03 janvier 2011

Manuel Valls : Meilleur artiste de l'opportunisme politique ?

Au moment ou plus de 4 millions de chômeurs cherchent un emploi, Manuel Valls propose de revenir aux 39H00. Cette tactique est-elle destinée à faire du buzz pour les primaires socialistes où adresser un signe à droite en cas de défaite de la gauche en 2012 ?

Ce n'est un secret pour personne, Nicolas Sarkozy apprécie Manuel Valls. Au point d'avoir déclaré : " Dans dix ans, ce sera le meilleur des socialistes, mais d'ici là, ils l'auront tué" - TF1 Oui mais, Manuel Valls est un homme pressé, qui de surcroît, ne sait plus quoi inventer pour faire décoller sa candidature aux primaires du PS pour 2012.

Après avoir proposé de changer le nom du Parti Socialiste : " (...) je crois que le mot socialisme est dépassé, le changement de nom serait le symbole de notre propre dépassement, et d'un rassemblement plus large (...) " - Libération et Slovar de juin 2009. Puis avoir soutenu l'allongement de la durée de cotisations pour les retraites. Voici qu' après Jean-François Copé en septembre 2010 et Hervé Novelli, il y a quelques jours, il propose de " dévérouiller les 35H00 " !

"Grand rendez vous " Europe 1 de dimanche : " (...) Nous devrons déverrouiller les 35h qui n’existent déjà plus réellement… Cela permettra aux Français – pour ceux qui ont la chance d’avoir un emploi – de travailler davantage en gagnant plus… Pour ceux qui n’ont pas de travail, l’allégement du coût du travail, devra relancer l’embauche (...) "

Donc, comme le disait, le peu "socialiste", Xavier Bertrand : " travailler davantage, en étant payés autant ou moins "

Et que dire des autres propositions sur l'emploi, le pouvoir d'achat et les salaires, faites lors de l'émission (disponible sur le blog de M Valls ) destinées à : " créer un pacte pour la croissance "

1. Ouvrir une négociation entre les partenaires sociaux pour augmenter les salaires.

Nous serions particulièrement intéressés de connaître la façon dont monsieur Valls obligerait les organisations d'employeurs à ce type de négociation, dans la mesure où " l'agenda social " du MEDEF n'y fait aucune référence et se refuse à toute négociation sur des augmentations nationales

2. Nos marges de manœuvre étant faibles, il faudra alléger le coût du travail pour les entreprises, ce qui leur permettra d’augmenter les salaires et de recourir davantage à l’emploi.

Qui peut croire un instant à cette fable ? La suppression des 35H00 permettrait aux employeurs de continuer d'appliquer la politique de "modération salariale" sans augmenter les effectifs !

4. Pour compenser la baisse des charges, améliorer notre compétitivité, protéger nos emplois industriels, créer de nouvelles recettes, il faudra mettre en place une TVA « sociale ». L’inflation étant relativement faible, nous pouvons nous le permettre.

Le type même de la fausse bonne idée, comme l'explique Danièle Blondel, professeur émérite à Dauphine qui la qualifie de " Socialement injuste " : " (...) dans un premier temps, la hausse des prix des produits importés qui, aujourd'hui, pèsent lourd dans le panier de la ménagère, amputerait le pouvoir d'achat des consommateurs et déprimerait la demande intérieure sans compensation possible par une baisse du prix des produits nationaux (qui peut imaginer que, par exemple, les T-shirts chinois soient remplacés par des "cashmere" français) ? (...) "

En clair de l'inconsistant technocratique, basé sur positionnement socio-centro-démocrate, destiné à plaire au plus large spectre de l'électorat français et ... sarko-compatible en cas de deuxième mandat !

Et pour finir ces propositions, un couplet qui ressemble étrangement au programme d'un ancien candidat à la Présidence de la République : " (...) Réhabiliter la valeur travail, améliorer notre productivité, renforcer notre compétitivité, redonner du pouvoir d’achat aux Français, sont les axes qui permettront à la France de se redresser (...) "

A ceux qui penseraient que, ces prises de position n'ont rien à voir avec un possible destin ministériel ... en cas de victoire de la droite, nous leur proposons de voir ou revoir la vidéo du 18 mars 2009, publiée sur un blog de Mediapart, et dans laquelle, on peut le voir " (...) lors d'un débat à l'université Dauphine à Paris (...) revenir " (...) sur sa non-entrée au gouvernement lors de l'élection de Nicolas Sarkozy (...) "

Extraits : " (…) Nicolas Sarkozy m'a dit : " Tu sais Manuel, on est en 1958, je suis le Général de Gaulle, nous sommes en train de vivre une période révolutionnaire, c'est le moment de mettre tous les talents au gouvernement". Je lui ai répondu que 2007, ce n'était pas tout à fait 1958. Et puis j'avais des désaccord de fond avec sa politique économique "


Comment Sarkozy a proposé un Ministère à Manuel Valls
envoyé par DDDebat


Et d'ajouter en toute fin d'intervention : "(...) Je pense que mon destin, mon choix, mon envie est de rénover la gauche en profondeur, alors on verra dans cinq ans, s'il me repropose quelque chose, on verra (...) " Après tout, dans 18 mois, il sera toujours temps de voir ... en fonction du vainqueur ...


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Europe1

31 décembre 2010

Partis politiques : 198 millions d'€ pour ... faire votre bonheur ?

En 2009, les partis et formations politiques français ont dépensé, 181 404 321 euros, pour 198 568 775 euros de recettes, dont 39 % d'aides de l'Etat. Pas mal en pleine crise économique !

Il est bien loin le temps où une estrade improvisée sur une place de village permettait aux candidats des partis politiques de faire leurs campagnes électorales ...

Aujourd'hui, tous les medias possibles et imaginables sont mis à contribution afin de permettre aux partis majoritaires de nous expliquer la qualité de l'action du gouvernement qu'il soutient et l'opposition de nous démontrer le contraire ! Et pour cela, il faut de l'argent, beaucoup d'argent !

Seul organisme habilité à contrôler les ressources des partis ou formations politiques la COMMISSION NATIONALE DES COMPTES DE CAMPAGNE ET DES FINANCEMENTS POLITIQUES (CNCCFP) vient de publier le 29 décembre, son rapport sur les comptes de chaque partis politiques français pour l'année 2009.

