03 mai 2011

42 Propositions UMP : Un catalogue de banalités en attendant ... le pire ?

l'UMP vient de publier ses 42 propositions pour l'emploi en vue de 2012. Si le « big bang social » promis en janvier, n'y figure pas, le reste ressemble beaucoup, à un catalogue de banalité. A l'exception de quelques gourmandises offertes ... aux organisations patronales !

« (...) Après la simplification des normes, règlements et lois, après l’application des peines, après la laïcité et la liberté religieuse, l’UMP débat, dans une nouvelle convention ce mardi 3 mai, de l’emploi et plus particulièrement des mesures à mettre en place en faveur de la croissance des PME et de l’emploi (...) » peut-on lire sur le site de l'UMP.

Comme précédemment, ce sont les réformateurs du très libéral Hervé Novelli, qui sont à la manoeuvre.

Rappelons aux lecteurs que c'est le même Novelli qui s'était illustré, en janvier dernier, en appelant de ses voeux à un big bang social : « (...) Au-delà de la durée légale du travail qu’il souhaite faire sauter, Hervé Novelli prône une réforme globale des contrats de travail et de certains pans du Code du travail, par exemple les seuils sociaux (...) La flexibilité jouerait sur tous les plans (...) En contrepartie de la flexibilité sur le temps de travail et les contrats de travail, les entreprises perdraient progressivement, sur une période de cinq ans, une partie des allègements de charges correspondant à la facture des 35 heures pour l’Etat (...) Les exonérations fiscales et sociales des heures supplémentaires (près de 4 milliards d’euros) s’éteindraient également (...) »

Or, on ne trouve plus trace dans les 42 propositions d'avril 2011 : de la durée légale du travail, de la reforme des contrats de travail, des 35H00 ou des heures supplémentaires !

Cette absence des 35H00 dans les propositions de l'UMP est probablement due à l'affrontement entre Xavier Bertrand et ses troupes avec le duo Copé Novelli. Ainsi, hier, Nathalie Kosciusko-Morizet estimait que : « (...) revenir sur les 35 heures (...) reviendrait à abandonner un acquis très important du quinquennat de Nicolas Sarkozy, les heures supplémentaires défiscalisées. Ne rouvrons pas ce dossier qui épuiserait notre énergie sans donner le coup de fouet dont a besoin notre économie! (...) »

Pour en revenir aux propositions de l'UMP : Ce qui surprend le plus en lisant les constats et propositions, c'est qu'on se demande si ses élus et responsables ne sont pas dans l'opposition depuis 2007.

En effet, qu'est ce qui a empêché l'UMP, majoritaire dans les deux assemblées, de faire voter certaines des mesures qu'elle prétend appliquer dans le cadre d'un deuxième mandat présidentiel et législatif ?

Constat de l'UMP

« En France, sur 2 700 000 entreprises, à peine 5 000 ont plus de 250 salariés. 95 % de nos entreprises ont moins de 20 salariés. 920 000 comptent moins de 10 salariés. Quand l’Allemagne compte 65 000 PME et grandes entreprises entre 50 et 999 employés. Pour faire du prochain quinquennat celui des PME conquérantes, il est nécessaire de réfléchir aux moyens de renforcer la compétitivité de nos PME » page 4

Proposition de l'UMP : Si l'UMP reconnaît sa responsabilité dans le fait que : « Le dispositif ISF/PME (...) ne cible pas les secteurs les plus porteurs – en termes de création d’emploi ou de valeur ajoutée – ou alors est détourné par des intermédiaires » elle souhaite le maintenir sans autre forme de contrôle !

« (...) Les PME, en particulier en phase de lancement, manquent cruellement de fonds, et de ce fait, ont souvent des difficultés à accéder aux prêts bancaires. Le faible niveau de capital-risque en France par rapport à la moyenne de l’Union européenne explique également en partie les difficultés de développement des PME (...) »

Et l'UMP de proposer cette idée qu'elle n'a semble t-il pas eu jusqu'à présent : Faire d’Oséo la banque publique des PME. Oséo qui selon l'UMP, va tout faire puisqu'elle va : dynamiser le micro crédit des TPE, faciliter l'accès aux marchés financiers des PME ou Regrouper les aides à l’export pour les PME dans un instrument unique - pages 16, 17 et 22

Constat de l'UMP

« Fin 2008, 58 % des 16 millions de salariés du secteur marchand non agricole, soit 9,3 millions de salariés, étaient couverts par au moins un dispositif de participation, d’intéressement ou d’épargne salariale (plan d’épargne entreprise ou plan d’épargne retraite collectif) (...) ces dispositifs restent concentrés dans les grandes entreprises : seuls 16 % des salariés des entreprises de moins de 50 salariés sont couverts par un accord de participation, d’intéressement ou d’épargne salariale. En revanche, 92% des salariés des entreprises de plus de 500 salariés, sont couverts par au moins un dispositif » page 12

Lorsqu'on voit le franc succès de la prime de 1000 € ... devenue aléatoire, et dont le nombre potentiel de bénéficiaire diminue de jour en jour, on est impatient de découvrir les propositions de l'UMP dans les domaines : participation, d’intéressement ou épargne salariale !

Et l'UMP de brandir son « arme fatale » : « redistribution des fruits de la croissance : Mettre en place une loi d’application générale qui fasse que tous les salariés puissent prétendre à une prime versée sous forme de chèque vacances. Cette prime serait versée quelle que soit la taille de l’entreprise (...) » page 33

Autre nouveauté participative : la prime individuelle au mérite !

« (...) Un employeur, satisfait d’un salarié, devrait pouvoir donner une prime nette de charges salariales et patronales, avec un plafond annuel par salarié. S’il souhaitait, par exemple, donner une prime de 50 euros, cela rapporterait 50 euros au salarié et cela coûterait 50 euros à l’employeur. On pourrait plafonner cette prime à 500 euros maximum par an. Cette prime au mérite serait inscrite sur le bulletin de paie, ajoutée au salaire net. Elle ne serait donc pas forcément distribuée à tous les salariés de l’entreprise, mais concernerait bien les salariés de toutes les entreprises (...) » - page 34

Sinon, on retrouve quelques demandes récurrentes des organisations patronales, comme :

« Supprimer les effets de seuil : (...) Nous plaidons pour un doublement des effets des seuils (10 à 20, 50 à 100). Les obligations ne seraient pas applicables dès l’embauche du 20ème ou du 100ème salarié mais après un lissage (100 salariés sur les 3 dernières années…) »

« Fusionner les différentes instances de représentation du personnel : Pour une fusion des différents organes de représentation des personnels (CHSCT, comité d’entreprise, représentants du personnel) au sein d’un seul conseil d’entreprise » réclamée par le rapport Attali et plébiscité par le Medef et qui lui permettrait de court-circuiter les syndicats de salariés.

Enfin, ne pas oublier, ces passages sur l'apprentissage, cheval de bataille de Nadine Morano, porteurs de dérives et qui concerneraient si l'on en croît l'UMP des ados à partir de 14 ans !

