21 mai 2010

Lundi de pentecôte férié : Fin de la raffarinade pour les personnes dépendantes !

Souvenez-vous, c'était en 2005 ...

Après la catastrophique gestion de la canicule de l'été 2003 qui avait provoqué la mort de 15 000 personnes, Jean Pierre Raffarin décidait de régler le problème de la dépendance en supprimant un jour férié : Le lundi de pentecôte.

Et le spécialiste de la "France d'en bas" d'annoncer que : " la mesure était censée rapporter 2 milliards d'euros par an"

Fonctionnement

" En contrepartie d'un jour de production en plus, les entreprises devaient en effet verser des cotisations sociales supplémentaires, qui viendraient alimenter une branche de la sécurité sociale créée pour l'occasion " Toutefois, cette mesure avait provoqué " ... / ... un très fort vent de protestation, qui avait obligé Jean-Pierre Raffarin à laisser la porte ouverte à d'éventuels aménagements." - Source L'Expansion

Que reste t-il, à quelques jours du lundi de pentecôte, du projet de celui que certains ont baptisé " le phénix du Haut Poitou (Canard Enchaîné) et d'autres le "Lao Tse français", en référence à son amour immodéré pour la Chine (voir : « un temps de yin, un temps de yang, voilà le tao » sur son blog ou son blog entièrement rédigé en Mandarin et réalisé par : Phoenix New Media Inc ! ça ne s'invente pas !



Et bien, à vrai dire, pas grand chose puisque :

" La date de la journée de solidarité peut être librement choisie par chaque entreprise. La publication de la loi au Journal officiel vient clore le chapitre du lundi de Pentecôte travaillé qui perturbait employeurs et salariés depuis sa mise en place ... / ... " Ecrit l'Express dans sa rubrique L'entreprise

Il faut dire que cette idée lumineuse avait fait polémique et pas simplement auprès des villes qui organisaient des ferias.

En effet, bien que le gouvernement ait assuré, que les sommes récoltées étaient bien dépensées ou mises de côté pour les personnes dépendantes : " ... / ... des associations s'occupant de personnes fragilisées et l'AD-PA (directeurs de maisons de retraite) ont soulevé une nouvelle polémique il y a deux ans, accusant l'Etat de "détourner" des crédits de la caisse pour l'autonomie afin de combler le déficit de la Sécurité sociale ... / ... "

Pascal Champvert, président de l'AD-PA, ajoutant de son côté que ces crédits : " ... / ... ne sont toujours pas dépensés intégralement et sont affectés à d'autres fins". Les crédits disponibles "doivent être utilisés dans l'urgence à l'aide aux services à domicile pour les personnes âgées, à bout de souffle", juge-t-il, en appelant aussi à la création d'un "cinquième risque" de protection sociale consacré à la dépendance (après maladie, accidents du travail, vieillesse, famille) ... / ... " - Source AFP/Google

Justement, le "cinquième risque" c'était une des promesses du candidat Sarkozy !

Abécédaire des propositions de Nicolas Sarkozy: La dépendance

" Je souhaite ensuite mettre en oeuvre une grande politique de la fin de vie. Je veux que, dans la manière dont notre société prend en charge les personnes très âgées et lutte contre leur solitude, nous soyons un exemple de civilisation. Je lancerai un plan de prévention et de recherche sur les maladies de la vieillesse, notamment la maladie d’Alzheimer. Je créerai une cinquième branche de la protection sociale pour consacrer suffisamment de moyens à la perte d’autonomie et garantir à tous les Français qu’ils pourront rester à domicile s’ils le souhaitent. Je veux enfin que chacun puisse prendre un congé rémunéré pour pouvoir s’occuper d’un proche en fin de vie.

Je veux que la France soit un modèle dans la prise en charge des personnes âgées et dépendantes. L’honneur d’une civilisation, c’est la manière dont elle s’occupe des plus fragiles d’entre nous : la petite enfance, les personnes handicapées, les malades, les personnes âgées.

Je veux créer une cinquième branche de la protection sociale pour prendre en charge la dépendance. Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que nous devons créer, dans notre organisation administrative et sociale, un organisme dont le but sera de préparer notre pays au défi de la dépendance, et de veiller à ce que, sur tout le territoire, de manière égale, il existe les structures suffisantes pour prendre en charge les personnes en perte d’autonomie. Cet organisme aura des ressources spécialement affectées. C’est la seule manière de garantir que nous consacrons assez d’argent à cet enjeu ... / ... "

Cette "cinquième branche" devait, d'ailleurs : " faire l'objet d'un projet de loi dès 2008"

Seulement, crise financière + crise économique + caisses vides = Début 2010, le président a indiqué que le dossier ne serait abordé "qu'une fois la réforme des retraites achevée".

Oui, mais comment financer cette "cinquième branche" alors qu'on s'apprête à tailler dans toutes les dépenses sociales ?

C'est le "challenge" du député (UMP) Denis Jacquat, rapporteur de la loi instituant la journée de solidarité. Celui-ci se fixe pour horizon " le 1er trimestre 2011". "De nouvelles ressources sont nécessaires, fonction du niveau de prestations souhaitable"cette journée constitue "une source financière complémentaire et n'est pas remise en cause", d'après lui ... / ... " - Source AFP/Google


Dans la mesure où le gouvernement s'oppose à toute augmentation des impôts ou cotisations comme il nous l'a fait savoir pour le financement des retraites, il y a fort à parier que celui-ci va nous concocter ... une nouvelle taxe qui, comme tout le monde le sait, n'est pas un impôt ...

Et pourquoi pas reprendre l'idée de Guy Mollet en 1956, lorsque les finances publiques françaises étaient à sec et que celui-ci cherchait à financer un revenu minimum pour toutes les personnes âgées de plus de 65 ans ! Et décidait de créer un nouveau « Fonds National de solidarité » basé sur l'automobile ...

Après tout : " 2,3 milliards d'euros (soit 15 milliards de Franc), c’est ce que rapportait la vignette auto... / ... " - Source Sauvegarde des retraites

Et puis en ces temps de Grenelle "flamboyant"de l'environnement, la voiture c'est passé de mode ... Communicants gouvernementaux pourquoi ne pas reprendre comme slogan le nom d'une émission de France Culture : "A chaque automobiliste son vieillard" ... de la France d'en bas ...


Crédit et copyright photos
LC secrétaire assistante indépendante
Jean-Pierre Raffarin
TF1/LCI

20 mai 2010

Thrombine : L'additif "Colle à viande" auquel vous avez (pour l'instant ) échappé ?

Comment continuer à faire consommer plus de viande à des gens dont le pouvoir d'achat s'amoindrit faute de salaires convenables ?

Voilà la question à laquelle la Commission européenne croyait tenir une réponse.

Celle-ci avait pour "joli" nom : "Thrombine" et avait la particularité de permettre de produire de la viande agglomérée !

" La stabilité des prix est très utile pour la croissance économique et l’emploi… " prétend la BCE dans une brochure destinée au élèves.

Cette stabilité est d'ailleurs, selon Jean-Claude Trichet, applicable aux salaires, qui ne doivent surtout pas augmenter : "Jean-Claude Trichet a par ailleurs haussé le ton sur les risques d'inflation issues des salaires, en déclarant que la BCE, placée en "alerte totale", étaite prêt à agir "de façon préventive" pour éviter tout risque de dérapage des prix via "des effets de second tour" - Source Challenge

Coût de l'opération : Si les prix sont "stables", les citoyens de l'Union européenne ont de plus en plus de difficultés à acheter les produits qui leurs sont proposés !

C'était sans compter sur la Commission européenne qui, probablement travaillée au corps par des lobbies, souhaitait nous faire manger de la viande agglomérée. Ce projet était soumis au vote du parlement.

" ... / ... L''exécutif européen proposait d'autoriser la thrombine, une enzyme d'origine bovine ou porcine, dans la fabrication de produits carnés. Juste avant le vote, le commissaire chargé de la Santé, John Dalli, avait argumenté que l'autorisation de cette "colle" ne visait qu'à "clarifier la situation": la Commission souhaitait que la présence de l'enzyme soit obligatoirement mentionnée sur l'étiquette des produits carnés concernés.

