent ouvrir toute l’année. Enfin les magasins des 70 zones classées «touristiques», stations climatiques et balnéaires bénéficient de dérogations (jusqu’à 42 dimanches par an).


Différence avec la France, la grande distribution - quelle que soit la superficie des magasins - peut en théorie profiter de ces dérogations en zone touristique. Mais en pratique, les conventions collectives, qui sont très favorables aux salariés (le dimanche est payé 300 % chez Carrefour), poussent les enseignes à renoncer aux ouvertures. - Source Libération

Comme le dit le proverbe : "Les paroles s'envolent" mais "les écrits restent" du moins nous l'espérons en ce qui concerne la duplicité d'un propos qui concerne la vie de millions de gens

En ce qui concerne la définition des communes, nous vous donnons ci-dessous l'état des débats :

Les députés ont longuement débattu de la définition des communes touristiques. L'ouverture dominicale des magasins de détail sera de droit dans les communes touristiques et thermales. Dans ces communes, les salariés ne bénéficieront d'aucune contrepartie sous forme de majorations de salaire et de repos compensateur, à la différence de ce qui est prévu pour les "périmètres d'usage de consommation exceptionnel" (PUCE) de Paris, Lille et Marseille.

Tout au long du débat, les socialistes ont affirmé que l'ouverture le dimanche serait possible dans les "6.000" communes classées touristiques en application du code du tourisme. Le ministre du Travail Xavier Darcos et le rapporteur Richard Mallié ont répliqué que seules seraient concernées les 500 communes touristiques au sens du code du travail.

Afin d'essayer de clarifier les choses, centre distinguant les communes "d'intérêt touristique", seules concernées par la nouvelle loi, des communes un amendement UMP-Nouveau centre distinguant les communes "d'intérêt touristique", seules concernées par la nouvelle loi, des communes touristiques au sens du code du tourisme. Ils ont aussi voté un amendement UMP qui garantit la possibilité pour les salariés ayant choisi de travailler le dimanche de revenir sur leur décision.

Ces précisions n'ont pas convaincu les socialistes, qui craignent les "effets domino". S demanderont à pouvoir ouvrir le dimanche, pour ne pas perdre leur clientèle. "Toutes les communes selon eux, les commerçants installés dans les communes voisines des PUCE ou des zones touristiquesrevendiqueront d'être classées d'intérêt touristique" - Source Nouvel Obs

Nous partageons le point de vue des députés de l'opposition. En effet, si on applique le raisonnement frontalier de Patrick Devedjian, combien de communes vont se prétendre frontalières avec des communes ayant obtenu le label d' "intérêt touristique" ? De plus, on en en droit d'attendre des bagarres locales sur l'interprétation du code du travail ou du tourisme.

Vendredi matin, les députés ont abordé l'examen de la deuxième mesure phare de la proposition de loi qui autorise, pour cinq ans, le travail dans les grandes zones commerciales de Paris, Lille et Marseille.

Selon le texte, dans les agglomérations de plus de 1 million d'habitants (et zone frontalière pour Lille), le préfet de région pourra autoriser les établissements de vente au détail à déroger au repos dominical dans une zone "caractérisée par des habitudes de consommation de fin de semaine", soit le fameux "Puce", "périmètre d'usage de consommation exceptionnelle".

L'agglomération lyonnaise est exclue du dispositif, les élus locaux de la majorité y étant particulièrement hostiles. Selon le texte de loi, Lyon n'est donc pas une agglomération ayant des habitudes de consommation de fin de semaine ...

C'est en revanche le cas de la zone commerciale Plan de Campagne, l'une des plus grandes d'Europe, à une quinzaine de kilomètres de Marseille (dans la circonscription de Richard Mallié), ouverte le dimanche depuis quarante ans.

En fin de compte, on va (ce que nous écrivions lors de la première intervention de Richard Maillé) appliquer à la France entière une dérogation qui ne concernait à l'origine que le seul Plan de Campagne. Et surtout ouvrir la boîte à Pandorre de l'inéquité entre les salariés !

Dans ces "Puces", les autorisations seront accordées sur demande des conseils municipaux ou d'agglomérations. Elles nécessiteront l'accord explicite, par écrit, du salarié, qui bénéficiera d'un repos compensateur et percevra une rémunération au moins égale au double de celle d'un jour de semaine.- La Tribune

De qui se moquent les députés en indiquant qu'il faudra "L'accord explicite par écrit du salarié" ! Nous sommes dans une période de chômage endémique. Comment un salarié irait-il refuser à son employeur de donner son accord par écrit ?

Il reste toutefois un petit problème que soulèvent les députés du PS : Ces "inégalités salariales et territoriales" constitueront le principal motif du recours du PS devant le Conseil constitutionnel, a prévenu l'orateur socialiste Christian Eckert. Les socialistes prédisent de nombreux contentieux. L'assignation vendredi par la CFDT des supermarchés "Match" devant le tribunal de grande instance de Lille pour "non respect du repos hebdomadaire" dans leurs 12 magasins lillois en a donné un avant-goût.

Ces risques juridiques préoccupent aussi, mais plus discrètement, la majorité. "La question de l'égalité salariale se pose", a admis mercredi le président du Sénat Gérard Larcher, évoquant de possibles "difficultés" devant le Conseil constitutionnel. - Source Nouvel Obs

"L’idée de faire ouvrir les commerces le dimanche dans une agglomération de plus d’un million d’habitants c’est quand même pas un drame !" a déclaré notre Président avant d'ajouter : "Ce sera la marque d’une famille politique qui assume ses convictions"

Que d'énergie et d'argent dépensé pour faire plaisir à notre Président et lui éviter de prendre son téléphone pour faire ouvrir les boutiques, lors du passage à Paris, de l'épouse du Président des Etats Unis ....

Donc, si l'on en croit l'opposition, rendez-vous devant le Conseil Constitutionnel !

Crédit et copyright dessin
Rémy Cattelain



11 juillet 2009

La taxe carbone ne sera pas applicable au ... génocide d'énergie fossile du 14 juillet 2009

"La taxe carbone" : Cette expression que les français entendent sans trop la comprendre et qui a été popularisée par Nicolas Hulot risque bien de les faire déchanter, une fois qu'ils en auront compris le fonctionnement.

Car, aussi belle que soit l'idée : Sauver la planète. Il ne faut pas oublier que celle-ci va être imposée dans un contexte économique déplorable, de salaires qui n'augmentent plus et de chômage endémique.

Quelques explications sur ce qui attend les français, semble-t-il en 2010

" ... / ... La taxe carbone aussi appelée contribution climat énergie, vise, en renchérissant les prix de l'énergie fossile (fioul, essence, gaz...) utilisée dans les transports et les bâtiments, à faire baisser le niveau des émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique. Elle s'appliquerait aux entreprises et aux ménages ... / ... S'agissant des ménages, Michel Rocard, président de la conférence des experts chargée de faire des recommandations au gouvernement d'ici au 24 juillet, avait laissé filtrer sa préférence il y a quelques jours en évoquant un "chèque vert sous condition de ressources". - Source Le Monde

" ... / ... Le prix du CO doit être fixé de telle sorte que les Français divisent par deux leurs émissions à l'horizon 2050. Il doit donc être suffisamment dissuasif pour modifier rapidement les comportements. Sur la base des travaux de la commission Quinet, Michel Rocard proposera un coût de 32 euros par tonne de CO émise en 2010, et de 100 euros en 2030. Appliquée aux carburants, cela reviendrait, l'an prochain, à 7,7 centimes supplémentaires par litre de sans-plomb et à 8,5 centimes par litre de gazole.