Si l'UMP affirme qu'il : « (...) paraît nécessaire de revaloriser le statut de l’apprenti, notamment en améliorant ses conditions de vie » - page 23 - Elle propose certains aménagements qu'on ne peut qualifier de ... revalorisation !

« Abaisser l’âge minimum d’entrée en apprentissage en étendant le dispositif d’initiation aux métiers de l’alternance (DIMA) aux jeunes de 14 ans, au lieu de 15 ans actuellement, qui souhaiteraient apprendre un métier » - page 25

ou, plus insidieux, la mise en place d'un : décompte mensuel du travail pour les apprentis. C'est à dire ?

Constat de l'UMP : « Actuellement, l’apprenti de 15 ans bénéficie d’un repos quotidien de 14 heures consécutives. Le travail de nuit lui est interdit entre 20 heures et 6 heures du matin (...) »

Proposition : « Pour permettre aux maîtres d’apprentissage, en particulier les artisans, de ne pas avoir à arrêter une tâche en cours avec leur apprenti au motif que le décompte horaire journalier est épuisé, nous proposons de mettre en place un décompte mensuel du travail pour les apprentis » - page 26

Alors, entre mesures qui auraient pu être mises en place depuis longtemps et petits cadeaux délicats au patronat, rien de très révolutionnaire ! Néanmoins, ceux qui auraient la naïveté de croire que le tandem Copé Novelli a abandonné toutes vélléités sur le big bang social promis se rassurent, car comme l'expliquent Les Echos : « (...) les propositions sur les 35 heures - et corrélativement la suppression des allégements de charges - ainsi que sur le financement de la protection sociale - avec la TVA sociale - seront abordées fin juin-début juillet, à l'occasion d'une convention sur la compétitivité (...) »

En clair, le pire, reste à venir !


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UMP

02 mai 2011

Bertrand veut donner des moyens à Pôle Emploi mais ignore encore lesquels !

Pôle Emploi manque cruellement de moyens comme l'attestent plusieurs rapports officiels. Pour y remédier, Xavier Bertrand vient d'annoncer qu'il voulait lui en donner plus, sans toutefois préciser lesquels !

Ayant noté que les débats sur l'immigration et la religion dans la société française n'avait pas eu l'impact souhaité dans l'opinion, le gouvernement a enfin décidé de se pencher sur la priorité des français : Le chômage. Avec comme point de mire : Pôle Emploi !

Car, il ne faut pas oublier que Pôle Emploi que le candidat Sarkozy décrivait de la façon suivante dans son projet pour 2007 : « L'ANPE, l'Unedic, les Maisons de l'emploi seront réunies en un seul service public de l'emploi, qui interviendra immédiatement et de manière personnalisée pour permettre à tous ceux qui le souhaitent de trouver ou retrouver un emploi beaucoup plus rapidement qu'aujourd'hui (...) » n'est absolument pas en mesure d'aider la très grande majorité des chômeurs à : trouver ou retrouver un emploi

La principale raison ?

Un sous effectif chronique que le gouvernement et notamment Xavier Bertrand ne peuvent pas ignorer. D'autant, qu'il y a quelques semaines, on obtenait la confirmation de ce sous effectif par rapport à l'Allemagne, modèle absolu du gouvernement et de l'UMP : « Il y a 215 agents du service public de l’emploi pour 10 000 chômeurs en France, contre (...) 420 en Allemagne selon une étude de l’Inspection générale des finances (...) »

Dans le même temps, le Sénat auditionnait les principaux syndicats de salariés et organisations patronales dans le cadre d'une : Mission commune d'information relative à Pôle Emploi , dont Michel Abhervé nous donne des extraits sur son blog

Qu'on déclaré les partenaires sociaux ?

« (...) Les problèmes rencontrés par les demandeurs d’emploi au quotidien sont multiples : difficulté d’accès à leur conseiller référent, manque de suivi, durée insuffisante des entretiens, rendez-vous de contrôle plus que d’accompagnement, perte de dossiers, offres d’emploi non proposées, courriers illisibles, formations non proposées, etc ... (...) » Laurent Berger, secrétaire national à la CFDT

« (...) La fusion devait permettre aux agents de gérer des portefeuilles de soixante demandeurs d’emploi. Or les portefeuilles varient aujourd’hui entre cent et quatre cents demandeurs d’emploi. Nombre d’agents gèrent des portefeuilles de deux cents à trois cents demandeurs d’emploi et se trouvent dans l’impossibilité de faire leur travail correctement (...) » Gabrielle Simon, première vice-présidente confédérale à la CFTC

« (...) l’Etat n’a pas tenu ses engagements financiers : à titre d’illustration, 187 millions d’euros de subvention n’ont pas été versés et le transfert des personnels de l’Afpa n’a pas été compensé (...) » Benoît Roger-Vasselin, président de la commission des relations du travail au Medef.

« (...) Au sein du conseil, l’Etat est tantôt totalement muet, tantôt très contraignant, nous imposant une triple peine : des promesses budgétaires non tenues, des restrictions budgétaires et une pression sur les partenaires sociaux pour financer ce qu’il ne veut plus prendre en charge (...) » Jean-Michel Pottier, président de la commission formation et éducation à la CGPME

En bref un franc succès !

Munis de ces informations qu'il ne pouvait ignorer, Xavier Bertrand a décidé, du moins en parole, de donner des moyens à Pôle Emploi.

Il a déclaré que : « Pôle Emploi devra bénéficier de beaucoup plus de moyens pour mettre en relation demandeurs d'emplois et entreprises (...) Il faut ramener sur le terrain beaucoup plus de moyens pour Pôle Emploi, qui, aujourd'hui, sont plutôt au niveau régional (...) On ne peut pas continuer à avoir autant d'entreprises qui cherchent à pourvoir des métiers et autant de demandeurs d'emplois qui cherchent à prendre un métier. Il faut les rapprocher (...) »

La seule satisfaction actuelle du ministre est la restauration dont l'activité pourrait : « (...) se traduire par la création de plus de 80.000 emplois » - L'Expansion

Restauration qui semble bien être le filon d'emploi avec lequel Xavier Bertrand compte résorber une partie du chômage. D'autant que selon une récente interview au Figaro, selon le ministre, si les emplois sont légions, il sont surtout ... royalement payés !

« (...) J'ai vu sur la côte atlantique ou à Aix-les-Bains des postes de plongeur à 1 500 euros net par mois ou de serveur à 2 100 euros pour lesquels aucun candidat ne se présentait (...) »

Ce qui a fait dire, à François Chérèque : « (...) Il vit dans quel monde, Xavier Bertrand : 1500 euros nets pour un plongeur, c'est un restaurant de luxe ! On ne fait pas d'un cas une généralité, je sais très bien que ces emplois n'existent pas. Il va même plus loin en parlant de postes de serveurs à 2100 euros nets. Soyons réalistes, c'est un salaire d'ingénieur débutant ! (...) »

Il aurait peut être aussi pu rappeler que ces salaires « mythiques » ont un prix : Celui de la baisse de la TVA pour les restaurateurs ! En effet, comme le démontre Michel Abhervé, Professeur associé à l'université de Paris Est Marne la Vallée : « (...) la baisse de la TVA coûte 2 Milliards et demi à l’Etat, et la profession assure avoir créé 25 000 emplois (...) à partir de ceux qui sont annoncés par la profession elle même, il est possible, par l’effet d’une simple division, de déterminer que chaque emploi créé coûte 100 000 Euros par an à l’Etat (...) »

C'est vrai qu'avec de telles conditions de financement public, nous connaissons tous de nombreuses professions qui embaucheraient avec plaisir !

