02 juillet 2010

Français, pour sauver le bouclier fiscal : Travaillez plus et ... gagnez moins !

Profitant d'un flottement du pouvoir qui, ne se sort pas de la "polémique Woerth ", quelques élus UMP ultra libéraux proposent de supprimer les 35H00 pour faire des économies, mais ne trouvent rien à dire au fait qu'on puisse rembourser 30 millions d'Euro à Liliane Bettencourt au titre du bouclier fiscal !

A l'UMP, lorsqu'on utilise l'expression "pas de tabou", la très grande majorité des français savent immédiatement qu'ils vont encore voir rogner leurs acquis sociaux. En ce qui concerne les plus aisés, c'est en général signe qu'on ne maintiendra les leurs !

Ainsi, alors que la logique voudrait, dans un pays ou plus de 4 millions de personnes sont au chômage ou en grande précarité, qu'on supprime l'exonération de charges sociales sur les heures supplémentaires, tout en conservant l'actuelle durée du travail, afin d'essayer de permettre un peu plus d'embauches, Hervé Mariton, (l'ancien villepiniste) affirme , sans rire : " à l'heure de l'austérité et de la lutte contre les déficits publics, ils sont de plus en plus d'élus de la majorité à pointer ouvertement que pour remédier à la dette de l'État, le meilleur moyen serait encore de modifier la durée légale du travail pour stimuler la croissance ... / ..."

Ben voyons, les entreprises croulent sous la demande et supplient tous les matins leurs salariés de bien vouloir travailler quelques heures de plus. A tel point d'ailleurs qu'on se demande s'il ne va pas falloir fermer Pôle Emploi, faute de clients !

Décidément dans un grand jour, Mariton a annoncé qu'il va lui-même : "proposer la suppression d'une journée de RTT, lors du débat sur l'orientation budgétaire, le 6 juillet ... / ... "

Fière de sa réélection "à la soviétique", Laurence Parisot qui est, sans nul doute, à l'origine de la brillante idée de "modifier la durée légale du travail pour stimuler la croissance"a déclaré : " nous ne cesserons pas de faire des propositions pour corriger définitivement ce système abracadabrant" - Source Les Echos et en a profité pour lancer : " la réforme de la réforme des 35 heures n'est pas achevée" - Source Le Figaro

Et enfin, Hervé Novelli, l'homme qui rapporte (et nous coûte) 2,5 milliards aux restaurateurs, qui déclare : "On peut imaginer plus de souplesse dans le temps de travail." Et à la question fatidique "Faut-il supprimer les 35 heures ?" : "J'en ai toujours été partisan ... /..."

Hervé Novelli, qui reconnaît que ces propositions ont un but éminemment électoral : " Notre électorat est très attaché à la valeur travail, à la promotion d'une société de l'activité plutôt qu'à une société qui privilégierait uniquement l'assistanat social " - Source Le Point

Etrange application du "travailler plus pour gagner plus" que celle qui, permettrait aux entreprises d'accroître la charge de travail, pour ceux qui en ont un, en ne leur payant plus d'heures supplémentaires. Le tout ne créant aucun emploi !

Mais pour en revenir à l'électorat dont parle Hervé Novelli, celui qui : "est très attaché à la valeur travail, à la promotion d'une société de l'activité plutôt qu'à une société qui privilégierait uniquement l'assistanat social". Y inclut-il ceux qui vivent de la rente, issue de l'héritage, comme Madame Bettencourt et qui se voient rembourser des sommes astronomiques par le fisc, au titre du bouclier fiscal ?

Car, comme l'écrit Le point : " .... / ... Le fisc a remboursé 30 millions d'euros à l'héritière de L'Oréal, en mars 2008 au titre du bouclier fiscal, affirme jeudi Mediapart. Selon une source "au courant du dossier" citée par le site d'information, les 30 millions d'euros ont été versés sur un compte de Liliane Bettencourt à la BNP à la suite d'une demande en ce sens des conseils de l'actionnaire principale de L'Oréal adressée entre fin janvier et début février 2008 ... / ... " - Le Point

Et sur le sujet, le "tabou" est total dans les rangs de ceux qui fustigent le " système abracadabrant " des 35H00 !

Oui, mais comme le dit Xavier Bertrand : "Remettons les pendules à l’heure : ceux qui gagnent de l’argent, je préfère qu’ils le gagnent en France plutôt que de le déplacer à l’étranger" - Source BFM

Ce qui est, effectivement, le cas de Madame Bettencourt, puisque : " le parquet de Nanterre avait alerté l'administration fiscale en janvier 2009 sur de possibles fraudes fiscales de la milliardaire Liliane Bettencourt"

Fraude qui semble avérée, dans la mesure où elle a déclaré :"J'ai décidé de faire procéder à la régularisation de l'ensemble des avoirs familiaux qui seraient encore aujourd'hui à l'étranger, en collaboration avec l'administration fiscale, il s'agit notamment du compte ancien que nous possédions en Suisse ... / ... " - Source Le Parisien

Compte qui serait, tout de même, alimenté à hauteur, de près de ... 80 millions d'euros. Par contre, pas un mot de l'îlot aux Seychelles ...

Néanmoins, le "gentil" Xavier Bertrand persiste et signe : " Le bouclier fiscal est devenu une sorte de boîte à fantasmes" ... un peu chère quand même ... mais tellement plus éthique que le " système abracadabrant des 35H00 " ...

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Plantu par le Strip journal




01 juillet 2010

Le "dialogue social" dans les TPE est supprimé : la CGPME salue et remercie les députés UMP !

Le 4 juin dernier Slovar les Nouvelles vous expliquait de quelle façon le MEDEF et surtout la CGPME se livraient à un lobbying de forcenés pour, liquider le projet de loi "dialogue social " dans les TPE.

Il faut dire que le message était clair comme l'expliquait Le Figaro : " ils (les députés UMP) ont peur de la sanction électorale que pourraient leur infliger les petits patrons lors des prochaines élections, présidentielle et législatives, si jamais ils votaient ce texte.

Beaucoup ont été très explicites sur ce point", confirme un député. Une menace à peine voilée
... / ... "

C'est donc pour avoir une chance de conserver leur siège en 2012 que les députés UMP ont donné satisfaction aux organisations patronales et supprimé de l'application de la loi des millions de salariés !

La CGPME vient, d'ailleurs de publier un communiqué de "victoire" tout à fait évocateur

"Dialogue social dans les TPE : Les Très Petites Entreprises et les menaces de la CGPME sent un ouf de soulagement"

Sous l'impulsion de Jean-François Copé, les députés UMP membres de la Commission des Affaires sociales présidée par Pierre Méhaignerie, ont retiré du texte sur le dialogue social dans les TPE les commissions paritaires spécifiques aux entreprises de moins de 11 salariés.

Les parlementaires de la majorité se sont donc clairement prononcés contre la mise sous surveillance des TPE, manifestant ainsi leur attachement au maintien d'un dialogue direct entre le chef d'entreprise et ses salariés. En refusant de signer un blanc-seing aux syndicats de salariés, ils se sont opposés à une nouvelle bureaucratie pénalisant les TPE.


La CGPME voit ainsi reconnue son action en faveur des TPE, loin des querelles de boutiques de ceux, UPA en tête, qui ont tout simplement oublié leur raison d'être : simplifier la vie des entrepreneurs qui prennent des risques pour créer emplois et richesses.

Il convient maintenant de rester vigilant pour éviter que ces commissions sorties par la porte ne reviennent par la fenêtre lors du débat parlementaire"

Ce texte qui sent bon la grande époque de la "chasse aux rouges", montre qu'en termes de compréhension du monde moderne, on s'est arrêté au 19eme siècle à la CGPME et que le 21eme reste pour elle ... un objet virtuel !