Au delà du montant colossal que les partis politiques définissent comme le "prix de la démocratie", il est intéressant d'apprendre l'origine des fonds des deux principaux partis politiques français (le PS et l'UMP). Libération, Les Echos et Le Monde se sont livrés à un décryptage de ce rapport, disponible en ligne

Libération : " (...) Les élus du PS cotisent ainsi plus de 15 millions d’euros par an, et seulement 1 750 000 pour le parti majoritaire. A contrario, l’UMP reçoit plus de 7 millions d’euros par an de dons de personnes physiques alors que le Parti socialiste n’en reçoit que 450 000 euros, moins que le PC, le Front Nation ou même Lutte Ouvrière. Du côté des sorties, le parti dirigé par Jean-François Copé a dépensé 8 854 498 euros en «propagande et communication», dont plus 5 millions d’euros de «presse, publication, télévision, espaces publicitaires» tandis que le PS annonce beaucoup moins avec 3 396 523 (...) "

Les Echos : " (...) Le Parti socialiste compte en revanche beaucoup plus sur les contributions de ses élus (15,2 millions) que le parti du président (1,75 million) qui, lui, a continué en 2009, de mettre l'accent sur les dons de personnes physiques (7,17 millions). L'existence de cette collecte de fond - légale -auprès de riches donateurs avait alimenté le soupçon dans le cadre de l'affaire Bettencourt-Woerth. La mise en lumière concomitante de l'existence de micropartis (au service d'une seule personnalité politique) offrant la possibilité aux donateurs de signer autant de chèques qu'ils ont d'amis politiques dans une même formation avait provoqué une polémique sur le contournement, de fait, des plafonds légaux (7.500 euros par an et par structure). « Il conviendrait d'instaurer un plafond unique de versement par personne physique », propose la commission dans son rapport (...) "

Le Monde se fait plus précis en donnant un exemple : " (...) Pour ne prendre qu'un exemple, l'association de soutien à l'action d'Eric Woerth, dont il fut beaucoup question en marge de l'affaire Bettencourt, a ainsi touché, pour 2009, 21 649 euros de dons de personnes physiques et 6 750 euros de dons "d'autres formations politiques" (on peut supposer qu'il s'agit de l'UMP, dont Eric Woerth était alors trésorier), qui constituent ses deux seules sources de recettes. Il y a plus goumand : GénérationFrance.fr, le "club" de Jean-François Copé, a touché pas moins de 238 591 euros de dons de personnes physiques. C'est plus que ce qu'a obtenu le MoDem (232 463 euros) (...) "

Mais, après tout, quand on aime le Président et son parti politique, on ne compte pas !

Peut-on, toutefois, envisager de voir appliquer les recommandations de la CNCCFP en ce qui concerne cette "technique" de collecte ?

Le Monde nous enlève une partie de nos illusions en rappelant que
: " Fin décembre, les députés ont repoussé "l'amendement Bettencourt" présenté par le parlementaire socialiste René Dosière, qui visait à interdire les dons à de multiples partis (...) "

Nul doute qu'on en reparlera en 2011 et ... 2012 !


Bonne année quand même !

30 décembre 2010

Bonne année les paradis fiscaux !

Le soir du 31 décembre, pour les paradis fiscaux et leurs clients ce sera la fête. Ils fêteront en effet, l'arrivée de 2011 et le premier anniversaire de ... leur disparition actée par le G20 de Pittsburgh !

Le 8 octobre 2009, le site du gouvernement publiait le communiqué suivant : " G20 : le sommet de Pittsburgh a posé les bases d'une nouvelle gouvernance économique et financière mondiale" : Christine Lagarde déclarait à cette occasion " (...) Bonus, paradis fiscaux, harmonisation des normes comptables… dans ces trois domaines qui devaient "mesurer la détermination collective à changer les choses", des avancées fondamentales ont été actées à Pittsburgh (...) "

Or, le 13 décembre : Nicolas Sarkozy profitant de la réception du secrétaire général de l'OCDE, pour le 50eme anniversaire de l'institution, lançait : " (...) Si des pays ont triché, Monsieur le Secrétaire général, il faudra les dénoncer. Quand on est sorti de la liste noire, on peut y revenir. On en est sorti parce que l’on a pris des engagements, on peut y revenir quand on n’a pas respecté ces engagements (...) " - Fiscalonline

Cela voudrait-il dire, que les paradis fiscaux et leurs utilisateurs, se seraient "assis" sur les bases de la "nouvelle gouvernance économique et financière mondiale" ?

C'est ce qu'affirmait hier Jacques Attali dans Slate

(...) Les prêteurs et les investisseurs ont fini par admettre que leurs rêves les plus fous étaient en train de se réaliser: banques centrales et gouvernements des pays développés sont prêts à se ruiner, en s'endettant, en émettant de la monnaie ou en achetant des titres sans valeur, plutôt que de laisser s'effondrer des banques ou des institutions financières. Ils sont prêts à les laisser faire tout ce qu'elles veulent pour maintenir leurs profits, même au prix de turpitudes extrêmes : spéculation pour compte propre, vente d'actifs à bas prix à leurs propres filiales, délits d'initiés, trading électronique «haute fréquence», le tout logé dans des paradis financiers et fiscaux (...) "

Des noms, des noms ...

Politis le 16 décembre écrivait : " (...) Les 50 plus grands groupes européens possèdent 4 748 filiales dans des paradis fiscaux ou des pays considérés comme tels (dont, pour la France : Axa, BNP-Paribas, Carrefour, Crédit agricole, EDF, France Télécom, GDF-Suez, Peugeot, Saint-Gobain, Société générale, Total). Sans oublier les filiales à Londres et dans le Delaware. 33 territoires ont un degré d’opacité supérieur à 95 %, dont les Bahamas, les Bermudes, les îles Caïmans, Jersey, le Luxembourg, la Suisse ou Israël, selon le Tax Justice Network (...) "

Nous vous conseillons d'ailleurs de lire : " Paradis fiscaux Bilan du G20 en 12 questions" Rapport, rédigé par le CCFD- Terre Solidaire et publié en Avril 2010 qui a le mérite de remettre les choses à leur place et ... de donner des faits et chiffres !

Des détails, des détails ...

Novethic le 13/12 : " (...) le poids des paradis fiscaux biaise totalement les indicateurs internationaux qui guident les politiques décidées par le G20 et les gouvernements (...) 3 pays, le Liechtenstein, les îles Caïmans et les îles vierges britanniques (BVI) abritent plus d’entreprises que d’être humains ». 45% des sociétés offshore seraient enregistrées aux seules BVI, sachant qu’une simple boîte aux lettres permet d’échapper aux contraintes fiscales et réglementaires (...) On sait aujourd’hui que les banques viennent en tête des implantations offshore. La Deutsche Bank compte 446 filiales dans ces territoires, auxquelles s’ajoutent 632 à Londres et au Delaware, (considérés comme paradis fiscaux). Pour les banques britanniques, la Barclays arrive en tête avec 383 filiales, et pour la France, BNP Paribas en compte 347, malgré ses promesses de "retrait" (...) Alors que les déclarations politiques évoquant la disparition des paradis fiscaux comme condition indispensable à la sortie de crise se sont multipliées depuis 2008, ces véritables « trous noirs » de la finance mondiale abriteraient toujours 11 000 milliards de dollars d'actifs et 2,5 millions de sociétés écrans (...) "

Alors, à l'issue du G20 en France, les paradis fiscaux et leurs clients vont-ils plier devant la : " nouvelle gouvernance économique et financière mondiale" ?