Néanmoins, pour des raisons de caisses vides, il y a de grandes chances pour que Xavier Bertrand trouve son inspiration dans les propositions que le député UMP Pierre Lang et de son collègue, Laurent Wauquiez. A savoir : « demander aux chômeurs indemnisés depuis plus de six mois et aux bénéficiaires du revenu de solidarité active d’effectuer des travaux d’intérêt général (...) »

Après tout, un chômeur qui effectue des travaux d'intérêt général, c'est un peu comme un qui est en formation : ça améliore les statistiques. Et ça c'est bon pour présenter son bilan en 2012 !


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La Fusion pour les nuls

29 avril 2011

Medef et CGPME : Non à la prime aux salariés mais oui ... aux subventions !

Si le Medef et la CGPME aiment donner des leçons de gestion au gouvernement, ils ne rechignent jamais à toucher les subventions que l'état leur accorde au titre syndical !

Pendant que le Medef et la CGPME jouent avec les nerfs des salariés qui ne savent toujours pas s'il auront droit à une prime issue de « l'augmentation des dividendes ». Laurence Parisot, (représentante des entreprises du CAC40), tente une fois de plus de limiter le caractère obligatoire de la prime aux entreprises de plus de ... 500 salariés.

Pour ce faire, elle évoque : « (...) la mise à bas du capitalisme familial (...) » et n'hésite pas à déclarer que la décision du gouvernement : « (...) bafoue le dialogue social (...) »

Justement, qu'en est-il du dialogue social ?

Et bien, le Medef rencontre cette semaine toutes les organisations syndicales pour parler de « l'agenda social ». Le tout, sur fond d'angoisse, puisque le gouvernement compte réduire les subventions publiques, versées aux syndicats de salariés et ... organisations patronales, dont certains, sont en grande partie, dépendants !

La lecture d'un article de L'Express du 28 avril : Syndicats, l'heure des comptes aura tout lieu d'attirer l'attention des salariés, habitués à entendre les organisations patronales, parler de gestion rigoureuse des finances publiques et réclamer des mesures d'économies.

En effet, on y apprend que : « (...) Depuis quelques semaines, toutes les organisations - syndicales comme patronales - se plient à un exercice inédit de transparence financière. Elles n'ont guère le choix. La loi les y oblige (...) »

Si du côté des syndicats de salariés, nul n'est surpris d'apprendre que les subventions publiques représentent : 30% des ressources de la CFDT ou de la CGT et 60% de celles de la CFTC ou de la CGC. On pourra s'étonner que ces mêmes subventions publiques représentent : 30% des ressources du Medef et surtout 60% ... de celles de la CGPME !

Ce que confirme le Medef dans son rapport de gestion 2010 dans lequel il indique : (...) Les cotisations des adhérents du Medef ont représenté 64 % des ressources du Medef en 2010 (...) Comme chaque organisation syndicale de salariés et d’employeurs représentative au plan national et interprofessionnel, le Medef reçoit, au titre de la gestion paritaire, des subventions forfaitaires pour la gestion des secrétariats techniques et les actions de formation-information des conseillers - page 9 et 10 du Rapport de gestion 2010

La CGPME en ce qui la concerne, fait apparaître, sans autre détail, dans ses Comptes de résultat et bilan 2008 : des subventions d'exploitation pour un montant de 2 119 672 €

Et même si précise L'Express : « (...) La subvention octroyée par le ministère du Travail pour former les militants syndicaux sera réduite de 12 % d'ici à 2013 (...) » et que « (...) Les fonds dédiés à la formation des conseillers prud'homaux, salariés ou patronaux, subiront une diète d'ampleur similaire (-10 %) » Ce n'est pas moins de 65 millions d'euros que le ministère du travail distribuera : entre 2011 et 2013 pour la formation de leurs militants. S'y ajoutent 10 millions d'euros par an pour la formation des conseillers prud'homaux, à répartir entre syndicats et patronat.

Oui, mais le plus important, c'est que, contrairement aux organisations patronales, certains syndicats de salariés pourraient bien ne pas en bénéficier au delà de 2013 !

En effet, la réforme de la représentativité syndicale devrait priver de représentation, les syndicats ne répondant plus aux nouveaux critères. Pas de soucis, par contre pour les organisations patronales puisque, en décembre 2010 : « (...) Laurence Parisot a jugé que la représentativité patronale - thème que François Fillon a mis en avant - n'était pas une priorité pour le Medef » ce qui semble t-il, a été acté, par le gouvernement !

Ce qui devrait donc permettre à Laurence Parisot et Jean-François Roubaud de continuer de bénéficier de ces perfusions : « destinées à améliorer le dialogue social » Et pourquoi pas préciser, que celles-ci sont, sommes toutes, une utilisation judicieuse des fonds publics !

Mais que voulez-vous le dialogue social comme la démocratie ont un coût que même les plus libéraux ... ne sauraient remettre en cause !


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Capital

28 avril 2011

L'ex Président du pouvoir d'achat a perdu sa légitimité sur le social !

Nicolas Sarkozy payera t-il au prix fort, en 2012, son bilan social ? C'est ce qu'on est en droit de penser à la lecture de la dernière étude CSA.

En ce qui concerne l'action du Président de la République et de son gouvernement, les études d'opinion se suivent et se ressemblent.

En effet, une étude CSA vient confirmer celle que nous vous présentions, dans notre article du 29 mars dernier : Emploi et pouvoir d'achat : clés des élections de 2012 ! et qui indiquait qu'ils étaient : « 75 % (+3% par rapport à février 2011) à trouver que la que la politique économique menée actuellement par le gouvernement est « plutôt mauvaise » ou « très mauvaise »

Que dit la dernière étude CSA pour 20 Minutes, BFMTV et RMC ?

Les français lui font peu confiance pour résoudre leurs problèmes de chômage et de pouvoir d'achat, pourtant leurs 2 premières priorités ! Mais surtout, ils lui accordent moins de crédibilité pour « préparer l'avenir de la France » qu'à ses adversaires socialistes potentiels !

En effet, que ce soit face à DSK, François Hollande ou Martine Aubry il n'obtient au maximum que 31% en termes de crédibilité sur la défense du pouvoir d'achat

En ce qui concerne la lutte contre le chômage, face aux mêmes adversaires il obtient au maximum 33%

Mais surtout, les français ne sont aux maximum que 37% à lui accorder plus de crédibilité que ses trois adversaires potentiels pour « préparer l'avenir de la France »

Ces résultats ne sont, sommes toutes, qu'un juste retour, de la part de français échaudés ou floués, par tant de promesses bâclées ou vite oubliées.

Bâclée : Comme celle récente de la prime de 1000 € (ou moins) dont on connaît les conditions totalement aléatoires, qu'il est allé présenter à des ouvriers désabusés, dans les Ardennes !