Elle voulait de plus harmoniser les législations nationales, la thrombine étant déjà autorisée dans certains Etats membres comme "élément d'aide à la fabrication" et non comme "additif alimentaire". En outre, avait fait valoir M. Dalli, la thrombine aurait permis de mettre sur le marché des produits carnés "moins chers", puisqu'issus de morceaux de viande bas de gamme, ce qui au final aurait été "à l'avantage des consommateurs les moins aisés ... / ... " - Source LSA

Donc, selon le bon Monsieur Dalli, l'introduction de cette "saloperie" avait avant tout un but social ! Hé, les moralistes, sachez que : "quand on a faim on mange" ... sans se poser de question !

Il s'est tout de même trouvé 370 députés européens (soit une voix de plus que la majorité nécessaire ) pour refuser l'autorisation d'usage de cette "colle" qui est une enzyme issue de sang de bœuf ou de porc, dans la fabrication de produits carnés sous forme d'agglomérat !

Pour l'anecdote, 262 parlementaires étaient d'accord pour vous faire consommer cette horreur ! - Source Le Monde

Parole de Slovar : Si nous trouvons la liste des 262 parelementaires, nous nous ferons un plaisir de la publier !

Extrait du communiqué du parlement européen

" ... / ... Les députés se sont notamment appuyés sur un règlement européen de 2008 qui définit les conditions d'autorisation des additifs alimentaires dans l'UE : leur utilisation ne doit pas être susceptible d'induire le consommateur en erreur et ils doivent présenter un avantage ou un intérêt particulier pour le consommateur (meilleure préservation de la qualité nutritive des produits, amélioration de la capacité de conservation, etc.) Deux conditions qui ne sont pas remplies par la thrombine, selon les partisans du veto.

La proposition initiale de la Commission prévoyait l'étiquetage obligatoire pour les produits reconstitués avec de la thrombine, ainsi que l'interdiction de son utilisation dans les restaurants. Mais les députés ont considéré que ces mesures n'excluraient pas la possibilité de donner à penser aux consommateurs qu'ils achètent des produits à base de viande non reconstituée. Le Parlement a ainsi exercé son droit de veto, selon la procédure dite de "réglementation avec contrôle", qui permet aux élus de rejeter les mesures d'exécution de la législation européenne proposées par la Commission.

Fort bien ! Mais c'est à la fin du communiqué que tout se gâche !

Les autorités nationales restent néanmoins compétentes pour décider de l'autorisation de la thrombine en tant que substance destinée à la simple transformation des aliments ("auxiliaire technologique") et non à la consommation en tant que telle "- Source Parlement Européen

Oui mais, diront les français : Y a pas de ça chez nous ! "

Et bien, il semble pourtant que les industriels aient approché la France il y a moins de 10 ans sur ce sujet . En effet, nous avons trouvé au cours de nos recherches un document sur l'utilisation de la Thrombine dans les produits carnés sur le site de l'AFSA. Ce document est daté du 9 mai 2001 et signé par un dénommé : Martin HIRSCH

" ... / ... L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments a été saisie le 14 mars 2000 d'une demande d'avis relative à une demande d’autorisation d’emploi de thrombine dans divers produits de viandes et poissons. Après consultation du groupe de travail « Biotechnologie » de la section de l’alimentation et de la nutrition du Conseil supérieur d’hygiène publique de France, le 4 avril 2000, de la Commission de technologie alimentaire, le 9 juin 2000, et du comité d’experts spécialisé « Biotechnologie », placé auprès de l’Afssa, le 23 novembre 2000, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments a rendu l’avis suivant : ... / ...

1- le dossier contient des informations documentées relatives à l’appréciation de la sécurité du produit ;
2- ces données devraient être reconsidérées d’une part si l’infectiosité relative aux ESST était démontrée dans le sang et le muscle des bovins, quelle que soit leur origine, et d’autre part si la susceptibilité des porcs à l’agent de l’ESB après exposition par voie orale était rapportée ;
3- compte tenu de ces éléments, l’utilisation de cette préparation enzymatique d’origine bovine et porcine, si elle était autorisée, devrait être appréciée au regard de son réel intérêt technologique par rapport aux techniques alternatives actuellement utilisables : utilisation de saumure associée à un traitement thermique et mécanique (pour les produits cuits), emploi d’autres agents liants (enzyme, alginate de calcium, albumine, carraghénanes, par exemple) ;
4- en tout état de cause, il conviendrait que cette préparation enzymatique satisfasse aux exigences de l’arrêté du 5 septembre 1989.

La thrombine serait selon Le Parisien : "Interdite dans les restaurants".

Pour le reste, une petite communication, à ce sujet, de la part des ministères de la Santé et de l'Agriculture français nous intéresseraient ...


Crédit photo
Raphael Vuitton
Afsset

19 mai 2010

Retraites : Le MEDEF propose de rendre "obligatoire" la capitalisation individuelle !

Le MEDEF propose de rendre "très incitatif, voire obligatoire" une part de capitalisation dans la retraite des salariés français. Ecrit La Tribune

Ce n'est pas vraiment une surprise, puisqu'hier, nous vous faisions part de l'opportun sondage commandé par par le "Cercle des épargnants" qui affirmait que les français étaient "majoritairement d'accord" pour introduire un pilier de capitalisation individuelle pour sauver leur système de retraite.

Extrait : "... / ... Concernant le financement, les deux tiers (66 %) estiment que "le risque de faillite du système est réel dans les années à venir" et surtout : " ... / ... 53 % des Français déclarent épargner pour financer leur retraite. ... / ... Parmi les Français qui n’épargnent pas en vue de la retraite, 56 % souhaiteraient le faire contre 60 % en 2009 " .../ ... "

Alors, après avoir semé la "panique" chez les salariés, il est maintenant nécessaire de leur vanter la formidable opportunité de ces futurs fonds de pension à la Française !

En mai 2008 nous écrivions, dans un article publié sur Bellaciao : "... / ... La programmation de l’allongement de la durée de cotisation va pousser un certain nombre de cotisants à se poser des questions … que les assureurs souhaitent les voir se poser.

... / ... Que va t-il alors se passer pour un salarié sans emploi de 57 ou 58 ans qui devrait attendre d’avoir 65, 66 ou 67 ans pour faire valoir ses droits ?


Et bien, s’il a eu les moyens ou l’opportunité de constituer une épargne retraite personnelle ou par son entreprise, il pourrait décider de faire l’impasse sur les dernières années de cotisation et compléter sa minoration de pension par l’épargne retraite capitalisée
... / ... "

Ce qui dans ce cas, arrangerait le gouvernement qui pourrait s'en emparer pour justifier un gel des pensions et ... permettrait aux établissements financiers de récupérer, une partie de l'épargne de précaution des français, qui refusent de placer leur argent en bourse !

C'est justement cette épargne que ciblait le sondage du "Cercle des Epargnants" Plus vive que l'éclair, Laurence Parisot s'est ruée sur les micros pour "hurler sa douleur" rien qu'à l'idée que le gouvernement puisse : "toucher à l'épargne longue" affirmant que ce : " sera désastreux pour l'économie" et de proposer : " l'émergence d'un « mix » entre retraite par répartition et retraite par capitalisation"

En clair, Laurence Parisot si bouleversée par l'idée d'une "attaque" sur l'épargne longue, suggère d'y a jouter une nouvelle forme d'épargne beaucoup plus longue : La capitalisation retraite

" Nous devons aujourd'hui nous demander comment mettre en place, en plus de ce que nous pourrions garder du système par répartition, un nouveau dispositif très incitatif, voire obligatoire, de système par capitalisation », a défendu Laurence Parisot hier. Lundi, en conseil exécutif du Medef, « beaucoup estimaient que c'était probablement la seule voie, pas simplement raisonnable, mais réaliste », a-t-elle poursuivi, allant ainsi un cran plus loin que lors de ses précédentes déclarations "

Et d'ajouter : "De nombreuses pistes sont sur la table : produits nouveaux, durée de détention de l'intéressement et de la participation, abondement supplémentaire des employeurs, simplification des dispositifs pour les PME, sortie en rente ou en capital, sécurisation fiscale des dispositifs… Citant les exemples du Chili, de la Suède ou de l'Allemagne, Laurence Parisot a vanté les « vertus » de la capitalisation, qui « crée des richesses et n'en ponctionne pas », estimant que, « sur le long terme, l'évolution des marchés est toujours gagnante "

Et bien parlons en du Chili où ce système à été mis en place par le "sémillant" Augusto Pinochet !