Cette décision est un coup de poignard dans le dos de tous les salariés qui travaillent dans ces entreprises et qui contrairement à ce qu'affirme la CGPME ne bénéficient pas d'un cadre de dialogue privilégié.

Ce qui est étonnant dans cette affaire, c'est qu'un syndicat d'employeur : L'UPA, qui est particulièrement représentative des très petites entreprises soutenait la loi. Ils ne mâchaient d'ailleurs pas leur mots en évoquant l'attitude du MEDEF et de la CGPME.

Ils l'écrivaient sur leur blog

LES CONTRE VERITES DU MEDEF ET DE LA CGPME

Depuis des décennies, les entreprises employant plus de 10 salariés disposent d’un dialogue social organisé, avec des représentants du personnel, des instances de concertation, des élections, un mode de financement…
... / ... l’UPA propose d’organiser le dialogue social à l’extérieur des TPE.

Ce principe a été retenu par le gouvernement dans un projet de loi qui prévoit la création de commissions paritaires régionales.
L’UPA s’en félicite et souhaite étendre cette solution aux entreprises de 10 à 20 salariés qui aujourd’hui ont le plus grand mal à appliquer leurs obligations en matière de représentation du personnel.

Les responsables du Medef et de la CGPME rejettent cette avancée en s’appuyant sur une série de contre vérités :

- leur accusation de faire entrer les syndicats dans l’entreprise est totalement mensongère puisque les commissions paritaires ont pour objet de l’éviter,

- leur volonté d’empêcher tout dialogue social adapté aux TPE prouve qu’ils veulent placer nos entreprises sous la coupe des grands donneurs d’ordre et les priver de moyens d’expression,

-leur acharnement à vanter les vertus du dialogue quotidien entre l’employeur et ses salariés relève d’un paternalisme d’un autre temps.

L’UPA invite les parlementaires et l’ensemble des employeurs des TPE, à ne pas céder à la démagogie développée par ces organisations ... / ... "

Edifiant non ? et n'en déplaise au MEDEF et à la CGPME, ce n'est pas un syndicat de salariés qui le dit !

Néanmoins, cette annulation devrait plonger Eric Woerth, le ministre du Travail dans de nouvelles affres, puisque, cette décision devrait remettre en cause la totalité de la loi du 20 août 2008 « portant rénovation de la démocratie sociale » portée par Xavier Bertrand et l'UMP ! Loi que le MEDEF et CGPME réclamaient à cor et à cri ...

Désormais, si vous êtes employé dans une entreprise de moins de 10 personnes et que vous entendez un élu de l'UMP vous parler de droit des salariés, vous saurez ce que celà signifie !

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UPA




30 juin 2010

L'UMP envisage d'offrir le magot de la "dépendance" aux assureurs !

La dépendance des personnes très âgées était un des sujets prioritaires du candidat Sarkozy en 2007. En effet, il souhaitait : " ... / ... mettre en oeuvre une grande politique de la fin de vie ... / ... "

3 ans plus tard, Valérie Rosso-Debord, une députée UMP propose comme "grande politique de la fin de vie " de : "rendre obligatoire, dès 50 ans, la souscription d'une assurance des personnes contre la perte d'autonomie" et : " d'augmenter la CSG des retraités imposables "

Ainsi, il semble bien, qu'il va en être, de la dépendance, comme du : pouvoir d'achat, "travailler plus pour gagner plus", comme de : la France de propriétaires et autres promesses, issues du projet de 2007 du candidat Sarkozy.

Justement que disait le candidat, sur la "dépendance" dans ce projet ?

Projet de Nicolas Sarkozy - Page 28 et 29 : La dépendance

" ... / ... Je créerai une cinquième branche de la protection sociale ... / ... Je veux que la France soit un modèle dans la prise en charge des personnes âgées et dépendantes. L’honneur d’une civilisation, c’est la manière dont elle s’occupe des plus fragiles d’entre nous ... / ... Le rôle de la solidarité, c’est la prise en charge matérielle des personnes dépendantes. Le rôle des familles, c’est leur prise en charge affective ... " Source : Mon Projet - Rencontre « Femmes et égalité des chances » (06/04/07)

Mais revenons à la réalité de 2010 et découvrons qui est Valérie Rosso-Debord et ses propositions ?

Valérie Rosso-Debord est , membre de la commission des lois de l'Assemblée et la présidente de la mission d'information sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes mise en place en septembre dernier.

D'où viennent ses propositions, notamment celle qui consiste à soumettre les 50 ans et plus à une assurance perte d'autonomie obligatoire ?

D'un "rapport d'information déposé en application de l’article 145 du Règlement par la Commission des Affaires Sociales en conclusion des travaux de la mission sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes" disponible sur le site de l'Assemblée Nationale

Comment a été réalisé ce rapport ?

" ... / ... Réalisé au terme d'une bonne cinquantaine d'auditions et sur la base de nombreux travaux précédents (Drees, Cour des comptes, Igas…), le rapport Rosso-Debord se propose d'abord comme un constat détaillé de la prise en charge de la dépendance aujourd'hui, sur fond de contraintes budgétaires croissantes ... / ... " - Source Localtis

Et oui, avec la rigueur économique qui se met en place pour entre 5 et 10 ans, si l'on en croit Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, il n'est plus envisageable que : " la France soit un modèle dans la prise en charge des personnes âgées et dépendantes"

Alors, comme il est hors de question d'augmenter les impôts, une idée lumineuse est venue à Valérie Rosso-Debord : Faire payer aux futurs hypothétiques dépendants, environ 15 Euros par mois dès l'âge de 50 ans !

15 euro par mois ! Mais sur quelles bases s'appuie t-elle ?

Elle s'appuie sur : " des estimations fournies par les sociétés d'assurance, le montant de la cotisation « dépendance » pourrait avoisiner les 15 euros par mois, pour une rente mensuelle d'environ 500 euros en cas de perte d'autonomie ... / ... "

Utilisant la métaphore, pour que les petits cerveaux que nous sommes puissent comprendre, elle nous explique son fonctionnement

" ... / ... la souscription d'une assurance des personnes contre la perte d'autonomie, permettrait d'assurer son universalité progressive par la mutualisation des cotisations et la création d'un fonds de garantie. « Un peu comme l'assurance automobile, que tout le monde est obligé de souscrire » tout en souhaitant : " encadrer " le dispositif afin d'offrir les " meilleures garanties " aux Français tout en limitant les coûts ... / ... "

Mais que les français se rassurent, cette nouvelle taxe sur la dépendance, ne devrait pas durer puisque nous assure la députée : " ... / ... ce nouveau système de financement a vocation à remplacer progressivement la prise en charge publique de la dépendance, qui ne serait maintenue qu'à "titre transitoire", jusqu'à ce que " l'assurance dépendance puisse se substituer au régime actuel de l'allocation personnalisée d'autonomie" ... / ... " - Source Gazette de la santé

Les mêmes français qui, ont l'habitude des taxes et contributions " transitoires" qui durent, apprécieront !

Ce que madame Rosso-Debord omet de nous dire, c'est que les assureurs sont fin prêts à intervenir, comme l'indique le très intéressant document, réalisé par Manuel Plisson de IRI-Crea (Université Paris-Dauphine) et publié sur le site de la FFSA (Fédération française des sociétés d'Assurances) : "LE MARCHÉ DE L'ASSURANCE DÉPENDANCE"

Extraits

: " La dépendance est bien un risque et non une période de la vie.... / ... Cela confirme qu'il s'agit bien d'un risque ayant donc vocation à être couvert par l'assurance ... / ... "

Et en fin de document :

" ... /... dans un contexte de déficit public, et à prélèvements obligatoires constants, les pouvoirs publics seront plutôt incités à ne pas augmenter le financement des dépenses de soins, voire à le diminuer. Un simple maintien voire un recul de l'aide publique ne sera donc supportable que si le marché se développe ... / ..."