Oubliées, comme :

(...) Je ne donnerai pas les mêmes allègements de charges aux entreprises qui augmentent les salaires et à celles qui ne les augmentent pas

Notre pays aidera les entreprises à donner du travail aux seniors au lieu de les encourager à s'en séparer.

Je donnerai deux ans aux entreprises pour aligner les salaires des femmes sur ceux des hommes (...) Et je le ferai sous peine de sanctions car cela fait cinquante ans que, sans sanction, on n'y arrive pas. - Abécédaire des propositions de Nicolas Sarkozy

Contre les délocalisations, je mettrai en oeuvre une politique industrielle, en choisissant les secteurs stratégiques sur lesquels concentrer nos efforts. Notre pays doit garder des usines (...) » - Opinion politique

Ce qui n'empêche pas le Président qui la « sent bien » pour 2012 de tout miser sur sa faconde et et sa séduction auprès de l'électorat ! Ce qui pourrait ne pas suffire en 2012.

Car, comme l'écrivait férocement, Hubert Coudurier, dans Le Télégramme : « Le problème d'un séducteur, c'est l'âge. Vieillir avec des formules qui ne touchent plus, se retrouver face à un public désabusé, inventer de nouveaux trucs de communication pour plaire encore et toujours »

Et dans la mesure où les débats sur l'identité nationale et la place des religions dans la société ont fait long feu et que les organisations patronales ne cèderont rien avant l'élection ...


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Le Télégramme

27 avril 2011

Sarkozy et les énergies renouvelables : Belles promesses et ... mauvais bilan !

Dans le document : « Quatre ans d'action : mai 2007 - mai 2011 » publié par l'Elysée, notre Président affirme avoir tenu ses engagements, notamment, sur les énergies renouvelables. Ce que dément, chiffres en mains, le Syndicat des énergies renouvelables !

Lorsqu'on publie son bilan, il faut toujours faire attention à ce qu'il colle aux promesses, surtout lorsqu'on affirme qu'elles ont été tenues. Or, le Syndicat des énergies renouvelables se fait un malin plaisir à montrer que le bilan du Président, sur les énergies renouvelables, est quelque peu flatteur, et surtout bien éloigné de la réalité !

Devant le peu d'enthousiasme du Premier Ministre et celui plus récent de Jean-François Copé de défendre le bon bilan du Président : « (...) C'est à Fillon de défendre le bilan du gouvernement (...) car si nous le faisions nous même on ne pourrait pas travailler sur les sujets de la campagne (...) » - Canard Enchaîné 27/04/11 Le Président a décidé de passer à l'offensive, affirmant, selon le même Canard Enchaîné : « (...) Il faut que je le fasse moi même puisque personne ne le fait (...) » Ce qui a donné « Quatre ans d'action : mai 2007 - mai 2011 » sous forme d'une « plaquette de 75 pages tirées à 5 000 exemplaires (...) » et disponible sur le site Web de l'Elysée

Que peux t-on lire sur la partie consacrée aux énergies renouvelables ?

« (...) Les énergies renouvelables connaissent également un très fort développement : elles représentaient en 2010 13% de la consommation d'énergie, contre 10% en 2007 (+ 33% en 3 ans), en ligne avec l'objectif de 23% à l'horizon 2020. Le parc éolien a déjà triplé et le premier appel d'offres éolien offshore va être lancé en 2011 pour 3 000 MW de capacité. La filière photovoltaïque a, elle aussi, connu un développement sans précédent : le parc installé aujourd'hui représente 18 fois celui existant au début du Grenelle et, à l'horizon 2020, les panneaux installés représenteront au moins deux fois l'objectif initial du Grenelle (...) » - Source Elysée

Que déclare le Syndicat des énergies renouvelables à ce sujet ?

Lors d'une conférence de presse du 26 avril 2011, il affirme, chiffres à l'appui : « (...) un tiers des objectifs de développement des énergies de ce type ne seront pas atteints d'ici 2020 en France (...) dans la dynamique actuelle, si rien ne change, la France consommera 29 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) d'EnR en 2020, alors que le Grenelle de l'environnement fixe un niveau de 36 Mtep à cet horizon. Dans ces conditions, il va manquer 7 Mtep, soit un objectif 2020 amputé d'un tiers (...) » - Greenunivers

Et de rappeler, probablement, en référence au paragraphe du bilan du Président, sur l'innovation : « (...) La France est désormais un pays particulièrement favorable à l'innovation : depuis l'été 2007, en plus des pôles de compétitivité existants, le crédit d'impôt recherche (CIR) visant à soute-nir l'effort de R&D des entreprises a été triplé (...) » - Source Elysée

Que la nouvelle législation, en matière d'éolien, bloque quasiment toutes les futures implantations. Et plus grave : « (...) Pour le solaire photovoltaïque, l'objectif de 5.500 MW installés sera probablement atteint d'ici 2020 mais sans qu'une véritable filière française industrielle puisse émerger (...) » Ce qui indiquerait que le Président qui « aime les usines » aurait fait son deuil d'une vraie production nationale et ... des emplois qui vont avec ! Il faut dire qu'on ne communique pas beaucoup du côté de l'Elysée sur le fait que : 80% des panneaux photovoltaïques commercialisés en France proviennent de Chine. Pendant que les entreprises françaises mettent la clé sous la porte !

D'accord, direz-vous. Mais n'assisterait-on pas à une simple opération de lobby montée par le Syndicat des énergies renouvelables ?

En partie oui, puisque le Syndicat des énergies renouvelables a annoncé lors de sa conférence de presse la publication d'un livre blanc 2012 à l'automne prochain qui sera mis à disposition des candidats à l'élection présidentielle.

Néanmoins, il est intéressant de lire l'interview que Bertrand Pancher, député UMP et co-rapporteur de la loi Grenelle II, a donné au journal MetroFrance qui confirme leurs dires. Extraits :

« MetroFrance : Le Syndicat des énergies renouvelables affirme que l'objectif de 23% d'énergie renouvelable en 2020 ne sera pas atteint. Qu'en pensez-vous?

Bertrand Pancher : On n'est pas partis pour, mais ça ne me choque pas (...)

MetroFrance : L'Etat a-t-il mis des freins au photovoltaïque et à l'éolien?

Bertrand Pancher : Sur le photovoltaïque, il y a eu un frein très clair (...) Pour l'éolien, on vient de changer les procédures. Les riverains sont plutôt contents. C'est un problème d'acceptabilité (...) »

Clair non ?

Autant que l'augmentation obtenue par Henri Proglio le patron d'DEF : « Le gouvernement a fixé à 42 euros le MWH le prix de revente de l'électricité nucléaire produite par EDF. Un prix qui permet à l'électricien public de conserver la main sur le marché français (...) Ce qui aura pour conséquences : « (...) une augmentation des tarifs de l'électricité, mais également une meilleure valorisation du titre EDF, qui va gagner en visibilité dans les mois à venir »

Résultat, le 19 avril : « (...) A 16h40, l'action EDF s'inscrivait en hausse de 4,26%, (...) à comparer avec une progression de 0,92% de l'indice CAC 40 (...) » Encore un miracle de la stratégie de l'innovation énergétique de notre Président !