Il est assez illusoire de le penser, surtout lorsqu'on lit les "critères des paradis fiscaux", de l'OCDE qui indiquent que : " (...) Le premier est le fait que cette juridiction applique des impôts inexistants ou insignifiants. Ce critère n'est pas suffisant par lui même pour permettre de qualifier une juridiction de paradis fiscal. L'OCDE reconnaît que toute juridiction a le droit de décider d'appliquer ou non des impôts directs et, dans l'affirmative, de déterminer le taux d'imposition approprié (...) " Etonnant, non ?

Donc, bonne année aux paradis fiscaux et ... à leurs clients !

29 décembre 2010

Député des Français à l'étranger : Un eldorado électoral sur mesure ?

Quoi de mieux, qu'obtenir un poste de prestige dans l'hypothèse d'une déroute électorale en 2012 ? Le nombre de places étant toutefois limité, il pourrait bien y avoir quelques circonscriptions exotiques à distribuer en 2012.


A partir de 2012, miracle du rédécoupage électoral, siègeront, entre autre, à l'Assemblée Nationale les représentants de : L’Amérique du Nord, de Russie-Asie-Océanie et du Liechtenstein-Suisse. L'UMP est déja dans les starting blocks !

L'UMP est mondiale ... comme la guerre aurait pu dire le regretté Coluche. En effet, bien que franco française, elle est présente par des structures ou bureaux de représentation sur les cinq continents.

Ainsi, on peut adhérer à l'UMP si on vit, par exemple, dans les pays suivants : Espagne, Italie, Belgique, Grande-Bretagne Suisse, Etats-Unis, Quebec Allemagne, Roumanie, Madagascar, Chine, Japon, Liban, Corée du Sud, Hong Kong, Taiwan, Macao, Mongolie et même au ... Mozambique !

Il existe, d'ailleurs, une Fédération des Français de l'Etranger de l'UMP qui "rassemble", nous dit sa page Facebook (47 membres) : " tous les adhérents expatriés qui s’engagent et militent mais surtout débattent via Internet. Nous sommes, je crois, plus de 4000 adhérents de l'UMP à l'étranger à croire en l'engagement militant, même au-delà des frontières, et à oeuvrer pour que la "flamme" se perpétue. Belle histoire " et possède même un site qui pointe sur la page Facebook de ... Nicolas Sarkozy

Cette stratégie devrait lui permettre de truster la majorité des 11 nouvelles circonscriptions créées pour les " 2.100.000 expatriés" (source Assemblée des français de l'éranger) qui disposaient tout de même, jusqu'à présent de 12 sénateurs

A quoi ressemblent ces circonscriptions ?

Une liste a été publiée par Le Monde. Extraits

* 2e circonscription : (Belize, Costa Rica, Guatemala, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Salvador ; Bolivie, Colombie, Equateur, Pérou, Venezuela ; Brésil, Guyana, Surinam ; Argentine, Chili, Paraguay, Uruguay ; Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Cuba, République dominicaine, Dominique, Grenade, Haïti, Jamaïque, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Trinité-et-Tobago)

* 10e circonscription : (Afrique du Sud, Bostwana, Lesotho, Malawi, Mozambique, Namibie, Swaziland, Zambie, Zimbabwe ; Comores, Madagascar, Maurice, Seychelles ; Egypte, Soudan ; Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Somalie ; Burundi, Kenya, Ouganda, Rwanda, Tanzanie ; Bénin, Ghana, Nigeria, Togo ; Cameroun, République centrafricaine, Tchad ; Gabon, Guinée équatoriale, Sao Tomé-et-Principe ; Angola, Congo, République démocratique du Congo ; Irak, Jordanie, Liban, Syrie ; Arabie Saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar, Yemen)

* 11e circonscription : (Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Géorgie, Kazakhstan, Kirghizstan, Moldavie, Ouzbékistan, Russie, Tadjikistan, Turkménistan, Ukraine ; Afghanistan, Bangladesh, Inde, Iran, Maldives, Népal, Pakistan, Sri Lanka ; Chine, Corée du Sud, Japon, Mongolie ; Birmanie, Bruneï, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Palaos, Philippines, Singapour, Thaïlande, Timor oriental, Vietnam ; Australie, Fidji, Kiribati, Marshall, Micronésie, Nauru, Nouvelle-Zélande, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Salomon, Samoa, Tonga, Tuvalu, Vanuatu)

Et il faut dire qu'à l'UMP on est extrèmement attentif à ces nouvelles circonscriptions. Il n'y pour celà qu'à regarder le site UMP Asie 2012 ou celui de l'UMP Côte Est des Etats Unis !

Pourquoi une telle attention ?

Comme nous l'explique Le Monde, parce que : " (...) Au second tour de l'élection présidentielle, chez les Français de l'étranger, Nicolas Sarkozy avait obtenu 54 % des suffrages et Ségolène Royal 46 %. Dans la composition des 11 circonscriptions des Français de l'étranger telle qu'elle est proposée par le projet d'ordonnance, le candidat de droite arriverait en tête dans 9 circonscriptions et la gauche dans 2 circonscriptions "

Qui pourraient-ils être ?

Au Nouvel Obs, à mi décembre on évoquait : Christine Lagarde, Ministre et conseillère municipale d'opposition du XIIe arrondissement de Paris, pour la circonscription ... d'Amérique du nord et Thierry Mariani le secrétaire d'Etat aux Transports, (élu du Vaucluse) celle de Russie-Asie-Océanie !

En clair : De vrais petits eldorados électoraux ?

Certes, mais compte tenu de la popularité de l'exécutif et de l'UMP, qui promet de sévères défaites en métropole, rien ne vaut une belle circonscription où les électeurs ne sont ni turbulents ni exigeants, tout en profitant à profiter du confort de la capîtale ...

28 décembre 2010

Hervé Novelli : Le "lou ravi" de l'ultra libéralisme is back !

Hervé Novelli, au nom de l'UMP demande la suppression des "allégements de charges sur les bas salaires liés aux 35H00", en échange d'une "fluidité du droit social pour les entreprises " Devinez qui seraient les perdants ?

Supprimer les 35H00 reviendrait à supprimer les heures supplémentaires défiscalisées qui ont été un des atouts de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. C'est pourtant ce que Jean-François Copé et Hervé Novelli réclament à cor et à cri depuis quelques semaines.

Cette remise en cause est d'autant plus étonnante que les deux protagonistes ont participé à l'élaboration de la loi TEPA et qu'Hervé Novelli revendique la paternité du volet "heures supplémentaires" au nom de son groupe de réflexion.

En effet, on peut lire sur le site des "cercles locaux des réformateurs" : " (...) Hervé Novelli, en défendant en tant que Ministre à l'Assemblée le projet de loi « Travail, Emploi, Pouvoir d'achat » auprès de Christine Lagarde et de Luc Châtel en juillet 2007 a pu retrouver des mesures que les Réformateurs avaient proposées sur la libération des heures supplémentaires (...) "

Rappel des faits

Début décembre : " (...) Gérard Longuet , le président du groupe UMP au Sénat (et membre des "cercles locaux des réformateurs" NDR ) demandait (...) de revenir sur les 22 milliards d'allégements de charges sur les bas salaires intégralement liés, selon lui, aux 35 heures (...) dans une indifférence totale de l'Eysée et du ministre du travail : Xavier Bertrand qui estimaient : " (...) le sujet clos depuis la loi du 20 août 2008 (...) " portée par le même Bertrand !