Ce pragmatisme "colle" assez bien aux propositions de madame Rosso-Debord et nous laisse augurer du caractère " transitoire " de cette " assurance des personnes contre la perte d'autonomie "

Et ce marché devrait être juteux comme l'explique le document de Manuel Plisson. Puisque : " ... / ... Plus d'une personne sur deux ne sera donc jamais dépendante (29 % parmi les hommes et 52 % parmi les femmes). La durée moyenne de dépendance lorsqu'elle survient est de 3,7 ans pour les hommes et 4,4 ans pour les femmes. Par ailleurs, les durées longues en dépendance sont rares. Seuls 6 % des hommes et 16 % des femmes atteignant l'âge de 60 ans vivent plus de 5 ans en dépendance ... / ... "

En termes clairs, voila donc un risque qui semble prometteur pour les assureurs, tout en exonérant, le gouvernement et sa majorité d'une promesse ... embarrassante !

Emmanuel Verny, le DG de l'UNA donne son avis sur cette vision de la prise en charge de la dépendance sur le site de la gazette de la santé - Interview complète

Question : " Selon Valérie Rosso-Debord, l'état des finances publiques est si dégradé que notre pays n'a plus le choix...

Emmanuel Verny : On a toujours le choix. La question est plutôt de savoir à quoi on donne le plus d'importance : est-ce à la baisse de la TVA dans la restauration ou à la prise en charge des personnes âgées et handicapées ? ... / ... C'est un choix de société. ... / ... "

C'est d'ailleurs ce que les français ont cru percevoir ces derniers jours. Puisque, le ministre du budget a confirmé le maintien de la TVA à 5,5% pour les restaurateurs et que, la ministre de la santé est entièrement mobilisée sur ... l'avenir de l'équipe de France de football et ... ses futurs résultats à l'Euro de 2016 ...

Il n'y a pas à dire, la : grande politique de la fin de vie" comme la "réforme du capitalisme" sont en marche ....

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Babouse
Impôts utiles




29 juin 2010

Grand Paris : Les aventures de la République et de ses nominations irréprochables !

Il y a quelques mois, Patrick Devedjian, se voyait opposer la limite d'âge de 65 ans alors qu'il souhaitait briguer un nouveau mandat à la tête de l'EPAD. Cette même loi interdisait à, André Santini, de pouvoir prétendre à la Présidence du Grand Paris.

"Duralex sed lex" diront certains ! Pas toujours, si l'on en juge les dernières informations publiées récemment dans la presse et notamment par Le Monde

" Le député-maire (NC) d’Issy André Santini, 69 ans, pourrait présider la Société du Grand Paris (SGP) ... / ... Le gouvernement devrait en effet instaurer in extremis une dérogation à la limite d’âge de 65ans... / ... "

Encore une stricte application de la "République irréprochable" vantée par le candidat Sarkozy, (dans la vidéo ci-dessous) dans laquelle il insistait sur les : "Nominations irréprochables" ?

"Je veux une République irréprochable"


Dans la République irréprochable de notre président, il était également fait état d'une "démocratie exemplaire" qui donnait toute sa place aux deux assemblées. En ce qui concerne la possible nomination d'André Santini, on en perçoit une fois de plus la limite !

" ... / ... Alors que les parlementaires avaient tranché, Nicolas Sarkozy demandait à Matignon de déroger à la règle des 65 ans pour installer André Santini, (qui est toujours mis en examen dans l'affaire Hamon) à la présidence de la Société du Grand Paris ... / ... "

Et pourtant, même dans la majorité présidentielle, on était opposé à toute dérogation : " ... / .. La question de la limite d’âge avait provoqué des débats houleux au Parlement. Le rapporteur au Sénat, Jean-Pierre Fourcade (UMP),s’était violemment opposé à cette nomination, considérant qu’il fallait un responsable d’une cinquantaine d’années, capable de diriger la SGP pendant une dizaine d’années ... / ... " Le Parisien

Cet engagement personnel du Président de la République pour permettre à André Santini de : "travailler plus", en dépit du nombre impressionnant de mandats et de fonctions ) , avait fait immédiatement réagir Patrick Devedjian à qui on avait expliqué que ... "Dura lex sed lex" ...

Oui mais dans le cas d'André Santini, il s'agit de grande stratégie politique ! En effet, il faut calmer le Nouveau Centre (parti politique de Santini) dont le Président Hervé Morin a des envies de candidature en 2012 et surtout permettre à Frédéric Lefebvre de retrouver ... un siège à l'Assemblée Nationale.

En bref, comme l'écrivent les Indiscrets : " ... / ... avec un projet qui se voulait visionnaire, le Chef de l'Etat s'est acheté le Nouveau Centre et a trouvé un hochet pour l'aboyeur officiel de l'UMP...

Mais ne nous laissons pas entrainer dans les éternelles médisances des opposants au Président et à son gouvernement qui, comme le dit Frédéric Lefebvre : " sont en train d'inciter matin, midi et soir à la violence dans notre pays"

En effet, il ne faut voir dans cette nomination que le rapprochement de deux compétences : Celles de Christian Blanc et d'André Santini.

Ces compétences qui peuvent aller jusqu'au mimétisme puisque, si le Secrétaire d'Etat chargé du Développement de la région capitale : Christian Blanc, a poussé sa passion pour les Havanes, jusqu'à lui (nous ?) coûter 12.000 euros en dix mois. Il ne faut pas oublier qu'André Santini, de son côté, est le Président à vie du Club des parlementaires amateurs de havane et avait fait scandale en 2003 en déclarant consacrer 1 000 euros par mois, à l'achat de ses cigares.

Ce à quoi notre "ami" Frédéric Lefebvre pourrait répondre : " cet article s'enlise dans son attitude insultante. C'est tout simplement irresponsable sur le sujet du Grand Paris"

Maintenant, que voulez-vous, il restera toujours, quelques irrécupérables qui conserveront l'impression, dans cette affaire de se faire ... enfumer, de façon peu "irréprochable" par l'Etat !

Bibliographie
Loi du 3 juin 2010 relative au Grand Paris
Projet de loi relatif au Grand Paris, Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 7 octobre 2009

Source photo
Alterinfo




28 juin 2010

TVA à 5,5%: " très très grosse niche" selon François Baroin, elle évitera pourtant le coup de rabot !

François Baroin, le ministre du budget vient d'annoncer un "rabotage" général des niches fiscales. Objectif : Récupérer de 8,5 à 10 milliards l'année prochaine !

Et, bien qu'il ait déclaré : " La méthode du rabot est "ce qu'il y a de plus juste et plus acceptable" il a néanmoins précisé, qu'il se priverait, à contre coeur, d'un " truc à 3 milliards" : La baisse de la TVA sur la restauration !

ça représente quoi les niches fiscales ?

" ... / ... Les "niches", représentent environ 800 dispositifs d'exonération ou de réduction de l'impôt sur le revenu accumulés au fil des années sur des sujets aussi divers que l'emploi de salariés à domicile, la garde des enfants, les investissements dans les DOM-TOM ou les dons aux organisations humanitaires, coûtent 75 milliards d'euros par an à l'Etat ... / ... "

Ainsi, selon le ministre : " ... / ... celui qui bénéficie de réductions au titre de la garde des enfants ou pour payer une femme de ménage sera autant pénalisé, en proportion, que celui qui investit en Martinique ... / ... " Source Yahoo/ Reuter

Fort bien, mais quid de ceux qui ont promis de : " Baisser les prix, augmenter les salaires et créer des emplois" en échange d'une baisse de la TVA entièrement financée par le budget de l'état. A savoir : les professionnels de la restauration ?