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Républicain Lorrain

26 avril 2011

Présidentielle 2012 : Dépenser plus pour ... faire oublier l'austérité ?

En 2012, au premier tour, chaque candidat pourra dépenser pour sa campagne jusqu'à 16,851 millions d'euros. Ce qui représente par rapport à 2007 une augmentation de ... 23%. Le tout, sur fond de restrictions budgétaires !


C'est par une récente annonce publiée au Journal Officiel que la Commission nationale des comptes de campagne, vient de fixer plafond des dépenses pour la campagne présidentielle.

Si les montants semblent élevés pour beaucoup de français, on remarquera surtout que le « coût de la démocratie » augmentera de ... 23% par rapport à 2007, alors que, fait remarquer Le Figaro : « (...) l'inflation l'inflation cumulée de janvier 2007 à aujourd'hui atteint 7,9% (...) »

Quels seront les plafonds autorisés ?

D'après Les Echos, au premier tour il sera de : « (...) 16.851 millions d'euros (...) » Au deuxième, de : 22.509 millions »

Et combien cela pourrait il coûter au total ?

En se référant à 2007, on apprend que : « Le montant total des dépenses des douze candidats de la campagne de 2007 a dépassé les 75 millions d'euros, dont 44 ont été remboursés par l'État en vertu des règles de financement de la vie politique. Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal (...) ont dépensé à eux seuls 44,5 millions et s'étaient vu rembourser la quasi-intégralité de leurs frais (...) » - Le Figaro

Dans le détail, nous dit le Nouvel Obs, en se basant sur les 4 candidats les plus significatifs en 2007 : « Nicolas Sarkozy 21.175.141 euros, Ségolène Royal 20.815.003 euros, François Bayrou 9.745.197 euros et Jean-Marie Le Pen 9.630.932 euros (...) »

Or, en 2007, la crise financière devenue économique, avec son cortège de faillites, licenciements, et rigueur budgétaire n'existait pas ! Il aurait été logique, dans le contexte économique actuel, que nos dirigeants s'appliquent un train de rigueur, identique à celui imposé, à ceux qui financent à longueur d'élections les partis et formations politiques !

Cette réflexion prend toute son ampleur, lorsqu'on sait, que : La France (par la voix de Christine Lagarde) s'est engagée à « ramener son déficit public à 5,7% cette année, puis 3% en 2013 » au prix de lourds sacrifices pour les français !

Ainsi, en ce qui concerne la Sécu : « Diminution des effectifs, dossiers en souffrance, fermetures de centres, dégradation du service rendu aux assurés... Rien ne va plus dans les caisses primaires d’assurance maladie »

Ou la dégradation permanente (dénoncée par le médiateur de la République) des services publics et validée par Georges Tron : « Dans les deux ou trois prochaines années, on peut encore réduire le nombre de fonctionnaires de l'Etat (...) Je suis pour les suppressions de postes en 2012 et 2013 mais si nécessaire, on ajustera", a-t-il dit au sujet de l'Education Nationale (...) »

En clair : Une politique budgétaire rigoureuse qui n'autorise plus d'écarts. Sauf pour financer à la hausse ... les ambitions politiques de quelques uns !

Même si, argueront les défenseur du « coût de la démocratie », les sommes qui seront dépensées, seront « dérisoires » par rapport au budget de la nation, les français auraient apprécié que la « pédagogie » du « faire mieux avec moins » ressassée par le gouvernement, trouve sa stricte application ... pour la campagne de 2012 !

Mais, c'est décidé, les candidats pourront dépenser plus ! Probablement, pour expliquer, à la manière d'un Coluche : « Dites nous de quoi vous avez besoin, on vous expliquera comment vous en passer » Belle leçon de démocratie exemplaire et de solidarité avec les français, électeurs et contribuables !

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Présidence de la République

22 avril 2011

Emploi des seniors : Chronique d'une catatastrophe annoncée !

S'il est un sujet sur lequel gouvernement et patronat se font discrets, c'est bien l'emploi des plus de 50 ans. Les plans ou accords cosmétiques peinent à dissimuler ... une catastrophe, que le report de l'âge légal de la retraite à 62 ans devrait accélérer !

Aujourd'hui, indique Anne Marie Guillemard sociologue et chercheur au Centre d'étude des mouvements sociaux : « 6 salariés sur 10 qui font valoir leurs droits à la retraite ne sont déja plus en emploi » Et d'ajouter : « (...) Le gouvernement s'est contenté d'augmenter le temps de latence entre le dernier emploi et la retraite (..) Entre mars 2009 et mars 2010 le chômage des plus de 50 ans a augmenté de 21,2% après une hausse de 16,7% au cours des 12 mois précédents (...) »

Tout cela est bien loin des engagements et promesses du Président, si fier de son « bon bilan »

En effet, en mai 2008 : le chef de l'Etat déclarait que : « (...) le sous-emploi des seniors constituait une erreur économique doublée d'un scandale social (...) » et d'indiquer comme première mesure : « le relèvement progressif du seuil de déclenchement des dispenses de recherches d'emploi pour les salariés de 57,5 ans et plus »

Ceci ayant été suivit comme chacun le sait du passage de l'âge légal de la retraite à 62 ans à partir du 1er juillet 2011

Son ministre de l'époque Laurent Wauquiez, du haut de ses certitudes, assénait : « (...) L'idée serait de permettre aux entreprises qui embauchent des chômeurs âgés d'être exonérées de charges. Il faut arrêter de se voiler la face, les entreprises n'embauchent pas les seniors parce qu'ils coûtent trop cher. C'est une des pistes à l'étude (...) »

Qu'en est-il en 2011 ?

Le Figaro a consacré, le 13/04/2011, un article, aux divers plans et accords seniors, dans les entreprises. Que dit-il ?

« (...) Au 1er janvier 2010, les employeurs devaient en avoir signé un sous peine de payer une pénalité (...) »Si les divers accords signés, reposent en quasi totalité, sur le maintien des seniors dans les entreprises : « (...) ont surtout été privilégiés les engagements en matière de formation, d'anticipation des carrières (entretien seconde partie de carrière, bilan de compétences…) et d'aménagement de fin de carrière (...) »

En ce qui concerne l'embauche de seniors au chômage le tableau est carrément sombre, puisque, pour la région IDF par exemple : « (...) seuls 14% des dispositifs franciliens fixent des objectifs chiffrés de recrutement (...) Et un des spécialiste interrogé par Le Figaro, d'ajouter : « (...) la majorité des entreprises se contentent pour le moment de mesures cosmétiques, les plus simples à mettre en œuvre ».