C'était sans compter sur la rancune tenace de Jean-François Copé à l'égard de son prédécesseur à la tête de l'UMP qui : (...) a immédiatement sauté sur l'occasion et annoncé "une réflexion" sur le sujet animée par Hervé Novelli, libéral assumé et opposant historique aux 35 heures (...) "

Cette "attaque" arrive au plus mauvais moment, pour l'exécutif, dans la mesure où remettre en cause ce volet de la loi TEPA, à 18 mois des présidentielles et un signe particulièrement négatif lancé aux salariés/électeurs !

Et même si : Xavier Bertrand a affirmé : " (...) Pour revenir davantage sur les 35 heures, il n'y a que deux options. Soit vous revenez sur la durée légale et sur les majorations accordées en cas d'heures supplémentaires, c'est-à-dire que vous demandez aux salariés de travailler davantage en étant payés autant ou moins. Et là je dis « niet » (...) En termes de pouvoir d'achat, c'est impensable. Soit ça veut dire revenir sur les allègements de charges accordés aux entreprises (...) si on revenait sur ces allègements, on porterait un coup à la compétitivité des entreprises (...) " - Blog Le Figaro

Hervé Novelli ne veut pas céder d'un pouce !

Témoin, cette interview au journal Les Echos - Extraits :

Les Echos : Le gouvernement, notamment par la voix de Xavier Bertrand, dit que le débat sur les 35 heures ouvert par Jean-François Copé est clos. L'UMP en prend-il acte ?

Hervé Novelli : Non. Le débat n'est pas clos, parce qu'il n'y a pas de débat qui puisse se clore sans évaluation (...)

Les Echos : Un récent rapport de l'inspection des finances a pourtant défendu le statu quo, en pointant les risques d'une suppression des allégements de charges sur l'emploi…

Hervé Novelli : " (...) Il faut revisiter toute notre politique d'allégements de charges. On ne peut pas avoir une politique si massive et si peu efficace. La loi de modernisation du dialogue social de 2008 destinée à assouplir les 35 heures a, certes, ouvert la possibilité de dérogation en cas d'accord d'entreprise, mais elle est inopérante (...) " Intégralité de l'interview

Merci donc à Hervé Novelli de s'être battu pour des : " mesures que les Réformateurs avaient proposées sur la libération des heures supplémentaires " qu'il qualifie aujourd'hui ... d'inopérantes !

Mais que propose Hervé Novelli en lieu et place de ces allègements, dont le MEDEF qualifiait la possible disparition de : " destructeur d'emplois" allant même jusqu'à affirmer qu'il y voyait : " une nécessité, sans laquelle il y aurait, des millions de chômeurs de plus" - Daily Bourse

La réponse est assez évasive : " (...) Il faut que tout le monde y trouve son compte. L'Etat va réduire une politique coûteuse et inefficace. Le patronat va gagner en flexibilité (...) " quant aux salariés, il leur resterait : "La négociation dans l'entreprise ou, à défaut, dans la branche" en d'autres termes rien !

Mais ce qu'oublie d'évoquer Hervé Novelli dans cette interview, c'est la "refonte" du modèle social français qu'il appelle de ses voeux et qu'il décrivait dans son édito " Repensons notre modèle social " publié sur la Newletter des "Cercles locaux réformateurs" en octobre 2010.

Celui-ci vous donnera un éclairage sur ce qui pourrait vous attendre au cas où les idées que défend Hervé Novelli et ses amis faisaient partie du programme du candidat de l'UMP en 2012

" (...) Nous sommes aujourd’hui incontestablement en sortie de crise, il est donc important de ne pas menacer la reprise de la croissance par des transferts sociaux qui seraient trop lourd (...) Cette importance des transferts sociaux impacte notre économie pour plusieurs raisons. D’une part elle handicape fortement le potentiel de croissance de la France, notamment dans la période de redémarrage post-crise qui va caractériser les mois à venir (...) J’appelle de mes voeux un modèle social plus adaptable et réactif, qui suivrait la dynamique de l’économie française : puissant et présent en temps de crise, il devra être capable de réduire la voilure en période de croissance, et limiter ainsi déficits et prélèvements sociaux (...) Il est temps maintenant d’engager ce débat, au plus vite et sans tabous ! "

En tous cas, vous êtes prévenu : Le "lou ravi" de l'ultra libéralisme is back ! Et selon lui, les 35H00 et les allègements de charges seront un des enjeux majeurs de la présidentielle de 2012 : (...) Nous pensons que cette question peut être l'élément d'un acte fort, quinquennal. Elle ne sera pas réglée avant 2012. Mais elle pourrait être portée par un candidat à la présidentielle " A bon (électeur) entendeur ....


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Le Point

27 décembre 2010

A l'UMP, le "gôut du risque", c'est simple comme ... une fonction prestigieuse !

Si notre Président et surtout les élus de la majorité fustigent à longueur d'année le moindre "goût du risque" des français, on ne peut pas dire que celui-ci les animent lorsque leur parcours politique est en panne !

En effet, le nombre d'anciens ministres ou parlementaire ayant quitté le monde politique pour rebondir ... dans la création d'une entreprise ou la reprise de leur activité d'enseignant ou avocat ... est assez marginal.

Il est vrai qu'après avoir fréquenté les ors de la République, galérer avec le commun des mortels est assez ... "vulgaire" !

C'est pourquoi, la République qui est bonne fille, sait toujours trouver ou créer quelques fonctions ... à caractère prestigieux, qui permettront de continuer à exister, tout en bénéficiant des subsides de l'état !

Un exemple ?

Xavier Darcos. Battu aux élections régionales alors qu'il était titulaire du porte feuille de Ministre du Travail. Puis remplacé par Eric Woerth, il a pris la tête du tout nouvel Institut français, chargé de l'action culturelle de la France à l'étranger " (...) Doté d'un budget de 43 millions d'euros, de 200 agents d'ici à la fin de 2011 et de nouveaux locaux, l'organisme devrait à terme, aux alentours de 2014, chapeauter la nébuleuse actuelle, soit les 154 services culturels des ambassades et les 144 centres et instituts français dans le monde (...) " - L'Express

Pour d'autres, qui ne souhaiteraient pas abandonner le champs du politique, la fonction leur permettra d'effectuer une "traversée du désert", confortable, leur permettant de retrouver, un jour ou l'autre, le chemin du pouvoir !

Quelques exemples ?