Le Monde Diplomatique nous expliquait la situation des retraités en décembre 2008

" ... / ... En apparence, le Chili réunissait les conditions optimales pour faire la preuve de la supériorité de la capitalisation. Pourtant, les Chiliens réalisent aujourd’hui que les AFP ne sont pas en mesure de tenir leurs promesses.

Des millions d’entre eux percevront au moment de leur départ en retraite des sommes infimes (de 8 à 16 euros par mois), quand le salaire minimum est de 135 000 pesos (156 euros).


Que s’est-il donc passé ?

Depuis 1981, à l’exception des 3,8 % de Chiliens qui parvinrent à conserver leur ancien régime par répartition (parmi eux, les militaires et les policiers) et des 3,5 % cotisant à la caisse des indépendants, l’ensemble de la population active est obligatoirement affiliée à un régime par capitalisation. Cependant, le marché de l’emploi est devenu si précaire que seuls 11 % des salariés parviennent à effectuer des versements sur une base mensuelle.

Les statistiques communiquées par les AFP elles-mêmes démontrent qu’en moyenne les deux tiers des assurés ont cotisé moins d’un mois sur deux ; la moitié, moins d’un mois sur trois ; et un tiers, moins d’un mois sur cinq.


Dans les mégapoles des pays émergents, la frontière entre secteurs d’activité formels et informels est de plus en plus floue. Des millions de travailleurs alternent contrats de courte durée et périodes de chômage ou de travail indépendant, en attendant un emploi plus stable. ... / ... Dans un tel contexte économique et social, un système prévisionnel reposant sur l’hypothèse d’une manne générée par les intérêts capitalisés de l’épargne salariale ne pouvait se maintenir.


Après avoir entendu les critiques et recueilli les propositions émanant entre autres de l’opposition de gauche, la présidente Michelle Bachelet décidait, au début de 2008, d’instaurer un « filet de sécurité » garanti par l’Etat : une allocation publique de solidarité d’un montant de 120 euros par mois, équivalant à 60 % des revenus salariaux les plus modestes, et un complément alloué aux bénéficiaires des AFP recevant des prestations inférieures à 315 euros ... / ... "


Conséquence, au Chili, l'application de la capitalisation " laisse sans revenu les deux tiers des retraités ... / ... "

L’économiste Philippe CREVEL que nous citions hier, nous rappelait que la France a connu la capitalisation retraite. Il en parlait en ces termes : " La faillite de rentiers durant la crise des années trente et la suspicion à l’encontre du capitalisme à la fin de la seconde guerre mondiale créaient un climat favorable à la répartition … / … " tiens donc !

Les fonds de capitalisation retraite nous expliquent leurs thuriféraires seront stables et participerons à l’activité économique du pays.

Comment peut on affirmer ceci, alors que les pays de la zone Euro, n'arrivent pas à lutter contre la spéculation et prouvent leur incapacité à "réformer" le capitalisme !

Qui nous prouve que la situation décrite récemment par l'OCDE ne se reproduira pas ? : "... / ... En raison de la forte baisse des Bourses en 2008, "les fonds de pension ont vu la valeur de leurs investissements reculer de 23% en 2008, soit de quelque 5.400 milliards USD au total dans les pays de l’OCDE" - Source CGT Cognac

De quelle façon seront gérés ces fonds ?

En effet, il est assez illusoire de penser que l'attitude de leurs gestionnaires sera orientée vers l'éthique ou le bon fonctionnement de l'économie de proximité. Car, ne l'oublions pas, lorsqu'il faut servir des pensions sur une longue durée, les rendements doivent être élevés ! Et croyez bien que ce n'est pas avec des placements dans les PME ou le micro crédit qu'on va chercher des rendements à 2 chiffres !

Certains rappelleront à Madame Parisot que l'épargne retraite par capitalisation existe déjà en France (voir ci-dessous) !

Oui, mais elle est exclusivement basée sur le volontariat et se situe bien loin de ce représenterait le pactole d'une obligation de cotisation privé ... que les banquiers et les assureurs se feraient un plaisir de gérer !

Il va s'en dire que ceux qui feraient remarquer que Laurence Parisot est administratrice de la BNP, qu' Ariane Obolenski, membre du bureau du conseil exécutif du MEDEF est également directrice générale de la Fédération Bancaire Française, elle même adhérente au MEDEF et que le "gentil" Xavier Bertrand qui déclarait il y a quelques heures :

" Le mot «capitalisation» fait sursauter, mais chez nous, il n'y a pas un système de fonds de pensions à l'anglo-saxonne. L'épargne-retraite existe en France depuis longtemps. Elle s'appelle l'assurance-vie. Le problème, c'est qu'elle n'est pas forcément affectée à la retraite.... / ... On ne doit pas avoir peur d'aborder la question de l'épargne-retraite à l'occasion de cette réforme" ... est assureur de métier, font fausse route !

Car, comme l'affirme Laurence Parisot qu'on peut lire dans La Tribune : " c'est quelque chose d'extraordinairement efficace et rassurant " ...

18 mai 2010

Retraites : Comment les assureurs "préparent" les français aux fonds de pensions !

Même si les assureurs assument depuis très longtemps leurs actions de lobbying, il en est qui paraissent plus insidieuses que d'autres.

Ainsi ce matin on peut prendre connaissance d'un sondage commandé par le "Cercle des épargnants" concernant : "Les Français et la Retraite"

Ce sondage affirme, entre autre, que : "... / ... Concernant le financement, les deux tiers (66 %) estiment que "le risque de faillite du système est réel dans les années à venir" et surtout : " ... / ... 53 % des Français déclarent épargner pour financer leur retraite. ... / ... Parmi les Français qui n’épargnent pas en vue de la retraite, 56 % souhaiteraient le faire contre 60 % en 2009 "

En clair : Les français seraient prêts à accepter le principe d'un pilier de capitalisation pour s"assurer une retraite convenable !

Et même s'il ne faut pas oublier que la capitalisation individuelle est liée à la capacité d'épargne de chacun et permet essentiellement aux plus aisés de ne pas se soucier de la minoration de sa retraite en cas de départ avant d'avoir le total de ses annuités. Il est vrai que le catastrophisme dont font part gouvernement et économistes, ces dernières semaines, donne à penser qu'il va falloir épargner individuellement.

Et dans la mesure où le Président de la République refuse toute augmentation des cotisations ou impôts ... On commence à rêver tout éveillé chez les assureurs !

C'est justement le moment que vient de choisir "Le cercle des Epargnants" pour sortir son sondage : "Les Français et la Retraite (CSA-CECOP)" Avec Generali, le Cercle des Epargnants a présenté sa huitième étude, les Français et la Retraite"réalisée par CSA et le CECOP dans le cadre d’une conférence de presse le 18 mai 2010"

Que dit ce sondage, repris par Le Monde

" ... / ... D'après cette enquête, 54 % des Français pensent qu'il faudra, "d'ici une dizaine d'années", reculer l'âge légal de la retraite de 60 à 65 ans, 43 % y étant hostiles et 3 % ne se prononçant pas ... / ... Concernant le financement, les deux tiers (66 %) estiment que "le risque de faillite du système est réel dans les années à venir", alors que 28 % trouvent qu'on "exagère les difficultés" (6 % ne se prononcent pas). Sur le plan des mesures à prendre, le recul de l'âge légal de la retraite de 60 à 62, ans sauf pour les métiers pénibles, est jugé nécessaire par 64 % des personnes interrogées (contre 34 %).