Imaginez que les prix du brut flambent à nouveau. On pourrait parfaitement concevoir un litre de carburant à plus de 2 € !

Comment redistribuer ? C'est la question qui divise le plus le gouvernement. Pour Bercy, la taxe carbone est une formidable opportunité pour financer la suppression des « prélèvements les plus nocifs », au premier rang desquels la taxe professionnelle et les charges sur les salaires. Mais la compensation aux ménages n'est, alors, pas garantie. - Source Les Echos

Seulement, Eric Woerth s’oppose au “chèque vert“. Le ministre du Budget se dit contre la suggestion de Jean-Louis Borloo de redistribuer le produit de la future taxe carbone sous forme de chèque. Mais il a déclaré, lors un entretien publié ce mardi dans le Figaro Economie, qu’il n’excluait pas pour autant une autre forme de compensation. “Pour ma part, je ne suis pas favorable à la distribution de nouveaux chèques, verts ou pas : voilà trente ans que l’Etat fait des chèques (…) Faut-il redistribuer le produit (de la taxe carbone) ? C’est une autre question. Rien n’est encore arbitré“- Source La Tribune

Connaissant les habitudes de nos gouvernants, il y a tout lieu de penser que cette TAXE (qui est un impôt nouveau Monsieur le Président) va bénéficier aux entreprises au travers de la suppression de la taxe professionnelle et des charge sociales. Les particuliers, eux, se flatteront de payer l'addition ...

Comme nous ne sommes pas encore à l'échéance de 2010, mais qu'on nous rebat les oreilles sur les économies d'énergies, il aurait été logique que l'Etat nous montre la voie. Comme nous l'explique le Canard Enchaîné de cette semaine (en page 3) dans un article portant le titre : "L'empire d'essence", le Président et le gouvernement viendront assister le 14 juillet à un génocide d'énergie fossile.

C'est un moment difficile qui attend le pauvre Borloo dont le coeur d'écolo va saigner ... / ... il sera prié de suivre le défilé du 14 juillet. Le malheureux devra supporter le passage de 51 avions et d'une trentaine d'hélicos au dessus des Champs Elysées, sans compter le vrombissement des 298 véhicules terrestres dont l'inévitable char Leclerc qui boulotte ses 400 litres de fioul à l'heure ... / ... le ministère de l'écologie se refuse à risquer la moindre estimation du "bilan carbone" de la fête : "ce n'est pas notre sujet, ça m'est complètement égal" grommelle imprudemment Jean-François Carenco son directeur de cabinet. Le Canard s'y est donc collé. Avec l'appui logistique d'un ingénieur de l'armement et d'un aviateur de haute volée le Canard a calculé le "bilan kérosène" de la seule parade aérienne. En incluant les répétitions l'addition force le respect : Un million deux cent mille litres ... / ...

Un Rafale suce entre 2 200 et 10 000 litres d'essence par heure selon la vitesse et l'altitude. Un Alphajet de la patrouille de France 1 000 et le moindre hélico consomme ses 250 litres et souvent plus ... / ... " Brigitte Rossigneux - Le Canard Enchaîné du Mercredi 8 juillet 2009.

Apprêtez vous donc à compenser cette débauche de bonheur militaro présidentielle en payant le carburant de votre Clio, 207 ou Fiat Panda d'environ 7,7 centimes supplémentaires par litre de sans-plomb et à 8,5 centimes par litre de gazole ...

Oui, mais quand on aime la République et ses représentations blindées, faut-il être mesquin, monsieur Slovar, pour tenir un tel discours de défaitiste et d'antimilitariste !!!

10 juillet 2009

Carla Sarkozy : Rebelle et généreuse avec ... l'argent des autres

La générosité est un très beau sentiment et l'épouse du Chef de l'Etat sait quand il le faut en apporter la preuve :

"Carla Bruni-Sarkozy, l'épouse du président français Nicolas Sarkozy, a annoncé vendredi à L'Aquila un don de la France de 3,2 millions d'euros pour la réparation du dôme d'une église de cette ville italienne en partie détruite par un tremblement de terre le 6 avril. "Je suis très heureuse de pouvoir annoncer que la France va prendre en charge la moitié des travaux de la reconstruction de la coupole" de l'église Santa Maria del Suffragio", a affirmé la Première dame.

L'épouse du chef de l'Etat a précise que "pour l'instant, l'évaluation des travaux est de 6,5 millions d'euros. La France va donner 3,2 millions" - Source AFP/Google

Elle en donne la raison : " Pour le patrimoine italien et le patrimoine européen et donc français, c'est une tragédie ce qui s'est passé ici. Pas seulement une tragédie humaine, pas seulement une tragédie économique, mais une tragédie pour le patrimoine "

Cette annonce est assez insolite dans la mesure où :

- Il est inhabituel que les épouses de Président de la République annoncent, au nom du gouvernement français, le versement d'une telle somme
- François Fillon, Eric Woerth et Christine Lagarde vont avoir malins avec leurs caisses vides et leurs budgets de faillite
- A quoi sert en ce cas l'Union européenne qui consacre environ 34% de ses financements à : La préservation et la valorisation du patrimoine culturel européen dans le cadre du programme de coopération culturelle ?

Mais ne soyons pas trop méchants avec Madame Sarkozy puisqu'elle : "a par ailleurs indiqué qu'elle ferait un "don personnel" à la municipalité de L'Aquila, pour venir en aide à l'hôpital et à l'école de la ville sinistrée. "Le don que je fais n'est pas très important, 50.000 euros, mais j'espère qu'on pourra continuer à les aider ici et là", a-t-elle dit. "C'est un don personnel que je fais à travers ma fondation, don que j'avais promis de faire lorsque j'ai vu la catastrophe", a-t-elle encore confié - Source AFP/Google

Ce qui est à peu de chose près le prix la montre en or blanc, Patek Philippe 3940G offerte à Nicolas Sarkozy en janvier 2008, à savoir : 45.680 € - Source Bondamanjak

Allez, soyons beaux joueurs, la générosité est si rare en ce bas monde ... D'ailleurs Paris Match lui, l'a bien compris puisqu'il titre : "Carla Bruni-Sarkozy, rebelle et généreuse" ... Alors ....

Plus de sources et de photos
AP/Yahoo
Pure people



Assemblée Nationale : Les députés de l'UMP pressés d'être ... en vacances !

Ah, l'opinion publique !

Bien que nos dirigeants et élus prétendent ne jamais s'en préoccuper puisqu'ils "ont reçu mandat des français pour mener les réformes essentielles pour moderniser le pays".

Il existe une méthode vielle comme la démocratie parlementaire pour éviter de se la mettre à dos : Voter les textes les plus controversés pendant les périodes de congés.

Cette technique méprisable consiste à faire passer des "pilules amères" pendant que les citoyens sont moins mobilisés, car censés être partis en vacances ou envisageant de le faire.