" (...) Rama Yade, nommée ambassadrice à l’Unesco ou Roger Karoutchi nommé ambassadeur au près de l’OCDE (...) " - Slate

Et puis, il y a ceux qui n'ont manifesté qu'une seule ambition sans jamais l'avoir atteinte, comme Françoise de Panafieu (qui rêvait de devenir Maire de Paris). Mais comment prétendre, une fois de plus, à cette ambition lorsqu'on a été largement battue et que le poste est devenu un enjeu majeur entre ténors de l'UMP ?

Jugez en !

La fédération UMP de Paris, ayant acquis la certitude que Bertrand Delanoë ne se représenterait pas pour un troisième mandat, souhaite voir François Fillon comme candidat en 2014. Pour ce faire, il lui faudrait une légitimité à Paris qui se traduirait par une élection comme député.

La circonscription envisagée par ses afficionados étant la très "risquée" : " future 2e circonscription redessinée pour couvrir les Ve, VIe et VIIe arrondissements "

Sauf que Rachida Dati, maire du VII eme arrondissement, ne l'entend pas de cette oreille : " (...) si l'on en croit plusieurs de ses partisans, elle a toutes les chances d'être investie en 2012. Et "toute la légitimité, en tant que maire du VIIe pour se présenter à Paris", selon l'un de ses proches, le patron des députés UMP Christian Jacob (...) " - AFP/Google

Donc, fin des ambitions de Françoise de Panafieu, qui pourrait aussi , être victime du redécoupage électoral à Paris. En effet : " (...) un différend se profile pour les législatives de 2012 avec Bernard Debré, autre député UMP de Paris. Dans le cadre du redécoupage électoral dans la capitale, leurs deux fiefs voisins --Sud du XVIIe arrondissement pour elle, Nord du XVIe pour lui-- ne font plus qu'une circonscription (...) "

Alors, la candidate sortante va t-elle être tentée par le "goût du risque" et se présenter contre vents et marée où envisager de reprendre, comme l'indique sa biographie, son ancien métier de "cadre dans une société de recrutement de personnel " ?

Et bien, il semble que non, puisqu'on apprend par l'AFP que : " (...) La députée UMP de Paris Françoise de Panafieu, rivale malheureuse de Bertrand Delanoë aux municipales de 2008, est intéressée par le poste de Défenseur des droits, institution qui doit voir le jour en 2011 (...) Elle y tient, elle est candidate et est allée voir Nicolas Sarkozy" récemment pour défendre ses chances, a indiqué un élu UMP de la capitale. "C'est un poste qui l'intéresse", a renchéri un autre (...)

En quoi consisterait le "job" ?

" (...) La fonction doit remplacer celle du Médiateur de la République et intégrer plusieurs autres missions : le Défenseur des enfants, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), voire également le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (...) " - AFP/Google

Fonction qui exige des compétences juridiques importantes et incontournables. Compétences qu'elle remplit comme vous pourrez vous en rendre compte en lisant un extrait de sa biographie, publiée par le site de TF1 : " (...) Diplômée de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris et titulaire d'une licence en sociologie de la Faculté des sciences humaines de Paris (...) De 1970 à 1973, elle est cadre dans une société de recrutement de personnel puis entre rapidement en politique comme assistante parlementaire de son père François Missoffe, alors député du 17e arrondissement de Paris (...) "

Une remarquable application, comme vous pouvez vous en rendre compte, des propos de Nicolas Sarkozy en 2008 qui indiquait vouloir : " (...) rendre aux Français le goût du risque et le goût d'entreprendre (...) "

24 décembre 2010

Ententes illicites : Les salariés "bouclier" ... anti amendes ?

La Commission européenne se flatte du montant des amendes infligées pour constitution de cartels. Mais, ArcelorMittal, lourdement condamné et qui pourrait mettre en cessation de paiement trois de ses filiales, montre les limites du système !

Lorsqu'on entend le mot "cartel", on est plus habitué a penser aux barons de la drogue sud américains qu'aux entreprises. Et pourtant : " la Commission européenne ou l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), utilisent parfois le terme cartel. Il est alors employé comme synonyme d'entente illicite " - Wikipedia

En ce qui concerne l'Europe, il faut se référer à l'article 81 qui : (...) interdit tous accords entre entreprises, toutes décisions d'associations d'entreprises et toutes pratiques concertées susceptibles d'affecter le commerce entre États membres et ayant pour objet ou pour effet d'empêcher, de restreindre ou de fausser le jeu de la concurrence (...) "

C'est au nom de cet article, qu'après : " une dénonciation en 2002 auprès de la Commission, par l'allemand DWK/Saarstahl " qui a : " du coup bénéficié de l'immunité prévue par le «programme de clémence» de Bruxelles et exonéré d'amende (...) " - Cyberpresse Que 17 entreprises s'étant : " (...) entendues de 1984 à 2002 pour fixer les prix et se partager le marché de l'acier de précontrainte, constitué de fils d'acier frisés utilisés avec le béton sur les chantiers dans les fondations, les balcons ou les ponts" étaient condamnées à de très lourdes amendes.

Ce qui faisait dire: le 6/10/10, à Joaquín Almunia, vice-président de la Commission chargé de la concurrence, Commentant la condamnation : " (...) Il est étonnant de constater qu’un nombre important d’entreprises ont trompé la quasi-totalité du marché européen de la construction pendant aussi longtemps et pour un produit aussi essentiel (...) La Commission ne fera preuve d’aucune indulgence vis-à-vis des membres de cartels; les récidivistes seront punis plus sévèrement et d'éventuelles invocations d'incapacité à payer ne seront prises en compte que s'il est avéré que l'amende conduirait l'entreprise à la faillite, ce qui est rare, même dans la situation actuelle difficile (..) "

Or, Les Echos cités par Le Figaro affirment que : " La Commission européenne a suspendu "temporairement" l'amende d'un montant de 230 millions d'euros infligée en juin au groupe ArcelorMittal pour cartel "

Et pour quelle raison ?

" (...) Calculée sur la base du chiffre d'affaires mondial d'ArcelorMitttal, cette amende dépasse le montant des ventes combinées des trois filiales concernées, soit 80 millions d'euros. La maison mère ArcelorMittal SA s'est pour sa part déjà acquittée des 31,6 millions d'euros d'amende qu'elle devait (...) " - Easybourse Elle risquait donc selon Les Echos , de les mettre : " (...) en cessation de paiements (...) "

Il faut tout de même savoir que ArcelorMittal est un récidiviste dans le domaine et que : " (...) La Commission a majoré de 60 % les amendes infligées à ArcelorMittal Fontaine et à ArcelorMittal Wire France car ces entreprises avaient déjà fait l’objet de deux amendes pour participation à des ententes dans le secteur sidérurgique (...) " - Europa

Ces faits amènent à se poser une question sur la gestion interne d'ArcelorMittal

Comment les filiales, notamment françaises d'ArcelorMittal ont-elles pu participer à des ententes sans que les 7 membres de la direction générale du groupe dont, son propriétaire et PDG Lakshmi Mittal et le conseil d’administration, dont la mission est "de superviser la société de façon globale", ne le sache ?