Les spécialistes que le Nouvel Economiste du 14 au 20 avril 2011 ont interviewé sont encore plus féroces sur les dernières mesures proposées par le gouvernement :

Aides financières accordée, depuis janvier 2011, aux entreprises embauchant en CDI ou CDD d'au moins 6 mois d'un chômeur âgé d'au moins 55 ans

Prime de 2000 € pour l'embauche en contrat de professionnalisation d'un demandeur d'emploi de 45 ans ou +

La réponse de Nicole Turbé-Suétens (expert auprès de la Commission européenne et fondatrice de Distance expert) est sans appel : « (...) Avec de telles propositions, on frise le comique de situation. Ce ne sont que des mesurettes qui n'ont aucune chance d'avoir un impact notable sur le problème de l'emploi des seniors. Au mieux, elles feront l'objet d'effets d'aubaine (...) » De son côté, Anne Marie Guillemard rappelle que de toute façon : « (...) les entreprises ne sont pas là pour faire des actions citoyennes (...) » Ce que n'oublie pas de nous confirmer Laurence Parisot ... à chaque déclaration sur le sujet !

Et dans la mesure où, comme l'affirme l'OFCE : « (...) sous l'effet cumulé de la suppression des départs anticipés des seniors, de l'extinction des dispositifs d'accompagnement des licenciés économiques et des premiers effets de la réforme des retraites (...) le taux de chômage en métropole passerait de 9,2 à 9,4% de la population active (...) » Force est de constater, qu'à moins qu'une majorité des chômeurs de 55 ans, ne disparaisse dans le « trou noir » des fin des droits, les statistiques ne risquent pas de s'améliorer !

En bref, on va droit à la catastrophe, pour une grande partie de la population, en âge et obligation de travailler !

Alors, en ces temps de bilan, préparatoire à la présidentielle de 2012, il serait bon que le Président qui a tenu ses promesses de 2007, consistant à : « Supprimer la dispense de recherche d’emploi pour les seniors (...) » Veuille bien, mettre toute sa détermination, avant la fin de son quinquennat, pour réaliser la deuxième partie de son engagement : « (...) créer les conditions juridiques, économiques et sociales pour permettre aux seniors de conserver une activité professionnelle le plus longtemps possible (...) »

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Montréal à Moi

21 avril 2011

Partage des bénéfices : De 1/3 à une prime exceptionnelle ... aléatoire !

D'un tiers des bénéfices promis en 2009, la prime exceptionnelle de 1000 € pour tous, devrait laisser place, à une prime au montant négocié par les partenaires sociaux, dans les entreprises ... de plus de 50 salariés !

Les salariés français, devenus fatalistes, ne pourront que constater, une fois de plus, que les politiques, y compris leur Président, ne peuvent strictement rien faire pour augmenter leurs salaires !

Ainsi, Nicolas Sarkozy ayant retrouvé, comme le dit le Canard Enchaîné, son « costume d'ouvrier » pour rejouer au Président du pouvoir d'achat a affirmé qu'il : ne cèderait pas sur le versement de primes aux salariés dans les entreprises versant des dividendes à leurs actionnaires (...) »

Une peu comme en 2009, lorsqu'il : avait estimé qu'un tiers des bénéfices des entreprises devait aller aux salariés



Ce à quoi Laurence Parisot répliquait, avec le plus grand sérieux : « (...) Il y a des statistiques qui ne sont peut-être pas si faciles à comprendre quand on n'a pas eu la possibilité de faire un an ou deux de sciences-éco, mais ces statistiques sont très claires. Elles sont publiées par l'Insee et elles indiquent la modalité de partage de la valeur ajoutée dans notre pays. Ces dernières années, il n'y a eu aucune déformation de ce partage au détriment des salariés. C'est même le contraire (...) »

Expliquant lors de son dernier déplacement dans les Ardennes que : « (...) en l'espace de deux ans, les négociations avec le patronat sur cette question centrale n'avaient pas avancé d'un centimètre (...) » il a lancé : « Donc, je prendrai mes responsabilités »

Alors, quel devrait être le résultat de ce bras de fer ?

« (...) Dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés soumises à la loi sur la participation, si les dividendes distribués sont supérieurs à l'année d'avant, il y aura obligation de verser une prime négociée avec les partenaires sociaux", explique une source gouvernementale. Elle précise également que le gouvernement souhaite une application de ce dispositif "dès cette année". Cette prime sera soumise jusqu'à un montant d'au moins 1 000 euros au même taux de cotisation sociale que les primes de participation, c'est-à-dire 8 %. Ce montant pourrait être revu à la hausse ultérieurement. Les entreprises de moins de 50 salariés ne seront, pour leur part, qu'incitées à verser une prime identique à leurs salariés. Elle sera exonérée des charges fiscales (...) » - Le Monde

Or, il faut savoir que, selon les chiffres produits par l'INRS au 1er avril 2011, les entreprises de moins de 50 salariés représentent aujourd’hui 98 % des entreprises !

Du côté de l'INSSE, la lecture des chiffres 2009 éclaire le débat : Entreprises selon le nombre de salariés - Au 1er janvier 2009

Seront concernés par le caractère obligatoire de la prime après négociation avec les partenaires sociaux. Les entreprises de :

50 à 99 salariés : 26 084
200 à 499 salariés : 4 798
500 à 1999 salariés : 2 051
2000 ou + : 506

Se limitent à une incitation, sans autre négociation, que celle de gré à gré

Si nous excluons les entreprises ne comptant aucun salarié et qui représentent :
1 911 485 entreprises. On obtient :

1 à 9 salariés : 995 199
10 à 49 salariés : 167 455

Ce qui signifie, pour ces derniers, qu'à moins de décrocher, rapidement, une place dans une entreprise de plus de 50 salariés (Ce qui leur permettrait de profiter du caractère obligatoire de la prime), la très grande majorité des salariés ne sera pas ou peu concerné par la prime !

Néanmoins, les salariés le savent tous, une prime exceptionnelle, comme son nom l'indique n'a qu'une vocation éphémère et ne résoudra, en aucun cas, les problèmes soulevés par un certain ... Nicolas Sarkozy, en 2007 : « (...) Les prix sont trop hauts et les salaires sont trop bas (...) Quand on est hanté par les fins de mois difficiles, on n'est pas entreprenant, on est pas dynamique, on n'est pas productif. Je vois avec plaisir tous ces théoriciens de l'économie qui m'expliquent que le problème du pouvoir d'achat cela n'existe pas, c'est la compétitivité des entreprises. Parfait. Mais comment peuvent elles être compétitives, les entreprises, avec des salariés qui sont eux-mêmes démoralisés et qui ont le sentiment qu'ils ne sont pas payés au juste prix de leur investissement personnel ? (...) »

Prochaine étape : Citer à nouveau Jean Jaurès et invoquer Guy Môquet ?


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Direct Matin

20 avril 2011

Quand Laurent Wauquiez confond aides sociales et bénitier !

La Droite Sociale, créée par Laurent Wauquiez a semble t-il trouvé une bonne idée : Expliquer que la baisse du pouvoir d'achat de ceux qui travaillent est due aux titulaires d'aides sociales ! Version moderne du : « Que celui qui ne travaille pas mange pas » ?

Quatre ans après son élection, le Président du Pouvoir d'achat est de retour. Problème : Cette fois-ci les français ont pu le voir, lui, son gouvernement et sa majorité à l'oeuvre. Si les déclarations sont moins flamboyantes pour causes de caisses vides, la stigmatisation d'une partie de la population fait partie du nouveau message social ! Témoin les brillantes idées de la Droite sociale de Laurent Wauquiez.