Nicolas Sarkozy qui avait promis dans son programme présidentiel : "Une démocratie exemplaire" n'avait certainement pas en tête, en l'écrivant, l'abolition de la vielle recette de ses prédécesseurs.

C'est France soir dans son édition du 1 juillet 2009 qui nous expliquait la manoeuvre de l'été

... / ... C’est aujourd’hui que commence la session extraordinaire de juillet du Parlement. Avec un programme chargé. Les députés auront d’abord à examiner durant ce mois la proposition de loi controversée de l’UMP sur le travail le dimanche. Des projets de loi seront également à l’étude et plusieurs sujets seront traités, à savoir la gendarmerie nationale, la mobilité dans la fonction publique, la question de l’orientation et de la formation professionnelle tout au long de la vie ou encore les sanctions encourues en cas de téléchargement illégal.

Les députés, dans le cadre de l’élaboration du budget et du débat d’orientation des finances publiques de 2010, auditionneront Eric Woerth dès aujourd’hui, alors que les différents ministères doivent avoir bouclé leurs prévisions budgétaires avant la fin du mois.... / ... La session extraordinaire du Parlement se terminera le 24 juillet, mais les ministres ne pourront réellement souffler qu’à la suite du dernier Conseil des ministres, qui se tiendra le lundi 27 juillet ... / ... - Source France Soir

Quand on constate le fort absentéisme dans les assemblées, en regardant les émissions de LCP, de Public Sénat ou de France3, Il est inutile de dire qu'à quelques jours des vacances parlementaires, on va assister à des votes godillots destinés à se "débarrasser" au plus vite.

En effet, imaginez qu'un plaisantin de député ou de sénateur ait des états d'âmes en ce qui concerne l'avenir : du travail le dimanche, de la gendarmerie nationale, de la mobilité dans la fonction publique ou même sur la question de l’orientation et de la formation professionnelle tout au long de la vie ?

Un exemple : "Pour ne pas avoir à siéger ce week-end, le groupe UMP a mis au point une tactique astucieuse : prendre la parole le moins possible, et attendre que le temps imparti à la gauche (19 heures 50 pour le PS, 8 heures 35 pour les communistes et les Verts) soit épuisé vendredi soir. Les feuilles jaunes du service de la séance comportent désormais un tableau, avec le temps attribué et le temps restant à chaque groupe. La lecture en est édifiante. L'UMP a 14 heures 55 de temps de parole, mais il n'avait utilisé que trois heures jeudi soir. Les députés du Nouveau Centre, qui avaient droit à 6 heures 40 de temps de parole, ne se sont exprimés qu'environ 1 heure 30. Alors qu'à gauche le PS a déjà tenu le micro pendant plus de 11 heures, le PC et les Verts plus de 7 heures ... " - Source Le Figaro

Vous ne pensiez quand même pas que les députés UMP favorables à cette mesure allaient siéger un dimanche ? Allons, la vie de famille est sacrée pour les élus adeptes du shopping dominical !

Et s'il vous restait encore des illusions sur le débat parlementaire, nous vous proposons ces chef d'oeuvres :

"Nous ressentons l'inutilité d'intervenir sur des amendements de gauche répétitifs, et qui profèrent des contrevérités sur la généralisation du travail du dimanche à toutes les communes touristiques", confirme Patrick Ollier, le président de la commission des affaires économiques.

" La gauche fait de la surargumentation pour complexifier le débat. Les travaux en commission ont été particulièrement approfondis. Tout a été dit», estime Bernard Reynès, rapporteur pour avis du texte. Le juriste Philippe Houillon approuve ce choix d'en dire le moins possible : «Si on prend le maximum de temps pour répéter toujours les mêmes arguments, on ne va pas dans le sens d'une modernisation du Parlement "

Il faut dire que la liberté d'expression et de pensée à été parfaitement respectée à l'UMP

Le ministre chargé des Relations avec le Parlement Henri de Raincourt a assuré que "très, très peu" de députés UMP s'abstiendraient ou voteraient contre le texte sur le travail dominical qui a pendant des mois divisé la majorité. "Le travail qui a été accompli tous ces derniers mois nous permet de considérer qu'aujourd'hui l'UMP est rassemblée autour de ce texte". Il a jugé que le débat au sein de l'UMP sur cette proposition de loi, qui en est à sa quatrième version, "prouve la vitalité démocratique de notre famille". "On a mis tous ces mois qui se sont écoulés pour trouver un texte d'équilibre qui permette de répondre à la problématique posée"

"il y aura quelques individualités peut-être qui prendront leurs distances mais on les comptera sur les doigts des deux mains au maximum", a pronostiqué lundi le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre - Source Le Figaro

Tiens, en parlant de Frédéric Lefebvre : André Santini retrouvera les bancs de l’Assemblée nationale le 24 juillet, après l’expiration du délai d’un mois prévu par la loi - Source Nouveau Centre. Ce qui signifie que son suppléant Frédéric Lefebvre ne siégera plus dans l'hémicycle. Enfin, ne nous réjouissons pas trop vite puisqu'un conseiller de l'Elysée à déclaré : "On va lui trouver quelque chose".

Si en attendant, il va passer de mauvaises vacances, il n'y pas de raison pour ça n'enjolive pas les vôtres !!!


Illustration
Le Placide

09 juillet 2009

Peur de vous ennuyer en vacances ? : Pas de panique, l'UMP vous y rejoint !

De juillet à août, des millions de français vont partir se changer les idées et essayer d'oublier un peu la crise économique et les frasques de leurs dirigeants et élus. Enfin ceux partent !

"40 % des Français ne partent toujours pas en vacances. Tous ne sont pas des exclus, 10 à 15% ont d’autres projets cette années là où n’aiment pas voyager. Mais 25% des Français sont privés de vacances : personnes âgées, handicapées, salariés précaires, familles en difficulté, notamment des femmes qui élèvent seules leurs enfants. Autre tendance de fond : nous partons de moins en moins longtemps mais de plus en plus souvent. Dans les années soixante-dix, le rêve des Français était de partir un mois l’été. Aujourd'hui, la durée est tombée à 10-15 jours- une fois pour un ouvrier, deux ou trois fois pour un cadre qui morcellera ses vacances en deux ou trois départs, entrecoupées de passages au bureau.

"cette année un Français sur deux déclare qu'il ne partira pas en vacances. Par soucis d'économies nos compatriotes vont limiter le nombre de nuits passées en dehors de leur domicile, mais ils pourraient multiplier les sorties dans des lieux de détentes – parcs d'attraction, plages… - proches de chez eux. D'ailleurs, le lieu d'habitation est devenu leur principal lieu de vacances. C'est pourquoi même en plein mois d'août, les villes s’occupent de leurs habitants en vacances. Pensons à Paris plage, mais il y a beaucoup d’autre cas. La crise va légèrement diminuer les départs et surtout serrer le budget. D'autant qu’avec le début de prise en compte du développement durable, et plus encore avec les scandales financiers, nous sommes tous traverser par des quêtes morales, voire éthiques qui nous poussent à de faire des économies, à moins dépenser". Source Capital

Et comme le dit Jean Viard : "Les vacances pour une grande majorité sont plutôt synonymes de retour dans un lieu de villégiature que l'on apprécie. Les gens se rendent d'abord dans un endroit familier, où ils aiment à revenir d'une année à l'autre, le plus souvent dans une région ensoleillée au bord de l'eau, et le plus près possible de leur domicile. Autre aspect : ces migrations saisonnières mettent l'accent sur le sentiment. On part en famille ou entre amis, dans l'idée de partager (avec les mêmes personnes) une vie différente (où l'on se déconnecte du quotidien) et de revisiter ses relations intrapersonnelles dans un autre imaginaire (celui de la détente, de la plage…)"- Source le journal du CNRS

Et bien, on se demande si ceux qui ne partiront pas cette année ou qui quitteront le sol national ne sont pas les plus chanceux ?