57% se résignent à l'allongement de 41 ans à 43 ans et demi de la durée des cotisations (contre 41 %). Une augmentation des cotisations patronales et salariales n'est jugée nécessaire que par une petite majorité (50 % contre 43 %) ... / ... "

Mais au fait, qui est : "Le Cercle des Epargnants" ?

L'association est domiciliée 11, boulevard Haussmann 75009 Paris au beau milieu du "quartier des assureurs"

" Le Cercle des Epargnants, issu de l’Association Générale pour l’Assurance et la Prévoyance (AGAP) créée en 1950, est présidé par Jean-Pierre Gaillard, journaliste économique à LCI et à France Info. Le Cercle des Épargnants supervise plus de 210 contrats de groupe (essentiellement des contrats Madelin) et cinq plans d’épargne retraite populaire. A ce titre, le Cercle est enregistré auprès de l’Autorité de Contrôle des Assurances et des Mutuelles comme Groupement d’Épargne Retraite Populaire. Elle assure des fonctions de contrôle et d’information auprès de tous ses adhérents ... / ... " peut-on lire sur leur site

Jean-Pierre Gaillard ? Mais si, vous savez, celui que Libération décrivait comme celui qui : " scande comme un métronome les cotations, sur les ondes et les écrans" et son célèbre : " En direct de la Bourse de Paris" qui eu un temps sa marionnette au Guignols de l'Info de Canal+

Il est à noter que le site du "Cercle des Epargnants" est également accessible par l'adresse "alias" : http://www.agirpourmaretraite.com/ dont il est propriétaire du nom de domaine. Et que "Agir pour ma retraite" est également le nom d'une "Lettre" et d'un blog édités par Philippe Crevel, le Secrétaire général du même "Cercle des Epargnants"

Il est d'ailleurs amusant de noter que Philippe Crevel, sur son site, indique habiter : 7, Bd HAUSSMANN 75009 PARIS. Adresse qui correspond à celle de la compagnie d'assurances GENERALI : "dont le siège social est situé au 7/9 Bd Haussmann 75009 Paris" comme l'indiquent les mentions légales de leur site

Sur le Blog "Agir pour ma retraite", on peut lire un copier/coller d'un article du Figaro du lundi 10 mai 2010, sous le titre suivant : " Xavier Betrand ne condamne pas la capitalisation "

"Le mot «capitalisation» fait sursauter, mais chez nous, il n'y a pas un système de fonds de pensions à l'anglo-saxonne. L'épargne-retraite existe en France depuis longtemps. Elle s'appelle l'assurance-vie. Le problème, c'est qu'elle n'est pas forcément affectée à la retraite. Les produits peuvent-ils être plus simples et plus attractifs ? Je le crois. On ne doit pas avoir peur d'aborder la question de l'épargne-retraite à l'occasion de cette réforme"

Et découvrir un lien vers la lettre "Génération Responsable" éditée par le "Cercle des Epargnants" (mai 2010) et dont l'édito est signé Philippe Crevel, le texte suivant (en page 2) :

"Halte à la désinformation" : Il est fréquemment écrit et dit que les bénéficiaires de retraite par capitalisation ont été les principales victimes de la chute des cours des actions et heureusement que la France a maintenu son régime par répartition. Or, c’est oublier un peu vite que les gestionnaires de pensions par capitalisation sécurisent progressivement, en fonction de l’âge des bénéficiaires, l’actif en privilégiant les valeurs obligataires et monétaires. En outre, sans la garantie de l’Etat avec plus de 10 milliards d’euros de déficits, les régimes par répartition ne pourraient pas verser les pensions calculées au moment de la liquidation. Preuve que la répartition n’est pas à l’abri, le plan de rigueur de la Grèce ne prévoit-il pas un report de l’âge légal et une diminution de certaines retraites ?

Si ça ne s'appelle pas de la propagande pour la capitalisation et les fonds de pension, que les assureurs sont tout prêts à mettre ne place, nous voyons pas comment ça s'appelle !

Au fait, il faut savoir que Philippe Crevel du "Cercle des Epargnants, a : " ... / ... publié, en février 2009, un guide sur la retraite chez Solar qui présente tout à la fois les grands enjeux auxquels est confronté notre système d’assurance-vieillesse et qui comporte des solutions pratiques pour améliorer le montant de sa pension"

Et : "Depuis 2007, est conseiller auprès de la direction générale de Generali et " représentant de Generali au sein de la Commission "développement durable" de l’Association Française de l’Assurance (AFA) " CV de Philippe Crevel

Mais, il n'y aura probablement que des "malfaisants " et les spécialistes de la "théorie du complot" pour penser qu'un sondage commandé par une association "faux nez" d'un assureur ne soit pas impartial ...


Crédit illustration
Stoon




17 mai 2010

Le cheval est-il le meilleur ami de l'homme ... soumis à l'ISF ?

C'est une des question que l'on peut se poser, au moment, où la direction générale des finances publiques vient d'annoncer les dates limites de dépôt des déclarations d'ISF.

Dans cette période d'austérité ou plutôt "sérieuse" pour faire plaisir au gouvernement, la presse économique et financière a déja sortit ses dossiers : "Comment réduire votre ISF". Ou plus exactement, comme le clame La Tribune : " ... / ... Vous trouverez dans ce dossier, le pas-à-pas pour ne pas trop débourser. Avec toutes les astuces de nos experts en fonction de votre profil ... / ... "

Aux grincheux qui feraient remarquer qu'il est anormal que perdurent de nombreuses astuces permettant aux plus gros patrimoines de minorer leur impôt au momement où on s'apprête à "couper" dans les aides sociales, le Président déclare : la reprise est là ! .. / ... nous sortirons sans doute plus rapidement et plus vigoureusement de la crise que l’Allemagne, voulait-il croire lundi. Dès lors, les mesures de soutien au pouvoir d’achat, qui "ont parfaitement rempli leur office" au plus fort de la crise, ne s’imposent plus... /... " - Source France Soir

Discours bien reçu par les français puisqu'ils sont : " Soixante-quatre pour cent des Français à avoir le sentiment que la politique menée par le gouvernement de François Fillon est "une politique de rigueur", selon un sondage OpinionWay publié samedi dans Le Figaro. ... / ... 35% pensent le contraire, d'après le sondage ... / ... " - Source AFP/Google

Et pourtant, le gouvernement a très récemment fait montre d'un belle solidarité avec les français !

" Baisser le salaire des ministres en France, à l'instar de ce que vont faire l'Angleterre, l'Irlande et le Portugal ? " La question ne se pose pas", tranche-t-on désormais à Matignon ... / ... Dans Le Journal du dimanche publié samedi, des ministres (Christine Lagarde, Rama Yade, Valérie Pécresse et Bruno Le Maire notamment) s'y sont pourtant dits prêts par souci d'exemplarité et de solidarité avec les Français frappés par la crise et la rigueur. Mais les opposants à cette proposition « démagogique » sont aussi nombreux (à commencer par Eric Woerth, François Baroin et Georges Tron) et ont vite eu gain de cause. Pour asseoir son propos, Eric Woerth rappelle que le salaire des ministres est lié à l'évolution de celui des fonctionnaires : « Si je devais baisser mon salaire, cela voudrait dire que les salaires des agents publics baissent aussi, ce dont il n'est pas question" - Source Les Echos

Alors, peut être est-il temps de reparler de la suppression du bouclier fiscal et de ... l'ISF ?

Le dernier en date à avoir relancé le débat est Hervé Morin : " ... / ... "Les plus modestes ne comprennent pas le bouclier fiscal; les plus riches ne comprennent pas l'ISF", réaffirme-t-il dans un entretien aux "Echos". "Je crois qu'il faudra un jour supprimer l'un et l'autre et instaurer une tranche supplémentaire d'impôt sur le revenu pour compenser la suppression de l'ISF... / ... " - Source Nouvel Obs

Hervé Morin, veut-il se fâcher avec tous ceux qui ont fait le choix "d'encourager la race chevaline" pour réduire leur ISF ? Car ne l'oublions pas, Hervé Morin est un spécialiste de ce type d'investissement. Attention, pas celui qui consiste à miser quelques euros au tiercé, quarté ou quinté mais celui qui consiste à investir dans une écurie de course ou même dans l'achat de "pur sangs" !