Et sur la décision de la Commission européenne : Qui signifierait, chose étrange, que la maison mère ne peut être contrainte de payer les amendes de ses filiales et peut les liquider tout en continuant son activité ?

Commission européenne qui se désintéresse, semble t-il de l'habileté d'Arcelormittal à ne pas quasiment jamais payer d'impôts en France et en Belgique ( deux des sites menacés d'être mis en cessation de paiements)

En effet, comme nous vous l'indiquions dans Slovar, en ce qui concerne la France : " Selon le JDD, Total, Danone, ou ArcelorMittal ne paient aucun impôt sur les bénéfices en France, profitant de plusieurs dispositions qui permettent d'échapper au fisc "

En Belgique, c'est le journal La Libre Belgique qui " (...) révélait qu’ArcelorMittal en Belgique, tout en réalisant un profit de 1,3 milliards d’euros, n’avait payé que 500 euros d’impôt en 2009 (...) " - Orta

Mais, en ces temps de fort chômage en Europe et de mauvaises prévisions économiques pour 2011, quoi de mieux, que de transformer ses salariés en bouclier, afin de faire diminuer le montant des amendes ... en attendant mieux ?

23 décembre 2010

Présidentielle de 2012 : Le Groupe Bolloré aux mannettes ?

Séguéla, Vice-Président de Havas (groupe Bolloré) soutien Nicolas Sarkozy pendant que Fouks Co-Président Exécutif d'Euro RSCG Worldwide (groupe Bolloré) s'occupe de l'image de DSK. A terme, un seul vainqueur ... le Groupe Bolloré ?

Alors que Jacques Séguéla, Vice-Président de Havas vient d'affirmer son soutien pour 2012 à Nicolas Sarkozy sur Public Sénat , Stéphane Fouks Co-Président Exécutif d'Euro RSCG Worldwide, lui, s'occupe déjà de l'image de DSK et pourrait bien piloter sa campagne au cas où il serait candidat.

Décryptage

" (...) Jacques Séguéla a estimé mercredi que Dominique Strauss-Kahn, favori dans les sondages pour être candidat du PS à la présidentielle de 2012, allait devoir "choisir entre être un homme de droite ou être un homme de gauche (...) Le publicitaire n'a pas caché que le président Sarkozy avait ses faveurs, en vantant sa politique. Il a évoqué le fait que "le chômage était stabilisé depuis six mois". "Le père Noël est arrivé!" (...) Il a fait valoir que "si on attaque cette année avec un chômage qui, pas à pas baisse, alors la France va s'en sortir et Nicolas a toutes ses chances" pour être réélu en 2012 (...)

Question : L'engagement et les propos de Jacques Séguéla sont-ils tenus à tite individuel ou en tant que Vice Président d' Havas ? Et indiquent-ils qu'une de ses agences ou filiales pourrait prendre en charge tout ou partie de la communication de Nicolas Sarkozy pour la campagne de 2012 ?

Mais dans ce cas, pourrait-il conserver les contrats qui lient Euro RSCG au FMI et à Dominique Strauss-Khan ?

Car, comme l'explique Le Point : " (...) Strauss-Kahn est proche de Stéphane Fouks, patron d'Euro RSCG (groupe Bolloré) (...) L'agence s'occupe du FMI pour l'Europe et l'Afrique. Salariée d'Euro RSCG, Anne Hommel, ex-attachée de presse de DSK, assure la communication du FMI dans ces pays (...) et le Monde de préciser : " (...) candidat ou non, "DSK" se préoccupe de ses intérêts en France, qu'il a confiés en grande partie à Stéphane Fouks, président exécutif de cette influente agence de communication parisienne "

Qu'en pense Vincent Bolloré, le : " Président du Conseil d'Administration de Havas, propriétaire de l’institut de sondage CSA, de la chaîne de télévision Direct 8, des quotidiens gratuits Direct Soir et Direct Matin Plus et de la SFP (...) Et qui au travers d'une de ses filialles (29,8%) : AEGIS a remporté un : " contrat de 120 millions d’euros par an passé par le gouvernement pour des prestations de «conseil média, achats d’espace, et montage de partenariats médias» pour les exercices 2011 et 2012 (...) " Libération Et, dont tout le monde connaît les liens, qu'il entretient avec Nicolas Sarkozy ? Nul ne le sait pour l'instant !

En attendant, de connaître la position et les choix du groupe Havas pour la présidentielle de 2012. On ne peut pas dire que Euro RSG ait eu la main heureuse, pour sa dernière campagne de communication présidentielle. En effet, c'est elle qui s'occupait de celle de ... Laurent Gbagbo !

Et si affirme Jacques Séguéla (...) Euro RSCG avait "stoppé" toute "collaboration" avec ce dernier "dès les premiers incidents", on pourra s'étonner du fait qu'un groupe comme Havas ait pu à cette occasion travailler ... gratuitement !

" (...) Comme on lui demandait si cela rapportait de l'argent à l'agence, il a répondu par la négative. " C'est un conseil permanent donné à un président comme on en donne à beaucoup et tant qu'il est président normalement élu, c'est tout à fait normal qu'il ait des consultants (...) "

Avant d'avouer les vraies : " raisons pour lesquelles Euro RSCG s'était engagé dans la campagne électorale de Laurent Gbagbo (...) Parce que Vincent Bolloré a des intérêts en Afrique, dans toute l'Afrique - c'est le plus gros investisseur français, je crois que c'est le plus gros investisseur européen en Afrique - et que de longue date il a toujours conseillé Gbagbo (..) " - Le Monde

Propos sans détours, mais assez inquiétants, en ce qui concerne le futur "coaching "des candidats qui choisiraient Havas pour l'élection française de 2012, vous ne croyez pas ?

22 décembre 2010

Raffarin auteur (hagiographe) à succès .. en Chine !

Un ouvrage a été passé injustement sous silence par les medias français, il s'agit du dernier livre de Jean-Pierre Raffarin livre écrit conjointement avec sa femme et disponible en chinois. Que du bonheur !

Lorsqu'on cherche des informations sur les relations sino-françaises, on a souvent tord de se limiter aux communiqués gouvernementaux ou de l'UMP. Ou, se délecter des déclarations de Jean-Pierre Raffarin, reprises par le "Renmin Ribao", c'est à dire le Quotidien du Peuple.