Attention, vacanciers des nos belles plages : L'UMP qui vous a pourri le début d'année s'apprête a venir vous "évangéliser" sur vos lieux de vacances !

Car, pour Xavier Bertrand, c'est : "l’occasion d’aller au contact des Français, sur le terrain", parce qu’à l’UMP, "on ne reste pas dans notre bureau pendant les vacances"

Sachez-le français, une bonne fois pour toutes : A l'UMP, on travaille toujours plus que les autres !!! (Néanmoins, nous publierons, dès que les éléments seront à notre disposition, les lieux de vacances de nos ministres)

Si certains des caravaniers viendront interrompre votre pique nique pour vous expliquer que : "la baisse de la TVA à 5,5% dans la restauration, c’est du pouvoir d’achat en plus pour les Français" nous supposons que d'autres essayeront expliquer à ceux à qui on va l'imposer que "le travail du dimanche est une bénédiction" ...

En clair : Cette joyeuse équipe va faire du "service après-vote", selon les mots de Xavier Bertrand

Au cas où la région dans laquelle vous séjournez n'est pas fournie en articles touristiques, l'UMP va vous proposer des cadeaux "magnifiques" que vous pourrez offrir au retour à votre belle mère ou tout autre personne que vous détestez ...

La caravane parcourra 5.200 km, et 45 villes. Les quatre jeunes militants qui l'animent distribueront gratuitement des préservatifs et 5.000 tee-shirts aux couleurs du Mouvement populaire.

Pour assurer les "frais de roulement", l'UMP propose aussi un ballon de volley ou des raquettes de plage à 5 euros, et la petite bouteille d'eau minérale biodégradable à un euro.
Stylos "Marseillaise", bouteilles d'eau écologique

l'UMP a présenté jeudi sa cinquième "caravane d'été" qui sillonnera la France du 12 juillet au 4 septembre, pour "dialoguer" avec les Français et recruter de nouveaux adhérents. A l'occasion de son lancement au siège national de l'UMP à Paris, le secrétaire général Xavier Bertrand a assuré n'avoir assigné aucun objectif chiffré d'adhésion aux quatre caravaniers, issus des rangs des Jeunes Populaires: "L'enjeu n'est pas vraiment là".

En janvier, M. Bertrand s'était fixé l'ambitieux objectif d'un demi million d'adhérents d'ici à 2012. Jeudi, il n'a avancé aucun objectif assorti d'une date, mais a revendiqué "une augmentation de plus 30% des nouveaux adhérents" depuis janvier.

Selon lui, la caravane vise surtout à engager un "dialogue sans tabou avec les Français" sur les plages, dans les campagnes, "et là où il y a des Français qui ne partent pas en vacances
".

Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, tient à souligner qu’à travers leur périple, les jeunes militants pourront discuter du grand emprunt national et du travail du dimanche.
Chouette !!!!!

Et oui, contrairement à ce que nous écrivions plus haut, si vous ne partez pas pour cause de budget trop modeste ou de perte d'emploi, l'UMP viendra quand même vous expliquer sa "formidable" politique ... Nous pensons qu'il n'est pas indispensable, en ce cas, de laisser les animaux attachés ...

La caravane fera d'ailleurs étape à Marseille, près de Plan-de-Campagne
, zone commerciale symbolique, située dans la circonscription de Richard Mallié (UMP), auteur de la proposition de loi sur le travail dominical.


Notons que l'UMP n'a pas prévu de parler de chômage, de RSA ou de toutes autres formes de précarité. On peut être "populaire" sans être "vulgaire" ...

Bon, maintenant que vous avez la carte des déplacements vous pouvez au choix

- Aller les acclamer et prendre votre carte de l'UMP
- Aller les conspuer
- Leur parler du pouvoir d'achat et des salaires
- Profiter du retour des beaux légumes pour leur en offrir
- Voler à votre gamin son râteau de plage pour les éloigner

C'est vous qui voyez ....

Sources
AFP/Google
Libération
Crédit photo
UMP



Eric Raoult souhaite honorer la mémoire de Michael Jackson chez ... les autres

Le maire du Raincy Eric Raoult (UMP) a annoncé mercredi avoir écrit à son homologue de Clichy-sous-Bois Claude Dilain (PS) pour lui suggérer de baptiser une aire de sa commune "espace Michael Jackson". "Pour l'instant, le maire n'a pas encore reçu la lettre d'Eric Raoult", rapportait-on en mairie de Clichy-sous-Bois. Source Nouvel Obs

Ce communiqué peu sembler banal. Il est pourtant la preuve d'une escarmouche de plus entre celui qui s'affiche comme le "champion" de la droite décomplexée et son adversaire socialiste, le maire de la commune voisine de Clichy sous Bois.

Car, il ajoute : "En plus de l'hommage à ce grand artiste, cela permettrait de valoriser l'image de la ville de Clichy-sous-Bois", considère-t-il, en référence sans doute aux émeutes de 2005 qui avaient commencé dans cette commune de Seine-Saint-Denis après l'électrocution mortelle de deux adolescents qui, poursuivis par la police, s'étaient cachés dans un transformateur EDF.

Pour ceux qui l'auraient oublié : le 27 octobre 2005, Zyed BENNA (17 ans) et son copain Bouna TRAORE (15 ans) décédaient à Clichy-sous-Bois (93). Ils sont morts, électrocutés, en voulant échapper à la police. Ce drame a déclenché une longue série de nuits de violence urbaine dans plusieurs villes françaises. Le gouvernement décrétait alors l’état d’urgence. Après 27 nuits d’émeutes, le calme revint, en apparence…

Si Eric Raoult, n'a pas hésité dans d'autres circonstances, à demander la mise sous tutelle de la ville de Clichy sous Bois, alors qu'il ne possède aucune délégation ou droit de regard sur cette a ville :

M. Raoult exige en outre la nomination d'un sous-préfet "pour seconder" Claude Dilain, le maire PS de Clichy-sous-Bois, dans un communiqué reçu par l'AFP, cosigné par Ludovic Toro, conseiller général de Clichy-sous-Bois/Le Raincy. Nous venons d'écrire au Premier ministre, pour lui demander une mise sous tutelle de la ville de Clichy-sous-Bois, et la nomination exceptionnelle d'un sous-préfet pour y seconder le maire, durant une période déterminée, écrivent les deux élus de la commune voisine de Clichy. Claude Dilain a réagi à cette mise en cause en estimant qu'"une fois de plus M. Raoult perd son sang-froid". "C'est dommage qu'un ministre propose des choses pareilles sans aucun fondement juridique. Il donne une mauvaise image de la politique", a-t-il dit à l'AFP. Source France Matin

Prompt dans ses déclarations mais pas téméraire, on ne l'a pas aperçu localement lors des émeutes de 2005, qu'il condamnait : ... / ... Eric Raoult n'est jamais venu sur le terrain pendant les nuits d'émeutes, alors que les élus de Clichy sous Bois et les représentants de l'Etat local étaient physiquement présents. L'absence du député de la circonscription a été remarquée. Le retour au calme rapide à Clichy s'est fait, mais sans lui et malgré ses provocations verbales. Nous ne l'avons vu à Clichy que quand il y avait des caméras et des micros. Ce manque de courage lui interdit de donner des leçons aux autres ... / ... " Source Socialistes Clichy sous Bois

Le Raincy, vous connaissez ?