Comment ça fonctionne l'investissement réducteur d'ISF dans les chevaux de course ?

Capital avait interrogé en 2009, un spécialiste de ces investissements .

Extraits : " Entrer dans le carré VIP des propriétaires de chevaux, admirer son étalon courir sous ses couleurs n’est pas un rêve inaccessible. A partir de 750 euros, vous pouvez prendre des parts dans une écurie, explique Philippe Bouchara administrateur de France- Galop. Et si vous investissez plus, peut-être réaliserez-vous de jolies plus-values. Hervé Morin, l’actuel ministre de la Défense, n’a-t-il pas revendu un cheval 5 millions d’euros, acheté pourtant 40.000 euros avec des amis ... /... "

En effet, comme l'expliquait Politique.net : " ... / ... Liberato a amassé près d'un million d'euros de gains grâce à ses multiples victoires. En pleine gloire, Hervé Morin et ses associés ont décidé de le revendre 5 millions d'euros à l'émir de Dubaï en 2007 "

Et Capital d'ajouter : "L'histoire d'Hervé Morin n'est pas un cas isolé. Il arrive que des chevaux achetés 20.000 euros voient leur prix multiplier par 10. Voire beaucoup plus lorsqu'ils sont dirigés vers l'élevage. En effet, des chevaux qui ont été performants et qui ont gagné des courses de sélection sont très recherchés comme reproducteur. Certains étalons valent entre 40 et 45 millions d'euros... Le prix d'une saillie pouvant atteindre 1 million d'euros"

Le cheval meilleur ami de l'homme ... soumis à l'ISF ?

Le Figaro a interviewé Pascal Adda de la société Cheval Invest à ce sujet : " ... / ... Avec la loi Tepa, je me suis dit qu'il y avait quelque chose à creuser pour rapprocher chevaux et avantages fiscaux" Disposant d'un visa AMF, ce placement est ouvert aux contribuables français assujettis à l'ISF qui pourront y investir avant le 15 juin un minimum de 3.000 euros. "En investissant dans de jeunes chevaux pour les revendre ensuite, l'espérance de gain est moins forte que lorsqu'on les fait courir, mais elle est aussi beaucoup moins aléatoire" ... / ... "

Les Echos sont plus précis au sujet de l'initiative Cheval Invest

" ... / ... Le montage conçu par ces protagonistes a reçu le 22 mars le visa de l'AMF (10-059). Il consiste en une augmentation de capital ouverte aux particuliers. L'offre court jusqu'au 2 juin. Le but est de parvenir à cette date à une levée de fonds de 3 millions d'euros, à raison d'une souscription minimale de 3.000 euros par investisseur. Les premiers à se manifester (par le biais du site Sicavonline.fr) seront les premiers servis. Il faudra parvenir à un minimum de 1 million de souscription, faute de quoi l'argent sera rendu aux investisseurs. Ce seuil à atteindre s'explique par la nécessité de pouvoir faire face à des besoins de liquidités ... / ... Un couple marié supportant l'ISF pour 15.000 euros pourra l'annuler entièrement s'il investit 20.000 euros d'ici au 15 juin dans Cheval Invest (75 % 20.000). En outre, au cours des cinq prochaines années, il pourra déduire cet investissement de sa base taxable ... / ... "

Et oui, comme quoi on peu allier amour des animaux et efficacité fiscale !

Alors, Hervé Morin, le gouvernement et sa majorité oseraient-ils supprimer l'ISF au risque de s'en prendre à une si belle passion et à de bien innocents animaux ?

Même en pleine période de rigueur, nous n'osons le penser ...

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Capital




14 mai 2010

Austérité : A Cannes on a remplacé le "diner officiel" par un simple cocktail dinatoire !

Frédéric Mitterrand serait-il, si on en croit l'AFP, le premier des ministres victime de la cure d'austérité annoncée par François Fillon ?

En effet, on apprend que : le très chic dîner officiel habituel de la soirée officielle de la cérémonie d'ouverture du Festival de Cannes à été remplacé par ... un cocktail dinatoire !

Doit-on mettre cette mesure d'économie, sur le compte des décisions du Premier Ministre qui a annoncé jeudi dernier : "un gel des dépenses de l'Etat sur trois ans, une baisse de 10% de ses dépenses de fonctionnement et cinq milliards d'euros d'économies sur les niches fiscales afin de tenir l'objectif d'un déficit public ramené à 3% du produit intérieur brut en 2013, contre 8,0% attendu cette année ... / ... "

Alors, à Cannes : "Une soirée officielle très très ... palace ! - Pas de dîner officiel chic et placé au Palais des festivals cette année, après la cérémonie d'ouverture : la direction du Festival et le groupe Barrière se sont associés pour faire d'une pierre deux coups avec l'inauguration d'une nouvelle aile de l'hôtel Majestic"

Belle initiative, donc, de Dominique Desseigne le patron du Groupe Barrière qui, il faut le rappeler, outre des casinos et des palaces de luxe, le groupe Lucien Barrière possède plus de 80 restaurants, dont Le Fouquet's ...

Groupe Barrière qui s'est par ailleurs : " ... / ... associé, le 18 janvier dernier, à la Française des Jeux pour créer un site de Poker en ligne qui se placerait à court terme dans le top 3 des meilleures salles de Poker en ligne françaises ... / ... " - Source Parier légalement et qui devrait obtenir, selon le site PokerNews, une ou plusieurs licences notamment pour son site commun avec TF1 : Le Croupier (actuellement domicilié à Malte)

C'est donc, dans cette ambiance "rigoureuse" qu' : " Après la projection de "Robin des Bois", les invités dont Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture et son prédécesseur Jack Lang, l'équipe du film et le jury, ont rejoint le palace pour un cocktail dînatoire au coude à coude dans les nouveaux salons, déjà exigus pour ce genre d'exercice ... / ... "

Le Président de la République étant absent, il a pu compter sur son camarade d'entrainement cycliste : Michel Drucker pour animer la soirée. Celui-ci : "avait été réquisitionné pour animer la soirée et organiser le dévoilement à grand spectacle des travaux tout juste terminés .../ ... " nous n'avons pas d'information sur un éventuel cachet de l'animateur ...

Pour les esthètes, la nouvelle aile de l'hôtel Majestic : " comprend une suite de 650 m2 avec piscine et salle de cinéma privées sur le toit, à 38.000 euros la nuit ... / .... Salma Hayek, au bras de François-Henri Pinault, l'ont visitée en avant-première"

Peut être ont-il trinqué d'une façon "responsable" (qualificatif utilisé par notre Président pour qualifier l'austérité) à la déclaration de Luc Chatel : "... / ... Le gouvernement a été clair et n'a pas changé d'avis : le bouclier fiscal sera maintenu parce que c'est une question de principe, de philosophie budgétaire, d'attractivité économique dans notre territoire, de compétitivité ... / ... " - Source Les Echos

Evidemment, si c'est pour des raisons de compétitivité, on ne peut que s'incliner !

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AFP

13 mai 2010

Big Brother Awards 2010 : Et les vainqueurs sont ...

Festival de Cannes oblige, les media sont beaucoup plus concentrés, sur les robes hautes coutures aperçues sur les marches du Palais du Festival et ... les parties de pétanques de la Jet Set à Saint Tropez que par l'obsession sécuritaire, qui réduit un peu plus, chaque jour, notre espace de liberté.

C'est pourquoi, Slovar les Nouvelles, qui se fout royalement, des folies cannoises, a préféré comme l'an passé, vous donner la liste des primés par les Big Brother Awards pour l'année 2010.

Pour mémoire : "Les Big Brother Awards récompensent chaque année depuis 2000 les personnalités et organisations qui "se sont illustrés par leur mépris de la vie privée et des libertés"

- Orwell Etats/Elus : Eric Besson, ministre de l’immigration, remporte le Prix haut la main. Les chefs d’inculpation sont multiples : durcissement des quotas d’expulsions, refus de disculper les personnes et associations aidant les migrants, expulsion expéditives hors contrôle du juge des libertés et non respect des droits des migrants. Comme dit Eric Besson "c’est pas Auchwitz". Encore heureux !...