" (...) En décembre, lorsque certains ont demandé une nouvelle fois à M. Raffarin son opinion sur les troubles de la relation sino-française en 2008, il a répondu par un proverbe chinois : Quand le vieillard de la frontière perdit son cheval, qui aurait pu dire s'il n'en résulterait pas un bien ? (...) " - Quotidien du Peuple

Il faut savoir qu'on peu d'ailleurs, aller directement lire, en français, le "Renmin Ribao". Extrait de sa présentation disponible sur son site Web

" (...) le "Renmin Ribao" se veut exemplaire et exigeant pour couvrir avec rapidité, exactitude et profondeur, presque tous les domaines de l'actualité nationale et internationale, notamment la politique, l'économie, la culture et la technologie (...) Mais le journal est plus qu'un titre d'informations généralistes, il est aussi fort bien écrit. Mettant en valeur les pensées et les plumes, il offre à ses publics un nombre de rubriques où s'enchaînent les meilleures signatures de la presse nationale, ainsi que plusieurs forums d'opinions ou de débats, toujours animés par les grands noms de la vie chinoise. Parmi ces espaces dédiés, on retrouve quotidiennement «Le Forum du Peuple», «Pensées et réflexions», «Le sujet du jour» (...) ou «Tribune internationale», pour ne citer que les plus connus (...) Par ailleurs, toujours soucieux d'être proche de ses publics, le journal a créé un département spécial qui prend charge de répondre aux courriers de lecteurs (...) "

Bel exercice dialectique qui rappellera à certains une certaine ... PRAVDA, publication officielle du parti communiste de l'Union Soviétique de 1918 à 1991 ! Mais pas d'inquiétude pourrait-on dire à l'UMP, le "Renmin Ribao" n'est que " l'organe du Comité central du Parti communiste chinois (PCC). "Doyen" de la presse écrite nationale" - Quotidien du Peuple

C'est donc à ce modèle d'impartialité " fort bien écrit " que Jean-Pierre Raffarin s'est confié pour le lancement de son livre : "Ce que la Chine nous a appris " en édition chinoise soit : "中国的启示 " publié aux éditions Shi jie zhi shi chu ban she !

C'est lors de cette présentation que répondant à une journaliste sur la disparité entre les jeunes chinois et les jeunes français de nos jours, il s'est livré a son exercice favori : les anecdotes !

" (...) Un jour, j'ai donné une conférence à Shanghai devant 300 étudiants chinois et 100 étudiants français. J'ai demandé : pourquoi des étudiants chinois peuvent-ils parler français après 9 mois d'études, mais des étudiants français ne peuvent-ils parler chinois qu'après 9 ans d'études (...) A ce moment-là, une étudiante française s'est levée, les larmes aux yeux. Elle a dit que les étudiants chinois travaillaient trop ! (...) et de lancer : "La diligence marque la disparité entre les jeunes chinois et les jeunes français"

Pas à dire, c'est beau comme .. du Raffarin !

Nous ne saurions trop vous conseiller de regarder la vidéo mise en ligne par le site Aujourd'hui la Chine, qui précise qu'il : " (...) n'aborde aucun sujet qui fâche"



Mais comme le dit notre "Confucius du Poitou" : " (...) La conscience n'est pas toujours une cage de verre. C'est un lieu souvent secret ou s'arbitrent les volontés et les nécessités, où s'équilibrent les libertés et les responsabilités. C'est, souvent, l'adresse de la dignité humaine. L'idéologie de la transparence est, parfois, un levier efficace des manipulations " - Blog JP Raffarin

Décidément, les dissidents chinois et tibétains n'ont vraiment aucun goût littéraire !


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Aujourd'hui la Chine

21 décembre 2010

Priorités pour 2011 : Les français et le gouvernement en profond désaccord !

Alors que le Président et le gouvernement placent le déficit public, la réforme fiscale et la dépendance comme priorités, les français leur répondent, sous forme de rappel aux promesses de 20007 : Chômage, pouvoir d'achat et réduction des inégalités !


Notre Président qui est friand de sondages sur l'opinion des français va certainement se poser des questions sur sa stratégie à venir en lisant le : " BAROMÈTRE DE LA POLITIQUE ÉCONOMIQUE BVA – ABSOLUCE – LES ÉCHOS – FRANCE INFO , publié par Les Echos et qui évoque l'opinion des français sur les sujets suivants : " Popularité de la politique économique - Les domaines d’actions jugés prioritaires pour la fin du mandat de Nicolas Sarkozy - L’impact de la politique du gouvernement sur le chômage "

Car, ses résultats sont aux antipodes du message de François Fillon devant l'Assemblée Nationale sur les priorités du gouvernement : " (...) La priorité absolue de mon gouvernement sera la lutte contre les déficits, la réduction de l'endettement, la réduction de la dépense publique (...) C'est une nécessité pour assurer la crédibilité de la France sur les marchés internationaux (...) - France24

En effet, outre le peu de confiance que portent les français à l'efficacité de l'executif : (...) Les Français sont plus généralement très sévères avec la politique économique de l'équipe Fillon : seules 25 % des personnes interrogées (- 3 points par rapport à novembre) l'estiment « bonne » (...) les grands chantiers promis par Nicolas Sarkozy pour l'an prochain, à savoir la dépendance et la réforme fiscale, ne sont jugées « prioritaires » que par respectivement 15 % et 18 % des sondés (...) Et, ils ne sont que : " 24% à trouver que la réduction des déficits est une priorité des 18 mois à venir (...) "

Quant à leur première priorité : Le Chômage

" (...) Seulement 17 % des sondés estiment que la politique du gouvernement aura « un impact positif » sur la situation du chômage contre 26 % en juin 2009. Ils sont 42 % à penser qu'elle n'aura « aucun impact » et 34 % à en attendre un « impact positif » (...) "

Et même si Les Echos s'étonnent de ces réactions : " (...) Les montagnes de dettes ne semblent pas impressionner outre mesure les Français. Alors que la zone euro se débat dans une crise sans précédent et que la France demeure sous l'étroite surveillance des agences de notation et des marchés en raison de ses énormes besoins de financement (...) "

Il ne nous semble pas anormal que les français hurlent à l'imposture et, demandent que les promesses, de celui qui se targuait de vouloir être " le président du pouvoir d'achat" et s'engageait à les faire "travailler plus pour gagner plus " soient tenues !

Car, au delà de la dureté de la crise, ces mêmes français sont parfaitement capables de comparer leur situation par rapport à ce qu'on leur promettait en 2007 sur le "changement" symbolisé par : "Je crois que tout peut devenir possible "

" (...) Les Français veulent le changement et ont tous les atouts pour le construire. Les services publics réformés peuvent devenir des acteurs de ce mouvement. Avec l'appui de tous les Français, la promotion sociale, le droit à la propriété, une meilleure école pour les enfants, un meilleur salaire pour soi, une réelle égalité entre hommes et femmes, peuvent redevenir des objectifs atteignables pour chacun (...) " - Opinion politique

Où par cette "envolée" sur le plein emploi et la fin du chômage !

" (...) Depuis 25 ans, on vous dit que le plein emploi est impossible et que le chômage est une fatalité. Rien n’est plus faux.

Je veux d’abord vous convaincre que partager le travail n’a jamais été une solution contre le chômage. Les 35 heures ont-elles permis de créer des emplois ? Nullement. Avec elles, vous avez plus de temps pour vous, mais vos salaires sont gelés. Vous avez moins de pouvoir d’achat, vous consommez moins. C’est toute l’économie qui s’est artificiellement réduite.