" ... / ... avec un budget de 18 millions d'euros pour 14 461 habitants, Eric Raoult estime diriger "une commune pauvre peuplée de gens riches". Pour boucler 2009, un plan d'économies "drastique" et une hausse de 4% des impôts locaux ont d'ailleurs été annoncés ... /..." - Source L'Express

Surnomé le "Neuilly du 93" par beaucoup d'habitants du département, le Raincy partage, avec l'ancien fief de notre président de la république, des habitudesen ce qui concerne le logement social :

"... / ... cette oasis si différente du reste du département", selon ses termes. Avec un revenu net imposable moyen de 38 000 euros par foyer fiscal en 2005 (contre une moyenne de 14 775 euros en Seine-Saint-Denis) ... / ... Erigeant en repoussoir la voisine socialiste Clichy-sous-Bois, Eric Raoult a, des années durant, rejeté tout logement social, assimilé aux barres HLM et à la pauvreté. "Je veux que la Seine-Saint-Denis ressemble au Raincy, pas l'inverse", aime à répéter l'édile. Paradoxalement, l'ancien ministre de la Ville fut ainsi l'un des tonitruants porte-drapeaux de la croisade contre la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU). Voté en 2000, ce texte, "d'inspiration stalinienne", a-t-il écrit avec son goût habituel de la nuance, impose aux communes de plus de 3500 habitants d'atteindre en vingt ans le seuil de 20% de logements sociaux.

Longtemps, Eric Raoult s'est retranché derrière l'argument d'un foncier rare et cher pour justifier le taux rachitique de sa commune: 4,5%. Un déficit qui vaut au Raincy une amende de 300 000 euros par an. Désormais, le maire dit exiger des promoteurs un quart de logement social intermédiaire pour chaque opération. "On va passer de 10 logements sociaux par an à 25 durant ce mandat, mais la loi m'en réclame le double", se désole-t-il. - Source L'Express

Le site Fluctuat.net dans un court portrait d'Eric Raoult écrit : " ... / ... Lui, c’est la droite conservatrice. Celle qui propose une loi à l’Assemblée pour le retour de l’uniforme à l’école. Celle qui souhaite le rétablissement de l’interdiction de blasphème( Proposition de loi de M. Eric Raoult visant à interdire la banalisation du blasphème religieux par voie de caricature ) ... / ... "

Eric Raoult sait aussi "amateur" de bons mots sur la société et ses évolutions :

Quelques jours après son coming out, Roger Karoutchi, secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, a nommé Éric Raoult (debout sur la photo), député-maire UMP du Raincy, porte parole de sa prochaine campagne dans son parti en vue d’une éventuelle candidature aux élections régionales de 2010. Et comme le soulignait avec malice Le Canard Enchaîné de la semaine dernière (11.02.09), «Éric Raoult a commencé sa mission brillamment, en apportant en marge du conseil national de l’UMP, le 24 janvier, cette précision importante: “Je suis le porte-parole des banlieues et des hétéros”.» Et l’hebdomadaire d’investigation d’ajouter: «Et peut-être des beaufs…» - Source TETU

ou

"La violence en milieu scolaire, ce n'est pas seulement taper les professeurs, c'est aussi un certain nombre d'attouchements ou d'agressions. On n'en parle pas, mais malheureusement ils sont en hausse dans les établissements du Raincy et de façon plus générale, en Seine-Saint-Denis. Les viols et les tournantes ne se passent pas par moins 30° mais surtout quand il fait chaud et quand un certain nombre de petites jeunes filles ont pu laisser croire des choses" - Source LCI

Eric Raoult aime les media au point que toutes ses interventions sont relayées sur son blog et n'hésite pas à expliquer que "Le Raincy, c'est pas Bamako" comme on peut le voir dans cette vidéo réalisée par Arnaud Muller pour la défunte émission de Karl Zero sur Canal+



Mais, Monsieur Raoult, si Michael Jackson était selon vos propres mots un : "grand artiste" pourquoi proposer uniquement à Clichy sous Bois de baptiser un espace de son nom ?

La commune du Raincy n'a t-elle aucun fan qui seraient ravis qu'une rue, une place ou un espace de leur ville porte le nom de l'artiste ?

Préférez-vous, Monsieur Raoult, associer la couleur de l'artiste à celle de ceux qui vivent dans les logements sociaux de Clichy sous Bois ? Voyez-vous un lien entre les turpitudes de "l'artiste" et cette jeunesse que vous essayez de fustiger constamment tout en les gardant éloignés de votre "oasis si différente du reste du département" ...


De la grande politique décidément ....

08 juillet 2009

Le MEDEF est " A la recherche des temps nouveaux " mais juge inopportun de vouloir légiférer sur la rémunération des dirigeants

Toucher au mode de rémunération des patrons, et puis quoi encore ?

Mises en cause par le rapport du député UMP Philippe Houillon, les rémunérations des patrons sont une fois de plus sur la sellette.

Et poutant, comme le déclare Laurence Parisot: Le MEDEF connait une "très bonne ambiance"

Ce qui, compte tenu de la situation, est une étonnante bonne nouvelle !

Et, une bonne nouvelle ne se loupe jamais en ces temps de morosité. C'est vrai que les chiffres du chômage et l'endettement inouï dans lequel se trouve le pays a de quoi rendre cafardeux les plus optimistes de nature.

Et bien, sachez, français, qu'il existe un endroit où il règne "une bonne ambiance". "Une très bonne ambiance" même, à en croire les mots de sa présidente. Cet endroit c'est au MEDEF

On peut lire et écouter ces propos sur la le point presse de Laurence Parisot (publié sur site du MEDEF)

"Le Conseil exécutif du MEDEF s’est réuni hier dans une bonne ambiance, une très bonne ambiance même. Mais une ambiance de responsabilité et d’unité toute particulière car, si je devais résumer en deux phrases l’état d’esprit de chaque membre du Conseil exécutif, je dirais que personne ne pense que la crise est derrière nous et que chacun pense que le futur se prépare tout de suite ... / ... C’est d’ailleurs pour cette raison que se prépare intensément au MEDEF en ce moment la prochaine Université d’été qui, je vous le rappelle, se tiendra les 2, 3 et 4 septembre avec comme thème « A la recherche des temps nouveaux ».

Nous nous retrouverons donc sur le campus d’HEC et ce thème « A la recherche des temps nouveaux », c’est un message. C’est même un mot d’ordre. Et c’est un mot d’ordre que nous pouvons nous appliquer à nous, à nous tous, dès maintenant. Qu’est-ce que cela veut dire « A la recherche des temps nouveaux » ? Cela veut dire que nous pouvons d’ores et déjà choisir notre futur proche, nous pouvons d’ores et déjà choisir dans quel sens nous voulons continuer à avancer ... / .. "

Et voilà, après nous avoir promis de "réenchanter le monde" (ce qui lui valut au MEDEF le surnom de "fée clochette") lors de son premier mandat, Laurence Parisot nous propose de partir à la recherche des "temps nouveaux".