La catégorie Etats/Elus était si fournie en candidats poids lourds que deux mentions ont été instaurées :

- Mention spéciale Fichiers A la quasi unanimité, le jury a souhaité récompenser les ministres successifs de l’Education nationale pour six années d’efforts à mettre en place un fichage systématique ... / ... des enfants dès l’âge de trois ans. Base Elèves et la BNIE ... / ... socle d’un futur "Safari", qui permettra un fichage à la source des futurs actifs, façon "casier scolaire".

Deux autres fichiers ont été distingués : le @RSA d’Eric Woerth et Martin Hircsh, qui n’est que le dernier fichier entrant dans le croisement des bases de données sociales mises en place pour contrôler les précaires et les autres. Et le fichier H1N1 de Roselyne Bachelot ... / ... "

- Mention spéciale "Exécuteurs des basses oeuvres" : elle récompense ces hauts fonctionnaires, petits chefs ou élus zélés sans lesquels la machine à broyer ne serait pas aussi performante. Grand gagnant : Eric Ciotti, député et président du Conseil général des Alpes-Maritimes ... / ... "

- Orwell Localités : C’est le maire de Nice Christian Estrosi qui décroche la palme du pire élu local de ces BBA 2010. Estrosi — qui a propulsé Eric Ciotti dans son fief du « Zéro-Six » — est le promoteur en tant que ministre de la fameuse loi « anti-bandes » votée cette année, mais c’est surtout pour sa volonté de faire de sa ville un laboratoire de la vidéosurveillance qu’il a été distingué (en projet, un réseau 600 caméras à Nice pour un investissement de 7,6 millions d’euros).

- Orwell Entreprise : le Prix revient aux banques BNP Paribas, la Banque Postale, LCL, la Société générale... et tous les autres établissements bancaires qui laissent ou incitent leurs employés à dénoncer aux services de la Préfecture les clients sans papiers venus à leur guichet.


- Mention spéciale Internet : elle distingue Trident Media Guard & son actionnaire Thierry Lhermitte, qui escomptent bien faire des profits faciles sur la surveillance des internautes autorisée par l’Hadopi.

- Orwell Novlang : Brice Hortefeux, notre nouveau et célèbre auvergnant ministre de l’Intérieur, n’est pas oublié. Il a signé le décret imposant le terme de « videoprotection » et la modification de tous les textes règlementaires, histoire de rétablir une réalité sinon sécurisante du moins sécurisée.

- Mention spéciale médias. Dans cette catégorie, les journalistes « qui soufflent sur la braise sécuritaire » méritaient bien une petite mention. ... / ... ex-aequo Les Infiltrés (France 2 / CAPA) qui piochent leurs sujets dans les communiqués de l’Intérieur, et le journaliste du JT de TF1, dans l’affaire Continental, pour avoir diffusé des images non-floutées qui ont permis d’arrêter et de condamner des syndicalistes.

Et puis surprise le jury a exigé...

- un Prix Spécial du Jury - 10 ans des BBA remis à Alex Türk, sénateur du Nord et président de la Commission de l’informatique et des libertés (CNIL), qui ne perdait rien pour attendre. Il a finalement été distingué par ce Prix Spécial, après avoir été un candidat malheureux pendant de si nombreuses années ... / ... "

Retrouverez en ligne la liste des nominés et des primés ainsi que les dossiers complets, candidats par candidats.

Et surtout, en toutes circonstances, n'oubliez jamais : "Souriez, vous êtes filmés " ...

Sources et crédit images
Big Brother Awards

12 mai 2010

Dialogue social dans les TPE : Le patronat refuse le principe d'égalité entre salariés !

"Le Conseil des ministres doit adopter aujourd'hui le projet de loi organisant le dialogue social dans les entreprises de moins de onze salariés. Il prévoit la mesure de l'audience syndicale et la création de commissions paritaires territoriales. La CGPME et le Medef sont vent debout contre le texte.. / ... " écrivent Les Echos

En clair, le MEDEF et la CGPME veulent remettre en cause l'un des principes fondamentaux de la République : la notion d'égalité ! Au risque de faire sien ce que disait avec humour le regretté Coluche : " Les hommes naissent libres et égaux, mais certains seront plus égaux que d'autres"

Plus sérieusement, que dit la constitution française sur l'égalité des droits dans la vie sociale ?

" Valeur fondamentale de la République française, l’égalité est, dans la vie sociale, un idéal visant à la suppression des diverses inégalités de fait. ... / ... Le principe d’égalité a été posé en droit par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et postule que « tous les individus ont sans distinction de personne, de race ou de naissance, de religion de classe ou de fortune .... / ... la même vocation juridique au régime, charges et droits que la loi établit ». C’est l’un des principes généraux du droit, un principe fondamental, dont la valeur constitutionnelle a été consacré par le Conseil constitutionnel ... / ... " - Souce Eurosig

Mais au MEDEF et la CGPME on préfère faire annuler la totalité de la loi du 20 août 2008 « portant rénovation de la démocratie sociale » pour laquelle elles avaient fait "des pieds et des mains" !

Bon mais alors quel est le problème ?

La CGT dans un communiqué du 22 avril 2010, nous en donne les clés : " Ces organisations patronales fustigent la mise en place de toute représentation collective des salariés dans les très petites entreprises, au motif qu’elle y permettrait « l’entrée des syndicats ». Elles n’hésitent pas à contester le droit de tout travailleur de pouvoir adhérer à une organisation syndicale. Le gouvernement concède donc au patronat le pouvoir de limiter cette liberté fondamentale, garantie par la constitution et par le droit international du travail. En signant la position commune d’avril 2008, le MEDEF et la CGPME s’étaient engagés, concernant les PME et TPE, à « se donner les moyens de renforcer l’effectivité de la représentation collective du personnel, afin d’élargir le plus possible le nombre de salariés bénéficiant d’une représentation collective » ... / ... "

Ce que confirme Le Figaro : "... / ... Ces deux organisations patronales ont pourtant signé la « position commune» sur la représentativité syndicale qui a débouché sur la loi d'août 2008 et qui renvoyait la mesure de l'audience dans les TPE à de futures négociations. Négociations que le Medef et la CGPME ont ensuite refusé d'ouvrir"

Et pourtant, du côté des artisans, largement représentatifs du monde des TPE, on est pour !

" ... / ... Côté patronat, seul le président de l'Union professionnelle artisanale (UPA) Jean Lardin juge ce projet nécessaire pour instaurer dans les TPE un "dialogue social organisé". "Non pas pour s'immiscer dans le fonctionnement de l'entreprise mais au contraire pour aider en tant que de besoin", a-t-il dit lundi lors du sommet social à l'Elysée ... / ... " Source Nouvel Obs

Quel sont les arguments de la CGPME, qui se trouve être la plus virulente sur le sujet ?

"... / ... Sous prétexte d’ « assurer un suivi des accords collectifs et d’apporter une aide aux salariés en matière de dialogue social » elle permettra à des personnes extérieurs aux TPE de venir contrôler et s’immiscer dans la vie de ces entreprises. Là où règnent actuellement des relations humaines basées sur le dialogue et les relations directes, ce texte introduit suspicion et bureaucratie ... / ... " - Source CGPME

Ce qui est selon les termes du texte de loi totalement faux ! Mais pour Monsieur Roubaud, pas question de permettre aux salariés des TPE de rencontrer, éventuellement, des "syndicalistes rouges " avec lesquels pourtant, ils négocie à longueur d'année !

Sa réaction est habilement relayée par Le Figaro qui nous ressort (opportunément) un sondage Opinon Way réalisé pour Fiducial (organisme qui se définit comme spécialiste des : "métiers du droit, de l’audit et du commissariat aux comptes, de l’expertise comptable, du conseil financier, de l’informatique et de l’équipement bureautique") qui "prouve" que les patrons de TPE sont majoritairement opposés à la représentativité syndicale dans leurs entreprises !

Par contre, on ne trouve nulle part trace de la moindre étude ou sondage auprès des salariés des entreprises de moins de 10 personnes. A croire que les instituts de sondage n'en ont aucune trace dans leurs fichiers !