Défendue, "bec et ongles" par son "inventeur" Hervé Novelli, le secrétaire d'État au commerce, cette niche est contestée par François Baroin qui, en parle de la façon suivante : " ... / ... Je ne peux pas vous dire que [je sois] très heureux de voir se promener un truc à 3 milliards chaque année" et d'ajouter : " ... / ... si on me laissait faire, je la mettrai dans le coup de rabot que le gouvernement va donner aux niches fiscales" qualifiant au passage la TVA de " très très grosse niche"

Néanmoins, François Baroin, plein de retenue, devant une telle détresse a été formel : " Il n'est pour l'instant pas question, a dit le ministre, de revenir sur la baisse de la TVA dans la restauration de 19,6% à 5,5 "

Et de quel montant est cette : " très très grosse niche"

" ... / ... Cette mesure qui coûte de deux à trois milliards d'euros par an à l'Etat est très critiquée car aucune des promesses de la profession - baisser les prix de 11,8% sur au moins sept produits, embaucher 40.000 personnes en deux ans et augmenter les salaires très bas du secteur - n'a été tenue ... / .. " - Source Yahoo/ Reuter

Et pourtant, il y a franchement lieu de se poser la question du maintien de cet avantage en ces temps de crise, comme l'explique le quotidien La Dépêche !

En effet : " ... / ... Pour les finances publiques, la TVA réduite dans la restauration coûte 3 milliards d'euros bruts par an (différence de recettes pour l'État) ou 2,35 milliards net si l'on prend en compte les 650 millions d'euros d'aides versées chaque année au secteur depuis 2004 et supprimées lors de son entrée en vigueur. Selon un récent sondage, 61 % des Français la classent ainsi dans la catégorie de celles qui doivent être annulées ... / ... "

Et la Dépêche d'ajouter ces chiffres

" ... / ... 1,3 %. C'est la baisse des prix constatée dans la restauration entre juillet 2009 et la fin mai, d'après l'Insee. Seul un restaurateur sur deux en moyenne a appliqué la baisse des prix.

2,35 milliards d'euros par an. c'est le manque à gagner pour l'État lié au passage au taux de 5,5 % dans la restauration, sur quelque 130 milliards collectés l'an dernier au titre de la TVA.

1 milliard d'euros par an. C'est le montant cumulé des augmentations de salaires et autres avantages sociaux prévus dans l'accord de branche signé par les cinq syndicats de salariés et trois des cinq organisations patronales du secteur. Il est appliqué depuis le 1er mars.

21 700. C'est le nombre d'emplois créés dans la restauration grâce à la TVA à taux réduit, selon le gouvernement. Ce chiffre est contesté par le syndicat Force Ouvrière qui estime que 15 000 créations nettes d'emplois ont été enregistrées en moyenne chaque année depuis dix ans dans cette branche. Pour FO, le vrai solde serait en réalité de 6 700 emplois ... / ... "

Si la réalité est choquante, elle n'est pas moins défendue par Hervé Novelli et la direction générale du Trésor qui vient d'inventer un tour de "passe passe" afin de ... pérenniser la niche fiscale !

L'INSEE avait estimé que les prix dans la restauration avaient seulement baissé de 1,3%. Or, le gouvernement estimait que la baisse de la TVA intervenue le 1er juillet 2009 devait se traduire in fine par une baisse des prix de l'ordre de 3%.

Réponse immédiate de la direction générale du Trésor : " ... / ... les prix dans la restauration ont diminué de 2,5% grâce à la baisse de la TVA ... / ... "

Et comment justifie t-on cette différence qui tombe à pic pour justifier le maintien de la niche ?

Tout simplement en introduisant une nouvelle donnée qui n'avait JAMAIS été évoquée lors de la mise en place de la mesure.

Accrochez-vous !

: " ... / .... Dans son calcul, la direction du Trésor intègre l'inflation "sous jacente", c'est-à-dire l'évolution qu'auraient suivi les prix s'il le taux de la TVA n'avait pas été réduit il y a un an dans la restauration. A savoir une augmentation de 0,1% par mois soit 1,2% entre juillet 2009 et mai 2010. En additionnant la baisse enregistrée par l'Insee (1,3%) et la non augmentation (1,2%), le Trésor estime donc à 2,5% l'impact sur les prix de la baisse de la TVA ... / ... " - Source Challenge

Cette escroquerie mathématique et intellectuelle permet à Hervé Novelli de se réjouir et de déclarer : "On n'est pas loin des 3% demandés" Ben voyons !

Il ne faut, bien entendu, voir dans cette situation aucune pensée électoraliste, puisque l'UMP n'a pas, semble t-il, cette fois, envoyé de courrier aux restaurateurs sur lequel figurerait un : " ... / ... bulletin d'adhésion à l'UMP, bardé du slogan TVA à 5,5%, engagement pris, promesse tenue ... / ... " - Source Libération

Non, cette fois-ci, le message est clair, il leur suffira de choisir le "bon" bulletin de vote ... en 2012 !

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Degusto75




25 juin 2010

Les recettes du FMI et du G20 : Etre en bonne santé, avoir un emploi ou être déja retraité !

A quelques jours du G20 de Toronto, le FMI vient de publier ses "dix commandements" dans lesquels on trouve, notamment : " l’adoption rapide de réformes des retraites et de l’assurance maladie, ... / .. le système actuel n'étant pas viable"

Pas viables, mais pour qui ? Mais, enfin, le capitalisme, ma chère !

La solution consiste donc à faire payer au plus grand nombre l'incurie du libre fonctionnement du marché, qui comme tout le monde le sait, est irréprochable !

Comment, mais notre Président de la République nous a bien dit qu'il allait "réformer le capitalisme" ?

Oui, mais c'était en 2008. Et depuis, le capitalisme qui a refusé de se réformer, demande aux dirigeants politiques de réformer ... leurs pays !

Si du côté des ultra libéraux, on ne prend pas de gants pour nous expliquer que : "La crise actuelle a parfois été analysée comme « la crise d’un certain capitalisme », lequel serait « déconnecté de la richesse réelle », et « fondé sur de l’argent virtuel ... / ... il ne s’agit pas là d’une conséquence du libre fonctionnement des marchés ... / ... L’intervention publique a transformé le capitalisme en capitalisme sans capital ... / ... " - Source Institut Molinari

Du côté du FMI, par contre, la pédagogie passe par l'utilisation de la métaphore ... douteuse !

Dominique Strauss-Kahn en visite devant les 1 400 délégués de la Confédération syndicale internationale (CSI), réunis pour leur deuxième congrès mondial à Vancouver n'a pas hésité à lancer : Il y a deux ans, la maison brûlait alors les pompiers ont utilisé beaucoup d'eau, a-t-il déclaré. Maintenant, la maison est inondée." Il faut donc éponger la dette ... / ..."

Au delà de cette métaphore, qui semble t-il n'a pas vraiment convaincu les syndicalistes, DSK s'est même permis une note d'humour : "Je sais que vous ne me croirez pas, (sous les rires des congressistes) mais le FMI veut aider les pays en difficultés et nous avançons dans la construction de filets de protection pour les plus faibles ... / ... ." - Source Le Monde

Ces filets qui sont, probablement, définis dans les : " «dix commandements » du FMI, à l’intention des pays développés pour les aider à réduire leurs déficits publics. L’institution prône notamment une baisse du rapport de la dette au produit intérieur brut (PIB) et l’adoption rapide de réformes des retraites et de l’assurance maladie, jugeant le système actuel « pas viable » ... /... " - Source Le Figaro

Les salariés seront donc satisfaits d'apprendre que leurs sacrifices ont un sens puisque, s'ils se font plumer, c'est pour permettre de sauver un système parfaitement inégalitaire et ... qui envisage de le rester !