C'est vrai que Laurence Parisot n'a jamais été une grande oratrice, mais là, ces mots sont prononcés avec difficulté et dans une "ambiance" que nous qualifieront de .... glaciale. Après un début laborieux pendant lequel elle cherche tout d'abord ses notes (elle le dit d'ailleurs) elle procède à la lecture de son texte sans la moindre passion



Les sujets abordés et quelques phrases significatives

Le grand emprunt : .. / ... quand nous serons sur le point, collectivement, de choisir les investissements qui seront financés par ce grand emprunt, il faudra bien s’assurer que les perspectives de rendement économique et social seront incontestables. Avec des externalités durables. C’est dire si tout le processus d’évaluation, d’étude, devra être le plus rigoureux possible... / ...

En gros : On est d'accord mais à condition d'être les premiers bénéficiaires et de pouvoir être associés au contrôle de la distribution

La contribution climat énergie : ... / ... il est évident que pour bien travailler sur le dossier, là aussi, l’approche doit s’insérer dans un contexte européen, donc le dossier doit intégrer, d’emblée, la dimension européenne. Il est évident que tout ceci doit être préparé, en ayant comme obsession le maintient de la compétitivité de nos entreprises. Il faut absolument penser la perspective de cette taxe avec une ligne d’horizon qui en est sa disparition. Cette taxe ne pourra remplir son objectif que si elle n’est pas pérenne ... / ... cette taxe doit être très large. Cela veut dire qu’elle doit concerner les ménages, les entreprises mais aussi les administrations et les collectivités locales ... / ...

C'est ennuyeux, puisque le projet d'origine indiquait que la taxe carbone devait être ... pérenne et payer la disparition de la taxe professionnelle

Alors, en ce cas qui va payer ?

De toute façon, dans la mesure où ce sont les consommateurs qui règleront la taxe des entreprises au travers de l'augmentation des prix des produits ... ça ne pourra qu'améliorer le pouvoir d'achat déjà bien défaillant ! Oui, mais la compétitivité ...

PME et Nouvelles générations : Le Medef a décidé d'accélérer sur les TPE et PME en marchant sur les plates bandes de son concurrent CGPME.

A l’égard des PME, vous le savez, nous avons lancé un programme il y a quelques semaines qui s’appelle la "Pme attitude"

A rendre jaloux Jean-Pierre Raffarin et sa "positive attitude" ...

Pour la petite histoire, à la GCPME, on fourbit ses armes : Certains verraient bien Jean-François Roubaud, président de la CGPME (Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises) briguer la succession de Laurence Parisot, l'an prochain. Alors que la présidente du Medef, candidate à sa succession, vante « la PME attitude », les supporters de Roubaud estiment leur poulain bien placé pour incarner cette orientation.

Ambiance .... moins bonne ...

La taxe professionnelle : ... / ... Christine Lagarde, va présenter les orientations préconisées par le gouvernement en matière de réforme de la taxe professionnelle. Nous ne comprendrions pas que la réforme pénalise les petites et les moyennes entreprises ... / ... il me semble invraisemblable qu’il puisse y avoir aujourd’hui une remise en cause des allégements de charges qui ne devraient pas d’ailleurs s’appeler allégements de charges. Je voudrais rappeler que ces allégements de charges permettent de baisser le coût du travail pour tous les salaires compris entre 1 et 1,6 Smic et qu’en dépit de cette baisse due à ces soi-disant allégements ... / ... Comme l’a dit quelqu’un hier en Conseil exécutif, ces allégements de charges ne constituent pas une aide aux entreprises. Que l’on cesse d’utiliser cette expression ! Les allégements de charges ne sont pas des aides aux entreprises. Les allégements de charges sont des aides à l’emploi. Je vous rappelle que dans un de ces deniers rapports, le COE avait calculé qu’une remise en cause de ces allégements de charges pouvait détruire jusqu’à 800 000 emplois.

Magnifique exercice de langue de bois : A partir de maintenant, il ne faudra plus dire que les aides de l'état sont des "aides aux entreprises" mais "des aides à l’emploi".

Pudeur ou novlangue chère à George Orwell ? On en saura pas plus pour l'instant, mais Christine Lagarde est prévenue !

Rappelons que le COE ou "Conseil d'orientation pour l'emploi" a été présidé par Raymond Soubie, devenu conseiller social de Nicolas Sarkozy. Lui a succédé une élue locale UMP, Marie-Claire Carrère-Gée, ex-secrétaire générale adjointe de l'Elysée sous Jacques Chirac qui est toujours en place à ce jour.

Il est à noter que le rapport évoqué par Laurence Parisot remonte à ... 2006 comme on peut le lire sur le site du Sénat

Mais, un petit coup de chantage à l'emploi ne fait jamais de mal ... En réalité, il n'existe toujours aucune étude sérieuse montrant une corrélation entre allègement de charges et embauches, mais beaucoup montrant la généralisation des salaires : "compris entre 1 et 1,6 Smic"

Les allègements de charge, il ne faut pas non plus l'oublier, sont un poids terrible pour les comptes sociaux ! Mais après tout, si les comptes sociaux continuent à s'enfoncer dans le rouge, les banquiers et assureurs adhérents au MEDEF pourront toujours nous ressortir les solutions privées pour la maladie ou la retraite qu'ils ont concoctés depuis un certain temps ...

Puissance Jeunes Attitude : " Par exemple, est-il normal que, aujourd’hui, on continue à demander parfois inlassablement à ces nouvelles générations qui veulent rentrer sur le marché du travail, encore un stage, encore un stage, faites encore un stage, toujours un stage. Stop. Embauchez-les ! C’est moi qui le dis aux grandes entreprises, aux responsables d’entreprises. Un stage, deux stages dans le cadre du cursus scolaire, et exclusivement dans le cadre du cursus scolaire. Ca suffit ! Embauchez-les ! "

Bravo pour ce grand moment "comique" ! C'est vrai que ça fait du bien de rire un peu ....

Bon, ça c'était le monologue. Maintenant, il est intéressant de passer aux questions des journalistes

Un des journalistes pose une question sur le rapport Houillon et notamment l'avenir des retraites chapeau

Pour ceux qui l'ignoreraient, Philippe Houillon, est député UMP du Val d'Oise et a présenté mardi un rapport sur l'encadrement de la rémunération des patrons comme l'explique l'Express

Philippe Houillon, député UMP du Val d'Oise, est bien décidé de partir en guerre contre les salaires des patrons. Il présente mardi le rapport, sévère envers le Medef, de sa mission d'information sur les rémunérations des dirigeants. Les parlementaires réclament une loi pour mieux encadrer les "packages" offerts aux patrons (Le bouclier fiscal n'a, en revanche, pas été évoqué) Parmi les autres recommandations, le rapport Houillon insiste sur le remplacement des "retraites chapeaux" par un système par capitalisation. Autrement dit, la retraite du dirigeant n'est plus calculée sur la santé de son entreprise, mais sur la base de ses cotisations personnelles.