Néanmoins, il est peu probable que le gouvernement accède aux demandes de la CGPME et du MEDEF dans la mesure où : "La mesure de l'audience syndicale dans les TPE est nécessaire pour assurer la constitutionnalité " de la loi du 20 août 2008 "portant rénovation de la démocratie sociale"

Ce qui devrait combler les salariés de TPE et les syndicats.

Sauf que si le texte prévoit l'instauration de "commissions paritaires régionales" : " le patronat aurait obtenu que la création des commissions paritaires soit renvoyée à des négociations de branches. Elles serait donc facultatives ... / ... " Tout comme, d'ailleurs de : "mettre fin à l'augmentation des maladies professionnelles" que le gouvernement prévoit pour y parvenir, de mettre l'accent : "sur la prévention de ces maux, particulièrement auprès des PME" ...

Mais, que les salariés se rassurent. Ils ont, pour les défendre contre l'iniquité et les TMS, un Ministre du Travail qui est un ancien ouvrier !

En effet, Eric Woerth lors d'un entretien au ministère : "a cru bon d'informer, Martine Aubry qu'il a été "ouvrier"... Pendant 3 mois, dans le cadre d'un stage ...

Alors, pourquoi s'inquiéter sur la possible non application de l'égalité de : "tous les individus sans distinction de personne ..."

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Alt




11 mai 2010

La crise, l'emploi, les chômeurs et le bien inutile ... Laurent Wauquiez !

L'Austérité : Ce mot imprononçable par le Président et son entourage, va frapper de plein fouet, ceux qui sont les plus grandes victimes de la crise : Les chômeurs et ceux qui s'apprêtent à le devenir !

"Et ils sont où, et ils sont où, et ils sont où" ... les rois du pouvoir d'achat et du travailler plus ?

En effet, bien loin de l'habituelle technique qui consiste à trouver les chiffres de l'emploi "encourageants"et du cadeau de près de 3 milliards par an à la restauration et l'hôtellerie, Laurent Wauquiez vient de reconnaître publiquement qu'on ne pourra plus rien faire pour relancer l'emploi !

Extrait de la dépêche AFP de ce jour : " ... / ... Lors d'une réunion avec les syndicats lundi, le président Nicolas Sarkozy a annoncé la suppression de l'exonération des charges pour les embauches dans les entreprises de moins de dix salariés... / ... ainsi que d'une prime exceptionnelle pour les chômeurs. Laurent Wauquiez a souligné sur I>télé qu'on ne pouvait reconduire ces aides, qui ont coûté plusieurs milliards, sous peine de mettre le budget en danger. "Si tous nos dispositifs exceptionnels qui valaient en 2009, sur une année très dure de crise, sont prolongés en 2010, puis en 2011, puis en 2012, ce vers quoi on s'achemine, c'est pas une politique de rigueur, c'est une politique de déficit récurrent "

Ce qui signifie que ce gouvernement va sacrifier l'emploi sur l'autel de l'austérité budgétaire alors qu'il y a encore peu, comme nous l'écrivions dans Slovar les Nouvelles : " Selon Le Figaro : " ... / ... Aussi, une fois la réforme des retraites bouclée à l'automne, le chef de l'État se concentrera sur l'emploi. "Il sait qu'il sera essentiellement jugé sur sa capacité à avoir fait baisser le chômage, m'a expliqué récemment l'un de ses lieutenants. A nous maintenant de faire le lien entre la reprise économique et la création d'emploi." ... / ... A en croire ce proche du chef de l'État, la dernière séquence du quinquennat - "la plus importante" - sera donc marquée en matière économique et sociale par deux thématiques majeures : l'emploi et la compétitivité, intimement liés ... / ... "

Et que déclarait le 10 mai 2010 Laurent Wauquiez ?

Le Figaro : " Dans une interview à la Tribune, le secrétaire d'Etat à l'Emploi prévient, en marge du second sommet social qui se tient ce lundi à l'Elysée, que le gel des dépenses annoncé jeudi dernier ne freinera pas les réformes de l'emploi. "Pour moi, la priorité, c'est l'emploi. Il faut que nous inversions durablement la courbe du chômage... / ... "

Nouvel Obs : " ... / ... Laurent Wauquiez souligne également l'efficacité du programme "zéro charge" patronale dans les TPE, les très petites entreprises, qui a permis selon lui "un million d'embauches depuis sa création", dont "deux tiers de jeunes de moins de 25 ans".

Et de manger son chapeau quelques heures plus tard au travers d'un laconique : " on ne peut reconduire ces aides, qui ont coûté plusieurs milliards, sous peine de mettre le budget en danger"

Dans une tribune publiée le 10 mai dans Les Echos Laurent Wauquiez écrit : " ... / ... En faisant fonctionner toutes nos mesures à plein régime, nous avons pu apporter une solution à 2,7 millions de Français. Jamais un plan pour l'emploi n'avait eu un tel impact. Résultat : le chômage progresse plus faiblement en France que dans les autres pays européens. C'est un encouragement très fort à poursuivre notre mobilisation générale. Car une leçon à tirer de la crise, c'est que seule une politique volontariste, entièrement tournée vers l'emploi, est à même de protéger les victimes de la crise et d'investir efficacement sur l'avenir "

Les mots nous manquent ....

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OUGEN




10 mai 2010

Dépenses de santé : Les "grandes " idées du Docteur Alain Minc pour le grand âge !

Alain MINC est un homme "extraordinaire" puisque quel que soit le sujet, il a un avis !

Profitant de son statut de conseiller officieux du Prince, il se permet, régulièrement de donner des conseils de gouvernance économique. Or Alain MINC a trouvé une nouvelle solution pour équilibrer les comptes de la Sécu : Faire payer , aux personnes très âgées, sur leurs ressources ou biens, leurs frais de maladie et d'hospitalisation !

Caisses vides et crise économique oblige, les conseillers, Think tanks et économistes au petit pied sortent du bois pour apporter leurs idées ou contributions afin de sortir la France de la situation dans laquelle est se trouve. Il y a peu, c'était au très droitier Institut Montaigne de dénoncer l'école primaire.

Ce Week end, c'était au tour d'Alain MINC de faire son show sur France-info dans l'émission "Parlons net".

Festival de suffisance et d'auto satisfaction de celui qui se prétend "ami" du Président de la République et non son conseiller et indique que même sous la torture, il ne révélera pas la fréquence de leurs rendez-vous ni la teneur de leurs entretiens.

Alain MINC s'est comporté pendant l'émission en "marquise de la prévision économique" (10'48 ) comme lui a fait remarquer Pascal Riché le journaliste de Rue89 " Et a évité avec son humour et ses réparties habituelles à "2 euros" les questions gênantes !

Et puis au détour d'un propos éclair sur les retraites, il glissait au passage une "anecdote" personnelle sur le coût de la santé pour les "très âgés" (voir la vidéo à 21'33)

" ... / ... J'ai un père qui a 102 ans. Il a été hospitalisé pendant 15 jours en service de pointe, il en est sorti. La collectivité française a dépensé 100.000 euros pour soigner un homme de 102 ans. C'est un luxe immense, extraordinaire, pour lui donner quelques mois, ou j'espère, quelques années de vie. Je trouve aberrant que quand le bénéficiaire a un patrimoine ou quand ses ayants droits ont les moyens, que l'Etat m'ait fait ce cadeau à l'œil. Et donc, je pense qu'il va bien falloir s'interroger sur le fait de savoir comment on récupère les dépenses médicales sur les très vieux en ne mettant pas à contribution ou leur patrimoine quand ils en ont un ou le patrimoine de leurs ayants droits ... / ... "

Indiquant au passage, qu'il attend que la gauche l'évoque dans son programme tout en essayant de nous faire croire qu'il ne l'a pas déjà évoqué avec Nicolas Sarkozy !



Tout d'abord, félicitons monsieur MINC père pour sa longévité qui n'est pas encore une constante dans notre pays. Ensuite, il est tentant de répondre à Alain MINC que si le montant consacré au soins apportés à son père, lui pose tant de problème, il n'a qu'à envoyer un chèque à la Sécurité Sociale, puisque, sans nul doute, ses revenus et son patrimoine le lui permettent !