Plutôt que de consacrer tant d’argent à payer les Français pour qu’ils travaillent moins, nous devons tout faire pour être plus nombreux à travailler, car l’activité des uns crée le travail des autres. C’est pourquoi, si je suis élu, l’étudiant qui travaille ne paiera pas d’impôt, le retraité qui veut travailler et toucher sa retraite pourra le faire, notre pays aidera les entreprises à donner du travail aux seniors au lieu de les encourager à s’en séparer.

L’ANPE, l’UNEDIC, les maisons de l’emploi seront réunis en un seul service public de l’emploi, qui interviendra immédiatement et de manière personnalisée pour permettre à tous ceux qui le souhaitent de trouver ou retrouver un emploi beaucoup plus rapidement qu’aujourd’hui. Je veux que les femmes, notamment les mères isolées, soient spécialement aidées à retrouver des emplois stables à temps complet.


Mais contre le chômage, il faut aussi que nous changions de politique économique. J’ose même dire, il faut que nous ayons une politique économique qui agit, et non qui subit. J’investirai massivement dans la formation, dans la recherche et l’innovation, dans le développement du commerce, de l’artisanat et des PME.

Tout doit être fait pour permettre à nos PME de grandir et pour que notre pays crée les centaines de milliers d’emplois qui peuvent l’être dans les nouveaux segments de l’économie. Je rapprocherai la fiscalité des entreprises de la moyenne européenne car il est évident que personne ne viendra créer des emplois chez nous si notre fiscalité continue à être la plus dissuasive d’Europe. Je ferai tout pour réduire la fiscalité qui pèse sur le travail.


Contre les délocalisations, je mettrai en oeuvre une politique industrielle, en choisissant les secteurs stratégiques sur lesquels concentrer nos efforts. Notre pays doit garder des usines. L’exemple d’Alstom montre qu’il est possible et utile de nous battre pour notre industrie. Je soutiendrai aussi l’agriculture et l’industrie agro-alimentaire. Elles sont indispensables à notre indépendance alimentaire et désormais énergétique, et sont une force économique de premier plan.

Enfin, je ferai en sorte que l’euro devienne un outil de croissance, d’emploi et de puissance économique. Si nous avons fait l’euro, c’est pour nous en servir.

Grâce à ces mesures, en cinq ans, nous pouvons atteindre le plein emploi, c’est-à-dire un chômage inférieur à 5% et un emploi stable à temps complet pour tous. C’est de cette manière que nous pourrons vraiment réduire la pauvreté, l’exclusion et la précarité (...) " - Opinion publique

Ceux, qui à la lecture de ce texte, n'auraient pas souri ou se ne se seraient pas insurgés ... font probablement partie, des 17% qui trouvent, que : " la politique du gouvernement et de Nicolas Sarkozy va avoir un impact positif sur la situation du chômage en France " et qui, naïvement, croient encore ... à l'existence du Père Noël du : "tout peut devenir possible "

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Guillaume Paumier

20 décembre 2010

Heureux comme une entreprise du CAC40 qui ne paye pas d'impôt sur les sociétés

Total, une des valeurs préférées des investisseurs, fait partie de ces entreprises du CAC40 qui ne payent pas d’impôts sur les sociétés en France. Etonnant dans une période où le gouvernement est à l'affut de toutes les recettes fiscales possibles !

Cette information, sortie par le JDD est d'autant plus choquante, qu'elle coincide presque avec le vote ( à la baisse), du budget de Pôle Emploi, qui remarquent Les Echos : " (...) marque une forme de désengagement de l'Etat (...)

Que dit l'enquête du JDD commentée par Le Figaro

" (...) une entreprise du CAC 40 sur quatre n'aurait pas payé d'impôt sur les sociétés (IS) l'an dernier. Danone, Suez environnement, Total, Saint-Gobain ou encore Schneider échappent par exemple complètement à ce prélèvement. (...) Comme l'avait déjà souligné un rapport du Conseil des prélèvements obligatoires en octobre dernier (...) "

Conseil des Prélèvements Obligatoires (CPO) dont le rapport indiquait que : " (...) En 2010, 293 dépenses fiscales bénéficiant aux entreprises ont été recensées. Elles ont fortement augmenté depuis 2002. Elles représentent un total de 35 Md€, soit 14 % de recettes fiscales nettes de l’État. S’y ajoute le poids des mesures dérogatoires déclassées qui s’élève à 71 Md€ (...) S’agissant des niches sociales, le CPO a identifié 91 dispositifs ou ensemble de dispositifs concernant les entreprises, dont le coût s’élève à plus de 66 Md€ pour l’ensemble des prélèvements sociaux - soit 15 % des recettes de la Sécurité sociale –, dont 31,5 Md€ sous la forme d’allègements généraux et d’exonérations ciblées(...) "

Quelques exemples de techniques permettant de "passer au travers" de l'impôt ?

(...) Danone, déduit de ses impôts les emprunts contractés pour l'acquisition de Numico, en 2007, précise le JDD. Et si d'autres entreprises, telles Total ou PSA, ne reversent rien cette année pour avoir été dans le rouge, elles pourront limiter également leurs versements les années suivantes, grâce au report illimité des pertes déplorées durant la crise (...) Total a beau déclarer près de 8 milliards de bénéfice au niveau mondial, il ne paie aucun impôt en France. Comme ses activités de raffinerie (en France) sont toutes en perte, il échappe intégralement à l'impôt (...) Natixis, par exemple, ont affiché des résultats déficitaires, ce qui justifie un impôt nul (...) Les Echos

Selon l'enquête du JDD, " (...) les montants épargnés s'élèvent ainsi à 66,3 milliards en 2009, contre 18,5 milliards en 2005". Un manque à gagner réel pour l'Etat français, pour qui l'impôt sur les sociétés est la troisième recette" - L'Express

En clair, écrit Le Figaro : " (...) les sociétés du CAC 40 sont en moyenne imposées à hauteur de 8% de leurs bénéfices, contre 33% normalement. Les PME, moins à même d'exploiter les différentes niches fiscales, en reverseraient en moyenne 22% (...) "

Cette situation aurait du faire réagir Laurence Parisot qui ne cesse de nous parler de sa "PME attitude" et des problèmes de trésorerie que PME et TPE rencontrent !

Et fait, le MEDEF a déja réagit en dénonçant ... le rapport du Conseil des prélèvements obligatoires, au fait qu'il : " (...) ne prenaient pas suffisamment en compte, "l'enjeu de la compétitivité" (...) et a dénoncé également : " (...) " une contre-vérité" selon laquelle les PME paieraient plus d'impôts que les grosses sociétés en raison de leur moindre facilité à recourir à l'optimisation fiscale " - Le Point

Mais il est très probable, qu'on ne passe que peu de temps, à évoquer, lors des Conseil d’Administration de Michelin ou de BNP Paribas dont madame Parisot est membre : le manque de savoir faire des TPE ou PME dans les techniques destinées à échapper au fisc ...