Et là, on sent Laurence Parisot en grande détresse. Elle affirme : Ne pas avoir lu le rapport Houillon et rapelle que le code de bonne conduite mis en place par le MEDEF a 6 mois d'existence et ne peut pas évaluer les résultats et ne voit pas, en l'état, d'entorse. Elle affirme que : bien avant la crise, elle a exprimé son "dégoût" (prenant, même,des risques ?) pour exiger de nouvelles façons de faire au travers d'un code de bonne conduite qui est "le meilleur au monde" ... / ...

Quant à la fin des retraites chapeaux, il faut vraiment tendre l'oreille pour l'entendre dire que : "si le gouvernement le demande ...."

Mais ça, c'était le 7 juillet. Car dès le lendemain elle semblait bien avoir lu le fameux rapport :

La présidente du Medef a créé une petite surprise, hier, en commentant le rapport du député UMP Philippe Houillon sur la rémunération des dirigeants (« Les Echos » d'hier). Ce dernier, après six mois d'audition à la commission des Lois de l'Assemblée nationale, propose de mettre fin aux retraites chapeaux dont bénéficient les mandataires sociaux des grands groupes, lors de leur cessation d'activité. A titre « personnel », Laurence Parisot juge ce régime « certainement excessif ». Et même si la plupart des « régimes de retraite complémentaires à prestations définies », nom officiel des retraites chapeaux, ont été « fermés », la patronne des patrons n'aurait « aucune remarque à faire si le gouvernement regardait cette question ». mais persite à juger inopportun de vouloir légiférer sur la rémunération des dirigeants

« Si nous continuons à regarder exclusivement cet aspect de la crise, nous nous trompons, ce n'est pas comme ça que nous réglerons le problème gigantesque auquel nous sommes confrontés : pendant ce temps-là, nous n'avons toujours rien fait pour la compétitivité des entreprises », souligne-t-elle. Regrettant, finalement, que les parlementaires « ne donnent pas le temps » au Code de bonne conduite publié en octobre 2008 par le Medef et l'Association française des entreprises privées (Afep) de produire ses effets. « Nous ne sommes qu'au tout début du processus »,fait-elle valoir. - Source Les Echos

C'est un peu court comme argument lorsqu'on peut lire dans Le Parisien au sujet du rapport Houillon

"les auteurs dénoncent le fossé entre les revenus des grands patrons et ceux de leurs employés. Tandis que le revenu médian s’établit à 15.780 euros par an, le responsable d’une très grosse entreprise gagne en moyenne 5 millions d’euros entre son fixe et son variable. Des sommes difficilement justifiables au regard de leurs performances objectives", juge le rapport.

Le quotidien rappelle notamment que : les dirigeants de BNP Paribas, aidé à hauteur de 5,1 milliards d’euros par l’Etat, n’excluent pas de s’accorder des bonus allant jusqu’à… 150% de leur salaire fixe. Interrogé par le quotidien, Philippe Houillon précise que "entre 1997 et 2007, la rémunération moyenne des dirigeants de grandes sociétés cotées a progressé de 15% chaque année quand, dans le même temps, celle des salariés évoluait de 3% par an"… "

C'est certainement un hasard si Laurence Parisot est membre du Conseil d'Administration de BNP Paribas, comme on peut le voir sur la page "Nous connaître" du site de la banque, où figurent en bonne place les : Recommandations de l’AFEP et du MEDEF

Néanmoins comme l'annonce le journal : "Christine Lagarde reste réservée sur l’opportunité d’une loi. Elle compte sur l’opinion publique et les actionnaires pour calmer les appétits des chefs d’entreprise trop gourmands ..." - Source Le Parisien

Une bien jolie façon de permettre au MEDEF de garder une "très bonne ambiance" pour sa prochaine université d’été ...



07 juillet 2009

Naufrage pour les soldes d'été mais le gouvernement veut ouvrir les magasins ... le dimanche

Richard Maillé le député qui a initié le débat sur le travail du dimanche et s'apprête a défendre bec et ongles son texte avec l'aide de la majorité UMP, fait pourtant profil bas en ce qui concerne les soldes d'été :

"Mauvais cru pour les commerçants. Les premières tendances des soldes de l'été révèlent que « la fréquentation atteint son niveau le plus bas depuis 2006 », selon des chiffres publiés hier par la chambre de commerce Marseille Provence (CCI). Selon cette enquête, réalisée sur un échantillon représentatif de 530 commerçants, 67 % estiment que le chiffre d'affaires devrait être inférieur à 2008, année qu'une majorité jugeait déjà peu faste"

On se souvient pourtant du lancement en fanfare de cette période censée relancer l'activité commerciale : Christine Lagarde la Ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi a inauguré et officialisé ce mercredi 24 juin 2009 dès 8h00 au Printemps Haussmann (Paris 9ème) le lancement de soldes d'été 2009.

Reconduite dans ses fonctions par Nicolas Sarkozy lors du remaniement ministériel d'hier, la ministre s'est montrée enthousiaste et a réaffirmé l'importance de cette période pour les commerçants français qui souffrent de la crise actuelle notamment dans le prêt-à-porter ! C'est également l'occasion pour les foyers de faire de bonnes affaires ... - Source Fashion Adict

Mais, mauvaise surprise : Les consommateurs deviennent de plus en plus des ... promeneurs comme l'indique le magazine professionnel LSA

Pour la première fois depuis février 2009, la fréquentation des centres commerciaux au mois de juin affiche un résultat positif à +1,9%, communique le Conseil national des centres commerciaux (CNCC). " L’impact des soldes d’été, qui ont démarré avec une journée d’avance comparé à 2008, a été bénéfique", commente le CNCC. A ne pas confondre avec les ventes, la fréquentation a également été favorisée par un effet calendaire positif, avec un jour ouvrable en plus en juin 2009 par rapport à juin 2008, et autant de vendredis et de samedis. " Il semble que finalement la concurrence redoutée des soldes flottants n’ait pas eu d’impact trop négatif sur les soldes de fin de saison, commente le CNCC. Toutefois, il conviendra de regarder avec attention les performances du mois de juillet pour identifier les signes d’une éventuelle inflexion pérenne de la consommation". - Source LSA

Et à Paris, comment ont réagit les consommateurs ?

"Les soldes d'été seront un cru moyen. Ce ne sera pas des soldes exceptionnelles. La partie n'est pas terminée mais c'est notre première impression", a déclaré Charles Melcer, le président de la Fédération nationale de l'habillement à Reuters.