La Droite sociale ?

Créée par Laurent Wauquiez elle se définit comme un : « cercle de réflexion chargée de donner plus de visibilité à l’action sociale de la majorité et à proposer un nouveau pacte social à droite (...) » Son histoire est disponible sur le site Web de Pierre Morel A L'huissier, autoproclamé « Avocat de la ruralité » : « (...) Historiquement la Droite a toujours eu un coté social, au début de la constitution du clivage droite gauche avec le catholicisme social du XIXème siècle (...) »

Est ce au nom de ce catholicisme social que Laurent Wauquiez vient de déclarer : « Les classes moyennes ont le sentiment d’être les « vaches à lait » du système : de contribuer à la solidarité nationale en travaillant et en payant des impôts, mais de ne rien recevoir en retour, avec un système d’aides qui s’arrête à leur porte à quelques dizaines d’euros près (effets de seuils) et un travail de moins en moins bien considéré et valorisé »

Et de proposer : « S’il est impératif que les revenus du travail demeurent supérieurs aux revenus de l’assistance, et que l’assistance légitime que l’Etat apporte à ceux de nos concitoyens qui sont le plus en difficulté (par exemple les titulaires du RSA) s’accompagne d’une contrepartie que l’individu peut réaliser sous la forme d’un service social dans le cadre d’une collectivité locale par exemple. Il ne s’agit nullement d’une sanction, mais d’une manière de remettre le pied à l’étrier et de maintenir les bénéficiaires de ces prestations dans l’activité. C’est fondamental pour le retour à l’emploi ensuite »

Notre ministre spécialiste du « social » ... vu de la droite ne serait-il pas en train de confondre aide sociale et ... bénitier ?

En effet, celui qui a organisé dans son fief de Haute Loire, la visite du Président, sur le thème des « racines chrétiennes de la France » nous refait le coup de la bible dans laquelle on peut lire : « Nous n'avons mangé gratuitement le pain de personne ; mais, dans le labeur et dans la peine, nous avons travaillé nuit et jour pour n'être à charge à aucun de vous » Paul Verset 8

En clair, de réhabiliter cette partie de nos racines chrétienne indiquant : « Que celui qui ne travaille pas mange pas »

Et hop là ! Envolées les promesses de son Président, en 2007, qui annonçait : vouloir réduire la pauvreté : « (...) J'ai voulu prendre un risque : fixer un objectif de réduction de la pauvreté (...) J'ai en effet fixé au gouvernement l'objectif de réduire d'au moins un tiers en cinq ans la pauvreté dans notre pays (...) J'ai voulu nous mettre dos au mur pour rendre des comptes aux Français (...) Je ne veux pas gérer la pauvreté, je veux la combattre (...) » - TF1 LCI

Oui mais répondra t-on à l'UMP, c'était avant la crise économique. A présent, il faut faire preuve de réalisme et se ressourcer dans des valeurs essentielles ... du goupillon. Du moins, pour les pauvres !


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Le Monde

19 avril 2011

« Liste des métiers en tension » : De qui se moque le gouvernement ?

Dernier ajustement sur les thèses du FN : la limitation de l'immigration professionnelle est la dernière lubie du gouvernement, qui brandit, sous forme de préférence nationale, une « liste des métiers en tension » comme argument contre le chômage !


Soucieux de satisfaire l'électorat de droite extrême et de donner l'impression qu'il cherche des solutions pour réduire le chômage, le gouvernement vient d'évoquer à deux reprises la : « liste des métiers en tension » Métiers, sur lesquels Xavier Bertrand a déclaré, au « Grand Jury RTL » : « (...) je veux surtout modifier la politique de l’emploi en faisant des métiers en tension une priorité d’action » tout en affirmant prévoir de « réorienter l’action de Pôle emploi et de tous les acteurs de l’emploi »

Ce qu'oublie de préciser le ministre, c'est comme l'explique Laurence Parisot, pour une fois avec justesse, c'est qu' « on parle de 20.000 personnes…» ce qui est effectivement ridicule, face à la situation, de plus de 4 millions de français !

Mais au fait, c'est quoi les « métiers en tension » ?

On peut en trouver la liste sur le site Pour la promotion de l'immigration professionnelle. Celui-ci est : édité et géré conjointement par le Ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire (MIIINDS) et par l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII) - Mentions Légales

Comment ça fonctionne ?

« La situation de l’emploi en France n’est pas opposable aux entreprises qui souhaitent faire appel à des étrangers pour les qualifications connaissant une pénurie de candidats. La liste de ces métiers en difficulté de recrutement, dits métiers en tension, est répertoriée dans une liste nationale ou négociée dans le cadre des accords bilatéraux. Leur nombre peut varier selon le pays d’origine des migrants » Peut-on lire, sur le site

Et quels sont les métiers en tension ?

Il existe plusieurs listes dont celle correspondant à l' « Arrêté du 18 janvier 2008 relatif à la délivrance, sans opposition de la situation de l’emploi, des autorisations de travail aux étrangers non ressortissants d’un Etat membre de l’Union européenne, d’un autre Etat partie à l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse » dans lequel on trouve une liste par région de ces métiers

Dans la liste régionale, à de rares exceptions, on trouve les mêmes métiers. Ceux qui reviennent le plus souvent sont :

Technicien de la vente à distance.
Attaché commercial en biens intermédiaires et matières premières.
Cadre de l’audit et du contrôle comptable.
Informaticien d’étude.
Informaticien expert.

Marchandiseur.
Responsable d’exploitation en assurances.

Mécanicien d’engins de chantier, de levage et manutention et de machines agricoles.
Opérateur de formage du verre.
Pilote d’installation de production cimentière.
Conducteur de machine de fabrication des industries de l’ameublement et du bois (et matériaux associés) ...


C'est à dire, des emplois qualifiés pour lesquels on peut trouver des salariés de nationalité française ou ... européenne, puisqu'il n'existe de restrictions qu'en ce qui concerne les ressortissants bulgares et roumains.

Pour trouver ceux qui font référence aux ouvriers non qualifiés, manœuvres ou employés sans diplômes, il faut se reporter aux listes relevant des : « (...) accords de gestion concertée des flux migratoires conclus entre la France et différents pays d’origine définissent des listes élargies de métiers en tension ». Ils concernent :

Bénin – 16 métiers
Congo – 15 métiers
Gabon – 9 métiers
Maurice – 61 métiers
Sénégal – 108 métiers
Tunisie – 77 métiers

Or, note Le Parisien, ces listes ne sembleraient pas, pour l'instant, concernées. On y trouve, selon le journal : les métiers « peu prisés des demandeurs d’emploi » Ce que confirme l'enquête : « Besoin de main d'oeuvre » , de Pôle emploi, publiée en avril, qui révélait que : « (...) sur les 37,6% des embauches projetées par les employeurs en 2011 qui buttaient sur des difficultés de recrutement : (...) près de 40% des emplois offerts sont saisonniers (...) » Précision : . « (...) parmi les profils recherchés (...) il s'agit en majorité de métiers souvent mal rémunérés : cuisiniers, serveurs, aides ménagères, emplois de maison, agents de sécurité (...) » C'est à dire, essentiellement des emplois non délocalisables, générateurs de précarité, mais très demandés par les branches d'activités concernées !