En France, on prend la chose très au sérieux puisque après l’annulation de la garden-party du 14 juillet par l’Elysée ( A l'Elysée, on souligne que la décision de supprimer la garden-party n'est pas encore officiellement prise ) et celle du ministère des Affaires étrangères, les députés ont décidé de taper très fort !

Ainsi : " Bernard Accoyer, il a tenu à préciser hier que le «pot républicain» qui clôture la session parlementaire serait cette année «particulièrement modeste». Et seuls les députés seront conviés, sans invités extérieurs ... / ... " - Source Libération

Bref des mesures qui doivent remplir de joie les chômeurs, notamment ceux de 50 ans et plus dont le nombre a encore augmenté en mai.

" Le nombre d'inscrits à Pôle emploi, notamment âgés de 50 ans et plus, a encore augmenté en mai, selon des chiffres publiés jeudi" Réforme des retraites oblige, ils vont subir une double peine puisque : " les périodes de chômage restent pénalisantes dans le calcul de la retraite"

Ils seront certainement rassurés par les propos de Christine Lagarde qui interrogé sur le sujet a déclaré : " Les effets l'emploi de la crise n'ont pas disparu même si depuis 2009, le marché du travail s'est stabilisé"

Néanmoins : " En mai, le nombre de demandeurs d'emploi âgés de 50 ans ou plus a augmenté davantage que les autres (+1,3% en catégorie A et +1,4% en A, B, C), au moment où le gouvernement veut faire travailler les Français jusqu'à 62 ans voire 67 ans pour avoir une retraite à taux plein"

Or : " Près d'un demi-million de salariés de 50 ans ou plus sont actuellement au chômage" selon l'Insee

Quelle incidence réelle pour leur retraite ?

Au delà du nombre de l'augmentation du nombre de chômeurs "seniors", c'est le nombre d'années pour retrouver un emploi qui accentue le problème. Car : " ... / ... pour la retraite de base, le chômage non indemnisé est pris en considération dans la limite d'un an, en règle générale, une durée que le gouvernement propose de porter à un an et demi dans son projet de réforme ... / ... " - Source Le Point

Au delà, il leur faudra ... "improviser" !

Que pensent-ils de la dette à éponger ?
Considèrent-ils que les mesures du gouvernement sont efficaces ?
Comment voient-ils leur avenir ?
Etaient-ils nombreux, hier dans les manifestations ?

Nul ne sait et ne semble vraiment s'en préoccuper !

Mais, pas d'inquiétude puisqu'au FMI on avance : " dans la construction de filets de protection pour les plus faibles " et que : "«pot républicain» des députés sera, "particulièrement modeste" ....

Crédit phot
Le Point

Sources
Etude mensuelle du ministère du travail (pdf) via Le Monde





24 juin 2010

Réforme des retraites : 2 millions de manifestants c'est toujours un bon début !

L'intersyndicale : "estime avoir amplifié l'opposition à la réforme des retraites en mobilisant environ deux millions de personnes dans la rue, soit le double du 27 mai " Ecrit Le Point

Cette forte mobilisation est en partie une réponse à la "provocation" de Luc Chatel commentant la manifestation du 27 mai dernier : " ... / ... la « faible mobilisation » de cette journée, vient au contraire « valider la méthode du gouvernement » sur ce dossier"

La question, pour le gouvernement, est maintenant de savoir s'il va se retrouver avec un deuxième "Juppéthon" ? (nom donné à la mobilisation sans précédent contre la réforme d'Alain Juppé qui avait affirmé qu'il ne bougerait pas à moins d'un million de personnes dans la rue)

Même si la police mentionnera sans nul doute, des chiffres, aux antipodes de celui des syndicats, en ce qui concerne cette journée. Il y a fort à parier qu'on ne : "fait pas le malin" dans les couloirs de l'Elysée et des ministères.

Nous vous donnons ci-dessous, quelques chiffres sur la mobilisation, fournis par les organisateurs des manifestations à la presse. A chacun s'il le souhaite d'évaluer ceux de la police ou de se faire sa propre estimation ...

Région ouest - Chiffres fournis par Ouest France

Bretagne
Rennes : Plus de 15 000
Quimper : Au moins 10 000.

Lorient : Entre 10 000 et 15 000
Brest : Au moins 12 000

Guingamp : 3 000

Saint-Brieuc : 30 000

Vannes : 5 000 alors que le 27 mai ils étaient 3 000


Normandie
Caen : 30 000
Alençon : 3 500


Pays de Loire (chers à François Fillon)
Nantes : plus de 15 000
Angers : entre 8 000 et 10 000

Le Mans : 14 000
Laval : environ 6 000 Cholet : plus de 3 500

Rhône Alpes et Sud - Chiffres fournis par Le Progrès

Rhône Alpes
Loire et Rhône : Plus de 30 000 manifestants chacun
Puy-en-Velay (la ville de Laurent Wauquiez) plus de 12 000

Sud Est
Marseille : Plus de 120 000
Nice : 10 000

Toulon : 16 000

Avignon : 15 000 dont de nombreux retraités


Sud Ouest
Angoulême : 25 000
Mont-de-Marsan : 6000

Bayonne : 12 200 dont des salariés de l'usine Turbomeca de Tarnos, au lendemain de la visite de Nicolas Sarkozy

La Rochelle : 9500 Pau : 17 000

Corse - Chiffres fournis par Corse Matin
Bastia : environ 3000

Nord - Chiffres fournis par La Voix du Nord
15 000 personnes ont manifesté d'Armentières à Boulogne

Vous trouverez également une liste des premiers éléments de participation aux manifestations de la journée unitaire interprofessionnelle sur le site de la CGT

Cette belle démonstration de force ne doit pas rester sans lendemain puisqu'au gouvernement et dans sa majorité on indique ne pas vouloir bouger d'un centimètre

Ainsi, selon Hervé Novelli, qui sans l'affaire Boutin continuerait à toucher sa retraite de parlementaire en même temps que son salaire de ministre. Et défend "bec et ongles" aux côtés du MEDEF la création de fonds de pension a déclaré : "On vit plus vieux et énoncer cela c'est énoncer une évidence qui appelle des réponses : le relèvement de l'âge des retraites", a-t-il dit sur LCI ... / ... "

Dui côté de Jean-François Copé, qui touche, en cumulant ses mandats et son "emploi" d'avocat d'affaires environ 26 330 euros brut par mois . A estimé sur Canal+ que "faire passer le message qu'il va falloir travailler plus longtemps alors que pendant des années et des années on a dit qu'il fallait travailler moins, ce n'est pas facile"

De la force et de l'énergie, il va en falloir puisqu'à l'Elysée, on est essentiellement mobilisé sur ... le ballon rond !

Témoin, ce rendez-vous annulé avec la coordination de 130 ONG françaises pour recevoir Thierry Henry pour discuter de la déroute de l'équipe de France !

Alors, face à des pouvoirs publics qui n'ont de solutions à proposer que la suppression des Garden Party de L'Elysée et du Quai d'Orsay et qui nous annoncent, comme Christine Lagarde, des prévisions au "doigt mouillé" de croissance de 2,5% à partir de 2011, quand l'INSEE en prévoit une de 1,4%, il est clair, qu'il ne va rien falloir laisser passer ... dans les mois à venir !


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20Minutes
Et : le toujours fringuant SINE

Bilan de "L'écologie Populaire" : Bruxelles refuse la taxe carbone et l'UMP veut augmenter la taille des élevages de porcs !