Les ventes "se maintiennent à peu près par rapport à l'année dernière. Certains sont légèrement en baisse. Les moins mauvais font entre +1 et +2% de plus par rapport aux soldes de l'année dernière", a-t-il poursuivi. "Le premier jour est bien parti, le deuxième n'était pas trop mauvais, le vendredi c'était un effondrement, samedi certain s'en sont sortie et d'autres ont très mal travaillé", a-t-il ajouté. Au total, les magasins parisiens ont fait moins bien que ceux de la banlieue et la province. - Source Le Point

Certains diront, oui mais l'Internet a pris beaucoup de parts de marché aux magasins traditionnels

Sur internet, le constat est moins amer, mais reste en deçà des prévisions des professionnels, malgré une progression des ventes de 10% par rapport au début des soldes d'été 2008. .. / ... Gilles Nectoux, le président du site Ebuyclub, une plateforme regroupant 600 e-marchands, précise : "les soldes étaient très attendus par notre communauté, mais le contexte économique a modifié le comportement d'achat, aujourd'hui moins impulsif". Ainsi, le panier moyen sur internet a reculé de 5%, pour s'établir à 70 euros, les produits étant davantage bradés qu'en 2008. Les sites de prêt-à-porter, de produits cosmétiques et de réservations de vacances ont été les plus consultés, alors que ceux commercialisant des articles high-tech et les vendeurs historiques par correspondance (La Redoute, 3 suisses, Quelle) ont vu la fréquentation baisser par rapport à 2008, de 12% pour les premiers et de 23% pour les seconds. - Source Le Figaro

C'est dans ce contexte peu favorable, (alors que les remises atteignent 70% de remise - constatés dans plusieurs magasins d'Ile de France par Slovar les Nouvelles) qu'on envisage de proposer un jour de consommation supplémentaire.

Nicolas Sarkozy est formel : "Pourquoi continuer d'empêcher celui qui le veut de travailler le dimanche ? déclarait-il en novembre 2008, à Rethel. C'est un jour de croissance en plus, c'est du pouvoir d'achat en plus. Il faut quand même penser aux familles qui ont le droit, les jours où elles ne travaillent pas, d'aller faire leurs courses dans des magasins qui sont ouverts et pas systématiquement fermés."

Au delà du côté idéologique de la mesure "travailler plus ..." il faut considérer l'impact commercial de celle-ci. Et surtout son impact sur l'emploi, comme l'explique Bernard Thibaut :

"Les études ont montré que l'incidence dans ce domaine serait nulle ou négative : les postes créés dans la grande distribution détruiraient autant voire davantage d'emplois dans le petit commerce. Les gens voient que toute la semaine on licencie, et on voudrait leur faire croire que l'on va embaucher dimanche.

Le pouvoir d'achat ? L'incidence sur les salaires dans le commerce sera nulle, et ils le savent. La consommation ? Les Français ne vont pas dépenser plus que ce qu'ils gagnent avec des magasins ouverts le dimanche. Tous les arguments économiques sont tombés les uns après les autres. Même celui du tourisme. Il faudrait changer la loi pour développer le tourisme ? Paris est déjà la capitale mondiale du tourisme de qualité, et la réglementation actuelle n'a jamais entravé le développement de ce secteur d'activité. Et que l'on ne nous serve pas l'argument grotesque selon lequel Michelle Obama ne peut pas faire ses achats dans un grand magasin parisien le dimanche ! ... / ... "

Néanmoins, les députés de la majorité (qui avaient été moyennement convaincus de l'intérêt de la mesure) ne pourront pas s'opposer à l'envie du Président :

"Une opération de déminage sans précédent a été effectuée entre le gouvernement et le groupe UMP de l'Assemblée pour aplanir les zones d'ombre concernant les «dérogations au repos dominical».

L'examen de la proposition de loi de Richard Mallié (UMP) sur l'ouverture des magasins le dimanche, interrompue le 18 décembre face à l'hostilité de nombreux élus de la majorité, reprend ce matin à l'Assemblée. Dans un climat nettement plus consensuel à droite. Sur ce texte emblématique pour Nicolas Sarkozy, «il y aura quelques individualités peut-être qui prendront leurs distances mais on les comptera sur les doigts des deux mains au maximum», a pronostiqué lundi le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre
... / ... " Source Le Figaro

Il est à noter que : Le président de la commission des Affaires sociales, Pierre Méhaignerie (UMP), opposé à une généralisation du travail dominical, présentera également un amendement afin de créer un comité chargé de veiller au principe du repos dominical. Composé de trois parlementaires de la majorité et trois de l'opposition, il présentera chaque année un rapport au Parlement.

"Le gouvernement n'est pas opposé à certaines limitations", a indiqué M. Méhaignerie à l'AFP. "Il sait que beaucoup d'entre nous sont prêts à régler des problèmes parce qu'il y a des procès multiples, sont prêts à prendre en compte les usages existants et acceptent que certaines communes touristiques soient en zone exceptionnelle, point final".

"Il faut les rassurer qu'il n'y aura pas d'extension exagérée", ajoute M. Méhaignerie, relevant que "le maire est au coeur du dispositif" puisque c'est lui qui demandera au préfet de déroger au travail dominical". Maire de Vitré M. Méhaignerie "n'a pas envie de demander à être commune d'influence touristique pour avoir le travail du dimanche, 70% des mes collègues sont dans cette situation
" ... / ... - Source AFP/Google

Ce qu'oublie de dire monsieur Méhaignerie c'est que pour Paris, ce n'est pas le Maire mais le Préfet qui décidera !!! (Voir Challenge)

Et qu'en pensent les français ?

"55% des Français se disent opposés à cette mesure, selon un sondage Viavoice pour le quotidien Libération du mardi 7 juillet. Interrogés sur la mesure envisagée par la majorité pour "faciliter le travail le dimanche, notamment dans les grandes agglomérations et les zones touristiques", 55% des sondés s'y déclarent opposés, contre 42% de favorables (3% ne se prononcent pas).

Par ailleurs, 86% des personnes interrogées estiment que le dimanche est "un jour fondamental pour la vie de famille" et 85% qu'il "doit rester un jour de repos pour le plus grand nombre", tandis que 44% pensent que le travail ce jour-là "permettrait de préserver ou de créer des emplois".

Et les salariés figurant parmi les sondés, soit 484 des personnes interrogées, sont 57% à affirmer qu'ils répondraient "non" à leur employeur s'il leur demandait de travailler le dimanche, contre 42% à répondre oui" - Source Nouvel Obs

En bref :

- Le pouvoir d'achat n'est pas extensible. Et pourtant, nous ayons à la tête de l'état celui qui devait en être le président (Je veux être le Président du pouvoir d'achat. Le problème de la France aujourd’hui, c’est que les salaires sont trop bas et que les prix sont trop élevés ... / ... )
- Les consommateurs deviennent de plus en plus des conso... promeneurs
- Afficher des remises de 70% trouble les consommateurs qui ne voient plus pourquoi ils achèteraient le reste de l'année au prix fort (A quand la suppression des soldes au profit de prix plus ajustés toute l'année ?)
- Les français sont assez réticents sur la mesure
- Comme pour l'allongement de la durée de cotisation retraite, les études ont montré que les plus fervents défenseurs de l'ouverture du dimanche sont ... les retraités

Malgré les chiffres et les réticences, Nicolas Sarkozy, dès que le texte aura été voté par sa majorité, pourra afficher sa joie : Michèle OBAMA pourra revenir à Paris et dépenser quelques dollars en toute sérénité ... Ouf, la France a eu chaud. Un incident diplomatique de cet ordre aurait pu ruiner les relations entre nos deux pays !!!

Il reste néanmoins aux français, qui sont hostiles ou réservés face à cette mesure, une solution bien facile : Profiter du dimanche pour faire du sport, recevoir des amis ou de la famille, s'amuser avec leurs enfants et ne jamais mettre les pieds dans un commerce ouvert le dimanche ...

Ce sera la meilleure réponse à opposer à des élus qui eux ne sont absolument pas concernés par les problèmes de pouvoir d'achat et de qualité de vie !!!