Rien n'empêchait le gouvernement, de contraindre le MEDEF et les autres organisations d'employeurs, à se pencher sur les conditions de travail et de salaires des métiers en tensions que sont le : BTP, les services à la personne et les métiers de la restauration hôtellerie. Afin d'en rendre leur exercice plus attractif !

Rien ne l'empêchait non plus, de consacrer un vrai budget, permettant de revoir de fond en comble la formation et l'orientation des chômeurs ! Et en profiter, au passage, pour mettre fin à la discrimination à l'embauche, pratiquée par l'ensemble des employeurs, à l'encontre des plus de 50 ans !

Mais une fois de plus, le gouvernement, sous l'impulsion du Président, a préféré utiliser un « symbole électoral fort » à destination d'un électorat, qui continue de lui échapper, puisque, c'est auprès des sympathisants du FN, que sa baisse de popularité est la plus importante : - 10 %

Mais qu'importe, puisque le Président est, ce matin, partit rejouer ... au candidat à la présidentielle : « (...) renouer avec l’électorat populaire. Comme en décembre 2006, dans les Ardennes. Pour parler de « la vraie France (...) la France qui souffre et dont on ne parle jamais (...) » et qu'il dirige depuis 4 ans ... avec le succès qu'on connaît !


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Le Figaro

18 avril 2011

Emploi et prime aux salariés : Autant en emporte le vent ?

La prime aux salariés lancée par le gouvernement ressemble à s'y méprendre à la « prime Villepin » de 2005 qui n'avait concerné que très peu de salariés. Celle de 2011 en concernera t-elle encore moins ?

Si les français sont hermétiques, sur le rôle de l'immigration, dans l'ensemble des maux de la France, au point que, dans la dernière étude IFOP/JDD, on apprend, qu'en termes de satisfaction, Nicolas Sarkozy recueille : « 28% de satisfaits contre 72% de mécontents » Ils n'ont pas oublié que, celui-ci avait beaucoup promis ... à tous les salariés !

Témoin cette déclaration, qu'il doit probablement regretter, mais qu'il se doit aujourd'hui d'assumer : « (...) Quand on est hanté par les fins de mois difficiles, on n'est pas entreprenant, on est pas dynamique, on n'est pas productif. Je vois avec plaisir tous ces théoriciens de l'économie qui m'expliquent que le problème du pouvoir d'achat cela n'existe pas, c'est la compétitivité des entreprises. Parfait. Mais comment peuvent elles être compétitives, les entreprises, avec des salariés qui sont eux-mêmes démoralisés et qui ont le sentiment qu'ils ne sont pas payés au juste prix de leur investissement personnel ? (...) »

D'ailleurs, c'est à se demander pourquoi, en 2007, alors que la crise financière n'avait pas pointé le bout de son nez, il n'avait pas obligé les entreprises à augmenter les salaires ? Mais, crise et laisser faire économiques aidant, force est de constater que le politique ne peut plus aujourd'hui influer sur les prix, l'emploi et surtout ... les salaires !

Conclusion : Pour éviter une débacle en 2012, il faut faire du « social » et s'occuper dare dare de l'emploi et de l'augmentation des salariés ! Mais, que faire lorsqu'on a plus de 4 millions de personnes concernées par le chômage partiel ou à temps complet ?

Il suffit, pour Xavier Bertrand, de dégainer une mesure phare : La préférence nationale à l'emploi !

S'appuyant sur 2,7 millions de demandeurs d’emploi en France, il a proposé de : « (...) réduire l'immigration légale, notamment liée au travail dont il a estimé qu’elle représentait à peu près 20.000 personnes (...) » Mais comme le fait remarquer Patrick Lozes, sur le Nouvel Obs : « (...) En supposant que la baisse soit effectivement de 20 000 personnes, cela ne ferait que…0,7% des 2.7 millions de chômeurs (...) bien utile pour envoyer des messages vers la frange la plus sensible aux thèses de l’extrême droite (...) » Chassez le naturel ...

En ce qui concerne la fameuse prime aux salariés, bien peu de français se souviennent de la « prime Villepin » de 2005

Le site Web de l'Entreprise la présentait en 2005 : « (...) le Premier ministre a annoncé un programme de mesures destinées à relancer, d'ici à 2007, la croissance, l'emploi et le pouvoir d'achat (...) La possibilité donnée aux entreprises de distribuer à leurs salariés un bonus de 1 000 euros au maximum, entièrement exonéré d'impôt et de charges patronales fiscales et sociales (...) »

Résultat ? : Au final, comme le rappelle Laurence Laigo de la CFDT « (...) la prime Villepin (pas obligatoire, plafonnée à 1.000 euros), tout le monde l'a attendue et ça a dû toucher quelque 330.000 personnes »

Alors, quelles en seraient les modalités et combien de salariés seraient concernés cette fois- ci ?

Un chiffre tout d'abord : Il faut savoir que, dans le domaine de la participation : « 92% des salariés des entreprises de plus de 500 salariés ont accès à au moins un dispositif, contre 11,6% des salariés des très petites entreprises (...) » Nous dit 20Minutes.

Et dans la mesure où, plus de 90% des salariés français, travaillent dans des entreprises de moins de 20 personnes, le projet de prime prend toute son ampleur !

Néanmoins, selon Christine Lagarde, on s'éloigne de plus en plus de la première annonce de François Baroin, puisqu'elle déclare : « (...) Je ne pense pas qu'on puisse lui donner un caractère obligatoire dans son montant. Ce à quoi nous réfléchissons actuellement, c'est la chose suivante : un mécanisme d'exonération de charges sociales pour que les entreprises puissent payer des primes exceptionnelles à leurs salariés, à titre négocié (...) »

En gros : Faire financer une prime au montant aléatoire par une augmentation du déficit des régimes sociaux ! Ce qui ne gêne pas, outre mesure, Laurence Parisot, pourtant si pointilleuse sur leur gestion. En effet, devant si peu d'obligations, celle-ci a affirmée être « rassurée » par les propos de la ministre. Quant à la CGPME, elle est carrément aux anges puisqu'elle se réjouit de savoir : « que cette prime serait à négocier entre les patrons et les représentants des salariés » - TF1/LCI

Alors, en fin de compte, qui serait réellement concerné ?

Selon François Chérèque qui connaît bien le dossier : « Cela concernera très peu d’entreprises : les entreprises du CAC 40 (...) cela écarte donc les entreprises qui ne font pas de bénéfices ou dont les bénéfices sont en baisse, toutes les entreprises qui ne sont pas cotées en bourse, toutes les petites entreprises (...) »

Que peuvent attendre ces exclus du dispositif ?

Xavier Bertrand indique : « (...) Pour les entreprises qui ne seraient pas concernées par ce dispositif, il faut que ce soit les salaires qui bougent, a insisté le ministre. Il faut que les branches professionnelles se mettent autour de la table pour en parler (...) »

YAPLUKA ... Attendre !

Crédit photo
L'Express