"L'écologie Populaire", lancée par Nicolas Sarkozy en novembre dernier, comme thème de campagne pour les élections régionales donnait déjà des signes de fatigue.

Depuis le 23 juin il semble qu'elle va définitivement, rejoindre le musée de la communication politique !

En effet, après avoir mis fin à la création d'une taxe carbone française ("l'environnement, " ça commence à bien faire ") et avoir annoncé que celle-ci serait étendue au reste de l'Europe : "Chacun considère aujourd'hui que la question d'un mécanisme d'adaptation aux frontières est incontournable .... /... Aucun pays ne s'y est opposé." - Source La Tribune

On apprenait, mercredi 23 juin que : "La Commission européenne a repoussé aux calendes grecques le lancement d'un projet de taxe carbone dans l'UE... / La mesure est menacée d'un enterrement discret en raison de la crise économique et de l'hostilité des contribuables à toute hausse de la fiscalité... / ... " écrit L'Express

Et pourtant, ça devait être un bon truc pour convaincre les électeurs ! Le Président y avait mis tout son coeur en lisant sa déclaration devant les cadres de l’UMP réunis en Conseil national :

" ... / ... Nous voulons la croissance, mais la croissance durable, voilà le message que vous devez défendre devant les Français !" puis évoquant les partis et mouvements écologistes : " Est-ce qu’ils savent qu’il y a près d’un milliard de gens qui ne mangent pas à leur faim et que la décroissance, ça veut dire plus de misère pour tous ces gens-là, plus de chômage, et plus de pauvreté ?" tout en pourfandant : " les écologistes, défenseurs d’une « stratégie invraisemblable », notamment en période de crise. Et le chef de l’Etat de vanter les initiatives du gouvernement en faveur de l’environnement : Grenelle, taxe carbone, ... " - Source Développement durable

Oui, mais quelle taxe carbone ?

Une taxe qui devait être payée quasi exclusivement par les consommateurs et excluait les entreprises et industries polluantes dont l'agriculture. Cette particularité valait au projet du gouvernement d'être annulé par le Conseil constitutionnel, au motif que : " ... / ... la loi crée trop d'exemptions, ce qui est "contraire à l'objectif de lutte contre le réchauffement climatique" et crée une inégalité face à l'impôt"

Ce qui nous valut le "savoureux" épisode de Chantal Jouanno, la sous ministre à l'écologie, accusant le Medef d'être à l'origine du report de la taxe carbone : "C'est clair, c'est le Medef qui a planté la taxe carbone. Au nom de la compétitivité. Est-ce que le Medef s'est ému des 2 milliards de bonus distribués aux banquiers ?" - Source Le Monde

Pour en arriver à l'annonce du Président du 26 mars qui affirmait que : " la Commission européenne va proposer en juin un mécanisme d'ajustement aux frontières de l'Union pour taxer les importations de pays rechignant à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre... / ... " démentie par le communiqué du 23 juin de la Commission européenne de : "reporter son examen à plus tard", sans préciser de date...

En bref, une nouvelle victoire du concept d'écologie Populaire !

On ne manquera certainement pas dans la communication gouvernementale de fustiger l'Europe et BusinessEurope (le MEDEF européen) qui s'opposent à cette formidable initiative française et de rappeler ... l'attachement du gouvernement français à l'écologie !

D'ailleurs, un événement récent, montre que la France continue à donner l'exemple à toute l'Europe en termes d'environnement, puisque, comme nous l'apprend NOVETHIC : " ... / ... Le député Marc Le Fur (UMP, Côtes d'Armor), a fait adopter en commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale deux amendements qui suscitent la colère des associations bretonnes de défense de l’environnement et des élus de la région ... / ... l'un de ces amendements introduit par le député, propose de relever les seuils d'autorisation en élevage porcin de 450 à 2.000 places ... / ... "

Comment, un député qui devait, sans nul doute, devait être présent au lancement de l'écologie populaire" chercherait à autoriser considérablement les autorisations pour les élevages et même l'écrit NOVETHIC : " supprimer les obligations de contrôle de leurs impacts environnementaux et sanitaires" ?

Oui, mais il s'agit, selon le député des Côtes d’Armor, européen dans l'âme pour l'occasion : " ... / ... d’harmoniser le droit national avec le droit européen... / ... : "Pour l'élevage des porcs, l'autorisation est nécessaire à partir de 450 places d'engraissement en droit national, contre 2 000 en droit européen ... / ... Marc Le Fur ajoute qu’ " il s'agit de donner aux acteurs économiques, et notamment aux agriculteurs, de nouveaux atouts dans la concurrence internationale ... / ... "

Ce à quoi la Confédération paysanne oppose la productivité folle et la très certaine baisse des revenus des éleveurs, à terme !

"... / ... l'augmentation des volumes chez ceux qui sont encore en place n'a toujours rien réglé au problème de revenu des producteurs ... / ... L'augmentation des seuils est un leurre et ne répondra pas plus à la crise actuelle de revenu des producteurs : c'est une fuite en avant. Elle ne favorise que l'agroalimentaire et place les producteurs comme variable d'ajustement ... / ... "

Chantal Jouanno, a fait savoir qu'elle était opposée à cet amendement, estimant qu'il priverait l'administration d'un : "moyen de contrôler les émissions de nitrates à l'origine des algues vertes" - Source Rennes ma ville

Il ne reste donc plus qu'au Président de "l'écologie Populaire" de rappeler à l'ordre une cinquantaine de députés "frondeurs" à moins qu'au nom de la compétitivité de la France, il ne laisse les députés légiférer.

Et, comme le fait judicieusement remarquer NOVETHIC, citant le Président de FNE, dans ce cas : " ... / ... Si le 30 juin, beaucoup de députés manquent à l’appel, ils (ces amendements) pourraient passer"

Quoi, les valeurs de "l'écologie populaire" pourraient être bafouées par de simples parlementaires de la majorité présidentielle ?

Oui, mais après tout, dans la mesure où on connaît, à l'UMP, le brillant résultat des régionales en ayant recours à un thème comme l'écologie, autant se reporter sur des considérations électorales ... plus pragmatiques ...

Crédit et copyright illustrations
UMP
La France agricole




23 juin 2010

Manifestations du 24 juin : Demandez le programme !

Comme nous l'expliquions hier : De l'ampleur des manifestations du 24 juin, dépendra l'écoute du gouvernement et des parlementaires !

Et, si l'on en croit les propos des français, confirmés par une étude Les Echos/BVA, il semble bien que ceux-ci attendent et comptent sur une mobilisation massive !

Car, même si Alain Juppé : " ... / .. Interrogé pour savoir s'il pourrait y avoir des manifestations comme en 1995 alors qu'il était premier ministre" affirme : " Nous ne sommes plus en 1995, les esprits ont évolué (...) Les Français, qui ont beaucoup de bon sens, se rendent compte que la réforme est incontournable"

Et que Xavier Bertrand jubile en déclarant : "c'est une grande réforme. Il y a de la justice dans cette réforme, il y a de l'équité" - Source France2

La dernière consultation effectuée par Les Echos et BVA en dit long sur le refus des salariés d'être les seuls à payer l'addition des frasques des milieux financiers et de leurs thuriféraires !