Ce qui n'est pas, rappelons le, le cas de la très grande majorité de la population qui devrait, si l'on en croit monsieur MINC, en tant "qu'ayant droit" être amenés à payer le coût "dispendieux de la maladie de leurs parents !

Mais, ce qu'il faut surtout retenir de ce raisonnement d'économiste, c'est qu'au delà d'un certain âge, il ne faudrait plus compter sur la solidarité nationale mais sur ... ses deniers.

Faudrait-il en extrapolant les propos d'Alain MINC considérer, (comme en Grande Bretagne) que les plus de 70 ans soient exclus de la dialyse ? Sauf, bien entendu, les patients capables de la financer !

Notons au passage que si Slate, qui a fait un papier sur l'intervention d'Alain MINC (Le directeur de Slate est un "ami" d'Alain MINC ) évoque : " les "très vieux" malades riches ... / ... " vous pourrez constater en regardant la vidéo qu'Alain MINC n'a jamais parlé de " très riches" et qu'on pourrait imaginer que la notion de "richesse" soit assez vaste pour qu'il puisse être, par exemple, liée à la simple propriété de sa résidence principale !

Cette déclaration est-elle un prélude à un nouveau discours sur : " les tabous qu'il faut briser " si cher à notre président ? Et va t-on essayer de nous convaincre que : "définitivement, la santé est une marchandise comme les autres" ?

Verra t-on, comme par miracle les banquiers et assureurs "amis" de monsieur MINC sortir de leurs chapeaux des contrats "maladie et hospitalisation" spécifiques au grand âge qui deviendraient d'authentique rente financières ?

Ce qui permettraient, au passage, à l'Etat de se décharger du problème, tout en faisant de substantielles économies ...

Un des internautes de Slate pose, à notre sens, les bonnes questions : " Le problème reste toujours entier : A partir de quand est-on suffisamment riche et est-on suffisamment vieux pour devoir payer ses frais médicaux? "

A l'aune des choix du Président de la République, de son gouvernement et de sa majorité en termes de santé, depuis 2007, il y a tout lieu d'être inquiets ! Car, au cas ou cette "brillante idée" d'Alain MINC ferait son chemin, on peut déjà imaginer que les critères de "récupération des dépenses médicales sur les très vieux " pourraient bien s'appliquer à la plus large partie de la population ...


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Biblioteca.etsit
Saint Paul Val Alliers

07 mai 2010

Laurence Parisot : Une patrone qui gagne à être ... quittée ?

Le MEDEF de Laurence Parisot, celle pour qui : "La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? " et qui affirme que : "La liberté de penser s’arrête là où commence le code du travail" vient d'être condamné par le le conseil de prud'hommes de Paris pour licenciement : " sans cause réelle et sérieuse" de son ancien directeur général Jacques Creyssel à l'été 2008 !

Et Les Echos d'ajouter : " Pour Laurence Parisot, initiatrice du « divorce à l'amiable » au sein de l'entreprise et dont la candidature a été validée hier par le comité statutaire pour briguer un second mandat à la tête de l'organisation patronale le 1 er juillet, le symbole est lourd ... / ... "

Tout autant que les termes de la condamnation puisque le MEDEF devra verser :

- 160.230 euros à titre d'indemnité compensatrice de préavis,
- 16.023 euros au titre des congés payés afférents,
- 198.685 euros à titre d'indemnité conventionnelle de licenciement,
- 360.000 euros à titre d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse,
- 1.500 euros au titre de l'article 700 (remboursement d'une partie des frais de justice avancés).

Soit, au total, 736.438 euros.

Le Medef devra également rembourser à l'assurance-chômage six mois d'indemnités versées, soit environ 33.000 euros.

Cette affaire, fait effectivement un peu tache, au moment où Laurence Parisot, seule candidate à la présidence du MEDEF s'apprête à être reconduite avec un score que ne renierait pas un ancien membre du politburo !

Une question se pose toutefois, lorsqu'on apprend que malgré les conseils de son avocate : " ... / ... Laurence Parisot pense plutôt que le Medef ne devrait pas faire appel ... / ... " Source Blog Le Figaro

Pourquoi cette décision surprenante ?

Il se peut qu'elle ait un rapport avec ce qu'écrivait Rue89 qui en janvier 2009 sur l'omniprésence de la conseillère/coach de Laurence Parisot

"... / ... Laurence Parisot ne décide apparement rien sans sa coach : Rosine Lapresle-Tavera ... / ... Depuis des années, cette ancienne prof de philo de 55 ans, reconvertie dans la graphologie et le conseil aux entreprises, suit pas à pas la carrière patronale de Laurence Parisot. Officiellement, elle joue auprès de la présidente du Medef le rôle de « conseillère personnelle » : écriture de discours, recrutements, opérations de communication ... / ...

Le sujet est devenu tellement délicat ces derniers mois, qu'il pourrait avoir donné lieu à de sanglants règlements de compte internes au Medef. En six mois, au moins trois départs ont secoué l'organisation patronale : celui d'Anne Valachs (aux prud'hommes cet été ), secrétaire générale, présente depuis 1985, brutalement mise à pied ... / ... Sans oublier les départs aussi rapides de Jacques Creyssel, directeur général licencié pour « fautes graves » en juillet 2008, suivi trois mois plus tard par son successeur, Pierre-Henri Ricaud (démissionnaire), pour des raisons qui demeurent obscures ... / ...

Un sujet très sensible auquel se heurtera à son tour Jacques Creyssel (directeur général licencié à l'été 2008) lorsqu'il lui sera demandé de signer les notes d'honoraires facturées par Elzévir, la société de Rosine Lapresle-Tavera. Et qui sera l'un des motifs invoqués -ses demandes de justificatifs- par Laurence Parisot pour expliquer son éviction, en juillet 2008 .. / ... "

Décidément, après le procès en diffamation perdu contre Daniel Dewavrin ou elle a été déboutée par la cour d'appel de Paris. Celle-ci ayant estimé Daniel Dewavrin était "de bonne foi" lorsqu'il déclarait que la patronne du Medef était au courant du système des caisses noires de l'UIMM ... / ... " - Source Le Figaro

Donc, Laurence Parisot était manifestement au courant du système de caisses noires de l'UIMM et pratique le licenciement abusif ! Ce qui à priori ne la qualifie pas à notre sens pour être l'interlocutrice la plus compétente des pouvoirs publics et des autres partenaires sociaux !

Car, il ne faut l'oublier, au delà des nombreuses modifications du code du travail obtenues par le MEDEF, c'est Laurence Parisot (ou sa coach ?) qui vont mener les négociations sur la réforme des retraites.

Et là, elle retrouve toute sa superbe : " ... / ... Il faut repenser les mécanismes du système ... / ... " et rappelé que le Medef voulait «sauver, maintenir, et plus que ça, renforcer le système par répartition» qui est «en danger», même si l'organisation patronale souhaite dans le même temps "encourager, développer et stimuler le système par capitalisation" - Source 20Minutes

Capitalisation qui serait bien entendu organisée par les banques dont, Ariane OBOLENSKY membre du Comité financier du MEDEF est aussi Directrice générale de la Fédération Bancaire Française et compagnies d'assurances membres du MEDEF.

Sans oublier que Laurence Parisot est elle même membre du Conseil d'administration de BNP Paribas !

Il ne fait nul doute qu'avec de telles références en termes de gestion de ressources humaines, d'impartialité et indépendance vis à vis des établissements financiers, que les futures négociations sociales ne réservent quelques nouvelles mauvaises surprises pour le monde du travail et les futurs retraités ...

Mais, après tout, peu de salariés seront surpris dans la mesure où il connaissent déjà les célèbres : "La liberté de penser s’arrête là où commence le code du travail" ou "La précarité est une loi de la condition humaine" et le très joli : " Les Français ont compris que barrer la route à la mondialisation est impossible " ...

Sources Citations
Fluctuat
Crédit images
Le Placide
JDN