" La journée d'action du 24 juin contre la réforme des retraites est soutenue par deux Français sur trois. Les sondés sont 64% à la trouver justifiée, dont 30% qui jugent l'appel à manifester de cinq syndicats "tout à fait justifié". Les actifs sont ceux qui soutiennent le plus la journée de grève (70% pour les 25-64 ans"

A noter que ceux qui sont les moins favorables à ces manifestations sont les .. retraités : " les Français de 65 ans et plus, sont moins d'un sur deux à être favorables à cette action "

Belle preuve de solidarité intergénérationnelle de la part de ceux qui ont pour beaucoup bénéficié de la retraite ... à 60 ans ! Mais qui ne font que confirmer leur vote à la présidentielle de 2007, où ils avaient majoritairement, voté pour Nicolas Sarkozy : " ... / ... le candidat de l'UMP a obtenu 68% des suffrages des Français de 70 ans et plus et rallié 61% des 60-69 ans " - Source Senioractu

Le Point ajoute que : " La réforme des retraites présentée la semaine dernière par le gouvernement inspire de la "colère" à 29% des sondés contre 27% qui sont "désabusés", 28% "rassurés" et 13% "confiants" - Sources Les Echos et Le Point

Pour ceux qui souhaiteraient se joindre aux nombreuses manifestations du 24 et ceux qui souhaitent simplement en prendre connaissance, nous vous donnons ci-dessous la carte interactive fournie par La CGT ainsi que le communiqué commun de l'intersyndicale

Cliquer sur la carte pour afficher les lieux de RDV des manifestations

Communiqué commun CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA - Appel à une nouvelle journée de mobilisation le 24 juin

Les organisations syndicales CFDT, CFTC , CGT, FSU, Solidaires, UNSA se sont réunies le lundi 31 mai 2010 pour faire l’analyse de la journée de mobilisation du 27 mai pour l’emploi, les salaires et les retraites et pour envisager les suites.

Elles portent une appréciation positive sur la dynamique de mobilisation qui a rassemblé les salariés du public et du privé, les retraités, les privés d’emploi, les jeunes alors que les annonces gouvernementales, notamment de reporter l’âge légal de départ en retraite, ont été faites 3 jours avant cette journée. Les organisations syndicales rappellent que :

• la remise en cause de l’âge légal à 60 ans est inacceptable et injuste, en particulier elle fait porter les efforts sur les salariés qui ont commencé à travailler tôt et les travailleurs et travailleuses les plus précaires ;
• la reconnaissance de la pénibilité est incontournable et ne peut se concevoir à partir d’un examen médical ;
• la question des nouvelles ressources reste pleine et entière ;
• La situation de l’emploi se dégrade, notamment pour les jeunes et les seniors, nécessitant une autre politique de l’emploi.

Les orientations du gouvernement ignorent l’essentiel des exigences formulées par les organisations syndicales. Le gouvernement, avec mépris, a affirmé vouloir maintenir le cap sans prendre en compte la mobilisation des salarié(e)s. Il écarte toute idée d’un véritable débat et distille son projet au fil de l’eau. C’est inacceptable.

Le gouvernement reste campé sur l’allongement de la durée de cotisations et le report de l’âge légal de départ à la retraite. Taxation des hauts revenus et des revenus du capital, harmonisation éventuelle entre le public et le privé… autant d’incertitudes et d’inquiétudes sur ses véritables intentions !

Rien n’est joué ! Le projet de loi devrait être présenté autour du 18 juin. L’intersyndicale se retrouvera régulièrement tout au long du processus qui court jusqu’à l’automne. Elle précisera ses analyses, continuera à faire connaître ses propositions et affinera ses mots d’ordre. Elle continuera à convaincre les salarié(e)s que leur intervention est indispensable. Elles décident et appellent les salarié(e)s du public et du privé, les retraités, les privés d’emploi, les jeunes à une nouvelle journée de mobilisation le 24 juin 2010.

Nous rappelons à tous ceux qui souhaitent manifester et qui ne pourront se joindre aux cortèges qu'il peuvent signer les pétitions en cours ou faire connaître leur mécontentement par Email à leurs parlementaires.

Les pétitions

La CGT a mis en ligne : "Retraites Des solutions, il y en a !"disponible sur son site, déjà signée par 18400 personnes

La fondation Copernic, Attac et 370 personnalités issues de la gauche syndicale, politique, associative mais aussi des économistes et des sociologues ont lancé : " Exigence retraite citoyenne"

Autres actions

Vous pouvez également indiquer votre mécontentement et votre opposition en écrivant directement, par mail, aux députés et sénateurs qui soutiennent la réforme

Assemblée Nationale : Noms et Emails des députés
Sénat : Noms et Emails des sénateurs

Maintenant, à vous de démontrer, au gouvernement et à sa majorité parlementaire que vous êtes majoritairement opposés à cette "réforme", dans laquelle ils trouvent, qu'il : " y a de la justice et de l'équité" et qui va reposer ... à 80% sur vous, les salariés !

Crédit Dessin
SINE




22 juin 2010

Accepterez-vous, vraiment, de payer pour une crise qui n'est pas la votre ?

Même si le gouvernement a mis en marche sa machine à communiquer.

Même si tous les ministres et membres de la majorité présidentielle répètent à l'infini que les salariés sont les seuls responsables de l'avenir de leurs retraites.

Les français sont toujours : " 56% à être hostiles à la réforme des retraites"

Cerise sur le gâteau, ces "ingrats", qui refusent de comprendre la "réforme du capitalisme", arguant qu'elle reste un vain mot, sont " 67% à considérer que la politique économique du gouvernement est «mauvaise», selon le baromètre BVA-Absoluce-Les Echos-France Info publié mardi

" Concernant la manifestation du 24 juin contre la réforme des retraites, à l'appel de la plupart des syndicats, une large majorité (64%) pense que ce mouvement est «plutôt justifié» ou «totalement justifié» contre 34% d'avis contraires.

En effet, selon cette enquête : " 42% des personnes interrogées jugent la politique économique du gouvernement «plutôt mauvaise» et 25% «très mauvaise», tandis que 26% la qualifient de «bonne» et 2% de «très bonne». Le pic de mécontentement avait été atteint en mars avec 70% de personnes jugeant mauvaise la politique économique du gouvernement ... / ... " - Source Libération

Car, si le Président et ses soutiens nous expliquent que la crise est une situation totalement déconnectée de leur action passée, beaucoup de français savent parfaitement qu'il n'en est rien.

Ces français qui sont révoltés par le fait qu'on puisse les pénaliser alors que les marchés financiers et les agences de notation, coupables de la crise actuelle puissent s'en sortir "haut la main", comme le rappelait Gérard Filoche lors d'une une conférence à Pau le 28 Avril 2010


Conférence Gérard Filoche 28 avril 2010 à Pau - Intégralité de la conférence

Si le Président et ses soutiens prétendent nous distiller des mots savants et "pédagogiques" pour nous expliquer comment ils vont "sauver" les retraites, ils ne sont, par contre, pas très éloquents auprès des français, sur la totalité des mesures d'austérité qu'ils vont appliquer au pays !

A tel point que le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant a choisit le... Financial Times pour annoncer le fruit des cogitations du gouvernement, comme nous l'explique Le Figaro

" ... / ... 50 milliards d'euros, proviendra de la baisse des dépenses publiques et de hausses d'impôts. Comment l'Etat compte s'y prendre? ... / ... le gouvernement s'apprête à confirmer son objectif de 100.000 nouvelles suppressions de postes de fonctionnaires entre 2011 et 2013, après les 100.000 déjà obtenues ces dernières années. Par ailleurs, le gouvernement prévoit de geler ses dépenses entre 2011 et 2013, de maintenir les transferts vers les collectivités locales et d'augmenter seulement légèrement les dépenses de santé. L'Etat devrait également supprimer les niches fiscales afin de récupérer 5 milliards d'euros par an et créer une nouvelle taxe sur les plus aisés pour lever 3,7 milliards d'euros ... / ... "

Ce qui fait dire au Financial Times que : " que ces mesures ne devraient pas être suffisantes pour atteindre les 100 milliards d'euros d'économies d'ici 2013"

Il faut ajouter à ce tableau que ces mesures s'appuient sur une : " prévision de croissance de 2,5% pour 2011" que Madame Lagarde brandit tout en : jugeant qu'il était encore "trop tôt dans l'année pour envisager de la réviser ... / ... " - Source AP/Yahoo

Traduction : Nous sommes en plein "poker menteur" ! Et bien qu'on s'en défende en haut lieu, la marche forcée à laquelle on va soumettre les français va être terrible !

Mais, accepterez-vous, vraiment, de payer pour une crise qui n'est pas la votre ?

Jeudi 24, plus de 140 manifestations sont prévues contre la réforme des retraites. Le gouvernement les observera à la loupe ! Car, du nombre de manifestant dépendra en partie le contenu du texte qui doit être présenté le 13 juillet en conseil des ministres et débattu au Parlement en septembre.

Et même si le gouvernement fait mine d'accepter le principe de quelques modifications sur : " la pénibilité, les poly-pensionnés, ou encore les carrières longues, l'orientation générale du texte restera inchangée " - Nouvel Obs

Pour tous ceux qui s'opposent à cette réforme injuste, qui sera supportée à 80% par les salariés, mais ne pourraient pas participer aux défilés, il existe d'autres moyens de manifester leur opposition.

Les pétitions

La CGT a mis en ligne : "Retraites Des solutions, il y en a !"disponible sur son site, déjà signée par 18400 personnes

La fondation Copernic, Attac et 370 personnalités issues de la gauche syndicale, politique, associative mais aussi des économistes et des sociologues ont lancé : " Exigence retraite citoyenne"

Autres actions

Vous pouvez également indiquer votre mécontentement et votre opposition en écrivant directement, par mail, aux députés et sénateurs qui soutiennent la réforme

Assemblée Nationale : Noms et Emails des députés
Sénat : Noms et Emails des sénateurs

La mobilisation de tous ceux qui refusent de payer pour une crise dont ils ne sont pas responsables est indispensable, quel que soit le moyen utilisé.

Car, ne soyons pas naïfs, derrière la réforme de retraites, se profilent celle de l'assurance maladie, les coupes sombres dans l'aide aux plus précaires (dont les chômeurs en fin de droits), celle de la médecine du travail ...

L'ampleur de votre action, sera un "marqueur" pour les dirigeants politiques et économiques qui leur montrera l'ampleur de votre refus de payer pour une crise qui n'est pas la votre !

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Lacombe




21 juin 2010

Emploi : Les français ne croient plus aux promesses du gouvernement !

Le "travailler plus" et les promesses de pouvoir d'achat mirifiques font désormais partie du passé. Le pouvoir aimerait faire croire aux français qu'il peut retourner la situation et faire redémarrer la machine économique et l'emploi.

De leur côté les français ne sont pas ou plus dupes !

En effet, selon une enquête TNS Sofres : "Une minorité de Français (5%) croit à un retour rapide au plein emploi, 41% jugeant qu'on n'y parviendra jamais et 21% qu'on ne reviendra pas avant dix ans sous la barre des 5% de taux de chômage"

Les résultats de cette enquête, commandé par le COE ( Conseil d'orientation pour l'emploi) font mauvais effet, au moment où celui organise une réunion avec les partenaires sociaux, sur le thème "L'emploi par delà de la crise".

" Depuis le début de la crise, le Conseil d’Orientation pour l’Emploi a voulu formuler des propositions, tant pour combattre les conséquences immédiates de la crise que pour préparer l’avenir (deux séries de propositions anti-crise en mai et octobre 2009 ; travaux en cours sur les mutations économiques, le reclassement et la revitalisation ; croissance verte et emploi en janvier 2010).

Dans ce cadre, le Conseil organise un colloque intitulé « L’emploi par-delà la crise ». En présence des partenaires sociaux, il rassemblera, économistes, acteurs du service public de l’emploi, spécialistes du marché du travail, grands chefs d’entreprises et représentants des pouvoirs publics.

C’est d’abord à un constat des forces et des faiblesses structurelles du marché de l’emploi, vues à travers le prisme de la crise, que des experts et des économistes se livreront : quelles ont été les personnes touchées ou épargnées par la crise ? Quels mécanismes protecteurs ont joué ? La crise aura-t-elle des conséquences durables sur le fonctionnement du marché du travail ?

Les débats se poursuivront par une réflexion prospective, en se projetant au-delà de la crise, sur les principaux enjeux pour atteindre le plein emploi : équilibre entre flexibilité et sécurisation des parcours professionnels, formations, anticipation et accompagnement des mobilités et des reconversions ... / ... " - Source COE

On notera au passage que participeront à ce colloque : le conseiller social de l'Elysée Raymond Soubie (qui se substitue au Ministre du Travail ?) et surtout, surprise du Chef un autre conseiller "très spécial" du Président : Alain Minc !

A quel titre interviendra ce dernier ?

Au titre de Secrétaire Général virtuel de l'Elysée ? comme l'expliquait l'Express : " Entre le plus proche collaborateur de Nicolas Sarkozy, le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, et l'un des plus influents hommes de l'ombre de la présidence, l'économiste Alain Minc, les désaccords se multiplient, qui portent sur des interventions publiques comme sur le choix de certaines nominations ... / ..."

Ou celui d'intrigant qui cherche à faire tomber le journal Le Monde dans les filets d'un groupe d'investisseurs amis du Président de la République ?

Ou celui de juge de paix de l'UMP à Paris en s'occupant de la discorde entre Bernard Debré et Françoise de Panafieu tous deux candidats aux législatives à Paris pour la même circonscription ? - Source AFP/Google

Pour l'instant, nul ne le sait ! Mais cette omni présence du conseiller "spécial" du Président, en toutes circonstances ne fait qu'accroître la rupture entre le Président et les citoyens qui voient, de plus en plus le pouvoir des ministres et des élus de la majorité décroitre au profit d'opportunistes ou d'affairistes !

Cette situation a pour effet de les faire douter de l'efficacité des politiques en termes notamment d'emploi. Ce qui permets de mieux comprendre les résultats de l'étude TNS.

" Seuls 22% des sondés jugent que la crise n'a pas eu d'impact sur leur situation. Pour les autres, la dégradation des conditions de travail est la conséquence la plus souvent citée (démotivation des collègues, dégradation de l'ambiance, tension accrue avec les managers, rythmes plus intenses etc), juste devant la perte de rémunération (diminution de prime, gel de salaire, etc).

Pour l'avenir, une majorité confie le souhait de suivre une formation (62%) ou de changer d'emploi, poste ou fonction (54%). Les premiers freins cités au changement sont le manque d'opportunités, les freins financiers et ceux liés à la vie familiale.
Pour redresser la situation, la plupart comptent plus sur l'amélioration de la conjoncture mondiale que sur les politiques menées en France et en Europe.

A la question de savoir s'il faut rendre les licenciements plus difficiles, 51% ont répondu "oui", contre 43% estimant qu'"il faut rendre les licenciements plus faciles avec une contrepartie financière de la part de l'entreprise (taxe sur les licenciements)" et 6% pensant qu'"il faut rendre les licenciements plus faciles, sans contrepartie financière de la part de l'entreprise ... / ... "
Enquête réalisée par internet du 3 au 12 mai auprès d'un échantillon représentatif de 900 salariés et de 300 chômeurs. - Source AFP/Google

Ces réponses sont peut être aussi la conséquence de la "réforme du capitalisme" promise par notre Président, du "travailler un petit plus" de Laurence Parisot, et des "seniors qui sont trop chers" (et dont on va financer le retour à l'emploi par une suppression des charges sociales ) de Laurent Wauquiez et ... autres annonces ou décisions, toutes plus fumeuses, les unes que les autres, qui sont désormais regardées par des français désabusés ... qui vont vraiment finir par se mettre en colère !